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Archives pour 12/2011

Alain Gresh : La fin de l’islamophobie dans les médias français n’est pas en vue

Par Frederic Schmachtel

Directeur adjoint du Monde diplomatique et spécialiste du Proche-Orient, Alain Gresh a suivi de près les révolutions arabes. Il a notamment critiqué les « éditocrates », ces éditorialistes français qui recommencent à brandir le spectre de l’islamisme.

Le printemps arabe a-t-il poussé les médias à nuancer leurs propos en ce qui concerne « l’islamisme et les islamistes ?

Les révolutions arabes ont créé un intérêt car il y a eu une espèce d’illusion. Comme il n’y avait, au départ, pas d’islamistes aux révolutions Il n’y avait, pour les journalistes, plus d’islamistes du tout. Aujourd’hui, le réveil est un peu brutal car les résultats des élections qui ont eu lieu en Tunisie, en Egypte et au Maroc montrent que ce n’est pas vrai!

Néanmoins, il y a certainement un effort fait, dans la presse écrite surtout, pour donner une image plus balancée de ce qu’est Ennahda, par exemple. Mais la presse écrite n’a que peu d’influence par rapport à la télé et la radio qui forment le courant dominant. Il pose les islamistes comme principal danger et va jusqu’à créer une sorte de guerre de civilisation. France Inter, par exemple, une radio publique, est un bastion de l’islamophobie et sa couverture de sujets liés à l’islam relève, pour moi, de la pire propagande.

Comment ce courant islamophobe a-t-il pu devenir dominant ?

Le racisme anti-arabes a été remplacé par une dénonciation de l’islam qui était d’autant plus facile à mettre en œuvre qu’une partie de la gauche y participait. Dès lors, on ne pouvait la qualifier de raciste. Cette islamophobie a connu des hauts et des bas dans le cadre de la crise économique et sociale en France. Ce sera un thème important de la campagne électorale. Le Sénat qui vient de basculer à gauche illustre le fait que les différences partisanes s’estompent. Parmi les premiers textes discutés, il y a une loi qui doit interdire aux accompagnatrices ou éducatrices dans des structures privées de porter le voile ; un texte proposé par la Gauche. C’est étonnant, cela montre ses priorités.

Le vocabulaire utilisé influence beaucoup le contenu du discours, notamment « islamiste ». Comment l’utilisez-vous ?

En effet, il est très important et on est piégé par ce vocabulaire. Voltaire utilisait le mot « islamisme » en parallèle à « islam ». C’est la science politique française qui a créé le terme « islamiste », car on aime les choses qui globalisent. Les politiques ont repris ce terme surtout après la chute du mur de Berlin en 1989. Il fallait trouver un autre ennemi pour justifier les budgets de la défense. Aujourd’hui, on met sous la dénomination « islamiste » des choses très différentes comme Hezbollah, Al Qaïda, les Frères Musulmans etc. On sait plus quel vocabulaire utiliser, c’est compliqué et cela facilite les amalgames. La seule manière de lutter contre ces amalgames est de montrer concrètement la diversité qui se cache derrière le mot « islamistes ». C’est pour cela que je n’utilise le mot qu’au pluriel.

Quelles conséquences a eu l’emploi à outrance du mot islamisme ?

Aujourd’hui, une peur se déclenche chez les gens quand on parle de l’islam. Cette hostilité n’est pas seulement liée à la situation extérieure mais aussi à la situation européenne. Les musulmans ont pris la place des juifs des années 30 dans les fantasmes occidentaux. Preuve en est l’évolution de forme de l’extrémisme de droite en Europe vers une position pro-israélienne et anti-musulmane partout en Europe. Un des derniers partis à ne pas avoir fait cette évolution c’est le Front National, mais les efforts de Marine Le Pen vont dans ce sens. Elle veut à tout prix établir des relations avec Israël.

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Le rire contre l’islamophobie américaine

Ils veulent combattre l’islamophobie par l’humour. Negin Farsad, Dean Obeidallah, Omar Elba et Maysoon Zayid sont Américains et musulmans. Ce groupe de comédiens a créé la troupe «Les musulmans arrivent!» (The muslims are coming!), pour défaire les préjugés que peuvent avoir beaucoup d’Américains envers les musulmans, surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001. Leur tournée en Alabama, Géorgie, et Tennessee aux Etats-Unis pendant l’automne 2011 fera l’objet d’un film en 2012, dont leWashington Post publie un extrait, ainsi qu’un entretien avec les quatre comédiens.

Le groupe composé de deux hommes et deux femmes ne se contentent pas de faire un spectacle, ils parcourent les rues des villes qu’ils visitent pour interroger les gens sur leurs rapports aux musulmans. L’une des personnes interrogées, par exemple, se demande «pourquoi n’entend-on pas plus la voix des musulmans qui critiquent des extrêmistes?»«Il faut demander aux grands médias», répond l’un des membres de la troupe. Pour amener sur la table le sujet de la religion de façon décomplexée, ils organisent aussi des petits jeux dans la rue. Dans l’un de ces jeux, baptisé «Trouve la religion», ils lisent des passages de textes religieux aux passants qui doivent deviner de quel livre sacré il s’agit. Certains étaient surpris par les réponses.

Ces quatre Américains ont chacun leur propre vision de l’islam et leur propre relation à Dieu. Maysoon est très croyante: «Je pense que la religion est quelque chose de très personnel. Je me décris comme une musulmane. (…) La religion joue un rôle important dans ma vie quotidienne». Alors que Negin se dit simplement de culture musulmane, comme certains de ses amis «qui diront qu’ils sont chrétiens mais qui ne vont jamais à l’église». Mais leur cible à tous est la même: «les gens qui se font une image erronée de l’islam», explique Omar.

Pour Dean, il ne s’agit pas non plus de se moquer de la religion:

«Je n’essaie pas de rendre la religion drôle. Je ne fais pas d’humour sur les principes de l’islam, ou de n’importe qu’elle religion. En parlant de la religion, en tant que comédien, je vise à défendre la liberté de culte pour tous les Américains, peu importe leur confession», précise-t-il.

Avant d’ajouter, très lucide:

«Nous ne nous faisons pas d’illusions. Une tournée dans quelques villes ne va pas faire disparaître l’islamophobie, mais petit à petit, nous essayons juste de la faire diminuer un peu».

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Luxe : un rosé français sans alcool, certifié halal pour l’export

Vendre en France et à l’international un « vin mousseux » sans alcool et le faire certifier halal, c’est le pari qu’a réalisé la Maison Honoré du Faubourg avec son « 1688 Grand Rosé ».

Lancé en avril 2011, ce produit français est né de la volonté de « proposer une offre haut de gamme sans alcool pour tout événement festif, particulier ou professionnel. » Fruit d’un assemblage de raisin rouge et blanc, ce rosé est élaboré sans sucres ajoutés avec des ingrédients naturels. Les 3500 bouteilles mises en ventes au lancement « se sont toutes vendues rapidement », explique au MOCI Rémi Rossano, directeur de l’entreprise. Signe que le produit avait son marché.

D’abord en France, avec de « gros clients » tels le Quai d’Orsay, l’Assemblée nationale ou encore Air France, puis l’export. « Nous voulons réaliser notre volume de chiffre d’affaires à l’international », précise le dirigeant. Il trouve alors un important distributeur en Malaisie, qui, satisfait de l’échantillon, lui commande quatre palettes de bouteilles. Puis, ce client suggère de certifier le produit en halal pour « faciliter les ventes ». Cela signifiant « ce qui est permis par l’islam » et ne comporte donc ni porc et, pour ce cas-là, ni alcool.

Convaincu, le patron décide de contacter la Mosquée de Paris et de Lyon. « Cela a été très compliqué, personne ne me répondait ou bien on me disait que ma bouteille ressemblait trop à du champagne…Je me suis finalement tourné vers la Belgique, plus ouverte, et la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Bruxelles qui donne une certification européenne halal ». Résultat, depuis le 20 décembre, l’entreprise française dispose du fameux certificat, véritable visa pour l’exportation. Bruno Bernard, un consultant de la CCI et créateur de la certification européenne, est venu chez leur embouteilleur à Beauvais pour faire un audit industriel, supervisé par un imam d’Algérie, raconte Rémi Rossano.

Maintenant, la PME peut se tourner vers d’autres marchés plus conséquents : le Liban notamment, qui redistribue vers les pays limitrophes (Jordanie, Yémen, Syrie jusqu’en Turquie) et l’Indonésie. « La certification halal est un plus, mais je ne veux pas être sectorisé. Mon produit est pour tout le monde », nuance le chef d’entreprise. Certes le produit halal est un marché de niche et au marketing très porteur, mais le vin 1688 n’aura pas attendu cette certification pour se faire connaître. En plus de la Malaisie, l’entreprise dispose déjà d’un distributeur en Allemagne, au Japon et aux Emirats arabes unis. Un maillage international « très long à développer » et bien parti pour s’élargir.

http://www.lemoci.com/

 

LA FINANCE ISLAMIQUE FAIT SALON

PAR PIERRE ALONSO

Ne pas faire de politique. Rester dans les thématiques religieuses, et économiques. Lynda Ayadi, vice-présidente de l’Union des musulmans de France, avait des projets précis pour le Salon international du monde musulman qui s’est tenu du 17 au 19 décembre au parc des expositions du Bourget.

La directrice du salon avait aussi de l’ambition : réunir l’ensemble des acteurs qui animent la vie des musulmans en France, notamment sur les questions bancaires. Dix stands étaient réservés à des représentants de la finance islamique. Parmi eux, l’Association d’innovation pour le développement économique et immobilier (l’Aidimm).

Finance éthique

Créée en 2005, l’Aidimm, recherchait des alternatives à l’accession à la propriété explique le président, Saer Saïd :

En creusant les alternatives, nous avons d’abord découvert la finance éthique puis la finance islamique. Elle correspond à une structuration différente et elle est calquée sur l’économie réelle.

Le motif est religieux : la notion de riba issue du Coran interdit de rémunérer l’argent. Proscrits, donc, les taux d’intérêt et l’emprunt. La rémunération d’un placement doit correspondre aux dividendes qu’il a effectivement créés, d’où l’inscription revendiquée dans l’économie réelle et son ancrage dans la finance alternative. Pour Robin Martel qui a mené des recherches sur la finance islamique en France à la School of Oriental and African Studies de Londres : Lire la suite…

Le projet de mosquée à Saint-Germain tenu secret

Yves Fossey

La mairie préfère ne pas en parler, mais, oui, un projet de mosquée à Saint-Germain-en-Laye est bien à l’étude. Du coup, l’opposition, de gauche comme de droite, dénonce la méthode.

Stupeur à Saint-Germain-en-Laye. Les rumeurs les plus folles circulent parmi les habitants de la ville, une des plus huppée des Yvelines, autour d’un projet de construction de mosquée dans le quartier du Bel-Air. Et le comité de défense des citoyens et des contribuables souffle sur les braises. Dans un tract distribué la semaine dernière, il évoque « un cadeau royal du maire » à la communauté musulmane.

Agacé, Emmanuel Lamy (UMP), le maire, a publié un démenti pour dénoncer, selon lui, « les informations erronées concernant la vente éventuelle d’un terrain et la construction d’un bâtiment » à destination de la communauté musulmane.

A proximité de la gare, en bordure du viaduc

Un dossier complet du projet, composé des plans et de l’estimation budgétaire mais aussi du mode de financement, a été remis au maire le 12 décembre. Dans le document, le terme mosquée n’apparaît à aucun moment. L’équipement, d’un coût estimé à un peu plus de 1 M€, pourrait être construit sur un terrain en bordure du viaduc de la ligne SNCF et situé à proximité de la gare du Bel-Air ainsi que de l’hôtel des impôts.

L’union de défense des citoyens et des contribuables redoute un accord secret. « La mairie a cédé un terrain à un tarif 45 fois inférieur au prix du marché », écrit-elle dans son tract. Le comité dénonce ainsi « un bradage scandaleux ». Afin de tordre le cou aux rumeurs, la mairie a publié un communiqué vendredi soir. Il a aussi été distribué aux élus lors de la réunion du conseil municipal qui se déroulait dans la soirée. « Je regrette la crispation, indique Pascal Lévêque (PS), élu d’opposition. La mairie n’a pas brillé par sa transparence. Le maire traite seul les dossiers sans débat ou discussion avec les élus. » Arnaud Péricard (DVD) partage cet avis : « Je dénonce cette méthode du secret et de la dissimilation qui n’aboutit qu’à un résultat, diviser les Saint-Germanois », regrette-t-il.

Si Emmanuel Lamy dément les attaques, il confirme les contacts avec l’association Mosaïque. « La ville tient à rappeler son attachement au principe de laïcité et de libre exercice des cultes, dans le cadre de la législation républicaine », conclut-il.

http://www.leparisien.fr

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Acheter halal sa maison ou son appart, c’est enfin possible

Annoncé en début de semaine dans une newsletter de la société 570, le premier produit financier islamique permettant d’acquérir un bien immobilier est officiellement sur le marché en France. C’est lors du Salon international du monde musulman au Bourget que ce produit, fondé sur le principe de la Murabaha, a été lancé. Fruit de l’ingénierie de la société 570 et commercialisé par la banque Chaabi, laquelle avait fait sensation en juin dernier en mettant sur le marché le premier compte courant respectant les principes islamiques, ce produit financier va permettre à tous ceux qui veulent acquérir un bien immobilier – appartement ou maison – sans avoir recours au crédit à intérêts (riba) de pouvoir réaliser leur rêve.

Les premiers financements immobiliers pourront être sous forme de  :

- Mourabaha : La banque acquiert un actif désigné par vous auprès d’un fournisseur et vous le revend ensuite à un prix majoré d’une marge bénéficiare convenue et connue des parties contractantes.

- Mousharaka dégressive : la banque et le client achètent ensemble le bien immobilier en fonction de leur apport. Ils en deviennent en quelques sortes « co-propriétaires » avec les objectifs suivants pour le client : habiter le bien immobilier, en devenir le seul propriétaire en rachetant progressivement les parts de la banque selon une convention, une durée et des modalités particulières définies avec la banque.

La société a ainsi imaginé la démarche « easi », éthique à sensibilité islamique, car l’Islam comme les autres grandes religions, fournit un cadre de principes qui prescrit un certain nombre d’initiatives positives (comme la recherche du profit basée sur un vrai travail, l’adossement de la finance de l’économie réelle, etc.) alors que des pratiques loin du bon sens sont prohibées (pas de spéculation, pas de vente de ce que l’on ne possède pas, pas de commerce de dettes – en bref, les ingrédients qui ont généré la grande crise financière actuelle).

Elle dévelopera et proposera progressivement d’autres solutions, avec d’une part des partenaires bancaires qui vont respecter un cahier des charges éthiques et d’autres part, des spécialistes du droit français et du droit musulman pour assurer leur conformité (à l’image de la certification halal).

Pourquoi le marché de la finance islamique ne suivrait pas le dévellopement du marché du halal? Il n’appartient qu’à nous de démontrer la réalité de la demande pour ces produits afin que l’offre puisse se structurer et se démocratiser pour toutes les bourses -sans distinction de croyances ou d’origines.

http://www.lepost.fr

Une mosquée de la banlieue de Lyon vandalisée

Deux croix gammées ont été taguées sur les portes de la mosquée de Décines.

Deux croix gammées ont été découvertes mardi, taguées sur les portes de la mosquée de Décines, dans la banlieue de Lyon. « Il y a une montée de l’islamophobie dans la région », a réagi le président de la Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI), Abdelaziz Chaambi, qui s’est rendu sur place et a alerté les médias sur ces tags de « nazillons ». Deux croix gammées surmontées des mentions « SS » et « France » étaient visibles sur la porte de cette petite mosquée.

« Nous exigeons des pouvoirs publics de tout mettre en oeuvre pour retrouver les coupables, dont les images vidéo des multiples caméras installées aux entrées et sorties de nos banlieues peuvent facilement retrouver les traces », demande la CRI dans un communiqué. « Nous considérons certains de nos hommes et femmes politiques responsables indirects de ce genre d’agressions qui se multiplient, car leurs paroles racistes et islamophobes ont entraîné et banalisé ces passages à l’acte », ajoute la coordination, appelant le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, à se rendre sur place.

« Nous allons dans les mois qui viennent assister à un certain nombre d’actions de ce genre, compte tenu du discours politique qui prévaut à l’approche des élections » présidentielles, craint aussi Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon. Il devait se rendre sur les lieux en début d’après-midi.

http://www.lepoint.fr/

Tirer profit de l’industrie Halal au Québec

MONTRÉAL, le 19 déc. 2011 /CNW Telbec/ – Un sondage en ligne réalisé par MarkEthnik auprès d’un échantillon de personnes musulmanes vivant au Canada sur la question du Halal démontre que 95% des répondants considèrent l’aspect Halal des viandes comme IMPORTANT ou TRÈS IMPORTANT.

En ce qui concerne la consommation, 92,5% des répondants déclarent consommer de la viande rouge halal et 88,1% quand il s’agit de volailles.

Selon une étude d’Alberta Agriculture, Food & Rural Development (2004), un ménage canadien musulman dépense presque deux fois en produits carnés qu’un ménage canadien moyen et selon Statistiques Canada, la communauté musulmane connaitra une croissance de 149% entre 2001 et 2017, soit 149%, pour constituer ainsi 7,3% de la population. Ces chiffres montrent bien le potentiel du marché Halal pour la filière de l’élevage.

L’Union des Producteurs Agricoles rapporte que, depuis 2008, le Québec a perdu 23 % de sa production de bouvillon d’abattage et 10 % de ses fermes ovines. Un repositionnement de la filière pourrait ouvrir les portes sur un marché de 661 milliards USD au niveau mondial. La majorité des besoins des musulmans au Canada sont satisfaits par un secteur peu organisé et dont les normes de qualité et les standards demeurent non homogénéisés.

L’Agence Canadienne d’Inspection des Aliments avait lancé une consultation avec les acteurs du secteur Halal sur la certification et les contours de ce marché, risqueront de se dessiner sans le Québec.

Les éleveurs du Québec pourraient repositionner une partie de leur production pour satisfaire la communauté musulmane locale avant de s’attaquer au marché américain et international.

Renseignements :

Monsieur Bouazza Mache
514.658.5908
mache@markethnik.com

http://www.newswire.ca

Christianisme et islam ?

Jean-Marie Guénois
DÉCRYPTAGE – Les statistiques de Pewforum permettent de relativiser l’idée reçue que l’islam serait la religion définitivement dominante et conquérante dans le monde.

Il est toujours périlleux de travailler sur des statistiques religieuses car elles se heurtent souvent à des problèmes de fiabilité. De ce point de vue, l’enquête réalisée par le think-tank américain Pewforum est sérieuse: elle est fondée sur une compilation de résultats issus de 2400 instituts statistiques dans le monde qui travaillent en réseau. Tout est consultable et vérifiable.

Réfléchir en ce jour de Noël – toujours pas célébré en commun par ces deux milliards de chrétiens, en raison d’une différence de calendrier chez les orthodoxes – permet de saisir le poids réel, religieux, culturel, social et politique de cette religion dans le monde.

Et peut-être de relativiser l’idée reçue et l’impression – fausse – que l’islam serait la religion définitivement dominante et conquérante dans le monde. Il ne s’agit pas de nourrir la dialectique du choc inéluctable entre ces deux civilisations mais de voir précisément où sont les vrais enjeux.

Car ces chiffres sont très éclairants sur la comparaison christianisme-islam. Il apparaît en effet que la confrontation annoncée est déjà jouée, à la défaveur du christianisme, au Proche-Orient et dans le nord de l’Afrique. Même si le développement des évangéliques protestants est remarquable en Algérie et plus souterrainement en certains pays comme l’Iran. Souvent au prix d’un héroïsme inouï puisque les lois d’État, inspirées de près ou de loin par l’islam, interdisent au prix du bannissement et de la mort la conversion au christianisme.

Confrontation en Afrique
Il apparaît aussi que cette confrontation est en partie jouée en Europe occidentale où l’islam est durablement installé, à hauteur de 6% de la population européenne, et où il devrait croître de seulement 2% dans les 20 années qui viennent (selon une autre étude publiée par ce même institut en janvier dernier). En partie jouée parce que le rapport de forces entre la civilisation d’inspiration chrétienne européenne et le mode de vie musulman est déjà nettement visible et, somme toute, assez prévisible. Il ne pourra pas remettre en cause un équilibre général établi sur une double culture, chrétienne et issue des Lumières.

En revanche, c’est en Afrique subsaharienne et en partie en Asie que cette confrontation va se produire, sur une base essentiellement démographique. Mais là, rien n’est joué, tant le dynamisme des chrétiens évangéliques n’a pas fini de réserver des surprises.

http://www.lefigaro.fr/

Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011 : L’événement phare de l’année

Ce n’est pas sans raison majeure que le dévolu est jeté sur une ville réputée pour son rayonnement culturel, ses multiples apports civilisateurs à travers les âges et les époques.
Ce n’est pas sans raison majeure que le dévolu est jeté sur une ville réputée pour son rayonnement culturel, ses multiples apports civilisateurs à travers les âges et les époques. « Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011 » est un juste choix, une reconnaissance et un droit amplement mérités. Lire la suite…