Quand le FBI forme ses agents à l’islamophobie
Le blog « Danger Room » s’est procuré un document utilisé pour la formation des agents, décrivant l’islam comme radical et violent par nature. Par Jérôme Hourdeaux.

Le blog américain « Danger Room », spécialisé dans les questions militaires et de contre-espionnage, s’est procuré une série de documents utilisés par le FBI pour former ses agents et dépeignant l’islam comme une religion par nature radicale et violente.
Dans ce cours de 12 pages, destiné aux agents spécialisés dans le contre-terrorisme, le FBI ne semble à aucun moment faire la différence entre musulmans, islamistes radicaux et terroristes religieux. Bien au contraire, il tente à plusieurs reprises de « prouver » que lesmusulmans « mainstream » (terme qui pourrait se traduire par « grand public », ou « majoritaires ») sont sympathisants du terrorisme en puissance. Même la charité, un des piliers de l’islam, ne serait qu’un moyen de « financer les mécanismes de combats ». Lire la suite…




Dans une mosquée de Bridgeview (Illinois), le 13 septembre 2001. (John ZICH / AFP)
Des colons israéliens ont tenté de mettre le feu tôt ce matin à une mosquée du village de Kusra, dans le nord de la Cisjordanie occupée, endommageant l’intérieur de l’édifice et taguant des slogans anti-islamiques, ont rapporté des habitants. Les vandales ont brisé une fenêtre de la mosquée du village de Kusra, au nord de la ville palestinienne de Ramallah. Ils ont mis le feu à un étage. Ils ont peint sur les murs des étoiles de David, symboles de l’Etat hébreu, et des inscriptions anti-musulmanes.
Cette islamophobie se cache souvent derrière des discours égalitaires et laïcs, de la même manière que l’impérialisme américain et français en Afghanistan ou ailleurs se cachent derrière la sauvegarde de la gent féminine et la démocratie.
Zuhdi Jasser vit à Scottsdale, le « Neuilly » de Phoenix. Son organisation est basée dans cette dernière ville, capitale de l’Arizona. Lors de notre passage dans cette ville, Zuhdi Jasser en était absent. Notre échange s’est donc déroulé par mail. Selon lui, ces auditions représenteraient « une opportunité » pour les Musulmans-Américains car « ils sont les seuls à pouvoir mener une réponse de contre-radicalisation ». Répondant à une question sur l’islamophobie, il estime que « certains groupes soufflent sur les flammes de la victimisation et exagèrent le nombre et la signification d’actes de haine contre les Musulmans afin de légitimer leur propre existence ». Il trouve d’ailleurs le terme « islamophobie » trop « chargé » et trop « problématique ». Une « phobie de l’Islam version Al-Qaeda est normal », argumente-t-il, assimilant ainsi le terrorisme à une simple version de l’Islam…
Tout a commencé avec un projet baptisé « Park 51″. Il s’agissait de rénover le bâtiment délabré pour en faire un centre culturel musulman. Il y a des centaines de centres de ce type à New York et dans ses environs. La particularité (si c’en est vraiment une) de celui-ci est qu’il se trouve à quelques centaines de mètres de l’ancien World Trade Center devenu depuis les attentats terroristes du 11 septembre le « Ground Zero ». Des groupes extrémistes – mêlant la galaxie de la droite religieuse, les groupuscules racistes et les organisations islamophobes, le tout sous la houlette de leur égérie, Pamela Geller, fondatrice de « Stop Islamization of America – se sont alors emparés du sujet pour le transformer sujet de « choc des civilisations ».
ENQUÊTE - Dix ans après les attentats-suicides survenus sur le sol américain et la vague islamophobe qui a suivi, les musulmans américains se sentent aujourd’hui plutôt bien intégrés. Depuis plusieurs années, de gros moyens ont été déployés par les pouvoirs publics et les représentants religieux pour faire connaître et comprendre aux Américains les préceptes de la foi musulmane.

L’en-tête du document, avec des mots écrit en bleu-blanc-rouge laisse augurer d’un ton droitier, Guéantiste voire Mariniste. Le contenu est moins polémique et André Gerin ce jeudi ne s’est pas éloigné du texte, l’ânonnant, pour éviter tout dérapage.







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