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Archives pour la catégorie ‘Bancaire’

LES BANQUES PUBLIQUES FREINENT SON AVANCÉE La finance islamique sponsorisée par le MSP

14/04/2011

L’absence d’un cadre juridique est un obstacle à l’émergence de la finance islamique en Algérie.

La finance islamique est basée sur le partage des profits et pertes selon les organisateurs de la «journée parlementaire» animée hier au siège de l’APN. Nacer Hideur, secrétaire général de la Banque El Baraka a indiqué dans son intervention que la pratique de la finance islamique enregistre un développement conséquent à l’échelle mondiale, mais très peu connue et développée en Algérie. Cette façon de faire dans le domaine de la finance islamique connaît une convergence à l’échelle mondiale. La différence qui existe entre la finance conventionnelle et le système bancaire islamique, réside dans les formes d’application a expliqué Hideur Nacer, spécialiste dans la finance islamique.
Présent sur le marché bancaire algérien depuis 20 ans, la finance islamique engendre un taux d’adhésion de 1,5% de clients. Lire la suite…

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Un séminaire de formation à la finance islamique s’ouvre vendredi à Bamako : Bientôt une institution financière islamique au Mali

14/04/2011

Pour la première fois un programme d’initiation et de formation sur la finance islamique est initié en prélude à son introduction dans notre pays. La Financière Islamique pour le Développement (FID-SA) est créée par une équipe dynamique de personnalités composée de banquiers, avocats, ingénieurs, financiers, dont certains formés en finance islamique. L’instauration très bientôt d’une institution financière islamique en partenariat avec un opérateur technique et financier stratégique est envisagé par la FID -SA et des contacts sont déjà entamés.

Dans le cadre du lancement de ses activités, les responsables et initiateurs de la Financière islamique pour le développement (FID-SA) au Mali,ont décidé de privilégier l’initiation et la formation à la  Finance Islamique par l’organisation d’un séminaire les 16 et 17 avril à l’hôtel Mandé, en collaboration avec le Conseil Français de la Finance Islamique (COFFIS), représenté par son Président, le Professeur émérite Mohamed Nouri L’information a été rendue publique, le lundi 11 avril à l’hôtel Mandé à la faveur d’une conférence de presse.

Ce  séminaire de deux jours portera sur l’introduction générale sur la Finance islamique : définition, concepts, historique, principes ; la présentation des structures de l’industrie financière islamique et leur rôle dans le développement de la Finance Islamique et la présentation des différentes opérations de financement islamique. Le séminaire s’adresse aux professionnels des Banques et établissements financiers, des assurances, des cadres de l’administration, les gestionnaires de projets, les opérateurs économiques, les juristes, les religieux, les chercheurs, les professeurs, les étudiants et les personnes en quête perpétuelle d’offre de produits financiers islamiques.

Dans son intervention, le Directeur général de FID-SA, Baba Moulaye Haïdara, a éclairé les journalistes sur la finance islamique, sa genèse, son fonctionnement et son importance dans le développement de notre pays à partir des expériences réussies.

Selon lui, la Finance Islamique est une activité basée essentiellement sur les principes de la charia, qui consiste à interdire de donner ou de recevoir un taux de rendement fixe ou prédéterminé sur une transaction financière donnée. «  Ceci s’explique par le fait que l’argent n’est pas une marchandise ni un actif de valeur intrinsèque, mais plutôt, un moyen de paiement sur lequel une transaction ne pouvant porter. La finance islamique combat le taux d’intérêt (Riba) « , a expliqué M. Haïdara, avant de préciser que les trois actions doivent intégrer le principe de partage des risques, des pertes et des profits par le client et la Banque.  » Le cycle financier doit correspondre au cycle productif « , a-t-il insisté. Lire la suite…

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«La finance islamique en Tunisie, ce n’est pas Sakher El-Materi!»

12/04/2011


Le Forum africain de la finance islamique sera organisé pour la première fois en Tunisie, pays natal de son fondateur Zoubeir Ben Terdeyet. Cause: le monopole exercé par le clan de Ben Ali sur le secteur l’a contraint à s’expatrier.

Après trois éditions accueillies par le Maroc, le 4e Forum se tiendra le mercredi 13 et le jeudi 14 aux Berges du lac, à Tunis.
Zoubeir Ben Terdeyet, fondateur et organisateur de l’événement, ne cache pas sa fierté de l’atterrissage (enfin) en Tunisie du Forum. «L’heureux événement est ma contribution» au débat sur la finance islamique, a-t-il lancé lundi. Un secteur qui, selon lui, était «un monopole de Sakher El-Materi pendant plusieurs années».
C’est facile de comprendre pourquoi toute activité liée à la finance islamique ne pouvait, du temps de la bande à Ben Ali, être conçue ou autorisée qu’à travers le canal de Sakher et de sa banque Zitouna!
«De grandes interrogations pesaient sur la finance islamique en Tunisie, estime Ben Terdeyet, et il est temps qu’elle regagne la confiance des Tunisiens».

Une solution pour le chômage
Les expériences dans des économies et des sociétés semblables aux nôtres ont prouvé que la finance islamique est l’une des réponses sérieuses au chômage des jeunes diplômés.
Ben Terdeyet, qui parlait lundi à Tunis lors de l’annonce de la création de l’Association internationale des experts financiers et bancaires tunisiens (Aiefbt) est convaincu qu’à cet effet, la Tunisie a tout pour devenir «un hub» de ce secteur en Afrique.
Avec plus d’une centaine de participants attendus, ce forum «est une occasion unique sur le continent, et notamment au Maghreb, pour nouer des contacts avec les acteurs principaux du marché». Des délégations du Sénégal, d’Algérie, du Kenya en plus de la Banque africaine de développement (Bad) et autres institutions régionales et internationales, y seront présentes. Mais pas les autorités tunisiennes!
Ben Terdeyet a dit que ni la Banque centrale de Tunisie (Bct) ni le gouvernement ne prendront part au Forum. «Dommage», dit-il. Sans expliquer les causes de cette absence: calendriers ministériels chargés? Ou manque d’intérêt pour le développement du secteur de la finance islamique?

http://www.kapitalis.com/

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Banques halal, le paradoxe français

11/04/2011

par FOSSATI Martin

Distributeur d'une banque en Jordanie Annoncé depuis quelques semaines, le débat national sur la laïcité de Jean-François Copé n’aura finalement débouché que sur des tables-rondes et 26 propositions. Le patron de l’UMP se défend d’avoir provoqué une « stigmatisation » des musulmans. Depuis 2004, les polémiques sur l’Islam n’ont pas manqué: voile, minarets et burqa.

Mais en France un autre débat  en lien avec la religion musulmane est oublié, celui de la finance islamique. C’est à dire un système financier régi par des principes religieux tirés de la Shari’a (Coran et Sunna) et qui rejette notamment le recours à un prêt avec intérêt, car contraire à des valeurs morales.  Au pays des lumières, les banques islamiques, aussi appelées banques halal, peinent à sortir de l’ombre.

Avec la plus grande communauté musulmane d’Europe, estimée entre 5 et 6 millions de personnes par le ministère de l’Intérieur chargé des Cultes, la France pourrait devenir un acteur d’importance de la finance halal de détail. La demande existe, le cadre juridique et les professionnels aussi. Mais à ce jour, aucune banque ne propose de produits conformes aux principes du Coran sur le territoire hexagonal. Décryptage d’un paradoxe français.

Crédit photo: cogdogblog/Flickr/CC

Les grandes surfaces ont franchi le cap en développant des rayons halal. Puis, des magasins entièrement dédiés à ces produits sont nés. On y trouve des spécialités de la gastronomie française, telles que le foie gras, la charcuterie et le confit de canard, préparées tout en respectant la tradition musulmane. La chaîne de fast-food Quick est allée encore plus loin, en ouvrant 22 restaurants qui servent quasi exclusivement des hamburgers halal. Mais pour l’instant, les banques françaises se tiennent à l’écart. Aucun produit financier halal n’a vu le jour en France. Impossible aujourd’hui pour un particulier d’ouvrir un compte épargne ou de souscrire un crédit immobilier conforme aux prescriptions du Coran.

Pourtant, la France possède plusieurs atouts pour favoriser le développement de la finance islamique : une large population musulmane (estimée entre 3,7 et 4,1 millions de personnes, selon la démographe Michèle Tribalat et entre 5 et 6 millions selon le ministère français de l’Intérieur chargé des cultes), des banques avec une expertise avérée en la matière grâce à leurs filiales au Moyen-Orient, des professionnels qui connaissent le secteur, des formations universitaires spécifiques. La liste n’est pas exhaustive. De plus, la place de Paris est située dans la zone euro, ce qui la rend encore plus attractive auprès des investisseurs du Moyen-Orient. Pourquoi, alors, ce sous-développement de la filière?

A ce stage, une explication théorique s’impose. Loin de la caricature d’une finance contrôlée par des terroristes barbus qui interdisent l’utilisation de l’argent aux femmes, la banque halal cherche à développer ses activités tout en respectant la loi islamique, ou Charia. Ainsi, la spéculation et l’intérêt, bases du système financier occidental, sont bannis. Impossible donc de placer son argent dans un livret d’épargne classique. Les fidèles ne sont pas autorisés non plus à investir dans des secteurs jugés illicites par la tradition musulmane, tel que les jeux de hasard, l’alcool, le tabac, la pornographie ou encore l’armement. Ils doivent également partager les profits et les pertes de leur investissement avec la banque qui les a financés. Dernière prescription : il est fondamental d’investir dans l’économie réelle. « La finance islamique ne se sert pas de l’industrie, elle est à son service », martèle Anouar Hassoune, analyste chez Moody’s.

Un marché porteur

Les premiers produits financiers halal ont été commercialisés dans les pays du Golfe au début des années 70. D’après l’International Financial Services London (IFSL), cette région concentre aujourd’hui 60 % du marché mondial, dont 38 % contrôlé par l’Iran et 14 % par l’Arabie Saoudite. Le secteur s’est aussi développé en Asie du Sud-Est, notamment en Malaisie. Preuve que ce marché est en plein essor, selon l’agence de notation Standard & Poor’s, la finance islamique pesait quelques 1000 milliards de dollars (709 milliards d’euros) dans le monde en 2010. Soit sept fois plus qu’en 1995. Lire la suite…

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Finance islamique: De belles perspectives en Afrique subsaharienne

11/04/2011

La pénétration des services financiers islamiques s’accentue au Kenya. Ainsi, les banques islamiques contrôlent 0,9% du total des comptes, vient de révéler la Banque centrale du Kenya.

Cette dernière se base sur les statistiques de la Gulf African Bank et de First Community Bank qui sont exclusivement conformes à la charia. Dans ce sens, le professeur Njuguna Ndung’u, gouverneur de la Banque centrale du Kenya, a estimé que   » l’adoption de la finance islamique devrait croître de façon exponentielle en Afrique subsaharienne. Le Kenya fait partie des pays africains qui prennent l’initiative pour des services bancaires conformes à la charia.

» Notons que le 4e Forum africain de la finance islamique (Fifa) se tiendra les 13 et 14 avril à Tunis. Rappelons dans ce sens que le Nigeria va adopter cette année la finance islamique en publiant une réglementation concernant la supervision d’institutions offrant des services financiers sans intérêt. Quant au Kenya, deux banques islamiques ont vu le jour en 2010. Par contre, en Afrique francophone, la finance islamique semble à la traîne. Aucune émission de Sukuk ou nouvelle institution bancaire d’envergure en 2010 hormis la Banque Zitouna.

Au Maroc, suite aux ajustements fiscaux de 2009, la filiale de groupe « Attijariwafa bank, Dar Assafaa », a certes su capter une nouvelle clientèle mais le royaume chérifien reste fermé aux acteurs étrangers. Dans la nouvelle Tunisie, de grandes interrogations pèsent sur la finance islamique, qui se doit de regagner la confiance des citoyens. En Algérie, la fin du crédit à la consommation a bouleversé l’ensemble du marché, fragilisant également les banques islamiques, à la recherche de relais de croissance.

Pour rappel, les actifs bancaires de la finance islamique ont augmenté de 8,9% en 2010. La valeur du secteur est ainsi estimée à 895 milliards d’USD, selon les derniers chiffres de The Banker and Maris Strategies. Selon les derniers chiffres rendus publics par Standard & Poors, les émissions de « sukuks » (obligations islamiques) ont atteint au premier semestre 2010, 13,7 milliards de dollars, soit presque deux fois plus qu’au premier semestre 2009 (7,1 milliards).

Standard & Poor’s, dans sa dernière étude sur le sujet, voit une embellie sur le marché, même si le niveau reste loin de celui d’avant-crise où des sukuks avaient été émis près de 35 milliards de dollars en 2007. Les obligations souveraines ont représenté 75% du volume des émissions. Les institutions financières d’Asie et du Golfe retournent graduellement sur le marché.

Le Japon (au travers de Nomura Holdings) a lancé, en juillet, son premier sukuk pour 100 millions de dollars. Les clés de l’expansion du marché pour S&P résident donc dans la mise en place de procédures de défaillance, une standardisation de l’interprétation de la charia au niveau de la finance islamique, et une augmentation des liquidités des sukuks en les intégrant dans les marchés réglementés.

Aussi, et selon le président-directeur général de l’Institut africain de la finance islamique, Mouhamadou Lamine Mbacké, la finance islamique peut être le socle d’une industrie financière solide. C’est pour dégager les bases d’un tel projet qu’un forum mondial international se tiendra au Sénégal du 20 au 21 juin. Ce forum, le deuxième du genre veut ratisser large, si l’on en croit toujours Mbacké.

http://www.city-dz.com/

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La banque islamique expliqué dans l’évènement du jeudi

08/04/2011

Jean Claude Le Roy 

Dr. Munir Lallmahamood, spécialiste de la finance islamique, conseiller et auditeur certifié a démontré avec des exemples les types de financement qui sont possible avec un banque islamique.

La banque islamique expliqué par le Dr. Munir Lallmahamood.La banque islamique expliqué par le Dr. Munir Lallmahamood.

C’est quoi un financement islamique?

La finance islamique, en accord avec le droit musulman, est basée sur deux principes : l’interdiction de l’intérêt et la responsabilité sociale de l’investissement. Elle lie plus étroitement la rentabilité financière d’un investissement avec les résultats du projet concret associé. L’islam interdit les transactions tant civiles que commerciales faisant recours à l’intérêt (ribâ), à la spéculation (gharar) ou au hasard (maysir). La finance islamique se chiffre à 700 milliards de dollars sur le marché mondial en 2008.

Selon une étude publiée en 2005 par l’université de Princeton (États-Unis), l’économiste Timur Kuran a établi que les principes théoriques de la finance islamique ont une histoire relativement courte, ayant été formulés en grande partie par le théologien pakistanais Sayyid Abul Ala Maududi à partir des années 1940. Il semble que la première banque islamique moderne ait été créée en Égypte, à Mit Ghamr aux alentours de 1963.

our rester dans la légalité islamique, les banques islamiques et les filiales islamiques des banques conventionnelles ont développé des mécanismes juridico-financiers pour contourner l’interdiction du prêt à intérêt (hiyal) et rémunérer l’apporteur de capitaux. Ces derniers se fondent sur des concepts nommés moudaraba, mousharaka, mourabaha, ijara.

La moudaraba permet à un promoteur de mener un projet grâce à des fonds avancés par des apporteurs de capitaux dont la clé de répartition des gains et des pertes est fixée dans le contrat. Les apporteurs de capitaux supportent entièrement les pertes, les promoteurs ne perdant que le fruit de leur travail. Lire la suite…

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Amen Invest décortique le secteur bancaire tunisien

02/04/2011

Dans son enquête sur le secteur bancaire tunisien, Amen Invest détaille un système assez performant mais qui devrait souffrir de la révolution tunisienne.

La Tunisie compte 21 banques, ici l'Amen Bank (photo DR)

La Tunisie compte 21 banques, ici l’Amen Bank (photo DR)
TUNISIE. Dans une enquête publiée fin mars 2011, Amen Invest classe les banques tunisiennes en trois catégories : celles ayant une forte participation de l’Etat dans leur capital (BNA,STB et BH), celles à capitaux privés tunisiens (BIAT,BT et Amen Bank)) et celles à majorité étrangères (UIB-SG, UBCI-BNP Paribas, Attijari Bank et ATB).

A noter que la Zitouna Bank, banque islamique créée en 2009 par Mohamed Sakhr El Materi, proche de l’ancien régime et aujourd’hui en fuite, pourrait être nationalisée. Elle comprend cinq agences.
« Dans ce système financier on retrouve 44 établissements de crédit comprenant 21 banques (dont 11 cotées sur la BVMT), disposant d’un large réseau (1301 agences) toutes enseignes confondues dont 3 sont spécialisées dans la micro-finance, le financement de petites et moyennes entreprises et la finance islamique.  Il regroupe également 14 établissements financiers spécialisés dont 10 sociétés de leasing, 2 établissements de factoring et 2 banques d’affaires ainsi que 8 banques off-shore » précise l’enquête menée par l’intermédiaire en bourse.
Le total des actifs bancaires tunisiens s’établit à 44,97 mrds de dinars tunisiens en 2009 (23 mrds€) proche du Produit intérieur brut du pays (53,4 mrds de dinars tunisiens soit 27,36 mrds €). Les crédits sont majoritairement couverts par les dépôts, et un habitant sur deux dispose d’une compte bancaire ce qui reflète d’une très bonne bancarisation comparée aux pays voisins.
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SUKUK (finance islamique)

01/04/2011

Les questions relatives à la « finance islamique » se posent aussi bien dans le domaine de l’Epargne et des investissements.

Dans le Bulletin Officiel des Impôts, numéro 22 du 25 Février 2009, on pouvait lire l’acte de naissance officiel des Sukuk sur le plan fiscal. La présentation de la question qui touchait d’ailleurs aussi la Mourabaha insistait sur la vitalité de la finance islamique représentant, pour reprendre l’expression de l’Administration «  environ 400 à 500 Md€ d’investissement à travers le monde » et concernant « les investisseurs qui souhaitent investir dans des instruments financiers  respectueux des principes du Coran et notamment la prohibition de l’intérêt, s’ensuivaient des considérations sur l’importance qu’il y avait aux yeux de l’Administration de mettre en place tous les éléments permettant de soumettre ces montages à l’impôt français et de libérer les initiatives dans ce domaine en clarifiant la position du Fisc.

A l’inverse des produits financiers que sont les Mourabaka, Mourabaha etc , les « Sukuk » sont un moyen de financement mais surtout un moyen de mobilisation de l’Epargne. Pour les investisseurs, disposant de ressources à placer, ils permettent d’obtenir une rémunération en harmonie avec les principes de la Chari’a. La Finance islamique repose en effet sur l’interdiction du prêt à intérêt. La rémunération des placements des agents économiques disposant de fonds disponibles ne peut par se faire sur la base classique d’intérêts versés par les banques ou les entreprises. Le système de Sukuk est une réponse à cette contrainte.

Les Sukuk sont proches de la catégorie des obligations dites « asset backed securities » qui ont donc un sous-jacent sous forme d’actifs, créances ou biens  et valeurs en propriété. La différence, et elle est de taille, est que les Sukuk ne versent pas d’intérêts mais des revenus corrélés aux actifs qui les causent. L’origine de cette répartition de revenu tient au fait que les Sukuks donnent un droit direct de propriétés sur les actifs mentionnés précédemment.

Les Sukuks sont des produits financiers très adaptés au financement de l’immobilier. De façon simplifiée, l’opération se présente ainsi : un groupe, qui peut-être une banque, ou toute autre entreprise financière, la lance en créant un Special purpose vehicle », qui émettra les titres « sukuk » auprès des investisseurs intéressé. Il  recherchera une entreprise ou tout autre agent économique qui souhaite procéder à un investissement immobilier. Le SPV procédera à l’acquisition et le donnera en crédit-bail à l’entreprise intéressée. Les loyers de crédit-bail constitueront les revenus sur lesquels s’appuiera la rémunération des porteurs de Sukuk. En cas de défaillance du débiteur, les investisseurs sont protégés par leur titre de propriété, mais ils peuvent aussi bénéficier d’une option de vente au groupe qui a monté l’opération qui est parallèle avec l’option d’achat que détient l’entreprise au titre de son crédit Bail. Les risques de cette opération, tenant soit au preneur du crédit-bail, soit à la valorisation de l’immeuble reposent sur les porteurs de Sukuk, à moins qu’ils bénéficient d’une garantie « de bonne fin » et sur le groupe qui a mené l’opération. Lire la suite…

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Les Sukuk bientôt lancés au Maroc

01/04/2011

Pourrait-on appliquer l’adage « aller lentement mais sûrement » lorsqu’il s’agit de finance islamique ? La question est légitime quand on compare sa lente évolution au Maroc, par rapport à l’intérêt grandissant qu’on en fait dans d’autres pays, pas nécessairement musulmans.

Lors du conseil de Bank Al Maghrib, tenu le 29 mars, Abdellatif Jouahri, gouverneur de la banque, a affirmé que des réunions de travail étaient en cours avec le Groupement professionnel des banques marocaines (GPBM), concernant le référentiel légal adéquat pour l’introduction des bons Sukuk.

Les Sukuk bientôt lancés au MarocLes Sukuk bientôt lancés au Maroc

On ne peut s’empêcher de se demander à quel paramétrage des produits financiers islamiques, obéira le référentiel marocain en la matière, puisqu’on ne dénombre pas moins de cinq écoles de certification dans le monde. A moins qu’on envisage de doter le Maroc de son propre Chariâa compliance board. C’est un point crucial dans l’optique d’une mise sur le marché réussie et pérenne.

900 millions de DH

Connaissant un essor remarquable, les produits financiers islamiques sont de plus en plus touchés par un vent d’innovation. Le Maroc se contentera vraisemblablement des produits basiques que sont Ijara, Moudaraba et autres Mourabaha en plus des Sukuk. Ces derniers seraient en circuit final de mise sur le marché, selon les affirmations de Abdellatif Jouahri.

Le gouverneur de Bank Al Maghrib a précisé que depuis leur introduction en 2007, les produits de finances islamiques ont pu lever un total de 900 millions de DH. Ce qui reste insignifiant par rapport au potentiel qu’ils recèlent d’après les milieux bancaires marocains et internationaux.

Ces produits ont d’ailleurs leur équivalents en produits financiers conventionnels. Ainsi, sur le plan du leasing ou du crédit-bail, l’équivalent en finance islamique est l’Ijara, qui peut se décliner en deux types : l’Ijarara opérationnelle, similaire au leasing opérationnel et l’Ijara Muntahia Bi Tamlik. La Moudaraba (partenariat passif) est un mode de financement participatif entre l’investisseur et l’entrepreneur dans lequel les ratios de profits sont partagés selon un schéma défini à l’avance, entre les deux parties.

Troisième produit basique, la Mourabaha (vente avec marge bénéficiaire) peut se faire selon trois modes : une vente avec paiement différé, un échange au comptant ou un paiement anticipé. Sa principale caractéristique est que le prix est connu par l’acheteur. Plus simplement, c’est une vente avec marge bénéficiaire.

Ces deux produits correspondent aux crédits d’investissement. Pour plusieurs raisons, l’introduction graduelle des produits de la finance islamique doit s’opérer avec plus de célérité. Ne serait-ce que pour donner une chance au futur pôle Casablanca finance city de jouer un rôle de leader régional dans le domaine.

http://www.buzzinfos.org/

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“La finance islamique ne se limite pas qu’aux musulmans”

31/03/2011

Par Anisha Madayah

La finance islamique fait peu à peu son entrée dans le paysage économique local. Ayant fait une apparition timide grâce aux différentes interventions sur le sujet, la finance islamique commence à prendre son envol avec l’ouverture prochainement de la Century Banking Corporation qui se concentrera sur les produits islamiques. De plus, des conférences se tiendront pendant deux jours, début avril, sur ce sujet. Le Dr Muniruddeen Lallmahamood, AAOIFI Certified Sharia Advisor & Auditor, nous en dit davantage.


Que veut dire finance islamique

Pour faire simple, nous analysons la différence principale entre la finance islamique et la finance conventionnelle. Dans la finance islamique, l’argent n’est pas une commodité, mais un moyen d’échange, une réserve de valeur et une unité de mesure. Donc, emprunter ou prêter de l’argent où quelqu’un stipule qu’un excès n’est pas permis, on appelle cela Riba ou intérêt. Ainsi, la finance islamique préconise la création de richesse à travers le commerce et les
affaires.

La finance islamique prend de l’ampleur en ce moment. Comment l’expliquez-vous ?

Il y a un nombre de facteurs qui contribuent à la résilience des produits islamiques et des banques islamiques. Dans la finance islamique, tous les produits doivent être une transaction garantie par des actifs. En d’autres mots, les banques partagent les risques et les dettes et contribuent aux activités réelles de l’économie. Contrairement à la finance conventionnelle, où le rôle principal de la banque est de se focaliser sur l’emprunt uniquement. L’exemple est la crise financière mondiale en 1997.

Est-ce que nous avons tardé à l’introduire à Maurice ?

Nous avons remarqué un développement sporadique depuis 1997. Il y a un nombre de produits sur le marché. Cependant, ceux-ci sont insuffisants, car il y a de grands potentiels sur les marchés. Par exemple, le marché de détail a été complètement négligé et ignoré.

Comment la finance islamique pourra-t-elle enrichir l’économie de Maurice ?

La finance islamique peut directement contribuer à la croissance économique du pays. Un mode parfait du financement serait le Sukuk (lien islamique). Les caractéristiques du Sukuk sont semblables à ceux d’un lien conventionnel à la différence que le Sukuk est garanti par l’actif et est souvent structuré comme une série de Ijara (bail).

L’issue de Sukuk ou du Sukuk global pourrait être utilisée par le gouvernement dans ses objectifs à faire de Maurice une île durable. Le Sukuk peut aussi être utilisé dans le développement infrastructurel du pays notamment l’expansion de l’aéroport, le développement de l’auto-route, le projet d’énergie et la construction de nouvelles villes.

Pour le secteur privé, les produits financiers islamiques tels le Islamic Real Estate Investment Trusts (REIT) pourraient être considérés pour se joindre à la demande courante dans le secteur de l’immobilier à Maurice tels les IRS, ERS et également le développement des hôpitaux privés et des projets agricoles. Également, des plans tels le PEL, (plan d’épargne logement) et le financement personnel par des institutions locales peuvent être remodelés sous la Islamic Non Banking & Micro Finance Institution (INBMFI). Le développement de tels plans financiers va encourager la participation de la communauté en même temps que la communauté globale. Lire la suite…

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Secteur bancaire – Vulgariser la finance islamique

30/03/2011

Par  Daniel Chan


Les 5 et 6 avril prochain, à l’hôtel Gold Crest, à Quatre-Bornes, se tiendra la Conférence internationale sur la finance islamique. Cette conférence est organisée par l’Al Barakah Multi-purpose Co-operative Society Ltd, en collaboration avec l’Al Huda Centre of Islamic Banking & Economics (CIBE) du Pakistan.
Sensibiliser la population sur les services financiers islamiques et les vulgariser auprès du public.

Tels sont les objectifs de cette conférence. L’événement servira également de plate-forme pour permettre aux professionnels de la finance de comparer le système conventionnel à celui de la finance islamique.
Notons qu’un amendement du cadre légal de l’exercice des affaires à Maurice, autorise désormais le développement de services financiers alternatifs, notamment la finance islamique.

Divers thèmes seront abordés lors de cette conférence. On évoquera une vue d’ensemble de la finance islamique dans le monde, la ‘charia’ comme l’épine dorsale du système bancaire islamique ; les opportunités d’investissement dans la finance islamique ; le Takaful à Maurice ; le micro-crédit islamique comme outil de lutte contre la pauvreté ; et le sukuk, obligations islamiques pour jouer un rôle majeur dans le développement des pays africains.

Plusieurs ex­perts internatio­naux du système juridique islami­que, originaires du Pakistan, de Malaisie, du Koweït et d’Inde seront présents à cette conférence. Interviendront, entre autres orateurs, Muhammad Zubair Mughal, Chief Executive, et Shameel Sajjad, CEO du CIBE du Pakistan ; Edib Smolo, Associate Researcher – International Shari’ah Research Academy (ISRA), Kuala Lumpur, Malaisie ; Shameel Sajjad, CEO de l’Al Jamia Al Islamiya en Inde ; Nasre Nasser Eddien, Business Development Manager, Path Solutions, Kuwait et Khalil ur Rehman Khan, Chairman Shariah Board, Emirate Global Islamic Bank Limited du Pakistan.

Au-delà de Maurice, Muhammad Zubair Mughal a exprimé à la presse pakistanaise son souhait de promouvoir la finance islamique sur le continent africain. « Le système bancaire islamique est en pleine expansion au Kenya, en Tanzanie, Afrique du Sud, Egypte, Soudan et Nigeria. Les gouvernements du Ghana, de l’Ouganda, de la Côte-d’Ivoire, et de la Somalie font des efforts pour introduire la finance islamique. La finance islamique a un bon potentiel de croissance en Afrique où les musulmans représentent plus de 50 % de la population. Le continent noir dispose de plus de 250 institutions financières islamiques.

http://www.defimedia.info/

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L’Ouganda demande à l’Indonésie des conseils en finance islamique

21/02/2011

La Banque centrale ougandaise est actuellement en train d’étudier la première demande pour mettre en place une banque islamique dans ce pays d’Afrique de l’Est.

Le régulateur ougandais a ainsi formé une délégation auprès de l’Indonésie, le plus grand pays musulman au monde, pour en connaître plus sur la finance islamique.

Cette visite est vue comme « une reconnaissance du rapide développement de l’industrie indonésienne en la matière », estime un officiel de la Bank of Indonesia.

Pour le conseiller juridique délégué de la Banque centrale d’Ouganda, Titus W. Mulindwa, « la demande est élevée et la Banque centrale est mandatée pour répondre à cette demande. En tant que banque centrale, il est de notre devoir de rendre le secteur financier attractif pour les investisseurs. » Il a ajouté que trois banques du Moyen-Orient étaient intéressées pour investir en Ouganda. Ces investisseurs pourraient « acquérir une banque locale ou lancer une nouvelle banque islamique. »

L’établissement d’une banque islamique nécessite toutefois l’aval du Parlement, ce qui pourrait être obtenu cette année ou en début d’année prochaine. De son côté, la délégation continuera sa tournée de recueil d’informations en Malaisie et à Dubaï.

http://www.financeislamiquefrance.fr/

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Moudaraba (Finance islamique)

17/02/2011

Une des plus anciennes techniques de Financement « Islamique », la Moudaraba, a de nombreux points communs avec la commandite.

La finance dite islamique, c’est-à-dire celle qui applique les règles tirées du Coran et de la Charia, utilise plusieurs techniques de financement. Leur point commun pourrait se résumer ainsi : « le temps ce n’est pas de l’argent », c’est dire que toute opération financière ou bancaire dont les revenus viendraient du seul fait que le temps s’écoule n’est pas recevable, n’est pas comme on l’entend dire maintenant, « Charia compatible ». Le prêt à intérêt pur et simple, qu’il soit à court terme ou à moyen terme ne peut pas être conforme à la Charia, puisque, pour suivre le droit « occidental », la perception de l’intérêt est bien la cause initial du contrat et que l’intérêt est calculé selon le temps qui s’écoule, tempéré par les règles de l’anatocisme,  et non pas selon que le capital utilisé a été productif ou non.  Ces règles, une fois posées, le financement de l’investissement, des stocks, des transactions commerciales suivent des techniques précises.

La Moudaraba est une de ces techniques. Comparaison n’est pas raison, mais, pour trouver des points de repères, des supports de réflexion, il n’est pas besoin d’aller très loin. La Moudaraba, a de très nombreux points communs avec la commandite qu’elle soit simple ou par action. C’est une des techniques de financement les plus classiques et les plus anciennes de la finance dite « islamique ».

Dans le contrat de Moudaraba, le point central est l’entrepreneur, en arabe « Moudarib ».  Celui-ci pour lancer un investissement, une nouvelle entreprise ou un projet, alors même qu’il n’en a pas les moyens financiers, va requérir l’intervention d’un détenteur de Capitaux, Banque ou autre, qui sera considéré comme l’investisseur «  Rab El Mal » et qui apportera l’intégralité des capitaux de l’opération. L’entrepreneur n’apporte que son talent, son expertise, ses capacités managériales etc. Lire la suite…

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Un Forum africain de finance islamique en Tunisie en avril

15/02/2011

Après trois éditions organisées à Casablanca, Isla Invest, cabinet de conseil en finance islamique, s’apprête à organiser le 4e Forum africain de la finance islamique (Fafi) les 12 et 13 avril à Tunis.

«J’ai décidé d’organiser cette nouvelle édition à Tunis afin de marquer ma solidarité avec la Tunisie en contribuant, à ma petite échelle, à la relance économique à travers l’organisation d’événements», explique Zoubeir Ben Terdeyet, l’initiateur du Fafi, un Tunisien résidant en France.
Le directeur d’Isla Invest espère attirer des banquiers, avocats et consultants venant d’Afrique de l’ouest, du Maghreb mais également d’Europe.
«J’ai déjà animé plusieurs formations à Tunis et je sais que l’intérêt est grand pour la finance islamique», explique Ben Terdeyet. Il ajoute: «La Tunisie doit aussi se positionner au niveau international afin d’attirer les investissements du Moyen-Orient pour relancer son économie et il faut changer l’image de la finance islamique qui est trop rapidement associée à la Banque Zitouna», créée par le gendre de l’ex-président Ben Ali, aujourd’hui en fuite.
M. Ben Terdeyet séjourne à Tunis du lundi à jeudi afin de travailler à l’organisation du forum.
Le programme préliminaire prévoit les intervenants suivants: Anouar Hassoune (vice-président de Moody’s Sukuk), Jacques Bertrand De Balanda et Foued Bourabia (avocats- Herbert Smith), Jean Christope Dépres (Sopi), Souhayel Tayeb (conseiller juridique à Bnp Paribas), Nacer Hideur (secrétaire général de la Banque Al-Baraka d’Algérie), Sohail Jaffer (directeur général-Fwu Group), Abdelhakim Hadjou (directeur général adjoint de Salama Assurances-Algérie), Mohamed Ould Sass (expert en Charia), Ibrahim Cekici (DU Finance Islamique-Université de Strabourg) et Adel Harzi (Risk Manager à Dexia).

http://kapitalis.com/

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La finance islamique pour relancer l’emploi et l’économie en Tunisie

11/02/2011
  • Par Souhayel TAYEB – Zoubeir BEN TERDEYET – Paris
  • La finance islamique a fait son entrée en Tunisie depuis des décennies avec l’agrément donné à la BEST (Al Baraka actuellement) en tant que banque non-résidente. Elle a joué un rôle dans de certains grands projets, notamment l’aménagement des Berges du Lac de Tunis mais aussi dernièrement le projet TIFERT de la Société anonyme tuniso-indienne des engrais, financé en partie par la Banque islamique de développement (BID).

    Mais la finance islamique n’a été connue et largement débattue par les Tunisiens qu’après l’agrément éclair donné par l’ancien régime à l’une de ses composantes afin de créer une banque de détails islamique en Tunisie, à savoir Banque Zitouna.

    Bénéficiant d’un statut de position dominante et lancée en grandes pompes, cette institution s’est accaparée malheureusement la finance islamique en Tunisie.

    Maintenant que les vents de la révolution ont balayé l’ancien régime, il serait fatal pour l’économie tunisienne de renoncer à la finance islamique, qui était conçue comme un fonds de commerce par l’ancien régime mais qui peut constituer un vrai moteur de relance de l’économie et de l’emploi. Il serait ainsi judicieux de profiter des outils offerts par la finance islamique afin d’aider l’économie tunisienne à se relever après les marasmes du pillage et de la mainmise de l’ancien régime et de ses différents clans.

    L’objectif étant de relancer l’économie tunisienne sur des nouvelles bases, innovantes et créatrices de richesse et ce dans la transparence totale et dans le respect des règles de la concurrence loyale. Notre but à tous est d’attaquer frontalement ce fléau qui ronge la société et l’économie tunisiennes, en l’occurrence le chômage notamment celui des diplômés de l’enseignement supérieur.

    La finance islamique offre ainsi, grâce à la Musharaka, Mudharaba ou la Zakat, une bonne opportunité pour relancer l’entreprenariat, seul moyen de création d’emplois (I). De même, elle offre à l’Etat tunisien un outil de financement très intéressant à savoir le Sukuk (II). Lire la suite…

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RETAIL BANK 2015 : la fin du client objet ?

10/02/2011

Cela fait plusieurs décennies que le système bancaire s’est organisé pour gérer de l’argent, avec un rapport de force incroyable entre la banque et le client final, presque un rapport parent/enfant où il est difficile de discuter. C’est tout un système dominateur dont le pilotage est guidé par sur le Retour sur Investissement, et très peu par la satisfaction client. A ce jour, il y a très peu de clients [particuliers ou entreprises] qui vont inverser ce consensus mou, avec une relation asymétrique où la banque gagne à chaque fois, comme au casino.

La crise financière a mis à nu un système de façon crue, en nous rappelant les rémunérations pratiquées par le head management des banques, même si les petits épargnants ou clients, après une légère indignation ont renoué avec une amnésie flottante sur un système non satisfaisant. Il y a des banques qui, culturellement, sont restées proches de leurs clients. Même s’il y a des guichetiers et quelques conseillers qui arrivent à générer un « lien social / chaleureux [ ?] / Empathique » le client est une machine à acheter des produits ultra marketés.

Nous sommes dans des usines bancaires où des marketeurs inventent de nouveaux produits que doivent vendre les « points de vente », avec des procédures normalisées, des tableaux croisés, des scorings, des suivis pointus de l’activité commerciale et souvent des processus de décision qui remontent au niveau central. Cette industrialisation à outrance du secteur résulte largement du mouvement de dérégulation et de mondialisation. Pour quand une banque indienne ou chinoise à côté de votre boulangerie traditionnelle ?

Les outils de gestion industrielle focalisent sur les sources de revenu et ne permettent pas d’avoir un plan large de ce qui se passe dans la société, donc des préoccupations croissantes des gens face à une crise qui est en train de miner nos modes de vie et les avenirs que nous nous représentions. De ce fait, au lieu d’inventer les produits et les services correspondants à cette nouvelle situation, au lieu de produire une nouvelle promesse corporate axée par exemple sur la proximité et la solidarité, on reste dans l’optimisation du métier actuel, issu des trente glorieuses et de la bancarisation. Des organismes comme le BCG mettent en évidence le manque de préparation du home banking aux évolutions des consommateurs, aux méga tendances sociétales.

Qui d’ailleurs arrive à s’étonner de la distribution de prêts à gogo…à des ménages déjà surendettés ? Nous frôlons les limites d’un système qui se cannibalise tout seul, puisqu’il s’agit d’un capitalisme financier, où l’intérêt du client final n’est pas intégré. On peut se retrouver avec des clients ayant souscrit des produits inadaptés ou parfois toxiques [quand l’inadaptation a des conséquences très négatives]. Lire la suite…

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Finance et microfinance islamiques

08/02/2011

ADA

Spécificités, portée et ressources récentes

Définition et différence avec la finance contemporaine

La finance islamique est basée sur les principes de la Charia, dont la caractéristique financière la plus importante, à côté de la finalité matérielle, l’activité l’investissement et l’interdiction d’exploitation contractuelle, est l’interdiction de donner ou de recevoir un taux de rendement fixe ou prédéterminé sur une transaction financière. Ceci découle des principes selon lesquels l’argent n’a pas de valeur intrinsèque et que les risques doivent être partagés par les deux parties. La finance islamique associe le taux d’intérêt à l’usure (riba). Mais cette interprétation diverge selon les coutumes des différentes communautés et pays.

Le principe des transactions islamiques est qu’un cycle financier doit correspondre à un cycle productif de biens ou de services. Le partage des risques, des pertes et des profits par le client et la banque islamique prévaut. Toutes les modalités de la transaction doivent être spécifiées dans un contrat, connu des deux parties, en toute transparence.

Sur le marché de la finance islamique se côtoient banques islamiques et enseignes bancaires occidentales, soit à travers des filiales, des guichets islamiques ou des produits financiers islamiques (voir par exemple HSBC ou Barclays). Il existe aussi un indice Dow Jones du marché islamique.

La finance islamique en quelques chiffres
:

  • 500,5 milliards d’actifs
  • environ 250 organismes de placements collectifs islamiques
  • environ 600 institutions financières islamiques, dont plus de la moitié des banques
  • croissance de l’industrie 15% à 20% par an

(sources : CGAP, Focus Note 49, 2009 et PricewaterhouseCoopers)
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L’enjeu de la finance islamique

08/02/2011

Par Bouchaib El Yafi

Le Maroc pourrait devenir un hub régional de la finance islamique, si toutefois il affiche clairement ses ambitions dans ce domaine.
La maturité de son système bancaire, son positionnement, sa stabilité en font un des pays les plus en vue dans la région pour capter une partie d’une épargne mondiale estimée à plus de 1.000 milliards de dollars.
Toutes les banques de la place se penchent sur le développeront de filiales opérant dans la finance islamique, ou ce que la réglementation bancaire nationale a communément appelé des sociétés offrant des produits alternatifs. L’affirmation est de Ali Alami Idrissi de Optima Finance Consulting, rapportée lors d’un workshop de la bourse de Casablanca sur la finance islamique. Une première expérience est déjà pilotée par Attijariwafa bank, à travers Dar Assafa, une banque installée récemment et qui développe les premières offres de ces produits sur la place marocaine. Dans le domaine de la gestion des fonds éthiques, Attijariwafa bank a été aussi précurseur avec son fonds Attijari Al Moucharaka (voir encadré).
Finance islamique ou produits alternatifs ?
«Il aurait été plus judicieux pour les autorités marocaines d’introduire carrément l’appellation de finance islamique au lieu de se limiter à celle de produits alternatifs», note pour sa part Norfadelizan bin Abdul Rahman, vice-président des marchés islamiques de la bourse malaisienne. Venu exposer l’expérience de la Malaisie, l’un des pays les plus avancés dans ce domaine, ce dernier estime que le Maroc, de par son positionnement, sa stabilité et le degré de développement de ses activités financières, peut devenir un acteur majeur de la finance islamique dans la région. «L’appellation finance islamique constitue un appel fort et clair en direction des épargnants de pays du Golfe», souligne le spécialiste malaisien. Comprendre que le fait de se limiter à l’appellation «produits alternatifs» crée une confusion chez la population cible de la finance islamique et pourrait exclure le Royaume de ce marché.
D’autant plus que le Maroc affiche des ambitions régionales en matière d’activités financières, avec son nouveau projet de hub Casa Finance City. Pour cela, Ali Alami Idrissi note que les acteurs locaux devraient simplement capitaliser sur l’expérience des pays les plus avancés dans le domaine, mais ne pas répliquer leur modèle : «Il faut partir des besoins et des contraintes des produits à offrir pour éviter leur islamisation», souligne-t-il.
L’expert attire l’attention sur la nécessité d’assurer dès aujourd’hui un ensemble de préalables pour accompagner l’éclosion de ce compartiment. Il insiste sur la mise en place de formations spécialisées dans le domaine ainsi que sur le développement de techniques de communication et de commercialisation adaptées. Les ressources humaines spécifiques, tels des experts en «charia» ou en risk management islamique, sont très rares.
1.000 milliards de dollars sous gestion Lire la suite…

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La législation, un frein à la Micro finance islamique

08/02/2011

Non prévue par la législation sénégalaise, la Micro finance islamique peine à se faire une place au sommet. C’est la conviction de l’expert en Micro finance, M. Mansour Ndiaye qui animait un atelier sur la Micro finance.

La Micro finance islamique peine à se faire une place au sommet. La faute à une législation qui ne tient pas en compte ce type de Micro finance. Mansour Ndiaye, Expert en Micro finance qui œuvre dans ce domaine explique les nombreux obstacles. « L’absence d’un cadre réglementaire est le principal problème de la Micro finance. Il y a certes une demande potentielle mais la réalité c’est qu’elle n’est pas sensibilisée sur les avantages », a déclaré M. Ndiaye à l’occasion d’un séminaire organisé par la Direction de la Micro finance en collaboration avec le Collectif des Journalistes économiques du Sénégal (COJES). En effet, la Micro finance islamique consiste à faire de sorte que les populations musulmanes pauvres puissent bénéficier des avantages de la Micro finance, ce, en conformité avec les textes de la religion. « En fait, le profit étant prohibé par toutes les religions qui disent textuellement : Tu ne feras pas à un frère aucun intérêt, ni prêt d’argent, ni prêt à nourriture qui puisse rapporter des intérêts », enseigne M. Ndiaye. Une situation qui a poussé bon nombre de pauvres à se priver des avantages de la Micro finance. Si l’on en croit le panéliste, c’est sur la base de cette conception, que certains experts en Micro finance ont jugé utile de mettre en place un système de Micro finance adapté aux prescriptions de l’Islam. Un exemple particulier et propre à la Micro finance islamique, c’est le cas du prêt. « En matière de gain, le prêteur et l’emprunteur s’engage à partager aussi bien le risque que le profit. Par exemple, si le prêteur donne deux millions, et que le projet échoue, lui et son emprunteur partage les pertes », explique l’expert. Aujourd’hui, même si le secteur reste dans un anonymat total, il n’en demeure pas moins qu’il se bat et cherche à se faire une place. « Nous avons un comité d’audit, qui accompagne le projet jusqu’à sa réalisation », dit-il. Conscient de l’efficacité du secteur, M. Ndiaye révèle que l’ambition la plus forte aujourd’hui, c’est de faire en sorte que la législation sénégalaise intègre la Micro finance islamique.

La Rédaction

http://www.reussirbusiness.com/

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L’enjeu de la finance islamique

07/02/2011

Par Bouchaib El Yafi

Le Maroc pourrait devenir un hub régional de la finance islamique, si toutefois il affiche clairement ses ambitions dans ce domaine.

La maturité de son système bancaire, son positionnement, sa stabilité en font un des pays les plus en vue dans la région pour capter une partie d’une épargne mondiale estimée à plus de 1.000 milliards de dollars.

Toutes les banques de la place se penchent sur le développeront de filiales opérant dans la finance islamique, ou ce que la réglementation bancaire nationale a communément appelé des sociétés offrant des produits alternatifs. L’affirmation est de Ali Alami Idrissi de Optima Finance Consulting, rapportée lors d’un workshop de la bourse de Casablanca sur la finance islamique. Une première expérience est déjà pilotée par Attijariwafa bank, à travers Dar Assafa, une banque installée récemment et qui développe les premières offres de ces produits sur la place marocaine. Dans le domaine de la gestion des fonds éthiques, Attijariwafa bank a été aussi précurseur avec son fonds Attijari Al Moucharaka (voir encadré).

Finance islamique ou produits alternatifs ?

«Il aurait été plus judicieux pour les autorités marocaines d’introduire carrément l’appellation de finance islamique au lieu de se limiter à celle de produits alternatifs», note pour sa part Norfadelizan bin Abdul Rahman, vice-président des marchés islamiques de la bourse malaisienne. Venu exposer l’expérience de la Malaisie, l’un des pays les plus avancés dans ce domaine, ce dernier estime que le Maroc, de par son positionnement, sa stabilité et le degré de développement de ses activités financières, peut devenir un acteur majeur de la finance islamique dans la région. «L’appellation finance islamique constitue un appel fort et clair en direction des épargnants de pays du Golfe», souligne le spécialiste malaisien. Comprendre que le fait de se limiter à l’appellation «produits alternatifs» crée une confusion chez la population cible de la finance islamique et pourrait exclure le Royaume de ce marché.

D’autant plus que le Maroc affiche des ambitions régionales en matière d’activités financières, avec son nouveau projet de hub Casa Finance City. Pour cela, Ali Alami Idrissi note que les acteurs locaux devraient simplement capitaliser sur l’expérience des pays les plus avancés dans le domaine, mais ne pas répliquer leur modèle : «Il faut partir des besoins et des contraintes des produits à offrir pour éviter leur islamisation», souligne-t-il.

L’expert attire l’attention sur la nécessité d’assurer dès aujourd’hui un ensemble de préalables pour accompagner l’éclosion de ce compartiment. Il insiste sur la mise en place de formations spécialisées dans le domaine ainsi que sur le développement de techniques de communication et de commercialisation adaptées. Les ressources humaines spécifiques, tels des experts en «charia» ou en risk management islamique, sont très rares. Lire la suite…

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