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Archives pour 10/2010

Au Hal’Shop de Nanterre, devine qui vient acheter halal ?

Ouvert il y a six mois, la supérette devait être le rendez-vous des « beurgeois ». Surprise, tout le monde s’y retrouve.

Par Chloé Leprince

Nadège au Hal'shop de Nanterre (Audrey Cerdan/Rue89)

Des blancs de poulet halal (Audrey Cerdan/Rue89)Nadège a 19 ans, des yeux gris affolants et une veste léopard glamour. Elle s’est convertie à l’islam parce qu’elle avait « grandi avec des musulmans ».

Le salon de coiffure où elle travaille vient de fermer, il est 20 heures passées lorsqu’elle franchit la porte du Hal’shop de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine. Surimi, blancs de poulet et de dinde, Coca Light.

A ses parents, qui verront l’emballage halal, elle dira « sans doute » qu’elle a « trouvé Monoprix fermé ».

En réalité, elle vient souvent depuis que le magasin a ouvert. C’était en mars 2010, on annonçait une supérette à la fois haut de gamme et entièrement halal, destinée aux « beurgeois ».

« J’aime bien quand c’est clean »

Six mois plus tard, le lieu, qui jouxte une boutique Yves Rocher, n’a rien d’un Fauchon pour musulmans, avec ses produits de tous les jours et ses promos, mais il ferme tard.

Deux jeunes actifs de La Défense se garent en double file pour acheter de la blanquette halal à la sortie du bureau. En hijab de la tête jusqu’aux Converse, Emmanuelle, 32 ans, enceinte de triplés et déjà mère de deux enfants :

« Papa est algérien, maman catho et je viens de Boulogne, une ville prout prout. Même si j’ai mis le voile il y a six ans, j’aime bien quand c’est clean, pas comme les épiceries musulmanes un peu crados, un peu boui-boui. »

Règles

Un saucisson halal au Hal'shop de Nanterre

La devanture du Hal-Shop de Nanterre (Audrey Cerdan/Rue89)Le mot, qui signifie « permis » en arabe, désigne ce qui est licite aux yeux de l’islam, contrairement à haram (« illicite »). L’alcool et le porc sont haram.

Pour les autres viandes, la certification halal implique que l’animal a été égorgé vivant, sans avoir été étourdi au préalable, et si possible tourné vers La Mecque.

L’abattage rituel exige aussi que ce soit un musulman pratiquant qui lui tranche le cou en rendant grâce à Dieu (bismillah). Tout ce qui vient de la mer est halal, ainsi que les œufs.

Tout ce qui peut être halal l’est

Ce soir-là, au Hal’shop, un maître de conférences en microéconomie attrape en coup de vent un saucisson : « Ici, au moins, on ne doit pas vérifier si c’est halal. » Tout ce qui peut l’être l’est, même si le Hal’shop vend aussi du Nutella, des Chupa Chups ou du Babybel. Nora, 36 ans, appelle ça « des produits français ».

Festif

Wael, Irakien installé en France, au Hal-Shop de Nanterre (Audrey Cerdan/Rue89)

Du foie gras halal au Hal'shop de Nanterre (Audrey Cerdan/Rue89)Wael est Irakien. Il a grandi au Koweït jusqu’à l’invasion par Saddam Hussein, en 1990. Cet été-là, les vacances en Europe s’éternisent, et sa famille reste en France. Il avait 9 ans. Vingt ans plus tard, il est développeur informatique et, célibataire, il vit à Nanterre.

Ce soir, il vient acheter du foie gras halal et de la glace Häagen-Dazs pour fêter cinq offres d’embauche.

Le foie gras est « un peu plus cher que le foie gras classique dans la même gamme » (15,20 euros le bocal), mais la Moussy, boisson non alcoolisée au malt, est meilleur marché au Hal’shop qu’en grande surface.

Wael envisage de monter avec des amis une école musulmane et un complexe sportif dont les activités ne seraient pas mixtes. Mais il se réjouit que le Hal’shop soit devenu « tout simplement un magasin de quartier », halal ou pas.

Exotique

Joséphine, jeune fille d'origine congolaise (Audrey Cerdan/Rue89)

Du lait halal au Hal'shop de Nanterre (Audrey Cerdan/Rue89)Benjamin et sa fille viennent quatre à cinq fois par semaine. Congolais et chrétiens, ils trouvent ici des produits qu’ils allaient auparavant chercher dans les boutiques africaines de Paris. Et Joséphine, 11 ans, préfère le « lait avec des vaches comme ça » à l’UHT.

Les présentoirs sont du vert de l’islam, mais Radja trouve surtout que « la couleur est gaie, c’est sympa ». D’origine indienne et non musulmane, elle raffole de la confiture de figues – « ça rappelle les vacances au Maroc, il y avait une bonne ambiance. »

Et Jésus ?

Jean-Claude, comédien, client du Hal'shop de Nanterre (Audrey Cerdan/Rue89)

Du Babybel au Hal'shop de Nanterre (Audrey Cerdan/Rue89)Un deuxième Hal’shop ouvrira fin 2010 dans le XXe arrondissement de Paris. Le patron, Rachid Bakhalq, 31 ans et franco-marocain, cherche un troisième lieu, dans la capitale.

A Nanterre, une bonne moitié de la clientèle n’est déjà plus musulmane. Rémi, 51 ans, formateur, repart avec du poulet halal et le discours qu’il tenait en arrivant dans le magasin :

« Même les produits qui sont donnés aux idoles font l’affaire si on rend grâce à Dieu en début de repas. Nos “amis” musulmans, entre guillemets, ne sont pas tellement ouverts. Je n’invente rien, c’est dans le Coran ! Moi, c’est Jésus qui me nourrit et il est mort sur la Croix pour tout le monde. »

Un quart d’heure plus tard, Jean-Claude, comédien, prend un air gourmand pour parler du « pâté oriental » qu’il vient de choisir :

« Il a l’air bon, et qu’il soit halal n’a aucune importance : ça reste du pâté. »

Reportage photo : Audrey Cerdan

Deux clients du Hal'Shopt de Nanterre (Audrey Cerdan/Rue89)

Photos : Nadège au Hal’Shop de Nanterre ; des blancs de poulet ; du saucisson ; la devanture du magasin ; Wael, Irakien installé en France ; du foie gras ; Joséphine, jeune fille d’origine congolaise ; du lait ; Jean-Claude, comédien ; du Babybel ; deux clients du magasin

http://www.rue89.com/

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Les musulmans de Moscou prient sur les trottoirs, faute de mosquées

MOSCOU | A genoux sur un trottoir, sous la pluie, ils retiennent leurs tapis de prière avec des chaussures pour que le vent ne les emporte pas: des milliers de musulmans de Moscou sont contraints de prier dans la rue tous les vendredis, en raison d’un manque criant de mosquées.

Des musulmans prient dans une mosquée, le 30 mars 2010 à Moscou

© AFP | Des musulmans prient dans une mosquée, le 30 mars 2010 à Moscou

« Quand je peux venir en avance, je trouve une place à l’intérieur. Sinon, je dois rester dehors », raconte à l’AFP Abdyl Achim Ibrahimov, 30 ans, qui fréquente la mosquée Sobornaïa, la plus grande de la capitale russe.

Ce bâtiment vert aux croissants dorés, coincé entre des immeubles résidentiels et un stade immense en plein centre de Moscou, peut accueillir quelque 800 personnes alors que des milliers de fidèles s’y retrouvent chaque semaine pour la prière du vendredi, une obligation pour tout musulman.

Une fois la mosquée pleine, ils s’installent dans les locaux administratifs à côté, occupent toute la place à l’intérieur de la cour autour de la mosquée, puis, faute de mieux, débordent sur les trottoirs attenants.

« La prière du vendredi est très importante. C’est pourquoi nous venons ici, qu’il pleuve ou qu’il neige », dit Achour Achourov, un sexagénaire aux cheveux argentés.

A Moscou, où l’on compte entre 1 et 2 millions de musulmans, selon différentes estimations, quatre mosquées seulement sont à la disposition des croyants, déplore l’imam Ildar Khazrat Aliaoutdinov, responsable de la mosquée Sobornaïa.

« Ce n’est pas suffisant pour accueillir ceux qui veulent venir prier. Il y a un manque catastrophique de place », souligne-t-il.

Après la chute de l’URSS en 1991, des centaines de milliers d’immigrés originaires des anciennes républiques soviétiques d’Asie Centrale, à majorité musulmane, ont afflué à Moscou qui comptait déjà une importante communauté confessant l’islam.

« Nous demandons et nous exigeons même qu’il y ait une mosquée dans chaque arrondissement, idéalement, dans chaque quartier », déclare M. Aliaoutdinov.

Mais pour l’instant, même le projet d’élargir la mosquée centrale, en érigeant un deuxième bâtiment à côté, se heurte à l’absence d’une « petite signature de fonctionnaire », indispensable pour achever les travaux, relève-t-il.

Les autorités moscovites, qui affirment vouloir répondre aux demandes de la communauté musulmane, ont du mal à faire avancer les projets en ce sens.

La ville envisageait d’octroyer un terrain dans un espace vert du sud-est de Moscou pour construire un nouveau lieu de culte musulman pouvant accueillir jusqu’à 5.000 personnes. Mais cette idée a suscité de vives protestations des riverains qui ont obtenu une suspension du projet.

Une pétition contre la construction de la mosquée a été déposée auprès des autorités et des dizaines de militants ont récemment planté quelques arbres sur le lieu prévu pour le chantier.

« Actuellement, on peut se promener ici avec des animaux, faire du barbecue. Mais un imam peut dire: ne faites pas griller de porc, ne promenez pas vos chiens ici, allez plus loin… Il y aura des altercations » si la mosquée est construite, affirme leur porte-parole Mikhaïl Boutrimov.

Un petit bémol: M. Boutrimov n’habite pas le quartier et, selon le Centre Sova de lutte contre la xénophobie et le racisme, il est proche d’organisations ultranationalistes.

Pour Alexeï Malachenko, analyste du Centre Carnegie de Moscou, il ne s’agit pas d’un conflit opposant la minorité musulmane et la majorité orthodoxe, mais plutôt d’un problème de « tolérance mutuelle ».

« Moscou, c’est une ville cosmopolite (…) et la plus grande ville musulmane de l’Europe. Il faut que les gens s’habituent à y voir des mosquées », souligne-t-il.

http://www.tdg.ch/depeches/

Les musulmans américains, enthousiastes à l’idée d’exercer leur droit de vote

Par M. Scott Bortot

Washington – Les discussions relatives à la place de l’islam aux États-Unis ont incité les musulmans américains, à l’approche des élections de mi-mandat, à se faire entendre en exerçant leur droit de vote.

Défenseur des droits de la communauté islamique dans le sud de la Floride, M. Mohammed Malik a dit que le débat au sujet de la construction du Centre communautaire Park51 à Manhattan, la menace, plus tard retirée, de brûler des exemplaires du Coran en Floride et les craintes des musulmans par rapport à l’établissement de profils raciaux ont donné jour à une période positive dans l’histoire des États-Unis.

« Quand vous étudiez la question du point de vue historique, vous voyez, à mon avis, que nous nous dressons de manière très positive et pacifique qui remonte réellement à la grande tradition américaine de faire partie intégrante de l’étoffe du pays », a souligné M. Malik. « Une fois que vous êtes politiquement engagé, vous devenez ce que les gens considèrent comme un Américain. »

Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) et le Conseil musulman des affaires publiques (MPAC) œuvrent pour familiariser les musulmans américains avec le processus électoral. Le CAIR a disséminé des manuels de vote dans 23 États qui expliquent quand les bureaux de vote s’ouvrent, comment s’inscrire sur les registres électoraux, quels documents d’identification sont nécessaires et quels sont les droits des électeurs.

Les estimations relatives au nombre de musulmans aux États-Unis diffèrent. Selon le Pew Research Center, il y en aurait environ 2,5 millions tandis que le CAIR fait état de quelque 7 millions.

Le directeur du bureau du MPAC à Washington, M. Haris Tarin, a indiqué que son organisation tendait la main aux musulmans américains par le biais d’une série d’ateliers tenus dans tout le pays.

« Nous œuvrons pour les instruire sur la façon d’encourager les autres à voter, d’engager au mieux les candidats dans leurs collectivités pour faire en sorte qu’ils se rendent dans les mosquées, et aussi d’organiser des soirées avec les candidats », a ajouté M. Tarin.

Lors d’une soirée électorale coparrainée le 26 octobre par le MPAC dans la banlieue virginienne de Washington, les musulmans ont écouté les candidats démocrates et républicains parler de questions qui touchent les musulmans américains et les Américains en général.

« Quand la récession s’est déclarée, elle a eu un effet sur les musulmans américains comme sur tous les autres », a dit M. Tarin. « Vous avez des musulmans américains qui sont passés par les forfaits hypothécaires et la perte d’emploi, par toutes sortes de crises et de problèmes liés au système de santé. »

Mais ce n’est pas seulement à l’approche des élections de mi-mandat que les musulmans américains se sont engagés dans le processus politique. Des organisations telles que le Conseil des organisations islamiques de la métropole de Chicago ont contribué à la tenue en avril de la Journée d’action islamique au cours de laquelle les représentants de ladite communauté ont rencontré des parlementaires à l’Assemblée de l’État pour s’entretenir de questions relatives aux électeurs.

Le directeur des affaires juridiques du Comité américano-arabe de lutte contre la discrimination, M. Abed Ayoub, a dit que les musulmans et les arabes américains faisaient preuve de changement dans leurs priorités.

« D’habitude, la communauté arabe ou musulmane était considérée comme un groupe de personnes dont le vote est basé sur les dossiers d’affaires étrangères, comment, par exemple, un tel candidat allait contribuer à régler la question du Proche-Orient. Cette tendance change et elle change très rapidement », a déclaré M. Ayoub.

La nouvelle génération joue un rôle dans les choix électoraux des musulmans américains. Les immigrés aux États-Unis ont tendance à voter par rapport à l’impact qu’aurait la politique d’un candidat sur leurs pays d’origine, mais leurs enfants ont une perspective différente du monde, a expliqué M. Ayoub. Selon un récent sondage d’arabes américains au Michigan, qui en compte le plus grand nombre aux États-Unis, ceux-ci se préoccupent principalement de l’économie et de l’éducation et non de dossiers de politique étrangère.

L’élection présidentielle de 2008 a reflété l’intérêt de la nouvelle génération de musulmans et d’Arabes américains dans l’engagement civique.

« Nous avons beaucoup de jeunes Arabes et musulmans américains qui deviennent engagés, (…) des étudiants ou des diplômés universitaires qui sont plus impliqués dans les activités civiques au niveau local », a ajouté M. Ayoub.

Les attaques du 11 septembre 2001 ont aussi eu une influence sur l’engagement politique des électeurs musulmans américains. Avant 2001, un grand nombre d’entre eux se contentaient de leur intégration sociale et économique. Mais faisant l’objet d’une attention accrue, la communauté de musulmans américains a ressenti le besoin de se faire entendre.

« Après le 11 septembre 2001, la communauté musulmane américaine s’est rendu compte qu’elle devait parler en son propre nom, de préciser que le 11 septembre 2001, 19 étrangers qui n’étaient pas musulmans américains avaient détourné non seulement des avions mais aussi leur histoire et leur passé », a souligné M. Tarin.

Aujourd’hui, les musulmans américains disent qu’ils doivent écrire leur propre histoire par leur engagement civique aux urnes.

« L’outil le plus fort que nous possédons ici est le pouvoir de vote », a dit M. Ayoub. « Si la communauté se rend aux urnes et exprime ses choix, elle se fera entendre. »

(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d’information internationale du département d’Etat.

Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

À New York, les musulmans restent sereins

Un musulman se rend à la prière du vendredi à la mosquée du centre culturel islamique situé à quelques blocs de Ground Zero, à New York.

Un musulman se rend à la prière du vendredi à la mosquée du centre culturel islamique situé à quelques blocs de Ground Zero, à New York.

AFP/Spencer Platt
Par Michèle Gayral

Au moment où des colis suspects évoquent de nouvelles menaces terroristes, Michèle Gayral s’est rendue à New York, alors que se termine la campagne électorale, sur les lieux de la fameuse mosquée que des musulmans ont toujours prévu de construire près de Ground Zero, le lieu des attentats du 11-Septembre. Dans les locaux qui devraient accueillir le futur centre culturel islamique, les fidèles accourus pour la prière du vendredi affichaient une certaine tranquillité d’esprit.

Avec notre envoyée spéciale à New York

Ce sont sur Park Place, à deux rues de Ground Zero, deux petits immeubles contigus qui sembleraient désaffectés n’était la voiture de police qui stationne devant et le modeste va-et-vient de ses visiteurs.

Derrière la porte vitrée, à gauche un couloir au sol couvert de chaussures provisoirement abandonnées par leurs propriétaires musulmans, et au bout une salle où un responsable évoque dans un anglais monocorde la nécessité de tenir compte des inquiétudes ambiantes.
Son auditoire affecte en effet du détachement face à la polémique née de la prochaine transformation de ce local en véritable centre islamique. Un fidèle invoque même un symbole américain entre tous : « Le World Trade Center, ou quoi que ce soit d’autre, ce n’est rien à côté de Dieu. C’est de Dieu que tout dépend. Même les billets de banque américains disent : en Dieu nous croyons ».Son voisin se veut tout aussi serein : « L’Amérique a assez d’informations pour se rendre compte de ce qu’est l’Islam, sans avoir à regarder du côté de l’Irak ou de l’Afghanistan. Qu’ils regardent ce qui se passe aux Etats-Unis et la façon dont nous pratiquons ici la liberté de religion !».

A droite, un escalier débouche sur un vaste sous-sol où un imam dirige la prière pour une bonne centaine de fidèles. Quand à la barmaid du pub voisin, elle se dit parfaitement neutre. D’un côté, avance-t-elle, c’est toujours bien d’être aussi proche d’un immeuble qui attire du monde. Mais d’un autre, ces gens-là ne boivent pas d’alcool.
http://www.rfi.fr/ameriques/

Grande mosquée d’Alger : Ouverture des plis aujourd’hui

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   	Maquette de la Grande mosquée d’Alger

© D. R.

Maquette de la Grande mosquée d’Alger

Les 17 entreprises soumissionnaires pour le projet de réalisation de la Grande mosquée d’Alger connaîtront aujourd’hui le résultat de l’ouverture des plis qui sera organisée au niveau de l’enceinte foncière qui devra abriter le projet en question.

L’information a été donnée hier par Bouabdellah Ghlamallah, ministre des Affaires religieuses, en visite d’inspection et de travail dans la wilaya de Blida. Cinq prétendants seront retenus parmi les 17 soumissionnaires pour la réalisation de cette méga mosquée ayant une capacité de 40 000 fidèles à sa réception et plus de 120 000 personnes après extension. S’exprimant en marge de cette visite sur l’affaire de la jeune Sarah qui a été violée puis assassinée sur les Lieux Saints, le ministre dira que les autorités algériennes sont en attente du verdict qui va être prononcé par la justice saoudienne, «à laquelle nous faisons pleinement confiance pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire». A propos des non-jeûneurs qui ont été condamnés par la justice, le ministre a fait savoir qu’ils ont contrevenu aux «règles et aux mœurs» du peuple qu’ils se doivent de respecter. «On doit respecter l’histoire, le rite et les traditions du peuple auquel on appartient», a-t-il ajouté.

A la question se rapportant à la déclaration toute récente du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, sur la nécessité d’avoir exclusivement recours au rite malékite pour les fetwas, le ministre dira que «l’homogénéisation des fetwas et des orientations religieuses sous une même autorité évitera à l’Algérie les dérives et les dissensions qu’a connues notre pays auparavant».

Mohamed Abdelli

http://www.elwatan.com/

Publié par calineczka post non vérifié par la rédaction Pologne: Construction d’une mosquée à Varsovie

Voilà à quoi ressemblera la première mosquée construite dans la capitale polonaise dans le quartier d’Ochota grâce à des financements saoudiens.


http://www.causeur.fr/wp-content/uploads/2010/10/Mosquee-Varsovie.jpg

Selon un sondage, les Polonais sont divisés sur le sujet : 48% affirment qu’ils accepteraient une mosquée dans leur quartier ; 42% sont contraires. D’après Gazeta, la nouvelle mosquée serait la cinquième de toute la Pologne, où vivraient près de 30 000 musulmans en tout. La comunauté musulmane représente 1% de la population polonaise. La Pologne – encore peu habituée au multiculturalisme et encore moins au multi-confessionalisme – ne fera apparaître l’appartenance religieuse dans son recensement qu’à partir de 2011. Certains sont venus faire des études après la seconde guerre mondiale profitant du faible coût de la vie et des accords liés au Pacte de Varsovie. Puis ces étudiants se sont installés en Pologne et ont fondés une famille. D’autres sont venus plus récemment avec l’entrée de la Pologne dans l’Union Européenne en 2004. Pour beaucoup, ce n’est rien d’autre qu’une nouvelle étape dans le rapprochement de la Pologne et des autres pays d’Europe occidentale.

http://medias2.cafebabel.com/12429/thumb/355/-/12429.jpg

La mosquée de Varsovie dans son état actuel.

Il n’existe aujourd’hui que 4 mosquées à part entière (sans compter les mosquées improvisées) en Pologne

La construction d’un centre de culture musulmane en Pologne, au sein duquel se trouveraient une bibliothèque, une salle multimédia, une galerie d’art, des restaurants et des magasins, mais surtout une salle de prière ce qui pose problème. Cependant, la décision de construire ce centre – qui sera équipé d’un minaret – a été prise dès septembre 2009, mais elle n’a commencé à faire du bruit qu’en mars dernier.

http://medias2.cafebabel.com/12430/thumb/355/-/12430.jpgJusqu’à présent, il y avait en Pologne que quatre mosquées dont deux vieux lieux de culte ayant plus de 150 ans dans la région de Podlasie, à Kruszyniany (en photo à gauche) et à Bohoniki. La mosquée de Gdansk a été, elle, construite en 1990.

A Varsovie, une mosquée avait été construite en recyclant un bâtiment.

Quant au dernier projet, il a été initié par l’Association musulmane d’éducation culturelle et par la Ligue musulmane de la République polonaise, association cultuelle musulmane qui existe depuis 2004. Son président Samir Ismail se veut rassurant dans les médias polonais et déclare que : le centre sera un lieu de prière et présentera l’Islam comme religion modérée.

46% des Polonais estime qu’il est possible de parvenir à un dialogue apaisé entre les cultures islamiques et occidentales, selon un sondage CBOS de 2007 (34% ne se sont pas prononcés).

http://www.lepost.fr/

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La peur de l’islam révèle un problème identitaire

Souvent décrié, le traitement médiatique de l’islam n’est pas seulement caricatural, il est aussi symptomatique d’enjeux identitaires plus profonds qui anime la société française.

L’islamophobie est le reflet d’une identité française en mutation qui se cherche. Telle est la constatation d’Hanène Chaabane, doctorante, qui étudie le traitement médiatique de l’islam et de l’islamophobie. Invitée la semaine dernière à Paris au Colloque international : Images de l’étranger, la jeune universitaire a présenté son analyse de l’image de l’étranger musulman en France. Elle prend pour point de départ l’affaire des caricatures du prophète Mohammed. Les faits remontent au 30 septembre 2005 lorsqu’un quotidien danois décide de publier 12 caricatures du Prophète. Les ministres des Affaires étrangères arabes se réunissent alors fin 2005 pour condamner cette publication et dès janvier 2006 les réactions internationales s’intensifient. Voilà que commence ce que les médias présentent « comme une menace », affirme la sociologue. La première Une de Libération présentée par H. Chaabane date du 3 février 2006. Elle est titrée Les dessins sataniques, et fait écho au livre de Salman Rushdie Les versets sataniques dont la parution avait provoqué la colère du monde musulman. « En faisant appelle à une mémoire collective », explique l’universitaire, « les médias actualisent l’image d’un islam menaçant ».

Dépasser la diabolisation du discours des médias

C’est avec la Une du 13 février 2006 qui se focalise sur la communauté musulmane de France que l’universitaire décide de terminer son analyse. Sur la photo où l’on voit un index pointé en l’air, « geste symbolique dans l’islam », et avec le titre L’islam de France cherche sa voix, la Une pointe la question de la place des musulmans. « C’est une Une qui suscite l’interrogation et non le stéréotype », tel qu’on a pu le voir avant, dit H. Chaabane. Cet intérêt interrogateur que les médias ont pour la quête d’identité des musulmans, perçus comme « un étranger aux visages multiples »,  est « le reflet d’une identité française en mutation » affirme H. Chaabane, expliquant que c’est dans le besoin que les Français ont de se définir par rapport à l’étranger que l’islamophobie doit se comprendre. S’il y a bien une diabolisation du discours médiatique, l’universitaire insiste sur la nécessité de s’interroger sur les enjeux identitaires qui animent les sociétés, car au final « le journal ne fait que refléter la société ».

http://fr.zaman.com.tr/fr

Ouverture de la nouvelle mosquée de Noguinsk

Moscou(IQNA)- La mosquée de la ville de Noguinsk, située en banlieue est de Moscou, a été inaugurée le vendredi 29 octobre avec la participation des ambassadeurs des différents pays islamiques en poste en Russie.

Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant l’agence de presse koweitienne KUNA, l’ambassadeur koweitien en Russie et chef des instances politiques arabes à Moscou, Nasser al Mozayan, a déclaré lors d’un discours aux cérémonies d’inauguration de cette mosquée que les musulmans russes comme les disciples d’autres religions disposaient en ce pays de libertés sociales.

Il a ajouté : « Le gouvernement russe est décidé à lever les entraves et les problèmes auxquels font face les disciples des différentes religions afin de leur permettre d’accomplir plus facilement leurs actes cultuels. »

Al Mozayan a félicité les musulmans résidant en Russie pour l’inauguration de cette nouvelle mosquée, ajoutant qu’elle était disposée à servir les musulmans vivant dans cette région, et dont le nombre s’élevait à 10 000 personnes.

Le chef du conseil des muftis russes, Ravil Gaynoddin et le maire de Noguinsk, Vladimir Laptov, ont participé aux cérémonies d’inauguration de la mosquée.

Selon ce rapport, à présent quelque 6 grandes mosquées et 100 mosquées plus petites existent à Moscou pour quelque 500 000 musulmans résidant dans cette ville.

http://www.iqna.ir/fr/

Organisation d’un colloque d’études sur la religion islamique aux Etats-Unis

Floride(IQNA)– Ce colloque titré « Venez vous connaître mieux » (Tampa Bay) est prévu grâce à l’initiative de l’association de la coalition entre les religions de Floride, suite à l’opposition de la construction d’un centre islamique près du lieu du 11 septembre (Les tours jumelles du World Trade Center de New York ainsi que l’autodafé du Coran).

Des orateurs distingués de différentes sociétés islamiques seront présents et en présentant les différentes dimensions de la religion islamique, ils répondront aux questions des fidèles des religions et des participants.

Suite à une réunion de questions-réponses, les participants sous la direction de Roy Keplan, professeur à l’université de Floride du sud et directeur exécutif de la conférence nationale « Société et justice régionale de Tampa Bay », seront divisés en groupes et ils procéderont à des débats sur différents sujets relatifs à l’islam.

Ce colloque est le premier programme d’un ensemble de colloques qui seront organisés par l’association de la coalition entre les religions de Tampa Bay avec comme objectif la promotion de la connaissance et la coopération entre les différentes religions et leurs fidèles.

http://www.iqna.ir/fr/

Création de la première banque islamique aux Maldives

Malé(IQNA)- La première banque islamique des Maldives a été créée par l’institut de la finance islamique des Maldives avec la coopération de l’institut malaisien de la finance islamique, IBFIM.

Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant l’agence de presse malaisienne Bernama, les responsables de l’institut de la finance islamique des Maldives et l’institut malaisien de la finance islamique ont signé un accord de coopération, mardi 26 octobre, en marge du forum mondial sur l’économie islamique en Malaisie pour la constitution de la première banque islamique aux Maldives.

Conformément à ce document, les parties se sont engagées à coopérer dans le cadre de la loi sur la finance des Maldives en vue de favoriser le développement de l’économie islamique aux Maldives et créer une atmosphère convenable pour la réalisation de la finance islamique.

Le président de l’institut de la finance islamique des Maldives, Khaled al Boudi, a déclaré : « On prévoit que la banque islamique des Maldives consacre dans trois ans 25% du marché financier des Maldives. »

La banque islamique des Maldives lancera ses travaux au début de l’an 2011 et inaugurera sa première filiale au début de l’an 2012.

http://www.iqna.ir/fr/

Le savoir-faire de la Banque Zitouna un exemple

Le savoir-faire de la Banque Zitouna un exemple

M. Mohamed Sakhr El Materi, fondateur de la Banque Zitouna, vient de prendre part au Forum français de la finance islamique qui s’est tenu jeudi 28 octobre à Bercy-Paris sous l’égide du ministère français de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi. Placé sous le patronage de Mme Christine Lagarde, ministre française  de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, le forum est organisé depuis quatre  ans, à pareille date de l’année, par la Chambre de commerce franco-arabe que préside M. Hervé De Charrette, ancien ministre des Affaires étrangères.
Ce forum est un grand rendez-vous de la finance islamique et il a réuni, à ce titre, les grands acteurs internationaux de ce secteur. Il a été rehaussé notamment par la présence du président de la Banque islamique de développement (BID), M. Ahmad Mohamed Ali Al Madani.
M. Materi a présenté, à cette occasion, la vision et les objectifs de création de la Banque Zitouna, la banque islamique tunisienne, ainsi que le rôle économique et sociétal qui lui est attribué. M. El Materi a fait part aussi de la forte disposition de la Banque Zitouna au développement de ses activités à l’échelle internationale sur la zone  euroméditerranéenne et en Afrique.
M. El Materi a également exposé l’expérience du projet ayant permis le lancement de la banque dans les plus brefs délais.
Son intervention a fortement attiré l’attention des différents intervenants économiques présents à ce forum, à savoir des institutions publiques, des banques, des juristes, des cabinets de consulting, ainsi que des professeurs et des chercheurs… eu égard notamment à leur volonté de mieux comprendre les particularités, ainsi que le modèle de fonctionnement d’une banque islamique.
La France s’intéresse, en effet, de plus en plus à la finance islamique en préparant le cadre juridique, fiscal et social favorisant l’attribution d’agréments pour le lancement de banques islamiques de droit français.
A signaler, par ailleurs, que le forum a attiré un nombre important de personnalités remarquables et influentes dont  Arnaud de Bresson, délégué général Paris Europlace et Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers français, ainsi que plusieurs directeurs de banques et d’institutions financières internationales.

http://www.lapresse.tn/

L’horloge de La Mecque six fois plus grande que Big Ben

La Mecque va se doter d’une horloge six fois plus grande que Big Ben

Un hôtel, haut de 817 mètres, en construction près de la Grande mosquée de La Mecque,  sera surmonté d’une horloge six fois plus grande que Big Ben de Londres, ont annoncé mardi ses promoteurs.

Makkah Clock Royal Tower ouvrira partiellement ses portes fin juin, et son horloge sera mise en service un mois plus tard, en prévision du ramadan, le mois de jeûne musulman, prévu vers le 10 août, a indiqué lors d’une conférence de presse à Dubaï son directeur général, Mohamed al-Arkobi.

La tour sera la deuxième plus haute tour en construction au monde, après Burj Khalifa (828 m) de Dubaï.

L’horloge, de 45 m de long et 43 m de large, sera l’icone d’un complexe de sept tours, en construction par le géant immobilier saoudien BinLaden Group et le groupe hôtelier Fairmont pour le compte du gouvernement saoudien, a-t-il ajouté.

Présentée comme « la plus grande au monde », cette horloge, de fabrication allemande, sera visible à 17 km à la ronde le soir et 11 à 12 km le jour, a-t-il indiqué.

L’objectif, a-t-il dit, c’est que les quelque 1,5 milliard de musulmans dans le monde se réfèrent désormais à l’Islamic Mean Time (IMT), plus qu’à la Greenwich Mean Time (GMT).

Selon lui, l’hôtel est formé d’une structure en ciment de 662 mètres, montée d’une partie métallique de 155 m.

La tour fait partie d’un complexe hôtelier de 3 milliards de dollars, baptisé Abraj al-Bait Towers, et comptant quelque 3.000 chambres et suites, dont la plupart ouvrent sur la Grande mosquée de La Mecque.

Le complexe sera géré par Fairmont Hotels and Resorts et ses revenus seront versés sur un fond exclusivement consacré au développement et à l’entretien des Lieux saints de l’islam, selon lui.

Source AFP

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Arabie Saoudie : election de la « miss beauté morale 2010″

Publié  par AJIB.fr

femme voiles angleterre

La beauté morale à la lumière de l’islam

Pas besoin d’être belle physiquement pour être élue miss de la beauté en Arabie Saoudite. D’ailleurs il n’existe à ce jour aucun concours qui inciterait des jeunes femmes à se dénuder pour juger de leur beauté apparente. Et c’est dans cette optique, que l’Arabie Saoudite pays musulman où la majorité des femmes sont toutes intégralement voilées (en niqab ou en sitar) a lancé en 2008, le premier concours de beauté « miss de la beauté morale » qui valorise non pas l’apparence physique des participantes, mais leur respect et leur attachement aux valeurs de l’Islam tels que la pudeur, le respect avec ses parents, et la piété dans le comportement.

La gagnante est aveugle

Lundi dernier, dans la ville de Qatif (à l’est du pays), lors de la finale du concours, un jury totalement féminin a choisie une jeune femme aveugle de 24 ans, qui porte le niqab, Zeinab al Khatam, pour devenir « reine de la beauté morale 2010 ». La grande lauréate a été élue parmi dix finalistes, dont l’une d’elles, Imane Zain al Din, étudiante de 20 ans, a pris la seconde place du podium. Le concours qui avait débuté quelques mois plus tôt a réunit près de 400 jeunes femmes toutes en niqab ou en sitar, venues défendre les valeurs qu’elles arborent, en ambassadrices de l’Islam. Celles ci auraient comme l’an dernier, passés dix semaines de cours sur la religion pour être évaluées sur des thèmes liés au respect des parents, et à comment valoriser sa « force » intérieure. Elles ont par exemple aussi été jugées au cours d’une journée en campagne sur le comportement qu’elles ont pu avoir avec leurs parents, sous l’oeil observateur des jurys.

Au delà de son originalité, ce concours aura épargné à ses participantes bien des tracas : défiler en maillot de bain et talons aiguilles face à une horde de journalistes et jurys masculins scrutant leurs moindres faits et gestes ; Passer des heures dans une loge commune à changer de vêtements toutes les 30 secondes, à changer de maquillage (toujours plus remarquant), ou à apprendre une série de chorégraphies pour animer le « show », sans être à l’abri de trébucher ou de s’emmêler dans les pas de danse…

La femme n’est pas un objet

Khadra al Moubarak, l’une des femmes à l’initiative de cette démarche, qui elle même porte le niqab, estime que

« L’idée est d’évaluer l’engagement des candidates envers les valeurs morales islamiques (…) c’est une alternative aux appels à la décadence des autres concours de beauté qui prennent uniquement en compte le corps et l’apparence de la femme »

« Nous nous intéressons à la beauté de l’âme et à la moralité. » ajoute t-elle.

L’an dernier, pour l’édition 2009, le concours réservé aux jeunes femmes de 15 à 25 ans et n’étant pas diffusé à la télévision, avait élue Aya Ali al Mulla, âgée de 18 ans, et pour l’année 2008, ce fut Zahra al Shurafa qui a été couronnée « miss belle morale ».

Par Oum Maryam

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La finance islamique, bouée de sauvetage de l’Etat français

(Easybourse.com) La finance islamique serait elle la solution miracle au problème du déficit français. C’est ce que semble penser une partie des experts présents au IVème forum de la finance islamique organisé par La Chambre de commerce franco-arabe et l’Institut français de la finance islamique.

Selon les derniers chiffres de Standard & Poor’s, la finance islamique représente dans le monde environ 850 milliards de dollars, soit 1% de la finance mondiale. Le trend de ces trois dernières années est en constante augmentation. Le taux de croissance se situe entre 10 à 15% en fonction du type d’actifs sous-jacents.

La finance islamique fait appel à plusieurs Instruments financiers, dont le sukuk qui est l’élément marchés de capitaux. «Ces sukuks peuvent être d’une grande utilité pour le financement de l’économie de la France» signale Gilles Saint Marc, avocat, associé  au sein du cabinet Gide Loyrette Nouel.

Les dépenses d’investissement de l’Etat et des collectivités locales sont mises à mal du fait de la dégradation des recettes fiscales et de l’objectif affiché de réduire le déficit public. «Si nous souhaitons maintenir un niveau d’investissement élevé, le sukuk peut être un outil intéressant» considère alors M. Saint Marc qui pendant longtemps a présidé la commission Finance islamique de Paris Europlace. Ces sukuks pourraient ainsi venir, selon l’expert, financer les projets de la Société du Grand Paris, les 35 milliards d’investissement dans les infrastructures de tramways, ou encore les projets autoroutiers.

Les sukuks sont juridiquement des titres de copropriété représentatifs d’actifs tangibles sous-jacents. Ils seraient émis par la société qui achèterait les biens loués à la collectivité publique et ne seraient pas considérés comme de la dette de l’Etat français ou des collectivités locales. Par conséquent «au-delà de permettre une poursuite de notre politique d’investissement en infrastructures et de préserver l’emploi en France, ces sukuks seraient le moyen d’avoir un financement qui ne détériore pas la dette publique de l’Etat français au regard des critères maastrichtiens» précise Mr Saint Marc.

L’émission de sukuks serait par ailleurs un signal extrêmement fort donné Au marché que la place de Paris entend bien être le hub de la finance islamique. «Il y a à ce jour une véritable bataille entre les places financières européennes pour conquérir l’appellation de hub de la finance islamique. Des pays qui ont démarré plus tard que nous sont en train de nous doubler. La bourse de Luxembourg cote aujourd’hui plus de 15 sukuks qui englobent une somme de 5,5 milliards de dollars. Il est urgent que la France rattrape son retard».

Une boite à outils a été constituée ces deux dernières années. Sur le plan fiscal, une réponse a été apportée par une première instruction publiée en février 2009, améliorée par une nouvelle instruction en août 2010. Cette instruction prévoit que la rémunération versée par l’Émetteur de sukuks est déductible fiscalement comme de l’intérêt et il n’y a pas de retenue à la source pour les investisseurs non résidents.

Sur le plan juridique, la majorité des émetteurs de sukuks utilisent la structure anglo saxonne du trust. Le trust étant difficilement applicable en France, il a alors été décidé de combiner à la fois le dispositif français sur la Titrisation et le dispositif sur la fiducie.

Une Recommandation de l’AMF du 2 juillet 2008 a indiqué le format que devait suivre le Prospectus d’émission du sukuk. Un guide opérationnel a été établi par Euronext le 2 juillet 2009 qui précise les conditions de cotation du sukuk sur Euronext Paris.

Ces émissions de sukuks bien que présentant a priori un intérêt non négligeable pour à la fois le financement de notre économie et la Réduction de notre déficit ne vont  pas sans poser un cas de conscience politique. Il est à supposer que l’investissement dans ces sukuks se ferait en grande partie par des investisseurs étrangers qui deviendraient de facto propriétaires d’actifs publics français. Des investisseurs étrangers qui voudront peut-être s’insérer dans l’ingérence des biens détenus.
« Je ne vois pas en quoi cela serait dérangeant » avance alors Gilles Saint Marc. Et d’ajouter : «autant nous pouvons concevoir qu’il y ait sujet à préoccupation lorsque la propriété de chars Leclerc est détenue par des étrangers, autant je ne vois pas en quoi la propriété de rams de tramways, ou d’autoroutes par des investisseurs étrangers soit gênante».

Les émissions de sukuks au premier semestre 2010 dans le monde s’élèvent à 13 milliards de dollars pour un Encours au 31 décembre 2009 de 125 milliards de dollars.

Imen Hazgui

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Ce « prêt islamique » qui dérange la Bred

Par Julien Van Caeyseele

Ce "prêt islamique" qui dérange la BredLa Bred, qui appartient au groupe Banque Populaire, a octroyéun « prêt islamique » à un sportif de haut niveau. Des clients menacent de clôturer leurs comptes.

REUTERS/Regis Duvignau

La Bred a accordé un prêt particulier à un de ses clients musulmans. Certaines associations et certains clients dénoncent une attaque contre la laïcité.

Alors que s’ouvre, ce jeudi, le quatrième forum sur la finance islamique, la Bred, banque du groupe Banque populaire, est au coeur d’une polémique. En cause: le premier prêt à l’habitat monté en France en respect des principes de la loi islamique – la Charia – et octroyé, en mai, à un « sportif de haut niveau » pour l’achat d’une maison en région parisienne.

Selon la Charia, les musulmans n’ont pas le droit de payer des intérêts lorsqu’ils empruntent de l’argent à une banque. Mais ils peuvent faire du commerce. Le prêt islamique consiste donc à ce que l’établissement de crédit intervienne en qualité de premier acheteur vis-à-vis du fournisseur, et de revendeur à l’égard du client. La banque achète le bien puis le revend à son client, moyennant une marge bénéficiaire convenue entre les deux parties, explique le site de La banque islamique.

Dominique S., cliente à la Bred depuis trente ans, est mécontente du nouveau prêt accordé par sa banque, elle a demandé la clôture de ses comptes. « Je vois notre démocratie républicaine – et celles des autres pays européens – lentement grignotée par les revendications de la communauté musulmane, la dernière manifestation en date étant cette irruption de la finance islamique dans nos vies. C’est pour réagir à cela et marquer ma désapprobation que j’ai demandé la fermeture de mes comptes. »

La finance islamique, qu’est-ce que c’est?

C’est une finance conforme aux principes et aux convictions de l’Islam, qui respecte les préceptes du Coran.

Pour certaines associations, ce mode de financement menacerait la laïcité. « Avec de telles pratiques, on est en train de changer les règles du jeu démocratique et républicain, [...] c’est totalement contraire aux principes de la laïcité. La finance islamique est réservée aux musulmans, c’est une discrimination religieuse », dénonce la controversée Christine Tasin, présidente de « Résistance républicaine ».

La laïcité relève de la sphère publique et la banque n’appartient pas à cette sphère

Faux, répond Hervé de Charette, président de l’Institut français de la finance islamique. « Tous les clients peuvent souscrire à un prêt islamique. De plus, la laïcité relève de la sphère publique et la banque n’appartient pas à cette sphère. » Tout en reconnaissant qu’il faut « dépassionner le débat » et mettre un terme aux amalgames sur l’islam, Hervé de Charette soutient que « ces produits financiers ne sont qu’une ‘variante de l’investissement solidaire’ ».

Quant à la Bred, contactée par LEXPRESS.fr, elle fait la sourde oreille. « Il n’y a pas ‘d’offre islamique’, ce prêt était une opération ponctuelle qui s’inscrivait dans une logique de développement et de recherche. » Le filon semble pourtant séduire d’autres banques. En Grande-Bretagne, HSBC a mis en place un prêt conforme à la Charia. Une banque qui ne propose pas ce type de prêt avance une raison purement marketing à l’élaboration de ces produits financiers. « Les banques investissent sur ce genre de marché car elles pensent y trouver une clientèle, confie un établissement bancaire qui ne propose pas ce genre de prêt. C’est la démarche de toute banque qui se lance dans un secteur. »

http://www.lexpress.fr/

Aïd Al Adha : où sacrifier cette année 1431H correspondant à l’an 2010 ?

Publié par Asidcom

Dans quelques semaines, les musulmans vont célébrer l’Aïd el Adha (fête du sacrifice), fête qui commémore la soumission du prophète Ibrahim (Paix sur lui) à Dieu et qui est un moment fort lors du pèlerinage à la Mecque. A cette occasion, l’association ASIDCOM publie une fiche récapitulative afin d’aider les consommateurs à accomplir l’abattage religieux des animaux autorisés (ovins, bovins,…)

Comment connaître les sites d’abattages autorisés ?

Suite à la réforme des services de l’Etat ( RGPP) regroupés en directions départementales interministérielles (DDI) les ex-DDSV sont présents au sein d’une direction départementale de la protection de la population (DDPP) ou alors au sein d’une direction départementale de la cohésion sociale et de la protection de la population (DDCSPP) selon le chef-lieu du département. Autant dire qu’il y a beaucoup de déménagements en cours !

Aussi, vous pouvez connaître tous les sites d’abattages autorisés par le ministère de l’alimentation de l’agriculture et de la pêche (abattoirs permanents et sites dérogatoires) en téléphonant au sein des DDPP ou DDCSPP( cliquez ici pour connaître les coordonnées par département).

La liste des sites d’abattages peut être aussi disponible sur les sites internet des préfectures (Cliquez ici pour connaître les coordonnées de votre préfecture). Vous pouvez aussi contacter les CRCM de votre région (CRCM : Conseil Régional du Culte Musulman).

Comment sacrifier ?

ASIDCOM vous rappelle que les abattages clandestins sont interdits et réprimés. Pour sacrifier, il faut vous munir d’une carte de sacrificateur habilité, puis vous diriger vers un site d’abattage autorisé. Seuls trois organismes sont autorisés pour le rite musulman à fournir les habilitations de sacrificateur (coordonnées en bas de page). Vous pouvez contacter ces organismes et leurs demander les conditions et la procédure à suivre pour obtenir une habilitation de sacrificateur temporaire pour les deux ou trois jours de l’Aïd.

Définition de l’abattage familial

L’abattage familial (ne pas confondre avec un abattage clandestin dans un garage ou maison particulière) est autorisé sous certaines conditions :

  • Avoir un numéro EDE (établissement départemental de l’élevage auprès de la maison des agriculteurs)
  • Avoir un élevage.

Pour avoir plus de renseignements sur l’abattage familial, contactez les services de la direction départementale des territoires (et de la mer selon plusieurs départements) (DDAF).

Défendre l’information préalable des consommateurs et l’éducation sanitaire plutôt que le tout répressif inefficace

Les consommateurs musulmans sont appelés à être des acteurs responsables pour la protection animale et de l’environnement. l’État lui acteur de la santé publique doit agir pour empêcher la spéculation honteuse face à la « folie des prix ». De plus, cette montée des prix (de 150 à 270 euros + coût de l’abattage de 15 à 80 euros + prix découpe jusqu’à 20 euros ), ceci encourage malheureusement les abattages clandestins contraire à l’intérêt de la filière ovine et des consommateurs musulmans.

http://www.asidcom.org/Aid-Al-Adha-ou-sacrifier-cette.html

L’abattoir Avicomax bien présent dans le marché musulman

28/10/2010 un commentaire

Son poulet est certifié halal


Poulet halal

Par Cynthia Giguere-Martel,

Avicomax est un abattoir de volailles qui se distingue de bien d’autres entreprises de sa catégorie : le poulet est abattu selon le rituel d’abattage halal. Depuis 2004, sa production a augmenté considérablement afin de satisfaire à la demande grandissante de la communauté musulmane.

Avicomax a été créé en 2001 par Alain et Bruno Ducharme tous deux propriétaires de l’Abattoir Ducharme, situé à Saint-Alphonse de Granby. Au départ, les produits de l’entreprise étaient destinés aux marchés locaux tels que Montréal et les environs. Une petite partie seulement du poulet était abattu selon le rituel d’abattage Halal.

Ce n’est qu’en 2004, avec l’arrivée d’un nouveau partenaire en la personne de Samih Bahsoun, que l’entreprise se consacre exclusivement à ce créneau répondant du coup aux exigences des communautés musulmanes. Lors du rituel, on invoque le nom d’Allah, Dieu de l’Islam.

«Une prière est récitée durant l’abattage du poulet qui est saigné à la main afin qu’il se vide de son sang. De plus, le poulet doit avoir la tête tournée vers l’est», précise Bruno Ducharme, président de l’entreprise où l’Agence canadienne d’inspection des aliments y est présente à temps plein.

En 2007, un autre partenaire vient se joindre, à savoir Cericola Farms, située à Bradford en Ontario. Dès lors, Avicomax a élargi son réseau de distribution dans la région d’Ottawa et de Toronto.

«60 % de nos produits sont distribués dans le marché musulman. Le reste est vendu sur le marché conventionnel», indique-t-il.

Selon lui, la consommation de poulet est en constante augmentation depuis quelques années.

«Bon an mal an, on note une hausse de 1,5 % de la consommation de poulet, fait savoir celui qui est dans le domaine de l’abattage de volaille depuis 15 ans. Cette augmentation est en partie attribuable aux immigrants musulmans qui sont de plus en plus nombreux au Canada. Le poulet est une viande privilégiée à leurs yeux et ils en consomment beaucoup.»

Une entreprise en croissance

En l’espace de quatre ans, la production d’Avicomax est passée de 50 000 à 200 000 poulets abattus par semaine. La demande grandissante de la communauté musulmane, un deuxième quart de travail et une fermeture d’un abattoir québécois expliquent cette augmentation considérable.

«En 2009, nous avons doublé notre production, puisqu’un deuxième quart de travail a été ajouté. À ce moment, nous avons embauché une soixantaine d’employés. De plus, nous avons récupéré le volume d’un abattoir qui a fermé récemment au Québec», communique le président, en précisant que l’entreprise emploie actuellement 120 personnes.

Par ailleurs, les dirigeants ont investi des sommes importantes, ces dernières années, dans le renouvellement de la machinerie et le réaménagement de l’usine.

Ce ne sont pas les projets qui manquent pour cette entreprise en pleine croissance. D’ailleurs, un projet d’agrandissement est actuellement sur la table.

«Nous sommes à l’étape des plans. Les travaux pourraient débuter à l’été. Il n’est pas impossible que l’on embauche à nouveau dans quelques mois», laisse-t-il entendre.

Enfin, concernant le mérite industriel, M. Ducharme se dit agréablement surpris.

«Je ne m’attendais pas à ça, mais c’est tout de même flatteur. Pour le personnel, ce prix constitue une belle reconnaissance», exprime-t-il, en terminant.

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ÊTRE ÉMIGRÉ MUSULMAN EN EUROPE : La Valise ou la dissolution identitaire

Angela Merkel a sonné le glas du multiculturalisme en Allemagne

«J’ai une grande estime pour la religion prêchée par Mohammed parce qu’elle déborde d’une vitalité merveilleuse. Elle est la seule religion qui me paraît contenir le pouvoir d’assimiler la phase changeante de l’existence – pouvoir qui peut la rendre attractive à toute période…J’ai prophétisé sur la foi de Mohammed qu’elle sera acceptable à l’Europe de demain.» Goethe, en 1810

Un événement qui défraie la chronique cette semaine en Europe: l’affirmation d’Angela Merkel quant à l’échec du multiculturalisme. Ceci vise, on l’aura compris, en priorité l’émigration turque qui a accompagné l’Allemagne pendant plus d’un siècle. Souvenons-nous tout le XIXe siècle a vu les coups de boutoir occidentaux russes et principalement anglais et français s’en prendre à l’intégrité du territoire de l’empire ottoman arrachant les provinces chrétiennes, Grèce, Bulgarie, attisant les haines religieuses vers 1856 au Liban pour finalement imposer un «moutassarif chrétien» à même de gérer les communautés chrétiennes mettant à mal les firmans des millets qui ont permis la coexistence pacifique des communautés religieuses pendant des centaines d’années. La fin du XIXe siècle a vu les fameux accords entre le sultan Abdulhamid et le kaiser Guillaume pour la construction du train Bagdad Bahn en réalité pour exploiter les gisements de pétrole sur le parcours jusqu’à Baghdad. La Première Guerre mondiale a vu la défaite de l’Allemagne et de son allié l’empire ottoman qui fut dépecé par Sykes et Picot (les ministres des Affaires étrangères anglais et français) avant même la fin de la guerre. L’émigration turque n’est donc pas récente et il est connu qu’il y a une acculturation, il y a des députés d’origine turque au Bundestag. Pourquoi alors cette déclaration d’Angela Merkel qui, bien que fille de pasteur, ne fait pas de la religion un credo comme George Bush? De plus sa formation de brillante scientifique, elle est titulaire d’un doctorat en Physique quantique, ne la prédispose pas à l’irrationnel. Il est vrai que ces déclarations ravivent le débat sur l’immigration et l’Islam. Comme rapporté dans le Nouvel Observateur, l’Allemagne manque de main-d’oeuvre qualifiée et ne peut pas se passer d’immigrants, mais ceux-ci doivent s’intégrer et adopter la culture et les valeurs allemandes, a-t-elle insisté dans un discours devant les Jeunesses de sa formation conservatrice.

L’Allemagne divisée
Le credo «Multikulti» (multiculturel). Le débat sur l’immigration divise l’Allemagne depuis la publication d’un pamphlet d’un haut fonctionnaire, Thilo Sarrazin, qui, sous le titre «L’Allemagne se défait», affirme que son pays «s’abrutit» sous le poids des immigrés musulmans. Une étude publiée cette semaine montre même que plus de 50% d’entre eux tolèrent mal les musulmans. Plus de 35% estiment que l’Allemagne est «submergée» par les étrangers et 10% que l’Allemagne devrait être dirigée «d’une main ferme» par un «Führer». Angela Merkel semblait ainsi ménager l’aile libérale de sa formation et l’aile conservatrice, incarnée par le chef de la CSU, Horst Seehofer. Ce dernier avait déjà lancé vendredi devant le même public: «Nous nous engageons pour la culture de référence allemande et contre le multiculturel. Le Multikulti est mort». Les déclarations ravivent le débat sur l’immigration et l’Islam-NouvelObs.com 20 octobre 2010. Le Financial Times Deutschland analysant ces déclarations, écrit: «La vie politique allemande ne connaît à l’heure actuelle de problème plus important que l’Islam. Mais pour quelles raisons? Augmentation de la violence? Attentat? Nouvelles révélations désastreuses sur le système scolaire? Pas du tout. La raison est simple: les chrétiens-démocrates craignent de perdre leur base conservatrice. Et voilà que Horst Seehofer, le président de la CSU, et Angela Merkel, la présidente de la CDU, s’imaginent qu’ils vont regagner le terrain perdu avec des concepts des années 80 comme «le multiculturalisme» et «la culture dominante.» (..) On pourrait presque ignorer ce battage à usage interne des dirigeants chrétiens-démocrates sur la culture dominante s’il n’avait un effet dévastateur à l’étranger. La chancelière allemande a également insisté sur la nécessité de se montrer «exigeant» à l’égard des immigrés».(1)
Le discours d’Angela Merkel est du pain bénit pour les extrémistes en France d’Ivan Rioufol, pyromane. Ecoutons-le déverser sa bile: «Nicolas Sarkozy est-il prêt à reprendre les propos tenus par Angela Merkel? Le constat de faillite du système multiculturel, dressé par la chancelière, est identique à celui qui s’observe en France ou partout en Europe. (…) Merkel est poussée par une opinion qui est en train de se radicaliser vis-à-vis de l’immigration et singulièrement de l’Islam. «Nous nous sentons liés aux valeurs chrétiennes. Celui qui n’accepte pas cela n’a pas sa place ici». Elle estime néanmoins nécessaire une immigration qualifiée et ajoute que «l’Islam fait partie de l’Allemagne». Cette volte-face allemande, qui officialise la mise en danger de l’identité occidentale par la poursuite d’immigrations de peuplement heurtant les valeurs des pays d’accueil, est une déclaration de guerre au politiquement correct et à son idéologie antiraciste.(…) Or, cela n’est pas vrai. Le multiculturalisme, loin d’être une addition de richesses, se vit comme un appauvrissement de la cohésion nationale et comme une source croissante de tensions ethniques et religieuses. Mais, l’Elysée persiste à tenir un discours ambigu sur ce multiculturalisme, même si Sarkozy en a suggéré les limites en rendant hommage, par sa visite à Benoît XVI, aux racines chrétiennes de la France. (…) Sarkozy aurait tout intérêt à la suivre aussi dans son analyse de la faillite du métissage, que les faussaires s’emploient à nier. Osera-t-il?» (2)
Dans le même ordre et dans toute l’Europe de droite, «on se bat» pour faire retrouver à l’Europe ses valeurs et son fond rocheux chrétien. C’est le cas des mouvements populaires européens mis en branle par une «volonté de résister» à la destruction des identités nationales, la ligue du Nord en Italie, le mouvement de Geert Wilders en Hollande,l’English Defense League en G-B. On assiste ainsi en Europe à des tentatives lancinantes pour stigmatiser la communauté émigrée d’origine musulmane, pour attiser les tensions, et semer la haine. Les médias occidentaux, acquis dans leur majorité à ce discours, tendent graduellement vers une lepénisation des esprits par une doxa incantée comme une certitude.(3)
Pour rappel, L’Express a publié une enquête début 2006 sur la montée de l’Islam en Europe. Malraux, lors de la campagne présidentielle en 1974 écrivait: «Politiquement, l’unité de l’Europe est une utopie. Il faudrait un ennemi commun pour l’unité politique de l’Europe, mais le seul ennemi commun qui pourrait exister serait l’Islam.» Déjà en 1956 au plus fort de la Guerre d’Algérie, Malraux traçait à sa façon le chemin à des idéologues comme Huntington et surtout Bernard Lewis. Que disait-il?: «La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera.»(4)
«Pendant des décennies, écrivent Eric Conan et Christian Makarian, la plupart des pays ont compté sur leur force d’attraction et d’intégration pour que ces nouveaux fidèles se fondent dans leurs modèles. Ils s’aperçoivent aujourd’hui que certaines revendications remettent en question leurs propres valeurs. En 1989, l’Europe avait cru sortir des tensions de l’Histoire avec l’effondrement de l’hydre soviétique. (…) Comme si, dans l’histoire longue du continent, la parenthèse refermée de la courte confrontation Est-Ouest du XXe siècle laissait à nouveau la place au face-à-face entre Islam et Occident balisé par quelques dates immémoriales dans l’histoire de l’Europe et du monde musulman: 732, la victoire de Poitiers; 1492, la reconquête de la péninsule Ibérique; 1571, la bataille de Lépante; 1683, le siège de Vienne, et 1918, la chute de l’Empire ottoman. Une histoire qui a laissé des traces profondes dans la vie quotidienne des Européens, dont beaucoup trempent tous les jours un «croissant» dans leur café sans savoir que ce rite date de la défaite de la «Horde» (l’armée turque) devant les remparts de Vienne» Au début des années 1990, M.Bolkestein commissaire européen, a déclaré incompatibles les valeurs des musulmans et celles de son pays. S’agissant de l’adhésion de la Turquie: «Si cela devait arriver, la libération de Vienne, en 1683, n’aurait servi à rien. Nous «les» avions arrêtés à Poitiers…Nous «les» avions arrêtés devant Vienne. Nous «les» arrêterons encore…sinon, l’Europe sera musulmane d’ici à la fin du siècle.»(5)

Pourquoi cette tension?
Après avoir fait un état des lieux du sort des émigrés musulmans qui sera de plus en plus difficile, nous allons expliquer pourquoi ce regain de tension et ensuite comment le christianisme a toujours coexisté d’une façon paisible avec l’Islam. Il est vrai qu’il y a curieusement un emballement de la diabolisation de l’Islam depuis 2001, et un certain discours du pape à Ratisbonne. La machine est lancée Dans son document «L’instrument de travail du Synode», le 6 juin, le pape Benoît XVI attire l’attention de la communauté internationale sur la situation des chrétiens du Moyen-Orient, il demande le respect des droits des chrétiens et la solidarité de l’Eglise universelle. Sans la voix chrétienne, les sociétés moyen-orientales seraient appauvries.» (…) La montée de l’Islam politique, à partir des années 1970, est un phénomène saillant qui affecte la région et la situation des chrétiens dans le Monde arabe. Le système des «millet» (communautés ethnicoreligieuses) a assuré une certaine protection aux chrétiens au sein de leurs communautés, ce qui n’empêchait pas toujours les conflits de caractère religieux et tribal à la fois. Pour rappel, le christianisme dont se réclament ceux qui en font une valeur fondamentale en Europe, n’est pas européen ni même occidental, il est oriental! Jésus-Christ était un sémite, un araméen, un cousin arabe, il n’avait vraisemblablement pas les yeux bleus, les cheveux blonds avec une peau blanche; bref, il n’avait rien d’occidental. Les témoignages suivants nous font percevoir qu’il n’y a pas de conflit actuel entre les Arabes chrétiens et les Arabes musulmans. Nous allons donner la parole à trois Arabes chrétiens nous parler du christianisme, de l’Islam et de la coexistence que nie le pape. Ecoutons d’abord le Père Manuel Musallam, curé de Ghaza depuis 1995, témoin des Intifadas et héros, qui a survécu à l’opération israélienne «Plomb Durci». Il est, à 72 ans, un résistant sans arme. «Ghaza est toujours sous la pression d’un crime contre l’humanité. C’est un crime de guerre qui dure depuis des années. Nous, les chrétiens, sommes d’abord Palestiniens. Nous ne voulons pas cohabiter avec les musulmans. Nous voulons vivre avec les musulmans. Je ne suis pas le curé seulement pour les 300 catholiques de Ghaza, mais pour 1,4 million de personnes qui vivent à Ghaza.» Ecoutons ensuite Hayat al Huwik Atia, journaliste libanaise de confession maronite interpellant le pape lors de son voyage en Israël: «L’Elglise d’Orient refuse d’être entraînée dans le processus de judaïsation de l’Occident chrétien. (…) Nous, l’Orient arabe chrétien, nous ne voulons pas de ce néochristianisme judéo-chrétien et nous refusons que l’Occident chrétien utilise l’influence spirituelle occidentale des églises, catholiques et protestants pour implanter en Orient et particulièrement dans le monde arabo-chrétien l’idée ou l’influence de judaïsation.Votre Sainteté le pape, sachez que je suis une chrétienne arabe! (…) Par conséquent, en ma qualité d’Arabe, je m’incline devant vous par respect pour votre personne, mais cela ne m’empêche pas de vous rappeler ma fierté d’appartenir à cette terre arabe. Cette terre est le berceau de toutes les Religions et de toutes les Révélations monothéistes. (…) Votre Sainteté, le pluralisme n’est pas venu vers nous du fait de la migration ou de la colonisation, mais du fait que nous vivons depuis toujours sur notre terre arabe avec des Arabes comme nous qui sont de plus, nos frères dans la foi. Chacun de nous sur cette terre a choisi librement sa religion et son culte.(…) La deuxième raison, est que c’est l’Occident qui est le générateur historiquement du racisme et du sionisme avec tous les résultats connus et, notamment ceux que cet Occident exerce depuis des décades contre le Monde arabe pour saper cette cohésion sociale et religieuse dans le Monde arabe. (..) En conséquence, Votre Sainteté, sachez que nous – Arabes chrétiens – nous ne sommes une minorité en aucune façon, tout simplement parce que nous étions des Arabes chrétiens avant l’Islam, et que nous sommes toujours des Arabes chrétiens après l’Islam. La seule protection que nous cherchons est comment nous protéger du plan occidental qui vise à nous déraciner de nos terres et à nous envoyer mendier notre pain et notre dignité sur les trottoirs de l’Occident». (…) Les Arabes, ici ou ailleurs, n’ont jamais persécuté les Juifs un jour, et ils ne les ont pas obligés de vivre un jour dans les ghettos à l’intérieur des pays arabes..»(6)
Pour sa part, le docteur Rafiq Khoury, prêtre palestinien du Patriarcat latin de Jérusalem, écrit: «(…) les Chrétiens font partie de l’identité de la terre et la terre fait partie de leur identité, avec leurs concitoyens musulmans. (…) L’arabité et la palestinité des chrétiens de Palestine sont des faits acquis, que nous recevons avec le lait de notre mère, comme on dit en arabe». (6) Les relations islamo-chrétiennes en Orient en général et en Palestine en particulier, s’inscrivent dans une longue histoire, qui a à son actif treize siècles de communauté de vie, où nous avons partagé «le pain et le sel», comme on dit en arabe aussi. En 638, le Khalif Omar est aux portes de Jérusalem. La conquête de la Ville Sainte s’est faite pacifiquement. Le Patriarche Sophrone est allé à sa rencontre sur le Mont des Oliviers, à l’est de la ville et lui a remis les clefs de la ville. Et c’est ensemble qu’ils entrent dans la Ville Sainte et visitent l’Eglise de la Résurrection. Comme l’heure de la prière de midi a coïncidé avec cette visite, Omar n’a pas accepté de prier dans l’Eglise même, pour que les musulmans ne disent pas dans la suite qu’Omar a prié là et qu’ils en fassent un prétexte pour occuper l’Eglise. Dans la suite, Omar a publié le fameux firman d’Omar (Al-‘Uhdah Al-Umariyiah), où il reconnaît les droits des chrétiens à leurs églises et à leurs propriétés.(…)»(7) Les Européens sont chez eux et libres. Tous les discours moralisateurs sur la tolérance, l’altérité ne servent à rien. Les musulmans européens doivent s’adapter sans perdre leur âme, ils peuvent et doivent devenir des citoyens modèles à l’ombre des lois de leurs pays d’adoption respectifs. Par ailleurs, seul le savoir permettra aux musulmans de redevenir une Umma de la connaissance et seules la liberté et la démocratie verront émerger le nouveau musulman qui n’éprouvera pas, alors, le besoin de quitter son pays et ses racines.

(*) Ecole nationale polytechnique

1.Les petites visées d’Angela Merkel – Le Financial Times Courrier international 20.10.2010
2.Ivan Rioufol: Merkel contre le multiculturalisme Le Figaro18 octobre 2010
3.Chems Eddine Chitour: La doxa occidentale et l’Islam L’Expression: 02-07-2009
4.André Malraux, le 3 juin 1956 Valeurs Actuelles n° 3395 paru le 21 Décembre 2001
5.Eric Conan, Christian Makarian: Montée de l’Islam en Europe. L’Express 26/01/2006
6.Hayat al Huwik Atia: Lettre ouverte des chrétiens arabes du Machrek à Sa Sainteté le Pape http://liberation-opprimes.net/ 24 mai 2009
7.Rafiq Khoury: Les enjeux actuels des relations islamo-chrétiennes en Palestine http://www.gric.asso.fr/spip.php?article243 30.04.2009

Pr Chems Eddine CHITOUR (*)

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Tunisie. 3e Congrès de l’Organisation de la femme arabe

Les travaux du 3e Congrès de l’Organisation de la femme arabe (Ofa) s’ouvrent aujourd’hui à Tunis, et pour trois jours, sur le thème: «La femme arabe, un partenaire essentiel du processus de développement durable», sous la présidence de madame Leïla Ben Ali.
Participent à ce congrès, aux côtés de l’épouse du Président de la République et présidente de l’Ofa, les premières dames des pays membres de l’Ofa ou leurs représentantes ainsi qu’une délégation de haut niveau de la Ligue des Etats arabes et des représentants des organisations, des agences internationales et régionales et des organisations non gouvernementales des Etats membres de l’Ofa.
Le thème du congrès a été adopté au cours de la 4e réunion du Conseil supérieur de l’Ofa, tenue à Tunis, en juin 2009, sur la base d’une proposition avancée par la première Dame de Tunisie.
Ce thème revêt une importance cruciale, dès lors qu’il s’inscrit au cœur de l’interaction des sociétés arabes avec les mutations qui s’opèrent à travers le monde, depuis la dernière décennie du siècle écoulé et, s’agissant en particulier de l’accroissement de la prise de conscience de la valeur de l’individu, Homme ou Femme, en tant que moyen et finalité de l’œuvre de développement global.
Le programme du congrès comporte sept séances scientifiques. La première journée sera marquée par la présentation d’un document sur le concept de développement durable et ses dimensions éducatives, culturelles et économiques, en relation avec la femme.
Les participants se pencheront, au cours de la deuxième journée, sur les dimensions environnementales, sanitaires et sociales du développement durable ainsi que sur la participation de la femme à la vie politique et publique.
La troisième journée sera consacrée à la question: «La femme et les conflits armées… quel développement durable ?» et à la question de la participation des jeunes à la vie publique.
Une table ronde sera également organisée et aura pour thème: «L’élaboration d’une vision commune de la contribution de la femme arabe au développement durable».
Nul doute que les recommandations qui seront issues de cette manifestation arabe majeure constitueront un nouveau jalon qui viendra s’ajouter à la série de réalisations de l’Ofa.
Cette organisation avait consacré son premier congrès, au Bahreïn, en 2006, à l’évaluation de sa marche, six ans après la tenue du premier Sommet des premières dames des pays arabes, et à l’examen des défis qui se posent le 2e congrès de l’Ofa, organisé à Abou Dhabi, en novembre 2008, a traité du thème «la femme et le concept de sécurité de l’individu: dimensions arabe et internationale».

Source: Tap.

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La belle-sœur de Tony Blair confirme sa conversion à l’Islam

Lauren Booth, la belle-sœur de Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique et actuel émissaire pour la paix au Moyen-Orient, s’est convertie à l’Islam après une visite en Iran. Elle porte le hijab et accuse Blair de parti-pris en faveur d’Israël.


Âgée de 43 ans Booth, la demi-sœur de Cherie Blair, a affirmé sa «fierté» d’être devenue membre de la communauté musulmane, après avoir vécu ce qu’elle décrit comme une «expérience sainte» lors d’une visite au sanctuaire de Fatima al-Masumeh dans la ville de Qom. Elle a déclaré que lors de son séjour en Iran, elle a éprouvé, «comme une piqûre de morphine spirituelle, tout le bonheur absolu et la joie.»

Dans un entretien au ‘‘Mail on Sunday’’, Booth a expliqué: «Ce que je voulais partager avec vous aujourd’hui, c’est que je suis Lauren Booth et que je suis une musulmane.» Elle a ajouté: «J’ai toujours pensé que la Oumma (communauté musulmane) est une entité très affectueuse et un endroit paisible. Et je suis fière d’y appartenir aujourd’hui.»
Booth a affirmé aussi qu’elle porte désormais un hijab quand elle quitte la maison, prie cinq fois par jour et rend visite à la mosquée locale quand elle le peut. «J’ai toujours été impressionnée par la force et le réconfort que l’Islam m’a donnée», a-t-elle déclaré aussi.
Booth, qui travaille pour une chaîne d’information iranienne en langue anglaise  a critiqué de manière virulente son beau frère, l’accusant de partialité envers Israël dans sa mission d’émissaire pour la paix au Moyen-Orient.
Elle a ajouté qu’elle espérait que sa conversion allait changer ses préjugés sur l’Islam. Dans une lettre ouverte publiée, le mois dernier, par le ‘‘Morning Star’’, elle écrit: «Personnellement, je n’ai jamais compris cette peur de ‘‘ l’islam politique’’. Il me semble que les personnes croyantes doivent toujours être informées sur les événements du monde plutôt que d’être tenues dans l’ignorance. Comme, par exemple, les sionistes chrétiens du Midwest aux États-Unis.»
Booth a été empêchée d’entrer en Israël et en Egypte après un voyage de Chypre à Gaza sur un bateau de militants qui protestaient contre le blocus du territoire palestinien.

Y. M.

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