Lancement de la version arabe des Normes de qualité pour l’évaluation du développement de l’OCDE CAD

Une version en langue arabe des Normes de qualité pour l’évaluation du développement
de l’OCDE CAD est lancée à la suite d’une collaboration entre la Banque Africaine de
Développement (BAFD), la Banque Islamique de Développement (BID), l’Organisation de
Coopération et de Développement Économiques (OCDE), le Réseau du Comité D’aide au
Développement (CAD) sur l’évaluation du développement et le Bureau pour la
Coordination de l’Aide Étrangère (OCFA) des Émirats Arabes Unis (EAU). Les Normes
doivent servir de guide, de motivation et d’inspiration pour améliorer la pratique de
l’évaluation et améliorer l’efficacité des programmes du développement.
Jeddah, Abu Dhabi, Paris, Tunis – 20 Janvier 2012
Une version trilingue (Arabe, Anglais, Français) des Normes de qualité pour l’évaluation du
développement de l’OCDE CAD sera lancée ce dimanche 22 Janvier 2012 pendant un colloque
d’évaluation organisé par la Banque islamique de développement à Jeddah au Royaume de
l’Arabie Saoudite.
Les Normes de qualité pour l’évaluation du développement – qui font partie des Lignes directrices
et ouvrages de référence de l’OCDE CAD – ont été harmonisées à l’échelle internationale et
incluent les critères nécessaires pour évaluer les projets et les programmes du développement.
Les Normes sont une référence principale pour les gouvernements et les agences du
développement dans le monde entier.
La version en langue arabe des Normes de qualité pour l’évaluation du développement s’est
développée grâce aux efforts de collaboratiion des quatre parties : le Bureau pour la
Coordination de l’Aide Extérieure (OCFA) des Émirats Arabes Unis, la Banque islamique de
développement (BID), la Banque africaine de développement (BAFD) et le réseau d’évaluation
du Comité d’Aide au Développement (CAD) de l’OCDE. Les quatre institutions ont reconnu le
besoin d’une traduction en langue arabe afin de contribuer à renforcer l’évaluation dans les pays
arabophones dans le cadre du développement et la réduction de la pauvreté.
Fruit d’un consensus international, les Normes de qualité détaillent les éléments clés qui font la
qualité de chacune des phases d’un processus type d’évaluation, à savoir la définition de la
finalité de l’évaluation, la planification et conception de cette dernière, sa mise en œuvre et
présentation des résultats, et enfin l’examen des leçons à tirer et l’utilisation de ces résultats.
Ces Normes visent à améliorer la qualité des évaluations et in fine, à renforcer leur contribution à
améliorer les résultats du développement. Lire la suite de l’article »

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Tunisie – Le sexe hors mariage, désormais « halal » grâce au mariage « coutumier »

 

Entre principes religieux, pulsions sexuelles, conflits familiaux et contraintes financières, le mariage coutumier (ourfi) semble être un raccourci au contrat traditionnel de mariage auquel de plus en plus de jeunes succombent aujourd’hui.

De plus en plus répandu dans les milieux jeunes tunisiens, le mariage coutumier est un contrat signé dans le secret, par les deux « époux », avec la présence de deux témoins (généralement des amis proches et mis dans la confidence) et en l’absence de notaire. Il s’agit d’un acte, sans aucune valeur juridique et le plus souvent même secret, qui ne lie les deux parties par aucun engagement de droits communs et dont la validité peut être rompue à tout moment.
Les deux « époux » peuvent donc en toute « liberté de conscience » avoir des relations sexuelles, sans pour autant s’engager financièrement ou être contraints de vivre ensemble.
Un raccourci attrayant qui séduit de plus en plus de jeunes, aujourd’hui en Tunisie, dans certains quartiers défavorisés de la capitale (Attadhamon, Mellassine, etc.) et qui s’étend petit à petit à d’autres villes tunisiennes.

Le plus aberrant dans cette pratique qui veut donner un cadre religieux aux relations sexuelles hors mariage, est l’absence, dans la plupart des cas, de légitimité religieuse. En effet, deux conditions sine qua non de la « religiosité » de l’acte se retrouvent généralement non satisfaites, avec des contrats à la fois secrets et temporaires.
Grâce à la montée du salafisme et de l’intégrisme et d’un gouvernement islamiste instaurant un cadre où les réunions et les débats sur la religion et la chariâ ne sont plus tabous et interdits, il n’est aujourd’hui plus « concevable de s’adonner à des pratiques contraires à la religion ». C’est ce que déclarent en tout cas certaines jeunes pratiquantes du mariage coutumier. Lire la suite de l’article »

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Secteur bancaire en Mauritanie: Entrée en force des produits de la finance islamique

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En fondant la holding «Tamweel Africa», la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SDISP), une filiale de la Banque Islamique, et la banque ASYA (Turquie) investissent le terrain ouest-africain, pour y développer et promouvoir les produits de la finance islamique. La naissance de la Banque Islamique de Mauritanie (BIM), dont les activités ont été, officiellement, lancées le 27 novembre 2011, est la manifestation concrète, en Mauritanie, de cette nouvelle démarche.
Mohamed Ben Othman, directeur général de la Banque Islamique de Mauritanie (BIM), nouvelle institution étrangère, dans le paysage bancaire mauritanien, est diplômé en gestion des entreprises de l’université de Tunis et titulaire d’un doctorat de 3èmecycle à l’université d’Aix-Marseille-II. Ce haut cadre, âgé d’une cinquantaine d’années, dirige une équipe dont le challenge consiste à accompagner les premiers pas des produits de la finance islamique sur un marché bancaire mauritanien encore en jachère, du fait d’un très faible taux de bancarisation qu’on estime à environ 5%.
Mohamed Ben Othman a débuté sa carrière à la Citibank au sein de laquelle il a occupé différents postes, de 1988 à 1993. Il a, par la suite, gravi les échelons de l’Arab Banking Corporation (ABC) où il a passé plus de 18 ans, jusqu’au poste de directeur général. C’est en 2010 qu’il a été recruté, par la Holding Tamweel Africa, pour diriger la BIM. Une longue expérience et une expertise qui constituent autant d’atouts pour aider au décollage des nouveaux produits de la finance islamique dans un pays entièrement musulman.
Il a accepté de répondre aux questions du Calame et du magazine Les Afriques

Mohamed Ben Othman, Directeur général de la BIM : ‘’Sur la base de sa philosophie du partenariat, la finance islamique protège contre toutes les dérives’’

Les Afriques et Le Calame : Pouvez-vous nous présenter brièvement votre institution? Mohamed Ben Othman : La BIM appartient à la Holding Tamweel Africa (T.A), qui possède également trois autres banques islamiques, dans la sous-région (Banque Islamique du Sénégal, de Guinée et du Niger). T.A. est une holding dont les actionnaires sont la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SID) (filiale de la BID), pour 60% des actions, et la Banque ASYA, première banque islamique de Turquie, pour les 40% restantes.  Lire la suite de l’article »

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Un centre de théologie islamique ouvre ses portes à Tübingen

Annette Schavan, ministre fédérale de l’Éducation et de la Recherche, a inauguré lundi le Centre de théologie islamique de l’Université de Tübingen. Son ministère a consacré au total 20 millions d’euros à cette structure et à trois autres instituts qui doivent voir le jour à Münster/Osnabrück, Frankfurt/Gießen et Erlangen/Nuremberg. Ces centres auront pour mission de former des professeurs de religion islamique, des chercheurs en théologie islamique et d’autres spécialistes de la religion, par exemple des imams pour les mosquées.

Ces prochaines années, il faudra faire appel à 2 000 enseignants pour former quelque 700 000 étudiants musulmans. À Tübingen, la première promotion du cursus « Théologie islamique » compte 36 inscrits pour le semestre d’hiver 2011/2012.

« Nous voulons mettre à profit l’expérience des universités allemandes en matière de théologie pour œuvrer au développement de la théologie islamique », a déclaré Mme Schavan. « Je suis convaincue que cette étape jouera un rôle important pour l’intégration. » En outre, le nouveau centre devrait contribuer à « promouvoir le dialogue avec les religions chrétiennes », estime la ministre.

Dans un premier temps, le ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche allouera au centre de Tübingen environ quatre millions d’euros échelonnés sur cinq ans pour financer des chaires de professeur, divers postes salariés ainsi que des bourses pour les jeunes chercheurs. Le premier professeur nommé à l’institut est Omar Hamdan, spécialiste du Coran. Né en 1963, Omar Hamdan a suivi un cursus d’études arabes et d’islamologie à Jérusalem, avant de se consacrer à la théologie comparée à Tübingen. Lire la suite de l’article »

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Grâce à sa croissance exponentielle : La finance islamique, une opportunité pour le Sénégal de devenir l’exception économique en Afrique

Après avoir longtemps été qualifié ‘d’exception démocratique’ en l’Afrique, le Sénégal pourrait, s’il investissait judicieusement dans la finance islamique, devenir à présent l’exception économique du continent en mutation.C’est l’idée défendue par le Pdg de Millenium Finance Corporation, Kéba Keinde, qui présidait un séminaire sur la finance islamique hier à Dakar.

‘Qu’on le veuille ou non l’Afrique va se développer. La question est : comment être les principaux acteurs et bénéficiaires de ce développement forcé ?’, s’est interrogé, hier, Kéba Keinde à l’ouverture d’un séminaire de trois jours sur la finance islamique. Pour le Pdg de Millenium Finance Corporation (Mfc – Dubaï), il est important, dans ce contexte de mondialisation, que le Sénégal reprenne sa place de leader, et qu’’après avoir été l’exception démocratique, qu’il devienne l’exception économique’, insiste-t-il. Persuadé que la culture de la Téranga, forte malgré la mondialisation, et la valeur des ressources humaines sénégalaises dans tous les domaines sont des avantages pour le pays, il appelle désormais l’Etat et les investisseurs nationaux à capter tout le potentiel de la finance islamique en Afrique de l’Ouest. ‘Ça crée de la valeur pour le Sénégal et beaucoup d’emplois rémunérateurs et de bonne qualité. Nous ne voulons pas rater cette opportunité mais il faut que le gouvernement soit pro actif dans ce domaine’, a-t-il expliqué. Et cette opportunité consiste, selon lui, à profiter de ce domaine en pleine croissance. En effet, ajoute le Pdg de Mfc-Dubaï, la finance islamique représente, selon les dernières statistiques, environ mille milliards de dollars, alors qu’au début des années 2000 elle n’en représentait que 150. Et, poursuit-il, les prévisions pour 2020 tablent sur 4 mille milliards de dollars Us.

C’est donc une ‘croissance très rapide, voire exponentielle’, conclut-il avant d’en développer les caractéristiques qui la différencient de la finance dite ‘conventionnelle’. Tout d’abord, dit Keinde, il s’agit d’un système financier basé sur un partage de profit et non pas sur des intérêts. Ensuite, elle a une composante éthique importante puisqu’elle obéit aux principes de la Charia (loi islamique). Enfin, sa structure de fonds est censée ‘attirer des fonds d’investissements car elle crée des places d’actifs modernes ; ce qui permet d’avoir accès à une manne financière importante des pays arabes mais aussi des pays européens’, explique le président de séance. Qui estime que ces différents intérêts pourraient bénéficier au Sénégal s’il a une attitude pro active pour attirer les investissements. Cela passerait, selon Kéba Keinde, par des réformes. Du cadre réglementaire, dans un premier temps, pour permettre aux banques islamiques de se refinancer sur le marché local. Mais aussi des réformes d’ordre fiscal, dans un second temps, pour éviter de rendre les banques islamiques moins compétitives que celles conventionnelles. Lire la suite de l’article »

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Halal, un marché à potentiel, une association de consommateurs musulmans.

Prévision de croissance du marché halal et naissance de l'UFCM.

Spécialisé dans le marketing, le cabinet Solis publie une étude dont les résultats sont relayés par LSA, qui montre que le halal poursuit sa progression en GMS (source LSA d’après Horizons Shoppers 2012, enquête réalisée auprès de 1405 individus âgés de 18 à 64 ans dans les populations originaires du Maghreb vivant en France).

Ainsi, la pénétration de ces produits atteint, en charcuterie, 80% des acheteurs de produits halal. Cette pénétration est également importante dans les plats cuisinés (27%)ainsi que dans les bonbons (18%).

On observe par ailleurs que de nouveaux acheteurs sont recrutés par la grande distribution. L’étude du cabinet Solis donne deux raisons à cela :

  • l’accroissement de la diffusion des offres,
  • ainsi que l’augmentation des actions promotionnelles initiées par certains acteurs du marché, notamment autour de la période du Ramadan 2011.

Sur 2011, les marques nationales déclinées halal (comme Fleury Michon ou Herta) ont cédé du terrain aux MDD. L’étude conclut que, étant donné la marge de progrès existante concernant la gestion du merchandising des rayons halal, le potentiel de croissance de ce segment est encore important. Lire la suite de l’article »

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Le célèbre hamburger Filet-O-Fish de McDonald’s contiendrait-il du porc ?

Par Florent Deligia

Le Filet-O-Fish, célèbre hamburger au poisson de McDonald’s pourrait contenir des traces de porc. L’information révélée par le site Internet de consommateurs musulman al-kanz.org a été relayée massivement sur les réseaux sociaux. Lyon Capitale a mené l’enquête.

Vendredi 20  janvier 2012, le site Internet de consommateurs musulmans Al-kanz.org, célèbre pour avoir à plusieurs reprises dénoncé des faux produits halal, publie une révélation qui fait grand bruit. Le sandwich Filet-O-Fish de McDonald’s, logiquement à base de poisson pourrait contenir des traces de porc dans son pain. Problème : le burger est particulièrement prisé par ceux qui ne mangent pas de cochon par conviction personnelle ou à cause d’allergie. A l’origine de l’affaire, Fateh Kimouche de al-kanz.org nous explique comment il a découvert l’affaire : « Dès octobre 2011, un lecteur m’a contacté pour me parler de cette affaire. J’ai pris le temps de vérifier. Une seconde personne m’a fourni des photographies des étiquettes qui montraient que les pains utilisés pouvaient contenir des traces de porc, ainsi que l’additif E472E qui peut être d’origine animale« . L’ensemble des photographies des étiquettes sont publiées sur le site Al-kanz.org. On peut clairement y lire: « Fabriqué dans un atelier utilisant sésame, porc, mais, lait« .

La photographie de l’emballage publiée par al-kanz.org

porc ()

Le fabricant réagit

Contacté par nos soins, Michel Sailion, représentant du fabricant de petits pains, East Balt, répond aux accusations : « Nous n’avons jamais dit que nos pains étaient halal. Nous avons publié cette information sur nos ateliers de manière volontaire alors qu’aucune loi ne nous y oblige pour le porc. Effectivement, de façon exceptionnelle, nos usines produisent des petits pains parsemés de copeaux de lardon. Cependant, entre chacune de nos fabrications, l’ensemble de la ligne de production est nettoyée. Quant à la majorité de nos pains, ils ne comportent pas de porc, y compris en ce qui concerne l’additif E472E qui est d’origine végétale issu de l’huile de tournesol ».

Un cas qui pourrait faire jurisprudence ou entraîner plus d’opacité

De la même façon, l’entreprise McDonald’s n’a jamais certifié que le Filet-O-Fish était halal. Un constat partagé par Fateh Kimouche : « Heureusement, ils n’ont jamais prétendu que c’était halal. Cependant, ils savent que le Filet-O-Fish est consommé par ceux qui ne mangent pas de porc. Quick a choisi de faire des sandwichs halal car ils avaient repéré une surconsommation des burgers aux poissons. McDonald’s ne pouvait pas ignorer cela« . Ainsi, au-delà même de la question de l’interdit religieux, l’affaire soulève une nouvelle fois la question de la traçabilité alimentaire dans les restaurants. La composition exacte des ingrédients est souvent cantonnée aux cuisines tandis que les sites officiels affichent, au mieux, la liste des allergènes les plus fréquents. Lire la suite de l’article »

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Toulouse a son association de consommateurs musulmans

Les produits halal sont de plus en plus présents sur les étals./Photo DDM
Les produits halal sont de plus en plus présents sur les étals./Photo DDM

Affaires et polémiques ont jeté le trouble. La certification « viande halal » garantit-elle vraiment le respect du rite musulman ? Les consommateurs n’ont aujourd’hui, hélas, aucune certitude. Une jeune association toulousaine, Nature Halal, prend les devants. Avec l’UFCM (Union Française des Consommateurs Musulmans), elle organise le 21 janvier prochain, à partir de 18 heures, une conférence ouverte à tous à la mosquée du Mirail Basso-Cambo. Comme l’explique le président de l’association, le but n’est pas de dénoncer des établissements, mais de sensibiliser les consommateurs musulmans face à certaines dérives : intérêts financiers, absence de garanties et de contrôle… « C’est un problème qui vient aussi de nous, qui ne faisons rien pour défendre nos droits de consommateurs. Aujourd’hui, un musulman averti et responsable a les moyens de s’informer. Mais ce que nous visons, c’est une sensibilisation collective », confie le président. Lire la suite de l’article »

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La saga du géant du plat cuisiné

Norbert Glemet est directeur général de Raynal et Roquelaure, une entreprise florissante./Photo DDM
Norbert Glemet est directeur général de Raynal et Roquelaure, une entreprise florissante./Photo DDM

Depuis 1866, Raynal et Roquelaure mise sur l’appertisé, c’est-à-dire le plat cuisiné conditionné sous emballage hermétique. L’entreprise a une activité florissante dans un marché au contexte difficile. La discrète société s’ouvre enfin au public.

Qui n’a jamais mangé un cassoulet des familles Raynal et Roquelaure ? La marque fait partie du patrimoine industriel et publicitaire français, et la firme est née comme un conte de fée au XIXe siècle à Capdenac. Il était une fois Théophile Raynal, gérant du buffet de l’énorme gare de triage, et son cuistot Ernest Roquelaure. Ils eurent l’idée géniale, en 1876, de créer sur place une société de commercialisation de leurs plats stérilisés et sous vide, dans des bocaux ou boîtes de fer blanc, c’est-à-dire « appertisés ». 135 ans plus tard, c’est toujours la même histoire. Une histoire d’hommes et de femmes passionnés qui tiennent une entreprise qui négocie avec bonheur le virage du XXIe siècle.

Il y a 15 ans, le directeur général de l’époque, Maxime Dargegen, analyse qu’il « faut rebâtir Raynal et Roquelaure. » Il confie la mission à un commercial de chez Danone qui deviendra son successeur et qui est aujourd’hui à la tête du groupe : Norbert Glemet. « On a pris notre courage à deux mains, et on a reconstruit », déclare Norbert Glemet.

En 2003, Raynal et Roquelaure rachète à Nestlé l’immense usine de Camaret-sur-Aigues (Vaucluse). Les volumes et les ventes explosent. D’un chiffre d’affaires de 46,3 millions d’euros en 2003, on en est à 138 millions pour 2011, avec, au passage, en 2005, le rachat du label des sauces Buitoni. Et la marque se diversifie dans les sauces et le micro-ondes. Elle rajeunit son image en faisant partir de rien une marque qui cartonne : Zapetti. Lire la suite de l’article »

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Une association dénonce le flou juridique qui entoure l’appellation « halal »

L'association Nature Halal organise samedi une conférence

L’association Nature Halal organise samedi une conférence à la mosquée du Mirail à partir de 18h. Photo / CTDR

Les marques dites « halal » se multiplient sur le marché agro-alimentaire. Mais les industriels ne respectent pas toujours le principe. C’est pour cette raison que l’association Nature Halal organise samedi une conférence sur le sujet.

L’UFCM (Union Française des Consommateurs Musulmans) et la jeune association Nature Halal organisent samedi à lamosquée du Mirail une conférence sur le respect du halal. « Le but est d’informer, prévenir le consommateur sur les dérives des industriels, la tracabilité des viandes et la distribution en supermarché », explique un militant de Nature Halal interrogé par téléphone. Cette conférence est organisée dans le cadre de réunions d’information et de sensibilisation des consommateurs mises en place dans différentes villes par l’UFCM.

L’association créée en 2011, a pour objectifs d’informer les consommateurs, de dénoncer les faudes détectées, de défendre une consommation plus respecteuse de l’environnement et de l’animal. Selon elle, « l’éthique musulmane est bafouée par des industriels peu scrupuleux ». En cause, la tracabilité qui ne garantit pas forcément le respect des normes pour ce type de viande. N’importe quel industriel peut se déclarer « halal » car il y a un flou juridique sur l’appellation. Les usines de fabrication n’étant pas controlées sur ce sujet, des produits peuvent se retrouver sur les mêmes chaines de fabrication que des produits contenant du porc. Une action en justice vient d’ailleurs d’être lancée par l’association contre des industriels qui vendaient des produits présentant des traces. Autre point, le respect de l’abattage rituel. Il est assez difficile à savoir s’il est bien effectué ou non. Certaines marques d’agroalimentaires disent le faire, comme  »Pierre Martinet » qui travaille en partenariat avec la grande mosquée de Lyon.

Ces problèmes n’existent pas dans le circuit de distribution traditionnel car les boucheries doivent être agrées pour bénéficier de l’appelation. L’association AVS se charge du controle et de la certification.

Angela Koslowski

Conférence : samedi 21 Janvier à la mosquée du Mirail à partir de 18h.

http://www.toulouseinfos.fr

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Le texte sur la laïcité irrite le Conseil du culte musulman

L’organisme dénonce une «violation du droit à la vie privée», après l’adoption par le Sénat d’une proposition de loi étendant le principe de laïcité aux crèches et au domicile des assistantes maternelles.

Les mères voilées veulent «être traitées comme les autres». (Photo Philippe Huguen. AFP)

Le Conseil Français du culte musulman (CFCM) a qualifié jeudi de «violation du droit à la vie privée», la proposition de loi sur le principe de laïcité dans les crèches, les centres de loisirs et chez les assistantes maternelles, adoptée mardi par le Sénat.

Ce texte a été présenté par la sénatrice Françoise Laborde (RDSE, à majorité radicaux de gauche), après une tentative interrompue, le 7 décembre, à la suite d’un vif débat, y compris au sein de la gauche. C’est l’article 3 du texte qui a suscité l’essentiel des critiques, certains experts de la laïcité l’ayant même qualifié de «grotesque».

Il prétend appliquer le principe de laïcité aux assistantes maternelles accueillant des enfants à domicile, au prétexte que «les parents peuvent vouloir une nounou qui soit « neutre » sur le plan religieux», selon Mme Laborde.

«Limitation disproportionnée»

Dans un communiqué, Mohammed Moussaoui, président du CFCM, considère que «la limitation préconisée par cette proposition de loi constitue une violation du droit à la vie privée consacré par la Convention européenne des droits de l’homme et apparaît incontestablement comme disproportionnée». Lire la suite de l’article »

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La loi sur les signes religieux dans les crèches vise l’islam

Lu sur Itinerarium, qui récuse l’idée selon laquelle cette loi toucherait aussi les catholiques :

V« le sénat a voté cette loi régulant le port des signes religieux dans les crèches. … Nul besoin de « se voiler la face » (sans jeux de mots ?) : cette loi vise principalement les dérives de l’islam, et la recrudescence de soucis qu’il pose à notre société, de l’extrémisme islamiste à la burqa, en passant par les soucis posés dans les crèches (récemment l’affaire de la crèche Babilou) et la recrudescence de foulards islamistes dans les rues françaises, rendant certains quartiers réellement et visiblement communautaires – il y a des endroits où l’on ne voit quasiement aucune femme non voilée, ceci est un fait. Je vous encourage à venir prospecter en banlieue par vous-mêmes (évidemment, pas à Neuilly…). … »

Le texte de loi, qui doit désormais passer à l’Assemblée nationale, est ici. Il concerne uniquement les établissements qui bénéficient d’une aide financière publique. Les structures privées ne bénéficiant pas de financement public demeurent libres de leur règlement intérieur.

http://www.chretiente.info/

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Serons-nous les précurseurs d’un Islam des lumières ?

Par Neïla Charchour Hachicha *

Le jugement de la chaîne de télévision Nessma pour la diffusion du film Persepolis sera une occasion de découvrir notre réel degré de tolérance par rapport à certaines valeurs fondamentales politiques et religieuses.
A savoir,
• Dans quelle mesure notre justice post révolutionnaire se veut aujourd’hui indépendante du pouvoir mais aussi des dogmes religieux.
• Dans quelle mesure la liberté d’expression et la liberté de croyance sont garanties dans notre Tunisie post révolutionnaire.
• Enfin, dans quelle mesure la tolérance fait réellement partie de notre culture musulmane.
Une condamnation de la chaîne Nessma remettrait gravement en question nos espoirs de voir notre pays avancer vers un Islam des lumières.
Par contre un non lieu inscrirait la Tunisie parmi les pays musulmans non seulement les plus modérés mais surtout les plus avant-gardistes en matière de concordance entre l’Islam et la démocratie.
Le monde nous observe et nous avons le choix d’être les passifs consommateurs d’un Islam dogmatique et obscurantiste importé ou alors les défenseurs d’un Islam moderne, éclairé, ouvert et tolérant.
Persépolis n’est qu’un dessin animé qui ne peut perturber qu’une foi faible et fragile basée sur la peur du châtiment. Quant à la vraie foi, basée sur le libre arbitre et la conviction, elle ne saurait être perturbée par aucun élément extérieur et encore moins un dessin animé.
Par conséquent, je considère qu’une condamnation de Nessma serait un manque de respect à l’intelligence du Musulman et une dévalorisation de sa capacité à avoir une vraie foi apaisée, sereine et constructive.
Comme je souhaite que mon pays soit un exemple en choisissant la voix des lumières !

* Neila Charchour Hachicha – Militante d’Afek Tounes et femme d’affaires

http://www.businessnews.com.tn/

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Manifestation pour la charia à Benghazi

Agence France-Presse

BENGHAZI – De 2 000 à 3 000 personnes ont manifesté vendredi à Benghazi, le berceau de la révolution libyenne dans l’est du pays, pour réclamer que la charia (loi islamique) figure dans la future Constitution, selon un correspondant de l’AFP sur place.

«Islamique! Islamique!», ont scandé en allusion à l’État les manifestants, dont certains brandissaient des exemplaires du Coran.

Un communiqué distribué pendant le rassemblement demande qu’un article stipulant que l’islam est religion d’État figure dans la future Constitution libyenne et qu’il ne soit pas soumis à référendum comme pourrait l’être le reste de la loi fondamentale.

Les Libyens doivent se rendre aux urnes en juin pour élire une assemblée constituante d’environ 200 membres.

«Les manifestants demandent que la charia soit la référence des lois et que cela soit clairement dit dans la Constitution», a déclaré à l’AFP Ghaith al-Fakhri, figure islamiste libyenne, présent sur la place Tahrir de Benghazi.

Les manifestants se sont aussi dits opposés à tout projet de fédéralisme en Libye.

Lors de la proclamation de la «libération» de la Libye le 23 octobre, trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi, le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, avait affirmé que la charia serait à l’avenir la principale source de la législation en Libye.

http://fr.canoe.ca/

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Les Comptes Forex Islamiques

Présentation de la finance islamique.

La finance islamique est apparue dans les années 70 afin de rendre compatible les services bancaires et les produits financiers aux préceptes du Coran. Ainsi, ces dernières années, et ce, malgrè la crise de Dubaï qui a quelque peu perturbé ce modèle, la finance islamique (qui se décline d’ores et déjà sur presque tous les marchés financiers) séduit de façon croissante un nombre considérable d’acteurs qui opèrent soit pour des motifs religieux soit par la perspective d’importants gains financiers.

Le Royaume-Uni, ainsi que son cœur financier, la City, apparaissent comme les pionniers occidentaux de la finance islamique, ainsi on constate que, dès 2004, le pays a intégré des produits financiers islamiques dans ses portefeuilles. Toutefois, comme à l’accoutumée, nous voyons qu’en France le mouvement est, encore une fois, plus lent. En effet, ce phénomène n’a commencé à intéresser les acteurs financiers français qu’à partir de 2008, date où les crédits hypothécaires ont remis en cause le modèle du capitalisme financier.

Les principes fondamentaux de la finance islamique. 

Globalement on peut considérer que la finance islamique repose sur deux principes fondamentaux :

1. Interdiction sur le paiement et la réception de toutes formes d’intérêt (RIBA).

Dans le droit musulman, le terme « Riba » désigne : tout avantage ou surplus perçu par l’un des contractants sans aucune contrepartie acceptable et légitime du point de vue de la Charia.

Principalement, le « Riba » peut se présenter sous deux formes : le Riba-Al-Fadl ou le Riba-Annasssia. Ce dernier désigne le surplus qui est perçu lors de l’acquittement d’un dû, dont le paiement a été posé comme condition de manière explicite ou implicite dans le contrat, et ce, en vertu du délai qui a été accordé par le règlement différé. Dans notre société actuelle, du fait des crédits, des prêts et des placements que proposent les établissements bancaires et les organismes de financements traditionnels, c’est bien entendu le type le plus commun et le plus répandu. Lire la suite de l’article »

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Le modèle «Takaful» au Maroc, est-ce possible ?

De l’assurance islamique, bientôt au Maroc ? Le cadre réglementaire actuel reste à réviser, en s’assurant qu’il n’affectera en rien le modèle de l’assurance conventionnelle.

La réflexion sur l’assurance islamique («Takaful») en est juste à ses balbutiements au Maroc. Il y a à peine un an et demi, en effet, que les acteurs économiques ont manifesté un réel intérêt pour la finance islamique, sujet de plus en plus médiatisé depuis l’avènement du gouvernement Benkirane. «Le Maroc doit rattraper le retard par rapport aux autres pays du Moyen-Orient et d’Asie du Sud-Est en matière de développement de l’assurance islamique, qui pèse près de 12 milliards de dollars en 2011». C’est ce qu’a martelé Mohamed Boulif, consultant à Al Maalya Islamic Finance Consulting & Training, lors du workshop organisé, le jeudi 19 janvier dernier, par la Bourse de Casablanca sous le thème « Assurance islamique : une autre opportunité pour drainer l’épargne au Maroc». Mais a-t-on besoin, pour ce faire, d’une réglementation spécifique pour mettre en oeuvre la commercialisation de ce type de produits ? «A priori, non. Le cadre réglementaire actuel peut faire l’affaire, mais il faut le réviser en s’assurant qu’il n’affectera en rien l’assurance conventionnelle.
Il existe plus de 500 articles à relire pour appréhender les dispositions pouvant constituer un frein à l’assurance islamique», explique Azzeddine Benali, du ministère de l’Économie et des Finances, précisant qu’«il s’agit de bien comprendre les fondamentaux de ce système avant de passer à la relecture de la réglementation en vigueur». En fait, le schéma de «Takaful» consiste en un système dans lequel un groupe de personnes (participants) contribue mutuellement à un fonds commun (fonds de «Takaful») dans l’objectif de s’octroyer une assistance mutuelle sous forme d’indemnité si un sinistre devait affecter un membre. Le terme «Takaful» est dérivé de la racine «Kafala» qui signifie entre autres «garantie». Certes, l’assurance conventionnelle partage le même objectif de protection des assurés. Seulement, elle contient des éléments importants prohibés en Islam dans son mode opératoire. Il s’agit du «Gharar» (l’incertitude), du «Riba» (l’intérêt) et du «Maysir» (jeu à éviter). Trois principes négatifs interdits par la Charia.

«Le “Gharar” peut avoir plusieurs connotations : incertitude, tromperie, risque, hasard ou encore ignorance. Ainsi, dans le cadre de l’assurance conventionnelle, l’opérateur réalise des profits nés de l’incertitude inhérente au contrat», a expliqué Mohamed Boulif. À titre d’illustration, dans l’assurance des biens, il existe deux scénarios pour une assurance automobile. Par exemple, le sinistre n’est pas déclaré durant l’année. Ainsi, l’assuré perd la prime versée et n’a rien en retour. L’opérateur, lui, s’enrichit de ce montant non justifié selon la Charia du fait de l’incertitude (“Gharar”) dans le contrat de vente. Dans le cas contraire, le sinistre est déclaré et l’indemnité sera fonction de l’étendue et du type du dommage. L’assuré pourrait disposer de la totalité du montant promis, moins ou même rien si le dommage n’est pas prévu par la police.

Le «Maysir», qui est la prise de risque induite par le contrat lui-même (risque contractuel), entache lui aussi le mode opératoire des assurances conventionnelles. En général, il va de pair avec le «Gharar». Quant au «Riba», il est présent, en général, dans les opérations d’investissement des primes versées par les preneurs d’assurance (Bons du Trésor ou obligations, par exemple). Pour être compatible avec la Charia, le portefeuille d’investissement ainsi que toutes les opérations de placement ne peuvent contenir des éléments d’intérêt. Une disposition difficile à mettre en œuvre, surtout que le gros des placements s’opère via des Bons de Trésor à intérêt. Il n’en reste pas moins que des experts voient d’un bon œil le développement de «Takaful» dans le Royaume. «Le marché national de l’assurance, qui est le deuxième d’Afrique en termes de dynamisme et le plus développé dans le Maghreb, devrait voir émerger l’un des plus grands marchés de «Takaful» dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord», assure Mohamed Ali Mrad, fondateur et PDG de MENA Finance, première société de conseil d’affaires islamiques en Afrique du Nord.

Secteurs prohibés par la Charia

L’assurance islamique est née au Soudan au début des années 80 et s’est développée rapidement dans l’Asie du Sud-Est et dans le Golfe. Ce marché connaît une forte croissance, mais la collecte reste encore modeste. La gestion active des fonds est surexposée à l’immobilier et aux actions. Seulement, par rapport à ce dernier point, un certain nombre de secteurs illicites sont prohibés par la Chari». Il s’agit notamment des activités liées à l’alcool, à la production du porc, à l’armement (notamment offensif), aux banques conventionnelles utilisant les intérêts («Riba»), aux compagnies d’assurance conventionnelles utilisant des contrats commerciaux comportant des incertitudes («Gharar»), aux parts de fonds communs de placement et des Sicav conventionnelles (car elles opèrent des placements en actions illicites et en instruments de dette conventionnelle tels que les obligations). La prohibition concerne aussi tout titre d’une entreprise endettée (en dette conventionnelle à plus de 30% de son capital).

http://www.lematin.ma

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Une banque qatarie rachète 15% d’Al Rifaï

source: QFIB

Qatar First Investment Bank (QFIB), une banque islamique d’investissement qatarie, a racheté 15% de la société libanaise Al Rifaï International Holding, spécialisée notamment dans la production de cacahuètes, pistaches, noix et amandes.

Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Elle marque cependant l’entrée de la QFIB dans l’industrie alimentaire. La présence d’Al Rifaï sur plusieurs marchés européens permettant à la banque de s’y implanter.

« Nous sommes fiers de notre partenariat avec Al Rifaï dont les performances étaient bonnes durant les dernières années », a souligné le PDG de la QFIB, Emad Mansour.

Représentée au sein du Conseil d’administration d’Al Rifaï, la banque qatarie sera impliquée dans les efforts de développement du Groupe.

Selon Euromonitor International, le marché des douceurs et des pistaches au Moyen-Orient devrait croître de 21% entre 2010 et 2014. Le chiffre d’affaires d’Al Rifaï a augmenté de 50% en 2011 et une croissance de 33% est prévue en 2012.

En 2010, Al Rifaï avait procédé à une augmentation de son capital de 15 millions de dollars à travers un placement privé d’actions dans le but de financer sa croissance au Liban et sur les marchés étrangers et investir dans de nouveaux équipements.

Au Liban, Al Rifai Roastery dispose de trois usines (deux à Mazraa et une à Sofar). Depuis 1997, une joint-venture libano-koweïtienne créée au Koweït couvre la demande des pays du Golfe et depuis 2008 Al Rifai Roastery produit des cacahuètes et des graines de toutes sortes à partir de ses unités industrielles implantées sur 10.000 m2 à Helsingborg, en Suède.

http://www.lecommercedulevant.com/

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25% de musulmans dans des écoles catholiques

Julien Heyligen

Les inscriptions d’élèves musulmans dans les 59 établissements catholiques de l’Essonne sont en hausse constante. Il y en aurait plus de 2000, soit près de 10% des effectifs.

<br />Quelle que soit leur religion, les jeunes bénéficient d’un enseignement de culture générale religieuse commun, mais ils sont séparés lors de la préparation pour les sacrements notamment.  </p><p>

Quelle que soit leur religion, les jeunes bénéficient d’un enseignement de culture générale religieuse commun, mais ils sont séparés lors de la préparation pour les sacrements notamment. | (AFP.)

Les établissements scolaires catholiques du département accueillent de plus en plus d’élèves musulmans. Aucune statistique officielle n’existe, mais, selon la direction diocésaine de l’enseignement catholique (DDEC), il y aurait près de 10% d’élèves musulmans sur un total de 22000 dans les 26 écoles, 16 collèges et 17 lycées chrétiens qu’elle gère dans l’Essonne.

 certains secteurs géographiques, comme à Evry, cela monte à près de 25% », précise Gérald Omnes, directeur adjoint à la DDEC. Un phénomène en pleine expansion, à l’heure ou deux projets d’établissement scolaire musulman, dont le département est aujourd’hui totalement dépourvu, sont en projet à Evry et à Corbeil (voir ci-contre). Lire la suite de l’article »

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Première rencontre entre le Crif et la Grande Mosquée de Paris

Mardi 17 janvier, le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Richard Prasquier a officiellement rencontré pour la première fois le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur.

« Juifs et musulmans, pour une citoyenneté en partage ». C’est sous cet intitulé que se sont officiellement rencontrés pour la première fois le président du Crif, Richard Prasquier, et le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur. Une rencontre placée sous le signe de la proximité entre les deux religions, la paix et la compréhension mutuelle. Le président du Crif a, dans son discours, d’abord expliqué la nécessité de mieux se comprendre, d’œuvrer pour le rapprochement des juifs et musulmans de France. Il a ensuite rappelé les liens qui unissent les deux communautés depuis des décennies, que ce soit pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque des juifs ont trouvé refuge dans l’enceinte de la Grande Mosquée, ou plus tard lors de rapprochements entre l’ancien recteur Hamza Boubakeur et les Grands Rabbins de France Jacob Kaplan et René-Samuel Sirat.

Richard Prasquier a brièvement évoqué le conflit israélo-palestinien, exhortant les deux parties à ne pas exporter le conflit en France : « Il s’agit d’un différend d’ordre politique et non métaphysique, qu’il doit avoir des solutions politiques locales et qui ne doit en aucun cas être instrumentalisé chez nous ». Il a enfin explicité les motifs de cette rencontre entre les deux institutions que sont le Crif et l’Institut musulman de la Mosquée de Paris, « pour marquer la priorité de l’enjeu d’une relation forte et apaisée entre juifs et jusulmans en France. Pour un vivre ensemble harmonieux, respectueux des valeurs républicaines et citoyennes ». Le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a quant à lui commencé par illustrer, dans son discours, la proximité entre juifs et musulmans qui se retrouve au sein même du Coran : citant plusieurs versets faisant référence aux juifs (désignés comme  »fils d’Israël »), le recteur a rappelé que le nom de Moïse se retrouve 134 fois dans le Livre saint et celui d’Abraham 44 fois. Lire la suite de l’article »

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Crif et Grande mosquée de Paris appellent à « faire tomber le mur de la méfiance »

La Grande mosquée de Paris et Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) se sont engagés, lors de leur première rencontre officielle mardi 17 janvier à la mosquée de Paris, « à faire tomber le mur de la méfiance » entre leurs deux communautés.

Prenant la parole devant une cinquantaine de représentants juifs et musulmans, Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, a souhaité « juguler l’impression de malaise et de non-communication entre les deux familles spirituelles concernées ». « Constatons qu’avant tout, c’est l’ignorance ou la volonté d’ignorance réciproque qui peut être un facteur qu’il urge avant tout de combattre. Il faut reconstruire une mémoire commune », a-t-il martelé.

Soulignant que « l’islam n’est pas antisémite », Dalil Boubakeur a proposé que des commissions œuvrent pour rétablir la connaissance réciproque des deux communautés, notamment par un travail dans le domaine de l’histoire, de la civilisation.

« UN DIFFÉREND D’ORDRE POLITIQUE ET NON MÉTAPHYSIQUE »

Une autre commission œuvrerait pour « éviter que les tensions nées hors de France aient un retentissement chez nous » et empêcher chaque communauté de se « communautariser dans l’inquiétude ».

Dans son intervention, Richard Prasquier, président du Crif, a souligné en préambule que son organisme, qui rassemble représente 72 organisations juives en France, n’a aucune légitimité théologique dans cette rencontre.

« La problématique qui est la nôtre est politique et non pas religieuse », a-t-il donc expliqué, soulignant que les difficultés nées du conflit israélo-palestinien « parfois inutilement invoqué » comme enjeu de politique intérieure, est avant tout « un différend d’ordre politique et non métaphysique, qu’il doit avoir des solutions politiques locales et qu’il ne doit en aucun cas être instrumentalisé chez nous ». Lire la suite de l’article »

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