Assalamou alaykoum !
Posté par Administrateur dans Non classé le 21st janvier 2009
Bismillah!
Le magazine de la communauté musulmanne, Halal Magazine, est de retour.
Le halal n’est pas seulement la consommation, il est surtout un comportement, une éthique.
Avec vous, nous allons évoluer pour partager beaucoup de choses et faire profiter toute notre communauté, en information, en apprentissage, en rappel et en entraide.
Vos contributions sont les bienvenues, par des articles, des conseils et remarques.
Des cours sur l’islam dans les écoles d’Alsace-Moselle ?
Posté par Administrateur dans Actualités, Culture, DOGME, Islam, Nationale le 24th janvier 2010
STRASBOURG (NOVOPress Alsace) : Le rapport de la mission parlementaire sur le voile intégral, ou rapport Gérin du nom du député communiste du Rhône qui a présidé la mission, doit être rendu public le 26 janvier. La Croix et Le Figaro en ont diffusé hier les grandes lignes. Au-delà d’une interdiction partielle de la burqa, le rapport comprend une vingtaine de préconisations, parmi lesquelles « l’introduction de l’islam au titre des enseignements religieux en Alsace-Moselle ». Cette mesure reviendrait à étendre à l’islam le droit concordataire Alsace-Moselle, qui concerne depuis plus de 150 ans les quatre confessions bénéficiant du régime des « cultes reconnus », soit les cultes catholique, luthérien, réformé et juif. Ces derniers sont enseignés de manière obligatoire dans l’école publique, des classes élémentaires au lycée, sauf si les parents demandent une dispense.

Le statut concordataire est régulièrement remis en cause, depuis les premières attaques du Cartel des gauches dans les années 1920, jusqu’au rapport Stasi en 2003, au rapport Machelon en 2006 et récemment (septembre 2009) à la demande d’extension à l’islam faite par le Conseil français du culte musulman.
L’Alsace a été représentée dans la mission parlementaire par une seul élue : le député du Haut-Rhin Arlette Grosskost, vice-présidente de la mission et également candidate aux régionales comme tête de liste pour son département sur la liste UMP de Philippe Richert.
La préconisation issue du rapport Gérin n’a pour l’instant pas suscité de réactions locales. Seul le mouvement régionaliste Alsace d’Abord a affirmé, à plusieurs reprises, son opposition à l’extension du statut concordataire à l’islam. Il a également demandé que les Alsaciens soient démocratiquement consultés par référendum préalablement à toute décision sur ce statut, composante forte de l’identité régionale.
[http://fr.novopress.info]
Érotique Halal – L’érotisme comme terre promise de l’islam
Posté par Administrateur dans Actualités, Culture, Discussions, Halal, Religieuses le 24th janvier 2010
Dans un article paru en octobre 2006 relatif au travaux du sociologue marocain Abdessamad Dialmy, le site Le Devoir.com, quotidien québécois indépendant, revient sur l’exposé “Erotique Halal”, s’étant tenu au Salon de la culture du Festival du monde arabe en novembre de la même année. Abdessamad Dialmy lève le voile sur le discours sexuel de nombreux textes islamiques.

L’érotisme islamique n’est pas une antinomie. Les textes fondateurs de la religion musulmane regorgent de recommandations concernant la pratique sexuelle entre hommes et femmes. Et le paradis qui attend le bon musulman est loin de dédaigner les jouissances charnelles. Incursion dans le petit Kamasutra musulman.
Exit les préjugés voulant que derrière le voile islamique il n’y ait qu’austérité, foi aveugle et sourde aux plaisirs de la chair. De tout temps, les textes islamiques ont conjugué devoirs religieux et sexuels. Certains juristes ont même écrit des traités… sur l’érotisme.
« L’érotisme est là dès le départ ; il est fondateur même d’une vision islamique, explique Abdessamad Dialmy, sociologue invité dans le cadre du Salon de la culture du Festival du monde arabe, le 2 novembre 2006. Pour l’islam, le Coran, le Prophète, il n’y a aucune antinomie entre le fait d’avoir une foi et celui d’avoir une jouissance charnelle. C’est même une étape vers la réunion divine. »
Au temps de Mahomet.
Ce genre de discours a commencé au VIIe siècle de notre ère avec le prophète Mahomet, qui livrait volontiers ses conseils en matière conjugale. « Il a recommandé au croyant de ne pas tomber sur son épouse comme un animal, de la préparer par le regard, la belle parole, la caresse. »
Encore au XXe siècle (1944), des traités ont abordé ces questions. Mais M. Dialmy indique que l’âge d’or de ce discours se situe entre les IXe et les XVe-XVIe siècles. C’est l’époque de toutes les permissions où abondent les esclaves-concubines, les soirées bachiques où le vin et la luxure coulent à flots. Et où se développent les sciences érotologiques.
Tel se décline l’éden musulman, que les textes font miroiter aux croyants afin qu’ils se plient, dans la vie terrestre, aux préceptes de Mahomet. Car selon le sociologue, le paradis musulman constitue le haut lieu de tous les fantasmes érotiques et sexuels. Les pratiques terrestres sont alors rigoureusement prescrites afin de mieux gagner son ciel.
« Pour certains musulmans, notamment les soufis, et même pour un simple juriste musulman, l’orgasme terrestre qu’on connaît ici-bas est un prélude à celui qu’on va connaître là-bas. C’est une manière d’inviter les croyants à observer les devoirs religieux pour mériter le paradis, qui est principalement un lieu de jouissance sexuelle. »
_Ainsi, l’homosexualité interdite ici-bas retrouve là-haut ses lettres de noblesse. « [Le rapport homosexuel] a existé, il a même été chanté. Pour le juriste, c’est un rapport prohibé, mais au paradis, le musulman va trouver des éphèbes avec qui il peut avoir des rapports sexuels. » Mais les textes fondateurs de l’islam permettent aussi à l’homme d’acheter des femmes pour en faire ses concubines…
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Le marché halal en plein essor: Un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros en 2010
Posté par Administrateur dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 23rd janvier 2010
Le marché halal constitue un potentiel énorme encore mal exploré en Europe. Les grandes opportunités, non encore bien explorées, attirent les grands opérateurs de tout ordre. Ainsi, les grandes marques souhaitent développer leur potentiel pour conquérir le marché. Un marché juteux qui réalisera un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros en 2010, selon les estimations de l’institut Solis, un cabinet spécialisé dans les études marketing ethniques. Ce dernier vient d’achever un programme d’études sur le marché du halal avec notamment une enquête auprès des populations originaires du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) vivant en France et ce, sur des thèmes différents, à savoir les comportements de consommation des produits halal (viande charcuterie, plats cuisinés…) les fréquences d’achat, les sommes dépensées, les circuits de distribution fréquentés, sur aussi la notoriété et l’image des marques actives aujourd’hui sur ce marché et les attitudes et motivations des consommateurs. Cette étude a révélé que 4, 5 milliards d’euros seront dépensés en 2010 par les ménages pour leurs achats de produits alimentaires halal. On note, dans la même étude, que ces derniers mois auront connu la plus importante évolution jamais observée sur le marché du Halal en France, sachant que la présence de ces produits dans la grande distribution a été initiée il y a plus de 10 ans. Chaque année, durant la période de ramadan, il a été observé une brusque accélération de la croissance de ce marché, et ce, sur plus d’un plan, notamment en 2009. Ainsi, les lancements de produits ont été nombreux avec désormais une présence plus massive des marques des grands groupes agroalimentaires mais également des marques de distributeurs. Pour la première fois, les mass media ont été utilisées comme levier marketing. Lors de cette même période. L’étude montre que la viande ( 99,3%) et la charcuterie (70%) sont les principales catégories achetées, loin devant les plats cuisinés qui représente un taux de pénétration de 22,9%, suivis des bouillons cubes avec 16,1%. Viennent ensuite les soupes avec 12,7% et les bonbons avec 10,9%. Pour certaines catégories comme la charcuterie et les plats cuisinés, le dynamisme marketing des industriels et des distributeurs s’est traduit en 2009 par une forte croissance du nombre d’acheteurs, notamment en Île de France. Durant les 10 premiers mois de l’année 2009, la charcuterie a connu un augmentation de 31% en termes de nombre d’acheteurs, et les plats cuisinés une hausse de 51%. Le circuit d’écoulement de ces produits, passe encore en grande partie par les commerces traditionnels mais il s’étend aujourd’hui aux réseaux GMS (Grandes et Moyennes Surfaces), pour ce qui concerne les offres de produits halal élaborés pour partie par les grands groupes agro-alimentaires français. Néanmoins, l’étude montre que l’offre halal des grandes marques nationales telles Duc, Fleury Michon, Herta, Knorr, Labeyrie, Liebig, Maggi est moins bien identifiée par les consommateurs, comparée à celle des marques présentes historiquement sur ce marché telles Dounia, Isla Délice, Isla Mondial, Médina, Saada, Jumbo, Zakia.
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Conférence sur la Gestion des Risques en Finance Islamique à l’Université Paris-Dauphine
Posté par Administrateur dans Actualités, Bancaire, Halal, Islam, Nationale le 23rd janvier 2010
Paris 28 Janvier 2010

Si la finance islamique a mieux résisté face à la crise que sa contrepartie conventionnelle, la raison est qu’elle est moins exposée aux risques, ont estimé beaucoup d’acteurs de l’industrie. Pourtant, cette affirmation ne rend pas compte des risques intrinsèques des banques islamiques, que ce soit ceux liés à leur structure bilancielle particulière, à la spécificité de certains produits proposés au regard des normes réglementaires internationales, à la question de la gouvernance par des entités indépendantes des banques que sont les Shari’a Boards, ou ceux non quantifiables en relation à la conformité vis-à-vis de son éthique. De plus, cette industrie à peine naissante doit affronter les défis conjoncturels inhérents à sa phase d’industrialisation et d’internationalisation.
La question de la gestion des risques en finance islamique est plus que centrale, puisque, d’une part, certains risques lui sont propres, et d’autre part, car c’est d’elle que dépendra l’avenir de cette industrie qui affirme être née pour contrebalancer la question du risque de la finance conventionnelle en oubliant, peut-être, qu’elle pouvait être confrontée à des problématiques de risque non moins significatives.
Arrow Financial Consulting et l’Université Paris Dauphine ont donc considéré que Paris était le lieu idéal pour une conférence sur la gestion des risques en finance islamique. Non seulement parce que Paris une place financière de premier plan avec des banques leaders et innovantes en finance islamique dans les pays du Golfe (BNP, SG, Calyon), mais également parce que le contexte national est très favorable à l’implantation d’une ou de plusieurs banques islamiques en France d’ici peu. En parallèle a été lancée, en 2009, par l »Université Paris Dauphine, une formation entièrement consacrée à la finance islamique, dont l’objectif est de former des experts dans le domaine. Pour toutes ces raisons, il nous semble extrêmement important de sensibiliser, notamment dans ce contexte de crise et voulons dire a nos partenaires et futurs partenaires : Maîtrisez vos risques, vous maîtriserez mieux vos rendements !
L’objectif d’Arrow Financial Consulting et de l’Université de Paris Dauphine pour cette conférence est donc de faire écho à cette demande d’expertise. Pour cela, nous réaliserons, avec des experts dans chaque domaine, un panorama et une description des principaux risques inhérents aux produits financiers islamiques et la manière dont on peut non seulement les évaluer et les mesurer, mais également les couvrir.
Pour cela, six tables rondes évoqueront les spécificités de la gestion des risques au sein des banques islamiques (risque de crédit, risque de marché, risque opérationnels, risques juridiques, risques de liquidité, risques d’ordre d’interprétation religieuse…). L’aspect réglementaire sera également évoqué, traitant des normes IFSB et Bale II. Nos partenaires Oracle, Thomson Reuters et Altime Charles Riley traiteront également de la nécessité de mettre en place des outils informatiques décisionnels fiables et de la nécessité d’industrialiser les processus.
http://ribh.wordpress.com/
Le royaume de Bahreïn, «l’anti-Dubaï» du Golfe
Posté par Administrateur dans Actualités, Bancaire, Halal, Internationale, Islam le 23rd janvier 2010
VIDEO – Moins riche en hydrocarbures que ses voisins, le pays est devenu un centre financier réputé.

Le long des eaux du golfe Persique, les gratte-ciel aux lignes futuristes succèdent aux grues des chantiers pharaoniques. Sous les larges avenues encombrées de voitures japonaises, les centres commerciaux souterrains protègent du soleil les riches clientes, voilées ou non. Elles hésitent entre Cartier et Van Cleef and Arpels. Le jeudi et le vendredi, fériés en Arabie, des milliers de Saoudiens arrivent par le pont routier de 25 kilomètres pour s’encanailler dans les restaurants et bars à la mode. Autant d’images qui évoquent Dubaï, l’émirat frappé par la folie des grandeurs. Mais nous sommes ici sur l’île de Bahreïn. «La confusion avec Dubaï, c’est ce que Bahreïn redoute par-dessus tout !» clame un analyste financier connaisseur du Golfe.
La crise financière suivie de la quasi-faillite du conglomérat Dubai World, fin 2009, a eu des retombées sur Bahreïn. Des projets immobiliers comme l’hôtel Four Seasons ont été suspendus. Les investisseurs internationaux se méfient de toute la région.
La plupart des banques bahreïniennes ont accusé des baisses de profit, voire des pertes. Mais «aucune banque n’a fermé en 2009», assure Abdul Rahman al-Baker, directeur chargé des institutions financières à la Banque centrale de Bahreïn. L’autorité bancaire a tout de même mis, l’été dernier, sous tutelle deux banques saoudiennes établies dans l’île, Awal Bank et l’International Banking Corporation, aux ratios d’endettement excessifs.
«Dubaï, c’est une fontaine de champagne de dettes», résume un Français expatrié. «Chez nous, à Bahreïn, il n’y a pas de bulle», assure Kamal Ahmad, président de l’Economic Development Board (EDB), l’organisme public chargé d’orchestrer la stratégie de développement du pays. Les projets immobiliers comme la marina géante de Durrat al Bahrein, répondent à une demande, pas à du vent, assure Ahmad.
Pour limiter les risques de surchauffe, début 2008, la banque centrale a limité à 40 % la part d’investissements des banques dans l’immobilier.
«À Bahreïn, on ne fait pas de bling-bling, mais de la culture», vante une brochure officielle. La différence avec les émirats tient à l’histoire et à la géologie. Beaucoup moins riche en hydrocarbures que ses voisins, Bahreïn a été contraint de diversifier son économie avant les autres. Le petit royaume a pris la relève du Liban, l’ex-«Suisse du monde arabe», à la faveur de la guerre civile de 1975 et du choc pétrolier. Il s’agissait de placer l’afflux de pétrodollars. Aujourd’hui, les services financiers pèsent plus lourd que le pétrole dans l’économie (voir infographie). Le petit royaume héberge plus de 400 banques et institutions financières.
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Bahreïn, incontournable pour la finance islamique
Posté par Administrateur dans Actualités, Bancaire, Halal, Internationale, Islam le 23rd janvier 2010
Fabrice Nodé-Langlois, à Manama
VIDEO – Aujourd’hui, 27 banques islamiques gèrent à Bahreïn 25,8 milliards de dollars d’actifs, soit treize fois plus qu’en 2000.

«Il y a vingt-cinq ans, quand nous nous sommes lancés dans la finance islamique, tout le monde était sceptique», raconte Abdul Rahman al-Baker, directeur chargé des institutions financières à la Banque centrale de Bahreïn. Devenu l’une des principales places financières du Golfe, Bahreïn entreprenait alors d’institutionnaliser et de moderniser une pratique pluriséculaire.
La finance islamique désigne les activités financières conformes à la charia, la loi islamique, qui interdit le prêt à intérêt et les investissements dans des biens ou des services jugés contraires à ses principes. L’absence d’intérêt, «c’est un peu hypocrite» commente un banquier anglais en poste à Bahreïn, puisque les investisseurs reçoivent bien un revenu de leur placement. «Mais le profit est généré par l’objet de l’investissement, et non par l’argent lui-même», explique Abdul Rahman al-Baker de la Banque centrale. Un point fait l’unanimité : «le potentiel est immense», commente le banquier anglais. Il y a 1 500 milliards de dollars de richesse privée à capter dans le Golfe.
«Najmah» filiale de la BNP
Aujourd’hui, 27 banques islamiques gèrent à Bahreïn 25,8 milliards de dollars d’actifs, soit treize fois plus qu’en 2000, indique la Banque centrale. Une banque est considérée comme islamique si plus de 20 % de ses actifs sont conformes aux principes de la charia. Ces investissements représentent 11 % du total des actifs placés dans les 412 institutions financières enregistrées dans le petit royaume. En juin dernier, la Banque centrale a émis un soukouk (équivalent islamique d’une obligation) d’une valeur de 500 millions de dollars. Il a été sursouscrit près de huit fois.
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Malgré la crise de Dubaï, Paris croit à la finance islamique
Posté par Administrateur dans Actualités, Bancaire, Halal, Islam, Nationale le 23rd janvier 2010
Par Anne Michel
La crise de Dubaï aura-t-elle raison du bel engouement de l’Occident pour la finance islamique ? Depuis plus d’un an, suivant la voie ouverte par le Royaume-Uni, plusieurs pays européens, dont la France et l’Allemagne, s’emploient à développer, sur leur territoire, un marché financier “halal”.

Ils adaptent leurs lois aux produits financiers islamiques, s’attirant au passage les foudres des défenseurs de la laïcité. Ils financent aussi des formations universitaires, pour doter leur pays d’experts de cette activité assise sur les principes de la charia – l’une a été inaugurée, le 25 novembre, à l’université Paris-Dauphine. Ils multiplient également les conférences sur le sujet.
Sans faire mystère de leur objectif commun – attirer les capitaux des pays du Golfe, au sortir d’une crise financière qui laisse le Nord exsangue -, les pouvoirs publics ont assis leur communication sur les vertus de la finance islamique.
Ainsi, parce qu’elle finance des biens ou des actifs identifiés (un appartement, une usine etc.), et n’a pas vocation à prêter de l’argent pour spéculer sur les marchés financiers, celle-ci serait bien plus saine, bien plus éthique mais surtout, plus stable, que la finance anglo-saxonne. Elle serait une sorte de “bouclier” anti-bulle financière et anti-crise.
Or, voilà, les déboires financiers de l’émirat de Dubaï jettent un pavé dans la mare. Ils montrent que la finance islamique peut elle aussi être en difficultés. S’est-on emballé pour un secteur qui ne représente qu’environ 1 % de la finance mondiale ? A-t-on cédé à un effet de mode ? S’est-on fabriqué une chimère ?
Les économistes et les fins connaisseurs de cette finance d’un genre nouveau, puisque religieuse, reconnaissent que le cas dubaïote doit être médité. Mais ils mettent en garde contre les amalgames et les jugements hâtifs. “La crise actuelle de Dubaï n’est pas la crise de la finance islamique, souligne Gilles Saint Marc, avocat associé chez Gide Loyrette Noue. C’est l’explosion d’une bulle spéculative née d’un surendettement de l’émirat et d’un surdimensionnement des infrastructures, dans une conjoncture mondiale déprimée.”
Pratiquement dépourvu de ressources naturelles, Dubaï doit emprunter de manière structurelle sur les marchés afin de financer ses projets d’infrastructures : des projets fous conduits par le conglomérat Dubaï World. “L’intérêt de la finance islamique pour la France n’a pas de raison d’être affecté par cette crise, poursuit M. Saint Marc. La France a plus que jamais besoin de capitaux pour financer sa croissance et préserver ses emplois.” Selon l’avocat, les principes qui sous-tendent la finance islamique, même s’ils n’en sont pas l’apanage, restent pertinents : adossement à l’économie réelle, rémunération fonction des flux de trésorerie (cash flow) générés par l’actif financé, transparence, etc.
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La finance Islamique
Posté par Administrateur dans Actualités, Bancaire, Discussions, Halal, Islam, Religieuses le 23rd janvier 2010
L’ÉTHIQUE PARTICULIÈRE de l’Islam a longtemps entraîné une forte résistance au développement des outils financiers modernes dans de nombreuses régions du monde musulman, particulièrement dans les pays arabes.
Des banques spécifiquement arabes sont seulement apparues dans la région dans les années 20. L’idée selon laquelle les banques sont des institutions étrangères servant les intérêts des “infidèles” était présente dans l’esprit de nombreux musulmans ce qui avait pour conséquence que seuls les Arabes les plus occidentalisés avaient recours aux services bancaires de ce type.

Bien que la première banque à suivre les principes islamiques soit apparue en Egypte en 1963 (la Banque d’Epargne Misr Ghams, qui deviendra plus tard la Nasser Social Bank), le concept de “banque islamique” est né suite au Sommet Islamique de Lahore de 1974 qui avait recommandé la création d’une Banque islamique de développement (BID)
Quatre catégories de banques is¬lamiques coexistent aujourd’hui avec les banques traditionnelles dans les pays ara-bes:
• la Banque Islamique de Développe¬ment, créée en 1975 et à laquelle parti¬cipent 44 pays musulmans;
• certaines banques opérant dans des pays musulmans pauvres liées à la Banque Islamique de Développement;
• les banques nationales de certains Etats du Golfe;
• certains groupes bancaires interna¬tionaux comme “Dallah Al-Baraka” et “Al-Rajhi Banking and Investment Co” (basés en Arabie Saoudite), “Kuwait Finance House” et “International Inves¬tor” (Koweït), “Dar Al-Maal Al-Islami” Trust (Suisse) et la “Faysal Islamic Bank” (Bahreïn).
L’ouverture par des banques occidentales telles que Citycorp ou l’Union des Banques Suisses de comptes conformes à la charia, destinés aux clients musulmans traduirait l’essor grandissant des banques islamiques. En 1983, les banques islamiques se comptaient à 34 alors qu’en 1997, on en dénombrait 195 puis 200 en 2000. Depuis lors, l’actif total géré par ces banques at¬teint les 239 milliards de dollars et leur marché croît au rythme annuel de 15%.
La doctrine des banques et autres institutions financières qui se définissent comme “islamiques” peut se résumer comme suit: le prêt à intérêt (riba), as¬similé à l’usure, est interdit par le Coran. Il est remplacé par une clé de répartition déterminée à l’avance pour un partage des risques et des profits entre l’épargnant, la banque et le capital productif. Le fonc¬tionnement d’une banque islamique est basé sur la conception islamique de la valeur du capital et du travail. La relation prêteur-emprunteur laisse place à une relation axée sur un partage plus équitable du risque entre le prêteur et le propriétaire d’entreprise.
En Islam, aucune valeur propre ne doit être attribuée à l’argent. Celui-ci ne doit constituer qu’un moyen de transaction, et ne peut donc rapporter de prime que si sa circulation traduit une activité économique réelle.
Formes juridiques des contrats islamiques
Les deux principales formes juridiques des contrats islamiques sont la musharaka et la modaraba qui s’appuient sur une mobilisation des capitaux en fonction des bé¬néfices et pertes.
En vertu du contrat de musharaka, la banque et le client apportent tous deux les capitaux nécessaires à l’élaboration du projet. Les bénéfices qui s’en dégagent sont distribués au prorata de la participation de chacune des parties au contrat. Les pertes sont également supportées par la banque et le client à concurrence de leur apport en capital respectif.
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L’éthique de la finance islamique
Posté par Administrateur dans Actualités, Avis, Bancaire, Discussions, Islam le 23rd janvier 2010
Par Philippe Chibani-Jacquot

Mesures fiscales, opérations de communication, création de diplôme spécialisé… La France ouvre ses portes à la finance islamique. Les valeurs éthiques de ces instruments financiers qui respectent la loi coranique sont mis en avant pour valoriser une source d’investissement potentielle de 100 milliards d’euros en France d’ici 2020. Une aubaine alors que le système financier doit se refaire une crédibilité.
Une nouvelle forme de finance éthique ferait-elle son entrée en France en 2009 ? La finance islamique, implantée historiquement dans les pays du Golfe persique, présente en Grande-Bretagne depuis quatre ans, attire aujourd’hui les convoitises du marché financier français (cf. encadré). Elle représente 700 milliards de dollars et draine les fonds de musulmans désireux d’investir ou épargner dans le respect des préceptes de l’Islam. La finance islamique « se caractérise avant tout par une dimension éthique », expliquait Anouar Hassoune, vice-président de l’agence de notation Moodys, dans un rapport d’information de la commission des finances du Sénat (mai 2008). La Charia édicte cinq grands principes qui encadrent le rapport des musulmans à l’argent : prohibition de l’intérêt, de l’incertitude (aléa, terme du contrat) et du hasard (autrement dit la spéculation), obligation d’adosser tout placement à un actif réel, principe du partage des profits et pertes entre le prêteur et l’emprunteur.
Tout comme la doctrine catholique proscrivait l’intérêt (depuis 1830, distinction est faite entre usure et intérêt), l’Islam rejette le commerce de l’argent qui doit garder son rôle d’unité de valeur et de monnaie d’échange. Bien sûr, la rémunération d’un placement est envisagée d’une autre manière : « la finance islamique reste un business qui tient compte des potentialités de rentabilité.Elle vient se greffer à la finance conventionnelle avec un filtrage (interdiction de l’intérêt, de l’incertitude, du hasard…) qui tente de l’assainir », explique Ibrahim Cekici, co-responsable du tout nouveau diplôme en finance islamique de l’Ecole de management de Strasbourg.
L’interdiction de l’intérêt prend son sens éthique lorsqu’il est associé aux principes de partage des pertes et profits (la rémunération est fonction du résultat économique du placement) et de connexion à un actif réel (le prêt ou l’investissement doit servir à créer de l’activité et de la richesse). Le rendement d’un placement n’est alors pas le fait du simple temps qui passe, mais correspond à la rémunération du service d’intermédiation bancaire associée à une activité économique réelle dont le risque est partagé entre le prêteur et l’emprunteur. Lire la suite de l’article »
France: le marché du halal en plein boom
Posté par Administrateur dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 22nd janvier 2010
Hakim Arous
Le marché des produits halal devrait représenter plus de 4,5 milliards d’euros en France en 2010. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par l’institut Solis. Un chiffre qui confirme le boom de ce secteur économique depuis plusieurs années.

Selon cette enquête, la forte croissance du marché du halal se confirme par le lancement de nouveaux produits, toujours plus nombreux et de plus en plus visibles dans les commerces, notamment dans la grande et moyenne distribution. Le ramadhan 2009 a également constitué un moteur d’expansion. Les marques Halal n’ont pas hésité, pour la première fois pour certaines, à réaliser des opérations de communication et marketing sur les chaînes de télévisions nationales et à des heures de grande écoute.
Selon cette étude, les produits les plus achetés restent la viande et la charcuterie, loin devant les plats cuisinés, les bouillons cubes ou les soupes. Ainsi, en Ile de France par exemple, l’augmentation du nombre d’acheteurs de charcuterie a atteint 31% entre février et octobre 2009, et 51% pour les plats cuisinés. Autre fait notable, les grandes marques françaises d’agroalimentaire n’hésitent plus à créer leur gamme de produits « halal » pour concurrencer les marques traditionnelles.
L’enquête qui a également porté sur la restauration rapide halal montre que ce secteur devrait représenter en 2010 un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros. Le développement de grandes enseignes spécialisées devrait en effet se poursuivre, face à l’attente des consommateurs.
En effet, le marché du halal en France concerne potentiellement 5 millions de personnes, issues de l’immigration du Maghreb, de Turquie et d’Afrique subsaharienne. Au total, entre produits et restauration rapide, le marché est estimé à 5,5 milliards d’euros, selon Solis.
http://www.tsa-algerie.com/
Sonder la diversité
Posté par Administrateur dans Actualités, Consommation, Culture, Discussions, Nationale le 21st janvier 2010
BENDALI Abbas DESPRES Jean-Christophe.
Abbas Bendali directeur de Solis Conseil et Jean-Christophe Despres directeur de Sopi Communication, agence de communication multiculturelle, et enseignant à Paris-V.

La publication du sondage TNS Sofres pour le compte du Cran a le mérite de lever un tabou qui a trop longtemps paralysé le débat sur la diversité en France. Contrairement à une croyance largement répandue, connaître l’origine de nos concitoyens n’est pas interdit par la loi. Nous utilisons deux méthodes pour réaliser des enquêtes identitaires : garantir l’anonymat des répondants ou recueillir leur accord exprès quant au fait de révéler leurs origines. Ces démarches s’effectuent sous le contrôle étroit de la Cnil, qui a d’ailleurs instruit pendant plus de six mois le dossier nous permettant d’effectuer notre dernière enquête.
On le voit, l’encadrement d’une étude «ethnique» demeure extrêmement strict, ce qui a conduit notamment la Cnil à refuser une étude menée sur des critères patronymiques ; décision sage car toute autre méthodologie que l’autodéclaration conduit à une assignation identitaire aussi choquante moralement qu’inefficace. Néanmoins, des instituts d’étude parfois réputés continuent à utiliser de tels procédés en toute impunité. Pourquoi ne pas élaborer un cadre éthique commun à toutes ces enquêtes ?
Une des pierres d’achoppement de ce débat réside en la définition de catégories ethno-raciales. Ces dernières n’obéissent en rien à des considérations objectives mais à des représentations sociales qui varient selon les lieux et les espaces. Ainsi, un «asian» en Grande-Bretagne sera mieux reconnu en France dans une catégorie «Indien» ou «Pakistanais». Il faut offrir un large choix de catégories d’identification, permettre les choix multiples et bien entendu les non réponses ; tout cela constituera un corpus d’information des plus utiles. Ainsi, la notion de «race noire» n’est utile que pour mesurer les discriminations ou, à la rigueur, pour évaluer le potentiel d’un produit cosmétique pour peaux noires et métissées. Pour le reste, c’est le pays ou la région d’origine, les valeurs d’identification qui feront sens. Néanmoins, indépendamment des contraintes légales, c’est surtout l’absence, maintes fois évoquée, de statistiques publiques «ethniques» qui rend difficile cette démarche. Et ce, même s’il existe déjà des enquêtes émanant de l’Insee qui permettent de construire des données de cadrage, plus fines que celles établies à partir du recensement, sur le profil de la population étrangère ou d’origine étrangère récente ainsi que la population française issue des DOM.
Ainsi l’étude de l’histoire familiale (EHF), réalisée en 1999 auprès de 380 000 adultes extraits des répondants au questionnaire de recensement, constitue un matériau intéressant. La combinaison de l’enquête EHF avec les données du recensement de 1999 va nous permettre à partir de critères tels que le lieu de naissance des parents, les langues transmises, de reconstituer le poids et le profil des communautés qui coexistent sur le territoire national, indépendamment du statut de français ou non. La manipulation de ces données doit se faire avec beaucoup de précaution, en toute connaissance notamment de la chronologie et du poids des différentes vagues d’immigration ainsi que des séquences historiques, génératrices d’afflux de population en métropole.
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Les personnes originaires d’Afrique, des Dom-Tom et de la Turquie sont 5,5 millions dans l’Hexagone
Posté par Administrateur dans Actualités, Consommation, Islam, Nationale le 21st janvier 2010
Le Cabinet Solis publie des chiffres inédits sur les populations d’origine extra-européenne de première et deuxième génération
La France métropolitaine compte un peu plus de 4,3 millions de personnes originaires d’Afrique. Ce chiffre comprend les migrants et leur progéniture, selon le cabinet Solis. Entretien avec Abbas Bendali, le directeur et cofondateur de Solis Conseil.

Région Nombre Pourcentage
Maghreb 3 264 000 58.9%
dont Algérie 1 532 000 27.6%
dont Maroc 1 255 000 22.6%
dont Tunisie 477 000 8.6%
Afrique sub-saharienne 1 080 000 19.5%
Dom-Tom 757 000 13.7%
Turquie 441 000 8.0%
Total 5 542 000 100.0%
- Source : Solis Conseil
Le Cabinet Solis Conseil a été créé le 19 février 1999. Il s’est spécialisé dans les études média-marketing. L’un des fondateurs du cabinet, Abbas Bendali, économètre-statisticien, a été responsable pendant une dizaine d’années des études et de la recherche de la branche média d’Havas Advertising .
Afrik.com : La France métropolitaine comptait au 1er janvier 2009, 5,5 millions de personnes originaires du continent africain, de Turquie ou des Dom-Tom, soit près de 9% de la population hexagonale qui compte quelque 63 millions d’âmes. Ce chiffre « cumule la première génération de migrants et leurs enfants nés en France métropolitaine ». Qu’est-ce qui a motivé la conduite de cette étude par votre cabinet ?
Abbas Bendali : Nous fêterons notre dixième anniversaire dans quelques jours et nous avons été sollicités pour faire des redressements ethniques sur un certain nombre de statistiques. Nous nous sommes alors rendus compte que la démarche n’était pas aussi aisée que nous le pensions. Ces chiffres que nous publions aujourd’hui‘hui n’étaient pas disponibles sur les populations d’origine extra-européenne, africaine notamment. Les enquêtes n’ont pas toujours été faites dans les règles de l’art. Pour nous, ces statistiques sont d’autant plus précieuses qu’elles permettent de faire des sondages à partir d’un échantillon représentatif en termes d’âge, de sexe et de région. Ce qui n’était jusqu’ici pas possible lorsqu’on voulait sonder les populations maghrébine, africaine au sens large.
Afrik.com : Comment avez-vous fait pour aboutir à ces chiffres quand on sait que les statistiques ethniques sont interdites en France ?
Abbas Bendali : Notre démarche est tout à fait légale. Nous avons utilisé les statistiques de l’Insee (Institut national de la statistique) et de l’Ined (Institut national études démographiques). Nous nous sommes appuyés sur l’Etude de l’histoire familiale de l’Insee (EHF) publiée en 1999 qui a été faite en marge du recensement. Elle a été beaucoup exploitée par les démographes parce qu’elle permet notamment de travailler sur cette deuxième génération, les enfants d’immigrés. C’est une étude sociologique qui avait été faite pour suivre les évolutions transgénérationnelles. Qui sont les enfants ? Qui sont les parents ? Quelle langue a été transmise ? Les restes de patois, de corse ou de breton, mais aussi de langues du Maghreb (arabe, arabe dialectal) ont été ainsi analysés. C’est une base intéressante qui permet d’identifier les gens à partir du pays d’origine des parents, des langues transmises. A partir de cet instantané de 99, notre démarche a été de poursuivre le film en faisant intervenir des taux de mortalité et de natalité, vieillir cette population, en prenant en compte les retours au pays et les nouveaux entrants depuis 1999. Entre la collecte de ces données, la mise en place d’outils méthodologiques et leur traitement, nous avons consacré trois années à cette étude.
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La grande distribution attendue au rayon de la diversité
Posté par Administrateur dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 21st janvier 2010
Les consommateurs issus de la diversité le réclament selon le cabinet Solis
Ils sont fans d’halal et raffolent de produits cosmétiques. Voici quelques unes des principales conclusions d’une étude récente de Solis Conseil sur les habitudes de consommation des populations originaires du Maghreb, d’Afrique sub-saharienne, des départements d’Outre-mer (DOM) résidant en Ile-de-France. Décryptage.

L’importance du marché halal en Ile-de-France vient d’être confirmée par la dernière étude du cabinet Solis sur les habitudes de consommation des populations originaires du Maghreb, d’Afrique sub-saharienne, des départements d’Outre-mer (DOM). Sur l’ensemble du territoire français, ce marché qui croit régulièrement, est estimé à 4 milliards d’euros en 2009, selon Abbas Bendali, directeur de Solis Conseil. « Les boucheries halal ne sont pas uniquement fréquentées par des gens de culture musulmane. La clientèle est aussi attirée par des motifs économiques : elles sont beaucoup moins chères ». D’après Solis Conseil, 93,6% de la population d’origine maghrébine et 55% de celle originaire d’Afrique sub-saharienne, vivant en Ile-de-France, achètent des produits halals. La ménagère de moins de 50 ans d’origine africaine serait également très heureuse de retrouver dans les enseignes de distribution classiques des plats cuisinés halal.
« Le fait halal » est l’un des points saillants de l’enquête réalisée en Ile-de France sur les personnes originaires du Maghreb, d’Afrique sub-saharienne et des DOM, par au moins l’un de leurs parents. C’est le cas d’un Francilien majeur sur cinq. Solis Conseil s’est intéressé à d’autres aspects de leur consommation dans « cette étude à 360° » : téléphonie, services financiers et produit cosmétiques. L’enquête a également mesuré leur exposition aux principaux médias grand public et communautaires.
Le marché halal en plein boom en Ile-de-France
En matière de cosmétiques – soins de la peau et du cheveu -, les besoins sont beaucoup plus marqués au sein des populations originaires d’Afrique sub-saharienne et des DOM. Le panier moyen par acheteur et par mois est de 33 euros. Le transfert d’argent et la téléphonie sont également des pôles de consommation importants pour 20% des habitants d’Ile-de-France : 54,9% de la population originaire d’Afrique du Nord et 66,9% de celle originaire de l’Afrique sub-saharienne envoient de l’argent dans leur patrie d’origine via des circuits formels ou informels. Toujours sur le plan financier, La Poste est l’établissement bancaire préféré de ces populations : « 1/3 des personnes sondées y a un compte », précise Abbas Bendali. « Ce résultat tient certainement à la taille de l’établissement, à l’envergure de son maillage sur le territoire. Son offre doit contenir des services plus adaptés à ces populations ». Ces dernières sont également des accros du téléphone : 45% d’entre elles appellent leurs pays ou leur région d’origine au moins une fois par semaine. Les opérateurs traditionnels n’arrivant pas à répondre à leurs attentes dans ce domaine, elles se tournent surtout vers les cartes prépayées et les taxiphones.
Côté médias, les télévisions et les radios communautaires rassemblent plus de 50% de ces Franciliens. Pour ce qui est d’Internet, ils sont 20%, 29,9% et 52, 6% originaires respectivement du Maghreb, de l’Afrique sub-saharienne et des DOM à surfer régulièrement sur des portails dédiés. « Le taux d’équipement semble déterminant dans les habitudes Internet, note le patron de Solis Conseil. De cette enquête inédite, un enseignement majeur ressort. « Ces populations ont envie de trouver leurs produits, leurs services dans les mêmes circuits de distribution que tout le monde, dans les mêmes enseignes de la grande distribution », conclut Abbas Bendali. En d’autres termes : des consommateurs aux besoins spécifiques qui aspirent à la banalisation.
http://www.afrik.com/
Le halal s’invite à la télé
Posté par Administrateur dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 21st janvier 2010
Le Parisien 26.08.2009

C’est une petite révolution qui crève le petit écran. Pour la première fois, une publicité pour des produits halal est diffusée, à l’occasion du ramadan, sur de grandes chaînes nationales. Sur TF 1 et M 6 ainsi que les chaînes de la TNT, un spot TV vante les mérites des plats cuisinés Zakia Halal qui sont, à en croire le slogan, « toujours un régal ». Lancée le 17 août, cette campagne à 300 000 € orchestrée par une marque du groupe Panzani, s’adresse sans détour et ce dans un pays laïc aux cinq millions de musulmans de France. Elle s’achèvera le 2 septembre avant de reprendre à la fin du mois, au moment des fêtes de l’Aïd. Jusqu’à présent, l’alimentation halal, c’est-à-dire « autorisée » par l’islam, ne trouvait sa place que sur les chaînes satellitaires étrangères. « Cette pub que je qualifierais d’identitaire plutôt que de communautaire est symboliquement très forte », résume Abbas Bendali, directeur du cabinet Solis, spécialisé dans les études de marketing ethnique. Jamais une réclame n’avait autant fait la part belle à la diversité. Dans ce spot au ton un « chouïa » désuet, on voit un couple, une mère de famille, des jeunes…, tous d’origine maghrébine, se ruer dans un rayon de supermarché sur les barquettes de paella, hachis Parmentier et lasagnes certifiés halal. « Ah oui, oui, nous, on mange halal », s’exclame un monsieur. « Oui, mais Zakia Halal », réplique son épouse. « Certains de nos clients se retrouvent dans les personnages de la pub, ça leur fait plaisir, c’est pour eux une preuve d’intégration », se félicite Sébastien Bayhourst, directeur marketing de Zakia, qui, au début de l’année, a aussi sponsorisé l’émission de M 6 « Un dîner presque parfait ». Si les fabricants de produits halal n’hésitent pas à investir dans la pub cathodique et si les diffuseurs, autrefois frileux sur cette question, répondent favorablement à la demande, c’est parce que ce marché est devenu très porteur. Il intéresse désormais les grandes enseignes qui vont jusqu’à créer leur propre marque halal. « Le consommateur musulman devient un client comme un autre » Une récente enquête de l’agence Solis évalue cette « niche » à près de 4 milliards d’euros pour 2009, avec une croissance annuelle estimée à 15 %. Selon cette même étude, 93,6 % des consommateurs originaires du Maghreb remplissent leur panier de denrées halal. « La communauté musulmane a acquis un véritable poids économique », constate Abbas Bendali, de l’agence Solis. « On assiste aujourd’hui à la banalisation du consommateur musulman qui devient un client comme un autre. Comme il y a la cible de la ménagère à qui on vend de la lessive, il existe aussi un acheteur musulman à qui l’on propose des plats halal », observe, de son côté, Fateh Kimouche, fondateur du site Al-kanz.org, portail des consommateurs musulmans. Autre signe des temps : début juillet, Isla Délice, leader de la charcuterie halal, a lancé la plus importante campagne d’affichage pour un produit halal, s’invitant sur 7 500 panneaux de l’Hexagone dont certains sur les Champs-Elysées.
http://www.leparisien.fr/
Un marché qui fait saliver
Posté par Administrateur dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 21st janvier 2010
Par CATHERINE COROLLER
La grande distribution l’a bien compris, le marché du halal – les aliments autorisés par la loi islamique – est très prometteur. L’agence Solis, spécialisée dans le «marketing ethnique», l’évalue à près de 4 milliards d’euros en 2009, avec une croissance annuelle de 15 %. En France, 93 % des Maghrébins et 55 % des Subsahariens achèteraient des produits halal. Une aubaine en ces temps de crise.

Depuis une dizaine d’années, les hypers et supermarchés proposent des produits halal tout au long de l’année, et renforcent leur offre au moment du ramadan. Pendant cette période qui dure quatre semaines, les musulmans sont censés ne pas manger ni boire entre le lever et le coucher du soleil, mais se rattrapent le soir. Or, selon une étude de l’Ifop publiée le 22 août, 70 % des quelque 5 millions de musulmans de France affirment observer le jeûne du ramadan. Un chiffre en hausse de 10 points depuis 1989.
http://www.liberation.fr/
La diversité en genre et en nombre
Posté par Administrateur dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 21st janvier 2010
LE MARCHE DU HALAL REALISERA UN CHIFFRE D’AFFAIRES DE 5.5 MILLIARDS D’EUROS EN 2010 SELON LES ESTIMATIONS SOLIS

SOLIS, cabinet spécialisé dans les études marketing ethniques, a achevé un programme d’études sur le marché du halal avec notamment une enquête auprès des populations originaires du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) vivant en France (cf. fiche technique au bas de la page) sur les thèmes suivants :
* Les comportements de consommation des produits halal (viande charcuterie, plats cuisinés…) avec les fréquences d’achat, les sommes dépensées, les circuits de distribution fréquentés;
* La notoriété et l’image des marques actives aujourd’hui sur ce marché ;
* Les attitudes et les motivations des consommateurs.
Les principaux résultats
4.5 Milliards d’euros seront dépensés en 2010 par les ménages pour leur achats de produits alimentaires halal
Ces derniers mois auront connu la plus importante évolution jamais observée sur le marché du Halal en France, sachant que la présence de ces produits dans la grande distribution a été initiée il y a plus de 10 ans.
Cette brusque accélération de la croissance de ce marché, dans un contexte de Ramadan 2009, a été remarquable sur plus d’un plan :
1. Les lancements de produits ont été nombreux avec désormais une présence plus massive des marques des grands groupes agro-alimentaires mais également des marques de distributeurs;
2. Pour la première fois, les mass media (affichage des grandes agglomérations hexagonales, communication à travers les chaînes de TV nationales) ont été utilisés comme levier marketing;
3. La diffusion des produits a été élargie à une plus grande partie du circuit GMS avec des extensions de gamme, favorisées évidemment durant cette «période test» qu’a été le Ramadan 2009.
L’étude montre que la viande et la charcuterie sont les principales catégories achetées, loin devant les plats cuisinés, les bouillons cubes, les soupes et les bonbons:
=> Pénétration des produits auprès des acheteurs de produits Halal
* Viande= 99.3%
* Charcuterie = 70.0%
* Plats cuisinés = 22.9%
* Bouillon cube = 16.1%
* Soupes = 12.7%
* Bonbons 10.9%
* Sauces à base de tomate 9.4%
* Petits pots bébé 3.0%
* Autre 0.8%
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Interview de Monsieur Cedomir Nestorovic auteur de “Marketing en environnement islamique ” – editeur Dunod
Posté par Administrateur dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 21st janvier 2010
Interview express, par Nasrédine :
03 Questions par E-mail à Monsieur Nestorovic Cedomir, auteur de l’ouvrage :
“Marketing en environnement islamique ”

Bonjour Monsieur Cedomir Nestorovic,
1-Vous publiez “Marketing en environnement islamique” chez l’éditeur DUNOD, d’après vous quelles sont les aptitudes de chaque aire linguistique à capter l’environnement islamique ?
Je reviens de Singapour et de Malaisie où j’ai eu des conférences et cours sur l’islam et le marketing et j’ai pu regarder s’il y avait des différences entre les deux aires linguistiques.
Je pense que la principale différence réside dans le fait que le communautarisme est tout à fait acceptable du côté anglais avec une co-existance de plusieurs cultures bien affirmées et identifiées alors que du côté français le communautarisme est toujours banni du point de vue politique.
C’est la raison pour laquelle les produits, les points de vente et la communication dans le monde anglophone peuvent s’adresser explicitement à la clientèle musulmane, ce qui du côté français est loin d’être le cas même si le Ramadan 2009 a apporté quelques nouveautés en France en termes de communication.
2-Dans une mondialisation régnante pourquoi l’entreprise doit s’ acclimater à l’environnement si les modes de consommation sont planétaires ?
Le consommateur est réputé faire des choix rationnels notamment en termes de rapports qualité-prix. Même si cela n’est pas vrai dans tous les cas, c’est quand même la base d’une consommation planétaire.
La dimension religieuse détruit en partie le diptyque qualité-prix, car la religion (en l’occurrence l’islam) non seulement indique ce qui peut ou doit être consommé, à quel moment de la journée et avec qui, mais aussi tout un ensemble de règles
éthiques qui sont supérieures aux considérations sur le prix et la qualité.
Alors que la maximisation des profits avec comme objectif la distribution des dividendes les plus hauts aux actionnaires est considérée comme la règle au niveau mondial, la riba et l’égalité des rapports entre le vendeur
et l’acheteur forcent les compagnies à s’adapter à un environnement islamique.
3-L’actualité est le mois du Ramadhan moubarak la grande distribution en France est taxée de “frileuse”
préférant le mot Orient à Ramadan dans sa communication, quels seraient d’après vous les axes de marketing les plus appropriées ?
C’est une tendance lourde en France de ne pas identifier explicitement le Ramadan car les opérateurs ne veulent pas encourager le communautarisme.
Quand on voit les réactions sur la burqa ou le burqini, on mesure les réticences des chefs d’entreprise, car l’amalgame est vite fait.
Toutefois les choses changent avec la nomination d’un responsable halal chez Casino et surtout les campagnes d’Isla Délice et Zakia Halal de cette année.
Si l’on cherche à attirer la plus grande partie de la population musulmane, il est suffisant d’utiliser le terme halal, les consommateurs s’y retrouvent.
En revanche, si l’on cherche à attirer les consommateurs qui s’affirment musulmans dans leur comportement d’achat il sera nécessaire d’utiliser le terme Ramadan et de souhaiter de Joyeuses Fêtes comme on le fait pour les autres fêtes religieuses.
Pour l’instant la majorité des consommateurs musulmans n’a pas d’attitude revendicatrice et c’est la raison pour laquelle le terme ramadan est généralement éludé sur les points de vente.
En savoir +
- BIOGRAPHIE
-Marketing en environnement islamique
Editeur : Dunod
170 x 240 mm – 224 pages – 2009
EAN13 : 9782100517268
Prix : 25 €
Publié par Nasrédine http://produit-halal.blogspot.com/
Le Maroc réduit la TVA sur les produits bancaires alternatifs
Posté par Administrateur dans Actualités, Bancaire, Internationale le 21st janvier 2010
Il est désormais plus facile d’obtenir des prêts immobiliers ou pour l’achat d’une voiture pour les Marocains qui préfèrent les pratiques bancaires dictées par la charia.
Par Siham Ali pour Magharebia à Rabat
Des milliers de Marocains peuvent désormais acheter une maison, après que la loi de finance 2010 eut réduit de moitié le taux de la TVA sur les produits bancaires sans intérêt et conformes à la charia.

A partir de janvier 2010, la TVA sur les produits bancaires alternatifs comme la mourabaha et l’ijara sera de 10 pour cent, contre les 20 pour cent qui étaient préalablement appliqués.
“Les citoyens qui rejettent le taux d’intérêt des banques auront la possibilité de contracter un financement pour acheter une maison ou une voiture avec un coût désormais assimilé au financement bancaire normal”, a déclaré Lahcen Daoudi, député du Parti Justice et Développement.
“J’ai hésité l’année dernière à acheter un appartement car j’ai trouvé que le coût était très élevé en raison de la TVA”, a ainsi expliqué Marouane Ahmed, qui espère pouvoir acheter une maison grâce à l’offre mourabaha. “Maintenant, j’ai pris ma décision. Enfin, je bénéficierai d’une plus grande stabilité dans ma propre maison”, a-t-il expliqué à Magharebia lundi 11 janvier à Rabat.
Les nouveaux taux de l’emprunt signifient que les produits bancaires alternatifs conformes à la charia seront désormais taxés au même taux que les produits bancaires et les prêts traditionnels. Les Musulmans qui hésitaient à contracter des prêts classiques pourront maintenant utiliser un grand nombre de produits bancaires alternatifs sans craindre de violer les règles de leur religion.
Les banques proposent un grand nombre de produits alternatifs. Avec les contrats murabaha, une banque ou un établissement de crédit achète un bien dans l’intention de le revendre au client avec une marge de profit convenue à l’avance. Les clients peuvent également opter pour un contrat ijara, par lequel une banque loue un bien à un client avec une option d’achat à la fin de la période du prêt en leasing. Les entreprises et les PME peuvent également profiter de contrats musharakah, par lesquels une banque contribue au financement de la nouvelle entreprise dans l’espoir d’en tirer un profit.
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104 millions de dollars des bailleurs de fonds pour développer des secteurs vitaux en Mauritanie
Posté par Administrateur dans Actualités, Bancaire, Internationale le 20th janvier 2010
APA – Nouakchott(Mauritanie)- La Mauritanie a obtenu auprès de ses partenaires au développement, des investissements de l’ordre de 104 millions de dollars, environ 26 milliards 133 millions d’ouguiya (253 ouguiyas égal un dollar américain) pour réaliser des projets de développement des secteurs vitaux, a appris APA, mardi de source officielle.

L’annonce a été faite mardi à Nouakchott par le directeur des financements et de l’évaluation au ministère des affaires économiques et du développement, M. El Hacen Ould Boukhreiss, cité par l’agence mauritanienne d’information AMI (officiel), qui précise que ses financements ont été obtenus suivant une approche fondée sur ‘’le dialogue constructif soutenu par une vision claire et une étude approfondie’’.
Il a ajouté que parmi ces projets figurent l’aménagement de la zone est irriguée du Lac R’Kiz , le financement complémentaire du projet de centrale électrique de Nouakchott, un autre du projet de financement complémentaire de la route Atar – Tidjikdja, du projet de financement du programme de lutte contre la pauvreté dans le milieu rural et des projets d’assistance technique et d’appui institutionnel au secteur des transports ainsi que du financement complémentaire de la faculté des sciences et techniques de Nouakchott.
Ces projets couvrent des secteurs vitaux, tels l’énergie, la santé, l’enseignement et le développement rural, indique M. Ould Boukhreiss.
Au sujet des organismes donateurs, Ould Boukhreiss a relevé que la contribution du Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES) consacré au financement complémentaire du projet d’extension de la centrale électrique de Nouakchott se chiffre à 9 milliards 158 millions d’ouguiya et vise à combler le déficit en énergie.
Le financement du FADES vise aussi à renforcer la capacité de la centrale à travers l’acquisition de nouveaux groupes électrogènes d’une capacité globale de 36 mégawatts.
Il a, aussi, noté que le fonds international de développement agricole a financé le projet de programme de lutte contre la pauvreté dans le monde rural en appuyant les filières agricoles en Mauritanie pour près de 3 milliards 360 millions d’ouguiya.
Le fonds saoudien de développement a octroyé à la Mauritanie un crédit portant sur le financement complémentaire de la route Atar – Tidjikja sur un tronçon de 340 kilomètres d’un montant de 5 milliards 216 millions d’ouguiya.
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Les entreprises locales sevrées de financement
Posté par Administrateur dans Actualités, Bancaire, Internationale le 20th janvier 2010
Un cadre de l’Apix chante les louanges de la finance islamique
Face aux blocages de la finance traditionnelle, Aïda Wane Djigo prône le développement de la finance islamique au Sénégal et dans l’Uemoa.
Par M. GUEYE

Les Pme sénégalaises souffrent de difficultés d’accès au financement. Cette situation n’est pas particulière au Sénégal, même si elle semble présenter une certaine acuité dans ce pays. Une étude de la banque publique allemande Kfw, citée par l’Agence pour la promotion de l’investissement et des grands travaux (Apix), estime à 765 milliards de francs Cfa, les besoins de financement des Petites et moyennes entreprises du Sénégal. Ce qui représenterait, à la taille actuelle du tissu industriel sénégalais, une moyenne de 50 millions de francs Cfa par Pme. La frilosité des banques traditionnelles, et la lourdeur de leurs conditionnalités, ont donné de beaux attraits à l’offre de la finance islamique.
D’ailleurs, le forum sur cette finance islamique, qui s’est déroulé au Sénégal la semaine dernière, a mis en exergue le besoin pour des pays de l’Uemoa, comme le Sénégal, d’attirer ces fonds abondants, et dont les exigences répondent aux pratiques religieuses de la majorité de la population. Même s’il est démontré que la religion n’est pas le critère déterminant dans le choix d’investissement des fonds islamiques.
Lors de cette rencontre, Madame Aida Wane Djigo, conseillère auprès du Dg de l’Apix, a fait une présentation sur les avantages offerts par le marché de l’Uemoa aux fonds islamiques. Le Sénégal, qui se veut la tête de pont de la finance islamique dans le marché régional, a fait, selon Mme Djigo, du secteur privé le moteur de sa croissance économique. Le pays présente actuellement, un taux de pénétration du crédit, de l’ordre de 25% environ, ce qui montre une appréciable marge de progression.
Pour réaliser l’objectif de l’émergence d’ici 2015, le pays a on le sait, besoin de réaliser entre 7 et 8% de croissance, attirer un flux massif d’investissements directs étrangers, réaliser un taux d’investissement de 30% du Pib, créer environ 100 000 emplois par an, et atteindre un Pib par habitant de 1 500 dollars américains. Tout cela demande des capitaux. Lire la suite de l’article »