Archive for juin, 2010
Vatican: « L’islam est devenue la première religion du monde »
Posté par admin dans Actualités, Discussions, DOGME, Internationale, Islam, Religieuses le 30th juin 2010
Frederic Lenoir, directeur de la rédaction du « Monde des Religions » parle à la radio
L’islam est devenue la première religion du monde en nombre de croyants, selon le journal officiel du vatican, dépassant le catholicisme pour le première fois de l’histoire. C’est en tous cas ce qu’affirme Mgr Vittorio Formenti, responsable des études statistiques du Saint-Siège, dans un entretien au journal « L’Osservatore Romano ».
Les musulmans représenteraient 19,2% devant les catholiques, 17,4%. « Il est vrai qu’alors que les familles musulmanes, comme on le sait bien, continuent d’avoir beaucoup d’enfants, les (familles) chrétiennes ont au contraire tendance à en avoir de moins en moins », a-t-il déclaré.
Ces chiffres datent de 2006 et se sont les pays musulmans qui les ont remis aux Nations Unis… L’information est intéressante, mais n’est pas sans poser de nombreuses questions : sur quoi sont basés ces chiffres? S’il s’agit de la démographie des pays musulmans, alors le chiffre est biaisé : en effet l’Arabie Saoudite par exemple ne reconnaît pas les conversions, pas plus que les athées, comme l’Egypte et tant d’autres pays musulmans.
(…)
D’autre part, que penser de ces chiffres, sur quelle base les a-t-on avancé? Les athées sont de plus en plus nombreux, y compris chez les baptisés. Mgr Formenti rappelle également que les chrétiens représentent encore 33% de la population mondiale, malgré tout, mais ce faisant il ne semble pas faire la différence entre sunnites et chiites, pas plus entre les différents courants de l’Islam.
Source: RTL
Source: http://mohamedftelina.blog.tdg.ch/
Burqa… favorise la conversion des femmes britanniques à l’Islam.
Posté par admin dans Actualités, CHAHDA, Convertis, DOGME, Internationale le 30th juin 2010
The Times a revelé que des milliers de jeunes femmes britanniques résidant au Royaume-Uni avaient pris la décision de se convertir à l’Islam, au milieu du débat actuel en Europe sur l’interdiction du port de la burqa.
Le journal a publié dans un rapport ce samedi à Londres que le nombre de nouveaux(elles) converti(e))s à l’Islam à la hausse, à un moment où la proportion de personnes qui effectuent la prière chaque semaine dans l’Église d’Angleterre est de 2% de la population.
Les femmes qui accomplissent la prière dans la mosquée centrale de Londres dans le quartier de Regent’s Park présentent environ les deux tiers des nouvelles converties à l’islam, dont la plupart âgées de moins de trente ans.
A noter que les statistiques pour le Royaume-Uni en 2001, indiquant qu’au moins trente mille britannique converti à l’islam. Kevin Price, du (Center for Migration Policy Studies) à l’Université de Swansea, estime que ce nombre peut maintenant s’augmente à cinquante mille personnes dont la majorité des femmes.
En outre, l’analyse fondamentale de ces données confirment que le nombre de filles suivant des études supérieures, âgées entre vingt et trente ans, sont les plus attirées et converties à l’Islam.
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Concurrence mondiale pour attirer le tourisme halal
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Européenne, Halal le 30th juin 2010
Le Tourisme familial, ou comme appelé par certains « Tourisme Halal», qui s’adresse aux familles qui maintiennent les coutumes et les traditions islamiques, sont parmi les tendances du tourisme qui ont commencé à s’imposer fermement sur la scène mondiale du tourisme.
Croyons que la période actuelle a été témoin de la forte concurrence des pays touristiques majeurs pour attirer ce groupe de familles commis aux traditions et coutumes et les valeurs islamiques.
Le lancement vient d’abord de la Malaisie, qui a réussi à se mettre en valeur fortement ces dernières années comme la destination idéale pour les familles, qui cherchent à maintenir un tourisme « idéal » s’amusant autour de la nature et des complexes modernes, sans violer les coutumes et les traditions de la charia islamique, dont beaucoup des familles y ont vécu.
Parmi ces efforts, on peut remarquer ceux de la Malaisie. Pour atteindre ce but, en faisant le lancement du tourisme de la Malaisie en langue arabe sur leur site web, en a approuvé une nouvelle stratégie pour attirer environ 400 mille touristes du Moyen-Orient en 2008, y compris de nouveaux divertissements aux touristes arabes à partir de Juillet.
On peut suivre un ensemble d’éléments clés, qui pourraient être inclus dans le Tourisme Halal, on commence par un Voyage dans l’avion qui ne sert pas d’alcool ou de fournir tous les aliments qui contiennent des gras de porc, l’ annonce pour les prières et la direction Qiblah et la diffusion du matériel religieux ainsi que des articles de loisirs, diffusé par le canal audio et par la télévision.
Quant à la Suisse, cette même source estime que la Suisse envisage également d’accroître sa part du tourisme dans le Golfe, pour atteindre 100 000 touristes d’ici la fin de cette année comparativement à 75 mille touristes l’année précédente.
Dans l’ensemble, les touristes arabes du Moyen-Orient représentent une force incontournable au niveau mondial, il s’attendait à un rapport publié par le ministère de la recherche Australien sur le tourisme que le nombre de visiteurs en Australie venant du Moyen-Orient sera augmenté de 183 pour cent jusqu’à la fin de 2016.
De nombreux hôtels internationaux sont en concurrence pour fournir de la nourriture abattus conformément à la charia et exempt de graisse de porc, ainsi que de nombreux cherchant à fournir des emplois pour des musulman qui parlent bien l’arabe pour aider ceux qui ne maîtrisent que cette langue.
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A LA DECOUVERTE D’UNE VILLE MILLENAIRE : Avec ses 3 000 mosquées, Istanbul affiche fière allure
Posté par admin dans Actualités, Culture, Histoire, Internationale, SALAT le 30th juin 2010
Ville splendide ayant beaucoup de dispositifs uniques et fascinants, Istanbul est à cheval entre deux continents. Terre de civilisations, donc ancrée dans ses racines, elle est aussi, avec ses plus de 3 000 mosquées, on ne peut plus poreuse aux vents du modernisme.
La Mosquée Bleue
Le bâtiment principal de la mosquée se compose d’une salle de prière surmontée d’une coupole de 23 mètres de diamètre, dont le point le plus haut culmine à 43 mètres. Si ces dimensions sont bien inférieures à celles de Sainte Sophie (sa coupole s’élève à 56 mètres), plus ancienne de mille ans, la «mosquée bleue» la dépasse en élégance. La «mosquée bleue» doit son nom à la faïence bleue d’Iznic qui en recouvre les murs. Pour sa construction, le sultan réquisitionna toutes les fabriques de la ville d’Iznic pour en produire les 21 000 carreaux de faïence. La décoration intérieure consiste principalement en des motifs floraux stylisés (sous forme de frises, d’entrelacs parfois étendus ou de médaillons).
De fines calligraphies du Coran ornent le sommet des coupoles et des bandeaux décoratifs, notamment autour des quatre imposants piliers principaux de 5 mètres de diamètre soutenant l’édifice. Les nombreuses fenêtres entourant la coupole principale et les demi-coupoles, ainsi que celles ouvertes sur les façades, laissent entrer une lumière plus uniforme sans laisser l’édifice dans la pénombre comme à Sainte Sophie. De magnifiques vitraux ornent les fenêtres de la mosquée décorées, elles aussi, de motifs floraux très élégants.
Aya Sophia, cette église devenue mosquée
Sainte-Sophie fut, pendant près de mille ans, le plus grand sanctuaire du monde chrétien et elle ne fut surpassée que par Saint-Pierre de Rome au XVIe siècle. C’est sous Atatürk qu’elle est devenue un musée très couru et visité, chaque année, par des centaines de milliers de touristes venus des quatre coins du globe.
Le palais de Topkapi
Haut lieu du commerce
Comme une vague humaine déferlante, les visiteurs sillonnent la place de Taksim qui fini son parcours vers le détroit de la Corne d’Or qui sépare la partie européenne d’Istanbul en deux villes : d’une part la vieille ville et d’autre part la nouvelle. Cette séparation fait d’Istanbul la seule ville au monde à cheval entre les continents asiatique et européen. Tout visiteur est, très vite, envahi par le charme de la ville construite sur les deux rives du Bosphore où l’incessant passage des bateaux taxis procure un spectacle inoubliable.
Dans ce même quartier, en redescendant vers la Corne d’Or, le visiteur flânera dans le Grand Bazar proposant un marché sympathique où se commercialisent des tapis, bijoux, contrefaçon en tout genre et autres bibelots proposés avec insistance. Pour faire de bonnes affaires, le visiteur est appelé à négocier les prix. Au Grand Bazar, le marchandage fait partie d’un rituel entre le vendeur et l’acheteur qui est souvent invité à s’asseoir pour prendre le thé turc (çay) qui lui sera offert. Un haut lieu du commerce que les Sénégalais, citoyens du monde devant l’Eternel, maîtrisent comme leur poche. Un peu plus bas du Grand Bazar, les échoppes égyptiennes vous enivreront de leurs parfums d’épices et les restaurants qui proposent une cuisine turque typique.
Il était une fois, la … Sublime Porte
Située de part et d’autre du détroit du Bosphore, à cheval sur deux continents : l’Europe et l’Asie, elle est généralement considérée comme européenne parce que la ville historique est située sur la rive occidentale du détroit. Elle est la plus grande agglomération du pays avec plus de douze millions d’habitants recensés (des estimations donnent néanmoins le chiffre de seize millions d’habitants), ce qui fait également l’une des plus grandes agglomérations du continent, et constitue aussi le principal pôle économique de la Turquie. Appelée officiellement Stanbul depuis le 28 mars 1930, elle a porté d’autres noms durant son histoire (parfois utilisés selon les contextes) notamment : «Byzance», au moment de sa fondation ; puis «Constantinople» (à partir de 11 mai 330 en l’honneur de l’empereur romain Constantin Ier).
Elle fut capitale de l’Empire byzantin depuis 395 et jusqu’au 29 mai 1453, puis celle de l’Empire ottoman jusqu’au 10 août 1920, et enfin celle de la République Turque jusqu’au 13 octobre 1923 avant que ce rôle ne soit dévolu à Ankara. Appelée aussi la «Nouvelle Rome» (d’ailleurs, comme Rome, Istanbul est fondé sur sept collines), Istanbul appartint tour à tour à la Grèce antique, à l’Empire romain (parfois appelé byzantin quand elle en fut devenue la seconde capitale), à l’Empire romain d’Orient entièrement grécophone, à l’Empire ottoman, puis, juste après la chute de celui-ci, à la Turquie.
Les anciens noms de la ville, Byzance puis Constantinople, témoignent de cette longue histoire.
Seules quelques autres grandes villes ont eu trois noms au cours de leur histoire. Du point de vue historique, on peut considérer qu’avec Athènes et Rome, Constantinople (Istanbul) est l’une des trois capitales antiques les plus importantes aujourd’hui. Les habitants de Byzance étaient appelés Byzantins et ceux de Constantinople, les Constantinopolitains ou les Politains.
Les habitants d’Istanbul sont les Stambouliotes ou les Istanbuliotes. On ne dit pas «Istanbul» pour désigner le pouvoir politique ottoman, on dit, en employant des synecdoques, la «Sublime porte» ou simplement «La Porte» s’il s’agit du gouvernement ou «Le Palais» s’il s’agit du sultan. Istanbul, avec ses 18 400 000 habitants en 2009, constitue la plus grande agglomération d’Europe.
L’ÉDUCATION DE L’ENFANT , Islam et Education, Définition de la « Tarbiya »
Posté par admin dans Actualités, CONFERENCES, CULTURELLE, Internationale, REUSSITES le 30th juin 2010
L’éducation est un aspect important dans notre religion, pour ne pas dire le plus important ; elle est le fondement, la base même sur laquelle notre communauté va se reposer pour se constituer et se reconstituer, par la transmission de nos valeurs et nos principes aux générations à venir.
Malheureusement, si nous observons autour de nous, nous remarquons qu’il existe des lacunes relationnelles chez bon nombre d’entre nous (le non-respect de l’enfant, la dissimulation des sentiments, le manque de communication, le non-respect à l’égard des parents et des éducateurs en général), faute à l’ignorance, sans doute. C’est pourquoi, en qualité de parents, de frères et de soeurs aînés mais aussi d’éducateurs, instruisons-nous, imprégnons-nous correctement de notre Din ( religion ) et transmettons notre savoir à nos enfants, nos petits frères et soeurs, nos élèves. Faisons en sorte qu’il y ait communication, respect, ouverture entre nous, qu’il y ait une vraie transmission des savoirs, et qu’il y ait aussi du respect, et de la gratitude envers nos aînés, qui sont nos parents, nos éducateurs, ce sera là un signe d’un établissement de bonnes relations éducationnelles dans notre Oumma.
ISLAM ET EDUCATION
Cette analyse va nous permettre d’en extrapoler les fondements et les appliquer, dans la mesure du possible, à l’enfant. Mais avant cela, il serait intéressant de définir rapidement le terme d’éducation, vu par l’islam, ainsi que de souligner dans le Coran, les versets qui évoquent l’enfant et son éducation.
Définition de l’éducation vu par l’islam
Louis Gardet définit l’éducation ainsi : « La « tarbiya », « l’éducation » évoque le sens général de « cultiver », « faire croître », si bien que ce terme appliqué au règne animal, signifie également « élevage » tarbiyat el hayawan. Quand il désigne l’éducation humaine, il a 2 synonymes approchés : Ta’adib, éduquer sans doute, mais en corrigeant, en disciplinant, et surtout tahdib, éduquer, former, avec une idée première d’émonder ou de polir »
Nous retrouvons une définition un peu plus précise et complémentaire à la première chez Hassan Amdouni, impliquant au premier abord la notion de faire grandir en « alimentant l’enfant d’eau et de nourriture jusqu’à ce que son corps se soit développé », en second lieu, il élargit la définition avec l’expression « nourrit la raison, les sentiments de l’âme dans le but de parfaire et de perfectionner la personnalité. » Et l’auteur de conclure que « l’islam prône une éducation homogène de toutes les entités de l’Homme : son corps, sa raison, son esprit, ses instincts et ses sentiments, en combinant harmonieusement les nécessités de la vie d’ici-bas avec les aspirations à la Vraie Vie de L’Au-delà »
Une fois responsable, l’adolescent saura agir en connaissance de cause ; selon un hadith, « l’homme doit agir comme s’il allait vivre éternellement, mais aussi comme s’il allait mourir le lendemain. Son action la plus banale doit comporter cette association » [ cité par Ben Hadj Salah Rachid ]
De façon globale, dans la pensée islamique, l’éducation est fortement marquée par une empreinte religieuse. Cette éducation consiste essentiellement à transmettre à l’enfant, dès son plus jeune âge, deux valeurs fondamentales : la foi et la connaissance que comporte la révélation coranique.
« La vérité religieuse et la vérité morale, sont indissociablement liées, et il ne serait y avoir d’éducation valable sans une formation de ce genre » [ cité par Dominique Sourdel ]
A la lecture de différents pédagogues arabo-musulmans, ce qui domine lorsqu’ils évoquent le thème de l’éducation, c’est l’idée de modelage de l’âme, qui doit être effectué dès la plus tendre enfance.
C’est ainsi que l’Imam Ghazali (RA) philosophe arabe du 12ème siècle, affirme que :
« l’enfant est un dépôt confié aux parents, son âme pure est une substance précieuse, innocente, dépouillée de toute inscription ou image. Elle reçoit tout ce qu’on y grave, elle s’incline là où on l’incline » [ cité par Gardet ]
Pour Iwan El Safa, l’inculcation des valeurs religieuses (impliquant les valeurs sociales et morales) dès la première enfance revient en quelque sorte à modeler l’âme, nafs, « en considérant que l’âme et ses facultés de pensées, afkar al nufus, avant que l’on y inculque une connaissance quelle qu’elle soit, est semblable à une page vierge. Si on y inscrit le vrai, el hak, l’âme en sera remplie, et il n’y aura plus de place pour le faux, el batl, qui sera rejeté systématiquement par elle. Ainsi, ce qui a été inculqué, refusera toute idée contraire » [ cité par Ben Hadj Salah Rachid ]
A SUIVRE…
sourceweb: auteur sajidine
Banque – Finance : Introduction au système bancaire islamique : Qu’est-ce que l’usure?, La critique de l’usure dans l’histoire, La position de l’Islam face à l’intérêt, Principes de base du système bancaire islamique
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, Consommation, Halal, Internationale le 30th juin 2010
La religion musulmane englobe tous les aspects de la vie spirituelle comme de la vie sociale du croyant, instituant des principes aussi bien pour le rapport de l’homme à Dieu qu’en ce qui concerne ses rapports sociaux et notamment les transactions commerciales.
Dans ce domaine, si le principe fondateur est celui de l’équité et de la transparence, Dieu a precrit ou interdit dans le Coran certaines pratiques. C’est notamment le cas de l’interdiction du prêt à intérêt (Riba), dont la pratique différencie principalement le système bancaire international actuel du système bancaire islamique.
Après une courte présentation du principe du prêt à intérêt, nous examinerons certains arguments opposés par les penseurs à cette pratique, avant d’exposer la position de l’Islam à ce sujet et enfin introduire les principes de base du système bancaire islamique.
Le prêt à intérêt ou « RIBAA » « usure » : faire des profits sur les besoins des emprunteurs
Dans le pensée occidentale, il existe traditionnellement une distinction entre « usure » et « prêt à intérêt », l’usure étant un prêt à un intérêt très fort. Dans la pensée musulmane il n’existe aucune distinction entre ces deux termes, ceux-ci recouvrant la même pratique.
Le prêt à intérêt critiqué tout au long de l’histoire

Dans la grèce antique, Aristote (384, m.322 av. J.C.) qualifie la pratique du prêt à intérêt de détestable car elle consiste à créer de la monnaie à partir d’elle-même, alors que la monnaie a été créée pour l’échange, non pour se servir elle-même.
Du côté des traditions monothéistes, la tradition juive condamne également très clairement cette pratique et ce ne fût, semble-t-il, qu’au retour de la captivité de Babylone que fût autorisé le prêt à intérêt pour les non-juifs exclusivement.
L’Eglise catholique était initialement très opposée à la pratique de l’intérêt, fondant sa position ferme sur le texte biblique très explicite à ce sujet. Sous l’impulsion de Calvin (au XVIe siècle) l’autorisation fût donnée aux protestants, et par la suite la pratique se répandit à l’ensemble de la communauté chrétienne, cependant qu’il fallait respecter une limite morale (ne pas pratiquer un taux d’intérêt trop fort).
De nombreux intellectuels ont de leur côté fustigé l’usure, le prêt à intérêt, en argumentant que celui-ci dissuade l’investissement dans ce qui n’est pas directement et certainement rentable, même si cet investissement a une importance sociale (développement des infrastructures, éducation, etc.).
L’économiste et philosophe Adam Smith (1723, m.1790 ap. J.C.) estima pour sa part que par l’usure « le capital est au risque de l’emprunteur qui est comme l’assureur de celui qui prête ». On voit très nettement apparaitre ici cette inversion qui amène celui qui a besoin à devenir l’assureur de celui qui possède.
Les penseurs et théoriciens socialistes ont également développé la critique en argumentant que l’usurier (celui qui prête) reçoit des revenus sans fournir aucun travail, ce qui apparaissait à leurs yeux comme une injustice particulière.
La position de l’Islam sur le sujet du prêt à intérêt

Ô croyants! Craignez Dieu; et renoncez au reliquat de l’intérêt usuraire, si vous êtes croyants.
Et si vous ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part de Dieu et de Son messager.
Et si vous vous repentez, vous aurez vos capitaux. Vous ne léserez personne, et vous ne serez point lésés.
Coran, Sourate II, versets 278 et 279.
b[b[Ceux qui mangent [pratiquent] de l’intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé.
Cela, parce qu’ils disent: « Le commerce est tout à fait comme l’intérêt » Alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt.]b]b
Coran, Sourate II, verset 275.
On rapporte également cette parole de la bouche du Prophète Mohammed (SAWS) (sur lui la bénédiction et la paix):
« Dieu a maudit celui qui se nourrit d’usure, celui qui l’offre, celui qui en témoigne et celui qui en établit le contrat. (Hadith).
Les savants musulmans ont déduit que le croyant musulman ne devait donc pas prêter son argent à intérêt, ni même avoir recours au prêt à intérêt. Devant l’apparition des nouvelles pratiques bancaires, au cours du XXe siècle, les savants musulmans se sont interrogés. En 1965, une commission de juristes musulmans venus de 36 pays s’est réunie en Egypte, à al-Azhar, afin de statuer sur la question de l’intérêt. Ils confirmèrent unanimement cette prohibition.
Des avis particuliers (fatwa) ont cependant été énoncés par certains savants, dont Youssouf al-Qaradâwî, qui autorise les musulmans vivant en occident, et qui ne peuvent bénéficier de prêts sans intérêt, à avoir recours au prêt à intérêt dans l’unique but d’acheter un bien indispensable, de première nécessité. Il faut cependant rappeler que cet avis n’est pas partagé par la grande majorité des savants contemporains, qui proposent plutôt aux musulmans d’avoir recours à la location, au lieu de l’achat.
Principes fondamentaux du système bancaire islamique
Les premières expériences de banque islamique eurent lieu dans les années 1950 au Pakistan et dans les années 1960 en Egypte, sous l’impulsion du développement du système bancaire international.
Si ces expériences se soldèrent par des échecs (pour le premier du fait d’une demande trop importante et d’une offre trop faible et pour l’autre suite à l’assentiment du gouvernement égyptien), elles furent néanmoins riches d’enseignements qui profitèrent aux banques islamiques actuelles des pays du Golfe ou de l’Asie.
Jusqu’à présent le commerce et la banque avaient, en effet, été approchés sous un angle assez informel et la normalisation internationale corollaire du développement du système bancaire international a amené les musulmans à formaliser également un système bancaire avec ses valeurs propres.
Principes fondamentaux
Le principe du rejet du prêt à intérêt est une caractéristique fondamentale du système bancaire islamique mais il différe du système bancaire actuel à d’autres titres et notamment par le rapport particulier que joue la banque islamique dans ce système. En effet la banque islamique n’est pas un simple pourvoyeur de fond intéressé uniquement aux garanties offertes par les emprunteurs, encore moins un simple coffre de dépôt de valeurs, mais un véritable partenaire de l’entrepreneur emprunteur. La banque islamique offre à ce titre des nombreux services de gestion à ses clients, afin de les soutenir dans leur entreprise et assurer ainsi une activité économique saine et profitable aux deux partenaires.
L’idée qui supporte l’action de la banque islamique est le principe du partage des risques, appelé en arabe « al-Ghunm bi al-Ghurm ». Celui-ci signifie que celui qui prête l’argent doit participer avec celui qui emprunte aux bénéfices, comme aux risques. La banque islamique joue donc ici son plein rôle de partenaire, partageant gains et pertes avec son client. Elle assurera sa pérénité en multipliant le nombre de ses clients (afin de répartir le risque) et en leur proposant des services de conseil et d’accompagnement en gestion.
Moudharaba ou « partenariat passif » : La banque finance entièrement l’entrepreneur et partage les bénéfices (s’il y en a) avec celui-ci selon un pourcentage fixé à la signature du contrat. La seule source de revenue possible pour l’emprunteur est sa part de bénéfice (il ne reçoit aucun salaire) et la banque prend à son entière charge les pertes éventuelles.
Mousharaka ou « partenariat actif » : La banque agit dans ce type de contrat comme un actionnaire, profits et pertes étants partagés entre elle et l’emprunteur, selon les proportions de leurs parts respectives dans l’actif de l’entreprise.
Mourabaha ou « financement commercial avec marge bénéficiaire » : La banque acquiert une marchandise pour le compte de son client, moyennant une marge bénéciaire fixée à la signature du contrat. Le banque transfert la propriété de la marchandise à son client une fois qu’il a payé le prix de celle-ci ainsi que la marge fixée à la signature. Ce type de contrat diffère du prêt à intérêt car la marge est fixe et n’augmente pas avec le délai de paiement.
Pour une présentation plus en détail des principes et de la structure des banques islamiques nous vous invitons à vous reporter à l’excellent ouvrage de Mohammed Boudjellal, Le Système Bancaire Islamique, paru en 1998 et édité par l’Institut International de la Pensée Islamique, USA (IIIT).
Source(s) : Le Système Bancaire Islamique, Mohammed Boudjellal, 1998, Institut International de la Pensée Islamique;
Dictionnaire encyclopédique de l’Islam, Cyril Glassé, 1991, Editions Bordas.

Quand morale et finance se rencontrent
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, Halal, Internationale le 30th juin 2010
par Susanowoo
Qu’est ce donc que la finance morale ?
Ce n’est rien d’autre qu’une finance basée sur une interdiction totale d’intérêt, mais l’autorisation d’une certaine forme de commerce et bien sur de l’importance d’avoir une certaine portée sociale. On s’appuie sur la responsabilité décisionnel d’un choix c’est à dire la répercussion sur des individus, un groupe d’individus ou tout simplement sur la société. Elle doit aussi répondre à certains principes éthiques notamment sociaux, culturels, économiques voire même environnementaux étant très à la mode de nous soucier des malheurs de Mère Nature plutôt que de la famine dans le monde ;mais là n’est pas le sujet.
Elle existe sous bien des formes à notre époque , que ça soit dans le milieu caritatif ou religieux dans le judaïsme ou le christianisme.
Qu’est ce que la finance islamique ?
Contrairement à ce que l’on croit, la finance islamique n’est pas l’argent d’Al Qaeda. En quoi Al Qaeda aurait-il intérêt de faire bénéficier une certaine forme de finance plus saine ? Alors, que le meilleur moyen d’engager des fanatiques religieux est au contraire de favoriser la pauvreté et la frustration sociale. Les politiciens français ont trouvé le nouveau cheval de bataille pour permettre comme avec la burqa d’éloigner ses citoyens des vrais questions comme le pouvoir d’achat, le vol légal des banques sur ses clients via des taxes que même le banquier lui-même est incapable d’expliquer, les retraites en péril ou le décès graduel de la sécurité sociale française.
Il est vrai que les éléphants de la politique française au nom de la laïcité qu’ils défendent quand ça les arrange, s’opposent à une finance plus humaniste car il y a de fortes chances que les Strauss-Kahn,Balladur,Chirac ou autre ne puissent pas gratter quelques commissions leur permettant de grossir leurs comptes bancaires suisses.
La finance islamique , en accord avec le droit coranique, est basé sur deux principes :
- la prohibition de l’usure : l’intérêt est interdit
- une certaine responsabilité sociale de l’investissement
- l’obligation de répondre à des principes moraux comme l’interdiction du travail des enfants, des sous-payé des salariés ou de travailler avec des organisations criminels
- respecter le droit coranique : il n’est pas permit de faire du commerce de l’alcool ou de stupéfiants,l’armement,les jeux de hasards ou l’élevage porcin
Les banques islamiques ne sont en rien des établissements financiers « made in Madoff » , mais plus un partenariat où une partie apporte les fonds et l’autre l’expérience et la gestion. Le bénéfice réalisé est partagé entre les deux partenaires,
Le « camarade » Emmanuelli affirme dans ses belles tirades de l’Assemblée Nationale « la Shariah n’est pas compatible avec la République », comme ce personnage de la gauche sans véritable projet politique a trouvé un sujet de conversation pour ses prochaines pauses-cafés avec les éléphants de son parti. Dans un sens, je comprends sa position et il en est bien obligé ,car la banque Rothschild leader incontestable de la finance morale serait très fâché. Cette dernière est l’ancien employeur de l’homme aux sourcils broussailleux, mais aussi le principal investisseur de ses campagnes politiques.
J’aimerais bien qu’un jour cet « érudit du dimanche » m’explique la conception de la Sharriah, car je suis certain qu’il maitrise parfaitement le sujet. Il y a de fortes chances qu’ils connaissent mieux les belles lignes du Livre Rouge ou du Barraitot que ce concept.
Les musulmans sont-ils les précurseurs d’un capitalisme humaniste ?
Les musulmans sont très loin d’être les précurseurs d’un nouveau capitalisme. Ils proposent une sorte de partenariat stratégique entre deux parties dans une optique humaniste et évidemment religieux.
Dans l’Antiquité,Aristote via son ouvrage via son ouvrage l’Éthique à Nicomaque nous enseigne le fait que la spéculation est interdite. Ces principes furent reprit dans la tradition chrétienne par le furent intégrée dans le théologie chrétienne selon lequel l’argent ne doit pas engendrer d’enfants.
La Banque Rothschild, suivant les principes de la Torah, ont fortement contribué par leur puissance financière à la création du seul État démocratique du Proche-Orient, c’est à dire Israël. Ils ont racheté des hectares de terres à des propriétaires terriens britanniques ou même arabes afin de constituer un pays qui est désormais l’un des plus puissants de la région. Cette banque a aussi fortement contribué de façon pécuniaire à bien des œuvres philanthropiques. N’est ce pas finalement une finance morale ? Évidemment que si, mais il semble que ça soit différent car la classe politique française n’est pas aussi laïque qu’on le pense.
Quelle est la position des pays européens sur la question ?
La Grande-Bretagne fut le premier européen a autorisé la finance islamique sur son territoire. C’est ainsi que l’Islamic Bank of Britain fut accepté par la législation britannique. Bien des banques fonctionnant sur le même concept suivirent comme la Albaraka Banking Group originaire du Bahreïn ou la Bank of London and Middle East.
Aujourd’hui, le marché outre-manche représente le premier marché européen et le premier marché d’Occident.
Les pays comme l’Allemagne,le Luxembourg,l’Italie, la Suisse, ou les Pays-bas ont graduellement accueillit la finance islamique sur leur territoire par cette certaine nécessité d’être toujours plus présent et pesant sur le marché économique mondiale. Mais, surtout pour l’énorme manne financière que représente cette nouvelle forme de finance.
Selon les prévisions financières de 2008, on estime à 1 000 milliards de dollars ce marché !Comment peut-on rester sceptique à une manne financière aussi importante ?
Les français s’interdisent l’adhésion à ce concept car parait-il la laïcité le proscrit. Je ne savais pas que le concept de laïcité nous interdisait d’être un pays riche. Alors des député hexagonaux sous la pression de certains organismes bancaires fortement présent sur le marché de la finance morale compare ça à de l’argent « made in Al Qaeda », dans ce cas-là il faut s’attendre au crash d’un avion de la British Airways sur la Tour du Crédit Lyonnais.
Il y a d’autres politiciens français plus informé sur le sujet comme Hervé de Charrette, qui connaissent le sujet donc via des bilans et des explication simples nous expose l’opportunité à saisir ce marché.
Est ce que les universités françaises proposent des formations préparant à ce type de finances ?
Actuellement, les établissements supérieurs français restent chétifs à l’idée de proposer de telles formations. Mais,sous l’impulsion d’Hervé de charrette, des prémices de formations apparaissent notamment à l’École de Management de Strasbourg ou à l’Université Paris-Dauphine.
Mais, peu à peu des formations se profilent sur la carte universitaire française comme notamment à Lyon ou l’Université Jean Moulin Lyon 3 pourrait proposer un Master Finance Islamique.
Pour l’instant, aucun accord n’a été trouvé sur la question car le recteur et certains professeurs de l’université lyonnaise ne veulent pas proposer ce diplôme pour la rentrée 2010 au nom de incompatibilité de cette dernière à s’intégrer avec les autres formations. Pour une fois, la laïcité n’a pas été cité.
Certains responsables du Ministère de l’Éducation français estime que Paris aura le monopole totale de cette formation. Les universités lyonnaises ne se contenteront de proposer leurs « MBA » premier choix, plutôt qu’un diplôme collant vraiment à la réalité économique européenne.
La France, englué sans ses pseudos principes, devra laisser ses idées reçues,ses clichés mais surtout s’émanciper de ces groupes de pressions bancaires pour certains ou plus religieux pour d’autres pour enfin s’adapter à la réalité économique européenne mais surtout mondiale.
Comment peut-on refuser un marché estimé à 1000 milliards de dollars ?Comment peut-on laisser Londres ou Francfort imposé ses choix à la Banque Centrale Européenne ?Alors, que la France a les moyens de jouer les premiers rôles sur la finance européenne pour ne pas dire mondiale et se laisse dicter ses choix par des lobbys conservateurs.
La France doit très vite se réveiller ou sinon son influence sur les grandes décisions financières de ce monde seront aussi importantes que celle de la Grèce.
http://www.agoravox.fr/
Le halal market veut essaimer
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 29th juin 2010
Le fondateur du supermarché Baker Market garantit des produits 100 % halal. J.-S. EVRARD / 20 MINUTES
Après Saint-Herblain, Baker Aldilaimi vise le marché national
« Dans la vie, pour s’en sortir, il faut avoir de l’ambition. C’est pour ça que j’essaie de voir loin. » Six mois à peine après avoir ouvert le supermarché halal Baker Market à Saint-Herblain, Baker Aldilaimi annonce qu’il va développer son concept de magasins au niveau national. Cet entrepreneur nantais de 27 ans, bien connu dans le milieu de la boucherie halal, prévoit une implantation à Vannes, Rennes et Cholet avant la fin d’année, de même qu’à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et dans l’agglomération lyonnaise début 2011. « Il y a un vrai besoin en France et en Europe. Les petites boutiques halal de quartier où ça pue, où l’on a des doutes, c’est fini. Il faut enfin des magasins structurés, dignes de la communauté musulmane. »
Belle affluence à Saint-Herblain
Considéré comme un pari à son lancement, Baker Market dispose aujourd’hui d’une clientèle établie. « C’est pratique et peu cher », estime Steven, un habitant du quartier Crémetterie. « C’est bien tenu, on est sûrs de ce qu’on achète », observe Samra. Au premier abord semblable à toutes les autres, cette supérette de 800 m2 se différencie en vendant beaucoup de « produits ethniques » (Maghreb, Orient, etc.) et en garantissant du 100 % halal. « Les gens ont confiance, ils savent que ce qui est dans les rayons est autorisé par l’Islam », assure avec fierté Baker Aldilaimi. Et d’accuser : « La grande distribution vend aussi du halal, mais le problème c’est que la majorité des certificateurs ne sont pas sérieux. Ils font un peu comme cela les arrange car il n’y a aucun cahier des charges commun à tous les distributeurs. Grâce à mon réseau et à un fonctionnement en circuit court, je suis le seul à maîtriser la filière du début à la fin. »
Le marché prometteur du Halal
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 29th juin 2010
Par Francois ROUFFIAC
Avec une croissance annuelle estimée à 15%, selon Solis, le marché du Halal est très attractif. À tel point que distributeurs, marques alimentaires et restaurants multiplient leurs offres.
Plats cuisinés de la soupe à la pizza, produits en barquette, en conserve ou même surgelés… L’offre alimentaire halal se multiplie. Alors qu’il y a une trentaine d’années, acheter sa viande halal relevait du parcours du combattant, aujourd’hui, les rayons des grandes surfaces rivalisent avec les commerces traditionnels d’écoulement de ces produits. Outre les marques présentes historiquement sur ce marché (Dounia, Isla Délice, Isla Mondial, Médina, Saada, Jumbo, Zakia…) qui continuent à être plébiscitées par les consommateurs, de plus en plus d’industriels (Duc, Fleury Michon, Herta, Knorr, Labeyrie, Liebig, Maggi…) et de grandes enseignes de distribution investissent sur ce marché. Même des restaurants destinés aux consommateurs de produits halal ouvrent désormais leurs portes.
Il faut dire que ce marché donne l’eau à la bouche : d’après la récente enquête menée par Solis, institut spécialisé dans le marketing ethnique, ce dernier devrait atteindre un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros en 2010, dont 1 milliard dépensé dans le secteur de la restauration rapide. Dans cette période de crise, les industriels ne peuvent résister à ce marché alléchant.
Source: http://www.e-marketing.fr/
Étude commune Solis & Nielsen sur le marché halal
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 29th juin 2010
Par Catherine HEURTEBISE
5 millions de consommateurs de produits halal en France, 5,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires : ce marché n’est plus une niche mais un vrai enjeu socio-économique.
La population de culture musulmane représente aujourd’hui un potentiel de 5 millions de consommateurs de produits halal (viande, charcuterie, plats cuisinés…) en France métropolitaine.
Nielsen et Solis (cabinet d’études marketing spécialisé dans la connaissance et l’analyse des comportements des populations issues de l’immigration) publient un dossier d’étude commun sur les perspectives des produits halal en hypermarchés et supermarchés. En effet, cas atypique dans l’univers de la distribution française, le commerce traditionnel (boucheries musulmanes, magasins de proximité…) constitue encore le principal débouché des produits halal.
Pourtant, certaines grandes marques (comme Maggi Surgelés de Nestlé depuis 2007 mais aussi Fleury Michon, LDC, Yoplait…) et les grands groupes de distribution (Auchan, Carrefour…) s’intéressent de plus en plus à ce marché porteur évalué, d’après Solis, à 5,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires (dont un milliard d’euros pour la restauration collective).
Intérêt des grandes marques mais aussi lancements de marques de distributeurs, réflexions autour de l’implantation en rayon, campagnes publicitaires dans les grands medias, opérations dédiées… Les initiatives s’accélèrent et les acteurs ont besoin de connaître les profils, comportements d’achat, attitudes, besoins… de cette cible large et protéiforme. L’étude comporte deux volets : les données panel Nielsen et une étude quali Solis (marché, cible, circuits, comportements d’achat…) réalisée début 2010 en face à face sur 1648 personnes dans les quatre principales régions de concentration de population musulmane (Ile-de-France, Paca, Rhône-Alpes et Nord).
Source: http://www.e-marketing.fr/
« L’opération mosquée » pour séduire les Musulmans
Posté par admin dans Actualités, DOGME, Nationale, SALAT le 29th juin 2010
Pourtant annoncé, le ministre de l’Intérieur et des cultes, Brice Hortefeux, n’était pas aux côtés de François Fillon / AFP
Un ancien garage Renault de 3 000 mètres carrés transformé en mosquée flanquée d’un minaret : la transformation de cette friche industrielle d’Argenteuil, en région parisienne, est déjà lourde de symbole. L’inauguration de ce nouveau lieu de culte musulman par le Premier ministre – une première dans l’histoire de la République – a rajouté à la symbolique.
Façon pour le gouvernement de tenter de rassurer la communauté musulmane échaudée par les débats sur l’identité nationale et le voile intégral. A une semaine du début des travaux parlementaire sur l’interdiction du niqab, François Fillon a ainsi répété que son gouvernement n’entendait aucunement discriminer la deuxième religion de France, un « islam de juste milieu où le croyant vit sereinement sa foi » dans le respect de la République.
« Tirailleurs, spahis, tabors, moi, je n’oublie jamais tous ces soldats épiques, descendus de l’Atlas et des Aurès pour faire don de leurs vies à la France », a-t-il poursuivi en référence aux combattants, souvent musulmans, des anciennes colonies qui ont lutté sous l’uniforme français. « Aujourd’hui, les personnes de confession musulmane et leurs lieux de culte sont encore trop souvent l’objet de discriminations, et la cible d’agressions que nous ne pouvons tolérer (…) », a-t-il embrayé, promettant d’être « intraitable » contre ces faits.
Dans le même temps, il a estimé que « l’ennemi de la cohésion nationale » était « le repli clanique et le communautarisme », dont l’une des formes les plus dangereuses est « l’intégrisme religieux ». « En renvoyant une image sombre et sectaire, les personnes qui dissimulent leur visage au prétexte de leur foi sont, consciemment ou non, les opposantes à l’islam de France », a enchaîné le Premier ministre, appelant les musulmans à se dresser contre « ce détournement du message religieux ».
Un pan du discours accueilli plutôt fraîchement par une partie de l’auditoire, opposée à un texte sur le voile intégral, à l’instar du président du Conseil français du culte musulman. Mohammed Moussaoui a ainsi répété que « des pratiques et des comportements marginaux comme le port du voile intégral ne doivent pas conduire à la stigmatisation de la pratique musulmane dans son ensemble ». Mais globalement, lui comme les autres responsables musulmans ont salué cette inauguration, « un signe de respect » et une « grande première qui restera gravée dans les mémoires ».
L’interdiction du voile intégral le 6 juillet devant les députés
L’examen du projet de loi sur l’interdiction du port du voile intégral dans les lieux publics doit début le 6 juillet devant l’Assemblée nationale, lors de la session extraordinaire. Mais c’est la Belgique qui pourrait être le premier pays de l’Union européenne à interdire le niqab dans tout espace public : un projet de loi dans ce sens a été approuvé fin avril par la Chambre des députés doit encore être avalisé par le Sénat. Le gouvernement socialiste espagnol songe également à inclure dans une future loi sur la « liberté de religion » une mesure pour restreindre l’usage du voile intégral.
L’Union européenne en tout cas n’entend pas légiférer pour réglementer l’usage du voile intégral car cette décision relève des gouvernements, a affirmé hier la Commission européenne. « Je ne vois pas la nécessité d’une loi européenne sur la burqa », a déclaré Cecilia Malmström, commissaire européenne en charge des Affaires intérieures.
Source: http://www.leprogres.fr/
Une nouvelle mosquée, des besoins croissants
Posté par admin dans Actualités, DOGME, Nationale, SALAT le 29th juin 2010
François Fillon a prôné hier un « islam serein » et mis en garde contre les extrémismes. S. POUZET / 20 MINUTES
Religion Un lieu de culte musulman a été inauguré hier à Argenteuil, en présence du Premier ministre
Après plus de dix ans de négociations et de travaux, la troisième ville d’Ile-de-France a enfin son lieu de culte musulman. La mosquée Al Ihsân a été inaugurée hier, en présence de François Fillon. Un symbole fort, en plein débat sur le port du voile intégral : c’est la première fois qu’un Premier ministre se déplace pour ce type d’événement. Mais surtout un soulagement pour les 28 000 musulmans d’Argenteuil (Val-d’Oise), jusque-là contraints de prier dans des foyers.
Coupole et minaret
Le bâtiment de 5 300 m2, construit sur un ancien garage Renault, en impose avec sa coupole dorée et son minaret. Mais il a fallu bien de la patience à l’Institut islamique de France pour mener à bien ce projet. « Quand nous nous sommes lancés, les esprits n’étaient pas ouverts, rappelle Abdelkader Achebouche, président de l’association. Le premier permis de construire, obtenu en 1999, n’autorisait ni arcades, ni coupole, ni minaret. » Ce permis a été étendu en 2004, et la construction, entièrement financée par les fidèles, a pu commencer. La mosquée peut aujourd’hui accueillir 3 300 personnes, dont près de 1 700 dans la grande salle de prière.
Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman, a profité de l’événement pour dresser un état des lieux. « Il y a 2 000 lieux de culte en France pour 5 millions de musulmans, dont 850 000 participent à la prière du vendredi, a-t-il rappelé. Pour que l’image des fidèles priant dans la rue disparaisse à jamais, il faudrait doubler la surface de culte. » D’après Lhaj Thami Breze, président du conseil régional du culte musulman de l’Ile-de-France centre, des mosquées seraient en projet dans de nombreuses villes de la région. « Mais à peine sont-elles construites qu’elles ne suffisent plus, déplore-t-il. Le vendredi, il y a autant de fidèles dehors que dedans. Les projets mettent trop de temps à aboutir pour des problèmes de financement. » Un espoir, cependant : depuis une dizaine d’années, il est plus facile d’obtenir des permis de construire. « Avant, la mairie préemptait les terrains », soupire Lhaj Thami Breze. « Mais les pouvoirs locaux ont pris conscience du besoin, ce qui a permis de mettre en chantier de nombreuses mosquées, se réjouit Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris. On voit se construire un islam de France, avec les valeurs de notre société. »
François Fillon inaugure une mosquée et vante l’Islam « du juste milieu »
Posté par admin dans Actualités, DOGME, Nationale, SALAT le 29th juin 2010
François Fillon est allé inaugurer une mosquée à Argenteuil en banlieue parisienne aujourd’hui. Un geste fort pour le Premier ministre, une semaine avant le début de l’examen du projet de loi sur l’interdiction du voile intégral. Il a appelé les musulmans de France à prendre leurs distances avec l’extrémisme.
Un Premier ministre qui inaugure une mosquée, une première sous la cinquième république. Une première qui a suscité un début de polémique. Le parti socialiste estimant que c’était une manière de réparer « la faute » du débat sur l’identité nationale. « Une opération démagogique de communication » selon Faouzi Lamdaoui, ancien secrétaire du Parti socialiste à l’égalité.
Un moyen pour François Fillon de dialoguer avec les Musulmans à une semaine du début du débat parlementaire sur l’interdiction du voile intégral. Le Premier ministre a fait un éloge de l’islam de France, culte « de paix et dialogue « . Il a assuré que « la réalité de l’islam de France aujourd’hui » était une religion du « juste milieu » où l’on vit sa foi dans le respect « des principes de la République« .
Pas question, toutefois, de renoncer à l’interdiction de la burqa. « En renvoyant une image sombre et sectaire, les personnes qui dissimulent leur visage au prétexte de leur foi sont, consciemment ou non, les opposantes à l’Islam de France que vous avez contribué à construire« .
La France compte entre cinq et six millions de musulmans. 33% se déclarent croyants et pratiquants. François Fillon s’est dit conscient des discriminations dont ils sont victimes. L’an dernier, « 30% des faits de violences racistes, des menaces dans la très grande majorité des cas, ont visé des personnes de confession musulmane« .
Source: http://www.france-info.com/
Le Président de la Banque islamique de Développement chez le Premier ministre
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, Halal, Internationale le 29th juin 2010
Son excellence Dr. Ahmed Mohamed Ali, Président Directeur Général de la Banque islamique de Développement a été reçu en audience le mardi 08 juin 2010 à l’immeuble Etoile par le Premier ministre chef du gouvernement. Au nom du chef de l’Etat, Philemon Yang a adressé à son hôte, les salutations cordiales du peuple camerounais.
Au sortir de l’audience d’une vingtaine de minutes, Dr. Ahmed Mohamed Ali a exprimé ses sincères remerciements au Président de la République et au Premier ministre pour avoir accepté d’abriter les travaux du 2e Forum ministériel sous-régional de la Banque islamique de Développement (BID) pour la mise en œuvre du Programme Spécial pour le Développement de l’Afrique ouvert ce matin à Yaoundé.
Ce programme, a-t-il précisé, a été mis sur pied lors du sommet des chefs d’Etat membres de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) tenu en décembre 2005 à la Mecque, en Arabie Saoudite. La BID a à charge de mettre en exécution ledit programme qui vise à appuyer le développement du continent noir qui compte 27 pays sur les 57 pays membres qui forment l’Organisation.
Le PDG a révélé que la BID entend débloquer 4 milliards en fonds propres et mobiliser 8 autres pour financer ce programme spécial de 12 milliards de dollars US sur 5 ans. S. E. Ahmed Mohamed Ali a insisté sur le fait que la mise en œuvre de ce programme qui est la réponse aux différents besoins exprimés est orchestrée par les pays africains membres. D’où l’importance de la rencontre de ce jour pour recueillir leur orientation et leur support pour la réussite du programme.
Accompagné du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Louis Paul Motaze, Ahmed Mohamed Ali a rappelé que le Cameroun est l’un des pays fondateurs de l’OCI depuis 1974. Dès lors, la coopération entre l’organisation islamique et le Cameroun est allée grandissante et touche à ce jour des secteurs tels que l’éducation, le développement des infrastructures, l’Agriculture, entre autres. Elle représente une enveloppe globale d’environ 200 milliards de dollars déjà investis et en cours d’investissement.
http://www.spm.gov.cm/
Une mission du comité arabe pour l’investissement et le développement aux Comores est à Moroni pour le suivi de la conférence de Doha
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, Halal, Internationale le 29th juin 2010
Doha
Le comité arabe pour l’investissement et le développement aux Comores devait arriver à Moroni, hier dans l’après-midi, selon des informations émanant du ministère des Relations extérieures et du commissariat général au Plan. La commission était déjà venue aux Comores au mois d’avril dernier pour la programmation des projets de développement, des subventions et des contributions annoncés lors de la conférence de Doha pour le soutien au développement et à l’investissement en Union des Comores, tenue en mars dernier et qui avait vu la mobilisation par les pays et organismes participants d’un fonds de plus de 540 millions de dollars en faveur de l’Union des Comores. Lors de la première mission, le comité et le gouvernement Comorien s’étaient concertés sur les projets à financer sur un ensemble de plus de quarte cent projets présentés à Doha et concernant, essentiellement, les domaines des infrastructures, de l’aide humanitaire et des investissements publics et privés (Lire Al Watwan nº1547 du jeudi 29 avril 2010). Cette fois-ci, il s’agit, entre autres, de rencontrer les différents groupes de travail sectoriels (éducation, santé, infrastructures, gouvernance, l’agriculture, secteur privé), qui vont proposer “une priorisation“ d’utilisation des fonds et soumettre toute la documentation technique au comité technique et exécutif pour validation, d’une part et, d’autre part, de mettre en place le “comité de coordination“. Rappelons que ce comité qui a été institué lors du sommet arabe de Syrte de mars dernier, est composé de quatre grands donateurs (Qatar, Emirats arabes unis, la Jamahiriya arabe libyenne et l’Etat du Koweït), d’un représentant du gouvernement de l’Union des Comores, d’un représentant de la Ligue des Etats arabes, de la Banque islamique de développement, des secteurs de la société civile et du secteur privé. Ce mécanisme a pour, entre autres, objectifs, le suivi de la mise en ½uvre des engagements des donateurs de la conférence de Doha et la gestion des projets de développement pour le bénéfice de l’Union des Comores pour une période de cinq ans, et la mise en place d’un fonds multilatéral d’affectation spéciale dénommé “Fond pour le développement et l’investissement en Union des Comores”, dont les ressources proviennent des contributions volontaires des gouvernements participant à la Conférence de Doha. Sa gestion a été confiée à la Banque islamique de développement après la signature, le 22 avril dernier, d’un protocole d’accord entre la Banque et les autorités comoriennes, conformément aux recommandations du sommet de Syrte.
source: alwatan
Portes ouvertes sur le chantier de la mosquée
Posté par admin dans Actualités, DOGME, Nationale, SALAT le 28th juin 2010
De 15h à 18h hier, les visiteurs ont pu découvrir le chantier de la mosquée de Villeneuve d’Ascq. Ici, le hall d’entrée.
Alors que les travaux de la mosquée de Villeneuve d’Ascq sont entrés dans la dernière ligne droite, les responsables du projet organisaient hier une visite de chantier. Les curieux ont été nombreux à venir découvrir ce nouveau bâtiment basé à deux pas du Stadium Lille Métropole.
MORAD BELKADI > morad.belkadi@nordeclair.fr
Quelques gravats s’amoncellent à l’entrée du parking ; à l’intérieur, les murs sont bruts de décoffrage. Et lorsque quelques visiteurs s’aventurent à l’étage pour découvrir les salles dédiées à l’enseignement, ils découvrent des longs tuyaux couleur bronze qui n’en finissent plus de s’entrelacer. Ils font office de chauffage au sol… Oui, la mosquée de Villeneuve d’Ascq est encore en chantier, mais beaucoup s’y sont pressés hier après-midi pour une petite visite guidée. « C’est une façon de montrer où l’on en est aux gens qui nous ont aidés à la financer et permettre à tout le monde de venir la découvrir », explique Mohammed Slimani, secrétaire général de l’association d’animation et d’échanges culturels, à l’origine du projet.
« Sobre »
Verdict ? S’il faut mesurer le succès de la mosquée à l’aune de la foule qui s’y est pressée jusqu’à 18 h, alors c’est plutôt positif. « C’est grand », glisse un visiteur plutôt impressionné par la surface. Marie, elle, est venue par « curiosité » et n’est pas une novice en termes de lieux de culte. « J’en ai déjà visité d’autres, comme celle de Mons-en-Baroeul », confie la dame.
A-t-elle une préférence ? « C’est difficile à dire car cette mosquée n’est pas encore achevée », répond-elle. Elle se prononcera une fois les finitions apportées.
Reste qu’il y en a un qui est d’ores et déjà satisfait de l’évolution du chantier : Oussama Bezzazi, l’architecte du bâtiment que le public pouvait croiser hier. « C’est l’aboutissement d’un coup de crayon que j’ai donné en 2004, dit-il tout sourire. C’est un bâtiment qui s’intègre dans une ville nouvelle. Mon exigence était de le faire de la façon la plus sobre. » Pas de chichis, une seule et grande arcade épurée avec ses larges baies vitrées qui ont plu aux visiteurs saluant la grande luminosité.
Côté calendrier, la salle de prière devrait ouvrir dans le courant du mois d’août, la livraison du reste du bâtiment n’est pas attendue avant un an.
Source: http://www.nordeclair.fr/
Fillon va inaugurer la mosquée du Val-d’Argent
Posté par admin dans Actualités, DOGME, Nationale, SALAT le 28th juin 2010
GRÉGORY plesse
Cinq ans après la polémique sur la « racaille » lancée par Nicolas Sarkozy, c’est le Premier ministre qui revient sur la Dalle d’Argenteuil pour l’ouverture d’une mosquée.
Vendredi midi, la mosquée Al-Ihsan à Argenteuil avait des allures de fourmilière. Les ouvriers étaient à l’œuvre pour que tout soit fin prêt à l’issue du week-end, car c’est aujourd’hui que le Premier ministre, François Fillon, vient inaugurer ce nouvel édifice de 2500 places. L’officiel a vu les choses en grand, puisque à ses côtés se trouveront notamment le recteur de la Mosquée de Paris, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, Brice Hortefeux en sa qualité de ministre du Culte, ainsi que 800 invités.
Une inauguration solennelle aux allures de main tendue vers la communauté musulmane, au lendemain du débat controversé sur l’identité nationale. Quant à la ville d’Argenteuil, ce choix n’a rien d’un hasard. En 2005, c’est dans ce même quartier, celui de la Dalle, que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait créé la polémique en dénonçant « la racaille ». Il y a un mois, le ministre de l’Immigration, Eric Besson, était d’ailleurs revenu en éclaireur au Val-d’Argent.
La visite d’aujourd’hui s’est attirée les foudres du maire (PS), Philippe Doucet, pour qui cette inauguration « cache mal le malaise du gouvernement sur les questions des religions et de l’immigration ». Loin de l’agitation politicienne, Abdelkader Achebouche, le président de l’association qui porte le projet de cette mosquée depuis 1997, était un homme pressé vendredi dernier. Celui que tout le monde appelle ici « hadj » (un terme respectueux appliqué aux musulmans ayant effectué le pèlerinage de La Mecque) ne dort plus beaucoup depuis dix jours. « Jeudi, j’ai enchaîné les réunions; le matin à Matignon, ensuite avec la préfecture du Val-d’Oise et encore une autre avec le cabinet du Premier ministre », indique-t-il entre deux coups de fil. Son téléphone sonne toutes les cinq minutes. « Il reste encore beaucoup de travail », explique Abdelkader Achebouche. Au rez-de-chaussée, la grande salle de prières pour les femmes est prête, mais de l’autre côté, le lieu qui doit accueillir les hommes n’est encore qu’un grand espace vide. En attendant, ils prient à l’étage du dessus, dans une grande pièce qui doit servir de salle de conférences. « Ce site est un ancien garage. Dans les étages, c’était facile à aménager car il n’y avait que des bureaux, il suffisait de casser les cloisons. Mais au rez-de-chaussée, où se trouvait l’atelier, il a fallu enlever de grosses machines et s’échiner pour effacer les taches de graisse, d’huile et de carburant », précise-t-il.
Une réalisation de 8000 m2 avec une coupole et un minaret
Cela n’a toutefois pas empêché la communauté musulmane d’Argenteuil de s’approprier les lieux depuis plusieurs années. Ainsi, nombreux sont les croyants qui fréquentent depuis longtemps la mosquée et l’école. Cette dernière, qui dispense des cours d’arabe et de religion, compte plus de mille élèves, enfants et adultes confondus. C’est d’ailleurs uniquement grâce à la générosité des fidèles que cette construction a été rendue possible. Une réalisation splendide de 8000 m2 avec une coupole et un minaret. « C’est la plus grande mosquée d’Europe par sa superficie », assure avec fierté Abdelkader Achebouche.
Source: http://www.leparisien.fr/
Aide de la BID au Togo
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, Halal, Internationale le 28th juin 2010
Le Conseil exécutif de la Banque islamique de développement (BID) a approuvé mardi à Bakou (Azerbaïdjan) une aide de 241,4 millions de dollars en faveur de projets dans plusieurs pays membres, dont le Togo.
La Banque n’a pas révélé le montant octroyé à Lomé, ni la nature du projet.
Des détails qui seront sans doute connus mercredi à l’ouverture de la 35e conférence annuelle des membres de la Banque islamique de développement à laquelle assiste le ministre togolais de l’Economie et des Finances, Adji Otteh Ayassor.
Le Togo est membre de la BID depuis 1999 même si la majorité de la population n’est pas musulmane.
Le montant total des prêts et subvention accordés par cette Banque depuis onze ans est estimé à 65 milliards de Fcfa et concernent aussi bien les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’hydraulique villageoise que ceux d’infrastructures urbaines et rurales.
Source: http://www.republicoftogo.com/
Quand l’économie mondiale se met à la finance islamique
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, Culture, Halal, Internationale, Sagesses le 27th juin 2010
Par Isabelle Mayault, Journaliste free-lance
De Weber à Huntington, les intellectuels du monde occidental ont martelé l’idée selon laquelle la religion musulmane ne serait pas soluble dans le capitalisme – sous-entendu, dans la modernité. Pourtant, force est de constater la prolifération de mutations économiques et sociales allant dans le sens inverse de ces déclarations, via l’élaboration d’un système financier où l’islam est à la base de chaque produit.
Parce que le Coran interdit la pratique outrancière de l’intérêt sur des fonds monétaires (riba, qui littéralement signifie « augmentation »), les groupes bancaires ont créé des produits répondant spécifiquement aux besoins des croyants. Née dans les années 60 en Egypte et en Malaisie sous l’impulsion d’économistes ayant constaté la méfiance de populations locales vis-à-vis du système bancaire traditionnel, les fonds islamiques pèsent à ce jour 500 milliards de dollars, et bénéficient d’une croissance annuelle moyenne de 15%.
L’exigence de transparence des transactions, de symétrie de l’information entre les parties, de solidarité et de justice sociale que l’on retrouve dans les grands principes de la finance islamique font écho aux débats actuels sur l’absence de moralité du capitalisme.
La finance islamique draine pourtant son lot d’imperfections : ses contrats de crédit apparaissent, encore souvent, plus coûteux que les produits financiers conventionnels. Certains observateurs dubitatifs dénoncent même un pur montage marketing visant à appâter le musulman pieux. L’alternative peine d’ailleurs à se mettre en place de façon homogène dans le monde musulman, confirmant la grande diversité de celui-ci. Pionniers de la finance islamique, les pays du Golfe et la Malaisie caracolent en tête pendant que les pays du Maghreb, pourtant de bons clients potentiels, n’en sont qu’à leurs balbutiements.
Les pendules de l’économie mondiale en crise à l’heure de la finance islamique
« La finance islamique, loin de représenter un recul, ou une abdication face à la religion, est, au contraire, le signe que l’on peut, avec un peu d’imagination et de savoir-faire, marier tradition et modernité, religion et économie » a écrit Hervé de Charette, ancien ministre des affaires étrangères français (1).
Apparu dans les années 70 à grande échelle (2), le concept de finance islamique a connu un véritable essor depuis, surfant sur la vague du boom pétrolier dans les émirats, survivant au déclin – certains diraient l’échec – de l’islam politique, et profitant du regain de religiosité mondial caractéristique des années 2000. Il existe aujourd’hui environ 345 institutions de finance islamique répertoriées dans quelques 70 pays du monde.
Le potentiel du marché bancaire islamique est estimé à 4200 milliards de dollars par le cabinet d’expertise Standard & Poor’s. Ces prévisions sont d’autant plus plausibles que les fonds islamiques ont prouvé leur résistance en traversant tête haute la tempête subie par la mondialisation financière. « Dans des pays comme le Royaume-Uni, les actifs islamiques ont continué de croître malgré la sévérité de la crise des subprimes et malgré le credit crunch qui s’en est suivi » peut-on lire dans le rapport Jouini-Pastré de 2009.
Cela n’a pas échappé aux ténors de la finance occidentale : HSBC, le Crédit Suisse, ABN-AMRO et Deutsche Bank ont créé dès les années 90 des branches dites de « finance islamique », visant à récupérer dans leurs filets des expatriés pieux & fortunés de Londres, Paris, Amsterdam ou Madrid, ainsi que la haute bourgeoisie des Emirats et du Maghreb. Ce calcul s’est rapidement avéré très rentable.
Contents de pouvoir proposer une voie alternative à la crise économique, les leaders occidentaux n’hésitent pas à surfer avec opportunisme sur la vague islamique. La Grande Bretagne a été la grande pionnière en la matière : des assouplissements fiscaux ont été mis en place afin de « promouvoir le Royaume-Uni comme un centre de la finance islamique » (Rapport du Budget 2009). Début 2008, Rowan Williams, archevêque de Canterbury et chef spirituel des anglicans, a même choqué l’opinion en se déclarant favorable à l’application de la charia pour les affaires financières.
Depuis ces mouvements outre-manche, Christine Lagarde a multiplié les déclarations en faveur de la finance islamique et rédigé un programme fin 2008 instaurant la neutralité fiscale des opérations dites de « murabaha » et la déductibilité de la rémunération versée par les sukuks. «Nous adapterons notre environnement juridique pour que la stabilité et l’innovation de notre place financière puissent bénéficier à la finance islamique» a déclaré la ministre des Finances en juillet 2008.
(1) En préface de l’ouvrage La finance islamique à la française: un moteur pour l’économie, une alternative éthique, paru aux éditions Secure
(2) La finance islamique existait déjà dans les années 60, mais sous une forme tout à fait locale. La première banque islamique a été créée en 1963 en Egypte.
http://islampourtous.com/
La finance islamique découvre le capital-investissement
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, Consommation, Halal, Nationale le 25th juin 2010
Par Antoine Landrot
Les initiatives demeurent le fait de banques et de structures semi-gouvernementales. Les pratiques face à la sharia compliance sont encore très inégales.
Au rythme où se développe la finance islamique, il était logique qu’elle abordât un jour ou l’autre le capital-investissement, en particulier l’univers des LBO (leveraged buyout, acquisitions à effet de levier). L’actualité l’a encore rappelé la semaine dernière : Millenium Finance Corporation (MFC), filiale de la Dubai Islamic Bank, a annoncé son intention de lancer une famille de sept véhicules de private equity. Objectif : lever 5 milliards de dollars pour les investir dans des sociétés de croissance situées en priorité dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), mais aussi en Asie et Afrique, avec un objectif de rendement situé entre 20 et 25%. Les acquisitions devraient bénéficier d’un effet de levier de 50%, amenant la force de frappe de MFC à 10 milliards de dollars. L’initiative est aujourd’hui la plus ambitieuse de ce genre. Si l’impact du capital-investissement dans le tissu micro-économique local est encore limité, les grandes institutions financières de la région n’ont pas attendu pour investir en Europe et en Amérique du Nord. L’exemple le plus récent est l’acquisition de la chaîne britannique Travelodge Hotels par Dubai International Capital (DIC) auprès de Permira, pour 675 millions de livres sterling (1,3 milliard de dollars). Un an auparavant, DIC s’était porté acquéreur du groupe Tussauds pour 800 millions de livres. Actuellement, on compterait une centaine d’équipes de private equity « islamiques » à travers le monde.
La flambée des prix des hydrocarbures a provoqué un afflux de liquidités dans les monarchies pétrolières. Dans une logique de réduction des risques et de recherche de rendement, les sociétés d’investissement cherchent, et sont même mandatées depuis quelques années par leurs actionnaires principaux (en général les grandes familles régnantes et les gouvernements), à diversifier leurs investissements… voire leurs économies.
L’émirat de Dubai a ainsi lancé Dubai Aerospace Enterprise (DAE), un véhicule de private equity doté de 15 milliards de dollars. DAE aura pour mission de constituer une holding mondiale dans le secteur de l’aéronautique au sens large (y compris les infrastructures, les services et le financement). « A l’origine dédiés à l’immobilier, les fonds se sont fortement orientés vers le financement de projet et, depuis deux-trois ans, s’intéressent aussi au capital investissement », atteste un banquier. Elles travaillent donc souvent sur plusieurs fronts : actions, non-coté, immobilier, etc. Filiales de grands établissements bancaires, leurs sources de capitaux proviennent essentiellement des fonds propres de leurs maisons mères, des autorités et de clients fortunés. Les levées de véhicules d’investissement fermés, telles qu’on les connaît en Occident, sont rares.
Un mode de financement hybride
Cela dit, parmi les structures originaires des diverses monarchies du Golfe, la règle n’est pas à l’uniformité. Investcorp, présent dans le non-coté depuis 1982, est l’acteur le plus ancien. La structure d’origine bahreïnie, implantée également à Londres et New York, réalise des opérations de capital-risque ainsi que des LBO (en visant des cibles de 300 millions à un milliard de dollars de valeur d’entreprise). Ses financements d’acquisitions font appel aux mêmes montages utilisés chez ses homologues européens et américains. Seule concession aux obligations religieuses, Investcorp évite les secteurs non conformes au droit canon musulman.
En fait, la plupart des firmes d’investissement associent des techniques classiques à une démarche de « sharia compliance ». Cela s’explique en partie par la cohabitation des banques conventionnelles et des banques islamiques dans ces financements. Ainsi, pas moins de 18 banques ont participé au financement de l’acquisition de Travelodge (un crédit bancaire de 400 millions de dollars à trois ans, à quoi s’est ajouté une ligne de crédit revolving de 200 millions) : Calyon était par exemple co-arrangeur avec Mashreqbank, des Emirats Arabes Unis. Les montages LBO juxtaposent souvent un crédit bancaire avec une tranche « islamique », par exemple sous forme de mudaraba (contrat commercial entre un financier apportant le capital et l’entrepreneur qui apporte sa « force de travail »). « Mais les règles de la finance islamique ne fixent pas de ratio précis pour ces deux tranches. Les proportions peuvent varier fortement d’une opération à l’autre. Les institutions islamiques font preuve de flexibilité« , explique Mehdi Haroun, associé chez Herbert Smith. Un pragmatisme qui correspond assez à l’état d’esprit du capital-investissement.
Source: http://www.agefi.fr/




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