Archive for the ‘Actualités’ Category

Logistique. Marseille peut-elle devenir le hub du marché halal ?

Après les produits halal et les magasins halal, voici la logistique halal. Une nouvelle micro-niche de marché à laquelle le port de Marseille fait les yeux doux, en collaboration étroite avec la Malaisie. Aujourd’hui, un lobbying intensif est à l’oeuvre pour convaincre les logisticiens locaux de se lancer dans l’aventure.

Une enquête de Didier Gazanhes et Alexandre Léoty

Le challenge est de taille : positionner la Cité phocéenne comme le hub de référence de la logistique halal. (Photo D.Gz.) 

Aucun sous-entendu religieux n’est à lire en filigrane dans cette initiative. Juste du business. L’idée avait été officiellement lancée fin 2010, avec la signature d’un accord entre le Grand port maritime de Marseille (GPMM) et son homologue malaisien Port Klang. L’objet de cet accord: lancer un réseau mondial de plateformes de distribution de produits halal, baptisé « Halal Hub to Hub Network ». À l’époque, le directeur du développement du port marseillais, Dirk Becquart, vantait les mérites de cette initiative qui permettrait concrètement de positionner la Cité phocéenne comme le hub de référence de la logistique halal. «Il existe un besoin énorme de développement sur cette filière en Europe, expliquait-il. Cela nécessite la mise en place d’un mode d’organisation spécifique, qui n’existe pas aujourd’hui. À ce jour, le flux existant n’est pas traité de manière halal tout au long de la chaîne. L’idée est de mettre en place un système logistique comparable à celui qui existe pour les produits casher». En clair: faire en sorte que les produits halal le restent bien tout au long de la chaîne logistique, ce qui n’est pas forcément le cas actuellement. Car si la production est certifiée, la logistique, elle, ne l’est pas encore. Pour le GPMM, l’enjeu est de taille. Car prendre une place de leader dans la logistique halal, secteur en plein boom, pourrait lui permettre de servir plus de 220millions de consommateurs en Europe et en Méditerranée.

Trois entrepôts à la Feuillane
Plus d’un an après le lancement de cette initiative, le dossier est plus que jamais d’actualité. Discrètement, sans effets d’annonces, un lobbying intensif est à l’oeuvre. Caroline Couronne, directrice du cabinet d’intelligence économique et de développement international Tios, a en effet été mandatée par le gouvernement malaisien pour convaincre les acteurs économiques locaux, logisticiens en tête, de passer au tout halal. «Marseille a été identifiée par la Malaisie comme étant la plate-forme idéale pour développer le halal. C’est une ville qui cultive en effet une forte proximité avec le monde musulman et la culture du bassin méditerranéen. Il y a vraiment une place à prendre sur ce marché». Dans son entreprise de persuasion, Caroline Couronne s’est trouvé un allié naturel, le port de Marseille. «Nous restons dans notre rôle de facilitateur, précise François Lasbleiz, responsable de l’activité projets industriels et logistiques au GPMM. Le marché du halal tend à se structurer. Un maximum de cohérence est désormais demandé, de la ferme à la fourchette. Le port n’a pas vocation à être halal, mais à faciliter le développement de ce type d’activités qui sont porteuses en terme de flux entrants, en provenance d’Asie et d’Amérique du Sud, mais aussi en flux sortants, à destination des pays de la Méditerranée. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à mettre à la disposition des entreprises des espaces dédiés à des marchés spécifiques, et notamment au halal». Ainsi, le GPMM a lancé le mois dernier un appel à projets concernant l’implantation de trois entrepôts logistiques froids, au sein de la zone de la Feuillane. Le choix des logisticiens devrait être acté dès cette année. «Ce sont eux qui se chargeront d’intégrer la démarche et de faire certifier leurs entrepôts », ajoute François Lasbleiz, pour qui seul l’engagement profond des spécialistes du secteur pourra transformer cette initiative en succès, ce qui n’avait pas été le cas d’une précédente tentative à Rotterdam.
Lire le reste…

Tags: , , ,

Aucun commentaire


Tunisie: Crise des «subprimes» et «printemps arabe» (re)boostent la finance islamqiue

Par Ali Abdessalem

  •  

     

     

     

     

     

     

    La crise des «subprimes», le «printemps arabe», bien entendu pour des raisons diverses et de manière générale, tous les hoquets du système servent d’excellents tremplins pour la finance islamique. Celle-ci tente, à la lumière de sa percée, opérée à la suite de la crise de 2008, de prétendre à un caractère global. Elle se présente à l’opinion et à la communauté des opérateurs comme la finance vertueuse et se pose comme solution universelle.

    A Tunis, samedi 29 janvier 2012, l’Ordre des experts-comptables s’est joint à une initiative de la CIBAFI, l’Association professionnelle de la finance islamique, pour organiser un séminaire sur les perspectives de son expansion en Tunisie et dans le monde.

    Quel peut être l’apport des experts-comptables dans cette marche triomphale?

    Une croissance vigoureuse

    La finance islamique connaît son âge d’or. Elle gagne du terrain et progresse à un taux de croissance à deux chiffres. En 2011, elle a représenté 1.100 milliards de dollars US environ, soit une croissance de 24% par rapport à 2010. Elle atteindrait 2.000 milliards en 2013. Curieusement, elle a prospéré dans les pays musulmans d’Asie. La Malaisie est la première place financière islamique. Elle est suivie de l’Indonésie. La finance islamique ne représente, par contre, que 60% des transactions en Arabie Saoudite. Depuis, elle s’est taillé des places fortes dans les Etats du Golfe, puis le Soudan. Et, également l’Egypte.

    Il faut rappeler que l’Egypte a été la terre natale de la finance islamique. Il y aurait à l’heure actuelle plus de 500 institutions dont 300 banques qui relèvent de ce régime dans le monde. Dans les pays occidentaux, les enseignes se multiplient. Les pays anglo-saxons ont été une excellente terre d’accueil, et les plus grandes enseignes bancaires, par réactivité commerciale, se sont dotées de départements de finance islamique pour essayer de récupérer le mouvement à leur profit.

    La finance islamique, c’est l’imbrication de quatre sphères: la première est la sphère bancaire, dite «Essayrafiya», la seconde est celle de l’assurance dite «Takafol». Cette relation est somme toute logique. Pour sécuriser les engagements bancaires, il faut une couverture d’assurance de même régime. Ensuite on trouve le compartiment du marché des capitaux. Enfin, il y a celui monétaire.

    Par ailleurs, la profession, outre le dispositif organisationnel, s’est dotée d’une nomenclature “produit global“ allant de la mourabaha (financement) à la Moudharaba (participation) au leasing (Ijar) jusqu’à Ettawrik (titrisation) et autres Sukuk (émissions obligataires).

    Mais malgré le travail d’implémentation opérationnel et terminologique, persistent dans les pays d’accueil des difficultés d’harmonisation fiscale et en matière d’audit et de supervision. Les modes d’organisation n’étant pas celles des sociétés classiques, le travail d’implémentation met un certain temps, dirons-nous, avant de se réaliser.

    Une doctrine et des postulats : financer pour le pire et le meilleur

    La finance islamique s’appuie sur une axiomatique en béton. Elle est adossée à l’économie réelle. Tous les actifs sont de l’ordre du tangible. Il n’y a aucun risque de financiarisation libérale et encore moins de rupture avec la sphère réelle. L’axiome de base veut que l’argent serve de numéraire pour exprimer les prix des biens et services et finaliser les échanges mais en aucun cas il ne doit faire l’objet d’un commerce propre. C’est ce qui interdit la perception du taux d’intérêt considéré comme loyer de l’argent.

    D’ailleurs, entre banques les avances en trésorerie ne sont pas rémunérées et tout prêt est compensé par un dépôt de même maturité (pour la même période) et de même montant. A l’origine, on restreignait les prêts à des obligations strictes. Quand on empruntait, ou ce qui est plus conforme, quand on se faisait avancer les semences pour la récolte d’un type de céréales, on payait dans la même céréale en majorant de la part de gain. Quand on empruntait de l’orge, on remboursait avec de l’orge. C’est tout simple.

    Qu’est-ce qui remplace l’intérêt? La rémunération est prélevée sur le bénéfice de chaque opération. Le banquier, en toutes circonstances, agit en investisseur et prend plein risque selon le postulat de l’équité en affaires. S’engager c’est autant s’exposer à gagner qu’à perdre. C’est donc l’assurance d’un financement direct. Evidemment cette solution est supérieure au financement par endettement. En cela, l’opposition avec le prélèvement d’un intérêt prend du relief. En régime commun, les intérêts se surajoutent et leur cumul peut atteindre parfois un taux d’usure et dans l’hypothèse d’un règlement litigieux, le débiteur peut être amené à régler en plus du principal un montant d’intérêts accumulés, issue pénalisante pour le débiteur et qui fait jaillir le spectre de l’usure.

    Audit, contrôle et supervision

    Ce qu’il faut savoir, c’est que la finance islamique aligne une offre globale avec des correspondances très proches des produits de la finance traditionnelle. Toutefois, elle assortit leur usage de restrictions. La première est, comme on l’a précisé, de ne pas faire des produits financiers purs. Les «Sukuk» sont toujours liés à des sous-jacents réels. Les produits dérivés et les notionnels sont strictement prohibés. Les produits structurés, à l’origine des créances toxiques, le sont aussi.

    Un scénario de la crise des «subprimes» est inimaginable. L’un des avantages de ces restrictions est d’empêcher, autant que faire se peut, la spéculation. Alors, malgré cette transparence du bouquet de produits et les progrès de la doctrine et de la législation, des efforts sont encore à faire en matière de gouvernance. Etant donné que le régime commun est dominant, les règles de supervision sont difficiles à implémenter. Pareil pour l’audit. L’ennui, en la matière est que les comptables ou les auditeurs n’ont pas d’interlocuteurs versés dans l’expertise technique. En général, des ulémas, sans bagage technique mais très avancés en exégèse religieuse, décident du caractère licite ou illicite d’une opération. Les mises au point échappent donc au cadre matérialiste ordinaire. Et c’est en cela que les experts-comptables sont sollicités, car il y a un travail de corrélation et d’implémentation avec la comptabilité usuelle qui est permanent.

    Au bout du compte, il s’agit de calculer un bénéfice, de dégager des amortissements et des provisions, de payer des impôts et de répartir des dividendes, tout en tenant compte du paiement de la «zakate»

    La finance islamique en Tunisie

    C’est la BEST Bank qui a démarré cette activité en Tunisie qui est longtemps restée au stade de niche car longtemps contenue dans le secteur export. La BEST Bank s’est dotée d’un compartiment d’assurance. Et même si depuis vingt ans environ, la banque s’est dotée d’un compartiment onshore, son activité n’a pas connu une expansion fulgurante. L’arrivée de laBanque Zitouna a un peu changé la donne.

    Les autorités tunisiennes, pour leur part, ont manifesté du répondant et le cadre réglementaire pour le développement de la finance islamique s’améliore régulièrement. La Banque s’est taillé une part de marché. Son image reste toutefois entachée de tout le discrédit qui pèse sur son fondateur. L’offre de la banque, dans son ensemble, a rencontré l’intérêt d’une clientèle sensible aux préceptes religieux de la finance islamique. A titre d’exemple, le crédit logement n’est pas meilleur marché que la concurrence, et Zitouna à ce jour ne propose pas la maturité des 25 ans à l’instar de certaines banques commerciales classiques. Pour l’instant, ses produits ne font pas la différence. Mais au moins elle complète la physionomie de la place de Tunis.

    http://www.webmanagercenter.com/

Tags: , ,

Aucun commentaire


Bientôt un tourisme halal en Tunisie

Par Mélissa Krazem

La désertion des touristes européens suite à l’arrivée au pouvoir du parti islamiste Ennahda ont fortement écorné  l’image du tourisme tunisien. Conjointement, le gouvernement et les professionnels du tourisme ont décidé de réagir en mettant en place un circuit spécialisé ayant pour cible les musulmans d’Europe.

Afin de tester cette nouvelle formule, la Tunisie a invité pour une semaine une cinquantaine de responsables d’associations musulmanes françaises. Au programme, visite de de la ville deKairouan (qui fût pendant longtemps le centre religieux du pays) et la mosquée de la Zitouna à Tunis où la délégation a été reçue par l’imam. Les tours opérators tunisiens ont fait part de leur décision d’ouvrir très bientôt une agence de voyage en région parisienne qui offrirait un forfait sans alcool et avec piscine non mixte.

L’un des représentants de la délégation, M’hammed Hennich, président de l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis, interrogé par la Croix, juge ce projet très cohérent: «Les patrons d’infrastructures touristiques tunisiens savent que même si ce n’était pas leur choix, ils vont devoir vivre avec un gouvernement Ennahda pour cinq à six ans et que désormais le pays a une connotation “islamiste”Ces hommes d’affaires ont donc décidé de prendre les devants et ont testé sur nous un nouveau circuit plus religieux.»

Source : El Watan

http://mgb.minutebuzz.com/

Tags: , ,

Aucun commentaire


Les actes anti-musulmans ont augmenté de 34 % en 2011

"J'aurais aimé que le président Sarkozy, à qui j'ai adressé une lettre en décembre, fasse une déclaration. Qu'il dénonce ces actes inqualifiables", a regretté Abdallah Zekri, président de l'Observatoire national contre l'islamophobie.

Les actes et menaces anti-musulmans répertoriés sur le territoire français en 2011 ont augmenté de 34 % par rapport à l’année précédente, a annoncé mercredi 1erfévrier l’Observatoire national contre l’islamophobie.

Selon Abdallah Zekri, président de cet observatoire rattaché au Conseil français du culte musulman, ces chiffres proviennent de statistiques de la sous-direction de l’information générale (SDIG), communiquées à l’AFP.

« Les actions et les menaces qui ont fait l’objet de plaintes déposées officiellement auprès des services de police et de gendarmerie sont passées de 116 en 2010 à 155 en 2011, soit une augmentation de 33,9 % », précise M. Zekri. Pour les seules actions, les statistiques de la SDIG pour 2011, qui concernent notamment les violences et voies de faits, les incendies et les dégradations, leur nombre passe de 22 à 38 d’une année sur l’autre.

« J’aurais aimé que le président Sarkozy, à qui j’ai adressé une lettre en décembre, fasse une déclaration. Qu’il dénonce ces actes inqualifiables. Bref, qu’il cherche àapaiser les inquiétudes des musulmans, qui sont des citoyens au même titre que les chrétiens ou les juifs », a déclaré M. Zekri.

http://www.lemonde.fr/

Tags: , , ,

Aucun commentaire


Agressé parce que musulman Noureddine Rachedi « attend la lucidité de ses concitoyens »

Sur StreetPress Nouredine Rachedi explique que « tous ces procès de victimisation » ont été le plus difficile à surmonter après son tabassage. « Ce n’est pas évident de dire qu’on est victime parce que musulman ».

agresse-parce-que-musulman-nouredine-rachedi-attend-la-lucidite-de-ses-concitoyens

Nouredine, avant le procès de ses agresseurs

Nouredine Rachedi, 34 ans, s’est fait violemment tabassé en 2008 à Guyancourt dans les Yvelines. Ce diplômé d’un DESS de statisticien, cheveux bruns et yeux marron à la silhouette fine, se bat depuis plus de trois ans pour faire reconnaître le caractère raciste de son agression.

« TU ES MUSULMAN ? » Dans la nuit du 24 au 25 juillet, vers 00H50, Nouredine rentre chez lui lorsqu’il est stoppé par deux jeunes hommes en traversant un parc. Ils lui demandent une cigarette, puis s’il est musulman. S’en suit un passage à tabac en règle qui lui vaut 21 jours d’incapacité totale de travail.

« Je dépose plainte, le parquet décide d’instruire sur le mobile qualificatif ‘’violences volontaires aggravées en groupe’’ mais rien sur le caractère raciste. Il a fallu batailler au niveau du procureur de la République pour requalifier la plainte en raison de l’appartenance à une religion réelle ou supposée’ » explique Nouredine joint par StreetPress.

Deux semaines après les faits, il reconnaît Kevin Lamadieu sans hésitation parmi les 90 photos que lui présente la police. Romain Blandin, lui, n’est identifié que huit mois plus tard.


Nouredine après son agression

Lire le reste…

Tags: , , , ,

Aucun commentaire


Islamophobie assumée, islamophobie mesurée

Ecrit par Jef  Tombeur

Je suis devenu islamophobe assumé, car aussi christianophobe et judéophobe, après avoir été vaguement islamophile, christianophile, judéophile (et le restant d’ailleurs : il y a des aspects sympathiques, notamment chez beaucoup de personnes de diverses communautés). Mais je m’inquiète des propos d’Abdallah Zekri, président du « fantomatique » Observatoire national de l’islamophobie, qui fait état d’un essor (ou d’une recrudescence ?) d’actes de vandalismes, d’injures publiques, visant soit les musulmans en tant que tels, soit des personnes de culture musulmane…
Qu’on ne voie surtout nulle provocation dans l’expression « fantomatique » accolée à l’Oni qui relèverait du CFCM (Conseil français du culte musulman). Abdallah Zekri n’est pas président d’une commission du CFCM, c’est un simple « chargé de mission » et sur le site du Conseil, sa page était encore ce jour « en construction ». Je « m’en » félicite et le déplore à la fois : je souhaiterai ardemment que cet observatoire n’ait pas lieu d’être, tant les faits dénoncés seraient marginaux ; je trouve néfaste qu’on ne puisse se faire une idée plus précise de ce qu’Abdallah Zekri dénonce à très juste titre.

Mais je veux bien le croire sur paroles, soit sur ce qu’il a déclaré à Sébastien Fontenelle, de Bakchich.info («Islamophobie : le grand silence ») : « certains se sentent en quelque sorte encouragés à passer à l’acte – peut-être même se disent-ils que s’ils se font prendre, la justice, par les temps qui courent, se montrera de toute façon clémente… ». Ce n’est pas tout à fait le cas général, car certaines décisions de magistrats valent contre-exemple (je songe notamment à cette propriétaire d’un gîte rural proche d’Épinal, Yvette Truchelut, condamnée à de lourdes amendes et à de la prison avec sursis). Mais, soit, il y aurait un essor d’actes, notamment scandaleux, islamophobes.

Comme Michel Onfray, je considère que « c’est l’islam qui est un problème », ressortant de celui, plus général, que certains font de leurs interprétations de livres « sacrés ». Est-ce là encourager des actes d’ostracisme, voire haineux ? Sincèrement, je ne le pense pas. Mais tout acte, ne serait-ce qu’en « paroles, en pensées, ou par omission », est quelque peu « péché » car vecteur d’effets pervers. Je ne peux garantir en être toujours exempt.

N’omettons rien

Mon islamophobie assumée ne m’empêche pas de fréquenter amicalement des musulmans ou des personnes de culture musulmane que je m’honore de connaître et apprécier. Je prête volontiers une main à une mère de famille voilée encombrée par une poussette dans les escaliers du métropolitain. Je remercie sincèrement tous les musulmans qui m’ont fort bien accueilli lors de multiples périples, j’apprécie la « langue des anges », l’arabe littéral, chantée ou traduite, &c. Les conversions tardives (ou reconversions) de personnes trouvant un réconfort dans une foi religieuse ou une autre restent pour moi un mystère, mais je ne fais nullement injure à leur intelligence (de très grands scientifiques ont fini par abjurer leur athéisme ou leur agnosticisme). Lire le reste…

Tags: , ,

Aucun commentaire


DAVOS (Suisse) – Islam et démocratie sont compatibles: les responsables arabes veulent rassurer Davos

Des participants au Forum de Davos le 25 janvier 2012

Des participants au Forum de Davos le 25 janvier 2012 FABRICE COFFRINI AFP.COM

DAVOS (Suisse) – Plusieurs responsables arabes dont des membres des gouvernements islamistes récemment arrivés au pouvoir, se sont attachés à convaincre jeudi les financiers du monde réunis à Davos qu’islam et démocratie étaient compatibles et qu’ils avaient besoin de leur soutien.

« Aucune contradiction entre démocratie et islam », a affirmé Mohamed Najib Boulif, ministre marocain des Affaires générales et de la gouvernance, soulignant que sa formation, le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste) qui dirige le nouveau gouvernement désigné début janvier avait été le seul à présenter une femme, devenue la seule ministre sur 30 membres.

« Nous confirmons en Tunisie à travers la réalité qu’il est possible d’être arabe, musulman et démocrate. Les islamistes sont des acteurs politiques comme n’importe quels autres », a assuré à son tour le chef de la diplomatie tunisienne Rafik Abdessalem, venu participer comme son collègue marocain à plusieurs débats sur l’après-printemps arabes organisés par le Forum économique mondial (WEF).

« La question de l’islamisation n’a rien à voir avec l’Etat. L’Etat est neutre, il doit travailler dans l’intérêt et le bien-être du peuple. Mais dans la vie quotidienne, la religion, islam ou autres, doit être présente », a-t-il encore affirmé, prenant en exemple les Etats-Unis où, a-t-il dit, religion et Etat sont séparés mais où la religion est très présente dans la sphère publique. « Et je pense que c’est ce qui va arriver dans la plupart des pays du Moyen-Orient », a-t-il affirmé. Lire le reste…

Tags: , , ,

Aucun commentaire


Cessons de voir en l’islam un ennemi !

par Esther Benbassa, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études et sénatrice EELV du Val-de-Marne

Le regain de ferveur musulmane dans la France laïque suscite fascination et rejet. Comme si l’islam rappelait aux catholiques de moins en moins catholiques une pratique et une foi oubliées, celles d’avant la laïcité.

Fille aînée de l’Eglise, la France a lutté contre l’emprise de cette dernière, jusqu’à la loi de séparation de 1905. Elle se souvient de l’âpreté de cette lutte. Et elle s’imagine que l’islam pourrait lui faire courir, à nouveau, semblable danger. Ce fantasme ne manque pas de resurgir périodiquement, comme si l’islam était la religion de la majorité des Français.

L’école républicaine est hélas la première responsable de cette pénible situation. Au nom d’une sacro-sainte laïcité, elle hésite à jouer son rôle, et se montre incapable de combattre les effets d’une ignorance bien française des religions. Un enseignement neutre et laïque des religions, parallèlement à une formation à la laïcité, pourrait seul sortir les futurs citoyens d’une sorte d’analphabétisme religieux et culturel aux effets pervers.

La convergence des discours de droite et de gauche contre l’islam qui prospèrent sur ce fond d’inculture n’est pas sans poser problème. D’un côté comme de l’autre, c’est de la laïcité qu’on se réclame. Pour la gauche, il ne faudrait pas laisser la droite accaparer les valeurs de la République, dont la laïcité. Quant à la droite, elle a instrumentalisé ces valeurs à sa guise pour mettre en place sa politique sécuritaire antiterroriste/anti-islamisme/anti-islam = anti-immigrés. Le contexte international n’a pas été propice à l’islam. Et cette situation confuse a favorisé un raidissement, une forme de sacralisation de la laïcité, face à un islam qui menacerait d’étendre ses tentacules.

La conception ouverte et libérale de la laïcité dans laquelle je me reconnais n’est pas celle des « laïques de confession » qui ont embrassé la laïcité comme on embrasse une religion, avec la radicalité de tous les néophytes. Et alors que leConseil d’Etat admet dans son rapport de 2004 que « toutes les religions ont droit à l’expression » à condition qu’il n’y ait pas « accaparement de l’Etat » ni « négation des principes fondamentaux sur lesquels il repose », il ne se passe pas de semaine où l’islam n’est pas dénigré et où les musulmans ne sont pas stigmatisés. Sur la question du voile, que nous traînons depuis une quinzaine d’années, gauche et droite ont oeuvré dans la même direction. Ce sont des députés et sénateurs socialistes, notamment Jack Lang et Laurent Fabius, qui ont les premiers annoncé leur intention de déposer une proposition de loi pour interdire le voile à l’école. Lire le reste…

Tags: , , ,

Aucun commentaire


Mosquée du Grand Parc : Le vendeur est le diocèse de Bordeaux !

Mosquée du Grand Parc : Le vendeur est le diocèse de Bordeaux !

Dans un article publié hier sur Infos Bordeaux, nous vous annoncions l’achat prochain d’un terrain (rue Henri-Expert) par l’association culturelle des musulmans de Bordeaux Nord en vue de la construction d’un lieu de culte islamique au Grand Parc (photo).

Nos confrères du Sud-Ouest publient ce matin un article sur cette transaction. Et surprise, on apprend que le vendeur est le diocèse de Bordeaux ! Jean Rouet (photo), curé de Notre-Dame et vicaire du diocèse, justifie cette décision : « il ne nous servait plus à rien ». Quand on l’interroge sur le fait qu’il vende à une autre religion, celui-ci répond : « pourquoi pas » !

L’UMP et le Parti socialiste, ont une fois de plus adoptés une position commune : la satisfaction. Que ce soit l’adjointe au maire, Anne Marie-Cazalet, ou le député Michèle Delaunay (« je suis tout à fait favorable à un lieu de prière adapté aux musulmans »).

Pourtant cette décision risque de faire grincer les dents de nombreux fidèles du diocèse. En effet, alors que les chrétiens sont persécutés par les musulmans dans de nombreux pays du monde, et particulièrement au sud de la méditerranée, à Bordeaux, les autorités catholiques les aident à établir le « Dar al-Islam ».

Crédit Photo : Cliché Api-Photo

http://www.infos-bordeaux.fr/

Tags: , , ,

Aucun commentaire


Musulmans de Gironde : une foi à l’étroit

Par Caroline Campagne

[REPORTAGE] Faute de mosquée au Grand-Parc, le président de l’Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord accueille des fidèles au-dessus de son commerce dans un centre commercial. Petite visite guidée.

« Le minbar où s'assoit l'imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l'association culturelle des musulmans va racheter au diocèse », explique Mohammed Habri.

« Le minbar où s’assoit l’imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l’association culturelle des musulmans va racheter au diocèse », explique Mohammed Habri. (photo Thierry David)

Hier, peu après 13 heures. Cité du Grand-Parc, à Bordeaux. Centre commercial de l’Europe, au pied des tours, face à la Sécurité sociale. Un petit complexe d’une trentaine de boutiques. Inutile de chercher un panneau indiquant une salle de prière pour les musulmans. Officiellement, il n’y en a pas. Seuls les fidèles initiés connaissent ce lieu de culte des plus insolites, situé dans un appartement, au premier étage du Bamo’so café. Cet établissement est géré depuis trois ans par Mohammed Habri. Ce Lot-et-garonnais, tout sourire, originaire du Maroc, est également président de l’Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord.

On accède à son appartement, qui abrite la salle de prière, par une porte discrète, située à l’arrière du magasin. Et ce n’est un secret pour personne. « Comme nous n’avons pas de mosquée dans notre quartier où il y a beaucoup de musulmans, alors je fais les célébrations chez moi depuis deux ans, plusieurs fois par jours. Au-dessus de mon restaurant dans un appartement. C’est chez moi et jusqu’à preuve du contraire je reçois qui je veux », assure-t-il.

Chemise bleue, pantalon beige emmitouflé dans une doudoune noire, l’homme barbu se montre accueillant et ouvert, à l’heure où une partie de la communauté musulmane bordelaise lui reproche d’être dans la mouvance des salafistes, qui prônent une pratique de la religion assez radicale. « Nous sommes musulmans, un point c’est tout et pas dans un groupe comme certains veulent en créer », dément-il. Lire le reste…

Tags: , , ,

Aucun commentaire


Liam Neeson : Il voudrait se convertir à l’islam !

Liam Neeson songe à se convertir à l'islam

Alors qu’on apprenait que Liam Neeson avait été coupé au montage dans le film Very Bad Trip 2 (voir notre article), voilà que l’acteur s’est laissé aller à d’étonnantes déclarations. De retour d’un voyage à Istanbul, ce dernier a avoué qu’il songerait depuis à se convertir à l’islam, selon des informations rapportées par le journal The Sun.

Liam Neeson fait une nouvelle fois parler de lui, mais cette fois-ci, les rumeurs à son sujet n’ont rien à voir avec le cinéma. En effet, selon des informations publiées par le journalThe Sun, l’acteur penserait à se convertir à l’islam depuis qu’il est revenu d’un séjour à Istanbul en Turquie pour un tournage.

La religion tiendrait une place importante dans sa vie. Élevé dans la religion catholique en Irlande du Nord, l’acteur s’est laissé aller à quelques confidences au journal, avouant qu’il pourrait se tourner vers une religion différente de la sienne, l’islam.

« Il y a 4 000 mosquées dans la ville. Beaucoup sont magnifiques et cela me donne vraiment envie de devenir musulman. L’appel à la prière a lieu cinq fois par jour. Les premières semaines, ça vous rend fou. Ensuite, cela rentre dans votre esprit et c’est la plus belle chose qui soit« , a-t-il expliqué.

Le comédien se poserait énormément de questions existentielles depuis le décès de sa femme en 2009. En effet, ce dernier a perdu l’amour de sa vie, sa femme Natasha Richardson, morte à 45 ans des suites d’une chute de ski et avec qui il était marié depuis 15 ans (voir notre article). Une terrible épreuve pour l’acteur qui aujourd’hui, a encore du mal à s’en remettre. Cet accident a d’ailleurs remis en cause sa « croyance en Dieu« , a-t-il ajouté.

http://www.news-de-stars.com/

Tags: , , ,

Aucun commentaire


La demande en Sukuk est encore largement supérieure à l’offre !

Selon Fitch Ratings, les souverains hors Moyen-Orient et régions majoritairement islamiques souhaitant exploiter le marché des Sukuk pourraient rencontrer une forte demande insatisfaite des investisseurs institutionnels et des banques islamiques de diversifier leurs avoirs en obligations, rendant le marché des Sukuk une source utile de financement supplémentaire.

« La possibilité d’acheter de la dette conforme à la charia de souverains investment grade qui n’ont pas encore exploité ce marché pourrait générer un solide appétit des investisseurs » indique Fitch Ratings. Pour l’agence de notation, le marché des Sukuk a pris un excellent départ cette année avec l’émission de l’Autorité générale de l’aviation civile de l’Arabie Saoudite garantie par le gouvernement qui pourrait ouvrir la voie à davantage d’émissions en provenance du Royaume, y compris une émission souveraine.

 L’offre est encore très largement le fait de pays musulmans ou de pays avec une population à majorité musulmane. Les émetteurs Malaisiens ont représenté plus de la moitié des émissions de l’année 2011 en volume. 

« Les émetteurs, hors monde islamique, à la recherche d’une diversification pourraient contribuer davantage à terme à l’augmentation de l’offre. De surcroît, l’épargne dans les pays du Moyen-Orient exportateurs de pétrole va continuer à croître à la vue des prix actuels du pétrole, en soutenant une plus grande demande des investisseurs. Les Souverains qui cherchent à lever des fonds, seraient alors bien placés pour capter la demande, car ils peuvent facilement trouver des actifs admissibles en garantie lors d’émission d’obligations conformes à la charia » précise Fitch.

En décembre dernier, le gouvernement d’Afrique du Sud a invité des banques pour du conseil et la structuration d’une émission Sukuk. Bloomberg a signalé à la mi-Janvier que l’Irlande, qui pourrait revenir sur le marché obligataire en 2013 selon les termes du programme d’aide apportée par l’Union européenne et le FMI, envisagerait l’émission de Sukuk.

 En 2004, le Land allemand de Saxe-Anhalt a émis 100 millions d’euros de Sukuk, et en 2009, la France a modifié son code civil pour permettre le développement de la finance islamique. Néanmoins, les émissions prévues en France, au Royaume-Uni et au Luxembourg ne se sont pas matérialisées. 

Tags: , ,

Aucun commentaire


Loly Pop : 1ère confiserie halal d’Ile de France !

par: Youmna


Une soeur très accueillante avec un large sourire m’a reçu dans sa boutique, LA première boutique de confiseries entièrement halal en Ile de France ! Une boutique aux couleurs pétillantes mais surtout alléchantes ! Bonbons en vrac, montages bonbons à acheter sur place et même sur le net pour celles qui ne pourraient pas s’y rendre ! MashaAllah ! Une petite interview s’impose pour en connaître d’avantage ! »

Peux tu te présenter en quelques mots à nos lectrices ?

Notre équipe est composée de 4 personnes : mon mari qui est le gérant de la société, ma belle soeur avec qui nous sommes associé, un ami de la famille et moi même qui gère la boutique de bonbons halal.

Peux tu nous dire comment est né Loly Pop halal ? comment est venue l’idée d’ouvrir une confiserie ?

L’idée de commercialiser des bonbons halal est venue de mon mari qui autour d’un verre de thé en famille, alors que nous étions à la recherche d’une idée pour développer une commerce, nous dis et « pourquoi pas des bonbons halal!!! ». C ‘était il y a 3 ans maintenant, nous avons débuté tous les deux entre 2 grossesses consécutives et beaucoup plus de clients chaque jour notre stand de confiserie halal au marché d’Argenteuil et le travail depuis notre domicile, il fallait passer le cap!!! Après avoir été les pionniers dans le domaine des créations en bonbons 100%halal, on s’est dit « pourquoi ne pas créer la première confiserie halal en libre service en ile de France? »

D’où viennent les bonbons que vous vendez ? Êtes vous aussi fabricants ?

Nos bonbons halal à base de gélatine bovine proviennent de Turquie. La gélatine utilisée provient du Pakistan. Les bonbons sont ensuite exportés. Nous avons un fournisseur qui importent les bonbons, nous ne sommes pas fabricant, mais depuis peu nous sommes grossiste en plus d’être détaillants. Nous avons fait le choix de travailler en collaboration essentiellement avec des pays musulmans soucieux de respecter l’appellation HALAL. Nous possédons également une gamme sans gélatine et quelques produits à base de Agar Agar qui remplace la gélatine Lire le reste…

Tags: , , ,

Aucun commentaire


Les exportateurs de produits halal organisent leur business

 

 

 

 

 

 

 

L’industrie du halal a désormais son rendez-vous professionnel. Une cinquantaine d’exposants marocains et surtout étrangers sont attendus à Meknès du 13 au 15 septembre prochain.

La filière halal est en train de connaître un développement inédit au Maroc. Nouveaux besoins obligent, les industriels de ce secteur s’emploient à mieux accompagner ce développement en investissant dans l’outil de production et en sondant les marchés à l’international. C’est dans le cadre de la 10ème Convention France Maghreb, organisée à Marrakech en septembre 2011, qu’est née l’idée de doter le Maroc d’un rendez-vous annuel des professionnels de l’export des produits halal. Pour la première fois au Maroc, en effet, un salon d’envergure internationale dédié à l’export du halal est instauré et fixé sur le calendrier, en l’occurrence du 13 au 15 septembre 2012, à Meknès, qui accueille, par ailleurs, chaque année, le Salon International de l’Agriculture (SIAM). Un salon qui a enregistré quelque 750.000 visiteurs lors de sa dernière édition en 2011.

La nouvelle vitrine du halal au Maroc porte le nom d’Expo Halal International, fruit d’un partenariat entre la société Maghreb Centre de Contacts (MCC) et le Centre Régional des Investissements (CRI) de Meknès-Tafilalet. Le concept du salon est né d’une étude d’opportunité qui estime a près de 500 milliards de dollars le marché halal dans le monde pour une population mondiale de 1,3 milliard de musulmans. C’est dire que plus que jamais, le halal offre aux professionnels de l’agroalimentaire, et même d’autres secteurs concernés, de grandes perspectives de développement, étant entendu que le taux de croissance de ce marché est estimé actuellement à 10% par an. Lire le reste…

Tags: , , , ,

Aucun commentaire


Lancement de la version arabe des Normes de qualité pour l’évaluation du développement de l’OCDE CAD

Une version en langue arabe des Normes de qualité pour l’évaluation du développement
de l’OCDE CAD est lancée à la suite d’une collaboration entre la Banque Africaine de
Développement (BAFD), la Banque Islamique de Développement (BID), l’Organisation de
Coopération et de Développement Économiques (OCDE), le Réseau du Comité D’aide au
Développement (CAD) sur l’évaluation du développement et le Bureau pour la
Coordination de l’Aide Étrangère (OCFA) des Émirats Arabes Unis (EAU). Les Normes
doivent servir de guide, de motivation et d’inspiration pour améliorer la pratique de
l’évaluation et améliorer l’efficacité des programmes du développement.
Jeddah, Abu Dhabi, Paris, Tunis – 20 Janvier 2012
Une version trilingue (Arabe, Anglais, Français) des Normes de qualité pour l’évaluation du
développement de l’OCDE CAD sera lancée ce dimanche 22 Janvier 2012 pendant un colloque
d’évaluation organisé par la Banque islamique de développement à Jeddah au Royaume de
l’Arabie Saoudite.
Les Normes de qualité pour l’évaluation du développement – qui font partie des Lignes directrices
et ouvrages de référence de l’OCDE CAD – ont été harmonisées à l’échelle internationale et
incluent les critères nécessaires pour évaluer les projets et les programmes du développement.
Les Normes sont une référence principale pour les gouvernements et les agences du
développement dans le monde entier.
La version en langue arabe des Normes de qualité pour l’évaluation du développement s’est
développée grâce aux efforts de collaboratiion des quatre parties : le Bureau pour la
Coordination de l’Aide Extérieure (OCFA) des Émirats Arabes Unis, la Banque islamique de
développement (BID), la Banque africaine de développement (BAFD) et le réseau d’évaluation
du Comité d’Aide au Développement (CAD) de l’OCDE. Les quatre institutions ont reconnu le
besoin d’une traduction en langue arabe afin de contribuer à renforcer l’évaluation dans les pays
arabophones dans le cadre du développement et la réduction de la pauvreté.
Fruit d’un consensus international, les Normes de qualité détaillent les éléments clés qui font la
qualité de chacune des phases d’un processus type d’évaluation, à savoir la définition de la
finalité de l’évaluation, la planification et conception de cette dernière, sa mise en œuvre et
présentation des résultats, et enfin l’examen des leçons à tirer et l’utilisation de ces résultats.
Ces Normes visent à améliorer la qualité des évaluations et in fine, à renforcer leur contribution à
améliorer les résultats du développement. Lire le reste…

Tags: , , ,

Aucun commentaire


Tunisie – Le sexe hors mariage, désormais « halal » grâce au mariage « coutumier »

 

Entre principes religieux, pulsions sexuelles, conflits familiaux et contraintes financières, le mariage coutumier (ourfi) semble être un raccourci au contrat traditionnel de mariage auquel de plus en plus de jeunes succombent aujourd’hui.

De plus en plus répandu dans les milieux jeunes tunisiens, le mariage coutumier est un contrat signé dans le secret, par les deux « époux », avec la présence de deux témoins (généralement des amis proches et mis dans la confidence) et en l’absence de notaire. Il s’agit d’un acte, sans aucune valeur juridique et le plus souvent même secret, qui ne lie les deux parties par aucun engagement de droits communs et dont la validité peut être rompue à tout moment.
Les deux « époux » peuvent donc en toute « liberté de conscience » avoir des relations sexuelles, sans pour autant s’engager financièrement ou être contraints de vivre ensemble.
Un raccourci attrayant qui séduit de plus en plus de jeunes, aujourd’hui en Tunisie, dans certains quartiers défavorisés de la capitale (Attadhamon, Mellassine, etc.) et qui s’étend petit à petit à d’autres villes tunisiennes.

Le plus aberrant dans cette pratique qui veut donner un cadre religieux aux relations sexuelles hors mariage, est l’absence, dans la plupart des cas, de légitimité religieuse. En effet, deux conditions sine qua non de la « religiosité » de l’acte se retrouvent généralement non satisfaites, avec des contrats à la fois secrets et temporaires.
Grâce à la montée du salafisme et de l’intégrisme et d’un gouvernement islamiste instaurant un cadre où les réunions et les débats sur la religion et la chariâ ne sont plus tabous et interdits, il n’est aujourd’hui plus « concevable de s’adonner à des pratiques contraires à la religion ». C’est ce que déclarent en tout cas certaines jeunes pratiquantes du mariage coutumier. Lire le reste…

Tags: , , ,

Aucun commentaire


Secteur bancaire en Mauritanie: Entrée en force des produits de la finance islamique

image manquante

 

 

 

 

 

En fondant la holding «Tamweel Africa», la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SDISP), une filiale de la Banque Islamique, et la banque ASYA (Turquie) investissent le terrain ouest-africain, pour y développer et promouvoir les produits de la finance islamique. La naissance de la Banque Islamique de Mauritanie (BIM), dont les activités ont été, officiellement, lancées le 27 novembre 2011, est la manifestation concrète, en Mauritanie, de cette nouvelle démarche.
Mohamed Ben Othman, directeur général de la Banque Islamique de Mauritanie (BIM), nouvelle institution étrangère, dans le paysage bancaire mauritanien, est diplômé en gestion des entreprises de l’université de Tunis et titulaire d’un doctorat de 3èmecycle à l’université d’Aix-Marseille-II. Ce haut cadre, âgé d’une cinquantaine d’années, dirige une équipe dont le challenge consiste à accompagner les premiers pas des produits de la finance islamique sur un marché bancaire mauritanien encore en jachère, du fait d’un très faible taux de bancarisation qu’on estime à environ 5%.
Mohamed Ben Othman a débuté sa carrière à la Citibank au sein de laquelle il a occupé différents postes, de 1988 à 1993. Il a, par la suite, gravi les échelons de l’Arab Banking Corporation (ABC) où il a passé plus de 18 ans, jusqu’au poste de directeur général. C’est en 2010 qu’il a été recruté, par la Holding Tamweel Africa, pour diriger la BIM. Une longue expérience et une expertise qui constituent autant d’atouts pour aider au décollage des nouveaux produits de la finance islamique dans un pays entièrement musulman.
Il a accepté de répondre aux questions du Calame et du magazine Les Afriques

Mohamed Ben Othman, Directeur général de la BIM : ‘’Sur la base de sa philosophie du partenariat, la finance islamique protège contre toutes les dérives’’

Les Afriques et Le Calame : Pouvez-vous nous présenter brièvement votre institution? Mohamed Ben Othman : La BIM appartient à la Holding Tamweel Africa (T.A), qui possède également trois autres banques islamiques, dans la sous-région (Banque Islamique du Sénégal, de Guinée et du Niger). T.A. est une holding dont les actionnaires sont la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SID) (filiale de la BID), pour 60% des actions, et la Banque ASYA, première banque islamique de Turquie, pour les 40% restantes.  Lire le reste…

Tags: , , ,

Aucun commentaire


Un centre de théologie islamique ouvre ses portes à Tübingen

Annette Schavan, ministre fédérale de l’Éducation et de la Recherche, a inauguré lundi le Centre de théologie islamique de l’Université de Tübingen. Son ministère a consacré au total 20 millions d’euros à cette structure et à trois autres instituts qui doivent voir le jour à Münster/Osnabrück, Frankfurt/Gießen et Erlangen/Nuremberg. Ces centres auront pour mission de former des professeurs de religion islamique, des chercheurs en théologie islamique et d’autres spécialistes de la religion, par exemple des imams pour les mosquées.

Ces prochaines années, il faudra faire appel à 2 000 enseignants pour former quelque 700 000 étudiants musulmans. À Tübingen, la première promotion du cursus « Théologie islamique » compte 36 inscrits pour le semestre d’hiver 2011/2012.

« Nous voulons mettre à profit l’expérience des universités allemandes en matière de théologie pour œuvrer au développement de la théologie islamique », a déclaré Mme Schavan. « Je suis convaincue que cette étape jouera un rôle important pour l’intégration. » En outre, le nouveau centre devrait contribuer à « promouvoir le dialogue avec les religions chrétiennes », estime la ministre.

Dans un premier temps, le ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche allouera au centre de Tübingen environ quatre millions d’euros échelonnés sur cinq ans pour financer des chaires de professeur, divers postes salariés ainsi que des bourses pour les jeunes chercheurs. Le premier professeur nommé à l’institut est Omar Hamdan, spécialiste du Coran. Né en 1963, Omar Hamdan a suivi un cursus d’études arabes et d’islamologie à Jérusalem, avant de se consacrer à la théologie comparée à Tübingen. Lire le reste…

Tags: , , ,

Aucun commentaire


Grâce à sa croissance exponentielle : La finance islamique, une opportunité pour le Sénégal de devenir l’exception économique en Afrique

Après avoir longtemps été qualifié ‘d’exception démocratique’ en l’Afrique, le Sénégal pourrait, s’il investissait judicieusement dans la finance islamique, devenir à présent l’exception économique du continent en mutation.C’est l’idée défendue par le Pdg de Millenium Finance Corporation, Kéba Keinde, qui présidait un séminaire sur la finance islamique hier à Dakar.

‘Qu’on le veuille ou non l’Afrique va se développer. La question est : comment être les principaux acteurs et bénéficiaires de ce développement forcé ?’, s’est interrogé, hier, Kéba Keinde à l’ouverture d’un séminaire de trois jours sur la finance islamique. Pour le Pdg de Millenium Finance Corporation (Mfc – Dubaï), il est important, dans ce contexte de mondialisation, que le Sénégal reprenne sa place de leader, et qu’’après avoir été l’exception démocratique, qu’il devienne l’exception économique’, insiste-t-il. Persuadé que la culture de la Téranga, forte malgré la mondialisation, et la valeur des ressources humaines sénégalaises dans tous les domaines sont des avantages pour le pays, il appelle désormais l’Etat et les investisseurs nationaux à capter tout le potentiel de la finance islamique en Afrique de l’Ouest. ‘Ça crée de la valeur pour le Sénégal et beaucoup d’emplois rémunérateurs et de bonne qualité. Nous ne voulons pas rater cette opportunité mais il faut que le gouvernement soit pro actif dans ce domaine’, a-t-il expliqué. Et cette opportunité consiste, selon lui, à profiter de ce domaine en pleine croissance. En effet, ajoute le Pdg de Mfc-Dubaï, la finance islamique représente, selon les dernières statistiques, environ mille milliards de dollars, alors qu’au début des années 2000 elle n’en représentait que 150. Et, poursuit-il, les prévisions pour 2020 tablent sur 4 mille milliards de dollars Us.

C’est donc une ‘croissance très rapide, voire exponentielle’, conclut-il avant d’en développer les caractéristiques qui la différencient de la finance dite ‘conventionnelle’. Tout d’abord, dit Keinde, il s’agit d’un système financier basé sur un partage de profit et non pas sur des intérêts. Ensuite, elle a une composante éthique importante puisqu’elle obéit aux principes de la Charia (loi islamique). Enfin, sa structure de fonds est censée ‘attirer des fonds d’investissements car elle crée des places d’actifs modernes ; ce qui permet d’avoir accès à une manne financière importante des pays arabes mais aussi des pays européens’, explique le président de séance. Qui estime que ces différents intérêts pourraient bénéficier au Sénégal s’il a une attitude pro active pour attirer les investissements. Cela passerait, selon Kéba Keinde, par des réformes. Du cadre réglementaire, dans un premier temps, pour permettre aux banques islamiques de se refinancer sur le marché local. Mais aussi des réformes d’ordre fiscal, dans un second temps, pour éviter de rendre les banques islamiques moins compétitives que celles conventionnelles. Lire le reste…

Tags: , ,

Aucun commentaire


Halal, un marché à potentiel, une association de consommateurs musulmans.

Prévision de croissance du marché halal et naissance de l'UFCM.

Spécialisé dans le marketing, le cabinet Solis publie une étude dont les résultats sont relayés par LSA, qui montre que le halal poursuit sa progression en GMS (source LSA d’après Horizons Shoppers 2012, enquête réalisée auprès de 1405 individus âgés de 18 à 64 ans dans les populations originaires du Maghreb vivant en France).

Ainsi, la pénétration de ces produits atteint, en charcuterie, 80% des acheteurs de produits halal. Cette pénétration est également importante dans les plats cuisinés (27%)ainsi que dans les bonbons (18%).

On observe par ailleurs que de nouveaux acheteurs sont recrutés par la grande distribution. L’étude du cabinet Solis donne deux raisons à cela :

  • l’accroissement de la diffusion des offres,
  • ainsi que l’augmentation des actions promotionnelles initiées par certains acteurs du marché, notamment autour de la période du Ramadan 2011.

Sur 2011, les marques nationales déclinées halal (comme Fleury Michon ou Herta) ont cédé du terrain aux MDD. L’étude conclut que, étant donné la marge de progrès existante concernant la gestion du merchandising des rayons halal, le potentiel de croissance de ce segment est encore important. Lire le reste…

Aucun commentaire



SetPageWidth