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Archives pour la catégorie ‘Européenne’

Islamophobie: trois victimes sur quatre ne portent pas plainte

Ricardo Gutiérrez

Un « Livre blanc » dresse l’état des lieux de l’islamophobie en Belgique francophone. Trois victimes sur quatre ne donnent aucune suite aux discriminations ou violences subies. La nouvelle plateforme associative musulmane Muslim Rights répétera l’exercice chaque année.

J’étais à l’arrêt de bus avec une autre amie aussi convertie et on attendait le bus pour aller chez moi. De jeunes hommes sont arrivés et voyant qu’on était des Belges devenues musulmanes avec un foulard, ils nous ont arrachés le foulard et nous ont traitées de ‘collabos’. On a eu tellement peur et nous ne savions pas ce que nous avions fait pour mériter ça » Le Livre blanc de l’islamophobie, publié ce jeudi, par la nouvelle plateforme associative Muslim Rights, s’ouvre sur le témoignage de Virginie, une jeune musulmane de Charleroi.

C’est la force de ce premier état des lieux : il est basé sur près de 600 témoignages concrets de citoyens de confession musulmane qui s’estiment discriminés en raison de leur religion. Quel bilan tirer des 576 faits enregistrés ? Muslim Rights tire quatre grandes conclusions de son enquête :

1. Les femmes sont davantage ciblées. Globalement, deux personnes discriminées sur trois (61,8 %) sont des femmes, et la proportion monte même à trois sur quatre si on s’en tient aux faits portant sur les pratiques vestimentaires.

2. Les jeunes sont davantage visés. L’enquête montre que deux personnes discriminées sur trois (62 %) sont des jeunes de moins de 30 ans. A peine 2 % des cas concernent des citoyens musulmans âgés de plus de 49 ans.

3. La discrimination à l’emploi est banalisée. C’est dans le domaine de l’emploi que les discriminations sont les plus courantes, après les agressions verbales et les manifestations de haine via internet ou les médias : 33 % des témoignages portent sur des refus d’embauche, de stage ou de promotion justifiés par la conviction religieuse des victimes.

4. Les victimes ne portent pas plainte. Enfin, l’enquête montre que trois personnes s’estimant victime d’islamophobie sur quatre (74,8 %) restent sans réaction. A peine 3 % signalent les faits au Centre pour l’égalité des chances, et 4 % portent plainte en justice ou auprès de la police. A noter : le succès relatif des procédures de médiation ou de conciliation (18 % des victimes optent pour cette voie).

A lire : la version intégrale du « Livre blanc sur l’état de l’islamophobie en Belgique francophone »

http://www.lesoir.be/

Islamophobie croissante en Belgique

Ricardo Gutiérrez

Un rapport européen constate la hausse des discriminations à l’égard des musulmans. Notamment en Belgique.

Le racisme, en Belgique, se manifeste de plus en plus sous les traits de l’islamophobie. C’est le constat que vient de poser, ce matin, la fédération européenne des organisations antiracistes, ENAR. Le constat est en tous points conforme au rapport que présentait Amnesty International, voici un peu moins d’un an, sur les discriminations à l’égard des musulmans.

Les 600.000 musulmans de Belgique font l’objet de discriminations persistantes, dans le domaine de l’emploi, de l’éducation et de l’accès aux services publics et privés. Les chiffres cités par ENAR sont édifiants : sur l’ensemble des dossiers de discrimination « religieuse », près de 80 % visent les musulmans ou les communautés musulmanes. En cause, principalement : les médias (51 % des plaintes), le monde professionnel (19 %) et l’enseignement (11 %).

Sur l’ensemble des nouveaux dossiers concernant des musulmans traités par le Centre pour l’Egalité des Chances, 58 % présentent des signes d’islamophobie et 23 % contreviennent aux lois antidiscriminations. Comme Amnesty, ENAR pointe l’exclusion de l’enseignement pour les étudiantes qui portent le foulard, alors même qu’aucun décret n’appuie ces réglementations.

Pour l’organisation européenne, les pouvoirs publics belges devraient s’employer à « rendre effectives les libertés fondamentales, dont celle de religion, des élèves, en abrogeant toutes les dispositions interdisant le port du foulard et autres pratiques ou signes convictionnels à l’école ».

http://www.lesoir.be/

Belgique: du porc dans des bolognaises

Des traces de porc ont été découvertes dans des spaghettis à la bolognaise vendus en conserve sous la marque Carrefour Discount en Belgique, selon des tests effectués par l’une des principales associations de consommateurs belge Test-Achats.

L’association a effectué des tests sur 29 produits à base de viande (lasagnes, raviolis, hamburgers, saucisses, sauce bolognaise, viande mijotée) commercialisés en Belgique. « Tous les produits ont été soumis à un test ADN afin de détecter la présence de matériel génétique de boeuf, de porc, de poulet, de dinde, de mouton, de chèvre et de cheval. Nous avons seulement trouvé des ADN de boeuf, de porc et de poulet », précise l’association sur son site internet.

Dans l’un de ces produits – « spaghetti bolognese » conditionnés en portions de 415 grammes sous la marque Carrefour Discount – entre 30 et 60% d’ADN de porc ont ainsi été repérés, alors que cela n’était pas mentionné sur l’étiquette, indique l’association.

http://www.lefigaro.fr/

Du porc retrouvé dans des produits supposément halal en Norvège

Les autorités norvégiennes de contrôle alimentaire vont porter plainte contre un producteur de viande industrielle après la découverte d’importantes quantités de porc dans des produits supposément halal.

Dans le cadre de contrôles effectués après le scandale de la viande de cheval retrouvée dans des plats préparés présentés comme étant du bœuf, le Mattilsyn dit avoir détecté du porc, dans une proportion comprise entre 5 et 30 %, dans de la viande dite « halal » commercialisée auprès des vendeurs de kebabs.

« Nous allons porter plainte contre le producteur, le groupe norvégien Kuraas, a indiqué Catherine Signe Svindland, conseillère auprès du Mattilsyn. Dans un produit halal, il ne devrait pas y avoir de porc du tout et quand on trouve de telles quantités de porc dans un tel produit, on ne croit pas à un accident mais qu’il s’agit en fait d’une fraude. »

« DÉFAILLANCE »

Le groupe incriminé s’est défendu de toute malversation et a rappelé les lots de viande concernés, selon les médias norvégiens. « Nous achetons d’énormes quantités de viande halal et nous pouvons montrer des factures qui correspondent à ce que nous avons acheté et vendu, a déclaré le responsable du marketing,Kenneth Kuraas. Que de la viande de porc ait atterri dans ces produits est dû tout simplement à une défaillance des routines. »

Parallèlement, le Mattilsyn dit avoir retrouvé plus de 60 % de porc dans de la viande à pizza présentée comme du bœuf et produite par un autre groupe norvégien. Après la détection le mois dernier de viande de cheval dans des produits étiquetés « bœuf », de nombreuses affaires similaires ont éclos en Europe. Jeudi, les autorités britanniques ont également annoncé avoir détecté de l’ADN de porc au menu dans des saucisses halal au poulet au menu d’écoles et de crèches londoniennes.

http://www.lemonde.fr

Du porc dans les saucisses halal de poulet

Des saucisses.

Des saucisses. (Photo Jay Directo. AFP)

La découverte a été faite dans des cantines scolaires de Londres, qui avaient procédé à des tests suite au scandale de la viande de cheval.

Par AFP

La présence d’ADN de porc a été détectée dans des saucisses halal au poulet au menu d’écoles et de crèches dans le centre de Londres, ont annoncé jeudi les autorités locales.

Celles-ci avaient fait faire de leur propre chef des tests dans certaines cantines scolaires de l’arrondissement de Westminster, dans le sillage du scandale de la viande de cheval découverte dans des plats préparés, présentés comme étant au boeuf.

Aucune trace de cheval n’a été détectée, mais ces examens ont montré la possible présence d’ADN de porc dans des saucisses halal au poulet, confirmée ensuite par une deuxième série de tests.

«Les résultats ont confirmé aujourd’hui la présence de porc dans un échantillon de saucisses halal qui ont potentiellement été servies dans 19 écoles et crèches» où elles étaient proposées au menu, a expliqué dans un communiqué la municipalité.

Des traces d’agneau et de porc ont également été retrouvées dans du boeuf haché non halal utilisé par les cantines de 17 autres établissements du secteur.

Toute la viande livrée par le fournisseur incriminé a été retirée des cantines de l’arrondissement et une enquête a été ouverte.

«Nous sommes extrêmement préoccupés de voir qu’un de nos fournisseurs n’a pas obéi aux règles strictes auxquelles nous leur demandons de souscrire», a souligné la direction des services de l’enfance de l’arrondissement.

Une ligne téléphonique a été mise en place pour répondre aux inquiétudes des parents et la mairie a pris contact avec des représentants des communautés musulmane et juive.

http://www.liberation.fr/

La Finance Islamique : De nouvelles solutions d’épargne

Dans le contexte de crise actuelle, la finance est souvent pointée du doigt voir diabolisée. En effet, ses détracteurs lui reprochent d’avoir favorisé la recherche de profit rapide  au détriment de son rôle initial, à savoir le développement de l’activité économique.

Pour nombre d’investisseurs, la finance éthique apparait comme une porte de salut vers un développement responsable, centrée sur l’intérêt général. En effet, la finance éthique intègre des critères autres que la rentabilité dans les choix de placements et la gestion de portefeuilles.  Elle se distingue notamment par la sélection de valeurs basée sur des critères sociaux, environnementaux et moraux. Les fonds éthiques permettent donc aux épargnants de financer des activités en accord avec leurs croyances et leurs convictions.

La finance éthique n’est cependant pas une nouveauté, en effet, on en retrouve les prémices dans le code d’Hammourabi, la Genèse ainsi que dans le Coran. Parmi les courants de la finance éthique ayant le vent en poupe, la finance islamique semble tirer son épingle du jeu. En effet, depuis plusieurs années la finance islamique connait une croissance importante et représente à ce jour un encours dépassant les 1 000 milliards de dollars.

Dans le cadre de la finance islamique, les investissements réalisés doivent répondre à des critères sociaux et moraux. Ces principes directeurs sont au nombre de cinq :

  • L’équité dans les rapports : risques et bénéfices doivent être partagés,
  •  L’interdiction de « l’incertitude » (gharar) et de la « spéculation » (maysir),
  • L’adossement de l’investissement à un actif tangible,
  •  L’interdiction de l’usure et de l’intérêt (riba),
  •  La licéité des secteurs investis : ainsi, les jeux de hasard, les activités liées à l’alcool, à l’élevage porcin, à  l’armement ou encore à l’industrie pornographique sont exclues.

L’islam n’est pas opposé au profit financier tant qu’il n’entre pas en contradiction avec la Sharia et qu’il aboutit à une augmentation de valeur du travail ou du bien produit. Les intérêts étant interdits, les bailleurs de fonds deviennent des investisseurs, et non des créanciers. Ils partagent avec l’entrepreneur les bénéfices et les risques de l’opération. La finance islamique prohibe l’enrichissement sans cause (la thésaurisation), l’argent représente ici un moyen d’échange et non une finalité.

Malgré une croissance annuelle à deux chiffres (21,4% entre 2010 et 2011), la finance islamique représente seulement 1% de la finance mondiale. Ce secteur, bien qu’encore peu exploité, possède une marge de progression énorme. En effet, la population musulmane représente 25% de la population mondiale et on estime que d’ici 10 ans, 40 à 50 % de son épargne sera gérée par la finance islamique. Bien que l’intérêt de la finance islamique ne soit plus à démontrer, la France à pris du retard par rapport à ses voisins européens. Le Luxembourg en 2002, puis le Royaume Uni et l’Allemagne en 2004 ont mis sur le marché des produits « Sharia compatibles ». La France comble cependant petit à petit ce retard. En effet, face à une demande croissante, quelques banques de détail françaises développent des produits d’épargne conformes à la Sharia.

Ces produits d’épargne s’apparentent à des contrats en unités de compte au sein desquels  l’épargnant peut choisir parmi différents supports d’investissement. Ces contrat dits « Sharia compatibles » permettent d’investir dans un ou plusieurs fonds (SICAV, FCP…).  En France, les banques qui proposent ce type de placement restent peu nombreuses. C’est BNP Paribas qui fit office de précurseur en lançant en 2006 un Fonds Commun de Placement (FCP), le « BNP PARIBAS Islamic Fund ». Il permet d’investir parmi les composantes de l’indice Dow Jones Islamic Titans 100 Index. Plus tard, en 2012, il fut rejoint par le premier contrat d’assurance vie Sharia compatible, Salam Epargne et Placement par SwissLife. Salam Epargne et Placement est un contrat multi supports qui permet d’investir au sein de Salam-Pax Sicav Ethical Fund of Funds dont les investissements sont composés d’OPCVM conformes à la Sharia.

Un nouveau type de placement s’apprête à voir le jour : en effet, France Sukuk doit mettre sur le marché une Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) conforme aux principes de la Sharia. Cette SCPI sera le premier produit d’épargne immobilière Halal. Le placement à un horizon de 9 ans se compose d’actifs immobiliers parisiens. Cet investissement permettra à ses détenteurs de recevoir un revenu annuel qui évoluera en fonction des loyers et des plus values immobilières en rapport avec le marché locatif de bureaux.

Ainsi, la finance islamique bien que longtemps délaissée séduit de plus en plus d’investisseurs pour ses principes éthiques et sa capacité à résister à la crise. Ses perspectives d’évolution en France sont réelles, compte tenu de l’importance de la population de confession musulmane. On peut donc prévoir un avenir prometteur à ce secteur encore trop peu connu de l’économie française.

Envoyé par mail Anthony Amour

http://www.financiereconseil.net/

Le halal se cherche un label en France

En France, la majorité des produits estampillés halal ne répondraient pas aux critères de définition du label. Ces critères font encore débat notamment à cause des différences au niveau des processus et des moyens de contrôles mis en œuvre par les organismes de surveillance qui attribuent le label.

Le 16 janvier dernier, le site Débat Halal révélait être en possession de preuves accablantes contre un producteur alimentaire international. Les saucisses de volaille Herta, certifiée halal et commercialisée par Nestlé, contiendrait du porc, un aliment haram (interdit) pour les musulmans.

Une semaine après, alors qu’un premier test conduit par Herta n’avait rien révélé, les chaînes de supermarché comme Casino ont retiré les produits de leurs magasins pour effectuer leurs propres tests.

Mais il est acquis que certaines techniques de production actuelles, surtout dans le secteur de la volaille, sont particulièrement éloignées des règles du halal. Ainsi 90% de la volaille vendue sous le terme halal en France ne remplirait pas les standards. Standards qui varient eux-mêmes selon les entreprises et associations.

Interrogé par le Time, Abbas Bendali, directeur de Solis Conseil, une agence de consultation en marketing confie:

«La question du halal en France est supervisée par les trois mosquées influentes à Paris, Evry et Lyon. Chacune a ses propres critères, inspecteurs, sociétés et produits qu’elles approuvent ou non. La communauté musulmane est riche d’une mosaïque de coutumes, de goûts et d’habitudes. A moins d’unifier, de codifier et de réguler le système, le marché du halal français restera éclaté et ses règles obscures.»

Les accusations portées contre ces aliments auraient surtout servi de prise de conscience. Alors que la nouvelle avait immédiatement poussé les supermarchés à vider leur étagères, de nombreux musulmans se sont posés la question de la provenance de la nourriture halal.

Pour palier le manque de règles concernant le label, certains observateurs espèrent maintenant que les différentes associations de musulmans de France parviendront à se mettre d’accord sur un code unique pour le secteur de la nourriture halal, un des plus gros marchés de niche, selon le Time.

http://www.slate.fr/

Grande-Bretagne : des traces de porc dans la viande halal des prisons

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La communauté musulmane de Grande-Bretagne forte de trois millions de membres est indignée de découvrir que des traces d’ADN de porc ont été retrouvées dans la viande halal proposée dans les prisons du pays. 

Le ministère de la justice a du suspendre une entreprise fournissant de la viande dans les prisons après avoir effectué des tests sur des tartes et des viandes dits halal dans lesquels des traces d’ADN de porcs ont été trouvées.

L’Agence des Normes Alimentaires a affirmé que l’autorité locale impliquée dans cette affaire fait l’objet d’une enquête.

Le ministre de la Justice, Jeremy Wright, a déclaré que cet incident était absolument inacceptable : « c’est une situation absolument inacceptable que nous regrettons grandement ».

Certains professeurs et professionnels appartenant à l’agence de normes alimentaires clament déjà la difficulté de vérifier la conformité de la viande tout au long de la chaîne alimentaire pour se défaire d’une quelconque responsabilité.

Il est bien désolant qu’une telle affaire soit nécessaire pour faire réagir les agences de surveillance et pour durcir les contrôles grâce à un sursaut de rigidité de la justice au sujet des normes alimentaires, a regretté la Commission musulmane des droits humains, basée en Grande-Bretagne.

Le marché du halal couvre deux trillions de dollars à travers le monde.

http://www.trtfrancais.com

Agression islamophobe à Londres contre une mineure

  Décidément, l’islamphobie se banalise et avec elle les actes d’agressions islamophobes. Après l’histoire de cette jeune fille portant le niqab ( dont on a vous a fait l’écho il y a quelques temps) qui a été rouée de coups de bâtons par un énergumène d’une rare lâcheté ne supportant pas son état vestimentaire, voilà qu’un autre lâche assène un violent coup de poing à une jeune mineure  portant un voile .

La scène se passe dans un quartier résidentiel de Plaistow à l’Est de Londres. Une jeune fille de 16 ans se prénommant Tasneem se promène tranquillement dans une rue quand un homme surgit par derrière elle et lui donne un violent coup de poing dans la tête. La fille tombe par terre comme une feuille morte, la mâchoire écrasée par la violence du coup.

L’agression a eu lieu le 13 novembre dernier et a été  filmée par une caméra de surveillance du quartier. Jusqu’à ce jour, l’on ne sait toujours pas si l’agresseur a été appréhendé. Dieu merci, la jeune Tasneem est toujours en vie, mais souffrant de plusieurs ecchymoses et blessures dans la tête. Cette scène de violence largement diffusée dans la presse arabo-musulmane a suscité une énorme vague d’indignations sur la toile.

C’est toujours le même scénario. Un homme qui s’attaque physiquement et de manière très violente à une jeune fille sans aucune défense. De telles agressions sont l’oeuvre de pleutres, de couards alimentés par une islamophobie haineuse que des semeurs de haine s’amusent à entretenir dans un élan d’intolérance sans pareille.

Cette agression s’est produite quelques jours avant la Journée Mondiale consacrée à la  lutte contre la Violence faite aux femmes. Bien évidemment, les pseudos-féministes qui peuplent certains sites ferment comme d’habitude les yeux sur ce genre de violences commises sur de pauvres dames ou préfèrent se mettre des oeillères, histoire de dire: « On est pas au courant, mais on compatit ».

Mise à jour : Aux dernières nouvelles, l’agresseur a été attrapé. Il s’appelle Michael Ayoade et est âgé de 34 ans. Selon le mis en cause, ce jour il aurait trop fumé et beaucoup bu. Il aurait agressé la jeune fille parce qu’il n’aimait pas sa tenue.

http://blogs.mediapart.fr/

Belgique : Des cours de religion islamique dans les écoles catholiques ?

Les écoles catholiques en Belgique souhaiteraient dispenser des cours de religion islamique à l’école « dans une perspective de dialogue interreligieux ». A l’occasion d’un congrès sur l’avenir de l’enseignement catholique pour les dix prochaines années, qui s´est tenu à Louvain-la-Neuve, au sud-est de Bruxelles, le 20 octobre 2012, Etienne Michel, directeur du SeGEC (Secrétariat général de l´enseignement catholique), s’est publiquement demandé s’il était « juste, lorsqu´une majorité des élèves qui fréquentent une école catholique est de confession musulmane, de ne pas offrir le choix de suivre un cours de cette confession » ?

Dans des propos repris le 20 octobre dernier par l’édition en ligne de l’hebdomadaire Le Vif/L´Express, il estime qu´il est « nécessaire, pour construire un vrai dialogue ‘interconvictionnel’ dans les écoles, de ne pas reléguer le religieux dans la sphère privée. Car une telle attitude de rejet n´offre aucune solution à l´égard des risques de dérive fondamentaliste. »

Actuellement, une seule école catholique à Cheratte (province de Liège) bénéficie d’une dérogation pour pouvoir dispenser un tel cours, que le cadre légal exclut de l’enseignement catholique depuis plus d’une dizaine d’années contrairement à l’enseignement public.  (Sources : apic/Le Vif L’Express  DICI n°265 du 23/11/12)

http://www.dici.org/

Interdiction du foulard islamique levée dans une école thurgovienne

Pour le Tribunal administratif thurgovien, l'interdiction du foulard à l'école ne se justifie pas. [AFP]

Pour le Tribunal administratif thurgovien, l’interdiction du foulard à l’école ne se justifie pas. [AFP]
Une école de Bürglen, dans le canton de Thurgovie, doit à nouveau autoriser le port du foulard islamique dans ses murs, suite à une décision du Tribunal administratif cantonal qui a désavoué le Département thurgovien de l’instruction publique.

Le Tribunal administratif du canton de Thurgovie a levé l’interdiction du foulard islamique décrétée dans une école à Bürglen. Les juges ont estimé qu’il n’existait pas de base légale suffisante pour une interdiction générale, peut-on lire dans l’arrêt publié par la NZZ am Sonntag.

Le tribunal a également considéré que cette mesure ne respectait pas le principe de proportionnalité. Il a ainsi désavoué le Département thurgovien de l’instruction publique. Ce dernier est dirigé par la conseillère d’Etat UDC Monika Knill. En automne 2011, il avait approuvé, en première instance, la décision de l’école de Bürglen.

Porter l’affaire au Tribunal fédéral

Au printemps 2011, l’école avait interdit à deux jeunes filles musulmanes venant d’Albanie le port du foulard islamique durant les heures d’enseignement. Sa direction avait estimé qu’il était contraire aux prescriptions scolaires sur l’habillement des élèves.

L’école ne veut cependant pas s’incliner et a décidé de porter l’affaire devant le Tribunal fédéral. « De cette manière, nous espérons avoir un éclaircissement définitif sur cette question », a déclaré à la SonntagsZeitung Rolf Gmünder, président de l’établissement.

ats/pym

http://www.rts.ch/

La Suisse découvre les vertus du tourisme «voilé»

Par Marc-Henri Jobin

TOURISME ISLAMIQUE
Genève a fait oeuvre de pionnier. Mais d’autres destinations en Suisse et dans le monde jouent désormais la carte tourisme «islamique». A Interlaken, la clientèle du Moyen-Orient a décuplé depuis 2004.

1/7:  Interlaken démarche la clientèle du Moyen-Orient depuis 2004. Depuis, sa clientèle islamique a décuplé. A l’échelon suisse, le tourisme en provenance des pays du Golfe a progressé de 41% au 1er semestre 2012.
Image: Béatrice Devènes

L’hôtellerie suisse a perdu 643’000 nuitées au 1er semestre 2012. A contre-courant, la «Genève touristique» s’est maintenue à flot (+0,1%), portée par une hausse de 84% de la fréquentation de sa clientèle du Moyen-Orient. A Interlaken (BE), le nombre des nuitées des touristes en provenance du Golfe a bondi de 95% dans les six premiers mois de l’année.

Le tourisme arabe est en plein essor en Suisse. Depuis 2000, il a doublé pour atteindre plus de 400’000 visiteurs par année. Aujourd’hui, il permet aux régions qui ont misé sur ce créneau de contrebalancer le recul de la clientèle occidentale. Lire la suite…

Communauté musulmane : les pratiques varient, les préceptes demeurent

La communauté musulmane mondiale, forte de 1,6 milliard d’individus, affiche une grande unité en ce qui concerne les principaux préceptes religieux mais se montre plus partagée, selon les régions, en matière de doctrines et de pratiques, indique une enquête publiée jeudi.

© Reuters

« Les musulmans sont unis quand il s’agit des grands préceptes » tels que la croyance en un Dieu unique et son prophète Mahomet ou la pratique du Ramadan mais « sont divers, et quelquefois de beaucoup » en matière d’implication religieuse, d’interprétation de l’islam ou dans l’acceptation du chiisme, indique son principal auteur James Bell, l’un des directeurs de Pew.
Cette vaste étude, « sans précédent » selon M. Bell, a été conduite en plus de 80 langues dans 39 pays représentant 67% des musulmans du monde, auprès de 38.000 personnes interrogées en 2008-2009 et 2011-2012. Inscrite dans un projet plus large sur le changement religieux mondial, elle sera suivie d’une enquête sur les attitudes sociales et politiques des musulmans.
Entre 85 et 100% des musulmans croient en Dieu et en Mahomet, relève l’enquête. En revanche, si pour huit personnes sur dix dans les pays d’Afrique subsaharienne, en Asie du sud-est et du Sud, la religion est « très importante », elles sont six sur dix au Moyen-Orient et Afrique du nord (Egypte, Tunisie, Maroc) et pas plus d’une sur deux dans des pays anciennement communistes comme la Russie et les anciennes républiques d’Asie centrale.
Au Moyen-Orient et en Afrique du nord, la différence est aussi générationnelle, les plus de 35 ans étant plus religieux que les jeunes alors que c’est le contraire dans la seule Russie.
Si les hommes vont plus souvent à la mosquée que les femmes, pour « des raisons plus culturelles que religieuses », selon M. Bell, la lecture du Coran ou l’observance du Ramadan sont partagées.
Globalement, 63% des musulmans – mais seulement 37% des musulmans américains – estiment qu’il n’y a qu’une seule façon d’interpréter l’islam.
L’étude remarque néanmoins que les pays où sunnites et chiites vivent côte à côte sont ceux qui ont davantage tendance à accepter le courant chiite. A contrario, au Pakistan, à écrasante domination sunnite, 41% des musulmans sunnites pensent que les chiites ne sont pas de vrais musulmans.
Par ailleurs, neuf musulmans sur dix sont nés musulmans. Les ex-pays communistes sont ceux qui enregistrent la plus forte conversion (7% en Russie), souvent de fidèles élevés dans l’athéisme. « La conversion à l’islam ne joue pas un rôle important dans la croissance de la population musulmane », conclut M. Bell, qui évoque plutôt le taux de fertilité.

http://www.levif.be/

L’avenir est au halal

De plus en plus d’entreprises belges lorgnent le marché des produits halal. « Nous sommes en temps de crise et l’exportation de produits halal offre beaucoup de perspectives », explique Bruno Bernard, auteur du livre « Comprendre le halal » et consultant externe pour le Beci, la chambre de commerce bruxelloise.

Assortiment de produits halal. © BELGA

Le « halal » ne concerne pas uniquement la méthode d’abattage rituel au sens strict, mais qualifie tout ce qui est permis pour un musulman, par opposition au « haram » qui est relatif au péché ou au sacré. Aucun chiffre d’affaires officiel n’est connu pour le marché du halal en Belgique mais il serait évalué à 1,5 milliard d’euros par an, selon Bruno Bernard.

Aujourd’hui, de nombreuses entreprises belges s’intéressent à ce marché en pleine expansion. Delhaize lancera ainsi au milieu du mois d’août un assortiment d’une vingtaine de produits intégrés (c’est-à-dire vendus sous la marque Delhaize) halal (charcuterie, viande, fromage) dans une vingtaine de ses points de vente en Belgique. « Cela fait partie de notre stratégie commerciale d’offrir un assortiment adapté à des clients spécifiques », explique Roel Dekelver, de Delhaize. Cette démarche s’applique uniquement aux produits vendus sur le marché belge.

Cette certification ne concerne pas seulement la viande ou les produits alimentaires. Des articles comme les compléments alimentaires ou les produits pour hôpitaux peuvent également être qualifiés de halal. « Pour pénétrer certains marchés, il est important de disposer de tels produits certifiés », explique Bruno Bernard. Il y a 1,2 milliard de musulmans dans le monde dont environ 60 millions en Europe, c’est donc un marché plus que conséquent qui s’ouvre aux entreprises proposant des produits halal.

Certifié halal

L’exportation de produits certifiés halal offre ainsi des débouchés importants pour les sociétés proposant ces articles. C’est pourquoi le Beci, la chambre de commerce bruxelloise, a lancé un processus de certification halal ouvert à toutes les entreprises en 2009. Une société qui en fait la demande devra d’abord subir un audit industriel. S’il s’avère concluant, un imam algérien se rend sur place afin de vérifier que le procédé de fabrication soit aux normes. En cas de jugement positif, l’entreprise en question se voit décerner sa certification qui est valable pour un an. Lorsque celle-ci expire, le procédé doit être repris. Le Beci certifie ainsi des produits laitiers, cosmétiques ou encore médicaux, mais pas de produits carniers.

« C’est une extension des services à l’exportation que nous avons mise en place pour faciliter l’accès aux marchés des pays musulmans », explique Samira Aarbaj, responsable des formalités à l’exportation du BECI. Depuis 2009, une trentaine d’entreprises ont profité de cette certification, parmi lesquelles des sociétés belges, mais aussi allemandes, roumaines et même mexicaines, preuve du succès de cette certification. « Nous sommes actuellement en contact avec des institutions, notamment en Indonésie, pour obtenir une validation d’une autorité musulmane internationalement reconnue », indique Samira Aarbaj. Cette validation permettrait d’encore accroître la reconnaissance dont jouit cette certification.

Selon des estimations communiquées lors de la cinquième conférence internationale de la nourriture halal, organisée par le HFCE (« Halal food Council of Europe ») en mars à Zaventem, le marché du « halal » pèserait près de 115 milliards d’euros par an dans le monde, avec une croissance annuelle de 10 à 20%.

http://trends.levif.be/

Pour en finir avec l’adjectif « musulman » (ou « islamique ») Gresh Alain

Par gilgamesch
Parmi les sujets les plus controversés sur ce blog, il y a, bien sûr, le conflit israélo-palestinien, mais aussi l’islam, sa place, son rôle. S’agit-il d’une religion à part, fondamentalement différente des autres croyances ? La doctrine religieuse, voire le Coran, permettent-ils de comprendre ce qui se passe dans le monde dit musulman ? Existe-t-il d’ailleurs une entité cohérente « monde musulman » (ou « islamique ») ? Ou « une société musulmane », « une science musulmane », « une histoire musulmane » ?

Que cette religion reçoive un traitement à part en France et en Europe, cela ne fait aucun doute. Imagine-t-on un éditorialiste français écrivant « je suis un peu judéophobe » ? Et pourtant Claude Imbert a écrit, sans en être discrédité, « je suis un peu islamophobe ».

J’en suis persuadé, il existe en France, et plus largement en Europe, une islamophobie. Mais elle couvre évidemment des phénomènes différents :

pour certains, il s’agit simplement d’une reconversion du racisme anti-arabe en un racisme culturel plus facile à défendre ; c’est le cas du Front national ou des droites populistes en pleine expansion ;

pour d’autres, il ne s’agirait que de la poursuite de la lutte pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat, lutte qui a été menée par les républicains au début du XXe siècle. Certains, comme le site Riposte laïque, affirment que l’islam est la seule menace et sont prêts à toutes les alliances, y compris avec l’extrême droite, pour libérer la France. D’autres, refusent cet amalgame, et prétendent lutter contre tous les intégrismes, mais n’expliquent jamais pourquoi, dans nos sociétés, seul l’intégrisme musulman est de fait visé. Certains dénoncent toutes les religions, comme si c’était un combat abstrait qui se menait en dehors de tout contexte politique : mesure-t-on, par exemple, que la critique de la religion juive dans les années 1930 pouvait être légitime pour ceux qui combattaient toutes les religions, mais avoir en même temps des implications graves ?

Quoiqu’il en soit, une des erreurs essentielles que l’on retrouve chez nombre de commentateurs est leur tentative d’expliquer le monde musulman actuel, ses forces politiques, ses conflits, par l’islam. Combien de fois n’a-t-on pas entendu dire que le prophète Mohammed ayant été chef militaire, cela expliquerait le caractère guerrier de l’islam (ce qui serait fondamentalement différent du christianisme) ; ou que telle ou telle sourate du Coran, éclairerait les actions d’Al-Qaida ? Lire la suite…

Cologne : la circoncision interdite, colère des juifs et des musulmans

Le tribunal de grande instance de Cologne (ouest de l'Allemagne) a interdit la circoncision.

Le tribunal de grande instance de Cologne (ouest de l’Allemagne) a interdit la circoncision. |AFP/FAYEZ NURELDINE

Le jugement devrait faire jurisprudence.. Le tribunal de grande instance de Cologne (Allemagne) a estimé que la circoncision d’un enfant pour des motifs religieux était une blessure corporelle passible d’une condamnation. Mardi, la communauté juive a dénoncé une atteinte à la liberté religieuse. Le Conseil central des juifs d’Allemagne estime qu’il s’agit d’«une intervention gravissime et sans précédent dans les prérogatives des communautés religieuses».

Sonprésident, Dieter Graumann, a exigé que les députés allemands légifèrent sur la question pour éviter des atteintes à la liberté religieuse.

La communauté musulmane, qui compte plus de 4 millions de membres, est également montée au créneau. Le Conseil de coordination des musulmans en Allemagne (KRM) voit dans ce jugement une «grave atteinte» à la liberté religieuse. Ali Kizilkaya, porte-parole du KRM, a déploré le fait que l’Allemagne «criminalisait» des coutumes millénaires.

La cour saisie après qu’un médecin a été mis en cause

A l’origine, la justice allemande avait été saisie du cas d’un médecin généraliste de Cologne qui avait circoncis un petit garçon de 4 ans à la demande de ses parents musulmans. Quelques jours après l’intervention, l’enfant avait dû être admis aux urgences pour des saignements. Le parquet de la ville avait alors engagé des poursuites contre le médecin. Ce dernier avait été relaxé en première instance puis en appel, le tribunal arguant du fait qu’à l’époque des faits il n’était pas en mesure de déterminer s’il agissait illégalement.

«L’erreur (du médecin) était inévitable», la littérature juridique livrant jusqu’à présent des réponses différentes, selon le jugement du tribunal de Cologne. Selon des estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 30% des garçons de 15 ans et plus sont circoncis. Aux Etats-Unis, par exemple, une majorité de garçons subissent cette intervention, au nom de l’hygiène autant que du conformisme social.

Ce que dit le jugement 

Le tribunal a jugé que «le corps d’un enfant était modifié durablement et de manière irréparable par la circoncision» et que «cette modification est contraire à l’intérêt de l’enfant qui doit décider plus tard par lui même de son appartenance religieuse». Cette décision n’interdit toutefois pas l’acte à des fins médicales. Les droits des parents en matière d’éducation et de liberté religieuse ne sont pas bafoués s’ils attendent que l’enfant soit en mesure de décider d’une circoncision comme «signe visible d’appartenance à l’islam», poursuit le tribunal.

Cette décision judiciaire est «extrêmement importante pour les médecins car ils ont pour la première fois une base légale sur laquelle s’appuyer», a assuré un expert en droit, Holm Putzke, dans le Financial Times Deutschland (FTD).  «Aucun médecin ne pourra plus à l’avenir prétendre avoir cru qu’il devait circoncire un enfant pas encore en âge de décider pour des raisons religieuses», selon ce professeur de l’Université de Passau (sud) qui voit dans ce jugement une « césure ». «A la différence de nombreux responsables politiques, le tribunal ne s’est pas laissé dissuader par la crainte d’être critiqué comme étant antisémite ou antireligieux», a ajouté cet expert.

La communauté chrétienne  sceptique elle aussi

L’évèque catholique d’Aix-la-Chapelle Heinrich Mussinghoff a qualifié ce jugement de «très surprenant». «La mise en contradiction des droits élémentaires en matière de liberté de religion et le bien-être de l’enfant, évoquée par les juges, ne convainc pas dans ce cas précis», a déclaré M. Mussinghoff.

Le président de l’Eglise protestante en Allemagne (EKD) qui représente une vingtaine d’églises réformées, Hans Ulrich Anke, va jusqu’à réclamer une rectification du jugement qui selon lui, ne prend «pas suffisamment» en compte la signification religieuse de la circoncision et dépossède les parents de leur droits, «précisément en matière d’affaires religieuses».

http://www.leparisien.fr/

Jugement anti-circoncision en Allemagne : colère des musulmans

Une importante association allemande de musulmans a vivement critiqué mercredi la condamnation de la circoncision pour motifs religieux par un tribunal de Cologne, y voyant une « grave atteinte » à la liberté religieuse. « Le jugement de Cologne est une grave atteinte à la liberté religieuse », a réagi le Conseil de coordination des musulmans en Allemagne (KRM) dans un communiqué.

« Le jugement ne prend pas du tout en considération la pratique religieuse menée depuis des millénaires au niveau mondial concernant la circoncision des jeunes musulmans et juifs », a déploré Ali Kizilkaya, porte-parole du KRM, l’une des organisations représentatives de la communauté musulmane qui compte quatre millions de membres en Allemagne. L’organisation musulmane estime que l’Allemagne « criminalise » des coutumes islamiques et juives millénaires. La communauté chrétienne s’est elle aussi montrée sceptique.

L’Église catholique sceptique

L’évèque catholique d’Aix-la-Chapelle Heinrich Mussinghoff a qualifié ce jugement de « très surprenant ». « La mise en contradiction des droits élémentaires en matière de liberté de religion et le bien-être de l’enfant, évoquée par les juges, ne convainc pas dans ce cas précis », a déclaré M. Mussinghoff. Le président de l’Église protestante en Allemagne (EKD) qui représente une vingtaine d’églises réformées, Hans Ulrich Anke, va jusqu’à réclamer une rectification du jugement qui selon lui, ne prend « pas suffisamment » en compte la signification religieuse de la circoncision et dépossède les parents de leurs droits, « précisément en matière d’affaires religieuses »

Dans un jugement qui devrait faire jurisprudence, le tribunal de grande instance de Cologne (ouest) a estimé que la circoncision d’un enfant pour des motifs religieux était une blessure corporelle passible d’une condamnation, suscitant mardi un tollé de la communauté juive qui a dénoncé aussi une atteinte à la liberté religieuse. Le tribunal a jugé que « le corps d’un enfant était modifié durablement et de manière irréparable par la circoncision » et que « cette modification est contraire à l’intérêt de l’enfant qui doit décider plus tard par lui-même de son appartenance religieuse ». Cette décision n’interdit toutefois pas l’acte à des fins médicales.

http://www.lepoint.fr/

Jugement contre la circoncision religieuse : Musulmans, Chrétiens et Juifs d’Allemagne réagissent

Après la communauté juive, une importante association allemande de musulmans critique la condamnation de la circoncision pour motifs religieux par un tribunal de Cologne. « Le jugement de Cologne est une grave atteinte à la liberté religieuse », a réagi le Conseil de coordination des musulmans en Allemagne (KRM).

Coutumes millénaires

« Le jugement ne prend pas du tout en considération, la pratique religieuse menée depuis des millénaires au niveau mondial concernant la circoncision des jeunes musulmans et juifs », a déploré Ali Kizilkaya, porte-parole du KRM, l’une des organisations représentatives de la communauté musulmane qui compte quatre millions de membres en Allemagne. L’organisation musulmane estime que l’Allemagne« criminalise » des coutumes islamiques et juives millénaires.

L’évêque catholique d’Aix-la-Chapelle, Heinrich Mussinghoff, a également qualifié ce jugement de « très surprenant ». Le président de l’Église protestante en Allemagne (EKD) qui représente une vingtaine d’églises réformées, Hans Ulrich Anke, va jusqu’à réclamer une rectification du jugement qui selon lui, ne prend « pas suffisamment » en compte la signification religieuse de la circoncision et dépossède les parents de leurs droits, « précisément en matière d’affaires religieuses ».

› STÉPHANIE HASENDAHL

http://www.lequotidiendumedecin.fr/

Le populisme, un défi à l’Union européenne

Pour Magali Balent*, la montée du populisme d’extrême droite est le symptôme d’une Union européenne encore trop floue, en mal d’identité et incapable d’en parler.

Magali Balent.

Magali Balent.

Quand on parle de partis populistes en Europe, parle-t-on forcément, comme avec le Front national, de xénophobie, d’islamophobie, de rejet des élites ?

« Dans les partis populistes de droite, on retrouve toujours cette ligne directrice, d’ailleurs contenue dans le terme de «  national populisme  ». Ça renvoie à la fois à la dimension démagogique du discours, qui consiste à flatter les instincts populaires, donc à dénoncer les élites, mauvaises, corrompues, qui travaillent contre l’intérêt du «  bon peuple  », sain et animé de bonnes intentions, ainsi qu’à cette dimension nationale qui voit la nation comme un espace fermé, à protéger contre les «  dangers  » extérieurs (immigration, islam…). C’est de là que vient aussi ce discours anti-européen, antimondialisation, contre les institutions… »

Quelle stratégie sous-tend leur progression ?

« Ils ont coupé les amarres avec les discours anciens, fondés sur l’antisémitisme et le racisme, aujourd’hui contre productifs, et s’ancrent dans l’actualité sur des problématiques actuelles : mondialisation, islam et de l’islamisme, fragilisation des nations et de l’identité nationale… »

Pour expliquer leur succès, on évoque souvent la situation économique difficile… Lire la suite…

Liam Neeson : Il voudrait se convertir à l’islam !

Liam Neeson songe à se convertir à l'islam

Alors qu’on apprenait que Liam Neeson avait été coupé au montage dans le film Very Bad Trip 2 (voir notre article), voilà que l’acteur s’est laissé aller à d’étonnantes déclarations. De retour d’un voyage à Istanbul, ce dernier a avoué qu’il songerait depuis à se convertir à l’islam, selon des informations rapportées par le journal The Sun.

Liam Neeson fait une nouvelle fois parler de lui, mais cette fois-ci, les rumeurs à son sujet n’ont rien à voir avec le cinéma. En effet, selon des informations publiées par le journalThe Sun, l’acteur penserait à se convertir à l’islam depuis qu’il est revenu d’un séjour à Istanbul en Turquie pour un tournage.

La religion tiendrait une place importante dans sa vie. Élevé dans la religion catholique en Irlande du Nord, l’acteur s’est laissé aller à quelques confidences au journal, avouant qu’il pourrait se tourner vers une religion différente de la sienne, l’islam.

« Il y a 4 000 mosquées dans la ville. Beaucoup sont magnifiques et cela me donne vraiment envie de devenir musulman. L’appel à la prière a lieu cinq fois par jour. Les premières semaines, ça vous rend fou. Ensuite, cela rentre dans votre esprit et c’est la plus belle chose qui soit« , a-t-il expliqué.

Le comédien se poserait énormément de questions existentielles depuis le décès de sa femme en 2009. En effet, ce dernier a perdu l’amour de sa vie, sa femme Natasha Richardson, morte à 45 ans des suites d’une chute de ski et avec qui il était marié depuis 15 ans (voir notre article). Une terrible épreuve pour l’acteur qui aujourd’hui, a encore du mal à s’en remettre. Cet accident a d’ailleurs remis en cause sa « croyance en Dieu« , a-t-il ajouté.

http://www.news-de-stars.com/