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Archives pour 01/2012

DAVOS (Suisse) – Islam et démocratie sont compatibles: les responsables arabes veulent rassurer Davos

Des participants au Forum de Davos le 25 janvier 2012

Des participants au Forum de Davos le 25 janvier 2012 FABRICE COFFRINI AFP.COM

DAVOS (Suisse) – Plusieurs responsables arabes dont des membres des gouvernements islamistes récemment arrivés au pouvoir, se sont attachés à convaincre jeudi les financiers du monde réunis à Davos qu’islam et démocratie étaient compatibles et qu’ils avaient besoin de leur soutien.

« Aucune contradiction entre démocratie et islam », a affirmé Mohamed Najib Boulif, ministre marocain des Affaires générales et de la gouvernance, soulignant que sa formation, le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste) qui dirige le nouveau gouvernement désigné début janvier avait été le seul à présenter une femme, devenue la seule ministre sur 30 membres.

« Nous confirmons en Tunisie à travers la réalité qu’il est possible d’être arabe, musulman et démocrate. Les islamistes sont des acteurs politiques comme n’importe quels autres », a assuré à son tour le chef de la diplomatie tunisienne Rafik Abdessalem, venu participer comme son collègue marocain à plusieurs débats sur l’après-printemps arabes organisés par le Forum économique mondial (WEF).

« La question de l’islamisation n’a rien à voir avec l’Etat. L’Etat est neutre, il doit travailler dans l’intérêt et le bien-être du peuple. Mais dans la vie quotidienne, la religion, islam ou autres, doit être présente », a-t-il encore affirmé, prenant en exemple les Etats-Unis où, a-t-il dit, religion et Etat sont séparés mais où la religion est très présente dans la sphère publique. « Et je pense que c’est ce qui va arriver dans la plupart des pays du Moyen-Orient », a-t-il affirmé. Lire la suite…

Cessons de voir en l’islam un ennemi !

par Esther Benbassa, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études et sénatrice EELV du Val-de-Marne

Le regain de ferveur musulmane dans la France laïque suscite fascination et rejet. Comme si l’islam rappelait aux catholiques de moins en moins catholiques une pratique et une foi oubliées, celles d’avant la laïcité.

Fille aînée de l’Eglise, la France a lutté contre l’emprise de cette dernière, jusqu’à la loi de séparation de 1905. Elle se souvient de l’âpreté de cette lutte. Et elle s’imagine que l’islam pourrait lui faire courir, à nouveau, semblable danger. Ce fantasme ne manque pas de resurgir périodiquement, comme si l’islam était la religion de la majorité des Français.

L’école républicaine est hélas la première responsable de cette pénible situation. Au nom d’une sacro-sainte laïcité, elle hésite à jouer son rôle, et se montre incapable de combattre les effets d’une ignorance bien française des religions. Un enseignement neutre et laïque des religions, parallèlement à une formation à la laïcité, pourrait seul sortir les futurs citoyens d’une sorte d’analphabétisme religieux et culturel aux effets pervers.

La convergence des discours de droite et de gauche contre l’islam qui prospèrent sur ce fond d’inculture n’est pas sans poser problème. D’un côté comme de l’autre, c’est de la laïcité qu’on se réclame. Pour la gauche, il ne faudrait pas laisser la droite accaparer les valeurs de la République, dont la laïcité. Quant à la droite, elle a instrumentalisé ces valeurs à sa guise pour mettre en place sa politique sécuritaire antiterroriste/anti-islamisme/anti-islam = anti-immigrés. Le contexte international n’a pas été propice à l’islam. Et cette situation confuse a favorisé un raidissement, une forme de sacralisation de la laïcité, face à un islam qui menacerait d’étendre ses tentacules.

La conception ouverte et libérale de la laïcité dans laquelle je me reconnais n’est pas celle des « laïques de confession » qui ont embrassé la laïcité comme on embrasse une religion, avec la radicalité de tous les néophytes. Et alors que leConseil d’Etat admet dans son rapport de 2004 que « toutes les religions ont droit à l’expression » à condition qu’il n’y ait pas « accaparement de l’Etat » ni « négation des principes fondamentaux sur lesquels il repose », il ne se passe pas de semaine où l’islam n’est pas dénigré et où les musulmans ne sont pas stigmatisés. Sur la question du voile, que nous traînons depuis une quinzaine d’années, gauche et droite ont oeuvré dans la même direction. Ce sont des députés et sénateurs socialistes, notamment Jack Lang et Laurent Fabius, qui ont les premiers annoncé leur intention de déposer une proposition de loi pour interdire le voile à l’école. Lire la suite…

Mosquée du Grand Parc : Le vendeur est le diocèse de Bordeaux !

Mosquée du Grand Parc : Le vendeur est le diocèse de Bordeaux !

Dans un article publié hier sur Infos Bordeaux, nous vous annoncions l’achat prochain d’un terrain (rue Henri-Expert) par l’association culturelle des musulmans de Bordeaux Nord en vue de la construction d’un lieu de culte islamique au Grand Parc (photo).

Nos confrères du Sud-Ouest publient ce matin un article sur cette transaction. Et surprise, on apprend que le vendeur est le diocèse de Bordeaux ! Jean Rouet (photo), curé de Notre-Dame et vicaire du diocèse, justifie cette décision : « il ne nous servait plus à rien ». Quand on l’interroge sur le fait qu’il vende à une autre religion, celui-ci répond : « pourquoi pas » !

L’UMP et le Parti socialiste, ont une fois de plus adoptés une position commune : la satisfaction. Que ce soit l’adjointe au maire, Anne Marie-Cazalet, ou le député Michèle Delaunay (« je suis tout à fait favorable à un lieu de prière adapté aux musulmans »).

Pourtant cette décision risque de faire grincer les dents de nombreux fidèles du diocèse. En effet, alors que les chrétiens sont persécutés par les musulmans dans de nombreux pays du monde, et particulièrement au sud de la méditerranée, à Bordeaux, les autorités catholiques les aident à établir le « Dar al-Islam ».

Crédit Photo : Cliché Api-Photo

http://www.infos-bordeaux.fr/

Musulmans de Gironde : une foi à l’étroit

Par Caroline Campagne

[REPORTAGE] Faute de mosquée au Grand-Parc, le président de l’Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord accueille des fidèles au-dessus de son commerce dans un centre commercial. Petite visite guidée.

« Le minbar où s'assoit l'imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l'association culturelle des musulmans va racheter au diocèse », explique Mohammed Habri.

« Le minbar où s’assoit l’imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l’association culturelle des musulmans va racheter au diocèse », explique Mohammed Habri. (photo Thierry David)

Hier, peu après 13 heures. Cité du Grand-Parc, à Bordeaux. Centre commercial de l’Europe, au pied des tours, face à la Sécurité sociale. Un petit complexe d’une trentaine de boutiques. Inutile de chercher un panneau indiquant une salle de prière pour les musulmans. Officiellement, il n’y en a pas. Seuls les fidèles initiés connaissent ce lieu de culte des plus insolites, situé dans un appartement, au premier étage du Bamo’so café. Cet établissement est géré depuis trois ans par Mohammed Habri. Ce Lot-et-garonnais, tout sourire, originaire du Maroc, est également président de l’Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord.

On accède à son appartement, qui abrite la salle de prière, par une porte discrète, située à l’arrière du magasin. Et ce n’est un secret pour personne. « Comme nous n’avons pas de mosquée dans notre quartier où il y a beaucoup de musulmans, alors je fais les célébrations chez moi depuis deux ans, plusieurs fois par jours. Au-dessus de mon restaurant dans un appartement. C’est chez moi et jusqu’à preuve du contraire je reçois qui je veux », assure-t-il.

Chemise bleue, pantalon beige emmitouflé dans une doudoune noire, l’homme barbu se montre accueillant et ouvert, à l’heure où une partie de la communauté musulmane bordelaise lui reproche d’être dans la mouvance des salafistes, qui prônent une pratique de la religion assez radicale. « Nous sommes musulmans, un point c’est tout et pas dans un groupe comme certains veulent en créer », dément-il. Lire la suite…

Liam Neeson : Il voudrait se convertir à l’islam !

Liam Neeson songe à se convertir à l'islam

Alors qu’on apprenait que Liam Neeson avait été coupé au montage dans le film Very Bad Trip 2 (voir notre article), voilà que l’acteur s’est laissé aller à d’étonnantes déclarations. De retour d’un voyage à Istanbul, ce dernier a avoué qu’il songerait depuis à se convertir à l’islam, selon des informations rapportées par le journal The Sun.

Liam Neeson fait une nouvelle fois parler de lui, mais cette fois-ci, les rumeurs à son sujet n’ont rien à voir avec le cinéma. En effet, selon des informations publiées par le journalThe Sun, l’acteur penserait à se convertir à l’islam depuis qu’il est revenu d’un séjour à Istanbul en Turquie pour un tournage.

La religion tiendrait une place importante dans sa vie. Élevé dans la religion catholique en Irlande du Nord, l’acteur s’est laissé aller à quelques confidences au journal, avouant qu’il pourrait se tourner vers une religion différente de la sienne, l’islam.

« Il y a 4 000 mosquées dans la ville. Beaucoup sont magnifiques et cela me donne vraiment envie de devenir musulman. L’appel à la prière a lieu cinq fois par jour. Les premières semaines, ça vous rend fou. Ensuite, cela rentre dans votre esprit et c’est la plus belle chose qui soit« , a-t-il expliqué.

Le comédien se poserait énormément de questions existentielles depuis le décès de sa femme en 2009. En effet, ce dernier a perdu l’amour de sa vie, sa femme Natasha Richardson, morte à 45 ans des suites d’une chute de ski et avec qui il était marié depuis 15 ans (voir notre article). Une terrible épreuve pour l’acteur qui aujourd’hui, a encore du mal à s’en remettre. Cet accident a d’ailleurs remis en cause sa « croyance en Dieu« , a-t-il ajouté.

http://www.news-de-stars.com/

La demande en Sukuk est encore largement supérieure à l’offre !

Selon Fitch Ratings, les souverains hors Moyen-Orient et régions majoritairement islamiques souhaitant exploiter le marché des Sukuk pourraient rencontrer une forte demande insatisfaite des investisseurs institutionnels et des banques islamiques de diversifier leurs avoirs en obligations, rendant le marché des Sukuk une source utile de financement supplémentaire.

« La possibilité d’acheter de la dette conforme à la charia de souverains investment grade qui n’ont pas encore exploité ce marché pourrait générer un solide appétit des investisseurs » indique Fitch Ratings. Pour l’agence de notation, le marché des Sukuk a pris un excellent départ cette année avec l’émission de l’Autorité générale de l’aviation civile de l’Arabie Saoudite garantie par le gouvernement qui pourrait ouvrir la voie à davantage d’émissions en provenance du Royaume, y compris une émission souveraine.

 L’offre est encore très largement le fait de pays musulmans ou de pays avec une population à majorité musulmane. Les émetteurs Malaisiens ont représenté plus de la moitié des émissions de l’année 2011 en volume. 

« Les émetteurs, hors monde islamique, à la recherche d’une diversification pourraient contribuer davantage à terme à l’augmentation de l’offre. De surcroît, l’épargne dans les pays du Moyen-Orient exportateurs de pétrole va continuer à croître à la vue des prix actuels du pétrole, en soutenant une plus grande demande des investisseurs. Les Souverains qui cherchent à lever des fonds, seraient alors bien placés pour capter la demande, car ils peuvent facilement trouver des actifs admissibles en garantie lors d’émission d’obligations conformes à la charia » précise Fitch.

En décembre dernier, le gouvernement d’Afrique du Sud a invité des banques pour du conseil et la structuration d’une émission Sukuk. Bloomberg a signalé à la mi-Janvier que l’Irlande, qui pourrait revenir sur le marché obligataire en 2013 selon les termes du programme d’aide apportée par l’Union européenne et le FMI, envisagerait l’émission de Sukuk.

 En 2004, le Land allemand de Saxe-Anhalt a émis 100 millions d’euros de Sukuk, et en 2009, la France a modifié son code civil pour permettre le développement de la finance islamique. Néanmoins, les émissions prévues en France, au Royaume-Uni et au Luxembourg ne se sont pas matérialisées. 

Loly Pop : 1ère confiserie halal d’Ile de France !

par: Youmna


Une soeur très accueillante avec un large sourire m’a reçu dans sa boutique, LA première boutique de confiseries entièrement halal en Ile de France ! Une boutique aux couleurs pétillantes mais surtout alléchantes ! Bonbons en vrac, montages bonbons à acheter sur place et même sur le net pour celles qui ne pourraient pas s’y rendre ! MashaAllah ! Une petite interview s’impose pour en connaître d’avantage ! »

Peux tu te présenter en quelques mots à nos lectrices ?

Notre équipe est composée de 4 personnes : mon mari qui est le gérant de la société, ma belle soeur avec qui nous sommes associé, un ami de la famille et moi même qui gère la boutique de bonbons halal.

Peux tu nous dire comment est né Loly Pop halal ? comment est venue l’idée d’ouvrir une confiserie ?

L’idée de commercialiser des bonbons halal est venue de mon mari qui autour d’un verre de thé en famille, alors que nous étions à la recherche d’une idée pour développer une commerce, nous dis et « pourquoi pas des bonbons halal!!! ». C ‘était il y a 3 ans maintenant, nous avons débuté tous les deux entre 2 grossesses consécutives et beaucoup plus de clients chaque jour notre stand de confiserie halal au marché d’Argenteuil et le travail depuis notre domicile, il fallait passer le cap!!! Après avoir été les pionniers dans le domaine des créations en bonbons 100%halal, on s’est dit « pourquoi ne pas créer la première confiserie halal en libre service en ile de France? »

D’où viennent les bonbons que vous vendez ? Êtes vous aussi fabricants ?

Nos bonbons halal à base de gélatine bovine proviennent de Turquie. La gélatine utilisée provient du Pakistan. Les bonbons sont ensuite exportés. Nous avons un fournisseur qui importent les bonbons, nous ne sommes pas fabricant, mais depuis peu nous sommes grossiste en plus d’être détaillants. Nous avons fait le choix de travailler en collaboration essentiellement avec des pays musulmans soucieux de respecter l’appellation HALAL. Nous possédons également une gamme sans gélatine et quelques produits à base de Agar Agar qui remplace la gélatine Lire la suite…

Les exportateurs de produits halal organisent leur business

 

 

 

 

 

 

 

L’industrie du halal a désormais son rendez-vous professionnel. Une cinquantaine d’exposants marocains et surtout étrangers sont attendus à Meknès du 13 au 15 septembre prochain.

La filière halal est en train de connaître un développement inédit au Maroc. Nouveaux besoins obligent, les industriels de ce secteur s’emploient à mieux accompagner ce développement en investissant dans l’outil de production et en sondant les marchés à l’international. C’est dans le cadre de la 10ème Convention France Maghreb, organisée à Marrakech en septembre 2011, qu’est née l’idée de doter le Maroc d’un rendez-vous annuel des professionnels de l’export des produits halal. Pour la première fois au Maroc, en effet, un salon d’envergure internationale dédié à l’export du halal est instauré et fixé sur le calendrier, en l’occurrence du 13 au 15 septembre 2012, à Meknès, qui accueille, par ailleurs, chaque année, le Salon International de l’Agriculture (SIAM). Un salon qui a enregistré quelque 750.000 visiteurs lors de sa dernière édition en 2011.

La nouvelle vitrine du halal au Maroc porte le nom d’Expo Halal International, fruit d’un partenariat entre la société Maghreb Centre de Contacts (MCC) et le Centre Régional des Investissements (CRI) de Meknès-Tafilalet. Le concept du salon est né d’une étude d’opportunité qui estime a près de 500 milliards de dollars le marché halal dans le monde pour une population mondiale de 1,3 milliard de musulmans. C’est dire que plus que jamais, le halal offre aux professionnels de l’agroalimentaire, et même d’autres secteurs concernés, de grandes perspectives de développement, étant entendu que le taux de croissance de ce marché est estimé actuellement à 10% par an. Lire la suite…

Lancement de la version arabe des Normes de qualité pour l’évaluation du développement de l’OCDE CAD

Une version en langue arabe des Normes de qualité pour l’évaluation du développement
de l’OCDE CAD est lancée à la suite d’une collaboration entre la Banque Africaine de
Développement (BAFD), la Banque Islamique de Développement (BID), l’Organisation de
Coopération et de Développement Économiques (OCDE), le Réseau du Comité D’aide au
Développement (CAD) sur l’évaluation du développement et le Bureau pour la
Coordination de l’Aide Étrangère (OCFA) des Émirats Arabes Unis (EAU). Les Normes
doivent servir de guide, de motivation et d’inspiration pour améliorer la pratique de
l’évaluation et améliorer l’efficacité des programmes du développement.
Jeddah, Abu Dhabi, Paris, Tunis – 20 Janvier 2012
Une version trilingue (Arabe, Anglais, Français) des Normes de qualité pour l’évaluation du
développement de l’OCDE CAD sera lancée ce dimanche 22 Janvier 2012 pendant un colloque
d’évaluation organisé par la Banque islamique de développement à Jeddah au Royaume de
l’Arabie Saoudite.
Les Normes de qualité pour l’évaluation du développement – qui font partie des Lignes directrices
et ouvrages de référence de l’OCDE CAD – ont été harmonisées à l’échelle internationale et
incluent les critères nécessaires pour évaluer les projets et les programmes du développement.
Les Normes sont une référence principale pour les gouvernements et les agences du
développement dans le monde entier.
La version en langue arabe des Normes de qualité pour l’évaluation du développement s’est
développée grâce aux efforts de collaboratiion des quatre parties : le Bureau pour la
Coordination de l’Aide Extérieure (OCFA) des Émirats Arabes Unis, la Banque islamique de
développement (BID), la Banque africaine de développement (BAFD) et le réseau d’évaluation
du Comité d’Aide au Développement (CAD) de l’OCDE. Les quatre institutions ont reconnu le
besoin d’une traduction en langue arabe afin de contribuer à renforcer l’évaluation dans les pays
arabophones dans le cadre du développement et la réduction de la pauvreté.
Fruit d’un consensus international, les Normes de qualité détaillent les éléments clés qui font la
qualité de chacune des phases d’un processus type d’évaluation, à savoir la définition de la
finalité de l’évaluation, la planification et conception de cette dernière, sa mise en œuvre et
présentation des résultats, et enfin l’examen des leçons à tirer et l’utilisation de ces résultats.
Ces Normes visent à améliorer la qualité des évaluations et in fine, à renforcer leur contribution à
améliorer les résultats du développement. Lire la suite…

Tunisie – Le sexe hors mariage, désormais « halal » grâce au mariage « coutumier »

 

Entre principes religieux, pulsions sexuelles, conflits familiaux et contraintes financières, le mariage coutumier (ourfi) semble être un raccourci au contrat traditionnel de mariage auquel de plus en plus de jeunes succombent aujourd’hui.

De plus en plus répandu dans les milieux jeunes tunisiens, le mariage coutumier est un contrat signé dans le secret, par les deux « époux », avec la présence de deux témoins (généralement des amis proches et mis dans la confidence) et en l’absence de notaire. Il s’agit d’un acte, sans aucune valeur juridique et le plus souvent même secret, qui ne lie les deux parties par aucun engagement de droits communs et dont la validité peut être rompue à tout moment.
Les deux « époux » peuvent donc en toute « liberté de conscience » avoir des relations sexuelles, sans pour autant s’engager financièrement ou être contraints de vivre ensemble.
Un raccourci attrayant qui séduit de plus en plus de jeunes, aujourd’hui en Tunisie, dans certains quartiers défavorisés de la capitale (Attadhamon, Mellassine, etc.) et qui s’étend petit à petit à d’autres villes tunisiennes.

Le plus aberrant dans cette pratique qui veut donner un cadre religieux aux relations sexuelles hors mariage, est l’absence, dans la plupart des cas, de légitimité religieuse. En effet, deux conditions sine qua non de la « religiosité » de l’acte se retrouvent généralement non satisfaites, avec des contrats à la fois secrets et temporaires.
Grâce à la montée du salafisme et de l’intégrisme et d’un gouvernement islamiste instaurant un cadre où les réunions et les débats sur la religion et la chariâ ne sont plus tabous et interdits, il n’est aujourd’hui plus « concevable de s’adonner à des pratiques contraires à la religion ». C’est ce que déclarent en tout cas certaines jeunes pratiquantes du mariage coutumier. Lire la suite…

Secteur bancaire en Mauritanie: Entrée en force des produits de la finance islamique

image manquante

 

 

 

 

 

En fondant la holding «Tamweel Africa», la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SDISP), une filiale de la Banque Islamique, et la banque ASYA (Turquie) investissent le terrain ouest-africain, pour y développer et promouvoir les produits de la finance islamique. La naissance de la Banque Islamique de Mauritanie (BIM), dont les activités ont été, officiellement, lancées le 27 novembre 2011, est la manifestation concrète, en Mauritanie, de cette nouvelle démarche.
Mohamed Ben Othman, directeur général de la Banque Islamique de Mauritanie (BIM), nouvelle institution étrangère, dans le paysage bancaire mauritanien, est diplômé en gestion des entreprises de l’université de Tunis et titulaire d’un doctorat de 3èmecycle à l’université d’Aix-Marseille-II. Ce haut cadre, âgé d’une cinquantaine d’années, dirige une équipe dont le challenge consiste à accompagner les premiers pas des produits de la finance islamique sur un marché bancaire mauritanien encore en jachère, du fait d’un très faible taux de bancarisation qu’on estime à environ 5%.
Mohamed Ben Othman a débuté sa carrière à la Citibank au sein de laquelle il a occupé différents postes, de 1988 à 1993. Il a, par la suite, gravi les échelons de l’Arab Banking Corporation (ABC) où il a passé plus de 18 ans, jusqu’au poste de directeur général. C’est en 2010 qu’il a été recruté, par la Holding Tamweel Africa, pour diriger la BIM. Une longue expérience et une expertise qui constituent autant d’atouts pour aider au décollage des nouveaux produits de la finance islamique dans un pays entièrement musulman.
Il a accepté de répondre aux questions du Calame et du magazine Les Afriques

Mohamed Ben Othman, Directeur général de la BIM : ‘’Sur la base de sa philosophie du partenariat, la finance islamique protège contre toutes les dérives’’

Les Afriques et Le Calame : Pouvez-vous nous présenter brièvement votre institution? Mohamed Ben Othman : La BIM appartient à la Holding Tamweel Africa (T.A), qui possède également trois autres banques islamiques, dans la sous-région (Banque Islamique du Sénégal, de Guinée et du Niger). T.A. est une holding dont les actionnaires sont la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SID) (filiale de la BID), pour 60% des actions, et la Banque ASYA, première banque islamique de Turquie, pour les 40% restantes.  Lire la suite…

Un centre de théologie islamique ouvre ses portes à Tübingen

Annette Schavan, ministre fédérale de l’Éducation et de la Recherche, a inauguré lundi le Centre de théologie islamique de l’Université de Tübingen. Son ministère a consacré au total 20 millions d’euros à cette structure et à trois autres instituts qui doivent voir le jour à Münster/Osnabrück, Frankfurt/Gießen et Erlangen/Nuremberg. Ces centres auront pour mission de former des professeurs de religion islamique, des chercheurs en théologie islamique et d’autres spécialistes de la religion, par exemple des imams pour les mosquées.

Ces prochaines années, il faudra faire appel à 2 000 enseignants pour former quelque 700 000 étudiants musulmans. À Tübingen, la première promotion du cursus « Théologie islamique » compte 36 inscrits pour le semestre d’hiver 2011/2012.

« Nous voulons mettre à profit l’expérience des universités allemandes en matière de théologie pour œuvrer au développement de la théologie islamique », a déclaré Mme Schavan. « Je suis convaincue que cette étape jouera un rôle important pour l’intégration. » En outre, le nouveau centre devrait contribuer à « promouvoir le dialogue avec les religions chrétiennes », estime la ministre.

Dans un premier temps, le ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche allouera au centre de Tübingen environ quatre millions d’euros échelonnés sur cinq ans pour financer des chaires de professeur, divers postes salariés ainsi que des bourses pour les jeunes chercheurs. Le premier professeur nommé à l’institut est Omar Hamdan, spécialiste du Coran. Né en 1963, Omar Hamdan a suivi un cursus d’études arabes et d’islamologie à Jérusalem, avant de se consacrer à la théologie comparée à Tübingen. Lire la suite…

Grâce à sa croissance exponentielle : La finance islamique, une opportunité pour le Sénégal de devenir l’exception économique en Afrique

Après avoir longtemps été qualifié ‘d’exception démocratique’ en l’Afrique, le Sénégal pourrait, s’il investissait judicieusement dans la finance islamique, devenir à présent l’exception économique du continent en mutation.C’est l’idée défendue par le Pdg de Millenium Finance Corporation, Kéba Keinde, qui présidait un séminaire sur la finance islamique hier à Dakar.

‘Qu’on le veuille ou non l’Afrique va se développer. La question est : comment être les principaux acteurs et bénéficiaires de ce développement forcé ?’, s’est interrogé, hier, Kéba Keinde à l’ouverture d’un séminaire de trois jours sur la finance islamique. Pour le Pdg de Millenium Finance Corporation (Mfc – Dubaï), il est important, dans ce contexte de mondialisation, que le Sénégal reprenne sa place de leader, et qu’’après avoir été l’exception démocratique, qu’il devienne l’exception économique’, insiste-t-il. Persuadé que la culture de la Téranga, forte malgré la mondialisation, et la valeur des ressources humaines sénégalaises dans tous les domaines sont des avantages pour le pays, il appelle désormais l’Etat et les investisseurs nationaux à capter tout le potentiel de la finance islamique en Afrique de l’Ouest. ‘Ça crée de la valeur pour le Sénégal et beaucoup d’emplois rémunérateurs et de bonne qualité. Nous ne voulons pas rater cette opportunité mais il faut que le gouvernement soit pro actif dans ce domaine’, a-t-il expliqué. Et cette opportunité consiste, selon lui, à profiter de ce domaine en pleine croissance. En effet, ajoute le Pdg de Mfc-Dubaï, la finance islamique représente, selon les dernières statistiques, environ mille milliards de dollars, alors qu’au début des années 2000 elle n’en représentait que 150. Et, poursuit-il, les prévisions pour 2020 tablent sur 4 mille milliards de dollars Us.

C’est donc une ‘croissance très rapide, voire exponentielle’, conclut-il avant d’en développer les caractéristiques qui la différencient de la finance dite ‘conventionnelle’. Tout d’abord, dit Keinde, il s’agit d’un système financier basé sur un partage de profit et non pas sur des intérêts. Ensuite, elle a une composante éthique importante puisqu’elle obéit aux principes de la Charia (loi islamique). Enfin, sa structure de fonds est censée ‘attirer des fonds d’investissements car elle crée des places d’actifs modernes ; ce qui permet d’avoir accès à une manne financière importante des pays arabes mais aussi des pays européens’, explique le président de séance. Qui estime que ces différents intérêts pourraient bénéficier au Sénégal s’il a une attitude pro active pour attirer les investissements. Cela passerait, selon Kéba Keinde, par des réformes. Du cadre réglementaire, dans un premier temps, pour permettre aux banques islamiques de se refinancer sur le marché local. Mais aussi des réformes d’ordre fiscal, dans un second temps, pour éviter de rendre les banques islamiques moins compétitives que celles conventionnelles. Lire la suite…

Halal, un marché à potentiel, une association de consommateurs musulmans.

Prévision de croissance du marché halal et naissance de l'UFCM.

Spécialisé dans le marketing, le cabinet Solis publie une étude dont les résultats sont relayés par LSA, qui montre que le halal poursuit sa progression en GMS (source LSA d’après Horizons Shoppers 2012, enquête réalisée auprès de 1405 individus âgés de 18 à 64 ans dans les populations originaires du Maghreb vivant en France).

Ainsi, la pénétration de ces produits atteint, en charcuterie, 80% des acheteurs de produits halal. Cette pénétration est également importante dans les plats cuisinés (27%)ainsi que dans les bonbons (18%).

On observe par ailleurs que de nouveaux acheteurs sont recrutés par la grande distribution. L’étude du cabinet Solis donne deux raisons à cela :

  • l’accroissement de la diffusion des offres,
  • ainsi que l’augmentation des actions promotionnelles initiées par certains acteurs du marché, notamment autour de la période du Ramadan 2011.

Sur 2011, les marques nationales déclinées halal (comme Fleury Michon ou Herta) ont cédé du terrain aux MDD. L’étude conclut que, étant donné la marge de progrès existante concernant la gestion du merchandising des rayons halal, le potentiel de croissance de ce segment est encore important. Lire la suite…

Le célèbre hamburger Filet-O-Fish de McDonald’s contiendrait-il du porc ?

Par Florent Deligia

Le Filet-O-Fish, célèbre hamburger au poisson de McDonald’s pourrait contenir des traces de porc. L’information révélée par le site Internet de consommateurs musulman al-kanz.org a été relayée massivement sur les réseaux sociaux. Lyon Capitale a mené l’enquête.

Vendredi 20  janvier 2012, le site Internet de consommateurs musulmans Al-kanz.org, célèbre pour avoir à plusieurs reprises dénoncé des faux produits halal, publie une révélation qui fait grand bruit. Le sandwich Filet-O-Fish de McDonald’s, logiquement à base de poisson pourrait contenir des traces de porc dans son pain. Problème : le burger est particulièrement prisé par ceux qui ne mangent pas de cochon par conviction personnelle ou à cause d’allergie. A l’origine de l’affaire, Fateh Kimouche de al-kanz.org nous explique comment il a découvert l’affaire : « Dès octobre 2011, un lecteur m’a contacté pour me parler de cette affaire. J’ai pris le temps de vérifier. Une seconde personne m’a fourni des photographies des étiquettes qui montraient que les pains utilisés pouvaient contenir des traces de porc, ainsi que l’additif E472E qui peut être d’origine animale« . L’ensemble des photographies des étiquettes sont publiées sur le site Al-kanz.org. On peut clairement y lire: « Fabriqué dans un atelier utilisant sésame, porc, mais, lait« .

La photographie de l’emballage publiée par al-kanz.org

porc ()

Le fabricant réagit

Contacté par nos soins, Michel Sailion, représentant du fabricant de petits pains, East Balt, répond aux accusations : « Nous n’avons jamais dit que nos pains étaient halal. Nous avons publié cette information sur nos ateliers de manière volontaire alors qu’aucune loi ne nous y oblige pour le porc. Effectivement, de façon exceptionnelle, nos usines produisent des petits pains parsemés de copeaux de lardon. Cependant, entre chacune de nos fabrications, l’ensemble de la ligne de production est nettoyée. Quant à la majorité de nos pains, ils ne comportent pas de porc, y compris en ce qui concerne l’additif E472E qui est d’origine végétale issu de l’huile de tournesol ».

Un cas qui pourrait faire jurisprudence ou entraîner plus d’opacité

De la même façon, l’entreprise McDonald’s n’a jamais certifié que le Filet-O-Fish était halal. Un constat partagé par Fateh Kimouche : « Heureusement, ils n’ont jamais prétendu que c’était halal. Cependant, ils savent que le Filet-O-Fish est consommé par ceux qui ne mangent pas de porc. Quick a choisi de faire des sandwichs halal car ils avaient repéré une surconsommation des burgers aux poissons. McDonald’s ne pouvait pas ignorer cela« . Ainsi, au-delà même de la question de l’interdit religieux, l’affaire soulève une nouvelle fois la question de la traçabilité alimentaire dans les restaurants. La composition exacte des ingrédients est souvent cantonnée aux cuisines tandis que les sites officiels affichent, au mieux, la liste des allergènes les plus fréquents. Lire la suite…

Toulouse a son association de consommateurs musulmans

Les produits halal sont de plus en plus présents sur les étals./Photo DDM
Les produits halal sont de plus en plus présents sur les étals./Photo DDM

Affaires et polémiques ont jeté le trouble. La certification « viande halal » garantit-elle vraiment le respect du rite musulman ? Les consommateurs n’ont aujourd’hui, hélas, aucune certitude. Une jeune association toulousaine, Nature Halal, prend les devants. Avec l’UFCM (Union Française des Consommateurs Musulmans), elle organise le 21 janvier prochain, à partir de 18 heures, une conférence ouverte à tous à la mosquée du Mirail Basso-Cambo. Comme l’explique le président de l’association, le but n’est pas de dénoncer des établissements, mais de sensibiliser les consommateurs musulmans face à certaines dérives : intérêts financiers, absence de garanties et de contrôle… « C’est un problème qui vient aussi de nous, qui ne faisons rien pour défendre nos droits de consommateurs. Aujourd’hui, un musulman averti et responsable a les moyens de s’informer. Mais ce que nous visons, c’est une sensibilisation collective », confie le président. Lire la suite…

La saga du géant du plat cuisiné

Norbert Glemet est directeur général de Raynal et Roquelaure, une entreprise florissante./Photo DDM
Norbert Glemet est directeur général de Raynal et Roquelaure, une entreprise florissante./Photo DDM

Depuis 1866, Raynal et Roquelaure mise sur l’appertisé, c’est-à-dire le plat cuisiné conditionné sous emballage hermétique. L’entreprise a une activité florissante dans un marché au contexte difficile. La discrète société s’ouvre enfin au public.

Qui n’a jamais mangé un cassoulet des familles Raynal et Roquelaure ? La marque fait partie du patrimoine industriel et publicitaire français, et la firme est née comme un conte de fée au XIXe siècle à Capdenac. Il était une fois Théophile Raynal, gérant du buffet de l’énorme gare de triage, et son cuistot Ernest Roquelaure. Ils eurent l’idée géniale, en 1876, de créer sur place une société de commercialisation de leurs plats stérilisés et sous vide, dans des bocaux ou boîtes de fer blanc, c’est-à-dire « appertisés ». 135 ans plus tard, c’est toujours la même histoire. Une histoire d’hommes et de femmes passionnés qui tiennent une entreprise qui négocie avec bonheur le virage du XXIe siècle.

Il y a 15 ans, le directeur général de l’époque, Maxime Dargegen, analyse qu’il « faut rebâtir Raynal et Roquelaure. » Il confie la mission à un commercial de chez Danone qui deviendra son successeur et qui est aujourd’hui à la tête du groupe : Norbert Glemet. « On a pris notre courage à deux mains, et on a reconstruit », déclare Norbert Glemet.

En 2003, Raynal et Roquelaure rachète à Nestlé l’immense usine de Camaret-sur-Aigues (Vaucluse). Les volumes et les ventes explosent. D’un chiffre d’affaires de 46,3 millions d’euros en 2003, on en est à 138 millions pour 2011, avec, au passage, en 2005, le rachat du label des sauces Buitoni. Et la marque se diversifie dans les sauces et le micro-ondes. Elle rajeunit son image en faisant partir de rien une marque qui cartonne : Zapetti. Lire la suite…

Une association dénonce le flou juridique qui entoure l’appellation « halal »

L'association Nature Halal organise samedi une conférence

L’association Nature Halal organise samedi une conférence à la mosquée du Mirail à partir de 18h. Photo / CTDR

Les marques dites « halal » se multiplient sur le marché agro-alimentaire. Mais les industriels ne respectent pas toujours le principe. C’est pour cette raison que l’association Nature Halal organise samedi une conférence sur le sujet.

L’UFCM (Union Française des Consommateurs Musulmans) et la jeune association Nature Halal organisent samedi à lamosquée du Mirail une conférence sur le respect du halal. « Le but est d’informer, prévenir le consommateur sur les dérives des industriels, la tracabilité des viandes et la distribution en supermarché », explique un militant de Nature Halal interrogé par téléphone. Cette conférence est organisée dans le cadre de réunions d’information et de sensibilisation des consommateurs mises en place dans différentes villes par l’UFCM.

L’association créée en 2011, a pour objectifs d’informer les consommateurs, de dénoncer les faudes détectées, de défendre une consommation plus respecteuse de l’environnement et de l’animal. Selon elle, « l’éthique musulmane est bafouée par des industriels peu scrupuleux ». En cause, la tracabilité qui ne garantit pas forcément le respect des normes pour ce type de viande. N’importe quel industriel peut se déclarer « halal » car il y a un flou juridique sur l’appellation. Les usines de fabrication n’étant pas controlées sur ce sujet, des produits peuvent se retrouver sur les mêmes chaines de fabrication que des produits contenant du porc. Une action en justice vient d’ailleurs d’être lancée par l’association contre des industriels qui vendaient des produits présentant des traces. Autre point, le respect de l’abattage rituel. Il est assez difficile à savoir s’il est bien effectué ou non. Certaines marques d’agroalimentaires disent le faire, comme  »Pierre Martinet » qui travaille en partenariat avec la grande mosquée de Lyon.

Ces problèmes n’existent pas dans le circuit de distribution traditionnel car les boucheries doivent être agrées pour bénéficier de l’appelation. L’association AVS se charge du controle et de la certification.

Angela Koslowski

Conférence : samedi 21 Janvier à la mosquée du Mirail à partir de 18h.

http://www.toulouseinfos.fr

Le texte sur la laïcité irrite le Conseil du culte musulman

L’organisme dénonce une «violation du droit à la vie privée», après l’adoption par le Sénat d’une proposition de loi étendant le principe de laïcité aux crèches et au domicile des assistantes maternelles.

Les mères voilées veulent «être traitées comme les autres». (Photo Philippe Huguen. AFP)

Le Conseil Français du culte musulman (CFCM) a qualifié jeudi de «violation du droit à la vie privée», la proposition de loi sur le principe de laïcité dans les crèches, les centres de loisirs et chez les assistantes maternelles, adoptée mardi par le Sénat.

Ce texte a été présenté par la sénatrice Françoise Laborde (RDSE, à majorité radicaux de gauche), après une tentative interrompue, le 7 décembre, à la suite d’un vif débat, y compris au sein de la gauche. C’est l’article 3 du texte qui a suscité l’essentiel des critiques, certains experts de la laïcité l’ayant même qualifié de «grotesque».

Il prétend appliquer le principe de laïcité aux assistantes maternelles accueillant des enfants à domicile, au prétexte que «les parents peuvent vouloir une nounou qui soit « neutre » sur le plan religieux», selon Mme Laborde.

«Limitation disproportionnée»

Dans un communiqué, Mohammed Moussaoui, président du CFCM, considère que «la limitation préconisée par cette proposition de loi constitue une violation du droit à la vie privée consacré par la Convention européenne des droits de l’homme et apparaît incontestablement comme disproportionnée». Lire la suite…

La loi sur les signes religieux dans les crèches vise l’islam

Lu sur Itinerarium, qui récuse l’idée selon laquelle cette loi toucherait aussi les catholiques :

V« le sénat a voté cette loi régulant le port des signes religieux dans les crèches. … Nul besoin de « se voiler la face » (sans jeux de mots ?) : cette loi vise principalement les dérives de l’islam, et la recrudescence de soucis qu’il pose à notre société, de l’extrémisme islamiste à la burqa, en passant par les soucis posés dans les crèches (récemment l’affaire de la crèche Babilou) et la recrudescence de foulards islamistes dans les rues françaises, rendant certains quartiers réellement et visiblement communautaires – il y a des endroits où l’on ne voit quasiement aucune femme non voilée, ceci est un fait. Je vous encourage à venir prospecter en banlieue par vous-mêmes (évidemment, pas à Neuilly…). … »

Le texte de loi, qui doit désormais passer à l’Assemblée nationale, est ici. Il concerne uniquement les établissements qui bénéficient d’une aide financière publique. Les structures privées ne bénéficiant pas de financement public demeurent libres de leur règlement intérieur.

http://www.chretiente.info/