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Archives pour 08/2011

“Nous sommes des créoles musulmans d’origine indienne”

 

“Nous sommes des créoles musulmans d'origine indienne”

Idriss issop-banian. Il n’aime pas trop le mot “zarabe”, en revanche, il aime cette idée d’un islam vécu “à la réunionnaise”, dans la diversité et au contact des autres composantes de l’île. Dans la cour de la mosquée de Saint-Paul, entretien avec un fabricant de lien culturel.

Si je vous dis que vous êtes un “zarabe”, comment le prenez-vous ?

« Zarabes » désigne les indo-musulmans de la Réunion, alors c’est un terme que je n’accepte pas trop vu le raccourci effectué, à tort, avec les « Arabes » d’Arabie. Ce raccourci est le produit de la société coloniale qui a appelé nos ancêtres “Mahométans” ou “arabes de Bombay”, ce qui a donné “zarabes” en créole. C’était peut-être aussi dû à la façon de s’habiller de l’époque : certains portaient la djellabah, le turban… Lire la suite…

Vivre pleinement le Ramadan au centre Avicenne

 

C'est la prière de l'Icha, la dernière de la journée, qui rassemble le plus de fidèles.

C’est la prière de l’Icha, la dernière de la journée, qui rassemble le plus de fidèles.

Depuis le 1er août, la communauté musulmane de Rennes observe le Ramadan. Un mois de jeûne et de prières sous le signe de la fraternité.

Il est 21 h. Le centre culturel islamique Avicenne de Villejean, inauguré en 2006, est encore calme. L’heure officielle du coucher du soleil, en ce vendredi 19 août, est fixée à 21 h 15. Les fidèles commencent à franchir les portes du sanctuaire, après avoir pris soin d’ôter leurs chaussures.

À l’heure dite, le signal du repas retentit. Juste le temps d’engloutir quelques dattes, et un peu de thé à la menthe, que tout le monde se rend dans la mosquée pour la prière du Maghreb. Pendant quelques minutes, les fidèles se recueillent, le regard tourné vers la Mecque, avant de se remettre à table pour un repas bien mérité.

Un mois de partage et de solidarité

Le repas de rupture de jeûne est offert à tous par le centre Avicenne, grâce aux dons des fidèles. « Le mois de Ramadan est synonyme de partage et de solidarité, indique Bouazza Talibi, trésorier du centre culturel islamique Avicenne. C’est pourquoi notre association a décidé de préparer un grand repas tous les soirs. Tout le monde est le bienvenu, même les non musulmans. » Lire la suite…

L’extrême-droite contre la construction d’une mosquée en Catalogne

A l’approche des élections législatives anticipées prévues en novembre prochain en Espagne, l’extrême droite catalane a voulu faire une démonstration de force en s’attaquant à la communauté musulmane locale. Les militants d’une formation populiste ont pris pour cible le projet de construction d’une mosquée à Salt, dans la région catalane de Gérone. Le parti d’extrême-droite « Plataforma per Catalunya » envisageait ainsi l’organisation le 27 août, d’une manifestation contre ce projet.

Des tracts ont été distribués à Salt et les villages avoisinants, appelant les habitants à manifester contre le projet de mosquée. La ville de Salt, considérée comme la capitale de la communauté musulmane catalane, vit des tensions suscitées par ce projet. Alors que l’ancienne municipalité socialiste cette commune de la banlieue de Girona avair réservé plusieurs parcelles du secteur de « Torre Mirona », à l’écart du centre-ville, pour qu’y soient érigés des lieux de culte, les levées de bouclier se multiplient.
En effet, le plan d’urbanisme validé par l’ancien maire, Iolanda Pineda, battue lors des élections municipales de mai dernier, fait l’objet d’un moratoire d’un an, voté à la hâte, ce mercredi, par la nouvelle majorité. Celle-ci est dirigée per Jaume Torramadé, membre du parti démocrate-chrétien Union Démocratique de Catalogne, attaché aux traditions européennes. Mais la formation minoritaire, Plataforma per Catalunya, souffle sur les braises communautaires de Salt, en convoquant une manifestation d’opposition, samedi. La manifestation vient d’être interdite par le département catalan de l’Intérieur qui craint de voir éclater des incidents entre les manifestants et les membres de la forte communauté musulmane établie à Salt et en Catalogne. Les Marocains constituent la majorité au sein de la communauté musulmane et étrangère en Catalogne avec près de 230.000 personnes. Lire la suite…

« La communauté Musulmane en Espagne, bien intégrée, pratique un Islam tolérant et ouvert » selon une étude

La communauté Musulmane établie en Espagne se sent complètement intégrée dans la société d’accueil, pratique un Islam tolérant et ouvert et rejette toute violence au nom de la religion, selon les résultats d’une étude officielle publiée mercredi.

L’étude sur « la communauté immigrée Musulmane 2010″, réalisée pour la cinquième année consécutive pour le compte des ministères Espagnols de l’Intérieur, de la Justice et du Travail et de l’Immigration révèle que les Musulmans d’Espagne dont le nombre dépasse 1,3 millions de personnes, sont profondément attachés à leur religion et « pratiquent un Islam tolérant et ouvert ».

Selon les conclusions de cette étude, publiées par le ministère Espagnol de l’Intérieur et dont copie a été adressée à MAP-Madrid, l’écrasante majorité des Musulmans d’Espagne soit 82 pc des personnes enquêtées affirment qu’aucune religion n’est supérieure à l’autre et que personne ne peut dicter à autrui comment vivre ou se comporter.

Les Musulmans résidant en Espagne considèrent également dans leur grande majorité, soit 80pc des personnes interrogées, que « les non-croyants ont la même valeur et la même dignité que les personnes croyantes ».

L’enquête a également relevé le haut degré de pacifisme de la communauté Musulmane, l’immense majorité (92pc) rejettent la violence comme façon de défendre ou de diffuser les croyances religieuses et 80 pc sont partisans d’un « Etat neutre » qui n’accorde aucun traitement de faveur à aucune religion. Lire la suite…

La communauté musulmane de Loos ravie de « sa » mosquée

 Entièrement rénové, l'ancien entrepôt est désormais très lumineux.Rachid Arkiza, le président, et Younes El Ouazzani, qui prêche le vendredi.Entièrement rénové, l’ancien entrepôt est désormais très lumineux.Rachid Arkiza, le président, et Younes El Ouazzani, qui prêche le vendredi.

|  • LES VISAGES DE L’ACTUALITÉ RACHID ARKIZA E |

L’ancien entrepôt d’électricité est, désormais, méconnaissable. Huit mois après son ouverture et quelques polémiques (dont une pétition dans la rue Wastin et les mises en garde du maire, Daniel Rondelaere), le lieu de culte ouvert par l’association Mossaab de la jeunesse loossoise est désormais installé dans la vie de la commune. À quelques jours de la fin du ramadan, nous avons poussé la porte de la mosquée. C’était vendredi dernier, à l’heure du prêche de la mi-journée.

PAR BENOIT DESEURE

lambersart@lavoixdunord.fr

Si ce n’était son sourire et sa petite barbichette, on ne le reconnaîtra pas. En ce vendredi de ramadan, Rachid Arkiza, 28 ans, le président de l’association Mossaab, a troqué son jean et son polo de conseiller commercial pour un costume traditionnel. Au bout du couloir où les fidèles déposent leurs chaussures, le jeune homme veille à ce que tout se passe bien, salue untel, guide un autre vers quelques places libres. Il est 14 h en ce vendredi et le prêche de Younes El Ouazzani va faire « mosquée comble ». Lire la suite…

La femme qui bâtissait des mosquées

La designer Zeynep Fadillioglu a conçu la mosquée... (Photo: Archives Reuters)

La designer Zeynep Fadillioglu a conçu la mosquée Sakarin, à Istanbul. Ouvert en 2009, le lieu de culte n’est pas une copie des grandes mosquées d’antan.

PHOTO: ARCHIVES REUTERS

Laura-Julie Perreault
La Presse

La mosquée, un temple consacré aux hommes dans lequel les femmes tiennent une place de second rang? C’est que vous n’avez pas visité la mosquée Sakarin à Istanbul, première au monde à avoir été conçu par une femme.

Si ce n’était du minaret qui marque clairement la fonction de l’édifice, la mosquée Sakarin, située dans un cimetière d’Usküdar, un des quartiers asiatiques d’Istanbul, pourrait avoir l’air d’un planétarium avec sa forme arrondie. En entrant dans ce nouveau lieu de culte, les doutes s’estompent. Sur deux choses.

Avec son mihrab qui indique la direction de la Mecque et ses sourates du Coran gravées tout autour de la coupole, on a vite la confirmation que nous sommes dans un lieu de recueillement musulman. Et quand le mihrab en question, tout en rondeur et en dorure, nous fait penser à certaines oeuvres de Coco Chanel et qu’au-dessus de nos têtes s’élève un dôme rose Kennedy, on se dit que seulement la main d’une femme peut avoir créé ce décor hors norme. Lire la suite…

Sous le signe d’Ibn Rochd Le consensus politique comme moyen de régulation des antagonismes sociaux

Ibn Rochd est le produit et le précurseur d’une Méditerranée possible, métissée, baignant dans l’histoire mais nullement prisonnière de dogmes. Sans nostalgie aucune, « Sous le signe d’Ibn Rochd » invite au débat, à la créativité et à l’échange. Retour sur un des ateliers reliant la justice et la cité.

Ibn Rochd, détail du Triomphe de Saint-Thomas de l'artiste florentin Andrea Bonaiuto./DR

Ibn Rochd, détail du Triomphe de Saint-Thomas de l’artiste florentin Andrea Bonaiuto./DR
 Mohamed Nachi, Khaled Al Khamissi, Driss Ksikes et Abdelhay Moudden./ Hicham Zemmar

Mohamed Nachi, Khaled Al Khamissi, Driss Ksikes et Abdelhay Moudden./ Hicham Zemmar
Capitalisant sur le succès que la première édition avait rencontré l’année dernière, “Sous le signe d’Ibn Rochd” (Averroès), les organisateurs de cette manifestation récidivent avec une deuxième édition toujours sur le sillage de cette même figure emblématique de la pensée arabe.

Pour nous sortir d’une torpeur intellectuelle confortable, des ateliers animés par de prestigieuses personnalités du monde de la culture nous invitent à la réflexion et au débat autour de thématiques aussi riches que variées: “penser la cité”, “penser la justice”, “penser le beau”… C’était compter sans l’élément perturbateur du nuage de cendres volcaniques qui s’est invité de façon impromptue jusque dans cette manifestation pour en chambouler la programmation.

Ce seront donc M. Mohamed Nachi, Professeur de sociologie à l’Institut des sciences humaines et sociales de Liège et M. Michel Péraldi, Directeur du Centre Jacques Berque, qui prendront le relais pour animer conjointement l’atelier du mercredi 12 courant, à la place de M. Michel Guérin. Lire la suite…

Un penseur universel: Ibn Rochd la raison

Par Mustapha Cherif

Le monde en voie de développement, plus que jamais, a besoin de raison, de science, d’objectivité, pour progresser et faire face aux difficultés. Un immense penseur du XIIe siècle, Ibn Rochd-Averroès, qui a vécu en Andalousie à Cordoue, est considéré comme le symbole de la pensée rationnelle dans l’histoire de la civilisation musulmane. Il faut dire que le chemin emprunté par Ibn Rochd pour traiter de la question de la raison est singulièrement original. Il fut un des meilleurs avocats de la raison et a éclairé le monde par ses travaux. Le philosophe a traité du thème du rapport entre le savoir et l’éthique, entre morale et société, entre raison et sentiment. Cette approche est centrale.

Rien n’est donné d’avance

Le débat entre philosophie et subjectivité, spécificité et universalité, fait jaillir la question de la validité de la vérité universelle et celle de l’autonomie de la raison. Cette autonomie de la raison se réalise, pour Averroès, du fait de la nécessité de saisir objectivement les problèmes du monde. Abderrahmane Badawi, un des historiens de la vie et de l’œuvre Ibn Rochd-Averroès, précise que, pour étudier la question de la Cité juste chez notre philosophe, nous avons son commentaire de La République de Platon et celui de la Rhétorique d’Aristote. L’ouverture, pour Ibn Rochd, se réalise par le fait d’interpréter, d’une manière inconditionnellement rationnelle, une réalité où rien n’est donné d’avance. Lire la suite…

LA LUTTE CONTRE LE ROUKOUD EN ISLAM : L’apport des penseurs musulmans

« Plutôt que d´interroger, nous nous interrogeons sur l´avenir de l´homme en général et de l´Occident en particulier puisque c´est lui qui dominera le monde matériel. Cet Occident est malade de son intelligence. Il a beau être savant, il n´arrive pas à saisir une vérité essentielle tant il est vrai qu´il est assoiffé de conquête et de pouvoir, aveuglé par l´illusion de sa puissance, prônant l´argent pour Dieu…. (…)»

L’Emir Abd El Kader dans Kitâb al mawâkif

Depuis plus de huit siècles, l’Islam a progressivement laissé se perdre son référent cultuel, intellectuel, culturel pour la civilisation humaine au profit d’un mimétisme d’un monde occidental sûr de lui et se voulant le seul détenteur du sens prônant un «magister dixit», au besoin, par la force. Si les causes du déclin sont connues et en grande partie dues à l’instrumentalisation par le politique du sacré pour des stratégies de pouvoir, cette contribution a pour ambition de décrire et sans être exhaustif, l’apport indéniable de penseurs musulmans qui ont, chacun à sa façon, tenté de réagir contre cette nuit de l’intellect, en combattant aussi avec les armes de l’esprit un Occident qui fait de la civilisation matérielle le but ultime de son apport, reléguant l’homme à un «produit marchand» dans une société chrétienne largement sécularisée.

Le XXe siècle s´est, comme on le sait, clôturé sur de grandes interrogations. On peut dire que le XXIe s´est provisoirement clôturé le 11 septembre 2001. Nous voilà au troisième millénaire avec une mondialisation-laminoir dimensionnée pour les plus nantis, quelles que soient d´ailleurs leurs latitudes. En Occident, où le sécularisme a, pendant deux siècles, éloigné l´homme de sa dimension transcendantale, l´individu est en pleine errance spirituelle, il en est à se bricoler une spiritualité. En puisant dans le supermarché du «croire», ce qui correspond le plus à ses aspirations. Cette errance religieuse induite par le millénarisme, amène à une autre servitude qui attend l’individu-sujet. C´est l´asservissement au marché, au libéralisme sauvage. Pierre Bourdieu a bien raison de concevoir le libéralisme comme un programme de «destruction des structures collectives» et de promotion d´un nouvel ordre fondé sur le culte de «l´individu seul mais libre».(1).

Il est important de connaître l’apport de quelques penseurs musulmans. Nous avons choisi de parler de l’Emir Abdelkader, de Djamel Eddine El Afghani, de Mohamed Iqbal. Chacun à sa façon a tenté d’expliciter les causes du déclin, et les conditions d’une re-naissance de la civilisation islamique.

L’Emir Abd El Kader, l’Homme d’Etat et l’Homme de Dieu Lire la suite…

La solidarité dopée par le ramadan

MARGAUX AGNÈS, PARIS

Une campagne d’affichage du Secours Islamique France à Paris.

Mois de jeûne et d’une pratique plus assidue de la religion, le ramadan est aussi une période de solidarité et de partage, grâce à la collecte de la zakât al fitr. Cette dernière, ressource importante des associations musulmanes, leur permet d’organiser des repas de solidarité pour les plus démunis. Lire la suite…

Le microcrédit : une invention du Sud adoptée par le Nord

28/08/2011 un commentaire

CAROLINE CABOCHE, PARIS

12.000 projets de création d’entreprise sont financés chaque année par l’ADIE, comme des salons de coiffure ou des épiceries.

Du 7 au 11 juin s’est déroulée la semaine du microcrédit en France, une alternative économique menée pour soutenir les personnes exclues du marché du travail et du système bancaire classique en leur permettant de créer leur entreprise et donc leur emploi.
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L’islam : nouvelle cible du christianisme?

Stéphane BRIAND

Depuis les attentats du World Trade Center en 2001, l’islam , dans les rapports supposés qu’il entretiendrait avec la violence, a fait l’objet de nombreux commentaires au point d’occuper régulièrement la scène intellectuelle, médiatique ou politique. C’est ainsi que Michel Orcel, docteur ès lettres et sciences humaines et spécialiste d’islamologie  ,  » à la faveur des recherches sur l’état de l’islamologie contemporaine […] a découvert avec effroi qu’une bonne part de ce qu’on nomme aujourd’hui l’islamophobie savante est intimement liée à l’Eglise.  » Dans un petit livre dense intitulé De la dignité de l’islam et décliné en sept chapitres, l’auteur se propose d’examiner et de réfuter quelques thèses de ce qu’il considère comme la nouvelle islamophobie chrétienne.

La provocation de Ratisbonne

L’ouvrage s’ouvre sur la fameuse provocation de Ratisbonne (12 sept 2006) initiée par le pape Benoît XVI alors fraîchement élu, lequel, sous prétexte d’illustrer le lien entre la raison grecque et la foi chrétienne, cita un propos de l’empereur Manuel II Paléologue énonçant que le prophète de l’islam n’avait rien apporté  » que de mauvais et d’inhumain.  » Cette attaque en règle  contre l’islam – peut-on l’appeler autrement ? -  semble ouvrir  la voie à de nouveaux polémistes chrétiens qui n’auront de cesse, selon l’auteur, de déconsidérer  la religion musulmane au profit de la religion chrétienne. Luxenberg  , Gallez  , Gilliot  , Prémare   et Delcambre  entre autres ) vont ainsi faire l’objet d’un examen critique de la part de l’auteur, lequel souligne que «   figés dans leur dogmatisme, les docteurs musulmans laissent ainsi la place à l’exégèse historico-critique des savants occidentaux, que rien ne retient de mettre en pièces le texte saint. «   Lire la suite…

La liberté religieuse recule dans le monde

JACKIE FRANK ET VICKI ALLEN , WASHINGTON

Un rapport américain souligne l’augmentation des violences à caractère religieux et le recul des libertés confessionnelles dans le monde au cours des cinq dernières années. Une tendance nettement présente dans les pays du Sud mais aussi en Europe, en France et en Angleterre notamment.

Un groupe de recherche américain affirme que près d’un tiers de la population mondiale vit dans des pays où la pratique libre d’une religion est de plus en plus difficile. Le centre de recherche Pew sur la religion et la vie publique a remarqué que les restrictions gouvernementales et l’hostilité du public vis-à-vis de certaines religions ont progressé entre 2006 et 2009 dans certains pays. Selon le rapport « sur les trois années sur lesquelles portent l’étude, l’étendue de la violence et des mauvais traitements pour des raisons religieuses ont diminué dans quelques endroits, mais augmenté dans un grand nombre de cas. » En effet, seulement 1 % de la population vit dans des pays où la tolérance religieuse est en progression. Une hausse importante de l’hostilité publique est visible en Chine, au Nigéria, en Thaïlande, au Vietnam et en Grande-Bretagne tandis que des restrictions gouvernementales ont fortement augmenté en Egypte et en France. Le centre de recherche Pew a étudié les lois et les politiques gouvernementales qui visent à bannir certaines croyances, à limiter les prêches, qui interdisent la conversion et qui favorisent certaines religions.

Des chiffres élevés mais stables

Les données utilisées pour mesurer cette hostilité sont les violences sectaires, l’interdiction de porter certaines tenues religieuses ainsi que d’autres formes d’intimidations. Les pays les plus hostiles et qui prônent les mesures les plus restrictives vis-à-vis de certaines religions sont l’Inde, le Pakistan, l’Indonésie, l’Egypte, l’Iran, le Myanmar, la Russie, la Turquie, le Vietnam, le Nigeria et le Bangladesh, même si dans la plupart de ces pays aucune hausse significative n’a été observée entre 2006 et 2009. En 2009, des personnes ont été tuées, battues, emprisonnées, déplacées de chez elles ou ont perdu tous leurs biens suite à des représailles gouvernementales pour des raisons religieuses dans 101 pays. En 2008, le nombre de pays impliqués dans ces violences étaient de 91. Des violences collectives se sont déroulées dans 52 pays en 2009, ce chiffre étant de 38 l’année précédente. La haine religieuse et les préjugés ont entraîné des violences sur des personnes dans 142 pays sur les 198 étudiés, mais ce chiffre reste stable par rapport à l’année 2008. Selon le Centre de recherche Pew

« dans 74 pays, des groupes terroristes extrémistes ont été actifs entre 2006 et 2009 » et des violences ont eu lieu dans la moitié de ces pays au cours de l’année 2009.

Peur autour de la démographie musulmane

Les chrétiens et les musulmans, les deux groupes religieux les plus présents dans le monde, ont été harcelés dans la plupart des pays. D’autres groupes ont été aussi victimes d’intimidations. Les juifs, qui représentent moins de 1 % de la population mondiale, ont connu des restrictions ou des intimidations dans 75 pays. Dans cinq pays européens : la Grande-Bretagne, le Danemark, la Russie, la Suède et la Bulgarie, les tensions religieuses se sont cristallisées autour de l’augmentation rapide de la population musulmane. D’autre part, l’antisémitisme et l’antagonisme vis-à-vis de certaines minorités ont augmenté.

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La femme dans les traditions arabo-musulmanes

La tradition hébraïque du péché originel accusait Eve, tentée par Satan, d’avoir tenté à son tour son époux Adam ; le Coran leur a attribué, à tous deux, égalité de faute. En dépit de cette attitude identique des deux sexes devant les tentations de Satan, la tradition arabo-musulmane a  frappé la femme d’infériorité. Lorsque l’Islam entra en contact avec les juifs, les chrétiens et les mages, il réussit à intégrer leurs conceptions religieuses qui ne tardèrent pas à ressusciter sous des formes musulmanes. C’est ainsi qu’on rapporte que Moïse, conversant avec Satan, obtint de lui un conseil qui consiste à ne jamais rester seul avec une femme, car le diable qui s’y trouve pourra l’induire en tentation.

Ceci dit, la question de la femme est toujours d’actualité et devient inévitable chaque fois qu’on aborde l’Islam devant un public occidental. Les arabo-musulmans qui reviennent souvent sur ce sujet avec passion, escamotent curieusement les analyses, les interrogations et les réflexions neuves touchant notamment l’apport du Coran à ce sujet. Ils évitent les vraies questions en ne cessant de répéter que le Coran a amélioré le statut de la femme en l’élevant à la même dignité spirituelle que celle de l’homme, ou que la femme en « Islam » n’est pas soumise, comme sa consœur en Occident, à une dure compétition sociale et économique avec l’homme. Arguments qu’on entend d’ailleurs souvent chez les musulmans qui militent pour un modèle islamique de société.

Les occidentaux, à l’inverse, soulignent l’infériorité de la femme dans les sociétés musulmanes : polygamie, répudiation, voile, ségrégation des sexes, réclusion ou enfermement dans les tâches domestiques, dépendance à l’égard du mari, incapacités juridiques, etc.  Lire la suite…

Le don, cet autre pilier de l’islam

En France et dans de nombreux pays musulmans, le mois de ramadan est cette année l’occasion d’une mobilisation particulière pour aider les victimes de la catastrophe humanitaire que vit la Somalie.

En Turquie, par exemple, plus de 85 millions d’euros ont déjà été récoltés par des dizaines de mosquées, associations, entreprises et ONG. Dernièrement, c’est l’Union des chambres de commerce et d’artisan d’Ankara qui a promis de reverser les revenus d’une journée de travail des chauffeurs de minibus aux Somaliens. Le ramadan est une période particulièrement propice aux dons puisqu’il représente non seulement le moment où doit être versée l’aumône de la rupture du jeûne (zakât al fitr), mais il est aussi une période où les croyants doivent être bien plus généreux que d’habitude. « La meilleure aumône est celle qui est donnée pendant le mois de ramadan » dit d’ailleurs un hadith bien connu. La zakât al fitr, qui, dans les premiers temps de l’islam était donnée sous forme alimentaire, doit être versée avant la fête du ramadan et a pour objectif de permettre aux plus démunis de passer l’aïd al fitr dans de meilleures conditions. Plus généralement, la solidarité et la générosité ont une place quasi-rituelle dans la vie des croyants durant ce mois. Ainsi, pour jeûner comme il se doit il ne suffit pas de s’abstenir de manger, il faudrait aussi permettre à ceux qui jeûnent, en quelque sorte malgré eux et tout le temps, de manger un peu mieux durant ce mois. C’est l’occasion de rappeler, plus généralement, une dimension moins bien connue de l’islam, l’importance du don. D’ailleurs, la zakât al mâl (aumône légale) que chaque croyant doit payer une fois par an pour ses ressources financières supérieures à 85 grammes d’or a une place particulièrement importante. Elle est le 3e des cinq piliers de l’islam, juste après la shahada et la prière quotidienne, et est citée dans plus de 80 versets coraniques qui rappellent l’obligation de s’en acquitter. « Soyez assidus à la prière, faites l’aumône, vous retrouverez auprès d’Allah le bien que vous aurez acquis à l’avance, pour vous-même » dit, par exemple, le verset 110 de la 2e sourate du Coran.

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Le mois du ramadan : une opportunité pour le dialogue

NIHAT SARIER,

Le 22 juillet 2011 restera une date gravée dans notre mémoire.

Je voulais rendre hommage avant tout aux victimes norvégiennes de ce carnage perpétré par un déséquilibré. Le geste symbolique du Premier ministre norvégien visitant la mosquée pour présenter ses condoléances aux citoyens musulmans et le déplacement de l’imam à l’église montrent le degré de maturité démocratique et la solidarité des citoyens norvégiens. Nous sommes dans le mois du ramadan depuis le 1er août. Ce mois rime avec partage, générosité, spiritualité et dialogue. Nous sommes tous concernés : l’étudiant, le cadre, l’artisan, la mère au foyer, les séniors, et le mois de ramadan est une opportunité pour ce dialogue. Qu’aurions-nous à perdre si nous invitions notre voisin, notre collègue de travail, notre boulanger, notre garagiste, notre maire ou notre député à partager une rupture de jeûne et découvrir l’autre ? Le mois du ramadan doit être un tremplin pour le vivre-ensemble. Lire la suite…

Le voile : Entre politique et religion

28/08/2011 un commentaire

Ce tissu qui crée tant de polémique, est très loin d’être le vrai problème des musulmans.

Mosquee de Brunei

Les musulmans souffrent de problème de représentativité qui nuit gravement à l’image de l’islam. En résumé, on représente très mal notre religion à cause de l’ignorance de plusieurs membres de la communauté, à cause de leur attachement aux futilités, à cause de nos divisions immatures.

La chute culturelle et éthique du monde musulman s’explique par plusieurs facteurs dont le principal reste le vide spirituel, l’éloignement des vrais principes de notre belle religion.

L’islam ne se limite pas à des pratiques cultuelles. Le culte n’est pas une gymnastique sans esprit mais avant tout une école de la vie qui permet à chaque musulman d’avoir une éthique et un comportement exemplaire vis-à-vis de l’autre.

Où en  sommes nous des consignes et instructions de notre modèle Sidna Muhammad, sur l’apprentissage des sciences, sur le bon comportement, le respect de l’autre, le juste milieu, l’annonce de la bonne nouvelle (at-tabshîr wa ‘adami at-tanfîr), la facilité, l’échange avec la douceur, la sagesse ! Lire la suite…

LES FÊTES RELIGIEUSES DANS LES TRADITIONS

Les sociétés musulmanes qui sont d’esprit profondément religieux, accordent une valeur particulière à la qualité religieuse des individus. De même, l’Islam qui est une religion « révélée », s’intéresse à tous les actes, mêmes les plus ordinaires, de l’individu. En somme, il est à vrai dire une civilisation complète qui n’a pas manqué de donner aux rapports sociaux, à la politesse, à la bienséance, qui en sont les manifestations les plus fréquentes et les plus apparentes, son caractère particulier.

Le Coran, et la Tradition prophétique (hadiths) sont par certains côtés des codes de politesse très étudiés, très suivis et ils confèrent aux règles de la bienséance musulmane une autorité indiscutable et une immuabilité évidente.

LES FÊTES RELIGIEUSES, LE PELERINAGE.

La petite fête : l’Aïd-el-séghir

L’Aïd-el-séghir est la petite fête qui célèbre la rupture du Jeûne. Le premier jour, on fait hors des remparts, à la m’çalla une prière en commun que dirige l’Imam. Ce jour et les deux jours suivants, on rend des visites, on échange des vœux et on fait des aumônes aux pauvres. En principe, chacun doit donner une mesure d’un repas quotidien par membre de sa famille. Cette aumône est dite «zakat de la fitra : c’est une sorte de purification », c’est-à-dire purification de la fortune acquise, qu’elle soit grande ou petite.

La grande fête : l’Aïd-el-Kebir et le pèlerinage.

La fête passée, ceux qui ont l’intention d’accomplir le pèlerinage de la Mecque font leurs préparatifs afin de se trouver dans le lieu Saint au moment de l’Aïd-el-kébir, la grande fête. Elle a lieu deux lunaisons et dix jours après la rupture du Jeûne. Lire la suite…

Pays-Bas : saupoudrons les Marocains !

Par Fouad Laroui

Il existe aux Pays-Bas un journal (du genre « presse de caniveau ») dont les Marocains constituent la seule raison d’être : c’est le Telegraaf. Il ne se passe pas de jour sans que des pseudo-révélations s’étalent en première page de ce torchon : les Marocains veulent s’emparer du pays… Le Maroc espionne les Pays-Bas… La burqa est l’arme préférée des criminels marocains…

Quand tous les journaux du pays se contentent de rapporter des faits ou d’exprimer les opinions de leurs éditorialistes, le Telegraaf, lui, reproduit verbatim les élucubrations d’un Geert Wilders, ce politicien d’extrême droite qui a bâti toute sa carrière sur l’islamophobie et la marocanophobie. Or, c’est justement là que le bât blesse. Pendant la dernière guerre, ce même Telegraaf avait honteusement collaboré avec l’occupant allemand. Quand c’était le Juif qui était le bouc émissaire de l’Europe, quand on le blâmait pour tout ce qui allait mal, quand on le déportait, le Telegraaf paradait avec les nazis. Aujourd’hui, le bouc émissaire, c’est le Marocain. En attendant la déportation ?

La déontologie, ce drôle de canard ne sait pas ce que c’est. Si un Marocain réclame un droit de réponse, il ne reçoit… aucune réponse. Hélas, le Telegraaf est le journal le plus diffusé dans le pays. Ce qui signifie d’ailleurs que la plupart de ses abonnés, dans les banlieues cossues ou les villages paisibles, ne voient jamais un Marocain.

À cause du Telegraaf, un stéréotype s’est installé, du Marocain violent, voleur, fanatique religieux. Bref, inassimilable. Le fait que les Marocains, dans leur immense majorité, se lèvent tôt pour aller au travail et reviennent le soir dans leur famille, qu’ils n’ont d’autre ambition qu’une vie tranquille et une bonne éducation pour leurs enfants, ce fait-là n’est jamais rapporté par le Telegraaf. Lire la suite…

Herman Cain, candidat Républicain anti-immigration, islamophobe… et Noir

Auteur : Stéphane Buret pour ENQUETE&DEBAT

En apparence, Herman Cain (photo) a donc tout, ou presque, du candidat Républicain typique. Si vous ajoutez à son profil qu’il est pour une défense nationale forte, pour un soutien indéfectible à Israël, contre l’avortement (même en cas de viol et d’inceste), et qu’en tant qu’ultra-libéral il a à son palmarès d’avoir fait échouer la réforme de santé de Bill Clinton, nous avons affaire à un candidat ultra conservateur dans toute sa splendeur. Au point que même la plupart des membres du « camp des patriotes » français le jugeront comme étant un peu « too much ». Cela dit, la candidature d’un tel personnage est intéressante sur ce qu’elle révèle de la société américaine, mais aussi sur la société française, où l’on n’est pas prêt de voir ce genre de profil (même en « version light »). Herman Cain a aussi le mérite de poser des problématiques que l’on retrouve en France et en Europe, à savoir l’immigration de masse et l’islamisation de la société.

Vous avez dit afro-améri-Cain ?

Herman Cain est né en 1945 à Memphis dans une famille modeste. C’est un autodidacte qui a gravi rapidement les échelons sociaux. Alors qu’il travaille à la section balistique de la marine américaine, il passe en parallèle un bac de mathématiques et une maîtrise d’informatique. Il quitte ensuite l’armée pour entamer une carrière de businessman, où il se révèle être un manager hors-pair. Ainsi, à Burger-King, il réussit à faire passer le secteur qu’il avait en charge (400 restaurants), du moins rentable au plus rentable du groupe en trois ans seulement ! Il fut ensuite nommé PDG de la chaîne de pizzerias Godfather, qu’il sauva de la faillite. Après d’autres expériences, il entame sa carrière politique en 1996 en tant que conseiller principal de la campagne du Républicain Bob Dole. Lire la suite…