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Archives pour 07/2012

À Tombouctou, le « choc frontal » entre deux branches de l’islam

Explication sur les motivations des islamistes qui en viennent à détruire des lieux saints musulmans à Tombouctou

Image extraite d'une vidéo montrant les islamistes détruisant un sanctuaire à Tombouctou, dimanch...

AFP PHOTO

Image extraite d’une vidéo montrant les islamistes détruisant un sanctuaire à Tombouctou, dimanche 1er juillet.

Après avoir démoli pendant le week-end des 30 juin et 1er juillet sept des seize mausolées de saints musulmans de la ville, les islamistes du groupe armé Ansar Eddine (Défenseurs de l’islam) qui contrôlent Tombouctou (nord du Mali) depuis trois mois ont poursuivi lundi 2 juillet la destruction de biens religieux en brisant la porte sacrée d’une mosquée du XVe siècle.

La porte en bois située côté sud de la mosquée de Sidi Yahia est fermée depuis des décennies car, selon des croyances locales, son ouverture éventuelle porterait malheur. Un membre de la famille d’un imam, interrogé par l’AFP, a dit qu’ils avaient agi ainsi car « certains disaient que le jour où on ouvrirait cette porte, ce serait la fin du monde et ils ont voulu montrer que ce n’est pas la fin du monde ».

« Il s’agit là de la rencontre frontale entre deux branches de l’islam complètement opposées », explique le P. Étienne Renaud, père blanc, ancien directeur de l’Institut pontifical d’études Arabes et d’islamologie (Pisai) à Rome. D’un côté, ces mausolées de saints sont le fruit de la religiosité populaire, du besoin des fidèles musulmans “de sentir, de toucher”. Des zaouïa , petits édifices religieux, sont construits sur les tombes de ces saints et que les fidèles fréquentent quotidiennement. Le cheikh de la zaouïa , souvent un descendant du saint lui-même, est consulté, sollicité pour une intercession…

LA LIGNE LA PLUS DURE DE L’ISLAM

« C’est l’islam populaire, qui véhicule certes quelques superstitions, mais très attachant », souligne le P. Renaud, qui a observé ces mausolées au Soudan, au Yémen mais aussi en Algérie. Un islam parfois lié au soufisme (branche spirituelle de l’islam) « mais qui le déborde ». Cet islam a notamment été décrit par l’islamologue Émile Dermenghem dans son ouvrage de 1954 (deux fois réédité) : Le culte des saints dans l’islam maghrébin .

« Face à lui, les islamistes d’Ansar Eddine se réfèrent à la ligne la plus dure de l’islam : celle du hanbalisme, la plus stricte de ses quatre écoles juridiques, qui ne reconnaît que le Coran et la tradition (la Sunna ) comme source de la loi (charia)  », poursuit le P. Renaud. Cette doctrine a été reprise au XVIIIe siècle sous l’impulsion de Mohammed ibn Abdelwahhab, prédicateur musulman qui prônait un retour à l’islam originel, initiateur du « wahhabisme ».

Les tenants de cet islam dur rejettent comme « innovation blâmable »(bidaa)  le culte des saints, qui porte atteinte – à leurs yeux – à la pureté du culte de Dieu. « Ils ont d’ailleurs appliqué cette doctrine de manière systématique dans toute la péninsule arabique, détruisant tout ce qui relevait de la religiosité populaire. Certains étaient même partisans de détruire le tombeau du prophète Mohammed à Médine », rappelle Étienne Renaud.

DES RAISONS POLITIQUES ET DIPLOMATIQUES

De fait, depuis l’alliance contractée entre Mohammed ibn Abdelwahhab et le prince Mohammed ibn Saoud, « l’Arabie saoudite est devenue la caisse de résonance de cette branche qui a donné naissance à la fois aux Frères musulmans, aux salafistes », note le P. Renaud. La manne pétrolière aidant, cet islam rigoriste se diffuse partout dans le monde et notamment dans plusieurs pays d’Afrique noire.

À ces motivations religieuses s’ajoutent sans doute d’autres raisons politiques et diplomatiques. En effet, le groupe Ansar Eddine avait indiqué agir en représailles à la décision de l’Unesco, le 28 juin, d’inscrire Tombouctou sur la liste du patrimoine mondial en péril.

ANNE-BENEDICTE HOFFNER

http://www.la-croix.com/

Manuel Valls veut un islam de France laïc et indépendant de la tutelle étrangère

Manuel Valls à la sortie du conseil des ministres, le 23 mai 2012.

Manuel Valls à la sortie du conseil des ministres, le 23 mai 2012. V. WARTNER / 20 MINUTES

RELIGION – C’était le premier discours du ministre de l’Intérieur sur la deuxième religion de France…

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a exposé ce vendredi, jour de grande prière hebdomadaire pour les musulmans, sa vision de l’islam «élément constitutif à part entière de la France d’aujourd’hui», mais indépendant de la tutelle étrangère et respectueux de la laïcité.

Dans son premier discours sur la deuxième religion de France, au coeur de la dernière campagne présidentielle, le ministre s’est clairement démarqué deNicolas Sarkozy et a tancé le Conseil français du culte musulman (CFCM), miné par des crises à répétition, près de dix ans après sa création en 2003.

«Trop souvent, l’islam a été instrumentalisé»

S’exprimant deux semaines avant le début du ramadan, pour l’inauguration de la Grande mosquée de Cergy (Val-d’Oise), Manuel Valls entend «changer avec ce que nous avons connu ces dix dernières années» marquées par le passage deNicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur puis à l’Elysée.

«Trop souvent, l’islam a été instrumentalisé, trop souvent son nom a été prononcé pour véhiculer une suspicion, de la défiance, du mépris», a dénoncé le ministre, dans une allusion claire à l’ancien chef de l’Etat, en plaidant pour un islam indépendant de toute tutelle étrangère.

«Le culte musulman est par essence difficile à organiser»

Les crises vécues par le CFCM s’expliquent en grande partie par les liens entre ses composantes et les pays étrangers, notamment les deux grand rivaux algérien et marocain, dont les communautés forment la plus grosse partie des musulmans de France.

Des rapports de force sous-estimés par Nicolas Sarkozy, juge-t-on dans l’entourage de Manuel Valls, même si l’on concède que «le culte musulman est par essence difficile à organiser». «Les divisions, les égoïsmes, la concurrence ne peuvent pas différer plus longtemps le dialogue indispensable qui doit s’ouvrir sur les sujets cultuels», a tancé vendredi le ministre.

Un projet de réforme proposé début 2012

«Un cadre existe; il est sans doute imparfait. Il mérite peut-être d’évoluer. Il doit être dédié uniquement aux questions liées au culte. Je ne veux pas que soient confondus les questions d’immigration, d’intégration, et les questions liées aux cultes», a balisé Manuel Valls qui entend associer les intellectuels et la jeunesse à ce dialogue.

Le président du CFCM, Mohamed Moussaoui, a rappelé qu’un projet de réforme a été proposé début 2012: «Il convient de l’affiner et de le faire évoluer pour que l’instance représentative du culte musulman puisse rassembler d’avantage». Alors que le débat public a été parfois empoisonné par des polémiques sur les prières dans les rues, le port du voile ou l’abattage rituel, le ministre a insisté sur la place de la laïcité qui «a garanti l’unité de la France».

«L’Islam est un élément constitutif de ce qu’est la France d’aujourd’hui»

«La laïcité n’est pas l’expression d’une ignorance, d’une indifférence, pire d’une hostilité vis-à-vis de la religion. Elle dit simplement que la religion n’a pas d’emprise sur la société, qu’elle n’a pas d’emprise sur l’Etat qui doit rester neutre», a-t-il expliqué. Le ministre a rappelé le devoir de neutralité des agents publics et le principe d’égalité entre les hommes et les femmes contestés parfois par des croyants extrémistes.

Pour autant, le ministre a dit «condamner tous les clichés, toutes les petites phrases, que l’on entend, ou que l’on tolère, et qui visent les musulmans, des clichés alimentés, d’ailleurs, par certains responsables politiques, irrespectueux, irresponsables ou ignorants de ce qu’est l’Islam de France». «L’Islam, dans sa dimension universelle, est un élément constitutif, à part entière, de ce qu’est la France d’aujourd’hui».

http://www.20minutes.fr/

Valls veut un islam de France indépendant de la tutelle étrangère et laïc

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a invité vendredi les musulmans à construire un islam de France indépendant de toute tutelle étrangère, appelant à la fin des

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a invité vendredi les musulmans à construire un islam de France indépendant de toute tutelle étrangère, appelant à la fin des « divisions » et à la mise en place d’un « dialogue serein » entre responsables du culte musulman et pouvoirs publics. |Bertrand Langlois

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a exposé vendredi, jour de grande prière hebdomadaire pour les musulmans, sa vision de l’islam « élément constitutif à part entière de la France d’aujourd’hui », mais indépendant de la tutelle étrangère et respectueux de la laïcité.
Dans son premier discours sur la deuxième religion de France, au coeur de la dernière campagne présidentielle, le ministre s’est clairement démarqué de Nicolas Sarkozy et a tancé le Conseil français du culte musulman (CFCM), miné par des crises à répétition, près de dix ans après sa création en 2003.

S’exprimant deux semaines avant le début du ramadan, pour l’inauguration de la Grande mosquée de Cergy (Val-d’Oise), M. Valls entend « changer avec ce que nous avons connu ces dix dernières années » marquées par le passage de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur puis à l’Elysée.
« Trop souvent, l’islam a été instrumentalisé, trop souvent son nom a été prononcé pour véhiculer une suspicion, de la défiance, du mépris », a dénoncé le ministre, dans une allusion claire à l’ancien chef de l’Etat, en plaidant pour un islam indépendant de toute tutelle étrangère.
Les crises vécues par le CFCM s’expliquent en grande partie par les liens entre ses composantes et les pays étrangers, notamment les deux grand rivaux algérien et marocain, dont les communautés forment la plus grosse partie des musulmans de France.
Des rapports de force sous-estimés par Nicolas Sarkozy, juge-t-on dans l’entourage de M. Valls, même si l’on concède que « le culte musulman est par essence difficile à organiser ».
Polémiques
« Les divisions, les égoïsmes, la concurrence ne peuvent pas différer plus longtemps le dialogue indispensable qui doit s’ouvrir sur les sujets cultuels », a tancé vendredi le ministre.
« Un cadre existe; il est sans doute imparfait. Il mérite peut-être d’évoluer. Il doit être dédié uniquement aux questions liées au culte. Je ne veux pas que soient confondus les questions d’immigration, d’intégration, et les questions liées aux cultes », a balisé M. Valls qui entend associer les intellectuels et la jeunesse à ce dialogue.
Le président du CFCM, Mohamed Moussaoui, a rappelé qu’un projet de réforme a été proposé début 2012: « Il convient de l’affiner et de le faire évoluer pour que l’instance représentative du culte musulman puisse rassembler d’avantage ».
Alors que le débat public a été parfois empoisonné par des polémiques sur les prières dans les rues, le port du voile ou l’abattage rituel, le ministre a insisté sur la place de la laïcité qui « a garanti l’unité de la France ».
« La laïcité n’est pas l’expression d’une ignorance, d’une indifférence, pire d’une hostilité vis-à-vis de la religion. Elle dit simplement que la religion n’a pas d’emprise sur la société, qu’elle n’a pas d’emprise sur l’Etat qui doit rester neutre », a-t-il expliqué.
Le ministre a rappelé le devoir de neutralité des agents publics et le principe d’égalité entre les hommes et les femmes contestés parfois par des croyants extrémistes.
Pour autant, le ministre a dit « condamner tous les clichés, toutes les petites phrases, que l’on entend, ou que l’on tolère, et qui visent les musulmans, des clichés alimentés, d’ailleurs, par certains responsables politiques, irrespectueux, irresponsables ou ignorants de ce qu’est l’Islam de France ». « L’Islam, dans sa dimension universelle, est un élément constitutif, à part entière, de ce qu’est la France d’aujourd’hui ».

http://www.leparisien.fr/

Un entrepreneur lorrain lance une fédération de consommateurs de halal

Un entrepreneur lorrain va lancer mi-juillet une fédération française regroupant les consommateurs de halal dans l’optique d’assurer une meilleure certification des produits et une harmonisation de leur traçabilité au niveau national.

« Aujourd’hui, entre 17 et 20% seulement des produits halal disponibles à la consommation le sont véritablement. Il y a beaucoup de gens qui certifient n’importe quoi, ce qui contribue à donner une mauvaise image de cette filière en France », a expliqué à l’AFP Saber Bouzaza, promoteur du projet.

Ce chef d’entreprise, qui a ouvert en 2010 un supermarché halal à proximité de Metz, entend lancer officiellement autour au 20 juillet une « fédération française du halal » dont la mission sera de protéger les consommateurs, d’agréer des certificateurs et d’harmoniser les pratiques au sein du marché français.

« Dans mon supermarché, près d’un client sur deux n’est pas musulman. Il ne s’agit donc pas de créer une fédération musulmane, mais une fédération regroupant tous les consommateurs de halal. Je me suis rendu compte qu’il n’en existait aucune », ajoute Saber Bouzaza.

« Je travaille avec une équipe de dix bénévoles, j’ai contacté des industriels, des imams et des vendeurs de produits halal afin d’établir un cahier des charges permettant de délivrer une certification transparente et reconnue. Je suis également en contact avec des acteurs du halal au Benelux, l’objectif c’est d’avoir tout le monde », poursuit-il.

Loin de se limiter aux viandes, le marché du halal, estimé en France à quelque 6 milliards d’euros, concerne également des produits cosmétiques, pharmaceutiques, alimentaires ainsi que des assurances (des contrats investis dans des sociétés reconnues comme licites et ne comportant aucune obligation classique, la loi islamique interdisant la rémunération par les taux d’intérêt).

Face à la demande grandissante, les enseignes ont multiplié leur offre allant jusqu’aux bonbons, eaux minérales, plats cuisinés ou au coca, et la chaîne de restauration rapide Quick a augmenté le nombre de ses établissements entièrement halal. Ils espèrent attirer une clientèle plus jeune et plus nombreuse que par le passé, avec quelque 5 millions de musulmans en France.

http://www.notretemps.com/

Mettez du Halal dans votre business model

L’organisme public de soutien des entreprises françaises à l’international, Ubifrance, a organisé un atelier dédié au Hallal. Un marché potentiel de 1 milliard et demi de personne.

 

halal export entrepreneur

La salle est pleine à craquer aujourd’hui chez Ubifrance. Il faut dire, le Halal intéresse beaucoup d’entreprises et d’entrepreneurs. Un marché qui représente, tout de même, « 1,6 milliard de consommateurs potentiels dans le monde et ce dans tous les domaines des biens de consommation » précise François Matraire, directeur pays en Malaisie d’Ubifrance.

Alors que doivent savoir les entrepreneurs ? Évacuez tous les fantasmes colportés pendant la campagne présidentielle. Halal signifie tout simplement « licite » arabe. Autrement dit, les produits Halal sont produits en accord avec les textes sacrés musulmans. Autant dire, indispensable à l’export dans les pays musulmans. Mieux, la certification Halal devient même obligatoire dès qu’il est question de viandes.

Coût entre 2100 et 5000 euros

Mais pour y avoir accès, le chemin vers la certification est semé d’embuches. Déjà, les normes diffèrent d’une région à l’autre. Lesquelles choisir alors ? En la matière, la Malaisie semble avoir pris une longueur d’avance sur le sujet. Mieux, il a même « engagé des démarches pour que les pays musulmans structurent leur démarche à l’international » explique François Matraire. Résultat, les normes Malaisiennes font loi dans tous les pays qui appartiennent à l’ASEAN.

Concrètement, il en coûtera 2100 dollars pour se faire certifier par le Jakim, organisme de référence de certification Halal. Pour Chantal Japhet, fondatrice et dirigeante de CFBC Paris, société productrice de cosmétique, le budget est même plus conséquent. En tout, cela a représenté « un budget de 5000 euros par an, pour obtenir la certification halal de la mosquée de Paris » explique-t-elle. Pas d’alcool, pas de graisses animales qui viennent de porcs : tout ça impacte le processus de production.

« Même les couches sont Halal »

Eh oui, le Halal ne concernent pas uniquement les viandes. En fait, il est recommandé de faire certifier Halal tous vos produits. « Même les couches sont Halal » expliquait une participante de l’atelier Ubifrance. On s’éloigne des textes sacrés… Aujourd’hui, en dehors des produits carnés, le Halal est plus devenu un outil marketing, destiné à rassurer les consommateurs.

En France, le Halal démarre à peine mais il représente déjà 5,5 milliards d’euros. Les produits alimentaires représentent trois quarts du marché. Bon à savoir pour les entrepreneurs en mal d’idées.

Tancrède Blondé

http://www.widoobiz.com/

Le halal, un marché mondial en plein essor de 448 milliards d’euros

Par Eric de La Chesnais
Halal-Logo-Elargi-2.jpgLe halal qui signifie en arabe « permis » ou « licite » suivant les rites du culte islamique représente un marché mondial potentiel de 448 milliards d’euros pour les entreprises françaises, notamment celles qui exportent.

Au delà du fait religieux, « le halal est un marché de 1,6 milliard de consommateurs possbile dans le monde et tous les domaines des biens de consommation, indique François Matraire, directeur du bureau de la Malaisie d’Ubifrance. L’organisme public d’aide à l’exportation des entreprises de l’Hexagone organisait ce mercredi 27 juin 2012 à Paris une conférence réunissant une quarantaine de participants dont des représentants de sociétés internationales comme L’Oréal, Lessieur et Bongrain ou de plus petites entreprises comme CBFC Paris dans les cosmétiques .

Objectif de cette réunion? Apprendre aux manageurs à se positionner, à l’exportation, sur ce segment. « Le marché du halal présente un potentiel de 448 milliards d’euros, en croissance de 10 % par an », ajoute François Matraire. La Malaisie, véritable plate-forme d’échanges vers l’Asie et une partie du Moyen-Orient, organise depuis quatre printemps un salon international spécialisé dans les produits halal (MIHAS). « Les débouchés sont nombreux non seulement pour les produits carnés où la certification halal est obligatoire mais aussi dans la cosmétique, les médicaments ainsi que les compléments alimentaires et les plats préparés où la certification est recommandée» , ajoute Lamiae el-Akel, conseillerexport en charge des cosmétiques et des médicaments chez Ubifrance en Malaisie.

Mais pour avoir accès à cette caverne d’Ali Baba, les démarches et les procédures sont nombreuses et coûteuses. Aussi mieux vaut-il être bien préparé avant de s’attaquer à ces marchés. Chantal Japhet, fondatrice de CBFC Paris qui a mis au point la gamme de produits de beauté Jamal (beauté en arabe) en 2007, l’a expérimenté. « Cela représente un budget de 5 000 euros par an, pour obtenir la certification halal de la mosquée de Paris, explique-t-elle. Les produits de beauté ne doivent ni contenir d’alcool, ni de graisses animales d’origine porcine. Ils sont tous élaborés à partir d’extraits végétaux. » Autre spécificité : les lignes de fabrication qui ont mis au point des produits non halal doivent être entièrement nettoyées avant d’entamer la production.

Avec cette accréditation, CFBC Paris dispose du sésame pour entrer sur le marché de l’Arabie saoudite et des pays limitrophes. En revanche, pour la Malaisie, seule la mosquée de Lyon est compétente. « Il n’existe pas de normes internationales halal, il s’agit de marchés locaux, chaque pays a ses normes de certification », précise Mohamed el-Ouahdoudi, spécialiste du marché marocain.

D’autres entreprises comme Celvia - la branche spécialisée dans la dinde et le canard du groupe LDC, leader sur le marché français de la volaille – n’ont pas franchi le pas. « Nous regardons l’opportunité d’exporter du foie gras en Malaisie » , expliquePatrice Le Normand, directeur export.

Reste que pour les produits carnés sous le rite halal une polémique est née sur la nécessité ou non d’étourdir les bêtes avant de les égorger. Ce que fait tout agriculteur avant de saigner une chèvre ou un cochon dans sa ferme pour sa consommation personnelle.

Crédit photo : novopress.info

http://blog.lefigaro.fr/

Une «fédération française du halal» bientôt créée

( © AFP Miguel Medina)
Par DOMINIQUE ALBERTINI

Même s’il a récemment attiré les projecteurs, le secteur du halal reste une jungle pour les consommateurs. Selon Saber Bezaza, entrepreneur lorrain qui gère notamment un supermarché de bio halal, seuls 20% des produits affichant le label serait réellement conformes aux normes alimentaires musulmanes. Il a donc décidé de créer une «Fédération française du halal», pour remplacer les mosquées dans leur rôle de certification et instaurer un label unique et fiable.

Pourquoi souhaitez-vous lancer une «fédération du halal» ?

Après avoir ouvert, en 2010, un supermarché bio halal, je me suis rendu compte du nombre croissant de problèmes dans la traçabilité : seuls 20% des produits certifiés halal le sont réellement. Ayant cherché à me rapprocher d’une fédération du halal à ce sujet, je me suis rendu compte… qu’elle n’existait pas. Du coup, on se lance pour faire bouger les lignes.

Où se situent les défaillances ?

Il existe aujourd’hui une cinquantaine de certificateurs de halal, eux-mêmes certifiés par trois grands mosquées : Paris, Evry et Lyon. Mais, dans les faits, c’est le fabriquant qui s’attribue le label halal. Quand le certificateur ne passe que trois fois par ans, le reste du temps, qui contrôle ? Même moi, qui suis du métier, je suis perdu et ne sais plus à qui me fier.

A quels genres de fraudes les consommateurs sont-ils confrontés ?

Certaines sont liées à des négligences : par exemple des machines mal nettoyées, où il reste des résidus de porcs. D’autre sont commises en connaissance de cause : si les stocks de viande halal sont épuisés, on utilise le reste en mentant au consommateur. Les faux certificats sont légion. Récemment, on a découvert un producteur espagnol dont les bonbons «halal» contenaient de la gélatine de porc. Ces dérives seraient inconcevables avec le casher juif, qui dispose d’un label unique sur lequel tout le monde se cale. Je m’inspire aussi beaucoup du bio pour le côté clarté et transparence.

Quelles seront les missions de cette fédération ?

Elle visera à remplacer les mosquées pour la certification du halal, car ce n’est pas leur travail. Nous voulons regrouper les producteurs, les consommateurs, les certificateurs, créer une charte signée par nos membres, et lancer un label unique. Nous serons aussi une interface médiatique pour répondre aux questions sur le halal. De nombreux clients et producteurs ont déjà fait connaîte leur intérêt. De plus, le halal ne s’arrête pas aux produits alimentaires : il y a aussi le cosmétique, le stockage, demain peut-être la finance islamique…

Votre projet peut-il intéresser des non-musulmans ?

Dans mon supermarché, la moitié des clients ne sont pas musulmans. Certains trouvent que la viande halal, vidée de son sang, est meilleure. D’autres sont d’anciens alcooliques, qui savent que, dans la plupart des produits courants, il y a des traces d’alcool – mais pas dans le halal. Il y a aussi des gens allergiques à la gélatine de porc, ou qui veulent l’éviter car ils font un régime.

Quand votre fédération sera-t-elle lancée ?

Les statuts ont été déposés il y a trois semaines, et nous visons un lancement le 20 juillet, pour le démarrage du Ramadan.

La polémique sur le halal, pendant la campagne présidentielle, a-t-elle eu un rôle dans votre décision ?

Elle a été décisive, car, à l’époque, les politiques qui attaquaient le halal n’avaient aucun interlocuteur prêt à leur répondre. Les mosquées n’ont pas pris la parole, car elles sont pieds et poings liés face à l’Etat. Il faut tout clarifier, et rassurer les gens qui s’interrogent devant le mot halal.

http://www.liberation.fr

Cologne : la circoncision interdite, colère des juifs et des musulmans

Le tribunal de grande instance de Cologne (ouest de l'Allemagne) a interdit la circoncision.

Le tribunal de grande instance de Cologne (ouest de l’Allemagne) a interdit la circoncision. |AFP/FAYEZ NURELDINE

Le jugement devrait faire jurisprudence.. Le tribunal de grande instance de Cologne (Allemagne) a estimé que la circoncision d’un enfant pour des motifs religieux était une blessure corporelle passible d’une condamnation. Mardi, la communauté juive a dénoncé une atteinte à la liberté religieuse. Le Conseil central des juifs d’Allemagne estime qu’il s’agit d’«une intervention gravissime et sans précédent dans les prérogatives des communautés religieuses».

Sonprésident, Dieter Graumann, a exigé que les députés allemands légifèrent sur la question pour éviter des atteintes à la liberté religieuse.

La communauté musulmane, qui compte plus de 4 millions de membres, est également montée au créneau. Le Conseil de coordination des musulmans en Allemagne (KRM) voit dans ce jugement une «grave atteinte» à la liberté religieuse. Ali Kizilkaya, porte-parole du KRM, a déploré le fait que l’Allemagne «criminalisait» des coutumes millénaires.

La cour saisie après qu’un médecin a été mis en cause

A l’origine, la justice allemande avait été saisie du cas d’un médecin généraliste de Cologne qui avait circoncis un petit garçon de 4 ans à la demande de ses parents musulmans. Quelques jours après l’intervention, l’enfant avait dû être admis aux urgences pour des saignements. Le parquet de la ville avait alors engagé des poursuites contre le médecin. Ce dernier avait été relaxé en première instance puis en appel, le tribunal arguant du fait qu’à l’époque des faits il n’était pas en mesure de déterminer s’il agissait illégalement.

«L’erreur (du médecin) était inévitable», la littérature juridique livrant jusqu’à présent des réponses différentes, selon le jugement du tribunal de Cologne. Selon des estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 30% des garçons de 15 ans et plus sont circoncis. Aux Etats-Unis, par exemple, une majorité de garçons subissent cette intervention, au nom de l’hygiène autant que du conformisme social.

Ce que dit le jugement 

Le tribunal a jugé que «le corps d’un enfant était modifié durablement et de manière irréparable par la circoncision» et que «cette modification est contraire à l’intérêt de l’enfant qui doit décider plus tard par lui même de son appartenance religieuse». Cette décision n’interdit toutefois pas l’acte à des fins médicales. Les droits des parents en matière d’éducation et de liberté religieuse ne sont pas bafoués s’ils attendent que l’enfant soit en mesure de décider d’une circoncision comme «signe visible d’appartenance à l’islam», poursuit le tribunal.

Cette décision judiciaire est «extrêmement importante pour les médecins car ils ont pour la première fois une base légale sur laquelle s’appuyer», a assuré un expert en droit, Holm Putzke, dans le Financial Times Deutschland (FTD).  «Aucun médecin ne pourra plus à l’avenir prétendre avoir cru qu’il devait circoncire un enfant pas encore en âge de décider pour des raisons religieuses», selon ce professeur de l’Université de Passau (sud) qui voit dans ce jugement une « césure ». «A la différence de nombreux responsables politiques, le tribunal ne s’est pas laissé dissuader par la crainte d’être critiqué comme étant antisémite ou antireligieux», a ajouté cet expert.

La communauté chrétienne  sceptique elle aussi

L’évèque catholique d’Aix-la-Chapelle Heinrich Mussinghoff a qualifié ce jugement de «très surprenant». «La mise en contradiction des droits élémentaires en matière de liberté de religion et le bien-être de l’enfant, évoquée par les juges, ne convainc pas dans ce cas précis», a déclaré M. Mussinghoff.

Le président de l’Eglise protestante en Allemagne (EKD) qui représente une vingtaine d’églises réformées, Hans Ulrich Anke, va jusqu’à réclamer une rectification du jugement qui selon lui, ne prend «pas suffisamment» en compte la signification religieuse de la circoncision et dépossède les parents de leur droits, «précisément en matière d’affaires religieuses».

http://www.leparisien.fr/

La communauté internationale salue l’élection de Morsi à la présidence égyptienne

La communauté internationale a salué dimanche le bon déroulement du processus électoral en Egypte, et a félicité Mohamed Morsi pour sa victoire à la présidentielle.

M. Morsi, candidat des Frères musulmans, a remporté 51,73% des votes lors du second tour de l’élection présidentielle égyptienne, battant son rival Ahmed Chafiq, qui a obtenu 48,27% des voix.

Dans son premier discours télévisé adressé à la nation après avoir été officiellement déclaré vainqueur de l’élection présidentielle, M. Morsi a déclaré dimanche soir qu’il continuerait à respecter tous les accords internationaux signés par l’Egypte, et s’efforcerait de nouer des relations équilibrées avec toutes les forces en présence sur la scène internationale.

Les élections présidentielles historiques ont eu lieu les 23 et 24 mai en Egypte, après le renversement du régime de l’ancien président Hosni Moubarak l’année dernière. MM. Morsi et Chafiq, les deux grands vainqueurs du premier tour, se sont ensuite affrontés au cours du second tour, qui a débuté le 16 juin.

Dimanche, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a fait l’éloge du peuple égyptien pour l’atmosphère pacifique dans laquelle l’élection présidentielle s’était déroulée, et a félicité M. Morsi pour sa victoire.

M. Ban s’est déclaré convaincu que M. Morsi n’épargnerait aucun effort pour « satisfaire les aspirations du peuple égyptien à la démocratie, aux droits de l’Homme, et à une Egypte plus prospère et plus stable pour tous ses citoyens ».

« La remise imminente du pouvoir au président élu marque la fin d’une phase essentielle de l’actuelle transition de l’Egypte vers plus de démocratie », a ajouté M. Ban.

Pour sa part, la chef de la politique étrangère de l’Union européenne (UE) Catherine Ashton a également salué dimanche le déroulement pacifique de l’élection présidentielle en Egypte, et a décrit cette élection comme « une étape importante dans la transition démocratique de l’Egypte, et un moment historique pour le pays et pour la région ».

Mme Ashton s’est également déclarée impatiente de coopérer avec le président Morsi et avec son leadership, et a encouragé le président élu à tendre la main à tous les autres mouvements politiques et sociaux.

Le président américain Barack Obama a adressé dimanche ses félicitations à M. Morsi, et a souligné que les Etats-Unis « continueraient à soutenir la transition de l’Egypte vers la démocratie, et à se tenir aux côtés des Egyptiens à mesure qu’ils accomplissent leur révolution ».

Le président Obama a également insisté sur son intérêt à travailler avec le président élu sur une base de respect mutuel, et a affirmé sa détermination à faire progresser le partenariat entre les Etats-Unis et l’Egypte.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu’il respectait le processus démocratique égyptien et les résultats de l’élection présidentielle.

Il a noté qu’Israël aspirait à poursuivre sa coopération avec le gouvernement égyptien, sur la base de l’accord de paix signé entre les deux pays, qui est au service des intérêts communs des deux peuples et contribue à la stabilité régionale.

Le ministère iranien des Affaires étrangères s’est dit convaincu que le président élu égyptien allait « jouer un rôle déterminant dans la croissance du pays, et inaugurer une ère de transformations » dans l’histoire de l’Egypte.

L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a salué dimanche la victoire de M. Morsi et a approuvé « le choix démocratique du peuple égyptien », ajoutant que la victoire des Frères musulmans ne changerait pas la position de l’Egypte par rapport à la cause palestinienne.

Le mouvement islamique Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a déclaré dimanche que l’élection de M. Morsi allait apporter une nouvelle impulsion à la résistance armée contre l’occupation israélienne.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a adressé dimanche un message de félicitations à M. Morsi, et a exprimé la détermination de son pays à renforcer ses relations avec l’Egypte et à élargir la coopération bilatérale dans tous les domaines.

http://french.cri.cn/

COMMUNIQUE  de Presse

 

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Jugement anti-circoncision en Allemagne : colère des musulmans

Une importante association allemande de musulmans a vivement critiqué mercredi la condamnation de la circoncision pour motifs religieux par un tribunal de Cologne, y voyant une « grave atteinte » à la liberté religieuse. « Le jugement de Cologne est une grave atteinte à la liberté religieuse », a réagi le Conseil de coordination des musulmans en Allemagne (KRM) dans un communiqué.

« Le jugement ne prend pas du tout en considération la pratique religieuse menée depuis des millénaires au niveau mondial concernant la circoncision des jeunes musulmans et juifs », a déploré Ali Kizilkaya, porte-parole du KRM, l’une des organisations représentatives de la communauté musulmane qui compte quatre millions de membres en Allemagne. L’organisation musulmane estime que l’Allemagne « criminalise » des coutumes islamiques et juives millénaires. La communauté chrétienne s’est elle aussi montrée sceptique.

L’Église catholique sceptique

L’évèque catholique d’Aix-la-Chapelle Heinrich Mussinghoff a qualifié ce jugement de « très surprenant ». « La mise en contradiction des droits élémentaires en matière de liberté de religion et le bien-être de l’enfant, évoquée par les juges, ne convainc pas dans ce cas précis », a déclaré M. Mussinghoff. Le président de l’Église protestante en Allemagne (EKD) qui représente une vingtaine d’églises réformées, Hans Ulrich Anke, va jusqu’à réclamer une rectification du jugement qui selon lui, ne prend « pas suffisamment » en compte la signification religieuse de la circoncision et dépossède les parents de leurs droits, « précisément en matière d’affaires religieuses »

Dans un jugement qui devrait faire jurisprudence, le tribunal de grande instance de Cologne (ouest) a estimé que la circoncision d’un enfant pour des motifs religieux était une blessure corporelle passible d’une condamnation, suscitant mardi un tollé de la communauté juive qui a dénoncé aussi une atteinte à la liberté religieuse. Le tribunal a jugé que « le corps d’un enfant était modifié durablement et de manière irréparable par la circoncision » et que « cette modification est contraire à l’intérêt de l’enfant qui doit décider plus tard par lui-même de son appartenance religieuse ». Cette décision n’interdit toutefois pas l’acte à des fins médicales.

http://www.lepoint.fr/

Jugement contre la circoncision religieuse : Musulmans, Chrétiens et Juifs d’Allemagne réagissent

Après la communauté juive, une importante association allemande de musulmans critique la condamnation de la circoncision pour motifs religieux par un tribunal de Cologne. « Le jugement de Cologne est une grave atteinte à la liberté religieuse », a réagi le Conseil de coordination des musulmans en Allemagne (KRM).

Coutumes millénaires

« Le jugement ne prend pas du tout en considération, la pratique religieuse menée depuis des millénaires au niveau mondial concernant la circoncision des jeunes musulmans et juifs », a déploré Ali Kizilkaya, porte-parole du KRM, l’une des organisations représentatives de la communauté musulmane qui compte quatre millions de membres en Allemagne. L’organisation musulmane estime que l’Allemagne« criminalise » des coutumes islamiques et juives millénaires.

L’évêque catholique d’Aix-la-Chapelle, Heinrich Mussinghoff, a également qualifié ce jugement de « très surprenant ». Le président de l’Église protestante en Allemagne (EKD) qui représente une vingtaine d’églises réformées, Hans Ulrich Anke, va jusqu’à réclamer une rectification du jugement qui selon lui, ne prend « pas suffisamment » en compte la signification religieuse de la circoncision et dépossède les parents de leurs droits, « précisément en matière d’affaires religieuses ».

› STÉPHANIE HASENDAHL

http://www.lequotidiendumedecin.fr/

La communauté internationale souhaite « plein succès » au nouveau président égyptien

ALGER- La communauté internationale a dit apprécier le choix du peuple égyptien après l’élection du candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi, comme premier président de l’Egypte après la chute d’Hosni Moubarak en février 2011.

Dans le monde arabe, le président tunisien Moncef Marzouki a félicité son homologue, Mohamed Morsi, et lui a souhaité « plein succès » pour réaliser les objectifs de la révolution du 25 janvier dans son pays et pour « consacrer le processus démocratique » en Egypte, indique un communiqué de la présidence.

La Syrie a, pour sa part, félicité Mohamed Morsi, pour sa victoire à la présidentielle en Egypte, tout en lui souhaitant « bonne chance », affirmant soutenir « les choix démocratiques des peuples », dans un communiqué officiel.

De son côté, le roi Abdallah ben Abdel Aziz d’Arabie Saoudite a félicité Mohamed Morsi pour son élection à la présidence de l’Egypte, affirmant qu’il apprécie le choix du peuple, selon l’agence de presse saoudienne, Spa.

En Occident, le président américain Barack Obama a assuré le nouveau président égyptien du « soutien des Etats-Unis à la transition de l’Egypte vers la démocratie », a indiqué la Maison Blanche.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney a déclaré dans un communiqué qu’il était « essentiel que le nouveau gouvernement continue à faire de l’Egypte un pilier de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la région ».

En Russie, le président Vladimir Poutine a salué la victoire du candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi, à la présidentielle en Egypte, et a souhaité une coopération « constructive » avec ce pays, selon un communiqué du Kremlin.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a, quant à lui, fait l’éloge du peuple égyptien pour l’atmosphère pacifique dans laquelle les élections présidentielles ont eu lieu et appelé M. Morsi à « assurer que le peuple de l’Egypte puisse réaliser ses aspirations pour la démocratie, la promotion des droits de l’Homme », selon un communiqué publié dimanche par le porte-parole de M. Ban à New York.

Pour M. Ban, la remise imminente du pouvoir au président élu « marque la fin d’une phase importante de la transition en cours de l’Egypte vers la grande démocratie ».

De son côté, l’Union européenne (UE) a mis l’accent sur la nécessité de respecter le processus démocratique en Egypte et les droits fondamentaux du peuple égyptien.

Dans une déclaration adoptée lundi à Luxembourg, les ministres européens des Affaires étrangères ont salué « la tenue pacifique de l’élection présidentielle et félicitent Mohammed Morsi pour sa victoire ». Ils se sont dits « prêts à travailler » avec lui.

L’enjeu, maintenant, « est que le processus de transformation démocratique se poursuive » en Egypte, a estimé le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle.

« Nous sommes prêts à travailler avec le président égyptien dans le respect des droits démocratiques » et « des engagements de l’Egypte », a souligné le chef de la diplomatie française, M. Laurent Fabius.

En Afghanistan, le président Hamid Karzaï a souhaité « coopérer » avec le premier président égyptien démocratiquement élu depuis la chute d’Hosni Moubarak, pour, a-t-il dit « croître les relations bilatérales ».

« Votre élection montre la détermination ferme et la confiance du peuple égyptien en votre programme », a estimé M. Karzaï dans un communiqué.

Enfin en Chine, un porte-parole de la diplomatie chinoise a assuré « respecter le choix indépendant du peuple égyptien », après l’élection de Mohamed Morsi à la présidence de l’Egypte.

« La Chine respecte le choix du peuple égyptien, et croit en plus de progrès et de développement pour l’Egypte sous la présidence de Morsi », a déclaré le porte parole Hong Lee, lors d’un point de presse.

Au lendemain de sa victoire, le nouveau président égyptien, Mohamed Morsi, a assuré que son pays était prêt à créer un nouvel « équilibre stratégique » régional.

Mohamed Morsi a été déclaré dimanche vainqueur de la présidentielle en Egypte, devenant le premier président élu du pays depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, après plusieurs semaines de révolte populaire.

M. Morsi a obtenu 13 230,131 de voix (51.73%) contre 12 347,380 (48.3%) à son rival Ahmad Chafiq, un ancien Premier ministre de M. Moubarak, selon les résultats du second tour de la présidentielle donnée par le président de la commission électorale, Farouk Soltan.

http://www.aps.dz/

Mali: des mausolées musulmans détruits

Ansar Dine, un des groupes islamistes armés contrôlant le nord du Mali, va détruire aujourd’hui « tous les mausolées » de saints musulmans de Tombouctou, ville inscrite cette semaine par l’Unesco sur la liste du patrimoine mondial en péril. Selon la mission culturelle de Tombouctou, 16 mausolées de cette ville à la lisière du Sahara surnommée « la cité des 333 saints » sont sur la liste du patrimoine mondial.


Le porte-parole d’Ansar Dine s’était lui-même peu auparavant exprimé directement à l’AFP sur ces destructions, en laissant entendre dans un français approximatif qu’il s’agit de représailles à la décision de l’Unesco, annoncée jeudi, de placer Tombouctou, ville du patrimoine mondial de l’humanité, sur la liste du patrimoine en péril.  »Dieu, il est unique. Tout ça, c’est haram (interdit en islam). Nous, nous sommes musulmans. L’Unesco, c’est quoi? », a-t-il dit, ajoutant que Ansar Dine réagissait « au nom de Dieu ».

«Un acte qui va choquer»

D’après Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris, « les grands religieux de Tombouctou et d’autres villes de la région font partie du patrimoine musulman et font l’objet d’une grande vénération qui va bien au delà de leur mort, mais l’Islam le plus intransigeant estime que ces mausolées ne doivent pas être des lieux de pèlerinage ». Selon lui, « cet acte gratuit qui n’a aucune utilité » va « choquer la très grande majorité des musulmans de la région ».

L’Unesco a déploré un acte « tragique ».

D’après plusieurs témoins, les islamistes ont complètement détruit tôt ce matin le mausolée du saint Sidi Mahmoud, dans le nord de la cité. Ce site avait déjà été profané début mai par des membres d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), autre groupe armé contrôlant le Nord, avec l’appui d’hommes d’Ansar Dine. Des témoins les ont également décrits en train de détruire le mausolée d’un autre saint, Sidi Moctar, dans l’est de la ville.
En annonçant sa décision de placer Tombouctou sur la liste du patrimoine mondial en péril, de même qu’un site historique de Gao (nord-est), l’Unesco avait alerté la communauté internationale sur les dangers qui pèsent sur cette ville mythique du nord du Mali.
http://www.lefigaro.fr/

Les musulmans de France boycottent Coca-Cola

Une enquête réalisée par la revue 60 millions de consommateurs a révélé cette semaine que le Coca-Cola, le Pepsi et boissons au cola contiennent une très petite quantité d’alcool.

Suite à cette révélation, la Fédération Nationale des Musulmans de France lance un appel au boycott de ces marques.

L’enquête indique que 19 marques de boisson on été testées par l’Institut national de la consommation et que la moitié d’entre elles contiennent des doses proches de 10mg par litre, ce qui représente environ 0,001% d’alcool.

Le président de la Fédération Nationale des Musulmans de France, Mohamed Béchari, témoigne : « Je me sens trahi. Ces grandes marques savent que des consommateurs musulmans boivent du cola. On est tout de même un milliard et musulmans sur terre et ces boissons sont les boissons préférées de nombreux jeunes d’ici et là-bas ».

Béchari, qui participera en septembre au conseil de la jurisprudence islamique mondial, dénonce le silence de la Mosquée de Paris et du Conseil Français du Culte Musulman.

« Tous ces organismes doivent assumer leur responsabilité. Ils sont censés représenter les intérêts de la communauté musulmane et au sein de cette communauté il y a des consommateurs », ajoute-t-il.

Béchari plaidera en la faveur d’une position ferme de la part des pays musulmans los du Conseil de la jurisprudence islamique mondial.

Sarah Haderbache

http://www.algerie-focus.com/