Acheter halal sa maison ou son appart, c’est enfin possible
Annoncé en début de semaine dans une newsletter de la société 570, le premier produit financier islamique permettant d’acquérir un bien immobilier est officiellement sur le marché en France. C’est lors du Salon international du monde musulman au Bourget que ce produit, fondé sur le principe de la Murabaha, a été lancé. Fruit de l’ingénierie de la société 570 et commercialisé par la banque Chaabi, laquelle avait fait sensation en juin dernier en mettant sur le marché le premier compte courant respectant les principes islamiques, ce produit financier va permettre à tous ceux qui veulent acquérir un bien immobilier – appartement ou maison – sans avoir recours au crédit à intérêts (riba) de pouvoir réaliser leur rêve.
Les premiers financements immobiliers pourront être sous forme de :
- Mourabaha : La banque acquiert un actif désigné par vous auprès d’un fournisseur et vous le revend ensuite à un prix majoré d’une marge bénéficiare convenue et connue des parties contractantes.
- Mousharaka dégressive : la banque et le client achètent ensemble le bien immobilier en fonction de leur apport. Ils en deviennent en quelques sortes « co-propriétaires » avec les objectifs suivants pour le client : habiter le bien immobilier, en devenir le seul propriétaire en rachetant progressivement les parts de la banque selon une convention, une durée et des modalités particulières définies avec la banque.
La société a ainsi imaginé la démarche « easi », éthique à sensibilité islamique, car l’Islam comme les autres grandes religions, fournit un cadre de principes qui prescrit un certain nombre d’initiatives positives (comme la recherche du profit basée sur un vrai travail, l’adossement de la finance de l’économie réelle, etc.) alors que des pratiques loin du bon sens sont prohibées (pas de spéculation, pas de vente de ce que l’on ne possède pas, pas de commerce de dettes – en bref, les ingrédients qui ont généré la grande crise financière actuelle).
Elle dévelopera et proposera progressivement d’autres solutions, avec d’une part des partenaires bancaires qui vont respecter un cahier des charges éthiques et d’autres part, des spécialistes du droit français et du droit musulman pour assurer leur conformité (à l’image de la certification halal).
Pourquoi le marché de la finance islamique ne suivrait pas le dévellopement du marché du halal? Il n’appartient qu’à nous de démontrer la réalité de la demande pour ces produits afin que l’offre puisse se structurer et se démocratiser pour toutes les bourses -sans distinction de croyances ou d’origines.
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