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Communiqué presse Livre Finance Islamique

VIENT DE PARAITRE

 

Livre Finance Islamique

Livre Finance Islamique

Biographie de l’auteur :

Youssef El Hazzaouni, diplômé l’institut supérieur de commerce et d’administration d’entreprises (ISCAE), MBA en ingénierie et juridique (Business Management University de Genève-Suisse). Mini MBA en finance islamique (London Business Academy – UK & Maali Dubaï). Lauréat de CEFAGI Paris (Centre d’étude et de formation des assistants en gestion industrielle Paris).Ancien directeur général de sociétés ayant occupé des postes de responsabilité au sein de l’office pour le développement(Maroc). Expert ONUDI- PNUD, actuellement senior (Directeur du Cabinet de Consulting ADERTEC CONSEIL Bureau d’études).
Categories: Actualités, Bancaire Tags:

Tunisie: Crise des «subprimes» et «printemps arabe» (re)boostent la finance islamqiue

Par Ali Abdessalem

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    La crise des «subprimes», le «printemps arabe», bien entendu pour des raisons diverses et de manière générale, tous les hoquets du système servent d’excellents tremplins pour la finance islamique. Celle-ci tente, à la lumière de sa percée, opérée à la suite de la crise de 2008, de prétendre à un caractère global. Elle se présente à l’opinion et à la communauté des opérateurs comme la finance vertueuse et se pose comme solution universelle.

    A Tunis, samedi 29 janvier 2012, l’Ordre des experts-comptables s’est joint à une initiative de la CIBAFI, l’Association professionnelle de la finance islamique, pour organiser un séminaire sur les perspectives de son expansion en Tunisie et dans le monde.

    Quel peut être l’apport des experts-comptables dans cette marche triomphale?

    Une croissance vigoureuse

    La finance islamique connaît son âge d’or. Elle gagne du terrain et progresse à un taux de croissance à deux chiffres. En 2011, elle a représenté 1.100 milliards de dollars US environ, soit une croissance de 24% par rapport à 2010. Elle atteindrait 2.000 milliards en 2013. Curieusement, elle a prospéré dans les pays musulmans d’Asie. La Malaisie est la première place financière islamique. Elle est suivie de l’Indonésie. La finance islamique ne représente, par contre, que 60% des transactions en Arabie Saoudite. Depuis, elle s’est taillé des places fortes dans les Etats du Golfe, puis le Soudan. Et, également l’Egypte.

    Il faut rappeler que l’Egypte a été la terre natale de la finance islamique. Il y aurait à l’heure actuelle plus de 500 institutions dont 300 banques qui relèvent de ce régime dans le monde. Dans les pays occidentaux, les enseignes se multiplient. Les pays anglo-saxons ont été une excellente terre d’accueil, et les plus grandes enseignes bancaires, par réactivité commerciale, se sont dotées de départements de finance islamique pour essayer de récupérer le mouvement à leur profit. Lire la suite…

DAVOS (Suisse) – Islam et démocratie sont compatibles: les responsables arabes veulent rassurer Davos

Des participants au Forum de Davos le 25 janvier 2012

Des participants au Forum de Davos le 25 janvier 2012 FABRICE COFFRINI AFP.COM

DAVOS (Suisse) – Plusieurs responsables arabes dont des membres des gouvernements islamistes récemment arrivés au pouvoir, se sont attachés à convaincre jeudi les financiers du monde réunis à Davos qu’islam et démocratie étaient compatibles et qu’ils avaient besoin de leur soutien.

« Aucune contradiction entre démocratie et islam », a affirmé Mohamed Najib Boulif, ministre marocain des Affaires générales et de la gouvernance, soulignant que sa formation, le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste) qui dirige le nouveau gouvernement désigné début janvier avait été le seul à présenter une femme, devenue la seule ministre sur 30 membres.

« Nous confirmons en Tunisie à travers la réalité qu’il est possible d’être arabe, musulman et démocrate. Les islamistes sont des acteurs politiques comme n’importe quels autres », a assuré à son tour le chef de la diplomatie tunisienne Rafik Abdessalem, venu participer comme son collègue marocain à plusieurs débats sur l’après-printemps arabes organisés par le Forum économique mondial (WEF).

« La question de l’islamisation n’a rien à voir avec l’Etat. L’Etat est neutre, il doit travailler dans l’intérêt et le bien-être du peuple. Mais dans la vie quotidienne, la religion, islam ou autres, doit être présente », a-t-il encore affirmé, prenant en exemple les Etats-Unis où, a-t-il dit, religion et Etat sont séparés mais où la religion est très présente dans la sphère publique. « Et je pense que c’est ce qui va arriver dans la plupart des pays du Moyen-Orient », a-t-il affirmé. Lire la suite…

La demande en Sukuk est encore largement supérieure à l’offre !

Selon Fitch Ratings, les souverains hors Moyen-Orient et régions majoritairement islamiques souhaitant exploiter le marché des Sukuk pourraient rencontrer une forte demande insatisfaite des investisseurs institutionnels et des banques islamiques de diversifier leurs avoirs en obligations, rendant le marché des Sukuk une source utile de financement supplémentaire.

« La possibilité d’acheter de la dette conforme à la charia de souverains investment grade qui n’ont pas encore exploité ce marché pourrait générer un solide appétit des investisseurs » indique Fitch Ratings. Pour l’agence de notation, le marché des Sukuk a pris un excellent départ cette année avec l’émission de l’Autorité générale de l’aviation civile de l’Arabie Saoudite garantie par le gouvernement qui pourrait ouvrir la voie à davantage d’émissions en provenance du Royaume, y compris une émission souveraine.

 L’offre est encore très largement le fait de pays musulmans ou de pays avec une population à majorité musulmane. Les émetteurs Malaisiens ont représenté plus de la moitié des émissions de l’année 2011 en volume. 

« Les émetteurs, hors monde islamique, à la recherche d’une diversification pourraient contribuer davantage à terme à l’augmentation de l’offre. De surcroît, l’épargne dans les pays du Moyen-Orient exportateurs de pétrole va continuer à croître à la vue des prix actuels du pétrole, en soutenant une plus grande demande des investisseurs. Les Souverains qui cherchent à lever des fonds, seraient alors bien placés pour capter la demande, car ils peuvent facilement trouver des actifs admissibles en garantie lors d’émission d’obligations conformes à la charia » précise Fitch.

En décembre dernier, le gouvernement d’Afrique du Sud a invité des banques pour du conseil et la structuration d’une émission Sukuk. Bloomberg a signalé à la mi-Janvier que l’Irlande, qui pourrait revenir sur le marché obligataire en 2013 selon les termes du programme d’aide apportée par l’Union européenne et le FMI, envisagerait l’émission de Sukuk.

 En 2004, le Land allemand de Saxe-Anhalt a émis 100 millions d’euros de Sukuk, et en 2009, la France a modifié son code civil pour permettre le développement de la finance islamique. Néanmoins, les émissions prévues en France, au Royaume-Uni et au Luxembourg ne se sont pas matérialisées. 

Secteur bancaire en Mauritanie: Entrée en force des produits de la finance islamique

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En fondant la holding «Tamweel Africa», la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SDISP), une filiale de la Banque Islamique, et la banque ASYA (Turquie) investissent le terrain ouest-africain, pour y développer et promouvoir les produits de la finance islamique. La naissance de la Banque Islamique de Mauritanie (BIM), dont les activités ont été, officiellement, lancées le 27 novembre 2011, est la manifestation concrète, en Mauritanie, de cette nouvelle démarche.
Mohamed Ben Othman, directeur général de la Banque Islamique de Mauritanie (BIM), nouvelle institution étrangère, dans le paysage bancaire mauritanien, est diplômé en gestion des entreprises de l’université de Tunis et titulaire d’un doctorat de 3èmecycle à l’université d’Aix-Marseille-II. Ce haut cadre, âgé d’une cinquantaine d’années, dirige une équipe dont le challenge consiste à accompagner les premiers pas des produits de la finance islamique sur un marché bancaire mauritanien encore en jachère, du fait d’un très faible taux de bancarisation qu’on estime à environ 5%.
Mohamed Ben Othman a débuté sa carrière à la Citibank au sein de laquelle il a occupé différents postes, de 1988 à 1993. Il a, par la suite, gravi les échelons de l’Arab Banking Corporation (ABC) où il a passé plus de 18 ans, jusqu’au poste de directeur général. C’est en 2010 qu’il a été recruté, par la Holding Tamweel Africa, pour diriger la BIM. Une longue expérience et une expertise qui constituent autant d’atouts pour aider au décollage des nouveaux produits de la finance islamique dans un pays entièrement musulman.
Il a accepté de répondre aux questions du Calame et du magazine Les Afriques

Mohamed Ben Othman, Directeur général de la BIM : ‘’Sur la base de sa philosophie du partenariat, la finance islamique protège contre toutes les dérives’’

Les Afriques et Le Calame : Pouvez-vous nous présenter brièvement votre institution? Mohamed Ben Othman : La BIM appartient à la Holding Tamweel Africa (T.A), qui possède également trois autres banques islamiques, dans la sous-région (Banque Islamique du Sénégal, de Guinée et du Niger). T.A. est une holding dont les actionnaires sont la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SID) (filiale de la BID), pour 60% des actions, et la Banque ASYA, première banque islamique de Turquie, pour les 40% restantes.  Lire la suite…

Grâce à sa croissance exponentielle : La finance islamique, une opportunité pour le Sénégal de devenir l’exception économique en Afrique

Après avoir longtemps été qualifié ‘d’exception démocratique’ en l’Afrique, le Sénégal pourrait, s’il investissait judicieusement dans la finance islamique, devenir à présent l’exception économique du continent en mutation.C’est l’idée défendue par le Pdg de Millenium Finance Corporation, Kéba Keinde, qui présidait un séminaire sur la finance islamique hier à Dakar.

‘Qu’on le veuille ou non l’Afrique va se développer. La question est : comment être les principaux acteurs et bénéficiaires de ce développement forcé ?’, s’est interrogé, hier, Kéba Keinde à l’ouverture d’un séminaire de trois jours sur la finance islamique. Pour le Pdg de Millenium Finance Corporation (Mfc – Dubaï), il est important, dans ce contexte de mondialisation, que le Sénégal reprenne sa place de leader, et qu’’après avoir été l’exception démocratique, qu’il devienne l’exception économique’, insiste-t-il. Persuadé que la culture de la Téranga, forte malgré la mondialisation, et la valeur des ressources humaines sénégalaises dans tous les domaines sont des avantages pour le pays, il appelle désormais l’Etat et les investisseurs nationaux à capter tout le potentiel de la finance islamique en Afrique de l’Ouest. ‘Ça crée de la valeur pour le Sénégal et beaucoup d’emplois rémunérateurs et de bonne qualité. Nous ne voulons pas rater cette opportunité mais il faut que le gouvernement soit pro actif dans ce domaine’, a-t-il expliqué. Et cette opportunité consiste, selon lui, à profiter de ce domaine en pleine croissance. En effet, ajoute le Pdg de Mfc-Dubaï, la finance islamique représente, selon les dernières statistiques, environ mille milliards de dollars, alors qu’au début des années 2000 elle n’en représentait que 150. Et, poursuit-il, les prévisions pour 2020 tablent sur 4 mille milliards de dollars Us.

C’est donc une ‘croissance très rapide, voire exponentielle’, conclut-il avant d’en développer les caractéristiques qui la différencient de la finance dite ‘conventionnelle’. Tout d’abord, dit Keinde, il s’agit d’un système financier basé sur un partage de profit et non pas sur des intérêts. Ensuite, elle a une composante éthique importante puisqu’elle obéit aux principes de la Charia (loi islamique). Enfin, sa structure de fonds est censée ‘attirer des fonds d’investissements car elle crée des places d’actifs modernes ; ce qui permet d’avoir accès à une manne financière importante des pays arabes mais aussi des pays européens’, explique le président de séance. Qui estime que ces différents intérêts pourraient bénéficier au Sénégal s’il a une attitude pro active pour attirer les investissements. Cela passerait, selon Kéba Keinde, par des réformes. Du cadre réglementaire, dans un premier temps, pour permettre aux banques islamiques de se refinancer sur le marché local. Mais aussi des réformes d’ordre fiscal, dans un second temps, pour éviter de rendre les banques islamiques moins compétitives que celles conventionnelles. Lire la suite…

Les Comptes Forex Islamiques

Présentation de la finance islamique.

La finance islamique est apparue dans les années 70 afin de rendre compatible les services bancaires et les produits financiers aux préceptes du Coran. Ainsi, ces dernières années, et ce, malgrè la crise de Dubaï qui a quelque peu perturbé ce modèle, la finance islamique (qui se décline d’ores et déjà sur presque tous les marchés financiers) séduit de façon croissante un nombre considérable d’acteurs qui opèrent soit pour des motifs religieux soit par la perspective d’importants gains financiers.

Le Royaume-Uni, ainsi que son cœur financier, la City, apparaissent comme les pionniers occidentaux de la finance islamique, ainsi on constate que, dès 2004, le pays a intégré des produits financiers islamiques dans ses portefeuilles. Toutefois, comme à l’accoutumée, nous voyons qu’en France le mouvement est, encore une fois, plus lent. En effet, ce phénomène n’a commencé à intéresser les acteurs financiers français qu’à partir de 2008, date où les crédits hypothécaires ont remis en cause le modèle du capitalisme financier.

Les principes fondamentaux de la finance islamique. 

Globalement on peut considérer que la finance islamique repose sur deux principes fondamentaux :

1. Interdiction sur le paiement et la réception de toutes formes d’intérêt (RIBA).

Dans le droit musulman, le terme « Riba » désigne : tout avantage ou surplus perçu par l’un des contractants sans aucune contrepartie acceptable et légitime du point de vue de la Charia.

Principalement, le « Riba » peut se présenter sous deux formes : le Riba-Al-Fadl ou le Riba-Annasssia. Ce dernier désigne le surplus qui est perçu lors de l’acquittement d’un dû, dont le paiement a été posé comme condition de manière explicite ou implicite dans le contrat, et ce, en vertu du délai qui a été accordé par le règlement différé. Dans notre société actuelle, du fait des crédits, des prêts et des placements que proposent les établissements bancaires et les organismes de financements traditionnels, c’est bien entendu le type le plus commun et le plus répandu. Lire la suite…

Le modèle «Takaful» au Maroc, est-ce possible ?

De l’assurance islamique, bientôt au Maroc ? Le cadre réglementaire actuel reste à réviser, en s’assurant qu’il n’affectera en rien le modèle de l’assurance conventionnelle.

La réflexion sur l’assurance islamique («Takaful») en est juste à ses balbutiements au Maroc. Il y a à peine un an et demi, en effet, que les acteurs économiques ont manifesté un réel intérêt pour la finance islamique, sujet de plus en plus médiatisé depuis l’avènement du gouvernement Benkirane. «Le Maroc doit rattraper le retard par rapport aux autres pays du Moyen-Orient et d’Asie du Sud-Est en matière de développement de l’assurance islamique, qui pèse près de 12 milliards de dollars en 2011». C’est ce qu’a martelé Mohamed Boulif, consultant à Al Maalya Islamic Finance Consulting & Training, lors du workshop organisé, le jeudi 19 janvier dernier, par la Bourse de Casablanca sous le thème « Assurance islamique : une autre opportunité pour drainer l’épargne au Maroc». Mais a-t-on besoin, pour ce faire, d’une réglementation spécifique pour mettre en oeuvre la commercialisation de ce type de produits ? «A priori, non. Le cadre réglementaire actuel peut faire l’affaire, mais il faut le réviser en s’assurant qu’il n’affectera en rien l’assurance conventionnelle.
Il existe plus de 500 articles à relire pour appréhender les dispositions pouvant constituer un frein à l’assurance islamique», explique Azzeddine Benali, du ministère de l’Économie et des Finances, précisant qu’«il s’agit de bien comprendre les fondamentaux de ce système avant de passer à la relecture de la réglementation en vigueur». En fait, le schéma de «Takaful» consiste en un système dans lequel un groupe de personnes (participants) contribue mutuellement à un fonds commun (fonds de «Takaful») dans l’objectif de s’octroyer une assistance mutuelle sous forme d’indemnité si un sinistre devait affecter un membre. Le terme «Takaful» est dérivé de la racine «Kafala» qui signifie entre autres «garantie». Certes, l’assurance conventionnelle partage le même objectif de protection des assurés. Seulement, elle contient des éléments importants prohibés en Islam dans son mode opératoire. Il s’agit du «Gharar» (l’incertitude), du «Riba» (l’intérêt) et du «Maysir» (jeu à éviter). Trois principes négatifs interdits par la Charia.

«Le “Gharar” peut avoir plusieurs connotations : incertitude, tromperie, risque, hasard ou encore ignorance. Ainsi, dans le cadre de l’assurance conventionnelle, l’opérateur réalise des profits nés de l’incertitude inhérente au contrat», a expliqué Mohamed Boulif. À titre d’illustration, dans l’assurance des biens, il existe deux scénarios pour une assurance automobile. Par exemple, le sinistre n’est pas déclaré durant l’année. Ainsi, l’assuré perd la prime versée et n’a rien en retour. L’opérateur, lui, s’enrichit de ce montant non justifié selon la Charia du fait de l’incertitude (“Gharar”) dans le contrat de vente. Dans le cas contraire, le sinistre est déclaré et l’indemnité sera fonction de l’étendue et du type du dommage. L’assuré pourrait disposer de la totalité du montant promis, moins ou même rien si le dommage n’est pas prévu par la police.

Le «Maysir», qui est la prise de risque induite par le contrat lui-même (risque contractuel), entache lui aussi le mode opératoire des assurances conventionnelles. En général, il va de pair avec le «Gharar». Quant au «Riba», il est présent, en général, dans les opérations d’investissement des primes versées par les preneurs d’assurance (Bons du Trésor ou obligations, par exemple). Pour être compatible avec la Charia, le portefeuille d’investissement ainsi que toutes les opérations de placement ne peuvent contenir des éléments d’intérêt. Une disposition difficile à mettre en œuvre, surtout que le gros des placements s’opère via des Bons de Trésor à intérêt. Il n’en reste pas moins que des experts voient d’un bon œil le développement de «Takaful» dans le Royaume. «Le marché national de l’assurance, qui est le deuxième d’Afrique en termes de dynamisme et le plus développé dans le Maghreb, devrait voir émerger l’un des plus grands marchés de «Takaful» dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord», assure Mohamed Ali Mrad, fondateur et PDG de MENA Finance, première société de conseil d’affaires islamiques en Afrique du Nord.

Secteurs prohibés par la Charia

L’assurance islamique est née au Soudan au début des années 80 et s’est développée rapidement dans l’Asie du Sud-Est et dans le Golfe. Ce marché connaît une forte croissance, mais la collecte reste encore modeste. La gestion active des fonds est surexposée à l’immobilier et aux actions. Seulement, par rapport à ce dernier point, un certain nombre de secteurs illicites sont prohibés par la Chari». Il s’agit notamment des activités liées à l’alcool, à la production du porc, à l’armement (notamment offensif), aux banques conventionnelles utilisant les intérêts («Riba»), aux compagnies d’assurance conventionnelles utilisant des contrats commerciaux comportant des incertitudes («Gharar»), aux parts de fonds communs de placement et des Sicav conventionnelles (car elles opèrent des placements en actions illicites et en instruments de dette conventionnelle tels que les obligations). La prohibition concerne aussi tout titre d’une entreprise endettée (en dette conventionnelle à plus de 30% de son capital).

http://www.lematin.ma

Une banque qatarie rachète 15% d’Al Rifaï

source: QFIB

Qatar First Investment Bank (QFIB), une banque islamique d’investissement qatarie, a racheté 15% de la société libanaise Al Rifaï International Holding, spécialisée notamment dans la production de cacahuètes, pistaches, noix et amandes.

Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Elle marque cependant l’entrée de la QFIB dans l’industrie alimentaire. La présence d’Al Rifaï sur plusieurs marchés européens permettant à la banque de s’y implanter.

« Nous sommes fiers de notre partenariat avec Al Rifaï dont les performances étaient bonnes durant les dernières années », a souligné le PDG de la QFIB, Emad Mansour.

Représentée au sein du Conseil d’administration d’Al Rifaï, la banque qatarie sera impliquée dans les efforts de développement du Groupe.

Selon Euromonitor International, le marché des douceurs et des pistaches au Moyen-Orient devrait croître de 21% entre 2010 et 2014. Le chiffre d’affaires d’Al Rifaï a augmenté de 50% en 2011 et une croissance de 33% est prévue en 2012.

En 2010, Al Rifaï avait procédé à une augmentation de son capital de 15 millions de dollars à travers un placement privé d’actions dans le but de financer sa croissance au Liban et sur les marchés étrangers et investir dans de nouveaux équipements.

Au Liban, Al Rifai Roastery dispose de trois usines (deux à Mazraa et une à Sofar). Depuis 1997, une joint-venture libano-koweïtienne créée au Koweït couvre la demande des pays du Golfe et depuis 2008 Al Rifai Roastery produit des cacahuètes et des graines de toutes sortes à partir de ses unités industrielles implantées sur 10.000 m2 à Helsingborg, en Suède.

http://www.lecommercedulevant.com/

Tunisie Finance islamique- Conférences «Ijara»:concepts et applications

 «Ijara»: concepts et applications, est le thème choisi pour la deuxième conférence internationale de l’Association tunisienne de la finance islamique (ATFI) qui se tiendra les 21 et 22 janvier 2012, à Tunis, a annoncé Mme Amri, présidente du bureau exécutif de l’ATFI.
 Finance islamique- Conférences « Ijara »:concepts et applications

Tenant une conférence de presse, lundi à Tunis, M.Ali Tebib, membre et consultant de l’association, a indiqué que «Ijara » qui signifie la mise à la disposition d’un bien moyennant un loyer est un produit financier islamique se caractérisant par sa souplesse par rapport à la « mourabaha ».

En effet, a-t-il expliqué, contrairement à la Mourabaha qui consiste en un contrat de vente au prix de revient majoré d’une marge bénéficiaire connue et convenue entre le vendeur et l’acheteur, le produit Ijara est variable, dans le sens ou il peut être modifié dans le temps, suivant les exigences de la situation économique que traverse un pays.

M.Tebib a indiqué, à la TAP, que Ijara, selon la CHARIA (droit musulman) consiste en un contrat de location accompagné d’une promesse de vente, stipulant que le propriétaire de l’objet est responsable de tout dommage survenant ultérieurement, contrairement au système de leasing actuel.

Ce système est un seul contrat combinant à la fois vente et location par le propriétaire: Ce dernier est vendeur vu qu’il n’assume aucune responsabilité future quant à l’objet du contrat mais en même temps il est percu comme propriétaire puisqu’il reçoit la commission de la vente de prestation.

» Pour les banques qui envisagent de s’orienter vers la finance islamique, Mme Amri a précisé, que celles-ci sont appelées à mettre en place des agences spécialisées dans les transactions islamiques. Lire la suite…

Le Maroc envisage de promouvoir la finance islamique

Avec l’arrivée au pouvoir d’un parti islamiste, la finance islamique devrait connaître de beaux jours au Maroc.

Par Siham Ali pour Magharebia à Rabat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La question de la finance islamique occupe le devant de la scène au Maroc depuis le triomphe électoral du Parti pour la justice et le développement (PJD).

Les partisans d’un système bancaire conforme à la charia fondent leurs espoirs sur le nouveau gouvernement pour créer la première banque islamique du royaume.

Le PJD a, à plusieurs reprises, prôné la finance islamique. A peine désigné chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane a reçu la visite de Sheikh Khalid Bin Thani Al Thani, le président de la Qatar International Islamic Bank (QIIB), qui lui a présenté un projet de création d’une banque d’investissement et d’une société d’assurance islamiques au Maroc.

Le gouverneur de la Banque Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, avait déclaré le mois dernier que le Maroc était intéressé par la finance islamique et envisageait de créer des banques islamiques dans le cadre de la nouvelle plateforme financière de Casablanca. Un chapitre concernant les financements répondant aux exigences de la charia sera introduit dans la nouvelle loi bancaire, a-t-il précisé. Lire la suite…

La banque islamique arrive en France

 

L’islam interdit scrupuleusement l’usure, la spéculation mais également le hasard .

Conséquemment, pour rester dans la légitimité islamique, les offices financiers ont mis en place des règlements compatibles dont la Moudaraba ou la Moucharaka entre autre. La banque islamique peut alors vendre ou louer des bienfaits qu’elle aura par le passé capté, cela prend l’aspect des moyens de Leasing et location vente. La personne peut d’autre part se rémunérer par exemple au travers de la construction de appartements

De par le fait de son nouveau épanouissement planétaire, la banque islamiqueest communément en phase à des difficultés juridiques et de surcoûts fiscaux. C’est ainsi que des territoires comme le Luxembourg ou le Pays Bas avec la résolution d’ ne désigner que les principaux, ont adapté le droit avec la résolution d’ épurer ces difficultés et ces surcoûts. La France est encore en retard mais depuis 2010 s’y met solidement.

Le premier crédit immobilier conforme aux principes de l’islam a été lancé en France lors du Salon international mondial musulman. l’agence 570 easi est à l’origine de ce produit inédit, dès lors commercialisé par la banque marocaine Chaabi, qui avait lancé en juin les premiers comptes courant charia-compatible. La durée de ce prêt est fixée obligatoirement à dix ans cependant 570 easi assure travailler sur d’autres produits de financement immobilier de longue durée.

Bonne nouvelle également pour tous ceux qui attendent la finance islamique en France : selon une interview du directeur exécutif de la Qatar Islamic Bank, banque qui a signé un accord avec le groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne en France, une banque islamique devrait voir le jour en France en 2012.

http://www.repandre.com

La finance islamique débarque en Tunisie !

Les banques islamiques n’attendent qu’un signe pour envahir le paysage financier tunisien. Les cachotteries médiatiques et éducatives concernant l’économie peuvent récolter ses fruits : un peuple incapable de comprendre les fondements de l’économie et de la monnaie, et par conséquent incapable de différencier une banque islamique d’une banque qui ne l’est pas, si l’affiche « banque islamique » ne lui est pas exhibée. Ainsi, la définition de l’usure s’est perdue par l’injure du temps, et les orientations politiques et idéologiques de chacun l’emportent sur sa raison. Dans ce sens, un colloque sera organisé à Sfax, à la faculté des sciences économiques et de gestion, le 22 et le 23 juin 2012, concernant la finance islamique. Mis à part la valeur scientifique d’un tel colloque, ce qui surprend c’est sa date, et les questions qui s’imposent à l’esprit concernent les orientations du colloque. Si du temps de Ben Ali des conférences ont été organisés pour discuter de ce sujet, mais plus pour « vacciner » la population contre les morsures du dragon économique islamique qu’autre chose, du temps d’Ennahdha l’on assiste à des conférences tournées vers le sens contraire, du moins c’est ce que laisse présager les thèmes qui seront traités. Des conférences concernant ce qui régit la valeur de la monnaie, cette chose si pratique et si abstraite en même temps pour nous éclaireraient bien des esprits sur la réalité des choses : La monnaie en elle-même, celle que vous tenez entre vos mains, tient sa valeur des prêts non encore remboursés de vos autres concitoyens. Tout est problème de valeur, pris dans les deux sens. L’on espère donc que dans ce colloque, on parlera des effets positifs de l’adoption de certaines règles éthiques financières, et l’on redoute que le colloque ne serve qu’à faire de la publicité à des partis économiques sinon politiques directement ou indirectement.

Mohamed Anis Abrougui

http://www.tiwinoo.com/

Tunisie : quel apport de la finance islamique ?

By H.M

Selon une étude publiée par la BAD (Banque africaine de développement), les montants des actifs conformes à la Chariaâ augmentent à un rythme annuel de plus de 10%. Cette évolution n’a pas cessé même pendant la crise financière de 2008.

L’étude s’intéresse aux services bancaires et à la finance islamique en Afrique du Nord. Elle traite de près l’évolution et les perspectives du secteur de la finance islamique.
La finance islamique est une activité qui continue à souffrir de certaines faiblesses, entre autres, une dépendance excessive d’un nombre limité de marchés. Dans certains pays, ce sont des facteurs politiques internes qui empêchent le développement des services bancaires islamiques, tel est le cas des pays d’Afrique du Nord, révèle l’étude.
Il y a un important débat sur le vrai rapport entre le développement de la finance islamique et le développement économique, précise-t-on encore. Les services bancaires islamiques peuvent contribuer au développement de l’intermédiation financière pour autant qu’ils attirent les personnes réticentes à traiter avec les banques classiques. Cependant, le facteur religieux n’est pas le seul attrait de la banque islamique, cette dernière aurait des avantages financiers, tel le fait qu’elle peut assurer un accès supplémentaire au crédit.
S’agissant du cas de l’Afrique du Nord, le bien-fondé des services bancaires islamiques réside dans le fait qu’ils peuvent attirer des dépôts en provenance de pays situés en dehors de la région, notamment des pays du Conseil de coopération du Golfe (GCC). Les services bancaires islamiques peuvent, également, renforcer les liens financiers mutuellement avantageux qui existent entre l’Afrique du Nord et les autres régions du monde musulman et promouvoir l’intégration économique, lit-on à ce propos. Lire la suite…

La finance islamique, alternative à la finance conventionnelle face à la crise

Par mustafa

SFAX (TAP) – L’économiste koweïtien et directeur du département de l’économie islamique à l’Université du Koweït, Mohamed Amine Kattan a appelé à la formation, au sein des universités tunisiennes et arabes en général, de cadres spécialisés dans l’économie et la finance islamiques.

L’objectif ciblé est, d’après l’expert, de promouvoir la finance islamique en tant « qu’alternative aux modèles existants qui ont montré leurs limites face aux crises internationales ».

L’économiste, qui participait, à Sfax (Tunisie), à une rencontre sur « la finance islamique et les opportunités de réussite pour la Tunisie », a fait remarquer que les pays arabes « gagneraient beaucoup à lancer des études développées sur les sciences économiques traditionnelles  et les sciences modernes dans les domaines de la finance islamique ».

Ces études permettront de tirer profit des solutions offertes par l’économie islamique. Car, l’expérience mondiale a montré, a-t-il dit, que « le recours aux lois de la Chariâa (loi islamique) en ce qui concerne les transactions économiques, est en mesure de mettre fin à la crise financière qui ébranle les marchés mondiaux en raison de la manipulation et des pratiques spéculatives ».

L’adoption des fondements de l’économie et la finance islamiques et de leur éthique « est aujourd’hui recommandée par plusieurs experts et économistes dans le monde », a-t-il ajouté. Ceux-ci les considèrent en tant « qu’alternatives aux modèles économiques existants », lesquels ont montré leurs faiblesses face aux crises successives. Lire la suite…

LA FINANCE ISLAMIQUE FAIT SALON

PAR PIERRE ALONSO

Ne pas faire de politique. Rester dans les thématiques religieuses, et économiques. Lynda Ayadi, vice-présidente de l’Union des musulmans de France, avait des projets précis pour le Salon international du monde musulman qui s’est tenu du 17 au 19 décembre au parc des expositions du Bourget.

La directrice du salon avait aussi de l’ambition : réunir l’ensemble des acteurs qui animent la vie des musulmans en France, notamment sur les questions bancaires. Dix stands étaient réservés à des représentants de la finance islamique. Parmi eux, l’Association d’innovation pour le développement économique et immobilier (l’Aidimm).

Finance éthique

Créée en 2005, l’Aidimm, recherchait des alternatives à l’accession à la propriété explique le président, Saer Saïd :

En creusant les alternatives, nous avons d’abord découvert la finance éthique puis la finance islamique. Elle correspond à une structuration différente et elle est calquée sur l’économie réelle.

Le motif est religieux : la notion de riba issue du Coran interdit de rémunérer l’argent. Proscrits, donc, les taux d’intérêt et l’emprunt. La rémunération d’un placement doit correspondre aux dividendes qu’il a effectivement créés, d’où l’inscription revendiquée dans l’économie réelle et son ancrage dans la finance alternative. Pour Robin Martel qui a mené des recherches sur la finance islamique en France à la School of Oriental and African Studies de Londres : Lire la suite…

Acheter halal sa maison ou son appart, c’est enfin possible

Annoncé en début de semaine dans une newsletter de la société 570, le premier produit financier islamique permettant d’acquérir un bien immobilier est officiellement sur le marché en France. C’est lors du Salon international du monde musulman au Bourget que ce produit, fondé sur le principe de la Murabaha, a été lancé. Fruit de l’ingénierie de la société 570 et commercialisé par la banque Chaabi, laquelle avait fait sensation en juin dernier en mettant sur le marché le premier compte courant respectant les principes islamiques, ce produit financier va permettre à tous ceux qui veulent acquérir un bien immobilier – appartement ou maison – sans avoir recours au crédit à intérêts (riba) de pouvoir réaliser leur rêve.

Les premiers financements immobiliers pourront être sous forme de  :

- Mourabaha : La banque acquiert un actif désigné par vous auprès d’un fournisseur et vous le revend ensuite à un prix majoré d’une marge bénéficiare convenue et connue des parties contractantes.

- Mousharaka dégressive : la banque et le client achètent ensemble le bien immobilier en fonction de leur apport. Ils en deviennent en quelques sortes « co-propriétaires » avec les objectifs suivants pour le client : habiter le bien immobilier, en devenir le seul propriétaire en rachetant progressivement les parts de la banque selon une convention, une durée et des modalités particulières définies avec la banque.

La société a ainsi imaginé la démarche « easi », éthique à sensibilité islamique, car l’Islam comme les autres grandes religions, fournit un cadre de principes qui prescrit un certain nombre d’initiatives positives (comme la recherche du profit basée sur un vrai travail, l’adossement de la finance de l’économie réelle, etc.) alors que des pratiques loin du bon sens sont prohibées (pas de spéculation, pas de vente de ce que l’on ne possède pas, pas de commerce de dettes – en bref, les ingrédients qui ont généré la grande crise financière actuelle).

Elle dévelopera et proposera progressivement d’autres solutions, avec d’une part des partenaires bancaires qui vont respecter un cahier des charges éthiques et d’autres part, des spécialistes du droit français et du droit musulman pour assurer leur conformité (à l’image de la certification halal).

Pourquoi le marché de la finance islamique ne suivrait pas le dévellopement du marché du halal? Il n’appartient qu’à nous de démontrer la réalité de la demande pour ces produits afin que l’offre puisse se structurer et se démocratiser pour toutes les bourses -sans distinction de croyances ou d’origines.

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La finance islamique : nouvel atout pour la France ?

Elisabeth Studer
marche-halal.jpgA l’heure où les riches pays pétroliersdemeurent presque les seuls états au monde capable d’investir, situation qui est lin d’être celle des Etats-Unis et de l’Union européenne, la finance islamique  pourrait représenter un sacré potentiel pour l’économie française, quoi qu’on en dise. En effet, les analystes l’affirment clairement : la dégradation de la note souveraine américaine, la crise de la dette qui secoue actuellement moult pays membres de la zone euro, la dégringolade des marchés boursiers alimentés par mauvais indicateurs, baisse de la croissance, rumeurs et les spéculations décuplent actuellement l’intérêt porté à la finance islamique.

Dans un tel contexte, les investisseurs islamiques( banques, investisseurs, fonds) du Moyen-Orient et d’Asie regardent de nouveau vers la France, pays où le marché de la finance islamique est considérable avec une population musulmane estimée entre 6 et 10 millions. Lire la suite…

La finance islamique dans l’Uemoa: opportunités et défis

Les Etats Unis (EU) ont récemment frôlé le défaut de paiement. Un mythe a failli s’effondrer. Dans le monde de la finance, les Bons du Trésor américain étaient perçus, jusqu’à récemment, comme un investissement à probabilité de défaut pratiquement nulle, reflétant la puissante position de l’économie américaine.

Cependant avec les évènements du mois passé, beaucoup se sont rendus à l’évidence : c’est un géant est aux pieds d’argile.  Cette crise de la dette publique aux EU et dans des pays de la zone Euro, donne plus de crédit aux arguments d’économistes qui ont attaqué le système financier dominant qui est biaisé en faveur des instruments financiers qui encouragent l’endettement. Un célèbre disciple de Keynes, Hyman Minsky a, ainsi, développé la thèse de l’instabilité inhérente au système capitaliste basé sur l’intérêt, dans sa théorie de l’instabilité financière (Financial Instability Hypothesis). Sa pensée a été intensément revisitée au plus fort de la récente crise financière mondiale.

Cette crise, faut-il le rappeler, a été l’occasion pour plusieurs académiciens et autres acteurs du monde financier de suggérer des solutions aux failles avérées du système financier international. Dans cet ordre d’idée,  le Professeur Willem Buiter, de London School of Economics, avait simplement suggéré l’adoption des principes de la finance islamique, notamment celui relatif au partage des profits et des pertes, pour l’établissement d’un système plus stable.

La nouvelle forme de la finance islamique, après moins d’un demi-siècle d’existence, a fini d’établir sa crédibilité comme alternative ou, au moins, comme complément au système traditionnel. En effet, il était remarquable durant la dernière crise financière mondiale, que les institutions financières islamiques étaient plus stables que les institutions conventionnelles. Lire la suite…

Sénégal: La finance sociale devient Islamique

Pour mieux démocratiser l’offre de services financiers et améliorer la qualité de vie des populations, le réseau Pamecas s’ouvre à la finance islamique. Ainsi, à travers la Mourabaha et la Mousharaka, l’institution de micro crédit interviendra dans l’habitat social, la vente de denrées, l’équipement domestique ou professionnel et la téléphonie mobile.
 
Malgré d’importants résultats, depuis son introduction au Sénégal dans les années 90, l’offre des institutions de microfinance ne satisfait pas beaucoup de Sénégalais, musulmans, dont une bonne partie est encore en marge du système financier. Pour couvrir les préoccupations de ces derniers en leur proposant des services financiers répondant à leurs attentes, le Partenariat pour la mobilisation de l’épargne et du crédit au Sénégal (Pamecas) vient d’ouvrir un département de finance islamique (Defi), destiné à offrir aux foyers sénégalais, aux entreprises mais aussi aux institutions, des services financiers respectant les préceptes de l’Islam. ‘Après une quinzaine d’années d’existence, on s’est rendu compte qu’il existe des personnes qui rechignent à venir nous voir parce que nos produits ne sont pas conformes à leurs exigences islamiques.C’est pourquoi, nous avons aménagé un département qui répondrait à ces exigences’, déclare Mamadou Touré, directeur général de Pamecas. Qui soutient que son institution avait tenté une première non concluante dans cette politique de crédit en 2005 à cause de problèmes techniques puisqu’elle n’avait pas l’expertise nécessaire. ‘Il faut aussi avouer qu’il n’y avait pas la volonté politique, notamment un environnement juridique. Mais le ministre de l’Economie et des Finances nous a écrit en avril 2010 pour nous faire part d’un projet test de mise en place de la finance islamique au Sénégal et qu’il souhaitait que Pamecas y soit. Pour nous, c’était une aubaine. On a sauté sur l’occasion pour démarrer ce programme’, explique Touré pour qui la stabilisation de l’économie nationale et sous-régionale ne peut se faire sans une révision profonde des politiques de crédit. Lire la suite…