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Archives pour 09/2009

Commence par toi-même

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Un homme est allé à Ibn Abbas (que Dieu lui accorde Sa satisfaction) et dit: “O Ibn Abbas, je veux encourager les gens a faire le bien et les interdire a faire du mal.” Ibn Abbas lui répond, “Et as-tu atteint ce niveau?” Il dit: “J’espère que c’est le cas.” Il dit: “Si tu ne crains pas d’être exposé par trois Versets du Livre de Allah alors vas y.” L’homme a demandé: “Et quelles sont-elles?” Ibn Abbas mentionne ce verset:

“Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire…” (Coran 2:44)

Et alors il demande: “As-tu appliqué les implications de ce verset?” Il lui réponds: “Non.” Ibn Abbas alors mentionne le deuxième verset:

“Ô vous qui avez cru! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas? C’est une grande abomination auprès d’Allah que de dire ce que vous ne faites pas.” (Coran 61:2-3)

Ensuite Ibn Abbas lui demande: “As-tu appliqué les implications de ce verset? Il dit: “Non.” Il mentionne alors le troisième verset concernant Shuaib (la paix soit sur lui):

“…Je ne veux nullement faire ce que je vous interdis…” (Coran 11:88)

Ensuite Ibn Abbas lui demande: “As-tu appliqué les implications de ce verset? Il dit: “Non.” Ibn Abbas lui réponds: “Commence alors avec toi-même.”

Traduit de:
Gems and Jewels
Compiled by: Abdul-Malik Mujahid

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L’égyptologie dans le Coran

Un tiers du Coran est constitué d’histoires, et parmi ces récits, beaucoup ont eu lieu en Egypte, notamment ceux des prophètes Ibrahim, Youssouf, Moïse, … (Paix sur eux). Cet article composé de six parties les met en relation avec les différentes recherches en égyptologie à ce sujet. En voici les différentes parties : Les chameaux d’Abraham, le pharaon de l’exode, la différence entre roi et pharaon, le nom de Hâman, la construction des pyramides.

1. Les chameaux d’Abraham

Les chameaux apparaissent souvent dans le récit biblique. Genèse XII, 15, Pharaon offre des chameaux à Abraham :

Le serviteur [d’Abraham] prit dix chameaux parmi les chameaux de son maître et partit ; et tous les biens de son maître étant dans sa main, il se leva et alla à Aram Naharaïm, du côté de la ville de Nahor. Il fit agenouiller les chameaux hors de la ville… (Genèse XXXIV,10)

Ils sont présents avec Isaak (Genèse XXIV, 61,64…) et Jacob, petit fils d’Abraham (Genèse XXX, 43 ;XXXII,16…), ainsi que dans l’exode, où le chameau fait partie des richesses de pharaon.

Les biblistes situe Abraham vers 1700 av JC. A cette époque, le chameau est un animal inconnu en égypte. Il n’était pas non plus domestiqué en Mésopotamie. En effet, il n’apparaît pas dans les peintures murales des temples, ni dans les tombes ou les pyramides, ni dans les écrits. Il fut introduit en Égypte bien longtemps après par les Romains (IIe s. av. JC)1.

Voyons maintenant, si le Saint Coran parle de chameaux domestiqués pour des périodes antérieures au IIe s. av. JC. En fait, il existe deux versets pour lesquels il est question de chameaux :

« Et lorsqu’ils ouvrirent leurs bagages, ils trouvèrent qu’on leur avait rendu leurs marchandises. Ils dirent : « Ô notre père. Que désirons-nous (de Plus) ? Voici que nos marchandises nous ont été rendues. Et ainsi nous approvisionnerons notre famille, nous veillerons à la sécurité de notre frère et nous nous ajouterons la charge d’un chameau et c’est une charge facile ». » (Coran 12/65)

« Ils répondirent : « Nous cherchons la grande coupe du roi. La charge d’un chameau à qui l’apportera et j’en suis garant ». » (Coran 12/72)
haman
Ces deux versets correspondent au récit concernant le prophète Yousouf (Joseph) –paix sur lui–, et qui se situe largement avant le IIe s. av. JC. Le mot qui a été traduit par chameau est le mot ba’ir , et toutes les traductions connues traduisent ce mot par chameau. Cependant, selon l’islamologue Jacques Berque2, il n’est pas exact de le traduire par chameau ; pour lui, le mot ba’ir signifiait à l’époque tout ce qui porte, bête de somme : tel est le sens d’après ce qu’exprime sa racine selon tous les dictionnaires d’arabe ancien, et d’ailleurs, le chameau est mentionné dans le Coran avec un mot tiré d’une toute autre racine jamâl (que l’on trouve en Coran 7/40). C’est le sens de bête de charge, bête de somme, qu’il admet dans sa traduction, ce qui correspond ici aux récentes découvertes de l’égyptologie.

2. Le pharaon de l’exode

Notre étude ici est tirée d’un livre du Docteur Bucaille3. Dans celui-ci, Il s’évertue à démontrer ses dires par des faits précis : pour lui le pharaon de l’exode n’est autre que Mineptah. Retenons ici les grandes lignes de sa démonstration.

La stèle d’Israël est un des passages qui est le plus intéressant. En effet, cette stèle a fait dire à beaucoup de scientifiques que l’exode a eu lieu avant l’élaboration de cette stèle car il y est écrit :

Les princes sont prosternés en disant : Salam

Il n’y en a pas un qui lève la tête parmi les Neuf-Arcs

Depuis que les libyens sont domptés, le pays des Hittites est en paix

Canaan est purgé de tout ce qu’il y avait de mauvais

Ascalon est conquise, on tient Géser

Yenoam est réduite à ne plus exister

Israël est anéanti, il n’a plus de céréales

Le Khor est en veuvage par rapport à l’Égypte

Tous les pays s’appliquent à la paix

Quiconque brigande, on le réprime.

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Finance Islamique : panorama de l’offre de formation en France et dans le monde

La formation d’experts en Finance Islamique s’accélère au niveau mondial, y compris en France.

Tous les acteurs de la finance islamique s’accordent sur le fait que la formation est aujourd’hui l’un des enjeux critiques pour accompagner le développement de cette industrie. Le secteur se développe en effet plus vite que sa capacité à former des experts. La finance islamique a besoin d’experts de la finance, qui doivent également disposer ou acquérir une très bonne compréhension du référentiel islamique.

Outre les Scholars qui constituent le corps d’élite des jurisconsultes de la Finance Islamique, la croissance de celle-ci requiert la formation de spécialistes en droit, en Charia, en relations commerciales, en systèmes d’information, en ingénierie financière… avec une spécialisation adaptée au diverses filières de la finance islamique tels que l’assurance, la banque de détail et la banque d’affaires, le capital investissement, la gestion de fonds, la microfinance, etc.

Pour répondre à ces besoins, les filières de formation d’experts tendent à se multiplier au niveau mondial, ainsi qu’en témoigne la liste des formations anglophones ci-dessous :

* Faculty of Islamic Studies (Qatar) – Master of Science in Islamic Finance & Diploma in Islamic Finance
* The Chartered Institute of Management Accountants (UK) – Certificate in Islamic Finance
* ICMA Centre University of Reading (UK) – MSc in Investment Banking and Islamic Finance
* Markfield Institute of Higher Education (UK) – Master in Islamic Banking Finance and Management
* Institute of Islamic Banking and Insurance (UK) – Formation Continue
* Cass Business School (UK – Dubai) – Cass EMBA Dubai Program
* La Sapienza university & ISME (Italie) – Master’s Degree in Mediterranean and Arab Finance and Banking
* Ecole Supérieure des Affaires – ESA (Liban) – Executive Master in Islamic Financial Management
* The International Centre for Education in Islamic Finance (Malaisie) – Masters in Islamic Finance
* International Institute of Islamic Finance Incorporated (Malaisie) – Formation Continue et Executive MBA Islamic Finance
* Islamic Banking and Finance Institute Malaysia (Malaisie) – IBFIM i-series Programmes
* Emirates Institute for Banking & Financial Studies (UAE) – Banking Diploma
* Bahrain Institute of Banking and Finance (BIBF) professional training Institute (Bahrein) – Diploma in Islamic Accounting and Compliance
* Trisakti University (Indonésie) – Post Graduate Program on Islamic Economics and Finance

L’essor des formations longues en France

IFESI. En France, la première formation fut lancée fin 2008 à Paris par un institut privé : l’IFESI. Le « Diplôme de Finance Islamique (DFI)», à même d’accueillir 25 étudiants. Les cours furent concentrés sur trois soirées par semaine, et complétés par une conférence organisée en Janvier 2009 sur l’éthique de la finance islamique. Dispensée par des enseignants et experts reconnus, la formation fut articulée autour de trois modules :

Finance et réglementation : marché, règlementation, normes comptables, et gouvernance. Sur un plan purement technique, ce module mettait l’accent sur l’analyse financière, les techniques bancaires (retail, investissement), et le Takaful (Assurance mutuelle islamique), la structuration de produits ainsi que la titrisation. Sociologie, histoire, économie politique et éthique : l’approche de ce module a consisté à analyser les influences historiques, sociologiques et politiques de la finance islamique, et à mettre en perspective les principes de la finance islamique avec les discours des autres religions monothéistes. Droit islamique : ce module a offert une introduction aux principes de la Shari’ah et aux préceptes du Fiqh, puis un enseignement en Fiqh al Mu’amalat (droit des transactions commerciales et financières).

Ecole de Management de Strasbourg. En janvier 2009, fut lancé le Diplôme universitaire en finance islamique mis en place par l’Ecole de Management de Strasbourg. Ouverte aux étudiants et aux professionnels, cette formation d’une capacité de 35 élèves a une coloration juridique marquée.

Sur 400 heures dispensées, plus de la moitié sont consacrées à l’enseignement du droit. Le reste est consacré à la finance, l’économie, la sociologie, le Fiqh Mu’amalat, les ressources humaines et la réglementation. Les cours sont concentrés sur trois jours par mois, précédés par une conférence sur un thème spécifique. Cette formation qui se terminera en Janvier 2010, a reçu un large écho dans la presse économique et financière.

Université de Paris-Dauphine. En juin 2009, l’Université de Paris-Dauphine a annoncé le lancement d’un diplôme de niveau Master 2, intitulé « Principes et Pratiques de la finance islamique » dont la rentrée est prévue à la mi-novembre 2009. Le responsable de cette formation, Mr Elyes Jouini est Vice-président de l’Université Paris-Dauphine et co-auteur du Rapport remis à l’Europlace fin 2008 intitulé “Enjeux et opportunités du développement de la finance islamique pour la place financière française” qui propose 10 mesures pour mobiliser 100 Milliards d’euros de capitaux Charia compatibles (voir ci-dessous).

Cette formation diplômante s’adressera pour moitié à des étudiants titulaires au minimum d’un Master 1, et pour l’autre moitié à des professionnels. La formation, de 350h, sera dispensée en alternance et concentrée sur deux journées (vendredi et samedi) afin de permettre aux professionnels de suivre les enseignements et aux étudiants d’exercer dans le milieu professionnel ou universitaire.

Dotée d’un corps professoral très qualifié, cette formation s’articule autour de 5 modules : Finance fondamentale, Environnement International, Approches Conceptuelles, Banque, Assurance et Marchés financiers, Techniques Islamiques de la Finance. L’Université Paris-Dauphine a également annoncé le lancement d’une Chaire en finance islamique.

L’Institut international de la pensée islamique (IIIT-France) lance pour l’année 2009-2010, une formation pour l’obtention d’un Diplôme en Economie et Finance Islamique (DEFI).

Les formations courtes en France

D’autres universités et écoles ont également introduit un enseignement plus court sur la finance islamique, entre autres :

Reims Business School. En juin 2009, la Reims Business School a démarré une formation de deux semaines proposée par M. Ghassen Bouslama (Professeur de Finance à l’ESC Reims). Cette formation de 45h destinée à des étudiants français et étrangers en échange, enseignée intégralement en anglais réplique le programme de l’IFQ en vue d’entrainer à la préparation de l’examen de ce dernier. La formation est proposée pour des étudiants en Master 1 et Master 2, inscrits dans le programme Sup de Co Reims. Pour l’année 2010, la formation sera assurée sur deux périodes : trois semaines en janvier et trois semaines au mois de juin avec peut-être l’une de ces deux sessions assurée en français.

Sciences Po Paris. Un enseignement de 12h, ‘Introduction marchés de capitaux islamiques’, sera dispensé par Mr Hassoune (Vice Président et Senior Credit Officer Moody’s) dans la spécialité « Affaires Internationales » du Master Finance et Stratégie.

Ecole Supérieure de Commerce de Lille. L’Axe thématique “Intégration financière et monétaire européenne”, entité du CNRS dont Dhafer Saïdane est un des animateurs, organise un Workshop annuel d’une journée sur le thème de la finance islamique. En mars – avril 2010 aura lieu le deuxième workshop à l’EM de Strasbourg.

IAE de Toulouse (UT 1). Un enseignement de 6h, consacrées à la finance islamique est assuré par les membres de l’association Finequity à partir de 2009 pour tous les Master 2 de Finance.

L’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Plusieurs heures sont consacrées à la finance islamique dans plusieurs cours, telle une séance d’introduction à la finance islamique dans le séminaire de Christian de Boissieu ‘Dynamique des marchés des services bancaires’. Séance inscrite au second semestre des Master Pro Banque et Finance.

IAE de Paris 12. Un enseignement de 12 heures de finance islamique est prévu pour le mois de Septembre 2009.

Sup de Co Paris. Une option Finance islamique pour la majeure finance est proposée aux étudiants, qui peuvent la suivre à l’ESA de Beyrouth.

Et notons enfin HEC, la Faculté d’Evry, ainsi que la Faculté de Lyon, qui proposent toutes des ateliers de durée variable en finance islamique.

L’avenir ?

La création de formations d’excellence proposera au marché des experts capables d’enrichir l’ingénierie financière islamique et de mieux répondre aux besoins humains de la jeune industrie de la finance islamique autant en France qu’en Europe. C’est à cette condition que l’industrie de la finance islamique gagnera en stabilité, et offrira un appui et un relais sûr à la finance conventionnelle.

En France, les bases sont posées. La finance islamique a plus que démontré son attractivité. Le gouvernement français par la voix de la ministre de l’Economie a pris conscience de son intérêt et a encouragé son essor. La prochaine étape logique est donc l’implantation d’IFI (Institutions Financières Islamiques)en France.

Quels seront les débouchés des personnes formées dans la mesure où aucune IFI n’est encore implantée en France ?

Bien que reposant sur un nombre d’expert encore modeste, il existe une véritable expertise en finance islamique au sein de l’industrie financière française. Il existe donc bien des opportunités sur le sol français, pour enrichir ces équipes existantes, et leur permettre de gagner en parts de ce marché très dynamique. Plusieurs sociétés françaises ou étrangères installées en France accompagnent aujourd’hui des clients français ou étrangers sur le sujet (Cabinets de Conseils, Cabinets d’avocats, Banques et assurances). Mais concernant la banque islamique proprement dite, source potentielle de recrutement massif, où en est-on?

La récente déclaration de Mme Lagarde lors du Forum Europlace le 2 Juillet 2009, en faveur de la finance islamique, annonçait dès l’automne la continuation des aménagements juridiques (Istisnah, Facilitation pour l’émission des sukuks) qui devrait faciliter l’implantation de banques islamiques en France.

Le 29 et 30 Septembre 2009 se tiendra lieu à Paris la très attendue « conférence Euromoney », qui établira un état des lieux de la finance islamique en France et dressera le tableau des opportunités que représente l’établissement de banques islamiques sur le territoire hexagonal.

http://ribh.wordpress.com/2009/09/24/panorama-formation/

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La «mosquée de verre» qui séduit l'Allemagne

En Allemagne, la petite ville de Duisbourg, où s’est construite l’une des plus grandes mosquées d’Allemagne, est désormais le symbole d’une intégration réussie.

C’est ce que l’on appelle le «miracle de Duisburg». En octobre dernier, dans un quartier ouvrier de cette petite ville de la Ruhr, a été inaugurée l’une des plus grandes mosquées d’Allemagne. Sans aucune protestation du voisinage ni aucune manifestation xénophobe. Depuis un an, le «miracle» perdure : l’exemple de la mosquée de Marxloh est devenu un cas d’école pour de nombreuses autres municipalités allemandes, confrontées aux mêmes problèmes d’immigration.
GERMANY-RELIGION-ISLAM-MOSQUE
À Cologne, à seulement 55 km de là, à Berlin ou à Francfort, des milliers d’Allemands se sont insurgés contre de telles nouvelles constructions, symboles, selon eux, «de l’échec de la politique d’intégration» . Rien de tout cela à Duisburg. Au contraire : catholiques, protestants et musulmans, ils étaient nombreux ce dimanche, pour la fête de l’Aïd, à partager galettes et confiseries devant «leur» mosquée.

Est-ce parce que les musulmans de Marxloh ont renoncé à l’appel du muezzin, qu’ils se sont contentés d’un minaret de 34 mètres de hauteur, moitié moins que le clocher de l’église voisine ? «C’est tout simplement parce que les gens se sont assis ensemble et se sont parlés, explique Mehmet Özay, le président de la communauté turque de Marxloh. La clé, c’est la transparence. En 2001, nous avons mis en place un « conseil » composé de représentants des autres religions, de politiques, de responsables d’associations, etc. Ce sont eux, par exemple, qui nous ont recommandé ces grandes baies vitrées : ainsi, nous montrons que nous n’avons rien à cacher.»
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La polygamie

27/09/2009 2 commentaires

 »…si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule… »

Mener deux, trois vies à la fois ? « Un jeu d’enfant ! » souffle Paul. Il avale son petit noir, à la table d’un café, et s’amuse à l’idée de dévoiler son odyssée sentimentale. « J’ai toujours été infidèle, lâche-t-il. J’ai rencontré ma femme à 22 ans et, avant même qu’on vive sous le même toit, je l’ai trompée. » Ce butineur hédoniste, âgé de 48 ans, aux cheveux poivre et sel, a longtemps pratiqué une « drague de cueillette plutôt que de culture ». Transporté par le désir, il gratifie ses maîtresses d’un « chérie », pour ne pas se tromper de prénom, et, s’il peut les cueillir au travail, il ne s’en prive pas. Son plaisir, c’est la chasse, la conquête. « Ce moment d’une grâce inouïe, poursuit-il, qui fait basculer la femme de la réserve à l’abandon. » Une proie de choix, l’épouse. « La femme mariée, deux enfants, 35 ans, est intéressante parce qu’elle ne veut pas d’emmerdes, dit-il, et recherche des frissons qu’elle ne connaît plus. »
900808-1111154
Selon l’avocate Sylvie Cohen-Solal, habituée aux affaires de divorce dans son cabinet parisien, « L’adultère reste la faute la plus invoquée, explique-t-elle. Et ce sont les femmes, à 88%, qui demandent le divorce. Il y a deux sortes d’infidélité: l’accident de parcours et la liaison installée. Ce sont plutôt des hommes, âgés de 40 à 50 ans, qui mènent cette double vie. C’est la résidence alternée: la semaine chez la femme, le week-end chez la maîtresse ! » A 30 ans, Isabelle était abonnée au week-end. C’était elle, la clandestine. Elle a vécu sept ans en pointillé avec un homme marié dont la femme vivait en province. Le jour où elle a voulu un enfant, il a hurlé. Elle l’a quitté. « J’ai eu droit aux promesses, aux insultes, aux menaces, dit-elle. Il a tout tenté pour me récupérer. »
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I’mHalal : Google halal le nouveau moteur de recherche

L’Express.fr | Posté le : Samedi 19 septembre à 12:37

I’mHalal est un moteur de recherche spécial pour les musulmans. Il veut bloquer les pages impures selon les préceptes du Coran

I’mHalal est le premier moteur de recherche spécialement créé pour que les musulmans puissent être des utilisateurs actifs sur le Web sans tomber sur des pages qui seraient considérées comme impures selon l’islam. Pour aider les internautes, en plus des résultats de ses recherches, il ajoute pour chaque site une note sur 3.

Le mot « porc » reçoit ainsi la note de 1/3: un peu interdit, mas pas trop. Même note pour le mot « alcool »: il atteint le niveau 1. I’mHalal apprécie moins le mot « Gay »: 2/3.

Pas d’interdiction jusque là: l’utilisateur peut toujours décider de cliquer sur les pages que I’mHalal lui aura données en réponse à sa requête.

En revanche, le mot « porn » (porno en anglais) est complétement prohibé, avec un score de 3/3 dans l’échelle des interdictions islamiques… « Nous vous recommandons de lancer une recherche avec un autre terme ».

Le site propose aussi aux internautes de signaler un site haram (interdit selon les préceptes du Coran) qui aurait réussi à passer entre les mailles des filtres halal du moteur de recherche.

Le créateur du moteur lancé le 1er septembre, Reza Sardeha, fondateur de la société néerlandaise AZS Media Group, a expliqué que l’objectif est de servir de « filtre ». Son ambition: devenir le moteur de recherche numéro 1 du monde musulman.

« Notre objectif est de fournir aux musulmans un environnement sécurisé pendant leur navigation sur Internet. Nous espérons que I’mHalal deviendra la page d’accueil de beaucoup de familles », explique-t-il au site Atelier.fr.

Pour l’heure, Im’Halal est disponible dans 12 langues (Français, Anglais, Espagnol, Russe, Allemane… ) dont 6 en phase de test.

L’Islam n’est pas la seule religion à bénéficier d’un moteur « certifié ». La communauté juive peut déjà surfer sur des sites kasher grâce à Koogle et les catholiques peuvent proposer leurs requêtes à Cathoogle. A chacun son moteur de recherche…

http://www.algerie360.com/high-tech/web/imhalal-google-halal-le-nouveau-moteur-de-recherche

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L’actif des banques islamiques a progressé de 66%

L’Expression | Posté le : Samedi 29 août à 2:18

Les actifs des 100 premières banques islamiques mondiales ont progressé de 66% en 2008 par rapport à 2007 malgré la crise financière mondiale, a indiqué vendredi la presse spécialisée.

Les actifs détenus par ces banques en 2008 étaient de 580 milliards de dollars, contre 350 milliards de dollars un an plus tôt, alors que les actifs des 300 premières banques d’Asie n’ont progressé que de 13,4%, selon une enquête annuelle publiée par un magazine asiatique spécialisé.

«Malgré la crise financière (…) qui a touché tant d’institutions occidentales, les banques islamiques ont continué à progresser en taille et en importance», a souligné l’enquête.

Le principe fondamental de la finance et de la banque islamique est l’interdiction de l’usure.

Dans le classement, les banques iraniennes occupaient 7 des 10 premières places tandis que les banques d’Arabie Saoudite étaient les plus rentables, selon le magazine.

La banque d’Arabie Saoudite Al Rajhi Bank à titre d’exemple affichait un produit net bancaire de 1,74 milliard de dollars, soit plus de 5 fois les bénéfices de la Bank Tejarat, la banque iranienne la plus rentable.

En dehors du Moyen-Orient, deux banques islamiques britanniques figurent dans le top 100.

R.N

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Les banques algériennes soumises à de nouvelles conditions

La Tribune | Posté le : Samedi 26 septembre à 20:43
La banque d’Algérie a promulgué un nouveau règlement applicable aux opérations bancaires.

Le texte a été publié au Journal officiel. Les nouvelles règles définissent en fait à grands traits les opérations de banques et d’établissements financiers et leurs relations avec la clientèle, dans le cadre de l’ordonnance d’août 2003 relative à la monnaie et au crédit.

Il est ainsi indiqué dans ce texte que les banques et les établissements financiers peuvent proposer à leur clientèle des produits bancaires spécifiques, une offre soumise à un préalable, celui d’une autorisation que les institutions financières peuvent se faire délivrer auprès de la Banque d’Algérie.

Cela dans le souci d’une meilleure évaluation des risques afférents aux nouveaux produits. De quoi s’agit-il ?

Les conditions émises par la première autorité bancaire concernent la rémunération, les tarifs, et les commissions appliqués à des opérations bancaires.

La Banque centrale précise à ce sujet que «les taux d’intérêts créditeurs et débiteurs ainsi que les taux et niveaux des commissions applicables aux opérations de banque sont librement fixés par les banques et établissements financiers. Néanmoins, la Banque d’Algérie peut fixer le taux d’intérêt excessif. Les taux d’intérêt effectifs globaux sur les crédits attribués par les banques et établissements financiers ne doivent en aucun cas dépasser le taux d’intérêt excessif».

Le texte note également que «les banques et établissements financiers sont tenus de respecter scrupuleusement les conditions applicables aux opérations de banque qu’ils ont déterminées, dans la limite du taux d’intérêt excessif fixé par la Banque d’Algérie. Ils doivent porter à la connaissance de leur clientèle et du public les conditions qu’ils pratiquent et principalement les taux d’intérêt nominaux et effectifs globaux».

Il y est ainsi mentionné qu’à l’ouverture d’un compte, ils sont tenus d’«informer leurs clients sur les conditions de son utilisation, sur les prix des différents services auxquels ils donnent accès et sur les engagements réciproques de la banque et du client».

Ces conditions doivent être portées dans la convention d’ouverture de compte ou sur des documents transmis à cet effet.

«Pour toutes les opérations de crédits en compte, les banques doivent obligatoirement créditer le compte du client dans les délais correspondant à la date de valeur réglementaire , autrement une rémunération devra être versée au client», est-il souligné dans le règlement en question.

Une des mesures prises ces dernières années et qualifiée d’importante reste l’augmentation du montant du capital minimum requis des banques et établissements financiers. La mesure vise à renforcer les règles prudentielles, entre autres.

Aujourd’hui, le paysage bancaire algérien est diversifié : il est fait de banques et d’établissements financiers publics, de banques et d’établissements financiers à capitaux mixtes, d’une Caisse de garantie des marchés publics (CGMP), et d’une Caisse de garantie des exportations (CAGEX).

Entre autres banques étrangères autorisées ces dernières années à ouvrir des filiales en Algérie, on peut citer les groupes bancaires Société Générale, BNP Paribas, Natixis, HSBC et Citigroup ainsi que d’autres banques arabes et maghrébines.

Une recapitalisation des banques publiques a été effectuée en 2008, au titre de la loi de finance complémentaire 2008. Une opération qui avait coûté à l’Etat 40 milliards de dinars.

Youcef Salami

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Finance islamique: Le marché des Sukuks en plein essor

Les flux financiers dits islamiques ne font que croître. Ainsi les obligations islamiques (Sukuk) ont connu une croissance sans précédent en 2009. dans ce sens une note récente de l’agence Standard & Poor’s indique que l’encours des nouvelles émissions de sukuks atteint 9,3 milliards de dollars, contre 11,1 milliards sur la même période en 2008 entre janvier et juillet 2009.

finance-islamicLe nombre d’émissions, 70, n’a pas varié par rapport à l’année dernière. Par contre, on note une concentration accrue, les dix premières obligations totalisant 78% de l’encours total émis, contre 58% l’année dernière. A elle seule, la Malaisie a enregistré environ 45% des nouvelles émissions de sukuks, devant l’Arabie saoudite avec 22%.

Celle-ci a toutefois émis la plus grosse obligation islamique, celle de Saudi Electric Co, pour un total de 1,8 milliard de dollars. En deuxième lieu vient l’émission ordonnée par le fonds souverain malaisien, Terengganu Investment Authority, pour un total de 1,4 milliard de dollars, garanti par l’Etat malaisien. Dans son ensemble, le Golfe pèse pour 36% dans ce marché (contre 60% pour l’Asie).

Durant les sept premiers mois de l’année 2009, les Emirats n’ont émis qu’un seul sukuk, de 400 millions de dollars. Dans le même temps, la Gambie continue à être le seul pays africain à recourir à ce type de financement. La Banque centrale locale a émis une série de sukuks pour un total de 7,8 millions de dollars. Autre tendance relevée cette année, la montée en force des fonds souverains et des Etats, représentant 75% des émetteurs.

Pour rappel, le potentiel du marché bancaire islamique est estimé à 4 200 milliards de dollars par le cabinet d’expertise Standard & Poor’s et les fonds islamiques pèsent, à ce jour, 500 milliards de dollars, bénéficiant d’une croissance annuelle moyenne de 15%.Selon une autre estimation, les flux financiers hallal atteignent actuellement 840 milliards de dollars.

Il existe aujourd’hui environ 345 institutions de finance islamique répertoriées dans quelque 70 pays. Aussi, et selon une enquête du magazine The Asian Banker, les actifs des 100 plus grandes banques islamiques mondiales ont augmenté de 66% en 2008, lesquels détenaient 405 milliards d’euros d’actifs fin 2008. Au total, le secteur pèserait quelque 500 milliards d’euros.

Les 100 premières banques islamiques détenaient fin 2008 des actifs de 580 milliards de dollars (405 milliards d’euros), contre 350 milliards de dollars (244,5 milliards d’euros) un an plus tôt. Durant la même période, les actifs des 300 premières banques d’Asie n’ont progressé que de 13,4%. source: Le maghreb.

http://www.city-dz.com/?p=15559

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Finance Islamique : ACERFI, 1er Shariah Board en France

ACERFI est un nouveau pôle d’activité de l’Association Aidimm spécialisé dans l’Audit, la Conformité Et la Recherche en Finance Islamique.
L’association AIDIMM (Association d’Innovation et de Développement économique et IMMobilier), en partenariat avec le cabinet de conseil britannique spécialisé en Finance Islamique, IFAAS (Islamic Finance Advisory and Auditing Services) ont le plaisir d’annoncer la création du Comité ACERFI (Audit, Conformité Et Recherche en Finance Islamique), structure de base en vue de l’élaboration du premier Shariah Board francophone composé des personnalités suivantes :

- Cheikh Zakaria Seddiki, Docteur en Sc. Islamiques de l’Université Al-Ashar, Ancien professeur de l’IESH, directeur de la “Maison des Savoirs”.

- Moufti Fayzal Valy, diplômé en Shariah et en Fiqh de l’Université Islamique Zakariya – Johannesburg – Afrique du Sud, Imâm et enseignant à la Mosquée de Saint-Pierre, rédacteur en chef du mensuel « Al Faqîh ».

- Moufti Louqman Ingar, diplômé en Sciences de Gestion à l’Université de la Réunion, diplômé en Shariah et en Fiqh de l’Université Islamique Azaadville – Johannesburg – Afrique du Sud, Imâm et enseignant à la Grande Mosquée de Saint-Denis.

- Moufti Chakil Omarjee, diplômé en Shariah et en Fiqh de l’Université Islamique Kantharia–Gujarat – Inde, Imâm et enseignant à la Mosquée du Port.

- Molwi Mouhammad Patel, diplômé en Shariah et en Qirâte de l’Université Islamique Zakariya Johannesburg – Afrique du Sud, Imâm et enseignant à la Mosquée de Saint-Pierre, directeur de rédaction du trimestriel «Al Islam».

- Cheikh Mohamed El Bechir, Diplômé d’une Maîtrise de Fiqh à l’Université de Bagdad, Diplômé d’un Master en Finance Islamique, Doctorant à l’Institut de Recherche en Gestion.
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Obligations islamiques “Sukuk” : Paris devance Londres

Avec une première émission de Sukuk pour un milliard d’euros, Paris s’apprête à devancer Londres

Selon Mohammad Farroukh Raza, directeur d’Islamic Finance Advisory Assurance Services (IFAAS), qui est le cabinet conseil en Charia exclusif pour l’opération, la première émission d’une obligation islamique en France, initialement prévue avant octobre, a été reportée à fin 2009 – début 2010, le temps d’aplanir certains aspects techniques.

L’émission constituera une première en Europe en matière de Sukuk “corporate” et sera initiée par une institution financière privée française.

http://ribh.wordpress.com/2009/09/18/obligations-islamiques-sukuk/

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Le Parlement français autorise l’émission d’obligations islamiques “Sukuk”

Le texte présenté par la députée UMP Chantal Brunel a principalement pour objet de faciliter l’accès des petites et moyennes entreprises au crédit. Le texte adopté par le Parlement, réforme la règlementation concernant la fiducie pour permettre l’émission de “sukuk” en France.
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A la différence des obligations classiques, les “sukuk” sont adossées à un actif tangible et ne paient aucun intérêt, les investisseurs recevant des coupons correspondant à une part des profits dégagés par l’actif sous-jacent.

Le texte oblige les banques mais aussi les organismes d’assurance à justifier leur désengagement si l’entreprise le demande. De plus, l’entreprise pourra solliciter des explications relatives à la notation interne dont elle fait l’objet par son agence bancaire.

Il prévoit la création d’un prêt spécifique pour les PME fondées depuis deux à cinq ans garanti par l’établissement public OSEO, et comporte plusieurs dispositions visant à alléger les procédures concernant les PME, comme la suppression de l’obligation pour les sociétés unipersonnelles d’établir un rapport de gestion.

Source : Reuters

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Viande halal en pays de Caux

VALLIQUERVILLE. La boucherie d’Olivier Hélie propose
de la viande d’animaux abattus selon les préceptes de l’islam.
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Depuis trois ans maintenant,Valliquerville abrite une boutique peu commune au sein du pays de Caux : une boucherie halal, c’est-à-dire spécialisée dans la viande d’animaux abattus selon les rites musulmans.
C’est par son travail d’éleveur sur la commune qu’Olivier Hélie a eu l’idée de lancer ce projet : « Je vendais pas mal de moutons, ce qui m’a amené à connaître la population musulmane. J’ai eu alors envie de monter une boucherie qui se démarque un petit peu des autres ».
Le boucher s’est depuis constitué une clientèle fidèle sur la région, certains acheteurs venant parfois du Havre ou de Notre-Dame-De- Gravenchon. Sa particularité : travailler uniquement avec un abattoir spécialisé et reconnu de Cany-Barville. Un vrai gage de qualité, « à la différence de boutiques qui achètent de la viande de Rungis sans savoir la provenance », précise-t-il.

Des acheteurs fidèles
Le double statut d’éleveur et de boucher d’Olivier Hélie apporte une traçabilité qui fidélise les acheteurs : « Certains viennent en famille choisir un boeuf entier, et le reprennent découpé la semaine suivante ».
Bien que la clientèle de la boucherie soit constituée d’autant de musulmans que de non-musulmans, l’offre a été adaptée pour des modes de consommation différents des canons occidentaux, avec davantage de viande à cuisson lente et coupée avec os. Et des besoins particuliers lors des fêtes religieuses comme l’Aïd-el-kébir, la fête du mouton, qui aura lieu en novembre prochain : la boucherie halal d’Olivier Hélie sera fin prête pour l’événement.

Article paru le : 18 août 2009

Source : http://www.paris- normandie. fr/index. php/cms/13/ article/206830/ Viande_halal_ en_pays_de_ Caux

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La langue arabe chassée des classes

La langue arabe chassée des classes
LE MONDE | 08.09.09 | 14h02 • Mis à jour le 09.09.09 | 08h31

L’arabe, une langue d’avenir ? Les Danois y croient. Copenhague vient d’introduire, à cette rentrée, l’arabe dans les collèges. Tout en accélérant l’intégration des 10 % des 31 000 collégiens d’origine palestinienne, libanaise et irakienne, la capitale danoise veut préparer les bataillons de commerciaux qui partiront demain, espère-t-elle, à l’assaut des pays du Golfe. Un discours simple et pragmatique qui n’a pas cours en France, où l’enseignement de l’arabe, pourtant centenaire, est laissé à l’abandon par l’éducation nationale, au profit des mosquées qui ont capté la demande.
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Que quelques lycées prestigieux de centre-ville regroupent des classes d’arabophones ne doit pas faire illusion. Reléguée dans les zones d’éducation prioritaire, la langue arabe ne parvient pas à quitter son ghetto. Dans l’enseignement secondaire, les effectifs sont faméliques : 7 300 collégiens et lycéens étudient la langue arabe, soit deux fois moins qu’à la fin des années 1970. Parmi ces élèves, 1 800 suivent les cours du Centre national d’enseignement à distance (CNED) et 1 500 résident à La Réunion et à Mayotte.
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Après l’échec de la finance classique, les banques islamiques s’imposent

Après l’échec de la finance classique, les banques islamiques s’imposent
Auteur : Malik

Epargnées par la crise financière internationale, les banques islamiques attirent de plus en plus l’attention et pas seulement dans le monde arabo-musulman. Impensable il y a quelques années, de grandes banques de renommée mondiale se sont lancées dans la finance conforme aux préceptes de l’Islam.
Il en est ainsi du groupe britannique HSBC ou encore de la banque allemande Deutsch Bank. Le géant américain de la finance, Citibank, s’est lui aussi laissé séduire par ce modèle en créant, à Bahrein, une filiale qui fonctionne selon les principes de la charia islamique. Il existe quelque 300 banques islamiques à travers le monde, selon l’expert en finance et président du cabinet conseil Strategica, Lachemi Siagh, qui a donné une excellente communication sur le thème « Crise financière et finance islamique » lors d’une soirée ramadhanesque organisée mercredi dernier à l’hôtel Sofitel par la fondation Friedrich Naumann et la Chambre algéro-allemande du commerce et de l’industrie. Ces institutions ne pèsent pas beaucoup en termes d’actifs, a-t-il relevé d’emblée : « L’ensemble de ces banques gère des actifs de 700 à 800 milliards de dollars, alors qu’une seule banque européenne comme la Deutsch Bank gère quelque 3 trillions de dollars. » La finance islamique n’en est encore qu’à ses premiers balbutiements mais elle devrait connaître un développement rapide grâce à ses performances, au moment où la finance conventionnelle affiche un bilan des plus catastrophiques. M. Siagh n’a pas manqué d’ailleurs de rappeler quelques répercussions de la crise financière internationale qui s’est traduite par une récession mondiale, une baisse vertigineuse du prix du pétrole qui est passé de 147 dollars à 45 dollars le baril en quelques mois. Les retombées de cette crise sur le secteur de l’emploi sont tout aussi spectaculaires : près de 20 millions d’employés ont été licenciés en Chine, 15 millions en Europe et 100 millions dans les pays en voie de développement, alors que le taux de chômage aux Etats-Unis a atteint le seuil inquiétant de 9,7%. La finance islamique, poursuit M. Siagh, a été globalement épargnée, même si elle subit le ralentissement de l’activité économique. Ce système naissant n’a pas été impacté par la crise grâce à ses fondements qui interdisent le recours aux intérêts, moteur de l’activité bancaire classique, mais qui est assimilé à la « riba » qui est strictement prohibée dans la religion musulmane.

Intérêts et spéculation interdits

Le Coran interdit formellement les revenus provenant de l’usure. « Le Coran dit : ‘Dieu et le Prophète déclarent la guerre à ceux qui pratiquent l’usure’ », a mentionné M. Siagh. Il souligne que cette approche a été défendue par le philosophe Aristote qui a déclaré : « L’argent ne peut servir à produire de l’argent par lui-même, car il s’agirait d’acte contre-nature. » La finance islamique s’est par ailleurs abstenue de toute spéculation appelée par les musulmans « gharar ». Or, la finance classique était basée sur des pratiques spéculatives à outrance. M. Siagh dévoilera plusieurs dysfonctionnements dans l’actuel système financier. L’ingénierie financière a été poussée, selon lui, aux limites les plus folles, encouragée en cela par le laxisme des gouvernements qui pensaient que le marché pouvait s’auto-réguler. Des produits financiers très complexes et risqués pour l’investisseur moyen ont été mis sur le marché, tandis qu’on constatait une forte spéculation sur la valeur future de produits titrisés qui se vendaient et se revendaient. A cela s’ajoute une inflation continuelle des prix (pétrole, matières premières) basée sur une rareté artificielle. M. Siagh pointera du doigt les sociétés de notation financière, à savoir Standard & Poor’s, Moodies et Fitsch, dont les analyses ont contribué à faire éclater la crise. Ces dysfonctionnements n’auraient pas été possibles avec « la doctrine économique islamique qui rejette toute forme de spéculation ou gharar », relève encore M.Siagh. Les banques islamiques refusent en outre de financer des investissements ou des activités prohibées par le Coran, entre autres l’alcool, l’industrie porcine, les jeux de hasard (casinos et sociétés de jeux de hasard), l’industrie de l’armement et la pornographie. Leur système de rémunération des salariés, bien que très avantageux, s’éloigne de celui des banques conventionnelles. La question des bonus qui fait l’objet d’une grande polémique en Occident, ne se pose donc pas pour la finance islamique. M. Siagh souligne qu’elle se distingue aussi par son mode de gouvernance, que se partagent le conseil d’administration et le conseil de la charia. « L’un défend l’intérêt des actionnaires et l’autre l’éthique religieuse », explique-t-il. Pour ce qui est du marché algérien, M. Siagh dit qu’il existe une forte demande ; il estime néanmoins qu’une adaptation de la réglementation et l’introduction de cette doctrine dans l’enseignement et la formation deviennent nécessaires.

El Watan, 10.09.09

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Boom des banques islamiques

Boom des banques islamiques

Les banques islamiques n’ont pas été touché par la crise financière grâce à leur modèle économique inspiré de la religion islamique.
vendredi 11 septembre 2009.

Les banques islamiques. Epargnées par la crise financière internationale, les banques islamiques attirent de plus en plus l’attention et pas seulement dans le monde arabo-musulman. Impensable il y a quelques années, de grandes banques de renommée mondiale se sont lancées dans la finance conforme aux préceptes de l’Islam. Il en est ainsi du groupe britannique HSBC ou encore de la banque allemande Deutsch Bank. Le géant américain de la finance, Citibank, s’est lui aussi laissé séduire par ce modèle en créant, à Bahrein, une filiale qui fonctionne selon les principes de la charia islamique. Il existe quelque 300 banques islamiques à travers le monde, selon l’expert en finance et président du cabinet conseil Strategica, Lachemi Siagh, qui a donné une excellente communication sur le thème « Crise financière et finance islamique » lors d’une soirée ramadhanesque organisée mercredi dernier à l’hôtel Sofitel par la fondation Friedrich Naumann et la Chambre algéro-allemande du commerce et de l’industrie.

Ces institutions ne pèsent pas beaucoup en termes d’actifs, a-t-il relevé d’emblée : « L’ensemble de ces banques gère des actifs de 700 à 800 milliards de dollars, alors qu’une seule banque européenne comme la Deutsch Bank gère quelque 3 trillions de dollars. » La finance islamique n’en est encore qu’à ses premiers balbutiements mais elle devrait connaître un développement rapide grâce à ses performances, au moment où la finance conventionnelle affiche un bilan des plus catastrophiques. M. Siagh n’a pas manqué d’ailleurs de rappeler quelques répercussions de la crise financière internationale qui s’est traduite par une récession mondiale, une baisse vertigineuse du prix du pétrole qui est passé de 147 dollars à 45 dollars le baril en quelques mois. Les retombées de cette crise sur le secteur de l’emploi sont tout aussi spectaculaires : près de 20 millions d’employés ont été licenciés en Chine, 15 millions en Europe et 100 millions dans les pays en voie de développement, alors que le taux de chômage aux Etats-Unis a atteint le seuil inquiétant de 9,7%. La finance islamique, poursuit M. Siagh, a été globalement épargnée, même si elle subit le ralentissement de l’activité économique. Ce système naissant n’a pas été impacté par la crise grâce à ses fondements qui interdisent le recours aux intérêts, moteur de l’activité bancaire classique, mais qui est assimilé à la « riba » qui est strictement prohibée dans la religion musulmane.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après El Watan

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Finance Islamique : La France dans la course

Finance Islamique : La France dans la course
Née dans les années 1970 à l’initiative de l’Organisation de la Conférence Islamique qui a décidé de créer la Banque Islamique de Développement (BID) en Arabie Saoudite, la finance islamique a connu, depuis, un essor fulgurant. Aujourd’hui, presque un demi-siècle après sa naissance, elle est présente dans 45 pays dans le monde, à travers près de 300 banques islamiques ou à guichet islamique. Son domaine couvre quasiment tous les métiers de la banque et gèrent des capitaux d’un montant total estimé à 700 milliards de dollars.

Le taux de croissance extraordinaire de ses encours, estimé entre 15 et 20% par an, laisse entrevoir pour demain un potentiel avoisinant les 4000 milliards de dollars. Ce gisement immense de liquidités, essentiellement dans les pays pétroliers du Moyen- Orient, grâce notamment à l’envolée du prix de l’or noir, cherche des placements rémunérateurs, mais dans le respect des valeurs et de l’éthique de la loi islamique tirée du Coran et de la charia. Les économies des pays développés, surtout dans le contexte de la crise de la finance mondiale, ont plus que jamais besoin de financements si elles veulent maintenir un certain niveau de croissance dans leurs pays, préserver les emplois dans leurs entreprises et continuer à investir dans les infrastructures de demain. C’est la raison pour laquelle plusieurs capitales mondiales ont entrepris, très tôt, d’adapter leur législation pour attirer cette manne financière. Et dans ce domaine, la palme d’or peut être discernée, sans aucun doute, à la capitale anglaise. Prenant enfin conscience de l’importance de ce marché, la France a décidé de rattraper son retard par rapport aux autres capitales européennes. C’est pourquoi son ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, Christine Lagarde tenait à confirmer, lors des rencontres financières internationales, la volonté de son gouvernement de supprimer les frottements juridiques et fiscaux afin de renforcer, ce qu’il est convenu désormais d’appeler « la Place de Paris ». « Nous adapterons notre environnement juridique pour que la stabilité et l’innovation de notre place financière puissent bénéficier à la finance islamique et rendre ses activités aussi bienvenues à Paris qu’elles le sont à Londres et sur d’autres places », a ainsi affirmé la ministre à l’ouverture du IIème Forum sur la finance islamique organisé par la Chambre de commerce franco-arabe en 2008, et d’ajouter : « En ces temps de crise, nous souhaitons accueillir la finance islamique à bras ouverts sur notre sol ».

Forte de cette volonté, une commission « finance islamique » a été créée au ministère de l’économie pour adapter la législation française aux besoins de la finance islamique. Les avancées ont été importantes et rapides. Diverses facilités fiscales et des aménagements sur la fiducie ont été adoptés. Aujourd’hui, il devient juridiquement et fiscalement possible de mettre en place quasiment tous types d’opérations à caractère islamique.

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Source FMI

La « Place de Paris » dispose désormais des outils nécessaires pour être le « hub » de la finance islamique en Europe. En six mois, elle a réussi à combler son retard sur la City et offre quelque chose de plus que Londres : l’accès à la zone euro. Dans le même temps, la commission « Finance islamique » poursuit activement ses travaux et a défini plusieurs thèmes d’action pour l’année 2009, parmi lesquelles la création d’un indice de valeurs charia par Euronext Paris, l’extension du régime créditbail aux particuliers, les aménagements nécessaires pour mieux accommoder en France le mécanisme de l’ijara, de l’assurance takaful et de la réassurance retakaful. La Chambre de Commerce Franco-Arabe, fidèle à sa mission et dans le cadre de ses activités pour la promotion et le développement des relations financières et commerciales entre la France et le monde arabe, entend jouer un rôle déterminant pour donner à la « Place de Paris » toute sa valeur et sa dimension internationale. À cette fin, elle organise, le mercredi 9 décembre 2009, à la Maison des Arts et Métiers à Paris, le troisième « Forum Français sur la Finance Islamique ». Des centaines de participants français et étrangers sont attendus à cette rencontre qui a pour vocation d’être le carrefour d’échanges entre les acteurs de la finance islamique en France et dans le monde.

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Les banques islamiques s’imposent Après l’échec de la finance classique

Epargnées par la crise financière internationale, les banques islamiques attirent de plus en plus l’attention et pas seulement dans le monde arabo-musulman. Impensable il y a quelques années, de grandes banques de renommée mondiale se sont lancées dans la finance conforme aux préceptes de l’Islam.

Il en est ainsi du groupe britannique HSBC ou encore de la banque allemande Deutsch Bank. Le géant américain de la finance, Citibank, s’est lui aussi laissé séduire par ce modèle en créant, à Bahrein, une filiale qui fonctionne selon les principes de la charia islamique. Il existe quelque 300 banques islamiques à travers le monde, selon l’expert en finance et président du cabinet conseil Strategica, Lachemi Siagh, qui a donné une excellente communication sur le thème « Crise financière et finance islamique » lors d’une soirée ramadhanesque organisée mercredi dernier à l’hôtel Sofitel par la fondation Friedrich Naumann et la Chambre algéro-allemande du commerce et de l’industrie. Ces institutions ne pèsent pas beaucoup en termes d’actifs, a-t-il relevé d’emblée : « L’ensemble de ces banques gère des actifs de 700 à 800 milliards de dollars, alors qu’une seule banque européenne comme la Deutsch Bank gère quelque 3 trillions de dollars. » La finance islamique n’en est encore qu’à ses premiers balbutiements mais elle devrait connaître un développement rapide grâce à ses performances, au moment où la finance conventionnelle affiche un bilan des plus catastrophiques. M. Siagh n’a pas manqué d’ailleurs de rappeler quelques répercussions de la crise financière internationale qui s’est traduite par une récession mondiale, une baisse vertigineuse du prix du pétrole qui est passé de 147 dollars à 45 dollars le baril en quelques mois. Les retombées de cette crise sur le secteur de l’emploi sont tout aussi spectaculaires : près de 20 millions d’employés ont été licenciés en Chine, 15 millions en Europe et 100 millions dans les pays en voie de développement, alors que le taux de chômage aux Etats-Unis a atteint le seuil inquiétant de 9,7%. La finance islamique, poursuit M. Siagh, a été globalement épargnée, même si elle subit le ralentissement de l’activité économique. Ce système naissant n’a pas été impacté par la crise grâce à ses fondements qui interdisent le recours aux intérêts, moteur de l’activité bancaire classique, mais qui est assimilé à la « riba » qui est strictement prohibée dans la religion musulmane.

Intérêts et spéculation interdits

Le Coran interdit formellement les revenus provenant de l’usure. « Le Coran dit : ‘Dieu et le Prophète déclarent la guerre à ceux qui pratiquent l’usure’ », a mentionné M. Siagh. Il souligne que cette approche a été défendue par le philosophe Aristote qui a déclaré : « L’argent ne peut servir à produire de l’argent par lui-même, car il s’agirait d’acte contre-nature. » La finance islamique s’est par ailleurs abstenue de toute spéculation appelée par les musulmans « gharar ». Or, la finance classique était basée sur des pratiques spéculatives à outrance. M. Siagh dévoilera plusieurs dysfonctionnements dans l’actuel système financier. L’ingénierie financière a été poussée, selon lui, aux limites les plus folles, encouragée en cela par le laxisme des gouvernements qui pensaient que le marché pouvait s’auto-réguler. Des produits financiers très complexes et risqués pour l’investisseur moyen ont été mis sur le marché, tandis qu’on constatait une forte spéculation sur la valeur future de produits titrisés qui se vendaient et se revendaient. A cela s’ajoute une inflation continuelle des prix (pétrole, matières premières) basée sur une rareté artificielle. M. Siagh pointera du doigt les sociétés de notation financière, à savoir Standard & Poor’s, Moodies et Fitsch, dont les analyses ont contribué à faire éclater la crise. Ces dysfonctionnements n’auraient pas été possibles avec « la doctrine économique islamique qui rejette toute forme de spéculation ou gharar », relève encore M.Siagh. Les banques islamiques refusent en outre de financer des investissements ou des activités prohibées par le Coran, entre autres l’alcool, l’industrie porcine, les jeux de hasard (casinos et sociétés de jeux de hasard), l’industrie de l’armement et la pornographie. Leur système de rémunération des salariés, bien que très avantageux, s’éloigne de celui des banques conventionnelles. La question des bonus qui fait l’objet d’une grande polémique en Occident, ne se pose donc pas pour la finance islamique. M. Siagh souligne qu’elle se distingue aussi par son mode de gouvernance, que se partagent le conseil d’administration et le conseil de la charia. « L’un défend l’intérêt des actionnaires et l’autre l’éthique religieuse », explique-t-il. Pour ce qui est du marché algérien, M. Siagh dit qu’il existe une forte demande ; il estime néanmoins qu’une adaptation de la réglementation et l’introduction de cette doctrine dans l’enseignement et la formation deviennent nécessaires.

Par Nora Boudedja

http://www.elwatan.com/Les-banques-islamiques-s-imposent

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La Finance Islamique pour les nuls

Alors que Paris Dauphine lance un Master 2 de finance islamique, que savons-nous vraiment de ce système ? Est-il une alternative efficace contre ce capitalisme barbare ? Contre la crise ?

« Nous adapterons notre environnement juridique pour que la stabilité et l’innovation de notre place financière puissent bénéficier à la finance islamique. »
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Voilà ce qu’a annoncé Mme Lagarde, le ministre de l’économie en novembre dernier. Ces propos qui ont dû faire frémir les Le Pen, de Villiers ou autres combattants anti-Islam ne sont que le prolongement d’un paradigme économique en pleine expansion.

En effet, ce modèle économique qui repose sur la « Charia » (texte de loi islamique) est en plein essor, notamment depuis que la crise a mis en lumière les failles du système bancaire et des crédits.

Pourquoi une finance Islamique différente de la finance conventionnelle ?

Cette finance née du Coran repose sur deux principes :

-L’interdiction de l’intérêt (riba) et de l’usure

-La responsabilité sociale de l’investissement et la notion d’intérêt général

La première interdiction découle du verset 27s de la 2e sourate du Coran : « Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt ».

L’intérêt est donc prohibé et conséquemment, l’usure l’est aussi, car, fixé ex-ante, il est établi sans référence à ladite performance. Les textes islamiques s’attachent à ce que toutes transactions financières se fondent sur une activité économique réelle. C’est pourquoi la Charia autorise la prise de risque, mais interdit l’incertitude dans les termes d’une relation contractuelle ainsi que la spéculation.

Ainsi, le profit doit être encouragé, car, déterminé ex post, il exprime la performance réelle de l’entreprise.

Comment fonctionne le mécanisme économique ?

Les banques islamiques ont développé des mécanismes juridico-financiers qui reposent sur des concepts particuliers. Ceux-ci permettent à un promoteur de mener un projet grâce à des fonds avancés par des apporteurs de capitaux dont la clé de répartition des gains et des parties est fixée dans le contrat. Ces apporteurs de capitaux supportent entièrement les pertes, les promoteurs ne perdant que le fruit de leur travail.

Voici ci-dessous quelques mécanismes économiques islamiques :

Les instruments financiers principaux

Moudaraba : Un contrat entre le propriétaire du capital et l’entrepreneur. La banque confie une somme d’argent à l’entrepreneur pour l’investir, en contrepartie d’une part dans le bénéfice éventuel de l’affaire.

Moucharaka : Les deux parties signataires du contrat participent et au capital et à la gestion de l’affaire.

Les bénéfices sont répartis selon des ratios déterminés, tandis que les pertes sont supportées à hauteur de la participation de chacun

Mourabaha : Le client ordonne à la banque d’acquérir un bien particulier ; celle-ci lui revend le bien en question (devenu propriété de la banque), moyennant une marge bénéficiaire. Le paiement se fait comptant ou sur plusieurs échéances.

Ijara : Un contrat portant sur la mise à la disposition du client d’un bien ou d’un service en contrepartie d’une rémunération prédéfinie. Le client peut s’engager à acquérir le bien en question à terme.

Salam : Un contrat de vente avec livraison différée de la marchandise. La banque intervient comme acquéreur avec paiement comptant d’une marchandise qui lui sera délivrée à terme par le partenaire.

La Charia interdit en principe les transactions portant sur des biens inexistants au moment de la conclusion du contrat, mais l’exception a été faite pour le salam par nécessité, à condition que le prix, la date de livraison et les caractéristiques exactes de la marchandise soient connus d’avance.

Tels sont les principaux instruments utilisés en finance islamique. Concernant les frais que peut prélever la banque, ils ne sont valables en Islam que s’ils sont fixes, quel que soit le montant de la transaction, dans le but de couvrir les frais administratifs et autres.

D’autres formules de financement sont créées, mais sont normalement avalisées par un ensemble de savants.

Il est cependant clair que certaines banques collent l’étiquette « Halal » à des offres sans fondement islamique réel…

Cette interdiction d’intérêt n’est pas seulement réservée à la religion musulmane. On retrouve la même idée dans le christianisme à travers la théologie de Saint Thomas d’Aquin qui prolongeait l’enseignement d’Aristote selon lequel l’argent ne peut pas produire d’enfant. Le prélèvement d’intérêt étant caractérisé comme le moyen injuste d’accaparer le bien d’autrui.

Même si l’interdiction est très ancienne, la finance islamique est une construction contemporaine. qui voit véritablement le jour en 1963, en Egypte.

En Europe, c’est au Royaume-Uni que s’est développée la 1ère industrie de cette finance. En 2004, « L’Islamic Bank of Britain » a été agréée par les autorités britanniques. Certaines banques occidentales n’ont pas hésité à ouvrir dans le monde musulman des succursales où coexistent à la fois un guichet conventionnel et un autre islamique. En France, malgré le discours du ministre de l’économie, il n’y en a pas, mais seulement quelques opérations sur le marché des entreprises.

Quatre raisons peuvent expliquer l’expansion de cette finance depuis le milieu du XXème siècle :

-Le regain de vitalité de la religion musulmane

-La possibilité que donne aux musulmans, la finance islamique, de se démarquer de l’époque coloniale et d’utiliser leur propre système bancaire

-Le choc pétrolier de 1970 qui a touché ces pays

-La possibilité pour les banques de contrer certaines politiques économiques contraignantes

Le financement islamique est donc une redéfinition de la rationalité économique qui prend en compte dans le calcul économique non seulement l’intérêt individuel mais aussi une notion d’intérêt général. Contrairement aux présupposés, la philosophie de l’islam, tout comme la philosophie libérale, encourage l’esprit entrepreneurial, autorise la prise de risque et cautionne le profit.

Et face à notre crise économique actuelle ?

Certains économistes islamiques avancent l’idée qu’un système financier basé sur les principes de l’Islam, et notamment sur la prohibition de la riba (intérêt), aurait pu éviter certains des plus grands désastres financiers des 50 dernières années.

Dans la crise de « la dette » des pays émergents, ou dans l’explosion de l’endettement des ménages dans les pays anglo-saxons qui a mis plus d’une fois en difficulté leur système bancaire, une partie au moins de la responsabilité revient aux banques qui ont attribué des crédits facilement et sans beaucoup de discernement.

Dans un système financier basé sur le partage des profits et des risques, une telle situation ne pourrait se produire, car les investisseurs (en l’occurrence les banques) ont une forte incitation à mieux contrôler le développement de projet d’investissement.

Aujourd’hui la finance islamique représente 1000 milliards de dollars sur le marché mondial.

Il est incontestable qu’elle peut représenter une alternative au système conventionnelle, qui est pour beaucoup responsable de la crise actuelle, et ainsi se développer dans beaucoup plus de pays.

Pas étonnant alors que l’université Paris Dauphine lance en novembre, un master 2 d’économie « Charia-compatible » pour développer ce secteur encore trop peu méconnu, mais très prometteur.

D.Perrotin

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-finance-islamique-pour-les-nuls-61212

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Des cosmétiques halal pour les musulmanes du Moyen-Orient

DUBAI | Pour les musulmanes qui craignent d’enfreindre les préceptes de l’islam en utilisant des crèmes de beauté contenant de l’alcool ou de la graisse porcine, une femme d’affaires canadienne Leyla Mandi propose des cosmétiques halal.

AFP | 09.09.2009 | 12:39

Cette femme, convertie à l’islam, fait la promotion de ses cosmétiques OnePure qui, assure-t-elle, n’ont rien à envier aux marques de luxe internationales mais sans les composants bannis par la charia (loi islamique).
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« Il y a des résidus de porc et d’alcool dans la plupart des produits cosmétiques, et les musulmans doivent bien pouvoir utiliser autre chose », dit Leyla Mandi.

Des banques islamiques aux hôtels sans alcool, les produits ou services dits halal sont en vogue dans les milieux musulmans, qu’ils soient en Occident ou au Moyen-Orient.

Mais alors que les musulmans pratiquants cherchent à consommer des produits alimentaires halal (animaux abattus dans la tradition musulmane ou produits ne contenant pas de porc ou d’alcool), le marché des cosmétiques halal est encore à un stade embryonnaire.

Ces produits ne sont pas d’habitude disponibles sur le marché mais peuvent être commandés en ligne en Malaisie, en Jordanie et en Grande-Bretagne.

« Les musulmans ne veulent pas sortir et prier cinq fois par jour en ayant des résidus de porc sur le corps », explique Mandi, une blonde d’une trentaine d’années, drapée d’une abaya noire, la robe traditionnelle du Golfe.

« Je suis venue au Moyen-Orient pour mieux connaître les attentes des gens. La plupart ont été vraiment choqués d’apprendre qu’il y a des composants d’origine porcine dans leurs produits de soin pour la peau », ajoute-t-elle.

Selon elle, les acides gras et la gélatine entrant dans la composition des crèmes hydratantes, des shampooings, des masques et du rouge à lèvres ainsi que d’autres produits de beauté sont souvent extraits des porcs.

Avec l’expertise d’un dermatologue et d’un chimiste, la jeune femme a mis au point des cosmétiques et des soins pour la peau sans graisse porcine ou alcool.

Pour s’imposer sur un marché très compétitif, elle propose ses produits dans un emballage attrayant.

Présentée comme la première marque de cosmétiques halal au Moyen-Orient, OnePure est approuvée en Malaisie par un organisme islamique, qui certifie la viande et autres biens de consommation pour les musulmans.

Pour le moment, Leyla Mandi vend ses produits en ligne, sur les avions de la compagnie aérienne Saudi Airlines, son premier client depuis juillet, et dans une petite boutique du centre commercial huppé de Souk Al-Bahar dans le complexe de Burj Dubai, où se trouve la tour la plus haute au monde.

« Ces produits sont conçus en particulier pour les femmes des pays du Golfe. J’envisage de lancer une gamme de produits pour hommes », dit-elle.

Mais certains dans l’industrie des cosmétiques sont sceptiques. « Je pense qu’il s’agit plutôt d’une affaire de marketing. C’est une manière de satisfaire les consommateurs en parlant de cosmétiques halal », estime Noura Hamdi, directrice commerciale dans un magasin de produits de beauté à Dubaï.

« Le consommateur ne va pas boire ces éléments d’origine animale ou l’alcool. C’est quelque chose qu’on utilise sur le corps ou les vêtements. Donc, cela n’a rien à voir avec ce qui est halal (licite) ou haram (prohibé par la religion islamique) », ajoute-t-elle.

Mais Dar Al-Iftaa, organisme qui émet des avis religieux aux Emirats arabes unis, n’est pas de son avis: « Si des produits cosmétiques contiennent des dérivés de porc ou de l’alcool, ils ne doivent pas être utilisés », estime-t-il dans un avis religieux sur internet, en réponse à une question.

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