“La finance islamique ne se limite pas qu’aux musulmans”
Par Anisha Madayah
La finance islamique fait peu à peu son entrée dans le paysage économique local. Ayant fait une apparition timide grâce aux différentes interventions sur le sujet, la finance islamique commence à prendre son envol avec l’ouverture prochainement de la Century Banking Corporation qui se concentrera sur les produits islamiques. De plus, des conférences se tiendront pendant deux jours, début avril, sur ce sujet. Le Dr Muniruddeen Lallmahamood, AAOIFI Certified Sharia Advisor & Auditor, nous en dit davantage.

Que veut dire finance islamique
Pour faire simple, nous analysons la différence principale entre la finance islamique et la finance conventionnelle. Dans la finance islamique, l’argent n’est pas une commodité, mais un moyen d’échange, une réserve de valeur et une unité de mesure. Donc, emprunter ou prêter de l’argent où quelqu’un stipule qu’un excès n’est pas permis, on appelle cela Riba ou intérêt. Ainsi, la finance islamique préconise la création de richesse à travers le commerce et les
affaires.
La finance islamique prend de l’ampleur en ce moment. Comment l’expliquez-vous ?
Il y a un nombre de facteurs qui contribuent à la résilience des produits islamiques et des banques islamiques. Dans la finance islamique, tous les produits doivent être une transaction garantie par des actifs. En d’autres mots, les banques partagent les risques et les dettes et contribuent aux activités réelles de l’économie. Contrairement à la finance conventionnelle, où le rôle principal de la banque est de se focaliser sur l’emprunt uniquement. L’exemple est la crise financière mondiale en 1997.
Est-ce que nous avons tardé à l’introduire à Maurice ?
Nous avons remarqué un développement sporadique depuis 1997. Il y a un nombre de produits sur le marché. Cependant, ceux-ci sont insuffisants, car il y a de grands potentiels sur les marchés. Par exemple, le marché de détail a été complètement négligé et ignoré.
Comment la finance islamique pourra-t-elle enrichir l’économie de Maurice ?
La finance islamique peut directement contribuer à la croissance économique du pays. Un mode parfait du financement serait le Sukuk (lien islamique). Les caractéristiques du Sukuk sont semblables à ceux d’un lien conventionnel à la différence que le Sukuk est garanti par l’actif et est souvent structuré comme une série de Ijara (bail).
L’issue de Sukuk ou du Sukuk global pourrait être utilisée par le gouvernement dans ses objectifs à faire de Maurice une île durable. Le Sukuk peut aussi être utilisé dans le développement infrastructurel du pays notamment l’expansion de l’aéroport, le développement de l’auto-route, le projet d’énergie et la construction de nouvelles villes.
Pour le secteur privé, les produits financiers islamiques tels le Islamic Real Estate Investment Trusts (REIT) pourraient être considérés pour se joindre à la demande courante dans le secteur de l’immobilier à Maurice tels les IRS, ERS et également le développement des hôpitaux privés et des projets agricoles. Également, des plans tels le PEL, (plan d’épargne logement) et le financement personnel par des institutions locales peuvent être remodelés sous la Islamic Non Banking & Micro Finance Institution (INBMFI). Le développement de tels plans financiers va encourager la participation de la communauté en même temps que la communauté globale. Lire la suite…
Pourquoi l’Islam et non l’Hindouïsme ou le Christianisme, par exemple ? Il y a une renaissance de la Croisade contre l’Islam menée cette fois-ci par une coalition juive et chrétienne à travers tout le monde occidental et de leurs Alliés sionistes et autres, et qui pousse les Musulmans à toujours être sur la défensive. Nous avons vu la profanation du Livre Saint révélé au monde par Dieu à travers Son dernier Messager et Prophète Muhammad, paix et bénédiction sur lui, par le pasteur Terry Jones et autres.


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