Le populisme, un défi à l’Union européenne
Pour Magali Balent*, la montée du populisme d’extrême droite est le symptôme d’une Union européenne encore trop floue, en mal d’identité et incapable d’en parler.
Quand on parle de partis populistes en Europe, parle-t-on forcément, comme avec le Front national, de xénophobie, d’islamophobie, de rejet des élites ?
« Dans les partis populistes de droite, on retrouve toujours cette ligne directrice, d’ailleurs contenue dans le terme de « national populisme ». Ça renvoie à la fois à la dimension démagogique du discours, qui consiste à flatter les instincts populaires, donc à dénoncer les élites, mauvaises, corrompues, qui travaillent contre l’intérêt du « bon peuple », sain et animé de bonnes intentions, ainsi qu’à cette dimension nationale qui voit la nation comme un espace fermé, à protéger contre les « dangers » extérieurs (immigration, islam…). C’est de là que vient aussi ce discours anti-européen, antimondialisation, contre les institutions… »
Quelle stratégie sous-tend leur progression ?
« Ils ont coupé les amarres avec les discours anciens, fondés sur l’antisémitisme et le racisme, aujourd’hui contre productifs, et s’ancrent dans l’actualité sur des problématiques actuelles : mondialisation, islam et de l’islamisme, fragilisation des nations et de l’identité nationale… »
Pour expliquer leur succès, on évoque souvent la situation économique difficile… Lire la suite…




















Réactions