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Analyse islamique : Comment promouvoir la collaboration scientifique

19/09/2010

Athar Osama

minaret_flickr_PhareannaH-berhabuk-islam-analysis.pngFlickr/PhareannaH[berhabuk]

Pour Athar Osama, la coopération scientifique dans le monde islamique nécessite des financements plus sûrs mais aussi un ensemble de projets attrayants.

La coopération scientifique entre les pays islamiques a de piètres résultats, qui s’expliquent par la pénurie de ressources et le manque de volonté politique en matière d’investissements. Les rares pays qui ont beaucoup investi ces dernières années – l’Iran, le Pakistan, le Qatar et l’Arabie saoudite – ont choisi de travailler avec des pays scientifiquement avancés dans le cadre des collaborations Nord-Sud, dont les profits tirés de ces partenariats sont plus avantageux qui leur permettent de tirer des  profits plus avantageux que dans le cadre de partenariats conclus entre eux.

Mais la nécessité d’une coopération Sud-Sud devient de plus en plus évidente, en particulier sur des problèmes communs, tels que les maladies tropicales, l’agriculture ou les menaces venant des changements climatiques, qui sont particuliers au monde en développement ou auxquels le Nord accorde une faible priorité.

Le 21 juin, un groupe restreint de pays membres de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) s’est réuni à Djeddah, en Arabie saoudite, pour finaliser les modalités régissant la mise en place de la nouvelle Organisation de l’innovation scientifique et technologique(STIO).

Son lancement étant prévu l’année prochaine, la STIO sera chargée du renforcement des capacités scientifiques et de la collaboration dans le monde islamique. Si elle parvient à initier une réelle collaboration au sein de l’OCI, elle pourrait contribuer à créer un groupe de scientifiques qui aura suffisamment de volonté pour s’attaquer à certains des problèmes de la région.

Mais dans son empressement à recruter des membres et à réunir un budget suffisamment important, la STIO a, de manière prématurée,  accepté des compromis sur la façon dont ses fonds seront administrés. A moins que ses fondateurs ne lancent rapidement des programmes construits et cohérents, ces compromis pourraient saper l’efficacité de l’ensemble de l’entreprise.

Paralysie

L’idée de créer une organisation pour encourager la coopération scientifique et le renforcement des capacités dans le monde islamique n’est pas nouvelle. En effet, le Comité permanent pour la coopération scientifique et technologique (COMSTECH) de l’OCI promeut le renforcement des capacités scientifiques individuelles et collectives depuis 1981.

Le Comité fonctionne cependant grâce à des dons volontaires (mais l’adhésion est obligatoire) et avec un mandat de conseil et non de mise en oeuvre des politiques, le COMSTECH a été paralysé dans ses tentatives d’impulser des changements significatifs.

Incapable de réunir les ressources dont il avait besoin pour soutenir ses aspirations, il s’est en grande partie limité à travailler en partenariat avec des organisations mieux financées, comme la TWAS (Académie des sciences pour le monde en développement), la Banque islamique de développement et l’OMS.

Budget plus important

Ceux qui mettent en place la STIO ont de toute évidence tiré des leçons de l’expérience du COMSTECH. Ainsi, contrairement au COMSTECH, les contributions financières aux programmes de la STIO – qui sont plus importantes que celles faites au COMSTECH – sont obligatoires pour tous les membres, bien que l’adhésion soit volontaire.

En outre, la STIO est spécifiquement chargée de mettre en œuvre des programmes approuvés, et non pas seulement de  fournir des conseils sur les schémas politiques. Ces programmes devraient comprendre la création de centres d’excellence régionaux, la mise sur pied de programmes d’établissement de liens en matière de recherche et la mise en œuvre d’initiatives de développement des ressources humaines.

Atta-ur-Rahman, le directeur général de la STIO, est persuadé que son organisation réussira là où celle qui la précède a échoué. Plus de 20 pays ont adhéré à la STIO depuis l’ouverture de l’adhésion en février, dit-il.

Lors d’une récente réunion consacrée au budget, les membres de la STIO ont convenu d’un projet de budget annuel de US$ 70 millions, dont près de US$ 20 millions ont déjà été promis par quatre membres fondateurs. Si la STIO se rapprochait de cet objectif, elle bénéficierait de plus de moyens que le Comité qui l’a précédé.

Perte de la maîtrise

Mais la STIO a été contrainte de faire de grosses concessions en échange de ces fonds. En particulier, elle a dû accepter que ses membres gardent jusqu’à 90 pour cent de leurs contributions dans leur propre pays, qu’ils dépenseront comme il le voudront. En conséquence, les pays jouiront d’une grande latitude pour investir l’argent qu’ils promettent à la STIO sur tout projet qu’ils jugent approprié, tant qu’il est coordonné par le secrétariat de la STIO.

Jusqu’ici, la seule exigence de la STIO était la conformité des projets avec la vision 1441de l’OCI – un ensemble d’objectifs à l’horizon 2020 dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la science et la technologie – et de son Plan d’action scientifique et technologique.

« Le facteur décisif qui a permis de sceller l’accord réside dans la volonté de laisser les membres de la STIO garder l’argent dans leurs pays respectifs », affirme Atta-ur-Rahman. C’est le slogan « votre argent pour votre développement », explique-t-il, qui a finalement convaincu de nombreux pays membres d’adhérer.

Mais cette approche fondée sur la non-intervention pourrait limiter l’impact potentiel de la STIO. Cela signifie que la STIO ne peut pas, à ce stade, garantir d’importantes contributions à un ensemble de programmes de recherche collaborative approuvé.

Les pays sont encouragés à trouver des fonds additionnels pour soutenir des projets de la STIO, mais cette organisation est incapable d’empêcher les différents pays de détourner des fonds de leurs budgets scientifiques actuels.

Projets séduisants

Pour se prémunir contre ces écueils, une politique créative et une conception des programmes seraient nécessaires. Les membres de la STIO doivent en effet trouver des programmes à la fois séduisants et utiles — ils doivent accomplir des progrès importants et concrets qui permettraient de réaliser les objectifs de développement scientifique et socio-économique des pays membres.

Mais nul ne sait s’ils le souhaitent vraiment, principalement parce que les projets eux-mêmes ne sont pas définis. Les dirigeants de l’organisation, soucieux de préserver le délicat consensus qu’ils ont laborieusement forgé, sont prudents dans leurs engagements. Atta-ur-Rahman poursuit en ces termes : « Nous voulons démarrer de façon modeste mais progresser conformément à nos capacités — sans prendre trop d’engagements »,

Jusqu’à présent, les dirigeants de la STIO et ses architectes ont accompli un réél travail dans la mise en place d’un noyau central de scientifiques qui impulsera un mouvement de coopération scientifique au sein de l’OCI. Les fonds dont ils disposent leur permettraient d’avoir un impact réel. Mais pour être efficaces, ils doivent à présent trouver des programmes et des projets convaincants et attrayants.

Athar Osama, basé à Londres, est un chercheur spécialisé dans les politiques scientifiques et d’innovation et un consultant et fondateur de Muslim-Science.com. Il est le directeur pour le Moyen-Orient et l’Asie d’une entreprise internationale de conseil  en commercialisation des technologies, mise en œuvre et nouvelles entreprises, et chercheur en résidence au Pardee Centre for Study of Longer Range Future, à l’Université de Boston.

http://www.scidev.net/

Actualités, Avis, Discussions, Internationale, Islam, RENCONTRES

« Place de Paris », le nouveau hub de la finance islamique en Europe

19/09/2010

Avec la publication dans le « Bulletin officiel des impôts », le 24 août 2010, de quatre dispositions qui fixent le cadre juridique et fiscal pour quatre nouveaux types d’opérations majeures de la finance islamique, la législation française fait un pas décisif pour donner à la « Place de Paris » sa dimension d’un « hub de la finance islamique » et lui offre les outils nécessaires pour jouer un rôle de premier plan dans le développement de cette industrie en Europe et même au-delà.

La volonté des autorités françaises, maintes fois affichée à travers notamment les déclarations du ministre de l’Economie, Christine Lagarde, de « développer, à la fois sur le plan réglementaire et fiscal, tout ce qui est nécessaire pour rendre les activités de la Finance islamique aussi bienvenues à Paris qu’elles le sont à Londres et sur d’autres places » trouve aujourd’hui, ne serait-ce qu’en partie, sa consécration et sa concrétisation. Les pièces de ce grand puzzle commencent à s’agencer pour construire l’édifice central qui offre enfin à la « Place de Paris  » tous les outils nécessaires lui permettant de jouer un rôle de premier plan dans le développement de cette industrie financière. Après l’aménagement, en février 2009, du cadre fiscal français pour deux opérations de la finance islamique, la murabaha et le sukuk, afin d’éliminer tous les frottements fiscaux et supprimer les doubles impositions auxquelles étaient soumises ces deux opérations financières conformes à la « Charia », de nouvelles avancées viennent d’être enregistrées avec la publication des quatre nouvelles instructions fiscales portant cette fois-ci sur le sukuk, la murabaha, l’ijara et l’istisna. « La finance islamique ne pourra s’exprimer pleinement dans le système bancaire français que si elle entre en pratique sur un pied de par-faite égalité avec la finance conventionnelle », déclarait, récemment, Thierry Dissaux, conseiller « finance Islamique » au minsitère des Finances.Aujourd’hui c’est chose faite. Car les nouvelles instructions publiées le 24 août dernier portent sur l’application aux opérations financières de la finance islamique les mêmes règles appliquées dans la finance conventionnelle tant au niveau de la TVA et de l’impôt sur les sociétés que sur les droits d’enregistrement. La pleine intégration de la finance islamique dans le système financier français séduit plus d’un acteur et à plusieurs titres :

Selon les études les plus récentes, les actifs de la finance islamique représentent aujourd’hui plus de 1000 milliards de dollars. Le taux de croissance extraordinaire de ses encours, estimé entre 15 à 20% par an, laisse entrevoir pour demain un potentiel avoisinant les 4000 milliards de dollars. Ce gisement immense de liquidités, essentiellement dans les pays pétroliers au Moyen-Orient, cherche des placements rémunérateurs. La France pourrait capter une partie de ces capitaux, allant jusqu’à 120 milliards d’euros d’encours à l’horizon 2020 selon une étude des économistes Elyès Jouini et Olivier Pastré. Cette manne peut représenter une bouffé d’oxygène, dans un contexte de crise financière internationale, pour préserver un certain niveau de croissance dans notre pays, préserver les emplois dans nos entreprises et pour continuer à investir dans les infrastructures de demain. Il en est de même pour les collectivités territoriales pour qui la finance islamique représente un potentiel de financement alternatif des projets de développement durable, qui constituent l’un des fondements de l’éthique de l’industrie financière islamique, qui privilégie, en toutes circonstances, l’investissement responsable et de long terme.

Quant aux entreprises – grands groupes ou PME – l’intégration de la finance islamique dans le système financier français est une aubaine. Elles pourront lever les fonds dont elles ont besoin pour leur croissance et leur développement à travers l’emission des sukuks. Certains secteurs industriels tels que l’immobilier, les énergies renouvelables, la santé ou la construction pourront bénéficier directement de l’émergence de la finance islamique. Enfin l’intégration de la finance islamique dans le système financier français permettra à certains citoyens de disposer d’instruments d’investissement compatibles avec leurs opinions religieuses, alors qu’aujourd’hui ils utilisent à contrecoeur les outils financiers habituels. Dans cette course effrenée de leadership de la finance islamique en Europe, gageons que la France prendra désormais la tête du peloton et continuera à s’investir pleinement pour doter la « Place de Paris » de tous les outils nécessaries à son rayonnement et pour lui donner les moyens de devenir le « hub international incontesté de la finance islamique ». La Chambre de Commerce Franco-Arabe dans le cadre de ses activités et de sa mission pour la promotion et le développement des relations financières et commerciales entre la France et le monde arabe, est décidée plus que jamais à jouer un rôle déterminant pour promouvoir la « Place de Paris ». Acette fin, elle organise, le jeudi 28 octobre 2010 en collaboration avec l’Institut français de finance islamique et Sécur finance le quatrième « Forum Français de la Finance Islamique » sur le thème : La Finance islamique, moteur de développement pour l’économie, au service des entreprises. Une occasion sans doute enrichissante pour mieux connaître la portée des nouvelles dispositions sur le financement des entreprises en France.

Lexique

Les sukuks sont des titres financiers, dont la rémunération et le capital sont indexés sur la performance d’un ou plusieurs actifs détenus par l’émetteur. Ces produits sont utilisés par les banques d’investissement.

La mudarabah est un contrat entre un détenteur de capital et un entrepreneur. Le profit est distribué entre les deux parties selon un ratio prédéterminé. La perte financière est subie uniquement par les financiers.

La musharakah consiste, pour la banque islamique, à participer au financement de l’acquisition d’un bien immobilier : 90 % des fonds sont apportés par la banque et le reste par le particulier. Le remboursement obéit à un tableau d’amortissement qui comprend, outre le capital principal, les bénéfices tirés par la banque de l’opération.

L’ijarah est une sorte de leasing, par lequel la banque achète des machines et des équipements puis en transfère l’usufruit au bénéficiaire pour une période durant laquelle elle conserve le titre de propriété de ces biens. L’istina est un mode de financement à moyen terme. C’est un contrat de fabrication où le vendeur accepte de fournir à l’acheteur, dans un certain délai et à un prix convenus, des biens spécifiés après leur fabrication conformément au cahier des charges.

http://www.france-moyenorient.com/

Actualités, Bancaire, Culture, Halal, Islam, Nationale

Gate Gourmet envisage le ‘tout-halal’ dans les avions

17/09/2010

Zürich (Suisse) – L’entreprise de commissariat aérien (catering) suisse Gate Gourmet envisage très sérieusement de ne plus proposer que des plats ‘halal’ aux compagnies aériennes qui utilisent ses services de restauration en vol des passagers, à travers le monde.

Guy Dubois, le directeur de la compagnie Gate Gourmet précise qu’il ne faut y voir aucune intention de se conformer à un précepte religieux musulman mais que la compagnie voit dans le passage au ‘tout-halal’ un moyen de faire d’importantes économies puisque produire deux types de nourriture, l’un ‘halal’, l’autre pas, les transporter et les stocker de manière séparée pour respecter la règle qui veut qu’une nourriture destinée à un musulman et une autre à un non-musulman ne doivent jamais entrer en contact à un quelconque instants, est financièrement très pénalisante. Ne fournir que des plats préparés ‘halal’ permettrait de faire des économies substantielles qui pourrait permettre également d’améliorer l’ensemble des mets préparés.

Gate Gourmet envisage le 'tout-halal' dans les avions

La compagnie Gate Gourmet a déjà prévu d’ouvrir une cuisine annexe ‘halal’ dans l’aéroport international Heathrow de Londres (Royaume-Uni) là où sont préparés les plats pour British Airways d’une part mais également 14 autres grandes compagnies aériennes dont les compagnies aériennes du Moyen-Orient, Emirates et Etihad. British Airways a déjà annoncé qu’elle n’avait pas dans l’idée de changer ses menus et Gate Gourmet insiste bien sur le fait qu’elle entamera préalablement des discussions avec ses clients qui servent du ‘non-halal’ afin d’envisager une possible transition vers le ‘tout-halal’.

http://www.crash-aerien.aero/

Actualités, Consommation, Halal, Internationale

Sur C+ : Les dessous du business halal. Et la « guerre » de la viande.

17/09/2010

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Le magazine Spécial investigation proposera le lundi 11 octobre à 22h35 deux sujets de 26 minutes, concernant la viande.

HALAL : LES DESSOUS DU BUSINESS

Une enquête de Feurat Alani et Florent Chevolleau.

Production : Magnéto Presse.

Le marché du halal est en pleine explosion. Avec une progression de 15% par an, ce secteur pèse aujourd’hui plus de 5 milliards d’euros (deux fois plus que le bio). Une multitude de produits « autorisés par le Coran » sont apparus dans les grandes surfaces. A Nanterre, un magasin revendique même le titre de « première supérette100% halal ». Pour qu’une viande soit considérée comme « halal », la bête doit être égorgée à la main, la tête tournée vers la Mecque. L’alcool, le porc et ses dérivés sont strictement interdits par le Coran. Plusieurs labels garantissent au consommateur que ces règles de fabrication ont été respectées. Mais les tromperies sont nombreuses sur ce marché peu encadré : faux labels, certificats de complaisance, usines qui tuent les bêtes sans respecter le rite, produits contenant du porc…

Feurat Alani a enquêté sur les abus du business islamique.

LA NOUVELLE GUERRE DE LA VIANDE

Une enquête de Marie Osmani.

Production : Magnéto Presse.

Des êtres humains badigeonnés de sang et emballés dans des barquettes de polystyrène comme de la viande : c’est l’opération choc organisée par les militants de l’association L214. Objectif : interpeller l’opinion sur les conditions d’élevage et d’abattage du bétail industriel. Ces activistes radicaux ont aussi infiltré plusieurs fermes avec des mini caméras, pour en rapporter des images choquantes : boeufs agonisants, porcelets mutilés, lapins écrasés. Ils réclament l’abolition pure et simple de l’élevage industriel, au nom du respect de la vie animale et de l’impératif écologique. Après la crise de la vache folle, du poulet à la dioxine, et des poissons aux antibiotiques, l’industrie agroalimentaire se trouve à nouveau sous pression. Face à cette offensive médiatique, les industriels préparent leur contre-attaque : campagne d’affichage et lobbying. En effet, la prochaine bataille aura lieu à l’Assemblé nationale, ou les Verts ont déposé un amendement interdisant la consommation de viande dans les cantines scolaires.

Marie Osmani enquête sur les dessous de cette bataille écologique saignante, qui pourrait bien révolutionner un jour le contenu de notre assiette.

Crédit photo © MAGNETO PRESSE.

http://www.leblogtvnews.com/

Actualités, Consommation, Halal, Nationale

Halal, Quick et l’identité culturelle française

17/09/2010

Par Roxane Tran Van

ASSOCIATED PRESS
La récente annonce de la chaîne européenne Quick d’ouvrir quatorze nouveaux restaurants halal ne cesse d’alimenter une polémique qui ramène l’identité culturelle française sur le devant de la scène.

De nouveaux restaurants halal devraient ouvrir à Chelles (77), Creil Nogent (60), Créteil Pompadour (94), Dammarie-les-Lys (77), Fleury-Mérogis (91), Kingersheim (68), La Courneuve, Montreuil (93), Reims (51), Rosny, Saint-Ouen (93), Strasbourg Hautepierre (67), Sevran (93), et Villeneuve-Saint-Georges (94).

Actuellement en France, quasiment toutes les grandes enseignes (Auchan, Leclerc, Casino, Franprix, Carrefour) disposent déjà d’un rayon Halal. Les grandes surfaces, comme les fast food diversifient ainsi leur offre en fonction de la demande.

Et juridiquement rien n’interdit à la chaîne de créer des restaurants complètement Halal. Car si le groupe est financé à plus de 90% par la Caisse des Dépôts cela n’en fait pas pour autant un service public. La chaîne n’est donc aucunement tenue de répondre, comme on a pu lui reprocher, à l’intérêt général.

Un expert de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations) avait d’ailleurs rappelé au moment des premières ouvertures de restaurants halal du groupe Quick que chaque restaurant est libre de proposer la carte qu’il souhaite.

Concernant les accusations portant sur la discrimination, l’expert avait souligné que la loi définissait strictement celle-ci par les articles 255-1 et 2 du code pénal: « il faut caractériser le refus d’accès à un bien ou un service pour une clientèle déterminée ou que cet accès soit subordonné à une condition. »  En l’occurence avait souligné l’expert le fait de proposer un produit halal ne constitue pas une discrimination au regard du code pénal.

Si certains restaurants de la chaine Quick ne proposent que de la viande halal, elle n’oblige cependant personne à en consommer.

Le problème qui se pose semble plutôt d’ordre psychologique que juridique.

Derrière cette polémique se cache peut être finalement la peur d’une « islamisation » de la société plus qu’une peur de la perte de l’identité culturelle. Nul doute que le fait de voir une chaîne de restaurant française grand public adopter un régime alimentaire étranger à son héritage chrétien en perturbe plus d’un. Pour grand nombre en effet le halal est la marque de l’Islam que l’on se représente comme « fondamental ».

Raphaël Liogier, professeur à Sciences Po Aix interrogé par Guysen souligne que justement le halal ne fait pas partie du fondamentalisme, mais qu’il est au contraire la marque de la « mondialisation »de l’Islam, et de sa  « désarabisation ». Le professeur note également un certain paradoxe dans les réactions constatées face à l’ouverture de ces restaurants. Alors que nous nous trouvons dans « l’ère de valorisation du pluriel, il y a une réaction inverse chez les citoyens qui pensent que leur civilisation est envahie ».

Cela révèle un véritable problème d’identité. Gardons pourtant à l’esprit que l’identité culturelle française n’est pas un concept figé dans le temps. Bien au contraire, la France a au cours des siècles, comme tout pays accueillant, intégré à sa culture des pratiques « venues d’ailleurs ». La France semble ainsi avoir bien des difficultés à trouver son identité au milieu de sa diversité.

Il est d’ailleurs contradictoire de voir la population française dans sa majorité s’inquiéter du changement d’une pratique qu’elle a elle même importée des Etats Unis. Le fast-food reste un concept américain, mais plus personne ne se demande si la restauration rapide menace la culture française.

L’ouverture de restaurants halal constitue vraisemblablement une adaptation de la chaine à la « France de la diversité ». Faut-il pour autant rejoindre les propos du député Jacques Myard (qui s’était pronocé contre l’ouverture de nouveaux resataurants halal) qui parle du phénomène de plus en plus prononcé de « ghettoïsation » selon les origines? Il est vrai que l’on peut constater l’existence de quartiers chinoirs, juifs ou musulmans. Cela existe pourtant ailleurs, notamment aux Etats Unis, et ne remet en aucun cas l’identité du pays en cause. Bien au contraire, elle semble l’enrichir.

Les restaurants et les magasins s’adaptent comme ils se sont toujours adaptés à la population environnante. Quick, comme d’autres grandes enseignes, répond donc simplement à une logique commerciale en mettant en place ces nouveaux établissements halal.

Le groupe a effectivement justifié sa politique en s’appuyant sur l’argument économique. L’ouverture de ces restaurants a été décidée à la suite d’une période test qui a mis en évidence la rentabilité du marché halal. Les données montrent en effet que la fréquentation a doublé et 25 emplois ont été créés en moyenne suite à l’offre d’un service halal.

Des résultats plus que concluants donc qui ne sauraient dissuader la chaîne de se fermer au marché Halal. Selon les propos du professeur Liogier, « le développement du halal est finalement le développement de la globalisation et de la pluralisation de l’offre, qui fonctionne par rapport à la demande. Cette globalisation rejoint la mode du bio qui a également cours en ce moment. Les individus ont besoin d’avoir des spécificités, mais non plus à une échelle locale mais globale. » Reste maintenant à ce que les mentalités réagissent également de façon globale.

G.I.N avec Agences

http://www.guysen.com/

Actualités, Consommation, Halal, Nationale

Plus de halal servis dans les airs

17/09/2010

Les clients de British Airways pourraient bientôt se voir servir des repas halal lors de leur vol. Le fournisseur de services de la compagnie décide de se lancer dans le halal, une solution innovante pour son PDG.

Le halal sera bientôt la règle à bord de certains avions. Le principal fournisseur de restauration des compagnies aériennes a décidé de se spécialiser dans le halal. Le groupe international Gategroup, qui approvisionne les compagnies aériennes, a annoncé qu’il allait ajouter une offre halal à sa gamme de produit. Le groupe qui s’est spécialisé dans une industrie aérienne en forte concurrence décide de se distinguer par l’innovation, selon un article du Financial Times. Pour Guy Dubois, le PDG de Gategroup : « Mon objectif est de pouvoir offrir des repas qui répondent aux principes islamiques dans les centres d’approvisionnement où l’on travaille le plus. » Le groupe qui fournit les principales compagnies aériennes telles que Delta, British Airways et Cathay Pacific sera le premier à offrir une restauration uniquement halal. Ce service devra débuter dans quelques jours à l’aéroport londonien d’Heathrow, deuxième aéroport mondial en termes de trafic de passagers. « Si nous produisions tous nos produits sous la certification halal, cela permettrait de supprimer les amalgames entre halal et non-halal et nous fournirait des avantages économiques. Cette préférence ne découle d’aucune pensée communautaire ou religieuse. » a ajouté le PDG de la compagnie dont le siège est situé en Suisse.

Des retombés financières, avant tout

Tout comme l’interdiction du porc et de l’alcool, les conditions particulières dans lesquelles l’animal doit être tué seront respectées. Les entreprises qui approvisionnent les compagnies aériennes en repas et boissons proposent déjà des produits halal depuis longtemps. Mais Gategroup, en tant que groupe en activité dans un pays à faible communauté musulmane, est la première compagnie à prendre la décision de s’adapter totalement aux principes islamiques en la matière dans ses principaux centres. Aux objections qui avancent les 12 milliards de frais, M. Dubois a répondu que : « Aujourd’hui le halal est spécial, comme l’est le porc. Par contre tout le reste est identique pour tous. » Les  installations de l’aéroport d’Heathrow qui devront assurer l’approvisionnement des repas halal couteront 3 milliards de dollars à Gategroup. Mais la société a affirmé que cela devrait lui permettre de réaliser de forts profits.

http://fr.zaman.com.tr/

Actualités, Consommation, Européenne, Halal

Dix conseils pour manger à sa faim… et pas plus !

15/09/2010

Le Hadith dit: « Nous sommes une communauté qui ne mange que lorsqu’elle a faim, et quand elle mange, elle ne mange pas à sa faim » (ndlr)


© Jupiter

Dix conseils pour manger à sa faim… et pas plus !

En finir avec les excès sans renoncer au plaisir ? Ne plus confondre besoin de manger et envie de manger ? C’est possible, avec cette méthode à suivre pendant dix jours (puis à appliquer toute sa vie !). Explications et travaux pratiques avec le docteur Gérard Apfeldorfer, notre spécialiste du comportement alimentaire.

Flavia Mazelin-Salvi

Sommaire
  • 1. Ressentez la faim
  • 2. Installez une routine
  • 3. Concentrez-vous sur le goût
  • 4. Ralentissez
  • 5. Faites une pause au milieu du repas
  • 6. Chassez les parasites
  • 7. Pratiquez la modération
  • 8. Identifiez vos envies
  • 9. Ne mangez pas pour plus tard
  • 10. Soyez seul juge de vos besoins
  • EVALUEZ VOTRE APPETIT

L‘expression « avoir les yeux plus gros que le ventre » illustre avec éloquence ce comportement qui fait que l’on se dit souvent à la fin d’un repas, comme le corbeau de la fable, que l’on ne nous y prendra plus. Une promesse qui ressemble aux résolutions du premier janvier, sincères et vertueuses mais rarement tenues. Pourtant, en matière de comportement alimentaire, la modération est la seule alternative sérieuse aux ravages des régimes draconiens ou à l’insouciance qui autorise tous les excès, dangereux pour la santé.

Pratiquer la modération passe par une étape clé : reprendre contact avec ses sensations corporelles. « Ce qui signifie, explique Gérard Apfeldorfer, psychiatre et psychothérapeute, être capable de faire la différence entre deux sortes de faim : la faim physiologique et la faim psychologique. » La première est un besoin de nourriture pour le corps (d’énergie, de certains nutriments) ; la seconde, une envie de manger qui agit comme un mécanisme de défense contre des émotions incontrôlables, négatives ou positives. Il est indispensable de savoir faire la distinction entre les deux, pour manger de manière juste. Sans excès ni frustration. Une fois la faim physiologique identifiée, reste à repérer son seuil de rassasiement, ce point d’équilibre entre le plaisir de manger et la satisfaction des besoins de notre organisme.

Soyons honnêtes : si les principes à respecter sont simples, leur application au quotidien exigera de vous, dans les premiers temps, des efforts et surtout de la patience. Ce programme sur dix jours, qui repose sur dix points clés, est une première prise de conscience, à poursuivre sans relâche jusqu’à ce que ce comportement vous soit naturel.

L’originalité de cette méthode ? Vous rendre seul juge de votre confort et de votre bien-être alimentaire.

1. Ressentez la faim

Essayez de ne rien manger pendant quatre heures. Si cette idée vous effraie, il se peut que vous ayez peur d’avoir un malaise. Vous pourrez vérifier concrètement qu’il ne se passe rien de dramatique ! Si vous ne ressentez jamais la sensation de faim, il se peut que vous mangiez « en avance », c’est-à-dire que vous surmangiez pour juguler votre peur du manque ; il se peut aussi que vous ayez totalement perdu le contact avec vos sensations alimentaires. Si, à l’inverse, vous avez tout le temps faim, vous confondez peut-être faim physiologique et faim psychologique.

Les manifestations de la faim diffèrent d’une personne à l’autre. Parmi les plus fréquentes : une sensation de faiblesse (manque d’énergie, petits vertiges) et un trouble de l’humeur (irritabilité).

> Le conseil : le but est de nouer une relation sereine à la nourriture. Pendant ce petit jeûne, vaquez à vos occupations sans guetter les signaux de votre corps, mais en les laissant venir à vous.

2. Installez une routine

Pour ressentir physiquement la faim puis la satiété, vous devez en faire régulièrement l’expérience. Prenez vos repas à heure fixe et le même petit déjeuner tous les matins. Après dix jours, vous devriez ressentir la faim juste avant l’heure de manger, mais aussi mieux percevoir votre seuil de rassasiement.

> Le conseil :évitez les saveurs nouvelles. Il est plus facile de repérer son seuil de satiété avec des aliments familiers.

3. Concentrez-vous sur le goût

Prêtez attention aux premières bouchées. Ce sont elles qui nous renseignent sur la saveur de l’aliment : est-il salé ? trop sucré ? amer ? fondant ? est-il bon ou médiocre ? Cet « arrêt sur saveur » est essentiel car nous fantasmons le goût des bouchées suivantes. Ce qui explique que l’on puisse avaler jusqu’à la dernière bouchée un gâteau au chocolat médiocre parce qu’on le fantasme délicieux. Contrairement à notre sens gustatif, notre imaginaire ne connaît pas de lassitude. Lorsque l’on prête réellement attention au goût, vient le moment où il y a fléchissement du plaisir à manger. Le goût a changé, on peut s’arrêter.

> Le conseil : prenez de petites bouchées. Utilisez vos dents, votre langue et votre palais. Posez vos couverts pendant que vous mastiquez.

4. Ralentissez

Il faut à notre organisme entre quinze et trente minutes pour que les signaux de rassasiement soient perçus et enregistrés. Le message entre estomac et cerveau n’est pas instantané, certains enzymes impliqués dans le déclenchement de la satiété ne sont libérés qu’une trentaine de minutes après le début du repas. En mangeant trop vite, on a toujours tendance à surmanger.

> Le conseil : étirez votre repas sur au moins une demi-heure. Que votre nourriture soit bonne ou médiocre, dégustez-la en gastronome, avec lenteur.

5. Faites une pause au milieu du repas

Interrogez-vous. Avez-vous toujours très faim, moyennement faim, presque plus faim ? Pour vous aider, utilisez l’échelle de rassasiement (lire encadré ci-contre). Si vous vous sentez repu, arrêtez-vous là. Même si vous pensez qu’il vous reste de la place pour le gâteau au chocolat. Dites-vous que vous l’apprécierez encore davantage plus tard (vous ne vivez pas au milieu du désert, il y a des pâtisseries partout !). En revanche, si la faim vous tenaille encore, poursuivez votre repas.

> Le conseil : interrogez-vous couverts posés et bouche vide. Le meilleur critère indiquant que l’on est modérément rassasié est le plaisir que l’on prend à manger : quand il commence à faiblir, c’est que l’on a assez mangé.

6. Chassez les parasites

Le zen dit : « Quand vous mangez, mangez ! Quand vous lisez, lisez ! » Cette philosophie, basée sur l’importance du moment présent, trouve toute sa pertinence ici. Vous êtes à table, devant votre assiette. Chassez les parasites autour de vous. Ne lisez pas le journal, ne regardez pas la télé, ne vous lancez pas dans un débat politique passionné. Soyez à ce que vous faites : simplement manger. Evidemment, si vous déjeunez en groupe, pas question de vous isoler comme un bénédictin.

> Le conseil : pratiquez des pauses régulièrement. Un temps pour parler et écouter, un autre pour vous nourrir : peu à peu, cette alternance se fera naturellement.

7. Pratiquez la modération

Il existe trois moyens simples pour manger avec mesure et conscience.

• Manger de tout, lentement, en vous concentrant bien sur la saveur des aliments, et laisser l’excédent de nourriture dans votre assiette.
• Réduire la taille de vos portions de départ et vous interroger en cours de route sur vos besoins.
• Réduire le nombre de plats du repas (cela vaut surtout pour les gros mangeurs) ou ne prendre qu’une seule portion de chaque plat (pour les grignoteurs).

> Le conseil : acceptez les temps morts entre les plats.

8. Identifiez vos envies

Vous êtes à deux doigts de vous jeter sur un paquet de cookies… Pourquoi pas ? Mais avant de passer à l’acte, interrogez-vous : est-ce de l’envie ou de la faim ?

Si c’est de la faim, mangez. Sinon, demandez-vous ce qui motive votre envie. A ce moment précis, êtes-vous triste ? stressé ? en colère ? euphorique ? Avez-vous besoin de réconfort ? En effet, nos pulsions et nos fringales sont souvent le signe d’une perturbation d’ordre émotionnel : nous mangeons pour éviter d’être trop envahis par une émotion. Qu’elle soit positive ou négative.

Laissez venir les réponses sans les trier. Ensuite, buvez un verre d’eau, allez faire un tour, passer un coup de fil. Il s’agit de mettre votre envie à l’épreuve. Si elle perdure, mangez ces biscuits avec plaisir, sans culpabilité. Il y a de fortes chances pour que le travail préalable sur vos émotions vous aide à rester dans les limites du raisonnable.

> Le conseil : à chaque « crise de tentation », essayez de noter sur le même carnet les émotions qui y sont associées, sans les censurer. Peut-être finirez-vous par remarquer que ce sont souvent les mêmes qui reviennent.

9. Ne mangez pas pour plus tard

La peur du manque, la crainte des lendemains poussent à manger comme si l’on faisait des provisions « au cas où »… Cette peur, caractéristique des tempéraments anxieux, est souvent induite par les régimes. Leur violence pour le psychisme et l’organisme est telle que l’on s’en défend en accumulant la nourriture, en surmangeant.

> Le conseil : revenez au moment présent, demain est un autre jour. Ici et maintenant, quel est le degré de votre faim ? Mangez uniquement en fonction de cette donnée. Souvenez-vous, il y a des pâtisseries partout…

10. Soyez seul juge de vos besoins

Manger pour faire plaisir, se resservir pour ne pas vexer, engloutir son assiette sans lever le nez pour se protéger d’un climat agressif… Le groupe fait facilement émerger des comportements dysfonctionnels. C’est pourquoi il est primordial de rester branché sur ses besoins réels. Ne tenez pas compte des injonctions des uns et des autres, gardez votre cap. Evaluez votre satiété, arrêtez ou continuez même si vos compagnons font l’inverse. Quoi qu’il arrive, restez toujours centré sur vos sensations corporelles.

> Le conseil : si vous avez envie, une fois de temps en temps, de faire un vrai repas de banquet, duquel vous ressortirez avec la sensation d’avoir effectivement trop mangé, faites-le sans hésitation ! Vous êtes dorénavant dans une dynamique qui vous permettra de vous réguler les jours suivants.

EVALUEZ VOTRE APPETIT

Avant de manger, puis tout au long du repas, écoutez votre faim en vous situant sur l’échelle suivante :

• De 1 à 3 : Vous pourriez dévorer un bœuf !
• De 3 à 5 : Vous avez faim mais sans plus.
• De 5 à 7 : Vous pourriez vous arrêter là.
• De 7 à 10 : Vous n’avez plus faim mais il vous reste un peu de place…
• A partir de 10 : Votre ventre va éclater !

Si vous êtes à 3, vous n’avez probablement plus besoin d’un volume important.
A 4 et 5, essayez de ne plus vous resservir, une dernière bouchée savourée « en conscience » devrait vous permettre de vous arrêter en douceur.
A partir de 6, vous êtes en surconsommation, mais ne culpabilisez pas, il faut du temps pour remettre les pendules à l’heure.

A un moment donné, on peut avoir faim ou bien avoir juste envie de manger. Il n’est pas toujours facile de faire la part des choses. Le besoin de se réconforter avec un peu de nourriture est légitime, le but n’est pas de devenir une machine parfaitement huilée, mais une personne plus consciente, et donc plus libre dans ses choix.

http://www.psychologies.com/

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Questions à la Une: Mangerons-nous tous bientôt halal?

15/09/2010

Questions à la Une: Mangerons-nous tous bientôt halal?

Télé-Radio

Depuis le 31 août, en France, le nombre de restaurants Quick répondant aux normes halal est passé de huit à vingt-deux.

Si la chaîne de restauration rapide n’a aucun projet dans ce genre chez nous, la Belgique n’échappe pourtant pas au phénomène: les produits de consommation répondant prétendument aux prescrits islamiques sont en nombre toujours plus importants dans les rayons des magasins et nos snacks. Une simple question d’offre et de demande? Les producteurs constatent, en tout cas, que ces produits, qui ne sont pas qu’alimentaires, répondent aux mêmes normes de qualité que les autres et qu’ils peuvent, en plus, attirer de nouveaux clients.

Au point de se demander si les consommateurs qui ne veulent pas de ces produits « religieux », pour des questions philosophiques, auront encore la liberté de choisir dans l’avenir. Mais ce n’est pas la seule question que soulève Questions à la une. Outre les défenseurs du bien-être animal, qui contestent les méthodes d’abattage rituel, Bruno Clément, présentateur de l’émission et auteur du sujet, se demande également si cette vague « halal » ne pourrait pas amener certaines dérives observées ailleurs, comme l’obligation d’employer un certain quota de travailleurs musulmans. Sans oublier les problèmes posés par la certification, organisée de manière encore très amateur. Cela attire son lot d’arnaqueurs bien décidé à profiter de cette nouvelle opportunité de faire de l’argent sur le dos de consommateurs croyants et, parfois, bien naïfs. – P.D.G.

http://www.telemoustique.be/

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Halal : Jilali et la petite boucherie dans la prairie

15/09/2010

Suite à l’affaire du faux-halal en France, révélée par le magazine CB News, Bouchta Jebli nous raconte l’histoire-fiction d’un boucher halal illustrant ainsi la tromperie vécue par les musulmans de France. Avec une bonne dose de cupidité, la réalité dépasse la fiction.

Feuilleton : La petite maison dans la prairie (DR)

C’est l’histoire de Jilali Marga, plus connu sous le sobriquet Jilali Ingals tellement il ressemblait à Charles. Arrivé en France en 1972, les seuls mots qu’il connaissait étaient « oui » et « non ». En même temps c’était plus que suffisant pour son patron qui n’avait besoin d’entendre que le oui. C’est ce même patron qui lui apprit un troisième mot : « m’sieur ». Voilà qui fera taire Arlette Laguiller qui ne voit dans les patrons que des exploitants capitalistes sans conscience, ni humanité. Ainsi Jilali savait dire « Oui M’siou ».

A l’époque, le problème numéro un pour ces Marocains et plus largement les Maghrébins fraichement arrivés en France, c’était la nourriture halal. Pas de boucheries musulmanes, pas de rayon spécial dans les magasins. Le seul moyen pour manger de la viande halal, était de se faire justice soit même. Un couteau bien affuté, une ferme un peu isolée, des moutons bien  engraissés, et l’affaire était emballée. A l’époque comme aujourd’hui, nul besoin de baignoire, contrairement à la légende urbaine véhiculée par un ex-candidat président qu’on préférerait aujourd’hui qualifier de futur ex-président.

La petite boucherie de Mantes la Jolie

La vague de regroupement familiale initiée dans les années 70 avait amplifié le besoin de viande halal pour les familles musulmanes. Il fallait bien nourrir toute cette marmaille. C’est à partir de ce moment que Jilali eut l’idée du siècle : ouvrir une boucherie halal à Mantes-la-Jolie en région parisienne. Dans cette ville à forte concentration en Marocains, le succès fut immédiat. Jilali roulait sur l’or, il était devenu le Rockfeller du quartier du Val Fourré. Il était le seul à avoir acheté une Peugeot 504 toute neuve en 1978.

Pour gagner plus, Jilali refusait de travailler plus. Non, ce qu’il voulait c’était l’argent facile. Pour ce faire, il avait trouvé deux astuces. La première le pèlerinage à la Mecque. En ajoutant le préfixe Haj à son prénom, Jilali avait énormément gagné en respectabilité. Vendre de la viande halal quand on est Haj, c’est comme vendre des pneus quand on ressemble à un bibendum.
Ainsi, le chiffre d’affaire avait doublé en l’espace de quelques mois grâce à ce petit artifice.

Merguez au halouf : Marque déposée

Deuxième technique pour gagner plus, en arnaquant plus, s’approvisionner des restes du Marché de Rungis, chez Brice l’auvergnat. Oui car quand on s’appelle Haj Jilali, on a plus besoin de prouver le caractère halal de sa viande. Ainsi les merguez de Jilali connues dans toute la région, jusqu’au Mureaux et même jusqu’à Trappes, étaient constituées des restes qui n’avaient pas trouvé preneur. Donc, les clients de Jilali se délectaient de merguez contenant quelques traces de cochon dans la composition. Dommage qu’il  n’ait pas déposé son invention : merguez au porc, c’est une recette originale.

Tout ce petit business ne provoquait aucun remords chez Jilali. Pourquoi donc en avoir alors que ses collègues bouchers halals, qu’il côtoyait à Rungis, avaient les mêmes pratiques. Pire, ceux qui étaient censés valider la conformité de la viande au rite musulman, étaient eux même peu regardant.  Ainsi le certificateur de « La Mosquée de Pastis » (il n’y a pas de faute de frappe, c’est une mosquée sise dans la ville baptisée Ricard) venait régulièrement contrôler la conformité de la boucherie halal de Jilali. Mais avec ses lunettes en fonds de bouteilles, il n’y voyait pas plus clair que Mary Ingals. Il certifiait tout, même la compta de Jilali était devenu halal. Pourtant cela n’avait pas empêché le fisc de sanctionner notre ami boucher, par un douloureux redressement fiscal. Il en était même devenu sourd d’une oreille.

« CB News m’a tueR »

Mais ce petit accro n’avait pas entamé le train de vie dispendieux de Jilali. La clientèle continuait d’affluer, l’argent rentrait, et la viande halal (ou pas) était livrée. .. Jusqu’au jour où les doutes sur la filière du halal se firent de plus en plus pressant. Des reportages à la télévision et des dossiers dans les journaux avait semé la suspicion chez les musulmans de France. Résultat, le chiffre d’affaire de la boucherie chuta de 60%. C’est à ce moment que Haj Jilali a décida de prendre une retraite méritée et de se consacrer à la prière, et au jeu de carte avec les copains retraités.

C’est un jeune Haj qui était le meilleur candidat pour la reprise de la boucherie. Haj Karim, 38 ans, avait fait l’offre la plus intéressante à Haj Jilali : 50 000€ pour le fond de commerce, payé en liquide. Une aubaine pour Haj Jilali qui pourra ainsi dissimuler une partie de cet argent au fisc. Tout était conclu et la cession avait été effectuée. Une semaine plus tard, Haj Jilali se rendit à sa banque pour déposer l’argent. Et là surprise quand son banquier lui annonça : « Monsieur Marga, vos 50 000€ sont faux. Il n’y a que des billets falsifiés. » Le choc, le drame, Haj Jilali était devenu rose comme du jambon de Parme.

Sans un mot, il retourna chez lui le regard vitreux tel un zombie. Le soir, sa femme retrouva l’ex boucher la corde au cou, accroché à la charpente tel un vulgaire mouton.

Moralité de l’histoire : Quand notre vie est construite sur du haram, mieux vaut éviter de vendre du halal.

La malédiction de la famille Marga

Jilali avait aussi transmis la fibre du commerce à ses enfants. Ghita sa fille s’était lancée dans le secteur de la cosmétique halal. Sa marque qu’elle avait tout simplement baptisée Marga Ghita, se  vantait de ne pas avoir de graisse animale dans sa composition. Par contre, elle n’était pas allée au bout de son délire, puisque ses produits contenaient tout de même de l’alcool. En plus du concept quelque peu suspect de maquillage halal, on peut s’étonner qu’une cliente puisse acheter un maquillage portant le nom d’une pizza.
« Bonjour, je souhaiterais prendre un rouge à lèvre Margarita, du fond de teint Calzone, du vernis à ongle Campione et bien sur votre fameux fard à joue Quatro Frommaggi. »
Evidemment, son business n’a jamais décollé. Elle est décédée le 30 Février 2008, à bord d’un avion qui  réussira à décoller, mais jamais à atterrir.

Son frère cadet Toufik, prit la relève pour perpétuer l’héritage commerçant du paternel. Il s’était lancé dans le domaine des boissons non alcoolisées bien sûr. Plus précisément l’eau minérale halal. Sa marque Cristhalal, était une sorte d’ersatz de Cristaline avec un label Halal.  On ne sait pas si c’est l’association des termes Christ et Halal qui eurent du mal à passer chez les musulmans, ou bien tout simplement le ridicule du concept. Il termina en prison après s’être fait attrapé en plein cambriolage d’un entrepôt de stockage de Cristaline.

http://www.yabiladi.com/

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Un Quick halal dans le quartier Croix-Rouge

14/09/2010

Le Quick du quartier Croix-Rouge fait partie des 22 restaurants, sur les 366 de l'enseigne française,  qui vendent des burgers confectionnés uniquement à base de viande halal.

Le Quick du quartier Croix-Rouge fait partie des 22 restaurants, sur les 366 de l’enseigne française, qui vendent des burgers confectionnés uniquement à base de viande halal.

REIMS (Marne). L’entreprise française de restauration rapide Quick a annoncé hier l’extension de ses établissements halal à quatorze villes de l’Hexagone. Reims aura le sien à Croix-Rouge, dès aujourd’hui.

DEPUIS un an, l’enseigne Quick avait décidé de tester dans huit villes de France* l’intérêt commercial et la faisabilité technique de proposer à ses clients une gamme de produits à base de viande halal. « Après avoir constaté, en moyenne, un doublement du chiffre d’affaires, dans les magasins concernés, nous avons décidé d’étendre cette offre à quatorze autres villes** », a annoncé hier matin Jacques-Edouard Charret, président du groupe Quick, lors d’une conférence de presse à Paris. Une décision qui sera effective dès ce matin et qui concerne notamment Reims, avec son Quick implanté au quartier Croix-Rouge.
« J’ai été contacté à la fin du mois de juin. On m’a indiqué que ce restaurant entrait dans les critères retenus. N’ayant aucun frein idéologique, j’ai immédiatement accepté de passer au tout halal dès le 1er septembre. De plus, les prix resteront identiques », se félicitait Claude Louis, gérant franchisé de cinq fast-foods Quick, dont les trois implantés dans la cité des Sacres. Pour ce dernier, répondre à l’attente de ses clients, avec au passage la perspective de doubler son chiffre d’affaires, est logique.
En effet, Claude Louis escompte à son tour récolter les fruits de cette « politique d’innovation », comme le soulignait le président du groupe Quick. « Selon les estimations, mon chiffre d’affaires pourrait passer de 1,3 million d’euros en 2009, à plus de 2,5 millions d’euros », précisait avec enthousiasme l’entrepreneur rémois, qui souligne avoir été durement affecté par les travaux du tramway pendant deux ans.

Une vingtaine d’embauches

Afin d’anticiper l’augmentation de sa clientèle à Croix-Rouge, avec une moyenne de 400 tickets de caisse par jour actuellement, le chef d’entreprise a même pris le risque, dès le mois de juillet, pour roder ses équipes, de doubler son personnel. Depuis deux mois, 44 salariés, l’équivalent d’une trentaine d’employés à temps complet, travaillent à Croix-Rouge. Mais pourquoi sélectionner ce restaurant ? Selon l’enseigne française, ce fast-food répond à trois critères : la surreprésentation des ventes de burgers au poisson ; la sous-représentation des ventes de produits avec du bacon (confectionnés à base de porc) ; et une variation importante de la fréquentation avant, pendant et après la période du Ramadan.

Pas de polémique pour Adeline Hazan

Malgré un début de polémique, Quick persiste et signe ainsi dans son idée de se développer dans des niches commerciales, et notamment le halal. Un marché en pleine expansion. Le dépôt, puis le retrait d’une plainte pour discrimination, en février dernier, du maire de Roubaix, n’ont pas fait fléchir le président du groupe Jacques-Edouard Charret. D’ailleurs pour le maire de Reims, Adeline Hazan, il n’y a pas de polémique. « Pour moi, il n’y a aucun souci, ce n’est pas un problème. Du moment que tous les clients, y compris les non musulmans peuvent consommer dans le magasin, commentait Adeline Hazan. Je rappelle au passage qu’un maire n’a aucun pouvoir pour s’opposer à ces politiques commerciales. »
« Le juge de paix, c’est le client », affirmait au passage Jacques-Edouard Charret. Ainsi, les récentes déclarations du maire UMP de Rosny-sous-Bois, Claude Capillon qui regrettait « que les clients n’aient pas le choix », ainsi que celles de Gilles Poux, maire PCF de La Courneuve, qui estimait que Quick rentre « dans un comportement communautariste », n’y ont rien changé. Seule précaution prise, l’envoi d’une lettre aux élus concernés. « Le maire de Reims a dû recevoir le courrier lundi. Pour l’instant, je n’ai eu aucune réaction », affirmait pour sa part Claude Louis.
Elle viendra peut-être en revanche des clients non musulmans qui résident dans le quartier Croix-Rouge, même si le maire de la cité des Sacres n’y croit pas. A moins que ceux-ci n’y voient aucune différence ou qu’ils choisissent un burger non-halal. « Celui-ci arrivera avant la fin de l’année et complétera l’offre dans les magasins halal. Un sandwich vendu sous vide et simplement réchauffé », dévoilait Jacques-Edouard Charret. Mais pour l’instant « Je n’en ai pas du tout entendu parler », concluait pour sa part et en toute franchise le gérant rémois.

Damien LE-THANH

http://www.lunion.presse.fr/

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Un sandwich à l’attaque de la République !

14/09/2010
Par: Marc Cheb Sun

Sont-ils devenus fous ? L’universalisme républicain irait-il se nicher entre une couche de Ketchup et une tranche de viande ? Plainte retirée ou pas, là n’est pas le problème. L’ impact médiatique de « l’affaire (sic) du Quick halal » participe au décrochage, au fossé creusé, orchestré par nos élites politiques, entre la société française et ses minorités visibles. Un détail ( ?) : les couscous halal, partout présents sur notre territoire, ne dérangent , eux, personne. Mais un Quick ? Attention, nous ne sommes plus là dans le folklore, mais dans le bien commun. Risible ? Pas tant que ça.

Quoi que l’on pense du débat sur l’identité nationale, on ne peut que constater -quasi objectivement- que les dérapages engendrés sur « les musulmans » n’ont pas été sanctionnés, à peine évoqués, alors que la moindre note dissonante d’une Rama Yade donne, elle, lieu à un rappel à l’ordre instantané. Autant dire que les visions néocoloniales d’une France poussiéreuse ont la vie dure ! Le lien évident (car chronologique et, par ailleurs, totalement assumé dans ses discours par le Président de la République) entre ce débat et la commission parlementaire sur la « burqa », suivi du Quick et, dans une certaine mesure, de l’affaire Soumaré, tourne au harcèlement.

Disons le clairement : ces attitudes et propos irresponsables virent à la déclaration de haine contre certaines minorités. Elles créent des solidarités absurdes : des musulmans en viendraient, tout simplement par ras le bol, à défendre le niqab ou la burqa, car tout est fait pour les opposer au reste de la société. Voilà qui crée du communautarisme. Et du vrai, celui-là ! Si la République lâche ses minorités dans la fosse aux lions, celles-ci ne peuvent que resserrer les rangs. C’est une évidence, de type 1 + 1 = 2. Pas compliqué à comprendre. Ne l’a-t-on pas appris à Sciences Po ? Les périodes électorales ne sont pas fatalement des lieux où l’on se lâche contre une partie des citoyens.

Rappelons ainsi comment le candidat Obama est allé chercher chaque communauté. En donnant à chacune le sentiment de compter et, ainsi, de participer à une bataille qui dépassait, elle, largement le cadre communautaire. La division n’est pas une arme inévitable, loin de là. Elle laisse des traces dans chacun et, par dessus tout, dans notre histoire commune, celle que nous souhaitons inventer dans le respect (oui : le respect) de notre diversité.

Cette diversité que les Français jugent, eux, très positivement, selon un récent sondage Equity Lab/Metro/Tns Sofres(1). Un instant de répit et d’apaisement au milieu d’une zone de turbulence orchestrée. Ne nous en privons pas.

(1) www.equitylab.fr

http://www.respectmag.com/

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Quick halal, entre croyance religieuse et consommation industrielle

14/09/2010
Par: Mohamed Paz

La chaine de restauration rapide Quick qui comptait 8 restaurants halal vient d’étendre son offre halal à 14 nouveaux restaurants en France. Mais de quel Halal parle-t-on ? Réaction.

Des Quick halal ? … Mais de quel halal parle-t-on ?
D’animaux élevés en batterie ?
Qui ne voient pas la lumière du jour ?
Dont l’alimentation est modifiée pour qu’ils grossissent plus vite et produisent plus de protéines animales ?
D’animaux bourrés d’antibiotiques ?

…Et enfin d’animaux que l’on égorge à la chaîne, avec une cassette qui récite le Coran pour se rassurer et se dire qu’on les tue quand même au nom de Dieu ?
Mais de quel Dieu ???

A ma connaissance, à l’origine, le halal était une façon d’assurer un respect de l’animal durant toute sa vie, jusqu’à sa mort, et d’assurer à l’homme une viande « saine » pour ses besoins métaboliques.

L’animal était « SACRIFIE » et non pas « tué » ou « abattu » … ce qui est complètement différent.
Il y a de cela quelques années, la personne qui sacrifiait sa brebis était consciente de lui ôter la vie, elle ressentait de l’empathie pour cet animal qu’elle avait souvent vu grandir. De nos jours, nous consommons de la viande comme nous consommons une tomate … sans nous rendre compte que derrière il y a eu de la vie, sans placer cet acte dans le sacré.

A mon sens, le halal de l’époque du prophète ne correspond plus à notre époque industrialisée.
Vous rendez-vous compte que nos grand-parents (blancs, noirs ou jaunes) consommaient très rarement de la viande (peut-être une fois par mois, et encore… ) ? De nos jours, c’est quotidiennement que l’on en consomme ..sans même nous en rendre compte !

Cette question du halal n’a peut être l’air de rien mais elle me semble très importante. D’une part, parce qu’elle touche à la notion de vie (la notre et celle d’autres êtres vivants, les animaux) et d’autre part, parce qu’elle pose la question du « rôle que l’Islam doit jouer dans notre société moderne? ».
Avec les Quick halals, je trouve que l’on sacrifie le véritable sens du halal au profit d’une consommation industrielle, avec toutes les dérives décrites précédemment.
Serait-ce donc ça être un « musulman moderne », avoir nous aussi le droit de CONSOMMER ?

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Oise : le maire digère mal le Quick halal

14/09/2010

PAULINE THÉVENIAUD

Il ne voulait pas lancer le débat en plein ramadan. Mais maintenant que la période de jeûne est achevée, Jean-François Dardenne, maire PS de Nogent-sur-Oise, a décidé de monter au créneau. Dans un courrier envoyé hier au directeur général de Financière Quick SAS, Jacques-Edouard Charret, il s’est ému que la viande vendue au Quick, situé entre Creil et sa commune, soit exclusivement halal depuis le 1er septembre.


Dans sa lettre, il rapporte « l’intense émotion » qu’a entraînée la « vente exclusive d’une gamme de produits à base de viande halal » au sein de la population. « J’ai été interpellé par de nombreux Nogentais, confirme-t-il. Ils ne comprenaient pas qu’on puisse réserver un lieu de consommation à une partie de la population. » Jean-Claude Villemain, maire PS de Creil, assure lui aussi avoir entendu quelques remarques fuser sur le marché du samedi matin. « Les gens sont un peu offusqués. Ils sont d’accord pour qu’il y ait une offre halal au Quick, mais pas pour qu’il n’y ait que cela. »
C’est bien ce que demande Jean-François Dardenne dans son courrier : la création d’« un établissement qui (…) proposera en parallèle une double offre complète ».
Du côté de Quick, on rétorque que « seules les viandes de bœuf et de volaille sont halal ». « Le reste de l’offre reste la même, explique-t-on au siège de la chaîne de fast-food. Et d’ici à la fin 2010, tous nos restaurants halal proposeront un burger traditionnel préparé ailleurs. »

Une stratégie commerciale

Comme l’assurait Hervé Peretti, le responsable du Quick de Creil-Nogent, le 1er septembre, « la démarche de Quick est purement commerciale ». Il précisait aussi que la commune d’implantation est choisie selon trois critères : « L’augmentation des ventes de hamburgers au poisson, la baisse des ventes de ceux au bacon et la variation de fréquentation avant et après le ramadan. »
Encore une chose que Jean-François Dardenne reproche à la chaîne de fast-foods : « Ils décident seuls de l’organisation du territoire, sans consulter les élus. Mais on pourrait tout de même se demander pourquoi Creil-Nogent et pas Saint-Maximin? » Ce à quoi Quick répond : « Nous avons envoyé un courriel et un courrier postal à chacun des maires concernés. Si celui de Nogent-sur-Oise ne l’a pas eu, c’est que le Quick, à cheval sur les deux communes, est domicilié à Creil. »
Le débat de fond, Jean-François Dardenne devrait pouvoir le mener avec Jacques-Edouard Charret, si celui-ci lui accorde l’entretien qu’il sollicite dans sa lettre. Hier, chez Quick, on se disait « évidemment ouvert à cette demande ».

Les réactions de quelques lecteurs (ndlr):

laurent379@Bugarach
Tu ne me contredis pas .. tu fais un hors sujet !! c sûr ! ds un resto italien tu ne trouveras pas de nems ! ds un resto marocain tu ne trouveras que du halal ! ds un resto japonnais tu ne trouveras pas de pizza ! etc etc … de mm, dans les restos Quick ou MC do ou resto français classique ; jamais on ne m’a demandé halal ou non halal .. !! De plus, 14 quick halal = 6% du réseau .. donc 94 % = non halal .. et ds ceux ci, pas de proposition halal ou non halal non plus .. !! alors que ds les 6% il y a une proposition de non halal qd mm !! donc où cela te gène ?! si on suit tes propos, c’est ds ce sens qu’est la discrimination ! et pas ds le fait d’avoir 6% de quick halal/non halal … !!!

isabelle

NUL LE PARISIEN
Votre journal est discrimintoire. Toutes les réactions favorable a cette action de restauration halal ne sont pas publiés. vous préférez semer la zizanie entre français. Bravo le parisien!!! de pire en pire. Je suis française et mange du porc mais je suis pour l’ouverture de ce genre de restaurant j’y travaille et depuis cette création nous avons embauché 5 personnes de plus. Donc ça suffit et publier mon commantaire. Ce matin j’en ai écris 4 dont 1 a été publié et retirer. STOP A LA DISCRIMINATION

geronimo

Pas grave
Manger du halal chez quick : pas besoin d’en faire un plat… Allez plutot chez mc do qui a toujours été moins pire que quick au niveau du gout et de la qualité des frites et des sandwichs tout mous…. Et pour la DGSE et la DCRI, c’est plus facile de savoir ce qui se passe quand les petits gars mangent tous au meme endroit… Pas de soucis juridiques si les Quick restent ouverts aux non musulmans et comme c’est le cas : non comment !

http://www.leparisien.fr/

Actualités, Consommation, Halal, Nationale

British Airways, les repas en vol pourraient bientôt être halal, déclare le fournisseur

14/09/2010
Halal whether you like it or not – this could be the future for inflight catering on british Airways flights

Halal que cela vous plaise ou non – ce pourrait être l’avenir de la restauration à bord sur des vols British Airways

Creeping Sharia, corporate greed and multiculturalist disdain for non-Muslims from the ‘World’s Favourite Airline’ (not for much longer, we suspect): Creeping la charia, la cupidité des entreprises et de dédain multiculturaliste pour les non-musulmans de la «World’s Favourite Airline (plus pour longtemps, nous soupçonnons):La société derrière  compagnie alimentaire aérienne sur certaines grandes compagnies aériennes du monde a annoncé son intention de faire la majorité de ses repas halal.

GateGourmet, qui s’adresse à tous les vols long-courriers de British Airways au départ de Heathrow, veut normaliser la production pour faire baisser les coûts et augmenter les profits.

Le traiteur a été tenté sur la commutation par l’activité lucrative disponible à partir du Moyen-Orient et les compagnies aériennes asiatiques.

La plupart des transporteurs offrent actuellement une option halal, mais ces repas doivent être préparés, stockés et transportés séparément afin de se conformer aux règles alimentaires musulmans – ce qui les rend plus coûteux.

Le retrait de repas halal dans le menu n’est pas une option pour une entreprise au service des compagnies aériennes à travers le monde, mais les gestionnaires du géant de restauration, basé en Suisse croient qu’il serait logique financièrement pour assurer la plupart des repas, de rencontrer les règles strictes islamiques.

«Mon objectif est de rendre nos activités  compatibles halal», a déclaré Guy Dubois, gategroup.

Un porte-parole de British Airways a déclaré: «British Airways n’a pas l’intention de changer ses menus en cours ou le processus de repas halal»

M. Dubois dit que les plans n’étaient pas motivées par des considérations sociales ou religieuses, mais simplement par le coût.

Il a dit: «Si je produis tout selon les normes halal, je vais réduire la complexité et accroître leur rentabilité.

L’entreprise de restauration est sur le point d’ouvrir une cuisine halal dédié à Heathrow – où les repas sont préparés pour 14 compagnies aériennes y compris les BA.

La cuisine spécialisée sera plus petite que la cuisine principale qui existe déjà à l’aéroport, mais pourrait être la première étape d’un passage progressif.

La décision fait suite à la forte croissance des transporteurs comme Emirates, de Dubaï, et Etihad, d’Abu Dhabi, qui exige que tous les repas soient halal.

Mais GateGourmet s’adresse à de nombreuses compagnies aériennes en provenance de pays non-musulmans, qui seraient également affectés par les changements.

La société prépare plus de 200 millions de repas par an à partir de ses cuisines de 100  vols sur plus de 25 pays.

Le fait de contraindre les clients à manger des aliments préparés en conformité avec la foi musulmane pourrait être sujette à controverse dans certains pays, y compris le Royaume-Uni.

Hier, British Airways a minimisé l’importance des propositions de la société de restauration.
Un porte-parole a déclaré: «British Airways n’a pas l’intention de changer ses menus en cours ou le processus de repas halal.

Peter van Niekerk, chef de gategroup au Royaume-Uni, a déclaré: «Nous sommes pour le moment en concurrence pour une affaire plus halal et quand nous faisons cela, les conseils s’échelleront.

Il a dit que la société tiendrait des consultations avec des clients tels que BA et Cathay Pacific de «gérer la perception et de gérer une telle transition.

Peu importe ce que certains musulmans peuvent prétendre dans le mode de «sensibilisation» , la viande halal est cruelle.

Vous noterez  comment le fournisseur (pour ne pas mentionner le crédule journaliste ) prétend que de passer à un régime de production halal serait  en fait une «montée» à des normes plus élevées que celles actuellement en vigueur.

Halal signifie simplement que l’abattoir utilisé ne doit pas tuer les cochons, l’abatteur doit être un musulman pratiquant, doit faire face à la Mecque (Alkaabah Alsharifah) et les mots « Allahu Akbar » (Dieu est grand), doit être citée comme l’animal est abattu.  Dans les usines à grand volume, des enregistrements sont parfois utilisés.
L’animal ne doit pas être étourdis avant l’abattage, les méthodes anti-cruauté de l’Ouest – et saigné à mort,  sa gorge est fendue et l’artère carotide est tranchée.  L’animal se débat et se bat pour son dernier souffle, pleinement conscient que son sang s’écoule de sa gorge.

Mais la cruauté, bien qu’importante, n’est pas la seule considération ici. Cette initiative montre «tout» le dédain et le mépris pour les clients.  Qu’est-ce à propos des Juifs, chrétiens et ceux qui ne veulent pas manger de la nourriture certifiée musulmane. What about those who have animal welfare concerns? Qu’en est-il de ceux qui ont des préoccupations de bien-être animal?  Gate Gourmet, qui ont été l’objet de critiques dans le passé plus lucratif mettant en avant de l’hygiène et l’abus des employés , ne parlent avec condescendance de «gérer» les non-musulmans touchés par leur cupidité arrogante.

Nous nous demandons également si British Airways, déjà martelé par les dirigeants syndicaux avides, les grévistes, la crise financière et le nuage de cendres volcaniques plus tôt dans l’année, pourrait résister à un autre coup potentiel PR que les clients les ont boycottés pour islamisation de leurs voyages?

Le directeur général Willie Walsh devrait examiner cela très attentivement.

[Source: Daily Mail] [Source:] Daily Mail

http://undhimmi.com/

Actualités, Consommation, Halal, Internationale

L’édito de Questions à la Une

14/09/2010

Impossible d’y échapper : en seulement quelques années, en Bruxelles comme en Wallonie, une appellation figure à présent en bonne place aux devantures de magasins en tous genres et sur des centaines de produits : « halal ».

Halal, cela signifie ce qui est licite, autorisé par l’Islam. En clair : aucune trace de porc ou de graisse de porc, pas d’alcool et, quand il s’agit de viande, abattage selon le rituel. Si Questions à la Une s’intéresse ce soir au phénomène, c’est parce qu’une pratique réservée jusqu’alors à une religion est devenue en peu de temps un argument commercial au point d’envahir l’espace public. Le halal est en vogue, comme s’il s’agissait d’une nouvelle mode.

Certains n’y voient aucun souci, d’autres se demandent s’il n’y a pas carrément là une forme de danger pour la laïcité ; en ce qui nous concerne, nous nous sommes interrogés sur les problèmes concrets que le phénomène engendre. Exemple : est-il normal que l’agneau que vous consommez, que vous soyez musulmans ou pas, soit presque toujours halal ? Et puis, est-on sûr que le halal le soit vraiment ? Autrement dit, comment s’assurer qu’il n’y ait là autre chose qu’un effet d’annonce ? Y a-t-il des contrôles ? Mais pourquoi l’Etat devrait-il se charger de contrôles qui concernent des préceptes religieux et non sanitaires ? Beaucoup de questions et une seule certitude : comme ça marche, l’appât du gain justifie beaucoup de petits arrangements bien éloignés de la morale, qu’elle soit religieuse ou pas.

Et décidément, dès qu’il est question de commerce, on prend facilement quelque liberté avec la vérité. Ainsi, une autre grande tendance dans les magasins est à l’éco, au vert et aux petites fleurs, aussi bien pour les produits d’entretien que pour tout ce qui est comestible. Mais, bien souvent, ces affirmations hautes en couleurs sont peu fiables : on lave plus vert que vert dans les mots et dans les slogans mais le produit n’a souvent de vert que le nom. Cette pratique commerciale porte d’ailleurs le joli nom de « greenwashing », littéralement le « lavage en vert ». Voilà qui rappelle étrangement le grand doute que l’on peut avoir vis-à-vis des produits light qui n’ont trop souvent de light que le nom…

Morale de l’histoire : comme le disait déjà Voltaire il y a plus de deux siècles : « Mentez, mentez il en restera quelque chose ». Avec pour résultat que le consommateur réellement sensible à la protection de l’environnement se demande bien à quel saint se vouer.

Pierre Marlet

Chef de production et d’édition de Questions à la Une

Questions à la Une : mercredi 15 septembre 2010 à 20h20 sur la Une.

Crédit photo : RTBF

http://www.rtbf.be/

Actualités, Consommation, Européenne, Halal

« La certification halal n’est pas encadrée par les pouvoirs publics »

14/09/2010

Paul Mennecier, chef du service de l’alimentation à la direction générale de l’alimentation. Alors que l’alimentation halal est devenue un sujet de polémiques en cette rentrée de septembre, elle est encore mal connue en France où elle s’impose pourtant de plus en plus sur les étals et dans les grands circuits de distribution. Elle suscite diverses interrogations auxquelles répond le responsable de l’alimentation au DGAL.

L’alimentation halal est au cœur de l’actualité depuis l’initiative de Quick de développer la commercialisation d’hamburgers halal, cette alimentation correspond-elle à une réglementation spécifique en France ?

Il faut bien distinguer deux choses, la certification et la réglementation. L’alimentation halal correspond à une certification qui n’est pas officielle mais une certification qui relève d’une initiative privée. La certification halal n’est absolument pas encadrée par les pouvoirs publics, cela n’a rien à voir avec les Labels rouges ou les AOC.

Qui est véritablement décisionnaire dans cette certification, le Conseil Français du Culte Musulman, la Grande Mosquée de Paris, d’Evry, le ministère de l’agriculture, le ministère de l’Intérieur, des acteurs privés ?

En terme réglementaire, il n’y a rien de différent entre les produits vendus sous certification halal et les produits sans cette certification. Etant de l’ordre de l’action privée, je ne connais pas précisément le cahier des charges de cette certification.

Le ministère de l’agriculture opère-t-il un contrôle adapté à cette certification ?

Absolument pas, encore une fois cette certification n’est pas encadrée par l’Etat. Après, concernant l’étiquetage, comme toutes les mentions qui figurent sur les produits, il existe des contrôles qui visent à s’assurer que les mentions n’induisent pas le consommateur en erreur. Cela relève du droit de la consommation, pour que l’information qui figure sur les étiquettes soit bien loyale et juste.

Certains, comme Bernard Godard, chargé de mission au bureau central des cultes du ministère de I’Intérieur,  remettent en cause le sérieux de la certification de l’alimentation halal comme celle de la Grande Mosquée de Paris, qu’en est-il précisément ?

Je ne peux pas vous dire. Sur le fond, cette certification relevant du secteur privé, je ne peux pas vous apporter des informations sur le degré de qualité de cette certification, n’ayant pas d’éléments officiels sur lesquels m’appuyer.

Est-ce que l’alimentation pose un problème sanitaire spécifique ?

Pas du tout. Tous les produits alimentaires qui sont mis sur le marché, tous labels et certifications confondus, doivent respecter au préalable la réglementation commune. En l’espèce, la certification halal fait l’objet des mêmes règles. Les contrôles sont conduits de la même façon sur les produits issus de cette certification que sur tous les autres produits, avec la même analyse de risques, sans distinction de label ou de certification.

La réglementation sur le bien-être animal est-elle respectée avec l’abattage halal ? L’étourdissement est-il systématique et obligatoire ?

Il y a effectivement un seul point réglementaire qui diffère dans la filière halal, au sujet des animaux de boucherie. Il existe en effet une dérogation possible aux règles d’abattage traditionnel pour cette certification, qui concerne l’exemption d’étourdissement de l’animal. C’est le seul acte qui est un peu différent dans le processus d’abattage.

Mais ce n’est pas pour autant que cette filière ne doit pas respecter les règles de bien-traitance des animaux, qui sont impératives. Elles concernent l’élevage, le transport, mais aussi l’abattage. Les opérations doivent se faire sans souffrance animale.

Difficile pourtant de ne pas parler de souffrance animale lorsque les animaux sont égorgés sans étourdissement ?

Cette dérogation impose cependant que les sacrificateurs qui procèdent à l’abattage des animaux soient habilités par les autorités religieuses. L’objectif est de s’assurer que ces personnes aient bien la compétence pour exécuter les bons gestes et éviter cette souffrance animale.

Dans les faits, est-ce bien la réalité dans les abattoirs ?

Oui, les contrôles sont effectués dans les abattoirs. Des équipes d’inspection composées d’agents de l’Etat sont présentes en permanence dans les abattoirs. Chaque animal fait l’objet d’une inspection ante mortem, à son arrivée à l’abattoir, et post mortem, après abattage, pour s’assurer que l’ensemble de l’animal est bien propre à la consommation humaine.

Sur le volet bien-être animal, il existe de la même façon des contrôles qui sont effectués sur l’identification des animaux, sur la traçabilité et sur le respect du bien-être et de la bien-traitance des animaux à chaque étape. En ce qui concerne l’abattage lui-même, nous disposons de grilles de contrôles harmonisées au niveau national.

Le ministère de l’agriculture et de l’alimentation entend-t-il mettre fin à l’avenir à cette dérogation et faire respecter scrupuleusement la réglementation sur le bien-être animal ?

La France respecte en tout point la réglementation européenne sur le bien-être animal. Tout cela s’inscrit à 100% dans le droit européen.

Pourtant, certains pays européens comme la Suède ou l’Autriche interdisent cette dérogation jugée inacceptable pour toutes les associations de protection animale, par la Fédération vétérinaire européenne, et par une grande majorité de Français selon un récent sondage IFOP publiée en décembre 2009 ?

La réglementation européenne prévoit cette dérogation. Après, qu’il y ait certains Etats qui dialoguent avec les autorités religieuses en fonction du contexte dans lesquels ils évoluent, c’est leur liberté.

Nous avons prévu dans le code rural et de la pêche maritime le fait que l’étourdissement peut être réversible et pourrait être compatible avec les abattages rituels, qu’il soit pré-jugulation ou post-jugulation. Le droit que nous avons mis en place le permet. Après cela dépend des discussions de l’Etat avec les autorités religieuses, et ce dialogue ne relève pas des ministères techniques mais du ministère des cultes, c’est-à-dire que ministère de l’Intérieur.

Pour conclure, sur le plan économique, disposez de chiffres sur l’importance de ce marché en France ?

Non, s’agissant de notre activité sanitaire, nous ne répertorions pas l’alimentation halal de manière distincte de l’alimentation plus classique. On ne le fait pas plus pour les autres certifications.

http://www.enviro2b.com/

Avis, Consommation, Discussions, Halal, Nationale

À Cholet, le marché du halal monte en flèche

13/09/2010
  • Dans sa boucherie halal installée depuis 2001 rue Jean-XXIII, Abdel Kebr Haroufi double son chiffre pendant le Ramadan. Sa viande certifiée halal attire les pratiquants musulmans, mais pas seulement.

    Dans sa boucherie halal installée depuis 2001 rue Jean-XXIII, Abdel Kebr Haroufi double son chiffre pendant le Ramadan. Sa viande certifiée halal attire les pratiquants musulmans, mais pas seulement.

Le Ramadan, qui prend fin ce soir, fait grimper la vente de produits halal. À Cholet, les petits commerçants halal y trouvent leurs comptes. Les grandes surfaces aussi.

EnquêteAvec la rupture du jeun de ce soir, c’est le Ramadan qui prend fin. À Cholet, difficile de savoir précisément combien de musulmans ont observé cette période de jeun. « Il y en a peut-être 1 000. Dans la Grande mosquée déjà, on peut être jusqu’à 600 personnes », estime Abdel Kebr Haroufi, boucher et traiteur halal, installé dans la rue Jean-XXIII.

Et jusqu’à 400 pratiquants dans la mosquée turque, plus leurs familles… On dépasse sûrement les 1 000. Une chose est sûre, la demande de produits halal (1) explose. En réponse, les grandes surfaces tâtonnent un peu sur ce nouveau marché qu’elles veulent saisir.

Rupture de stock

Pour Aurélien Zénit, manager du rayon épicerie à Carrefour Cholet, « c’est un marché qui augmente de 15 % par an. C’est encore plus important que le bio. » Fort de ses expériences passées, il avait pourtant triplé ses commandes d’approvisionnement par rapport à l’an dernier. Au total, six blocs d’étagères de produits halal avaient pris place dans l’entrée du magasin. Mais la rupture de stock n’a pas attendu la fin du Ramadan, et s’est présentée au bout de deux semaines et demie.

« Avant, les gens achetaient de la viande. Aujourd’hui, il y a de la demande pour tout. Des pots pour bébé, des colas, des plats cuisinés, on m’a même demandé du cassoulet halal. La jeune génération demande une gamme de halal beaucoup plus développée », observe Aurélien Zénit.

Même constat pour Fabrice Portal, le directeur du magasin Géant-Casino de Cholet. « Nous avions des produits additionnels à notre gamme pour le Ramadan. Tout s’est vendu, de la viande comme les produits secs. » Du côté d’Intermarché, avenue de la Marne « on a doublé le nombre de références pour cette période », selon le directeur, M. Lefaix.

Pour Abdel Kebr Haroufi, l’arrivée des grandes surfaces sur le marché du halal, surtout en période de Ramadan, ne semble pas poser de souci. « Les gens continuent de venir chez moi, parce que je propose de la viande moins cher. Il y a 35 % de ma clientèle qui n’est pas musulmane. Elle vient parce que le prix est raisonnable. Et puis il y a des jeunes aussi, qui s’intéressent à la viande saignée, qui est meilleure pour la santé. Tous les microbes partent dans le sang. »

Dans ce marché en plein boom, la certification halal des produits n’inspire pas toujours confiance aux musulmans. « Moi je suis adhérent à AVS, une association qui assure la garantie halal de la viande que j’achète. Mais il existe aussi un label de la Grande Mosquée de Paris, un autre de celle de Lyon… Le marché est mal contrôlé. Des fois, certains mettent juste des étiquettes halal, sans que ça ne veuille rien dire. »

Les rayons halal ?

Pendant le Ramadan, le boucher de la rue Jean-XXIII met les bouchées doubles. Pour lui, le halal, c’est toute sa boutique, et toute l’année. Une permanence qui touche aussi peu à peu les grandes surfaces. À Intermarché rue de la Marne, « un petit rayon halal existe, en permanence, depuis un peu moins d’un an », rapporte le directeur du magasin.

À Carrefour, en dehors du Ramadan, « il n’y a pas de rayon visible halal. Les produits sont dispersés dans le magasin. Aujourd’hui on ne sait pas communiquer sur le halal, opine Aurélien Zénit. Pour le Ramadan, ce n’est pas un catalogue halal mais un catalogue mille et une saveurs. »

Et de conclure sur ce marché : « Il y a encore tout à faire. »

Nolwenn GUILLOU.
http://www.ouest-france.fr/

Actualités, Consommation, Halal, Nationale

Halal discret mais efficace chez Quick à Kingersheim

13/09/2010

Archives Jean-François Frey

Le passage du Quick de Kingersheim à la viande halal a permis de doubler la fréquentation du restaurant, selon son directeur, qui se réjouit d’un succès commercial.

Deux semaines après le passage du Quick de Kingersheim au tout halal, les clients rencontrés devant les caisses de l’enseigne de restauration rapide se divisaient en deux catégories : ceux qui se sont déplacés exprès pour la viande halal, comme Mustafa, venu de Saint-Louis dès la rupture du jeûne du ramadan. Et il y a ceux qui ne savent pas qu’ils mangent une viande certifiée halal. Etonnés mais pas rebutés, ces derniers sont avant tout venus manger un hamburger et n’ont pas prêté attention au certificat rédigé en arabe et en français et affiché à côté des caisses de l’enseigne de restauration rapide. En plus de cette feuille A4, seule une ligne dans le menu, affiché à l’autre extrémité des caisses, signale que les viandes sont toutes certifiées halal. Pas étonnant, donc, que beaucoup mangent du halal…sans le savoir.

La disparition du porc et donc du bacon au profit de la dinde fumée n’a apparemment pas choqué les papilles des habitués. En dehors de cet ajustement, « les recettes restent les mêmes » assure Jacques Hiller, directeur de trois Quick autour de Mulhouse, dont celui de Kingersheim, qu’il a choisi de faire passer au tout halal le 1er septembre après un constat simple : « La consommation de poisson y était supérieure par rapport aux  autres Quick et celle de bacon y était  inférieure ». Le passage au halal, en plein mois de ramadan, a permis à Jacques Hiller, de doubler la fréquentation de son restaurant en une semaine. « Quel commerçant refuserait de faire 100% de variation ? Pas moi », martèle le commerçant, qui ne veut se lancer dans aucune polémique, ni celle d’Alsace D’abord, qui a porté plainte pour discrimination, ni celle de certains élus locaux, qui dénoncent un encouragement du communautarisme. « Les clients qui ne veulent pas manger halal peuvent aller dans deux autres Quick situés à moins de 10 minutes d’ici », se contente de répéter Jacques Hiller. Dehors, le balai des – trop nombreuses – voitures vers le « Drive » doit être canalisé par deux agents de sécurité. « Vous avez vu les agents dehors ? Je crois que c’est à cause du halal » glisse un client d’un air entendu. La polémique se glisse, parfois, là où on ne l’attend pas.

Marie-Lise Perrin

http://www.lalsace.fr/

Actualités, Consommation, Halal, Nationale

Nourriture halal : le débat qui passionne (trop) les Mariannautes

13/09/2010
Bénédicte Charles – Marianne

Comme a chaque fois qu’il est question, dans nos colonnes, de l’islam et des musulmans de France, les articles consacrés à la nourriture halal, que ce soit au Quick ou chez les Bleus, ont déclenché des torrents de commentaires où le point Godwin a été rapidement atteint.

Les quatre articles publiés sur Marianne 2 cette semaine au sujet de la nourriture halal, que ce soit au Quick ou au sein de l’équipe de France de foot, ont généré des centaines de commentaires. C’était prévisible. Tout comme il était prévisible que le point Godwin soit, à chaque fois, atteint assez rapidement dans les posts des Mariannautes, que ce soit à cause de l’intervention de trolls ou tout simplement parce que le sujet est brûlant.

De fait, nombre d’internautes n’envisagent le sujet que sous l’angle de la rivalité religieuse et invoquent le tollé que, selon eux, déclencherait l’ouverture de fast food catholiques ou casher… en oubliant que les restaurants casher existent déjà et que dans toutes les cantines de France, le vendredi c’est poisson pour tout le monde puisque les catholiques pratiquants sont censés faire maigre (sans viande) ce jour-là.

D’autres cependant tentent de peser le pour et le contre du Quick halal et déplorent, à l’instar d’Ysee X, que le géant américain Mac Do en profite pour « la jouer Astérix et Obélix », un comble. Ou encore Dominique Lelièvre, qui s’inscrit en faux contre notre blogueur associé Variae lorsqu’il voit dans le fait que les musulmans mangent au Quick un évident signe d’intégration : « Dire que se mettre à la cradebouffe c’est de l’intégration, c’est montrer une singulière ignorance des pays musulmans, depuis longtemps colonisés et recolonisés par les chaînes de fastmerde et de pizza instantanée type Pizza Zut… Comme on dit à Alger : qu’est-ce qu’il y a entre une pizzeria et une pizzeria? une pizzeria… le tout arrosé de liquide de batterie appelé « soda », eau et jus de fruit étant rarissimes. Nous qui nous plaignons de l’américanisation de l’alimentaire, qu’est-ce qu’on dirait! »

Bien entendu, il n’a pas échappé aux Mariannautes que le fond de l’affaire est surtout une question de stratégie commerciale de Quick, comme le résume Zap pow : « Privilégier les musulmans ? Les gérants de Quick ne privilégient que l’épaisseur de leur portefeuille, la conquête d’un nouveau marché, et les musulmans ne sont certainement pas minoritaires là où ils ouvrent leurs restos halal. S’ils en ouvrent de nouveaux, c’est bien parce que les premiers leur ont rapporté un max de fric ».

Et puis il y a ceux, très nombreux, qui s’alarment davantage du côté communautariste de l’affaire que de son aspect religieux, tel Alexandre Galway : « Le communautarisme commence par l’implantation des lieux de prière, puis des commerces d’influence traditionnelle ou religieuse, puis les écoles religieuses, puis évidemment la nécessité de vivre à proximité de tout ce qui sert à l’assouvissement de ses convictions. C’est naturel. Est ce bien cela que nous voulons ? Un Quick halal recrute des musulmans qui vivent ou s’installent dans le quartier. C’est naturel. Certes, ce n’est qu’une petite touche pas très grave (en apparence) mais qu’on le veuille ou non, cela contribuera à renforcer le communautarisme. Regardez, c’est déjà en marche dans de si nombreux quartiers. Regardez, mais regardez donc ! »
Tandis que Walter Bouchard s’inquiète surtout pour les Français d’origine maghrébine non musulmans, constamment renvoyés à une religion qui leur est étrangère par les autres Français mais aussi, et c’est nouveau, par les musulmans eux-mêmes :« Comme quasiment tout un chacun aujourd’hui, je connais des hommes et des femmes issus de l’immigration (nord-)africaine, à différents degrés. Mais certains, non musulmans, se trouvent en difficulté en période de ramadan à cause de leur typicité physique. 
Onze mois dans l’année, il ne leur est pas reproché de consommer une bière de temps à autre mais la folie règne lors de ce mois précis; Pourquoi ? 
Les plus jeunes de mon quartier adoptent une attitude de milice aux abords des commerces -il faut dire aussi qu’ils s’ennuient à mourir-, sans doute se sentent-t-ils exister à cette époque particulière… 
Quoi qu’il en soit, la tension est plus dense ces 3 ou 4 dernières années, la revendication d’une fête « entre soi » plus marquée, toujours chez les jeunes, comme pour délimiter un périmètre; construire un mur ? 
La fête de rupture du jeûne du quartier n’a pas eu lieu cette année, plusieurs prétextes à cela dont les vacances -dans un quartier où sévit le chomage. En fait, les « céfran » en on eu assez petit à petit de cette scission entre tels et tels et le terme de « quartier » perdait de sa raison d’être. Bel exemple d’échec du vivre ensemble et, je le crains, réussite de ceux qui ont condamné l’an passé la présence sur scène de l’atelier de quartier « danses orientales » -danseuses de toutes couleurs; de peaux et de voiles- applaudi avec un véritable enthousiasme. 
Laïcard, je suis aussi féru de cultures étrangères et noël ne me gènes pas plus que ramadan -hors bien sur le mode sacrificiel-, seulement, aveugle je ne suis et prend chaque jours conscience du creusement entre les hommes et femmes peuplants ce pays d’un fossé bien plus religieux que ne veulent le voir nos élites. Cet aveuglement servant leurs ambitions aussi sûrement que ledit fossé celles de ceux qui le creusent. »

http://www.marianne2.fr/

Actualités, Avis, Discussions, Islam, Nationale, Religieuses

Halal. Certifications sans valeurs!

11/09/2010

En ce début de rentrée, et fin de ramadan, les nouvelles pleuvent sur l’industrie du halal !

absmd
Halal. Certifications sans valeurs!
Ainsi c’est le magazine CBS News qui lâche un tapie de bombes : 70 % du halal
est contrôlé par simple audit, que pratiquent les mosquées de Paris et Évry
car ne possédant pas de contrôleurs !
ainsi ces deux mosquées ont un contrat de confiance avec les industriels, et
ne vérifie pas sur le terrain si les produits qu’ils certifient halal le sont
en réalité!

L’homme au centre de cette mise à l’index direct de deux des trois
mosquées certificatrices en France ( La troisième étant celle de Lyon et qui
semble plus sérieuse puisqu’elle a des contrôleurs sur le terrain), est
Bernard Godard, un ancien RG (renseignements généraux), et un spécialiste de
l’islam en France.
Il avait d’ailleurs déjà critiqué les mosquées de Paris et d’Évry dans
Libération et La Voix du Nord sur le même thème.

Dans CBS :

Selon Bernard Godard, consultant sur les questions liées à I’islam auprès
du ministère de I’Intérieur, 70 % du marché est certifié par des
organismes liés aux mosquées de Paris et d’Évry (autorisées a délivrer la
carte de sacrificateur depuis 1994, comme celle de Lyon) : « Ces dernières
réalisent des audits. On n’est donc pas dans une vérification systématique.
Des produits non halal peuvent entrer dans la composition des produits.
SFCVH-Mosquée de Paris regroupe une dizaine de personnes sous contrat avec des
fournisseurs pour la cession de documents de certification, qui peuvent être
signés par des non-musulmans. Ces certifications ne sont donc pas très
sérieuses. Celle de Lyon l’est davantage. En revanche, on ne peut pas douter
du sérieux d’AVS. Ces mosquées ne sont pas à la hauteur des volumes en jeu.
Face aux grandes enseignes, elles n’ont pas la capacité de négocier. »

Source : CB News, « Halal : un marketing de mauvaise foi », Warda Mohamed,
septembre 2010

Si les industriels certifiés par les mosquées de Paris et Évry vont peut
être souffrir de cette actualité, chez Quick les problèmes sont dans un état
d’avancement plus prononcés. A lire sur le sujet, l’article sur lepost.fr :

http://www.lepost.fr/article/2010/09/07 … euses.html

Au final, ceci pourrait s’avérer salvateur pour les musulmans de France. Car
si ce marché est vécu comme une ruée vers l’or par les industriels pressés
de prendre une bonne part du gâteau, pour le musulman lambda la prolifération
de produits halal est source de méfiances.
Ceci permet de mettre en lumière les acteurs de ce marché et de savoir à
qui faire confiance ou non.

En France seuls les certificats « Mosquée de Lyon » et « AVS » peuvent être
digne d’intérêt.

sites utilisés pour la rédaction:

http://oumma.com/

http://www.cbnews.fr/

http://www.lepost.fr

http://mosquee-lyon.org/

http://www.halal-avs.com/

http://www.alterinfo.net/

Actualités, Consommation, Halal, Nationale