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Des certifications «halal» à la tête du client

Contrairement au bio, il n’existe pas (encore) de réglementation stricte définissant ce qui est ou non «halal». Conséquence : certains font de l’argent en «certifiant» halal n’importe quoi n’importe comment. Il faut dire que ce genre de label ouvre les portes vers un «business» gigantesque…

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© Belga/AFP

L’engouement actuel des industriels et de la grande distribution pour le halal est plus qu’un phénomène de mode : c’est devenu un fait de société. Partant de la constatation qu’environ 20 % de la population mondiale est de confession musulmane et qu’il y a près de 600.000 musulmans en Belgique, on imagine les enjeux financiers colossaux que le développement du halal business peut représenter.
Chez nous, certains l’ont bien compris et ont fait de ce créneau particulier leur vecteur de croissance, à l’image de Marc Guiot, gérant de Food’X, une PME de Gembloux productrice de sauces (bolognaise, arrabiata, pesto, etc.) et de lasagnes végétariennes : «Au départ, notre business plan était spécifiquement orienté sur le casher. Nous nous sommes évidemment pliés à toutes les contraintes pour que nos produits soient reconnus – et certifiés – comme tels. Cela passe notamment par la présence en nos installations du délégué du rabbin pendant toute la durée du processus de fabrication de nos produits.»
Cette contrainte amène de facto une sous-utilisation des capacités de production de l’entreprise, celle-ci devant nécessairement travailler «sur rendez-vous», selon les disponibilités du délégué du rabbin. «Nous nous sommes rendu compte que les efforts consentis pour être reconnu casher pouvaient être valorisés dans le but de voir nos produits reconnus halal également, poursuit Marc Guiot. A ce niveau, les capacités d’absorption du marché sont telles que nous sommes déjà amenés à devoir réaliser à brefs délais un investissement dans une toute nouvelle ligne de production. Il nous en coûtera environ 500.000 euros mais nos prévisions de vente portent, en rythme de croisière, sur un chiffre d’affaires annuel 10 fois plus élevé !»
Le succès de la formule, cependant, passera nécessairement par la production d’un sésame : la certification halal.

Une certification avec la chambre de commerce de Bruxelles

A Liège, Arnaud Jacquemin a développé, avec sa sprl Orient Drink, le concept de «boisson festive» Night Orient, sorte de «méthode champenoise» produite dans un contexte halal, avec l’ambition à moyen terme d’écouler chaque année un million de bouteilles. «Quand vous travaillez à l’exportation, il n’est guère évident de trouver une certification reconnue, prévient-il. Contrairement au bio, il n’existe pas de dispositions législatives et réglementaires claires et strictes. Bref, dans les certifications halal, on est encore trop souvent dans le règne du moi, j’estime que… Et je ne vous cache pas que j’ai eu, au départ, beaucoup de mal à choisir une formule convaincante.»
Cette analyse est partagée par Bruno Bernard, consultant et auteur d’un guide pratique consacré au halal. Ce Liégeois, spécialiste du commerce international, fustige au passage «les marges de cochon» que se font certains sur le dos des entreprises désireuses de décrocher le fameux sésame : «Vous n’imaginez pas le nombre de charlatans qui proposent leurs services en la matière aux entreprises. Certains n’ont même qu’un numéro de GSM et pas d’adresse postale !»
Lobbyiste auprès du Parlement européen, Bruno Bernard s’active ces temps-ci à mettre de l’ordre dans la nébuleuse des certifications halal. Il a notamment planché, pendant trois ans, sur sa propre méthodologie de certification. «Cette formule implique la chambre de commerce de Bruxelles (BECI) dans le processus. Aux yeux de nos prospects musulmans, une chambre de commerce s’apparente en effet à une institution étatique, ce qui les met en confiance en leur offrant un gage de qualité et de sérieux. Bref, cela aide à ouvrir des portes et à convaincre.»
En l’espace de quelques mois à peine, grâce à ce précieux sésame, Arnaud Jacquemin a déjà pu ouvrir les portes de marchés comme le Qatar, le Koweït, Dubaï, l’Iran, le Maroc et la Tunisie.

Objectif export

«Mon business model permet d’obtenir une certification halal pour plus ou moins 1.500 euros», chiffre Bruno Bernard. Certains estiment que, pour un coût pareil, la certification ne peut être faite sérieusement. «Nous travaillons avec l’Algex (Ndlr, sorte d’alter ego de l’Awex en Algérie), se défend le consultant. Et c’est un Imam de l’école coranique de Constantine qui se déplace chaque fois expressément pour réaliser l’audit. Les 1.500 euros suffisent à payer son avion, son visa, son hôtel, son travail et à dégager une petite marge bénéficiaire. Je démontre donc qu’il ne faut pas nécessairement dépenser des fortunes pour être reconnu halal. Ce budget est à la portée de n’importe quelle PME désireuse de se développer à l’exportation, sans compter le petit plus que cela peut aussi représenter sur le marché intérieur.»
Pour le gérant de Food’X, il s’agit d’une opportunité à côté de laquelle il ne veut pas passer : «Dans la filière agroalimentaire, à l’export, le made in Belgium vaut vraiment son pesant d’or et les potentialités à développer sont énormes. C’est maintenant qu’il faut sauter dans le train. Il y a encore de la place !»
Jean-Marc Damry
http://trends.rnews.be/

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Formation au halal pour le personnel médical des prisons

26.08.10 – 12:57Des séances d’information sur le halal, c’est-à-dire ce qui est autorisé par la religion musulmane : c’est un projet pilote dans deux prisons francophones. Dès octobre, le corps médical de la prison d’Andenne et d’Ittre apprendra à mieux connaître la notion de halal.

Le respect de la liberté des religions est obligatoire dans les prisons. Les prisonniers musulmans qui le souhaitent reçoivent donc une nourriture sans viande de porc. Mais il y a des dérivés de porc qui peuvent se retrouver dans d’autres produits, comme par exemple, les médicaments. Laurent Sempot, porte-parole des prisons. « Nous sommes confrontés à des détenus musulmans en assez grand nombre, donc nous avons estimé qu’il était intéressant d’informer notre personnel médical de la notion de halal et de la problématique du halal. C’est surtout pour mieux connaître et éviter un malentendu qui pourrait prendre des proportions complètement inutiles ».
Au commande de ces séances d’information et de sensibilisation, deux spécialistes : une sociologue française et un expert belge, Bruno Bernard. « Halal est un produit qui, pour l’Islam est licite, qui est autorisé. Il y a deux courants : est halal ce qui ne contient pas d’alcool ni de porc pour les deux parties principales, mais il y a autre chose, beaucoup de médicaments à base de porc, des gélules, des suppositoires qui contiennent des dérivés du porc. Par définition ces médicaments ne sont pas halal. »
Le projet pilote dans les prisons d’Andenne et d’Ittre sera évalué. L’administration pénitentiaire décidera alors si elle estime utile d’appliquer cette méthode à toutes les prisons belges.

M. Wachter

http://www.rtbf.be/

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Télévision : « Qui a peur de l’Islam ? »

Archives J.-F. Frey

Archives J.-F. Frey

Vendredi 10 septembre 2010 à 22 h 45, France 4 diffusera un documentaire intitulé «Qui a peur de l’Islam?», réalisé par le journaliste John Paul Lepers.

Depuis les débats sur l’identité nationale, les minarets ou la burqa, la crainte d’une « islamisation » de la société française trouve un nouvel écho.  En sillonnant le pays à bord de leur camping-car, John Paul Lepers et son équipe ont écouté ceux qui, souvent par ignorance, ont « peur de l’Islam » et interrogé ceux qui ont intérêt à propager ces craintes.

C’est pour explorer une autre démarche que celle de l’exploitation politique ou celle du repli identitaire que le réalisateur a entrepris ce documentaire.

Attachés aux valeurs républicaines de laïcité qui établissent la séparation entre les églises et l’Etat, les reporters interrogent des musulmans mais aussi des chrétiens de tout bord. Agressée par un traditionaliste catholique devant l’église parisienne de Saint Nicolas du Chardonnet, l’équipe est particulièrement bien accueillie chez les musulmans. Au fil de leur enquête, ils constatent que de nombreux musulmans pratiquants commencent à s’organiser et à se replier sur eux-mêmes. Se sentant stigmatisés par les politiques et les médias, ils font le choix de se regrouper en communauté.  Certains, comme le théologien et prédicateur Tarik Ramadan, proposent même de se constituer en « contre-pouvoir ». Un discours qui séduit de plus en plus les jeunes, qui y trouvent une solution à leurs problèmes d’insertion dans une société de plus en plus sclérosée.

Le réalisateur interviewe des esprits éclairés, comme le recteur de la mosquée de Bordeaux, Tareq Obrou. Un brillant intellectuel français formé chez les fondamentalistes musulmans, mais qui progresse aujourd’hui vers la définition d’un Islam de France. Il ne s’agit pas pour lui de remettre en cause les piliers de l’Islam, mais « d’adapter la maison au climat » de notre pays. Avec lui et d’autres intervenants, John Paul Lepers tente de nous faire comprendre que nous sommes tous, musulmans ou chrétiens, croyants ou non croyants, enfermés dans des craintes et des certitudes.

http://www.lalsace.fr/

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Halal, marque indisposée

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Le marché, estimé à cinq milliards d’euros, est trop alléchant pour échapper aux convoitises. Tout le monde s’y met. L’arnaque pendant le Ramadhan rapporte beaucoup, et avec l’absence d’un cadre juridique, tous les coups sont halal.

Paris
De notre bureau

Conserves, surgelés, produits cosmétiques… tout y est. Le halal bat les records de vente. Le marché serait plus conséquent que celui du bio. A l’origine de cet engouement, une forte demande mais aussi une absence unique de certification. Pour rappel, le label halal n’est censé s’appliquer qu’à la viande issue de bêtes égorgées en direction de La Mecque, vidées de leur sang et que le sacrificateur prononce une prière au moment de l’abattage. Mais à mesure qu’il croît et que ses acteurs se multiplient, le marché échappe toujours à une réglementation incontestée malgré les consignes édictées par les trois plus grandes mosquées de France (Paris, Lyon et Evry). Contrairement aux produits casher, garantis par le consistoire central des juifs de France, il n’existe pas dans l’Hexagone de label halal, reconnu par l’ensemble de la communauté musulmane, estimée à environ 5 millions de personnes, soit la plus importante d’Europe. Les grandes enseignes ont compris, avec du retard, la niche commerciale que représente le secteur. Toutes s’y sont engouffrées. Casino a créé sa marque Wassila et Carrefour propose la gamme Sabrina. Le halal se cache de moins en moins. Des rayons entiers lui sont consacrés dans les grandes surfaces.

Il est pas bon mon halal ?
Halal est aussi une vitrine. «C’est une porte qu’on essaie d’ouvrir, une manière d’attirer l’attention du consommateur musulman, mais n’importe qui ne peut pas faire n’importe quoi. Il faut un cahier des charges unique, une certification unique et un logo unique», remarque cheikh Al Sid Cheikh, assistant du recteur de la Mosquée de Paris. Pour l’instant, la certification unique n’est pas à l’ordre du jour. La certification halal, «c’est un métier, pas une affaire de mosquée. Aujourd’hui, en France, on est dans l’autocontrôle», se désole Ala’a Gafouri, qui a créé le Halal institute of food management industry (HIFMI) pour former des sacrificateurs et des contrôleurs. Selon lui, 80% des produits étiquetés halal ne le seraient pas réellement, notamment dans les marques de distributeurs des grandes enseignes. Mosquées, associations rituelles qui leur sont rattachées ou organismes indépendants peuvent certifier les produits. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) voudrait mettre en place un «référentiel technico-halal» quand d’autres organismes appliquent déjà leur propre label. Le prix de la certification varie en fonction des volumes de viande.

Quelle est donc la cible ?
«Le consommateur halal est aujourd’hui typiquement une femme ou un homme issu de l’immigration, socialisé en Occident, pour qui être musulman est devenu un enjeu identitaire, une façon de sortir du stéréotype de l’Arabe assimilé aux classes populaires et dangereuses. Aujourd’hui, le halal est le produit d’une ascension sociale et culturelle combinée à une stagnation économique due à des pratiques d’exclusion que les générations issues de l’immigration continuent de subir, mais que certains jeunes entrepreneurs musulmans savent désormais instrumentaliser à leur avantage», analyse, dans Libération, Florence Bergeaud-Blackler, sociologue et experte en commerce international.
Pour la sociologue Dounia Bouzar, le marché halal est victime de son succès. «On assiste à des dérives purement mercantiles parce que certains ont bien vu les possibilités de profit. On a des générations entières qui croient que si elles ne mangent pas halal elles iront en enfer», explique l’universitaire, qui déplore que le qualificatif «halal» soit aujourd’hui accolé à toutes sortes de produits, alors qu’il devrait être réservé à la viande. Le marché aimant le flou juridique, la niche est devenue très courtisée. En jouant sur le principe, des entreprises ont développé des lignes entières de produits, des cosmétiques aux conserves ou aux surgelés ne contenant pas forcément de viande. Le bizness est halal.

Rémi Yacine

http://www.elwatan.com/

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Le Halal se met à table

Dans un pays ou la tradition culinaire est la fierté nationale et ou le savoir n’est plus à démontrer dans l’excellence des guides des meilleures tables, le Halal creuse son trou petit à petit et s’invite dans le débat.

Dans un pays ou la tradition culinaire est la fierté nationale et ou le savoir n’est plus à démontrer dans l’excellence des guides des meilleures tables, le Halal creuse son trou petit à petit et s’invite dans le débat.

cuisine1.jpg La France, pays des meilleures tables par excellence, fief des meilleurs cuisiniers du globe, patrie de la cuisine du terroir et des étoiles culinaires.

La France, nation de la diversité des produits et du Champagne, le tout auréolé de foie gras et de mets plus savoureux les uns que les autres.

Aujourd’hui, le paysage des pianos hexagonaux, découvre tel un jeune freluquet, l’art de la cuisine Islamique, pratiquée selon des rites religieux stricts et selon des méthodes ancestrales. Une vraie niche financières en mal d’amour, que de hasardeux sociétaires n’hésitent plus à apprivoiser dans le but de gonfler leur portefeuille d’actionnaire, et de trouver de nouveaux clients qui eux sont dans l’attente d’une telle attention religieuse depuis pas mal d’années.

A l’heure ou le monde Islamique est de plus en plus stigmatisé de part et d’autres, à l’heure ou la France rejette ses musulmans en les accusant de tous les maux à l’instar d’autres minorités lors des plus sombres heures de l’histoire de France. A l’heure, ou l’Amérique même, rejette en bloc le monde musulman lui imputant les stigmates du drame des tours jumelles (http://www.come4news.com/lamerique-tiraillee-entre-radicalisme-et-tolerance-653194), l’art culinaire Halal lui, connait un véritable boum économique et renait presque de ses cendres dans un pays davantage réputé pour sa cuisine originelle que pour son ouverture d’esprit gastronomique.

cuisine3.jpgS’il est un « gastronome » qui n’a pas hésité à franchir le pas, la chaîne de restauration rapide « Quick » a fait office de précurseur sur le marché du Halal, n’hésitant pas radicaliser son offre habituelle et rendre ses restaurants exclusivement Halal, provoquant le courroux des collectivités locales qui ont vu dans cette action, une discrimination de la population non islamique. Par ailleurs, la ville de Roubaix a pour mémoire déposée plainte auprès du tribunal de Lille pour dénoncer cette discrimination contraire selon elle, au principe de laïcité.

Du côté des consommateurs, divers sons de cloches se font entendre, car comme dans tous changements d’habitude et dans toute polémiques il y a les personnes qui sont pour et celles qui sont contre.

En effet, la population coranique voit d’un bon Å“il cette main tendue du pays de la cuisine vers la gastronomie religieuse de son pays originel, tandis que d’autres voient là une occasion de faire du populisme, voir même du simple marketing sur fond de nationalisme religieux.

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle recette fait des émules et ne cesse de conquérir de nouveaux publics désireux de découvrir les raisons d’une telle polémique. Il est bon par ailleurs de rappeler que au delà même, du coup de poker médiatique dégainé par le pistolero Quick ravi de faire la nique à son concurrent Mac Donald, il y a aussi un marché du Halal qui ne  pèse pas moins de 5,5 milliards d’Euros par an, ce qui est loin en tant de crise d’être négligeable.

Pour preuve, les spécialistes du plat préparé, commencent eux aussi, tout en profitant de l’arrivée du Ramadan (jeûne annuel des musulmans à l’instar du Carême Catholique), à s’inviter dans la cour du Halal pour venir quérir leur part du gâteau financier Islamique.

Un vrai match de boxe s’est engagé ces dernières semaines, sur le marché des plats préparés Halal ou la cuisine Française de base est retravaillée façon Halal afin de toucher le plus grand nombre possible de consommateurs et surtout de clients potentiels. Tout l’attirail publicitaire est de sortie pour ce nouveau combat commercial, panneaux d’affichages, radio, presse, télévision, métros, etc … ce qui prouve bien l’engouement du Halal, qui est plus, que la future manne financières des restaurateurs de masses.

Alors il serait normal de se demander pourquoi du jour au lendemain, les entreprises de restaurations de masses se sont portées vers ce filon digne d’une poule aux Euros d’or, car l’Islam et le Halal ne sont pas arrivés hier, n’est ce pas?

En réalité, ce sont à nouveaux les chiffres qui vont nous permettre de faire le point sur ce nouveau phénomène culinaire. Souvenez vous, dans un passé pas si lointain, nos publicitaires préférés, nous vendaient à outrance du bio, du bio et du bio, dans un marché représentant près de 3 milliards d’euros et ou la concurrence était drastique. Or depuis quelques mois, de nouvelles études ont mis en avant que le marché bio était devancé par un nouvel eldorado financier, véritable traduction économique d’une réalité sociologique, j’ai nommé le Halal et la cuisine Islamique.

5,5 Milliards d’Euros par an, telle est la manne financière dégagé par ce nouveau filon, dont environ, 4,5 Milliards sont investies par les ménagères pour leur course quotidienne. Voilà donc la raison de ce nouvel engouement pour le monde musulman.

cuisine2.jpgPar ailleurs, les moeurs évoluant, les générations changeant, les produits de consommations alimentaires, eux aussi ont dû revoir leurs copies.

Finis les achats de viandes dans les boucheries traditionnelles ou presque, à l’image de ses aïeuls, aujourd’hui les populations les plus jeunes de toutes religions sont friantes de denrées plus rapides et plus exotiques, comme les nems, les pizzas, des pots pour bébés, des bonbons, etc… une vraie mine d’or pour des sociétaires qui cherchent à se positionner en leader du marché au plus vite et tirer la meilleure part du gâteau financier.

Comme nous l’avons donc vu, le Halal est le nouveau phénomène à la mode sur les tables des restaurateurs Français en tous genres. Un nouveau rayon de soleil de diversification, à l’heure ou les nations renient le principe même de laïcité et prennent à partie les populations musulmanes. Les cuisines ont donc ouvertes en grand, le chemin de l’ouverture d’esprit à de nouvelles méthodes de consommation, tandis que les politiques n’ont,  elles,  que trop vu le monde Musulman et ont décidé de le marginaliser suite aux débordements de quelques irréductibles, politiques confondant donc bien volontairement, effet isolé, et effet de masse au grand dam des milliers de pratiquants qui ne font eux, que subir ces effets d’annonces comme c’est le cas maintenant depuis des dizaines et dizaines d’années.

islam_france.jpgDoux paroxysme donc en conclusion, pour une France qui entretient son esprit alambiqué, en rejetant d’un côté la population musulmane de par son gouvernement, tandis que son plus beau représentant à savoir l’art culinaire, lui ouvre grand les bras.

http://www.come4news.com/

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Tu me prêtes ton rouge à lèvres halal ?

Samina Akhter, une musulmane britannique de 41 ans, a créé sa propre ligne de maquillage certifiée halal, commercialisée depuis juin dernier sur internet. Les produits cosmétiques de la gamme «Samina Pure Make-up» sont garantis sans alcool ni graisse animale. Découverte.

Mathilde Laurelli – Parismatch.com

Tu me prêtes ton rouge à lèvres halal ?

| Photo REUTERS/Darren Staples

Mathilde Laurelli – Parismatch.com

Révolution au rayon maquillage. Eyeliner, ombre à paupière, crayon khôl, poudre fond de teint, fard à joue, rouge à lèvres… et même pinceaux. La gamme «Samina Pure Make-up» propose uniquement des cosmétiques certifiés halals par un organisme européen. Seul bémol: les recherches sont encore en cours pour mettre au point un mascara, à base d’extraits de plantes et de minéraux, en conformité avec le Coran. Samina Akhter, une musulmane britannique de 41 ans, a décidé de lancer sa propre marque après avoir découvert que ses produits contenaient des composants dérivés du porc.

Un animal qualifié de «haram», dont la consommation est interdite par sa religion. «Je me suis rendue compte que de nombreux produits de beauté contenaient des ingrédients que les musulmans n’ont pas le droit de consommer. Si ce n’est pas permis d’en manger, pourquoi en mettrais-je sur mon visage ?», soulève cette mère de cinq enfants. Depuis son domicile de Birmingham, elle a donc lancé un site de vente par correspondance sur Internet. L’innovation, qui a nécessité de multiples tests dermatologiques pendant deux ans, remporte un franc succès: Samina possède déjà plus de 500 clientes. «De nombreuses femmes musulmanes comme moi sont frustrées par le désir de bien paraitre tout en suivant leur foi. Nous avons des clientes qui nous remercient de pouvoir prier sans devoir se démaquiller», confiait-elle au «Daily Mail» en juillet dernier. «Nos produits ne s’adressent pas uniquement aux musulmanes. C’est pour toutes les femmes qui veulent avoir l’esprit tranquille, en sachant que ce qu’elles appliquent sur leur peau est complètement vierge de tout produit chimique, sans parabène ni conservateurs. C’est une option éthique», assurait-elle au blog anglais «Cosmetic Candy».

Idée de génie ou gadget marketing ?

Mais certains religieux musulmans restent sceptiques. «Parfois les gens détournent ou abusent de ce mot en mettant halal sur n’importe quel produit. J’ai déjà vu le mot halal tamponné sur un poisson, c’est ridicule», s’insurgeait le cheik Haitham Al-Haddad. «Si le produit contient de la chair animale, comme du cochon ou du chien, ou de l’alcool, alors c’est inadmissible. Mais si le produit contient une quantité infime, certains savants disent que c’est permis. Comme lorsque ces ingrédients sont transformés en une autre substance par un procédé chimique», expliquait cet imam britannique dans le «Daily Mail». «Je ne suis pas en train de dire que les autres produits sont harams et que vous devez absolument utiliser nos produits halals. Les femmes sont libres de leur propre choix, mais au moins plusieurs options s’offrent à elles», se justifiait alors Samina Akhter.

Dans un souci de transparence, l’entrepreneuse expose sur son site la liste des ingrédients aux noms barbares -comme le dioxyde de titane ou l’oxyde de fer- de ses produits écologiques, et prend même la peine de prodiguer des conseils d’application. Une initiative qui doit certainement ravir les 647 adhérents du groupe des fans de «Samina Pure Make-up» sur Facebook. D’autant plus qu’en dépit des six euros de frais de port, les prix restent largement abordables. La gamme débute à huit livres (environ dix euros) pour un pot d’ombre à paupière «100% naturelle» -dix couleurs au choix, dont du jaune et du violet- et monte jusqu’à 81,50 livres (environ 100 euros) pour un kit de maquillage complet. Un tarif très raisonnable. Point final

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Après les œufs halal, la cosmétique halal

Après le Moyen-Orient et la France, les cosmétiques halal arrivent en Angleterre. Sans aucune graisse animale, aucun soupçon d’alcool et aucun test effectué sur les animaux, les produits de beauté halal se veulent être les meilleurs alliés de la femme musulmane. Qu’en est-il vraiment?

Si vous êtes affilié à une banque islamique, que vous ne vous rendez que dans des hôtels sans alcool, que vous mangez halal et que sur la plage vous portez le burkini, il ne vous manque plus qu’une seule chose. Laquelle? La cosmétique halal! Depuis l’année dernière, la nouvelle tendance, d’abord au Moyen-Orient puis en Europe, sont les produits de beauté halal. Pourquoi reçoivent-ils cette appellation ? Parce qu’ils sont conformes d’après leurs producteurs, aux règles de la charia, la loi islamique. Ils ne contiennent ni alcool, ni graisse ou gélatine d’origine animale.

La première à se lancer sur ce marché avait été en 2009, Leyla Mandi, une Canadienne convertie à l’islam. L’argument qui l’a conduit à créer sa marque tient en une phrase : « les musulmans ne veulent pas sortir et prier cinq fois par jour en ayant des résidus de porc sur le corps ». Vivant au Canada, elle s’est exilée durant un temps au Moyen-Orient pour voir comment les musulmanes et musulmans vivaient. C’est à la suite de ce séjour que la marque OnePure, qui selon ses dires, n’a rien à envier aux marques de luxe internationales, à vu le jour. Elle propose entre autres du shampoing pour cheveux couverts et du voile corporel. En Malaisie, la ligne de Leyla a obtenu l’approbation d’un organisme islamique qui certifie viande et autres produits de consommation pour les musulmans.

Mais la Canadienne n’a plus le monopole du marché en occident. En France c’est la marque Jamal voit le jour, avec en bonus une certification, par la grande Mosquée de Paris, visible sur son site internet.

Encouragée par ces exemples, Samina Akhter a voulu, elle aussi, se lancer sur ce marché, cette fois en Angleterre. Mais à part une certification d’un organisme australien, elle n’a reçu ni approbation, ni un quelconque message de soutien d’un organisme musulman, au contraire. Les principaux leaders musulmans de son pays de résidence, l’Angleterre, ont fortement critiqué madame Akhter. Ils lui reprochent de surfer sur la vague du halal, d’utiliser cette appellation pour vendre. Argument massue avancé par ses détracteurs : « d’autres produits qui n’ont pas l’appellation halal proposent des produits aux compositions similaires, ce sont les produits bio et 100% naturels ».

Alors, la cosmétique halal, vrai nouveauté pour les musulmanes ou pur marketing?

Meriem Salman

http://www.yabiladi.com/

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Les produits « halal » : un marché émergent plutôt juteux

Début du ramadan oblige, les grandes surfaces font des efforts pour être bien achalandées. Au-delà de cette période de jeûne diurne, les produits « halal » sont devenus un vrai marché de niche, comparable au « bio ».

«Les gens pensent qu’on se gave toute la nuit, de 21 heures à 5 heures du matin, mais ce n’est pas vrai ! On mange équilibré le soir après une soupe genre chorba, et on prend un bon petit dèj’ le matin. »

Amel fait le ramadan. Dans le caddie de la svelte Moulinoise, pas de quoi organiser des festins gargantuesques, effectivement : une barquette de poulet, des steaks et du boeuf. [...]

Au même titre que le bio, les produits portugais, chinois ou indiens, le « halal » a la cote.

C’est une niche qui ne cesse de grandir : « Les fournisseurs ont une gamme de plus en plus importante, note Jean-François Martin, responsable du Leclerc d’Avermes. C’est un rayon qu’on tente de faire grossir, mais c’est la place qui nous manque. Si on n’a pas beaucoup de choix en produits secs, on a surtout des produits frais ».

On les trouve à la suite du rayon volailles pour les viandes et disséminés dans les rayons pour les autres, tel le lait caillé : « On a la même politique que pour les produits bio ; on ne va pas aller faire un rayon spécialisé, qui empêcherait les découvertes ».

À Carrefour, ce n’est pas la place qui manque : « Depuis l’année dernière, on a ajouté un emplacement ; une tête de gondole face au rayon volailles, observe Marc Truchot, directeur de l’hypermarché. Et, spécialement pour la période du ramadan, on a développé notre zone d’animation, mais pas qu’avec du halal : du riz, des épices… »

D’année en année, Carrefour augmente son chiffre d’affaires [... ]

Mathilde Duchatelle
http://www.lamontagne.fr/

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Ramadhan en Europe: Le bizness caché du halal

Maghrébins, communautés turcophones, asiatiques, arabes et même européens convertis, ils ont cependant une différence de taille : chaque communauté a sa propre gastronomie, sa propre culture du terroir qu’elle tente de revivre l’espace d’un mois en Europe.

Mais le ramadhan c’est aussi une immense opportunité pour les opérateurs et hypermarchés de faire des affaires, d’améliorer leurs chiffres d’affaires, passablement ébréchés par la crise économique

Bien avant l’approche du ramadhan, de grandes campagnes publicitaires sont organisées en direction des quelque plus de 4 millions de musulmans de France pour vanter autant les mérites de telles marques de viande halal, des articles ménagers, des produits agricoles, etc.

Pour les patrons de l’industrie agroalimentaire de l’Hexagone, dont les résultats financiers sont plus moroses que l’actuelle déprime économique en France, ce mois sacré est une aubaine pour faire des affaires.

Tout y passe : des couscoussiers géants, de la vaisselle du bled, de la viande halal, des pâtisseries orientales, et même des programmes culturels pour la communauté musulmane de France. En fait, le marché «islamique» est devenu un grand enjeu économique : en France, le seul marché de la viande halal pèse 5,5 milliards d’euros, dont 4,5 milliards sont dépensés par les familles musulmanes.

Le mois de ramadhan, pour les professionnels de l’agroalimentaire autant en France qu’en Europe, c’est du pain béni. La consommation de produits agricoles, agroalimentaires et produits dérivés durant ce mois sacré est estimée à plusieurs dizaines de milliards d’euros.

Au niveau mondial, ce marché est estimé à environ 500 milliards d’euros, et au niveau européen il connaît une croissance d’environ 15% par an depuis plusieurs années. Pour les pays européens, qui traversent une crise économique aiguë marquée par un ralentissement généralisé de la croissance, les habitudes de consommation des musulmans sont une véritable bouée de sauvetage, selon des experts européens.

PUB À OUTRANCE POUR LES PRODUITS HALAL

Et sur ce registre, les campagnes publicitaires font feu de tout bois pour les produits que les musulmans de France consomment habituellement au mois de ramadhan, Ainsi, les catalogues publicitaires «spécial» ramadhan parlent de semaine orientale ou de «mille et une saveurs» en utilisant une typographie faite d’arabesques afin de donner une saveur exotique à leurs réclames.

Les produits proposés se veulent majoritairement évocateurs d’un terroir arabe ou maghrébin. Les pâtisseries orientales, les sacs de semoule de 5 kilos pour le couscous, incontournable durant ce mois de grande consommation alimentaire, où les salades en pot, mais aussi les services à thé et autres plats à couscous créent de fait un lien entre les musulmans vivant en France et des objets identifiés comme arabes ou maghrébins.

Le «bizness» du ramadhan en France est phénoménal : du simple coriandre à la livre de foie de mouton, en passant par les ingrédients pour la chorba ou la h’rira, les amandes et le kalbellouz, c’est pratiquement un marché unique qui se crée et anime les grandes places commerciales, mais également les hypermarchés et les marchés de quartier.

Les sommes dépensées représentent pour les grandes surfaces ou les épiceries de quartiers, mais aussi les marchés de fruits et légumes, un chiffre d’affaires de plusieurs mois. Les musulmans de France, ainsi que ceux d’Europe, vont durant ce mois de ramadhan tirer à la hausse les indices de consommation et limiter les dégâts inflationnistes.

Et la fin du mois de ramadhan sera également une autre occasion pour les industriels de la bonneterie et du textile, les professionnels de la confection d’améliorer leur chiffre d’affaires avec les traditionnels achats de vêtements pour les enfants à l’Aïd El-Fitr.

En somme, pour les économistes, le mois de ramadhan est depuis longtemps devenu une période idéale et unique où des milliards d’euros sont dépensés par les musulmans à travers l’Europe communautaire.

Yazid Alilat

Le quotidien d’oran

http://journaldz.com/?p=12207

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Les produits halal ont le vent en poupe

Les produits halal fleurissent de plus en plus dans les grandes surfaces. Le marché est en pleine expansion. Il faut dire qu’il s’agit d’un marché très lucratif puisqu’il concerne un milliard de consommateurs. Une entreprise belge a décidé de se lancer dans l’aventure.

Les produits halal ont le vent en poupe

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Alors que nous sommes en pleine période de ramadan, un constat s’impose: les produits halal connaissent un succès grandissant. Le marché qui concerne un milliard de consommateurs est en pleine expansion. Une entreprise belge basée à Waremme a décidé de se lancer dans l’aventure. Cette société familiale fabrique des sauces à destination des supermarchés, des snacks et des friteries, principalement pour le marché français. Les produits halal représentent désormais 20% de sa production. « Voici une mayonnaise halal, c’est-à-dire qu’elle est fabriquée non pas avec une gomme animale mais végétale. Il n’y a pas d’alcool. C’est un produit 100% naturel », explique Jean-Luc Colon, fabricant de sauces.

5 millions d’euros de chiffre d’affaires

L’entreprise a décidé de se lancer dans les produits halal après avoir été sollicité par la communauté musulmane de l’hexagone désireuse de consommer des produits autorisés. Dans un premier temps, les deux patrons étaient sceptiques, mais ils ont changé d’avis. Ils ont consenti quelques aménagements et des changements de recettes. « Le calcul a été assez rapide. Maintenant, cela représente d’ailleurs pratiquement 20% de notre production et environ 5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Ce qui est bien entendu intéressant pour une société familiale comme la nôtre », souligne Jean-Luc Colon.

Certificat nécessaire

Les produits doivent être certifiés pour obtenir le label halal. La Chambre de Commerce et d’Industrie de Bruxelles propose ce service après une inspection d’un imam dans les usines. « Ce ne sont pas des certificats qui sont tournés vers le marché intérieur. Nous ne certifions pas de restaurants par exemple, mais des usines à la grande exportation pour faire tourner nos usines car le marché musulman est un marché d’un milliard de consommateurs, donc un milliard de clients potentiels », avance Bruno Bernard, certificateur pour la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bruxelles.

Le saucier liégeois s’intéresse désormais beaucoup au marché halal de la Grande-Bretagne, mais également du Maghreb. Par ailleurs, elle est en phase de conclure des contrats juteux avec l’Arabie saoudite et Dubaï.

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