Logistique. Marseille peut-elle devenir le hub du marché halal ?
Après les produits halal et les magasins halal, voici la logistique halal. Une nouvelle micro-niche de marché à laquelle le port de Marseille fait les yeux doux, en collaboration étroite avec la Malaisie. Aujourd’hui, un lobbying intensif est à l’oeuvre pour convaincre les logisticiens locaux de se lancer dans l’aventure.
Une enquête de Didier Gazanhes et Alexandre Léoty
Le challenge est de taille : positionner la Cité phocéenne comme le hub de référence de la logistique halal. (Photo D.Gz.)
Aucun sous-entendu religieux n’est à lire en filigrane dans cette initiative. Juste du business. L’idée avait été officiellement lancée fin 2010, avec la signature d’un accord entre le Grand port maritime de Marseille (GPMM) et son homologue malaisien Port Klang. L’objet de cet accord: lancer un réseau mondial de plateformes de distribution de produits halal, baptisé « Halal Hub to Hub Network ». À l’époque, le directeur du développement du port marseillais, Dirk Becquart, vantait les mérites de cette initiative qui permettrait concrètement de positionner la Cité phocéenne comme le hub de référence de la logistique halal. «Il existe un besoin énorme de développement sur cette filière en Europe, expliquait-il. Cela nécessite la mise en place d’un mode d’organisation spécifique, qui n’existe pas aujourd’hui. À ce jour, le flux existant n’est pas traité de manière halal tout au long de la chaîne. L’idée est de mettre en place un système logistique comparable à celui qui existe pour les produits casher». En clair: faire en sorte que les produits halal le restent bien tout au long de la chaîne logistique, ce qui n’est pas forcément le cas actuellement. Car si la production est certifiée, la logistique, elle, ne l’est pas encore. Pour le GPMM, l’enjeu est de taille. Car prendre une place de leader dans la logistique halal, secteur en plein boom, pourrait lui permettre de servir plus de 220millions de consommateurs en Europe et en Méditerranée. Lire la suite…



Qu’on ne voie surtout nulle provocation dans l’expression « fantomatique » accolée à l’Oni qui relèverait du CFCM (Conseil français du culte musulman). Abdallah Zekri n’est pas président d’une commission du CFCM, c’est un simple « chargé de mission » et sur le site du Conseil, sa page était encore ce jour « en construction ». Je « m’en » félicite et le déplore à la fois : je souhaiterai ardemment que cet observatoire n’ait pas lieu d’être, tant les faits dénoncés seraient marginaux ; je trouve néfaste qu’on ne puisse se faire une idée plus précise de ce qu’Abdallah Zekri dénonce à très juste titre.


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