Author Archive
Quick : « Le halal a doublé notre clientèle »
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 4th septembre 2010

Jacques Raboin a été le premier à introduire la viande halal dans la grande chaîne française de fast-food. Photo DDM. Frédéric Charmeux
Jacques Raboin, patron du Quick du Mirail a été le premier de cette enseigne à lancer le fast-food halal. Un an après il a été rejoint par 21autres franchisés en France.
C’est la bataille du hamburger halal : à Toulouse, le restaurant Boum Burger, route de Saint-Simon, proposait déjà une carte de sandwiches 100% halal. En juillet 2009, le restaurant Quick de Basso-Cambo a été le premier restaurant de cette chaîne française de restauration rapide, à proposer des hamburgers à base de viande certifiée halal. Une expérence concluante puisque Quick a étendu son offre à 14 de ses restaurants français. Entretien avec Jacques Raboin, patron du Quick du Mirail.
Que pensez-vous de la polémique autour du halal dans les restaurants Quick ?
Je travaille sur ce projet depuis longtemps et je revendique haut et fort que cette idée est partie de Toulouse. La polémique ne m’intéresse pas mais je trouve qu’il y a eu beaucoup de désinformation à ce sujet. Il n’a par exemple jamais été question d’imposer le halal sur tous les restaurants de la chaîne mais uniquement sur les points de vente où la demande était forte. Comme ici au Mirail, où 75 % de la clientèle est d’origine musulmane. Je constate que nous avons multiplié la clientèle par deux, ce qui signifie que nous répondons à un besoin. Du coup ce niveau d’activité supplémentaire a nécessité des embauches. J’ai recruté 25 CDI et 3 personnes en formation manager.
Le passage au tout halal a-t-il été compliqué.
Assez. Il fallait trouver des fournisseurs certifiés et respecter les normes avec des contraintes de matériel, de préparation et d’organisation du travail. Nous avons dû mettre en place des process. Il a fallu ensuite convaincre d’autres responsables de la chaîne, certains étaient farouchement contre, d’autres convaincus, d’autres interrogatifs. Mais j’avais des arguments économiques.
Quelle est la différence entre un hamburger halal et un hamburger normal ?
Dans le goût et le prix absolument rien. Les bêtes viennent des mêmes provenances. Ce sont les méthodes d’abattage qui sont différentes. Conformément au culte musulman, les recettes contenant du porc ont été supprimées. Sinon ce restaurant ne se démarque pas des autres question décoration ou vêtements des serveurs.
Avez-vous eu des réactions négatives ?
Peu, car je suppose que ceux qui refusent le halal ne viennent plus ici. Par contre, on a vu arriver des familles dont les enfants n’avaient jamais mangé de hamburgers.
Après celui du Mirail, ouvrirez-vous un autre halal ?
Non, ce sera le seul des 11 restaurants à Toulouse. Sur les 366 fast-food du réseau Quick de France, 22 proposent des burgers halal.
Fin du ramadan
La période du Ramadan se termine jeudi prochain, le 9 septembre. La fréquentation du Quick de Basso Cambo s’est considérablement ralentie en journée durant ce jeûne observé par les musulmans pratiquants. L’an dernier, le jour de l’Aïd (fin de la période du ramadan) le Quick avait « fait le chiffre d’affaire d’une semaine en un seul jour », confie Jacques Raboin.
http://www.ladepeche.fr/
KHALIFA SALL SUR LES INCIDENTS AU MARCHÉ HLM « On n’est pas là pour plaire… »
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Halal, Internationale le 3rd septembre 2010

On ne peut pas faire d’omelette sans casser des œufs, dit l’adage. Les violences survenues avant-hier lors du déguerpissement des marchands ambulants au marché Hlm sont regrettables, mais le maire de Dakar refuse de se laisser tordre le bras. Khalifa Sall l’a fait savoir à la clôture de la session ordinaire du mois d’août. Quant aux marchands ambulants de Sandaga dont la majorité sera relogée à Felix Eboué, ils ont jusqu’au 12 septembre pour libérer les allées. Le communiqué informant que Petersen appartient désormais aux ambulants l’a fait sourire, parce qu’en vérité, ce site est une propriété de la Sogedak dans laquelle la mairie est actionnaire majoritaire.
Felix Eboué, nouveau quartier marchand
La chaussée doit être dégagée pour une bonne organisation de l’espace et le maire de Dakar, Khalifa Sall ne va pas se détourner de cet objectif, même s’il doit s’attirer l’antipathie des marchands ambulants du marché Hlm, qui ont été obligés de libérer la chaussée avant-hier. Ces jeunes ont été avertis depuis 8 mois, mais ils s’obstinaient à occuper la voie. « Nous ne pouvons pas reculer. Il faut trouver une solution pour que tout le monde puisse travailler correctement. Ce sont les grands commerçants, qui ont beaucoup investi dans leurs boutiques, qui nous ont demandé d’intervenir pour permettre aux clients d’accéder à ces boutiques. On n’est pas là pour plaire, mais pour faire un travail et sans état d’âme ».
Les marchands ambulants de Sandaga, en ce qui les concerne, ont 10 jours pour libérer les lieux. Toujours dans ce volet, Khalifa Sall a souri à la lecture du communiqué informant que Petersen appartient désormais aux marchands ambulants. Faux, a-t-il rétorqué parce que le site reste une propriété de la Sogedak dans laquelle la ville de Dakar est actionnaire majoritaire. « Ce n’est pas sérieux de faire véhiculer de telles informations », s’est-il insurgé. Cependant, tient-il à préciser, ils ne sont pas en concurrence avec l’Etat, ni en compétition avec le Gouvernement. « Nous voulons faire du Président Wade un allié, il peut nous faciliter les choses et nous ne ferons pas la fine bouche. C’est pour cela que nous attendons son retour de voyage ».
Les ambulants, poursuit-il, regroupés en 18 associations, vont être relogés à Felix Eboué, qui va devenir le nouveau quartier marchand de Dakar. Pour le terrain de 4927 m2, le cinéaste Moussa Yoro Bathily leur réclame 4.434.300.000 Fcfa. La mairie compte acquérir d’autres terrains à Bourguiba (4.028.000.000 Fcfa), Malick Sy (6.204.800.000 Fcfa), rue Aristide le Dantec (486.083.700 Fcfa), appartenant à Total Sénégal, et à la Sicap rue 10 (200 millions). Le projet piloté par l’ancien ministre Seydou Sy Sall est financé à hauteur de 20 à 40 milliards. L’essentiel des travaux devra démarrer en 2011.
Dix abonnés absents sur une centaine de conseillers municipaux
Toujours dans le cadre du réaménagement et de la restructuration de la ville de Dakar, les mécaniciens, menuisiers et ferrailleurs ont demandé trois semaines pour s’organiser. Avec un financement sans intérêt de la Banque Islamique du Sénégal d’un montant de 2 milliards Fcfa, Khalifa Sall compte révolutionner le réseau des feux de signalisation tricolores, dont le nombre va passer de 42 à 70. Ainsi, des localités comme Yoff, Grand Yoff, Camberène, Parcelles Assainies…, vont bénéficier des feux, Gprs et radars.
Avec son budget, qui a augmenté de 2 milliards, passant de 39 milliards à 41 milliards, la mairie qui n’avait pas acquis de nouvelles voitures depuis 1994 va relooker son parc automobile. Ils auront 25 ambulances, 25 corbillards (de Mat Force), des véhicules de service marque Tata et Chéri. Khalifa Sall qui entend redonner à la ville de Dakar son espace vie, va reconstruire Kermel pour en faire une zone pionnière sur le plan culturel, commercial, économique. Sur l’attitude de conseillers comme Karim Wade, Pape Diop, Oumy Khaïry Guèye Seck, inscrits aux abonnés absents dans toutes les réunions, Khalifa Sall ne se laisse pas distraire. Ce ne sont que 7 à 10 absences parmi une centaine de personnes. Bien conscients du règlement, les conseillers cités prennent toujours le soin de s’excuser. Mais l’important, conclut le maire, c’est que dans leur réunion, il n’y a pas de coloration politique. C’est plutôt une gestion inclusive qui prévaut. « On n’a qu’un seul parti, c’est la ville de Dakar », dit-il.
Hadja Diaw GAYE et Mariama Dianké DIEDHIOU
http://www.lasquotidien.info/
Faut-il craindre la finance islamique en France ?
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, Consommation, Halal, Internationale le 3rd septembre 2010
Les Français sont partagés sur la question de l’introduction en France de la finance islamique, c’est-à-dire de titres conformes à la charia. Christine Lagarde est pour, en raison de l’importance de ce marché, de façon à attirer des capitaux dans notre pays. Hervé de Charrette, qui n’est pas a priori un dangereux islamiste, préside un institut chargé de la promotion de la finance islamique. En sens inverse, certains s’inquiètent de cette atteinte à la laïcité et certains autres craignent un dangereux engrenage : le communautarisme est-il compatible avec la démocratie et l’état de droit ? En tous cas, la question se pose et il faudra bien trancher.
L’islam interdit le prêt à intérêt aux musulmans
Tout d’abord, de quoi s’agit-il ? Chaque religion a un certain nombre de principes, y compris en matière économique et sociale, comme le christianisme avec la doctrine sociale de l’Eglise. Certains principes évoluent et, pour les chrétiens, le prêt à intérêt interdit au Moyen Age a été admis dès le 15ème siècle.
Pour autant, l’église catholique, au-delà même des principes généraux de la doctrine sociale, a mis en place des fonds de placements dans les diocèses conformes aux principes catholiques, c’est-à-dire excluant par exemple les placements dans des laboratoires fabriquant des pilules abortives. C’est l’avantage du marché que de permettre à chacun de choisir en fonction de ses propres critères : rentabilité, liquidité, risque, dimension morale, etc. Jusque là, le libéral n’a rien à redire : chacun a le choix de ses critères moraux, tant qu’il n’attaque pas les droits des autres et ne prétend pas leur imposer ses propres choix.
Pourquoi la question serait-elle plus délicate à propos de la finance islamique ? Cette finance respecte les lois de la charia qui interdit les placements à intérêt (comme en sens inverse les emprunts, la difficulté ici étant levée par des systèmes assez proches de notre leasing). Toutefois le musulman qui se voit interdire de placer son argent dans des obligations (qui servent un intérêt fixe), est tout à fait autorisé à faire des placements participant aux profits.
Un marché de 700 milliards de dollars
L’islam a donc inventé des titres spécifiques, dont les plus connus sont des sukuks, qui n’existent pas en France. Ils se situent entre actions et obligations, qui prévoient une rémunération en fonction de la rentabilité du bien (sans que pour autant le financier soit propriétaire du bien en question). Ils ressembleraient à des obligations participantes, mais le taux ne saurait être fixé par contrat. Ces titres islamiques sont apparemment conformes à la charia, donc aux prescriptions religieuses musulmanes. D’autres critères moraux interviennent aussi dans le choix des placements : en particulier, il est interdit d’investir dans la production d’alcool, ou dans des opérations purement spéculatives (difficiles à définir !).
Actuellement ces placements en sukuks représentent déjà des sommes considérables. Le nombre de musulmans accédant à un niveau de vie élevé, y compris dans les pays occidentaux, le poids des capitaux arabo-musulmans de la part des pays pétroliers, ont fait que ce marché est devenu considérable et ne pouvait laisser indifférent les pays capitalistes. La finance islamique a donc largement débordé le cadre des banques islamiques et se pratique dans de nombreuses banques capitalistes. Voilà pourquoi Madame Lagarde voudrait l’introduire en France.
Si dès aujourd’hui la finance islamique représente 700 milliards de dollars, ce sera 1000 dans quelques années. C’est l’un des segments du marché les plus dynamiques : les seules émissions de sukuks progressent de 30 à 35% par an. Les pays se précipitent sur cette manne et la question posée à la France est : faut-il, au nom de valeurs supérieures, renoncer à ces placements, capables d’attirer chez nous de nombreux capitaux ?
Des textes adaptés constituent-ils une atteinte à la laïcité ?
Le bulletin du FMI a consacré deux pages au fait que « la demande de titres conformes à la charia augmente rapidement ». Ce marché est qualifié par le FMI de « florissant ». Ce qui rend les choses complexes, sur le plan technique, c’est que les règles islamiques sont assez précises (pour les seuls sukuks il en existe 14 types) avec des prescriptions très pointues. Cela nécessite d’adapter la législation pour autoriser ce type de placement.
C’est là que les difficultés commencent. Les tenants de la laïcité pure et dure n’acceptent pas qu’une loi puisse être votée en application de principes religieux.
De plus, en dehors de la finance, la charia et surtout l’islamisme radical véhiculent des règles que nos démocraties et nos déclarations des droits de l’homme réprouvent, par exemple au sujet de la place de la femme et de ses droits, des châtiments corporels ou encore de la polygamie. Il est clair qu’une démocratie qui adopterait toutes les règles de l’islamisme radical se renierait dans ses principes les plus fondamentaux.
Mais tout en rejetant sans concession certains des principes moraux de la charia, ne peut-on pas s’accommoder de quelques arrangements portant sur le domaine bien précis de la finance ? Est-il contraire à la morale républicaine, aux droits fondamentaux, à la déclaration de 89, d’autoriser des nouvelles formes de titres respectant les règles présentées ci-dessus, à commencer par un autre mode de rémunération que l’intérêt ? Dans d’autres pays que la France, où la liberté contractuelle est bien plus large, il n’y aurait pas à légiférer. Mais Madame Lagarde invite au contraire à soumettre la finance islamique au vote du législateur. Chez nous tout commence et tout finit par des lois.
Rester sur le terrain financier
Il n’en demeure pas moins que certains libéraux, tel Guy Millière, pensent qu’une position « souple » serait contraire à notre propre éthique : n’allons-nous pas vendre notre morale pour un plat de lentille ? La charia est un tout, et on ne peut en isoler un élément par simple convenance économique. G. Millière parle de lois particulières pour des gens particuliers, brisant l’égalité devant le droit. L’Islam aurait une dimension à part et prescrirait impérativement des règles juridiques ou économiques.
Il est vrai qu’on peut difficilement imaginer un droit à géométrie variable. Mais pour autant certaines règles ne peuvent-elles pas être acceptées quand bien même elles auraient une origine ou un contenu religieux ? Par exemple, la doctrine sociale de l’église a aussi ses prescriptions, et les évêques ont pu en toute liberté créer leurs propres formes de fonds de placements. De façon plus générale observons la mode des « placements éthiques » : elle va dans ce sens. Au nom de quoi la loi fermerait-elle la porte à de nouvelles techniques de financement, à de nouveaux critères de placement ? Tout l’intérêt du marché est de permettre à chacun de trouver son chemin en poursuivant son propre but, tant qu’il ne remet pas en cause les droits et libertés des autres et tant que cela reste une simple possibilité et non une obligation ; les Américains ont même inventé les placements « vicieux » réputés anticrise (alcool, jeux de hasard, sexe). Le marché a une capacité infinie à traduire ce qu’il y a dans le cœur des hommes, le bien comme le mal, et la question est de chercher à moraliser les hommes par l’éducation, non d’accuser le marché d’immoralité.
La finance islamique serait-elle une arme de prosélytisme de la charia ? C’est la crainte de Guy Millière : « C’est graduellement toute l’économie du pays qui se trouverait placée sous surveillance islamique ». Le danger existe, mais va-t-on faire jouer le principe de précaution ? Qu’une vigilance s’impose, c’est évident. Que le conseil constitutionnel, c’est son rôle, vérifie que rien dans ces dispositions ne soit contraire aux droits fondamentaux, c’est nécessaire.
Mais autoriser des sukuks ou autres placements de ce type n’implique pas de mettre en œuvre l’intégralité de la charia. La question ne se pose que dans les pays où la charia s’applique dans son intégralité et de manière obligatoire et exclusive.
Le drame français c’est qu’on oblige les gens à se référer à la loi pour régler leur comportement : si c’est légal, c’est obligatoire. Dans une société libre, c’est le contrat qui régit les relations interpersonnelles, et la loi n’est là que pour s’assurer que le contrat est conforme aux droits fondamentaux de la personne humaine. Imaginer des formes nouvelles de placements, purement volontaires, ne nous semble pas mettre en péril les libertés fondamentales. D’ailleurs, les universités de Strasbourg et Dauphine ont déjà créé des diplômes de finance islamique. De plus, presque tous les pays non musulmans créent ces titres, bien sûr en raison de l’énormité du marché actuel et plus encore potentiel, mais aussi parce que chez eux personne n’a soulevé la question. Dans un état de droit, respectueux des libertés et des droits fondamentaux, la finance islamique ne devrait pas poser de problème.
Jean-Yves Naudet est professeur de sciences économiques à l’Université Paul Cézanne.
www.libres.org
http://www.algerie-focus.com/
Finance Islamique : nouvelles instructions fiscales
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, Consommation, Halal, Nationale le 2nd septembre 2010
De bonnes nouvelles pour la rentrée 2010 de la finance islamique – Publication dans le bulletin officiel d’instructions fiscales pour 4 produits de la finance islamique
Pour aller de l’avant…
Attendues depuis plusieurs mois par les professionnels de la Place, et annoncées depuis le 7 juillet 2010 par Madame Christine Lagarde, Ministre de l’Économie à l’occasion des Rencontres Financières Internationales de Paris, quatre nouvelles instructions fiscales viennent marquer la rentrée 2010 de la finance islamique .
Depuis leur publication le 24 août 2010 au Bulletin Officiel des Impôts, la France dispose désormais d’un régime fiscal adapté pour les opérations de type Sukuk (proche des obligations conventionnelles), Mourabaha (achat-revente avec marge servant de financement), Ijara (proche d’un crédit-bail) et Istisna vente d’un bien livré à échéance proche de la VEFA) et confirme ses ambitions en matière de finance islamique.
Il est important de souligner l’effort positif et constructif des professionnels et la volonté des autorités d’aller de l’avant. C’est donc un signal fort qui est lancé aux acteurs de la finance islamique.
Si l’optique est toujours d’offrir le même traitement fiscal aux opérations de finance conventionnelle et aux opérations de finance islamique, on note que l’approche a évolué. Plus à l’écoute des professionnels, l’administration à su corriger les erreurs qui marquaient les premiers textes fiscaux en la matière. Les deux premières instructions revisitent ainsi le régime fiscal applicable aux opérations de sukuk et de murabaha et remplacent les dispositions de l’instruction du 25 février 2009 .
Sans entrer dans le détail des textes, on peut retenir que ces quatre instructions ont pour trait commun de ne pas se limiter à un montage particulier mais de poser un véritable cadre général. Libre ensuite aux acteurs de structurer, dans ce cadre de droit français, des opérations potentiellement compatibles avec le droit musulman. L’accompagnement par les experts et savants spécialisés en la matière reste nécessaire.
La plupart des produits évoqués par lesdites instructions fiscales s’inscrivent dans le champ d’activité des établissements de crédit (avec les exceptions que prévoit la loi bancaire) , toutefois les grandes entreprises françaises peuvent désormais prétendre attirer les investisseurs grâce aux Sukuk.
L’intérêt pour les investisseurs et clients des banques, qu’ils soient français ou étranger
Ces instructions fiscales devraient accélérer le développement d’opérations aussi bien au niveau de la banque d’investissement, avec des émissions d’obligations islamiques (Sukuk) ou des financements de grands projets, qu’au niveau de la banque de détail, avec des opérations de crédit-bail islamique (ijara) et d’autres types de financement d’actifs et de fonds de roulement (mourabaha et istisna).
A noter par exemple toutes les possibilites offertes par le contrat d’ijara (proche du crédit-bail) que ce soit pour les professionnels et leurs biens d’exploitation et immobiliers et les particuliers pour les financements comme l’automobile, les biens de consommation durables (crédit-bail mobilier) et l’immobilier (Mourabaha ou Ijara).
La rentrée 2010 s’annonce donc chargée pour la finance islamique
Tandis que différents groupes bancaires français multiplient ces derniers mois les études sur les potentialités du marché bancaire islamique en France, mais hésitent à se lancer en premier, ce sont des initiatives privées qui promettent d’animer les prochains mois.
Dans cet élan et dans la continuité de ses activités qu’elle mène depuis 5 ans sur le terrain, l’association Aidimm proposera prochainement une initiative concrète à ses adhérents, afin nous l’espérons, d’encourager les acteurs économiques.
http://aidimm.com/
Déposer de l’argent dans les banques
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, Consommation, Halal, Internationale, Islam le 2nd septembre 2010
J’ai un compte sans intérêt usuraire dans une banque, en sachant que cette banque pratique l’intérêt.
Est-ce que mon argent est rentré dans l’usure ?
Et ai-je commis un péché ?
Dois-je retirer mon solde des banques, tout en sachant que j’ai peur de le perdre ?
Réponse :
Il n’y a pas d’inconvénient à ce que tu déposes ton argent dans les banques, de peur de le perdre.
Ceci est un cas de nécessité, si tu as besoin de cela alors pas d’inconvénient tant qu’il n’y a pas d’intérêt usuraire.
Mais si il t’est possible de déposer cela dans les banques islamiques, et que tu les encourages et les aides dans leur mission, ceci est prioritaire et plus juste.
Il est obligatoire d’encourager et d’aider les banques islamiques.
Et lorsqu’elles commettent un faux pas ou une erreur, on les en avertit et les corrige afin qu’elles puissent concurrencer les banques à intérêt et que les musulmans les utilisent à la place des banques à intérêt.
Il t’est possible de déposer ton argent dans une banque islamique, et tu obtiens une rémunération légale au travers des transactions de « moudhâraba »(1). Mais la rémunération déterminée, telle que 5% ou 10% n’est pas autorisée ni dans les banques islamiques, ni dans les banques à intérêt. Ceci est interdit dans tous les cas, personne ne doit prendre une rémunération déterminée, ni d’une banque islamique, ni d’un commerçant précis, ni d’une banque à intérêt, ou de quoi que ce soit d’autre.
Les rémunérations déterminées consistent à ce que tu verses à une banque islamique, à un commerçant, ou à une banque à intérêt 100000 riyals, et qu’il te verse chaque mois un gain déterminé, 5% ou 10%, cela n’est pas autorisé et fait partie des pratiques usuraires.
Cependant les banques islamiques peuvent utiliser l’argent dans des voies islamiques, comme « al moudharaba » (1), acheter des biens puis les revendre avec un gain.
Elle réunit les bénéfices et reverse au propriétaire de l’argent sa part du bénéfice, part sur laquelle ils se sont mis d’accord au préalable.
Ceci peut être le tiers, la moitié ou le cinquième du bénéfice suivant ce sur quoi la banque islamique et le propriétaire de l’argent se sont mis d’accord.
La conclusion, c’est qu’il n’y a pas d’inconvénient à déposer de l’argent dans les banques à intérêt tant que le compte n’est pas rémunéré, que ce soit par nécessité ou par crainte.
Mais si tu trouves une alternative à cela, que tu déposes ton argent auprès d’un commerçant sûr, ou dans une banque islamique sans intérêt, ou encore tu fais travailler ton argent par des pratiques légiférées et des méthodes fructueuses légales, toujours via les banques islamiques, alors tout ceci est autorisé afin de ne pas encourager l’usure et ses adeptes.
(1) « al moudhâraba » consiste à ce « qu’un homme donne son argent à un autre afin que ce dernier fasse du commerce pour lui pourvu que le bénéfice naissant de ce commerce soit partagé entre eux suivant ce qu’ils ont convenu ». Al moughni d’Ibn Qouddâma (Note du traducteur).
Tiré du Majmoû’ l-fatâwâ wa l-maqâlât l-moutanawwi’a du Cheikh ‘Abdoul’Azîz ibn Bâz, volume 19 question 96 pages 153-154 (question posée lors de l’émission « Noûr ‘alâ d’darb »).
Traduit par l’équipe d’al Bounyâne
Cheikh ‘Abdel-’Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz
http://3ilm.char3i.over-blog.com/
Dixième réunion du Conseil d’administration de la Chambre islamique à Djeddah
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, Consommation, Halal, Internationale le 2nd septembre 2010
Dixième réunion du Conseil d’administration de la Chambre islamique à Djeddah approuver la nomination du Dr Bassem Awadallah, le Secrétaire général de la Chambre islamique

Dirigée par le cheikh Saleh Kamel, président de la Chambre sur le vendredi 20 août 2010 Hôtel Hilton, à Jeddah, en Arabie saoudite, la Chambre Islamique de Commerce et d’Industrie tenue de la dixième réunion du Conseil d’administration en présence des secrétaires adjoints Chambre des chefs islamiques des chambres de commerce et d’industrie dans les pays de l’Organisation de la Conférence islamique, qui a été notamment a. agent Ahmed président de la Fédération des Chambres de Commerce – Cheikh Khalifa bin Jassim Al-président de la Chambre de Commerce du Qatar – A. Abdullah Sultan Abdullah Fédération des Chambres de Commerce et de l’Industrie, Emirats Arabes Unis – M. Fahd Mohammed pacifique Conseil des Chambres de Commerce et de l’Industrie – A. Mahmoud Hamza Ramadan Chambre de Commerce et Industrie Koweït – a. a soulevé la tête de la Fédération des Chambres de Commerce et des Bourses de Turquie – Al Ain Nail Raja Kabariti président de la Jordanie Chamber of Commerce – Président de l’offre Soviano Boys Chambre – observateurs de l’Organisation de la Conférence islamique.
SE Sheikh Saleh Abdullah Kamel, qui a accueilli la réunion a été ouverte par MM membres, a été élu le Bureau ci-après
A. Rose – Président de l’Union turque – Vice », le président, A. Ahmed agent – Vice-président de l’Union égyptienne » pour le président, le Dr Abdul Sattar Dix – Egypte – Rapporteur”
Il a été suggéré que le cheikh Saleh Kamel, avant d’entrer dans l’ordre du jour, la nomination du Secrétaire général de la chambre, a été choisi par son bonheur à l’un des personnages de la communauté musulmane internationale que possible à occuper le poste de son propre chef, le Dr. Bassem Awadallah, qui était ministre de la planification en Jordanie et le président de la Cour royale, et a rejoint le bonheur de la réunion.
Le Conseil a commencé ses travaux de suivi sur la mise en œuvre des résolutions de l’(26) de l’Assemblée et de la neuvième réunion du Conseil d’administration de la Chambre islamique, qui s’est tenue les 5-6 avril 2010 à Doha, Qatar – les critères d’admission à l’adhésion des Chambres de Commerce en tant qu’observateur dans les chambres des pays islamiques avec la minorité musulmane, en ce qui concerne le rapport de la réunion de la session (44) de la commission des Finances Président du Comité de lecture du rapport.
a déclaré le Dr Ahmed Mohiuddin Secrétaire général adjoint aux affaires économiques, que le Livre d’Or sera répertoire intégré dans islamique Economie et sert l’important plupart des objectifs de la Chambre de promouvoir l’importance des échanges économiques, et il y aura un millier d’exemplaires imprimés et 3000 eBooks copies.
• Je Sui le sujet: pour être en charge de la chambre EST à la certification halal, en coopération avec les chambres locales de chaque Etat.
• Pour arrêter La Salle: Ce qui a été initié par Ismail Abou Dawoud, et a appelé les membres des chambres de verser les montants à cela, même une petite dotation.
• détaillée et spécifique des logiciels utilisé et affiché sur plusieurs fronts, y compris la Banque islamique de développement pour financer ces programmes, et a noté son plaisir qu’il a à des efforts concertés pour développer les ressources de la salle.
Et les activités futures de la Chambre en 2011 grâce a parlé.
le Conseil a conclu ses travaux en remerciant le Président du Conseil de la bonne gestion des travaux de la réunion, et ont convenu de soumettre le
rapport à la réunion de la session (27) de l’Assemblée de la Chambre islamique
http://iccionline.net/
Hypers / Tout sous le même toit
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 31st août 2010
Cinq mètres de vitrines réfrigérées avec des saucisses, du jambon de dinde ou du poulet estampillés halal.En 2010, cette partie du rayon boucherie de l’hypermarché Leclerc de Champfleury ne choque plus personne.
C’est l’illustration de la conversion opérée ces dernières années par les grandes surfaces alimentaires et leurs fournisseurs.
Elle répond tout simplement à l’intangible logique du commerce. «L’offre s’élargit et la demande se développe.On est là tout simplement pour vendre les produits qui se vendent. Et en bons commerçants, on ne peut donc pas rester à côté de ce marché», souligne Jean-Paul Pageau, patron des Leclerc rémois et de la centrale du Nord Est Scapest. L’enseigne se targue en plus d’être moins chère que les commerces de quartiers traditionnels. Les clients ont donc pris leurs habitudes en hyper où ils trouvent désormais tout le halal sous le même toit et au bon prix.
Le concurrent Carrefour se positionne lui aussi sur ce nouveau marché. Les hypers de l’enseigne ont entre 100 et 300 produits halal dans leurs rayons épicerie et entre 20 et 45 références en boucherie.Pour le ramadan, le groupe a même dopé ses approvisionnements et imprimé un catalogue spécifique «Mille et une saveurs».
Comme l’a déjà fait Casino, Carrefour travaille même à créer sa propre gamme de produits halal. Selon le site al-kanz, cette sœur des Carrefour Discount et Reflets de France pourrait se prénommer Sabrina…
Réponse de la mosquée d’Evry: «On n’a rien à cacher»
La mosquée d’Evry-Courcourronnes fait partie des organismes dont les certifications sont critiquées. En réponse, son « coordinateur social et administratif », Ali Sedouki, a expliqué le processus pratiqué à Evry. « Quand un abattoir veut recevoir notre certification halal, on demande à ce qu’une association musulmane ou une mosquée des alentours nous recommande un sacrificateur. Ce doit être une bonne personne et un pratiquant. Ensuite, nous lui remettons une carte. Après, nous allons visiter l’abattoir et ses installations. On discute avec les musulmans pratiquants qui travaillent sur place et nous leur demandons s’ils veulent accepter le rôle de contrôleur. Enfin, nous signons une convention avec le patron de l’abattoir. Un article précise bien qu’il faut laisser le champ libre au contrôleur. Lorsque le contrôleur voit quelque chose qui ne va pas, il la refuse et m’appelle à la mosquée d’Evry. » La mosquée et le patron s’étendent aussi sur le paiement d’une somme forfaitaire annuelle associée à cette certification. Quels sont les montants ? « Ce n’est pas grand-chose on ne veut pas que cela pèse sur les prix ».
Que pense M. Sedouki du débat sur les certifications ? « Je ne vais pas dire qu’on est mieux que tout le monde. C’est au consommateur de juger. Et pour cela il faut qu’il s’informe. On met nos coordonnées sur les étiquettes et on répond au téléphone, sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre. On n’a rien à cacher. »
Le responsable de la mosquée de Paris n’était pas disponible au moment de notre enquête pour répondre à nos questions.
Le CRCM / Une règle du jeu
Plus mesuré dans ses propos, Mohamed Iboudaaten, président du conseil régional du culte musulman de Champagne-Ardenne, est également critique en matière de certification halal et regrette amèrement qu’elle ne soit pas «définie juridiquement» et mal encadrée. «On peut légitimement se demander si ceux qui accordent des certifications disposent d’un nombre de contrôleurs suffisants.» Ce qui arrangerait les entrepreneurs. «Aujourd’hui, ils peuvent se dire, j’ai des étiquettes, je m’en sers comme je veux, pourquoi irai-je chercher un organisme de contrôle qui me cassera les pieds? Le consommateur, lui, est perdu, il ne sait à quel saint se vouer.»
Membre de la commission halal du CFCM, il prône «une règle du jeu commune à tous».
http://www.lunion.presse.fr/
« L’absence d’un label unique est un frein »
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 31st août 2010

Abbas Bendali : « Personne n’a une lecture vraiment fine de la population qui consomme des produits halal. .»
Abbas Bendali, de l’agence Solis, spécialisée dans le marketing ethnique, décrypte les tenants et aboutissants du marché du halal.
Pourquoi les produits halal apparaissent désormais au grand jour sur les panneaux quatre par trois ou dans des spots de pub télévisés ?
L’évolution s’est faite naturellement durant les trois dernières années et plus particulièrement durant les dix-huit derniers mois avec l’arrivée sur le marché des grands groupes agroalimentaires de type Fleury-Michon, Herta ou LDC avec une marque comme Reghalal qui ont développé des gammes complètes de produits. Leur débouché naturel est la grande distribution alors que jusque-là on avait affaire à des PME qui diffusaient leurs produits un petit peu dans la grande distribution mais surtout dans le commerce traditionnel.
Par conséquent, la grande distribution a fait de l’espace dans les linéaires et, mécaniquement, les ventes ont augmenté de manière significative. Les grandes marques ont utilisé, comme à leur habitude, tous les moyens marketing et les moyens médias. Et face à ces grands rouleaux compresseurs, les petites marques ont livré elles aussi une bataille sur les points de vente et dans les médias.
Pourquoi les industriels, qui depuis des décennies observent les habitudes des consommateurs français ou vivant en France, se sont réveillés un beau matin en se disant qu’il leur fallait faire désormais des gammes de produit halal ?
En fait personne n’a une lecture vraiment fine de la population qui consomme des produits halal. Aujourd’hui en France, on n’a pas de statistiques ethniques. […] En plus, il y a tout un tas de croyances qui font que l’on n’a pas beaucoup interrogé ces populations. On a toujours considéré qu’elles se confondaient avec celles des Français moyens. Or, elles ont des caractéristiques et des besoins particuliers.
On a cru aussi que c’était une population qui n’avait pas beaucoup de pouvoir d’achat. Sauf qu’à partir de la deuxième génération, il y a une redistribution des cartes. Leur horizon, c’est l’hexagone, il n’y a pas ce mythe du retour et de la construction de la maison au pays pour les vieux jours. Donc toute une partie de l’épargne est disponible pour consommer et investir en France surtout que, sans parler de « beurgeoisie », les jeunes couples ont accès à des métiers supérieurs, sont deux à travailler et ont moins d’enfants que n’en avaient leurs parents. Toutes ces choses ont été comprises un peu tardivement.
Peut-on faire confiance aux étiquettes halal ?
C’est tout le débat. On sait que le consommateur veut un label halal, dans 92 % des cas, et qu’il veut qu’un organisme le certifie. Il y a quatre principaux organismes par lesquels transitent les certifications. On peut légitimement se dire qu’en mutualisant leurs moyens on pourrait arriver à un label unique avec une charte la plus claire possible qui réponde aux attentes des consommateurs et aux préceptes de l’Islam. Il n’y a qu’un label rouge, qu’un label agriculture biologique, c’est ce qui rassure le consommateur. L’absence de label unique halal peut être un frein au marché. Le consommateur peut se demander à quel organisme se fier. Sinon il y aura toujours un doute. Il faut la police mais aussi la police des polices. C’est comme cela que les choses fonctionnent.
Quels sont les enjeux économiques de la certification ?
En France, il y a une carte à jouer sur le marché du halal. La France est très bien armée par rapport à la compétition internationale compte tenu de son marché domestique important et de son expérience acquise. Le marché international peut être très intéressant surtout si l’on rajoute une surcouche de label qualité made in France. Cela peut passer aussi par un label européen.
-
REPÈRES
Halal: désigne ce qui est permis pour le musulman. Haram désigne ce qui est interdit pour le musulman. Ces deux notions s’appliquent notamment dans le domaine alimentaire.
Viande halal: pour qu’une viande soit halal, il ne faut pas que la bête souffre pendant son abattage. La bête doit être égorgée, selon le rite islamique. Les définitions peuvent connaître des variantes, mais en général il est dit que ce rite impose d’abord que la bête soit égorgée consciente et non étourdie, avec une lame très tranchante. Il ne faut que sectionner l’œsophage et les deux veines jugulaires. Le sacrificateur qui doit être en principe musulman doit prononcer des paroles sacrées pendant l’acte. Pour pratiquement tout le monde, la bête doit être orientée vers la Mecque.
Certification halal: elle n’a pas de définition juridique. Difficile d’attaquer ceux qui apposent indûment des étiquettes halal sur leurs produits.
Marché du halal: il devrait représenter 5,5 millions d’euros en 2010. On estime à cinq millions le nombre de «consommateurs de culture musulmane» en France. (Source Solis)
http://www.lunion.presse.fr/
Halal : vrai business et faux-semblants
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 31st août 2010

Plus personne ne semble choqué, aujourd’hui, par les emplacements réservés aux viandes halal dans les rayons boucherie des hypers. Les marques spécialisées revendiquent leur identité. Les secteurs de l’élevage et de la boucherie doivent s’adapter. C. LANTENOIS / DR / D.GUTEKUNST / Maxppp
Les produits conformes aux interdits musulmans s’affichent désormais au grand jour. Les géants de l’agro-alimentaire se sont convertis à ce marché estimé à 5.5 milliards d’euros. Mais des défenseurs des consommateurs contestent la fiabilité des labels.
Des produits halal dans les spots télévisés en prime-time sur les chaînes françaises. Qui l’eût cru il y a quelques années encore ?
Les temps changent, les mœurs évoluent, dira-t-on. Mais ce sont surtout les services marketing des grands groupes agroalimentaires qui se sont aperçus que les consommateurs de « culture musulmane » représentaient un marché qu’ils étaient bien bêtes d’ignorer jusqu’à présent.
Les Fleury-Michon et Nestlé travaillent à rattraper les PME qui pendant des décennies ont nourri leur croissance sur ce secteur discret mais porteur.
On estime qu’en 2010 le marché du halal pèsera 5,5 milliards d’euros et que les consommateurs adeptes de ces produits sont quelque cinq millions en France. Mais cela ne veut pas dire qu’ils veulent qu’on leur serve forcément du halal à la sauce orientale. Ces consommateurs qui appartiennent parfois à une « beurgeoisie » bien enracinée en France veulent aussi manger, en version halal, de la tartiflette et du petit salé aux lentilles.
Une jeune « beurgeoisie » veut manger des petits plats bien français en version halal
Ces grands écarts culturels sont maintenant permis par les industriels qui redoublent d’imagination pour profiter d’un formidable et parfois inespéré relai de croissance. C’est là que se pose l’épineux problème de la certification halal contre laquelle certains tirent à boulets rouges. Faut-il un gendarme derrière chaque « sacrificateur rituel » pour vérifier qu’il égorge les bêtes, selon un modus operandi précis, en les tournant vers la Mecque ?
La question fait partie d’un débat qui a trait autant au respect du consommateur qu’aux intérêts d’une industrie française qui, si elle bénéficiait d’un label reconnu juridiquement, aurait tout à gagner sur son marché intérieur comme à l’export.
Dossier Julien Bouillé
http://www.lunion.presse.fr/
Islam : Le Ramadan vu de notre ville, quelques commerces pour rompre le jeûne
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale, SAWM le 31st août 2010
Les Musulmans ont débuté leur Ramadan 2010 le 11 aoùt dernier, comme leur impose l’Islam, leur religion, du moins pour les Musulmans pratiquant. Il correspond au neuvième mois lunaire du calendier musulman. C’est donc la bonne période pour (re)découvrir cette diversité culturelle avec nos papilles.
Nous avons donc fait un petit tour des commerces de notre ville de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) proposant des offres particulières à cette occasion. Occasion de rencontrer des commerçants de proximité qui nous ont tous réservés un accueil chaleureux et nous tenons à les remercier du temps qu’ils on bien voulu nous accorder. Il va de soit que la liste n’est pas exhaustive et que les commerces cités ne présentent pas de caractère publicitaire. Si un commerçant de Noisy-le-Sec avait été oublié, qu’il n’en soit pas froissé et qu’il nous contacte. Nous seront heureux d’enrichir cet article initial d’informations complémentaires.
Centre-Ville-Mairie
La Boucherie du Marché
Place Dreyfus
La Boucherie du marché, place Dreyfus à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions
Le Patron des lieux nous y accueille avec le sourire. En plus de sa viande de qualité, la boucherie du marché propose spécifiquement pour cette période, du pain Kabyl, de la Zlabia et des gateaux orientaux. Le tout est « fait maison ». Fermée le dimanche.
La Boulangerie du Marché « L’épi d’or »
Place Dreyfus
La Boulangerie du Marché, l’Epi d’Or, place Dreyfus à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions
Ce sympatique commerçant que nous avions évoqué sur nos pages en février dernier puisqu’il s’était vu décerner le 3ème prix de la baguette de tradition française, propose en cette période divers produits spécifiques : Pain de semoule, Zlabia, Kelb ellouz (coeur d’amande) et du Makroud. Fermeture hebdomadaire le jeudi.
Le Restaurant « Chez Davny »
13, rue de Béthisy
Le Restaurant « Chez Davny » 13, rue de Béthisy à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions
Le jeune couple qui tient ce restaurant, qui par ailleurs fait salon de thé, vous propose pour l’occasion : Des Bricks (poulet, viande, thon,..), des banatages, de la chorba, ainsi que M’Smen et M’Hajeb. Tous les produits sont faits maison y compris les frites. Il fait également salon de thé dans un décor tout en couleurs et des compositions murales très modernes.
Centre-Ville-Gare
Le magasin Symply Market
Rue Jean Jaurès angle Bd Gambetta
Magasin Simply-Market de Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions
Vous y trouverez, en plus des rayons halal habituels, un espace spécial Ramadan, où vous pourrez trouver entre autres : Halawa (nature, aux amendes, aux pistaches,..), différentes épices, des sauces, du sirop de glucose pour patisseries, du lait fermenté, des haricots blancs, des pois chiche,… Bref tout ce qu’il vous faut pour cuisiner chez vous vos plats préférés.
La boucherie Marzouk
Rue Jean Jaurès angle Bd Gambetta
La Boucherie Marzouk à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions
Contrairement à l’année dernière, cette boucherie halal, à la réputation qui dépasse largement les frontières communales, ne propose pas spécifiquement de produits pour cette période. En revanche sa viande y est excellente dans cette boutique à la façade élégante. Vous y trouverez des morceaux de choix pour la soupe de chorba et de la harira traditionnelle. De quoi se faire de bons plats pour rompre le jeûne.
Le fast-food Chicken Casbah
98 rue Jean Jaurès
La maison Chicken Basbah à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions
Accueil chaleureux des responsables des lieux, très fiers de nous présenter leurs produits faits maison spécifiquement pour la période du Ramadan. Vous pourrez y trouver : Zalabia, patisserie orientale, methor, galette kabyle, dattes et loucoums, lait fermenté et le soir du thé à la menthe. Vos hôtes vous y accueille jusqu’à 22h00.
Square Stéphenson
A la boulangerie-patisserie, vous trouverez de la patisserie orientale, des galettes kabyles, zalabia, et dattes.
Boulangerie-Patisserie du square Stéphenson à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions
A la boucherie du square Stephenson, Vous pourrez trouver des dattes.
Voici le Calendrier du Ramadan 2010 / 1431 avec les heures de prières et de jeûne de l’Hégire à Paris.

Bon Ramadan à tous.
Muriel Nicolau-Bergeret
http://jenbproductions.canalblog.com/



