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	<title>Halal Magazine &#187; Actualités</title>
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		<title>Logistique. Marseille peut-elle devenir le hub du marché halal ?</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 15:45:48 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Après les produits halal et les magasins halal, voici la logistique halal. Une nouvelle micro-niche de marché à laquelle le port de Marseille fait les yeux doux, en collaboration étroite avec la Malaisie. Aujourd&#8217;hui, un lobbying intensif est à l&#8217;oeuvre pour convaincre les logisticiens locaux de se lancer dans l&#8217;aventure. Une enquête de Didier Gazanhes et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après les produits halal et les magasins halal, voici la logistique halal. Une nouvelle micro-niche de marché à laquelle le port de Marseille fait les yeux doux, en collaboration étroite avec la Malaisie. Aujourd&#8217;hui, un lobbying intensif est à l&#8217;oeuvre pour convaincre les logisticiens locaux de se lancer dans l&#8217;aventure.</p>
<p>Une enquête de Didier Gazanhes et Alexandre Léoty</p>
<p>Le challenge est de taille : positionner la Cité phocéenne comme le hub de référence de la logistique halal. (Photo D.Gz.) </strong></p>
<p><a href="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/02/Camion-halal.jpg" rel="lightbox[5347]" title="JDE_1201241090.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5348" title="JDE_1201241090.jpg" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/02/Camion-halal.jpg" alt="" width="539" height="304" /></a>Aucun sous-entendu religieux n&#8217;est à lire en filigrane dans cette initiative. Juste du business. L&#8217;idée avait été officiellement lancée fin 2010, avec la signature d&#8217;un accord entre le Grand port maritime de Marseille (GPMM) et son homologue malaisien Port Klang. L&#8217;objet de cet accord: lancer un réseau mondial de plateformes de distribution de produits halal, baptisé &laquo;&nbsp;Halal Hub to Hub Network&nbsp;&raquo;. À l&#8217;époque, le directeur du développement du port marseillais, Dirk Becquart, vantait les mérites de cette initiative qui permettrait concrètement de positionner la Cité phocéenne comme le hub de référence de la logistique halal. «Il existe un besoin énorme de développement sur cette filière en Europe, expliquait-il. Cela nécessite la mise en place d&#8217;un mode d&#8217;organisation spécifique, qui n&#8217;existe pas aujourd&#8217;hui. À ce jour, le flux existant n&#8217;est pas traité de manière halal tout au long de la chaîne. L&#8217;idée est de mettre en place un système logistique comparable à celui qui existe pour les produits casher». En clair: faire en sorte que les produits halal le restent bien tout au long de la chaîne logistique, ce qui n&#8217;est pas forcément le cas actuellement. Car si la production est certifiée, la logistique, elle, ne l&#8217;est pas encore. Pour le GPMM, l&#8217;enjeu est de taille. Car prendre une place de leader dans la logistique halal, secteur en plein boom, pourrait lui permettre de servir plus de 220millions de consommateurs en Europe et en Méditerranée.</p>
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<p>Trois entrepôts à la Feuillane<br />
Plus d&#8217;un an après le lancement de cette initiative, le dossier est plus que jamais d&#8217;actualité. Discrètement, sans effets d&#8217;annonces, un lobbying intensif est à l&#8217;oeuvre. Caroline Couronne, directrice du cabinet d&#8217;intelligence économique et de développement international Tios, a en effet été mandatée par le gouvernement malaisien pour convaincre les acteurs économiques locaux, logisticiens en tête, de passer au tout halal. «Marseille a été identifiée par la Malaisie comme étant la plate-forme idéale pour développer le halal. C&#8217;est une ville qui cultive en effet une forte proximité avec le monde musulman et la culture du bassin méditerranéen. Il y a vraiment une place à prendre sur ce marché». Dans son entreprise de persuasion, Caroline Couronne s&#8217;est trouvé un allié naturel, le port de Marseille. «Nous restons dans notre rôle de facilitateur, précise François Lasbleiz, responsable de l&#8217;activité projets industriels et logistiques au GPMM. Le marché du halal tend à se structurer. Un maximum de cohérence est désormais demandé, de la ferme à la fourchette. Le port n&#8217;a pas vocation à être halal, mais à faciliter le développement de ce type d&#8217;activités qui sont porteuses en terme de flux entrants, en provenance d&#8217;Asie et d&#8217;Amérique du Sud, mais aussi en flux sortants, à destination des pays de la Méditerranée. C&#8217;est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à mettre à la disposition des entreprises des espaces dédiés à des marchés spécifiques, et notamment au halal». Ainsi, le GPMM a lancé le mois dernier un appel à projets concernant l&#8217;implantation de trois entrepôts logistiques froids, au sein de la zone de la Feuillane. Le choix des logisticiens devrait être acté dès cette année. «Ce sont eux qui se chargeront d&#8217;intégrer la démarche et de faire certifier leurs entrepôts », ajoute François Lasbleiz, pour qui seul l&#8217;engagement profond des spécialistes du secteur pourra transformer cette initiative en succès, ce qui n&#8217;avait pas été le cas d&#8217;une précédente tentative à Rotterdam.<br />
<span id="more-5347"></span><br />
Analyser les flux<br />
Mais justement, les logisticiens, qu&#8217;en pensent-ils? Le groupe SDV avait été le premier à exprimer publiquement son intérêt pour la démarche, dès 2010. «En tant que commissionnaire de transport, nous ne pouvons pas passer à côté d&#8217;un tel sujet. Nous ne disposons pas actuellement d&#8217;infrastructure spécifique. Nous traitons le halal dans notre hub alimentaire à Rungis. Nous assurons la traçabilité des produits et nous réétiquetons pour le compte de Carrefour», souligne Muriel Benoit, responsable &laquo;&nbsp;grands comptes&nbsp;&raquo; à SDV. «Nous nous orientons vers des procédures de certification logistique spécifiques afin de pouvoir labelliser nos solutions de transport halal. Nous réfléchissons également à la nécessité de disposer d&#8217;un entrepôt dédié à ces produits. Devra-t-il être à Fos-sur-Mer, quelle sera sa superficie ? Nous devons analyser les fluxs halal pour déterminer la meilleure façon de les traiter. Y a-t-il assez de flux et comment les capter ? Nous interrogeons par ailleurs nos clients grands comptes pour définir leurs besoins. Nous sommes déconnectés de tout aspect religieux, nous faisons de la logistique et nous essayons de nous adapter à un marché en fonction de la nature spécifique de ses flux. Si le besoin est réel, nous nous adapterons, apporterons des solutions et offrirons ce service à valeur ajoutée ».</p>
<p>Quid de la production ?<br />
Reste une question connexe : au-delà de la seule logistique, la métropole marseillaise pourrait-elle devenir un jour une terre de production halal? Le dossier est sur le bureau de Provence Promotion, qui organise justement ce mois-ci une réunion sur ce thème avec des industriels locaux. «Nous conduisons une réflexion transversale sur le sujet du halal, touchant un certain nombre de secteurs, comme l&#8217;agroalimentaire, la pharmacie, la logistique, mais aussi le tourisme», confirme Éric Sermedjian, directeur du développement territorial. Le business du halal n&#8217;a pas fini de faire parler de lui à Marseille.</p>
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<h4>NJS Faramia. Le transporteur sacré champion des autodidactes</h4>
<div id="b_autre"><img src="http://www.lejournaldesentreprises.com/images/2012/02/02/142763_faramia-20120107-jd131_224x180.jpg" alt="La société bénéficie d'une plate-forme de 20.000m² au sein de son siège vitrollais." align="right" />Le symbole est fort pour la PME vitrollaise de transport frigorifique, dont le fondateur vient de remporter la Victoire des autodidactes Sud-Est.<br />
«Cette victoire, je ne l&#8217;ai pas reçue, on me l&#8217;a donnée, ce qui n&#8217;est pas tout à fait la même chose, glisse Victor Faramia dans un sourire. Lorsque j&#8217;ai lancé ma société, j&#8217;étais seul. J&#8217;avais du mal à remplir mon réfrigérateur. Aujourd&#8217;hui, j&#8217;en remplis 140, car je fais vivre 140 familles. C&#8217;est ça, ma véritable fierté&#8230;» Assis derrière son large bureau, entouré des photos de ses enfants et de peintures qu&#8217;il a réalisées lui-même, l&#8217;homme, affable et passionné, savoure sa victoire avec modestie. Le verbe haut, la métaphore piquante, ce fils de maçon mesure le chemin parcouru, depuis son enfance dans les quartiers nord de Marseille jusqu&#8217;à ce jour symbolique de décembre dernier, lorsqu&#8217;il a reçu la Victoire des autodidactes de la région Sud-Est, au Palais de la Bourse. Un trophée imaginé dès 1989 par le Harvard Business School Club de France et Mazars pour distinguer des chefs d&#8217;entreprise et des cadres dirigeants autodidactes.</p>
<p>Du CAP à «une nouvelle vie»<br />
«Tout a commencé lorsque j&#8217;ai passé mon CAP de conducteur routier, en 1977, explique Victor Faramia. Ma mère m&#8217;avait dit: &laquo;&nbsp;Il faut que tu fasses un métier où tu seras sûr de ne pas mourir de faim&nbsp;&raquo;. À l&#8217;époque, je faisais du judo à un bon niveau. Je suis même allé jusqu&#8217;au championnat de France. J&#8217;ai l&#8217;habitude de dire que jétais tellement sportif, que j&#8217;allais tellement vite, que les études n&#8217;ont pas réussi à me rattraper! Alors ce que je n&#8217;ai pas appris avant, j&#8217;ai dû l&#8217;apprendre après&#8230;» Son CAP en poche, le jeune homme d&#8217;alors travaille pendant trois ans comme chauffeur-livreur, avant d&#8217;obtenir son Attestation de capacité, précieux césame nécessaire à la création &#8211; avec trois de ses amis d&#8217;enfance &#8211; de sa première entreprise de transport. «Nous étions quatorze à passer l&#8217;Attestation, se souvient-il. Tous avaient fait des études supérieures. Certains allaient jouer au tennis après les cours. Moi, j&#8217;allais travailler. De toute ma vie, je n&#8217;ai jamais ressenti une telle pression. À la fin, seuls cinq d&#8217;entre nous ont obtenu le diplôme. Mais tout le monde était heureux pour moi. C&#8217;était ma première victoire, le début d&#8217;une nouvelle vie». Mais après trois années d&#8217;exploitation, sa première entreprise est contrainte de mettre la clé sous la porte, suite à des impayés. «J&#8217;ai alors décidé de tout recommencer à zéro», confie-t-il. Avant de rectifier en souriant: «Non, pas à zéro. En fait, j&#8217;ai commencé avec des dettes&#8230;» Déterminé, «porté par la hargne», l&#8217;homme travaille alors d&#8217;arrache-pied pour développer dès 1984 une toute nouvelle entreprise, spécialisée dans la logistique sous température contrôlée.</p>
<p>L&#8217;essor de NJS Faramia<br />
Le vrai départ de NJS Faramia a finalement lieu en 1989, lorsque la société vitrollaise remporte un appel d&#8217;offres lancé par Picard surgelé. Un groupe qui lui est depuis resté fidèle. «À partir de là, nous avons eu la chance de pouvoir travailler avec des clients prestigieux, comme Mc Donald&#8217;s, Carrefour, ou encore Intermarché, se réjouit Victor Faramia. Nous avons su faire la différence par notre professionnalisme, mais aussi par notre force de proposition permanente. Plus que du service, nous avons toujours eu à coeur d&#8217;apporter à nos clients de l&#8217;implication, en anticipant pour trouver des solutions à leurs problématiques». Titulaire de la norme Iso 9001, NJS Faramia couvre l&#8217;ensemble de la chaîne logistique frigorifique. Au fil des années, la société, qui bénéficie d&#8217;une plate-forme de 20.000m² au sein de son siège vitrollais, a multiplié les implantations, un peu partout dans l&#8217;Hexagone. «Nous sommes désormais présents à Nice, à Sorgues, à Nemours, à Cergy et à Trappes, précise Victor Faramia, qui résume ses préoccupations de manager en trois mots: «les clients, les salariés et les chiffres». Aujourd&#8217;hui, la société, qui compte 140 collaborateurs &#8211; et jusqu&#8217;à 220 en périodes de pointe &#8211; génère un chiffre d&#8217;affaires de 13M€.</p>
<p>Crise et concurrence<br />
S&#8217;il ne nie pas que dans son secteur d&#8217;activité comme dans d&#8217;autres, «la crise est bel et bien là», Victor Faramia se veut philosophe. «L&#8217;humain est capable de s&#8217;adapter à tout. Au meilleur comme au pire». Quant à sa concurrence, l&#8217;homme assure ne pas s&#8217;en préoccuper. «Ma seule vocation est de m&#8217;occuper de mes clients, martèle-t-il. Ma volonté ne sera jamais de prendre des marchés à mes confrères. Ma bonne réputation n&#8217;est que le fruit de mon travail. Lorsque je traite avec un client, ce n&#8217;est pas un marché, même pas un partenariat. C&#8217;est la conséquence de besoins et de moyens».</p>
<p>Alexandre Léoty</p>
<h2>NJS Faramia</h2>
<p><em>Vitrolles Victor Faramia 140 salariés CA 2011: 13M€ 04 42 46 80 00 www.njsfaramia.com</em>&nbsp;</p>
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<h4>Unimer. Production certifiée halal par AVS</h4>
<div id="b_autre"><img src="http://www.lejournaldesentreprises.com/images/2012/02/02/142763_unimer-20120126-jd131_224x180.jpg" alt=" Logistique.  Marseille peut-elle devenir le hub du marché halal ?" align="right" />La société Unimer, basée à Marseille, est aujourd&#8217;hui le seul site entièrement consacré au halal en France, voire en Europe. «Les autres alternent production halal et non halal», explique Ahmed Sadelli, qui, en 2007, a repris l&#8217;entreprise Unimer, qui jusque-là ne réalisait que des soupes de poisson surgelées. «Aujourd&#8217;hui, le halal représente 30% du chiffre d&#8217;affaires de l&#8217;entreprise. Nous visons 50% pour 2012», poursuit-il. Une quinzaine de plats sont ainsi préparés par l&#8217;entreprise, qui a récemment choisi d&#8217;être certifié par l&#8217;organisme AVS, créé en 1991, qui applique un contrôle strict des provenances des matières premières et de la fabrication. «Nous ne pouvons ouvrir nos marchandises qu&#8217;en présence d&#8217;un contrôleur qui reste présent durant toute la production. Chaque soir, les contenants des matières premières sont scellés et une étiquette unique est apposée en fin de cycle sur les cartons qui vont être expédiés. La certification a un surcoût mais elle garantit pour le consommateur le caractère halal des produits». Le label AVS ouvre également les portes de nouveaux marchés à l&#8217;entreprise. <em>Certifier la composition des produits</em> « Nous sommes déjà implantés dans les magasins traditionnels, mais grâce à la certification, nous allons nous développer plus largement sur l&#8217;ensemble du territoire. Nous sommes ainsi en cours de référencement national dans une enseigne importante de la grande distribution». Pour autant, Ahmed Sadelli demeure sceptique sur la nécessité d&#8217;une logistique halal. «Y a-t-il un réel besoin? Nous parlons de produits secs qui sont en cartons scellés et sur palettes filmés. Si ces conditions sont respectées, en fin de parcours, les produits demeurent halal. Prendre en compte le transport et la logistique nécessite aussi de remonter aux sites de la grande distribution. Et que faire des interventions de la douane volante qui fait ouvrir les colis? La composition des plats demeure l&#8217;élément essentiel». Un point de vue confirmé par Alili Mohand, recteur de la mosquée de la Porte d&#8217;Aix à Marseille: «Il ne faut pas mélanger le spirituel et le fonctionnel. Spirituellement, il ne peut y avoir problème que par contact ou mélange des odeurs. Pour les produits secs, emballés ou en conserve, il n&#8217;y a pas de risque. Les produits sont halal et vont le rester. De façon plus pragmatique, une séparation totale des flux<br />
permettra aux industriels de garantir l&#8217;intégrité des produits».<br />
DU CÔTE DE l&#8217;INDUSTRIE</p>
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<h4>« La différence se fait par l&#8217;éducation»</h4>
<div id="b_autre"><img src="http://www.lejournaldesentreprises.com/images/2012/02/02/142763_faramia2-20120107-jd131_224x180.jpg" alt=" Logistique.  Marseille peut-elle devenir le hub du marché halal ?" align="right" /><br />
Comment vit-on le fait de manager 140 salariés, lorsque l&#8217;on est comme vous un autodidacte?<br />
J&#8217;ai toujours pensé que ce n&#8217;était pas l&#8217;origine sociale qui faisait la différence, mais l&#8217;éducation. C&#8217;est cela, la base de la construction d&#8217;une vie. La différence entre avant et maintenant tient à presque rien. Avant, on m&#8217;appelait «Faramia», et maintenant, on m&#8217;appelle «Monsieur Faramia». Je dis toujours que si certains sont d&#8217;origine italienne, moi, je suis personnellement d&#8217;origine fainéante. Et ça m&#8217;a toujours servi, car je n&#8217;ai jamais commis les mêmes erreurs deux fois. Quand je fais les choses, je les fais toujours à fond, sans retenue. Je suis &laquo;&nbsp;no limit&nbsp;&raquo;. Être autodidacte, c&#8217;est aussi avoir cette partie d&#8217;inconscience qui fait que lorsqu&#8217;une porte est fermée, on l&#8217;ouvre quand même.<br />
Vos enfants vont-ils prendre la suite?<br />
J&#8217;ai remarqué que tous les enfants d&#8217;autodidactes ont fait de grandes études. C&#8217;est également vrai dans mon cas. Mes enfants ont tous un Bac +5. Ils ont ainsi acquis à la fois l&#8217;éducation et les bonnes méthodes. Je considère avoir rempli ma part du contrat. Désormais, ma volonté est de leur transmettre mon savoir. Car j&#8217;estime qu&#8217;avoir bâti quelque chose, c&#8217;est bien, mais le transmettre, c&#8217;est mieux.</p>
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<h4>«Créer une norme fait naître un besoin»</h4>
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En quoi la certification &laquo;&nbsp;halal&nbsp;&raquo; d&#8217;une plateforme de distribution peut-elle être un atout pour les logisticiens?<br />
L&#8217;équation est très simple. Lorsqu&#8217;un produit halal transite d&#8217;un point A à un point B, les consommateurs veulent être certains qu&#8217;aucune &laquo;&nbsp;contamination&nbsp;&raquo; n&#8217;a eu lieu dans l&#8217;intervalle C&#8217;est-à-dire que le produit est bien resté halal. C&#8217;est dans cet esprit que la toute première certification logistique halal est née en 2011. Bien sûr, nous n&#8217;en sommes encore qu&#8217;aux balbutiements. Mais la tendance est bien là. Les études démontrent que les clients musulmans sont prêts à payer davantage leurs produits pour avoir la certitude que la logistique ait été rigoureusement halal. Les choses sont ainsi faites que dès que l&#8217;on crée une norme, cela fait naître un besoin.<br />
Est-ce un processus complexe à mettre en place pour les professionnels de la logistique?<br />
En réalité, ce n&#8217;est pas si contraignant que l&#8217;on pourrait imaginer. Schématiquement, l&#8217;idée est de créer une &laquo;&nbsp;ségrégation&nbsp;&raquo; physique dans la chaîne logistique entre les produits halal et les produits non halal. Plusieurs standards ont été développés. À terme, il sera possible de faire certifier son process ou de faire vérifier sa logistique.</p>
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<p>Le marché Selon la dernière étude publiée par l&#8217;Union française du transport frigorifique, le &laquo;&nbsp;transport sous atmosphère dirigée&nbsp;&raquo;, marché sur lequel évolue NJS Faramia, représentait en 2007 environ 100Mt de produits chargés dans des véhicules dédiés. Selon cette étude, on dénombrait alors environ 400 entreprises de transport spécialisées ou ayant une forte spécialité dans le secteur. Le nombre de salariés employés, toutes activités confondues, était de 41.000, pour environ 5mds € de CA généré.</p>
<p>http://www.lejournaldesentreprises.com/</p>
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		<title>Tunisie: Crise des «subprimes» et «printemps arabe» (re)boostent la finance islamqiue</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 09:30:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Ali Abdessalem &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; La crise des «subprimes», le «printemps arabe», bien entendu pour des raisons diverses et de manière générale, tous les hoquets du système servent d’excellents tremplins pour la finance islamique. Celle-ci tente, à la lumière de sa percée, opérée à la suite de la crise de 2008, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Ali Abdessalem</p>
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<li><img src="http://www.webmanagercenter.com/management/storage/images/2012/oect-finance-islamique-2801.jpg" alt="" width="320" height="215" align="left" border="0" />
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<p>La crise des «subprimes», le «printemps arabe», bien entendu pour des raisons diverses et de manière générale, tous les hoquets du système servent d’excellents tremplins pour la finance islamique. Celle-ci tente, à la lumière de sa percée, opérée à la suite de la crise de 2008, de prétendre à un caractère global. Elle se présente à l’opinion et à la communauté des opérateurs comme la finance vertueuse et se pose comme solution universelle.</p>
<p>A Tunis, samedi 29 janvier 2012, l’Ordre des experts-comptables s’est joint à une initiative de la CIBAFI, l’Association professionnelle de la finance islamique, pour organiser un séminaire sur les perspectives de son expansion en Tunisie et dans le monde.</p>
<p>Quel peut être l’apport des experts-comptables dans cette marche triomphale?</p>
<p><strong>Une croissance vigoureuse</strong></p>
<p>La finance islamique connaît son âge d’or. Elle gagne du terrain et progresse à un taux de croissance à deux chiffres. En 2011, elle a représenté 1.100 milliards de dollars US environ, soit une croissance de 24% par rapport à 2010. Elle atteindrait 2.000 milliards en 2013. Curieusement, elle a prospéré dans les pays musulmans d’Asie. La Malaisie est la première place financière islamique. Elle est suivie de l’Indonésie. La finance islamique ne représente, par contre, que 60% des transactions en Arabie Saoudite. Depuis, elle s’est taillé des places fortes dans les Etats du Golfe, puis le Soudan. Et, également l’Egypte.</p>
<p>Il faut rappeler que l’Egypte a été la terre natale de la finance islamique. Il y aurait à l’heure actuelle plus de 500 institutions dont 300 banques qui relèvent de ce régime dans le monde. Dans les pays occidentaux, les enseignes se multiplient. Les pays anglo-saxons ont été une excellente terre d’accueil, et les plus grandes enseignes bancaires, par réactivité commerciale, se sont dotées de départements de finance islamique pour essayer de récupérer le mouvement à leur profit.</p>
<p>La finance islamique, c’est l’imbrication de quatre sphères: la première est la sphère bancaire, dite «Essayrafiya», la seconde est celle de l’assurance dite «Takafol». Cette relation est somme toute logique. Pour sécuriser les engagements bancaires, il faut une couverture d’assurance de même régime. Ensuite on trouve le compartiment du marché des capitaux. Enfin, il y a celui monétaire.</p>
<p>Par ailleurs, la profession, outre le dispositif organisationnel, s’est dotée d’une nomenclature “produit global“ allant de la mourabaha (financement) à la Moudharaba (participation) au leasing (Ijar) jusqu’à Ettawrik (titrisation) et autres Sukuk (émissions obligataires).</p>
<p>Mais malgré le travail d’implémentation opérationnel et terminologique, persistent dans les pays d’accueil des difficultés d’harmonisation fiscale et en matière d’audit et de supervision. Les modes d’organisation n’étant pas celles des sociétés classiques, le travail d’implémentation met un certain temps, dirons-nous, avant de se réaliser.</p>
<p><strong>Une doctrine et des postulats : financer pour le pire et le meilleur</strong></p>
<p>La finance islamique s’appuie sur une axiomatique en béton. Elle est adossée à l’économie réelle. Tous les actifs sont de l’ordre du tangible. Il n’y a aucun risque de financiarisation libérale et encore moins de rupture avec la sphère réelle. L’axiome de base veut que l’argent serve de numéraire pour exprimer les prix des biens et services et finaliser les échanges mais en aucun cas il ne doit faire l’objet d’un commerce propre. C’est ce qui interdit la perception du taux d’intérêt considéré comme loyer de l’argent.</p>
<p>D’ailleurs, entre banques les avances en trésorerie ne sont pas rémunérées et tout prêt est compensé par un dépôt de même maturité (pour la même période) et de même montant. A l’origine, on restreignait les prêts à des obligations strictes. Quand on empruntait, ou ce qui est plus conforme, quand on se faisait avancer les semences pour la récolte d’un type de céréales, on payait dans la même céréale en majorant de la part de gain. Quand on empruntait de l’orge, on remboursait avec de l’orge. C’est tout simple.</p>
<p>Qu’est-ce qui remplace l’intérêt? La rémunération est prélevée sur le bénéfice de chaque opération. Le banquier, en toutes circonstances, agit en investisseur et prend plein risque selon le postulat de l’équité en affaires. S’engager c’est autant s’exposer à gagner qu’à perdre. C’est donc l’assurance d’un financement direct. Evidemment cette solution est supérieure au financement par endettement. En cela, l’opposition avec le prélèvement d’un intérêt prend du relief. En régime commun, les intérêts se surajoutent et leur cumul peut atteindre parfois un taux d’usure et dans l’hypothèse d’un règlement litigieux, le débiteur peut être amené à régler en plus du principal un montant d’intérêts accumulés, issue pénalisante pour le débiteur et qui fait jaillir le spectre de l’usure.</p>
<p><strong>Audit, contrôle et supervision</strong></p>
<p>Ce qu’il faut savoir, c’est que la finance islamique aligne une offre globale avec des correspondances très proches des produits de la finance traditionnelle. Toutefois, elle assortit leur usage de restrictions. La première est, comme on l’a précisé, de ne pas faire des produits financiers purs. Les «Sukuk» sont toujours liés à des sous-jacents réels. Les produits dérivés et les notionnels sont strictement prohibés. Les produits structurés, à l’origine des créances toxiques, le sont aussi.</p>
<p>Un scénario de la crise des «subprimes» est inimaginable. L’un des avantages de ces restrictions est d’empêcher, autant que faire se peut, la spéculation. Alors, malgré cette transparence du bouquet de produits et les progrès de la doctrine et de la législation, des efforts sont encore à faire en matière de gouvernance. Etant donné que le régime commun est dominant, les règles de supervision sont difficiles à implémenter. Pareil pour l’audit. L’ennui, en la matière est que les comptables ou les auditeurs n’ont pas d’interlocuteurs versés dans l’expertise technique. En général, des ulémas, sans bagage technique mais très avancés en exégèse religieuse, décident du caractère licite ou illicite d’une opération. Les mises au point échappent donc au cadre matérialiste ordinaire. Et c’est en cela que les experts-comptables sont sollicités, car il y a un travail de corrélation et d’implémentation avec la comptabilité usuelle qui est permanent.</p>
<p>Au bout du compte, il s’agit de calculer un bénéfice, de dégager des amortissements et des provisions, de payer des impôts et de répartir des dividendes, tout en tenant compte du paiement de la «zakate»</p>
<p><strong>La finance islamique en Tunisie</strong></p>
<p>C’est la BEST Bank qui a démarré cette activité en Tunisie qui est longtemps restée au stade de niche car longtemps contenue dans le secteur export. La BEST Bank s’est dotée d’un compartiment d’assurance. Et même si depuis vingt ans environ, la banque s’est dotée d’un compartiment onshore, son activité n’a pas connu une expansion fulgurante. L’arrivée de laBanque Zitouna a un peu changé la donne.</p>
<p>Les autorités tunisiennes, pour leur part, ont manifesté du répondant et le cadre réglementaire pour le développement de la finance islamique s’améliore régulièrement. La Banque s’est taillé une part de marché. Son image reste toutefois entachée de tout le discrédit qui pèse sur son fondateur. L’offre de la banque, dans son ensemble, a rencontré l’intérêt d’une clientèle sensible aux préceptes religieux de la finance islamique. A titre d’exemple, le crédit logement n’est pas meilleur marché que la concurrence, et Zitouna à ce jour ne propose pas la maturité des 25 ans à l’instar de certaines banques commerciales classiques. Pour l’instant, ses produits ne font pas la différence. Mais au moins elle complète la physionomie de la place de Tunis.</p>
<p>http://www.webmanagercenter.com/</li>
</ul>
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		<title>Bientôt un tourisme halal en Tunisie</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2012/02/03/bientot-un-tourisme-halal-en-tunisie/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 15:57:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Par Mélissa Krazem La désertion des touristes européens suite à l’arrivée au pouvoir du parti islamiste Ennahda ont fortement écorné  l’image du tourisme tunisien. Conjointement, le gouvernement et les professionnels du tourisme ont décidé de réagir en mettant en place un circuit spécialisé ayant pour cible les musulmans d’Europe. Afin de tester cette nouvelle formule, la Tunisie a invité pour une semaine une cinquantaine de responsables d’associations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Mélissa Krazem</p>
<p><strong><img src="http://mgb.minutebuzz.com/wp-content/uploads/2011/12/Kasbah-tunisie-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></strong></p>
<p><strong>La désertion des touristes européens</strong> suite à l’arrivée au pouvoir du parti islamiste Ennahda ont fortement écorné  l’image du <strong>tourisme tunisien</strong>. Conjointement, le gouvernement et les professionnels du tourisme ont décidé de réagir en mettant en place un <strong>circuit spécialisé</strong> ayant pour cible <strong>les musulmans d’Europe</strong>.</p>
<p>Afin de tester cette nouvelle formule, la Tunisie a invité pour une semaine une <strong>cinquantaine de responsables d’associations musulmanes françaises</strong>. Au programme, visite de de la ville de<strong>Kairouan</strong> (qui fût pendant longtemps le centre religieux du pays) et la mosquée de la<strong> Zitouna</strong> à Tunis où la délégation a été reçue par l’imam. Les tours opérators tunisiens ont fait part de leur décision d’ouvrir très bientôt une agence de voyage en région parisienne qui offrirait <strong>un forfait sans alcool et avec piscine non mixte.</strong></p>
<p>L’un des représentants de la délégation,<strong> M’hammed Hennich</strong>, président de l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis, interrogé par<em> la Croix, </em>juge ce projet très cohérent: <em>«Les patrons d’infrastructures touristiques tunisiens savent que même si ce n’était pas leur choix, ils vont devoir vivre avec un gouvernement Ennahda pour cinq à six ans et que désormais le pays a une connotation “islamiste”Ces hommes d’affaires ont donc décidé de prendre les devants et ont testé sur nous un nouveau circuit plus religieux.»</em></p>
<p>Source : El Watan</p>
<p>http://mgb.minutebuzz.com/</p>
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		<title>Les actes anti-musulmans ont augmenté de 34 % en 2011</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 13:30:39 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les actes et menaces anti-musulmans répertoriés sur le territoire français en 2011 ont augmenté de 34 % par rapport à l&#8217;année précédente, a annoncé mercredi 1erfévrier l&#8217;Observatoire national contre l&#8217;islamophobie. Selon Abdallah Zekri, président de cet observatoire rattaché au Conseil français du culte musulman, ces chiffres proviennent de statistiques de la sous-direction de l&#8217;information générale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="&quot;J'aurais aimé que le président Sarkozy, à qui j'ai adressé une lettre en décembre, fasse une déclaration. Qu'il dénonce ces actes inqualifiables&quot;, a regretté Abdallah Zekri, président de l'Observatoire national contre l'islamophobie. | AFP/JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN" src="http://s2.lemde.fr/image/2009/08/19/540x270/1230017_3_650c_j-aurais-aime-que-le-president-sarkozy-a-qui_12a7df80afbe6be5e0308c8b43854128.jpg" alt="&quot;J'aurais aimé que le président Sarkozy, à qui j'ai adressé une lettre en décembre, fasse une déclaration. Qu'il dénonce ces actes inqualifiables&quot;, a regretté Abdallah Zekri, président de l'Observatoire national contre l'islamophobie." border="0" /></p>
<h2>Les actes et menaces anti-musulmans répertoriés sur le territoire français en 2011 ont augmenté de 34 % par rapport à l&#8217;année précédente, a annoncé mercredi 1<sup>er</sup>février l&#8217;Observatoire national contre l&#8217;islamophobie.</h2>
<p>Selon Abdallah Zekri, président de cet observatoire rattaché au Conseil français du culte musulman, ces chiffres proviennent de statistiques de la sous-direction de l&#8217;information générale (SDIG), communiquées à l&#8217;AFP.</p>
<div></div>
<p><em>&laquo;&nbsp;Les actions et les menaces qui ont fait l&#8217;objet de plaintes déposées officiellement auprès des services de police et de gendarmerie sont passées de 116 en 2010 à 155 en 2011, soit une augmentation de 33,9 %&nbsp;&raquo;</em>, précise M. Zekri. Pour les seules actions, les statistiques de la SDIG pour 2011, qui concernent notamment les violences et voies de faits, les incendies et les dégradations, leur nombre passe de 22 à 38 d&#8217;une année sur l&#8217;autre.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;J&#8217;aurais aimé que le président Sarkozy, à qui j&#8217;ai adressé une lettre en décembre, fasse une déclaration. Qu&#8217;il dénonce ces actes inqualifiables. Bref, qu&#8217;il cherche àapaiser les inquiétudes des musulmans, qui sont des citoyens au même titre que les chrétiens ou les juifs&nbsp;&raquo;</em>, a déclaré M. Zekri.</p>
<p>http://www.lemonde.fr/</p>
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		<title>Agressé parce que musulman Noureddine Rachedi &#171;&#160;attend la lucidité de ses concitoyens&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 08:20:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sur StreetPress Nouredine Rachedi explique que « tous ces procès de victimisation » ont été le plus difficile à surmonter après son tabassage. « Ce n’est pas évident de dire qu’on est victime parce que musulman ». Nouredine, avant le procès de ses agresseurs Nouredine Rachedi, 34 ans, s’est fait violemment tabassé en 2008 à Guyancourt dans les Yvelines. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur StreetPress Nouredine Rachedi explique que « tous ces procès de victimisation » ont été le plus difficile à surmonter après son tabassage. « Ce n’est pas évident de dire qu’on est victime parce que musulman ».</p>
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<div id="asset_14282">
<div><img title="Agressé parce que musulman  Nouredine Rachedi « attend la lucidité de ses concitoyens »" src="http://assets.streetpress.com/system/files/14282/video/nouredine-rachedi-proces.jpg?1328180318" alt="agresse-parce-que-musulman-nouredine-rachedi-attend-la-lucidite-de-ses-concitoyens" /></p>
<h3>Nouredine, avant le procès de ses agresseurs</h3>
<p>Nouredine Rachedi, 34 ans, s’est fait violemment tabassé en 2008 à Guyancourt dans les Yvelines. Ce diplômé d’un DESS de statisticien, cheveux bruns et yeux marron à la silhouette fine, se bat depuis plus de trois ans pour faire reconnaître le caractère raciste de son agression.</p>
<p>« TU ES MUSULMAN ? » Dans la nuit du 24 au 25 juillet, vers 00H50, Nouredine rentre chez lui lorsqu’il est stoppé par deux jeunes hommes en traversant un parc. Ils lui demandent une cigarette, puis s’il est musulman. S’en suit un passage à tabac en règle qui lui vaut 21 jours d’incapacité totale de travail.</p>
<p><em>« Je dépose plainte, le parquet décide d’instruire sur le mobile qualificatif ‘’violences volontaires aggravées en groupe’’ mais rien sur le caractère raciste. Il a fallu batailler au niveau du procureur de la République pour requalifier la plainte en raison de l’appartenance à une religion réelle ou supposée’ »</em> explique Nouredine joint par StreetPress.</p>
<p>Deux semaines après les faits, il reconnaît Kevin Lamadieu sans hésitation parmi les 90 photos que lui présente la police. Romain Blandin, lui, n’est identifié que huit mois plus tard.</p>
<p><img src="http://assets.streetpress.com/system/files/14289/original/nouredine-rachedi-agression.jpg?1328180353" alt="" /><br />
<em>Nouredine après son agression</em></p>
<p><span id="more-5339"></span>ISLAMOPHOBIE Après une longue instruction, le procès se tient à Versailles mardi 31 janvier. Nouredine, arrive accompagné de sa sœur et d’amis. L’un d’eux, Gamal, estime qu’« il y a une dérive un peu trop importante de ce qu’on appelle l’islamophobie, l’arabophobie ». La présidente du tribunal insiste : « l’objet du procès est de savoir si quelqu’un a été tabassé pour des raisons racistes ». Depuis son agression Nouredine se dit « hypersensible sur les questions de racisme »:</p>
<p><em>« Je prends deux exemples. Celui de l’affaire de Marwa Sherbini en Allemagne, victime d’un assassinat islamophobe un an après mon agression. Ça m’a traumatisé au point de ne penser qu’à cela alors que j’essayais déjà d’évacuer ma propre agression. Et en 2010 Saïd Bourarach qui pour des raisons raciales aussi, a été roué de coups, assassiné et dont le corps a été jeté dans le canal de l’Ourcq, ça aurait pu être moi et compte tenu de mon agression, j’aurais vraiment pu y passer… »</em></p>
<p>SKINHEADS Les prévenus nient formellement les faits. Ils se « fréquentent », mais aucun ne se souvient précisément de ce qu’il faisait la soirée du 24 juillet.</p>
<p>Kevin, 22 ans, cheveux très courts et veste noire, est plombier. « Une chose est sûre, ça va faire 4 ans que ma vie a été pourrie, il se trompe de personne » fanfaronne t-il. Il est connu des services de police pour son appartenance à des groupuscules d’extrême-droite depuis ses 15 ans. Militant au GUD, il a déjà été condamné à plusieurs reprises et reconnu comme « dangereux » par l’expertise psychiatrique. «Je suis nationaliste », revendique-t-il, mais se défend : « Je suis ni raciste, ni homophobe, ni même antisémite ». Pourtant, à son domicile, la police découvre la panoplie du parfait nazi (portrait d’Hitler, livres fascistes, photos en tenue de nazi avec des amis…). Il est aussi fiché par les RG, un point commun avec Romain, 24 ans. Étudiant en 5ème année d’histoire, cheveux longs et jean noir, il modère son engagement auprès de l’extrême droite, il est juste « gothique ».</p>
<p>VICTIME Assis sur leur chaise, les mains croisés nerveusement, Kevin et Romain semblent tendus. L’autre avocat de Nouredine, Maître Nawel Gafsia, demande plus de 70.000 euros de dommages et intérêts, en soulignant que « le fait qu’il soit tabassé alors qu’il est musulman est le plus traumatisant ». A entendre Nouredine on ne peut que lui donner raison:</p>
<p><em>« J’ai beaucoup été blessé par tous ces procès de victimisation. Ce n’est pas évident de dire qu’on est victime parce que musulman, alors que dans l’esprit de beaucoup on est coupable parce qu’on est musulman. ‘’Tu fais ta victime, tu fais ta victime’’, mais j’ai envie de dire je suis victime !J’ai ressenti ça à mon travail, de la part d’amis que je connaissais depuis longtemps… Je peux comprendre qu’on est dans une société où le musulman n’est pas bien vu, mais j’attends de mes concitoyens qu’ils aient un minimum de lucidité. Beaucoup en ont heureusement et m’ont aidé, sinon je serais fou à l’heure actuelle ».</em></p>
<p>La procureur de la République requiert elle 18 mois de prison dont 12 avec sursis pour les deux suspects. Selon elle les prévenus n’ont pas d’alibis crédibles: « l’appartenance politique est le mobile », les « coïncidences sont troublantes » et les « imprécisions » preuves de « mauvaise foi » des prévenus.</p>
<p>http://www.streetpress.com/</p>
</div>
</div>
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		<title>Islamophobie assumée, islamophobie mesurée</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2012/02/02/islamophobie-assumee-islamophobie-mesuree/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 20:17:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ecrit par Jef  Tombeur Je suis devenu islamophobe assumé, car aussi christianophobe et judéophobe, après avoir été vaguement islamophile, christianophile, judéophile (et le restant d’ailleurs : il y a des aspects sympathiques, notamment chez beaucoup de personnes de diverses communautés). Mais je m’inquiète des propos d’Abdallah Zekri, président du « fantomatique » Observatoire national de l’islamophobie, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ecrit par Jef  Tombeur</p>
<p><strong>Je suis devenu islamophobe assumé, car aussi christianophobe et judéophobe, après avoir été vaguement islamophile, christianophile, judéophile (et le restant d’ailleurs : il y a des aspects sympathiques, notamment chez beaucoup de personnes de diverses communautés). Mais je m’inquiète des propos d’Abdallah Zekri, président du « fantomatique » Observatoire national de l’islamophobie, qui fait état d’un essor (ou d’une recrudescence ?) d’actes de vandalismes, d’injures publiques, visant soit les musulmans en tant que tels, soit des personnes de culture musulmane…</strong><br />
<img src="http://www.come4news.com/images/users/2918/Laic_et_tolerant.png" alt="" width="327" height="500" align="right" />Qu’on ne voie surtout nulle provocation dans l’expression « <em>fantomatique</em> » accolée à l’Oni qui relèverait du CFCM (Conseil français du culte musulman). Abdallah Zekri n’est pas président d’une commission du CFCM, c’est un simple « chargé de mission » et sur le site du Conseil, sa page était encore ce jour « <em>en construction</em> ». Je « m’en » félicite et le déplore à la fois : je souhaiterai ardemment que cet observatoire n’ait pas lieu d’être, tant les faits dénoncés seraient marginaux ; je trouve néfaste qu’on ne puisse se faire une idée plus précise de ce qu’Abdallah Zekri dénonce à très juste titre.</p>
<p>Mais je veux bien le croire sur paroles, soit sur ce qu’il a déclaré à Sébastien Fontenelle, de Bakchich.info («Islamophobie : le grand silence ») : « <em>certains se sentent en quelque sorte encouragés à passer à l’acte – peut-être même se disent-ils que s’ils se font prendre, la justice, par les temps qui courent, se montrera de toute façon clémente…</em> ». Ce n’est pas tout à fait le cas général, car certaines décisions de magistrats valent contre-exemple (je songe notamment à cette propriétaire d’un gîte rural proche d’Épinal, Yvette Truchelut, condamnée à de lourdes amendes et à de la prison avec sursis). Mais, soit, il y aurait un essor d’actes, notamment scandaleux, islamophobes.</p>
<p>Comme Michel Onfray, je considère que « <em>c’est l’islam qui est un problème</em> », ressortant de celui, plus général, que certains font de leurs interprétations de livres « sacrés ». Est-ce là encourager des actes d’ostracisme, voire haineux ? Sincèrement, je ne le pense pas. Mais tout acte, ne serait-ce qu’en « paroles, en pensées, ou par omission », est quelque peu « péché » car vecteur d’effets pervers. Je ne peux garantir en être toujours exempt.</p>
<p><strong>N’omettons rien</strong></p>
<p>Mon islamophobie assumée ne m’empêche pas de fréquenter amicalement des musulmans ou des personnes de culture musulmane que je m’honore de connaître et apprécier. Je prête volontiers une main à une mère de famille voilée encombrée par une poussette dans les escaliers du métropolitain. Je remercie sincèrement tous les musulmans qui m’ont fort bien accueilli lors de multiples périples, j’apprécie la « langue des anges », l’arabe littéral, chantée ou traduite, &amp;c. Les conversions tardives (ou reconversions) de personnes trouvant un réconfort dans une foi religieuse ou une autre restent pour moi un mystère, mais je ne fais nullement injure à leur intelligence (de très grands scientifiques ont fini par abjurer leur athéisme ou leur agnosticisme).<span id="more-5336"></span></p>
<p>Je ne comprends d’ailleurs pas trop l’attitude de René LeBouvier qui, à 71 ans, avait traîné l’église catholique romaine devant le tribunal de la Manche pour obtenir l’annulation, sans cesse différée, de son baptême. Je n’hésiterai d’ailleurs pas à solliciter un prêtre pour obtenir un certificat de baptême en vue d’obtenir un visa, comme j’avais dû le faire par le passé afin de m’éviter un long détour de contournement d’un pays musulman. Je prône une certaine indifférence à l’endroit des religions afin d’éviter toute polémique inutile. Mais, s’il y a bien une nette croissance d’actes haineux visant des croyants, le silence n’est plus de mise. Or, selon toute apparence, Abdallah Zekri est fort en droit de s’alarmer.</p>
<p>Tout d’abord, soyons nets : qu’il y ait cinq ou dix millions de musulmans en France ne pose pas, en soi, problème. Il doit bien subsister autant de catholiques qui, hormis quelques minorités, ne posent pas de problème d’ordre public particulier. La progression des rayons hallal (ou kocher) dans les magasins d’alimentation m’offusque quelque peu (car je crains que le coût soit répercuté sur l’ensemble des autres produits) mais j’ai encore largement le choix. Je cohabite fort bien avec des chrétiens, des israélites, pourquoi pas avec des mahométans ? Je subis assez bien la christianisation autoritaire de la Bretagne, dont les effets sont à présent bénins, alors, pourquoi pas des mosquées (en granit, de préférence) ?</p>
<p>L’islam pose cependant problème car une certaine interprétation veut qu’une terre devenue musulmane le reste à jamais. On l’a pourtant bien vu en Autriche et dans les Balkans, au Banat, c’est réversible de fait. Je déplore certes que les stèles funéraires des divers croyants (ou rendus tels par leurs familles) ne puissent pas (ou plus) être disséminées parmi celles des libres penseurs dans les cimetières, mais est-ce bien là un problème majeur ?</p>
<p>Il convient cependant de dénoncer, après le vice-procureur de Castres, ces « <em>incendiaires qui poussent avec les mots, et ceux qui les appliquent.</em> ».</p>
<p><strong>Refusons les amalgames</strong></p>
<p>Ma plus farouchement islamophobe copine est une ex-professeure des universités de Paris et d’Oran qui a dû fuir l’Algérie nuitamment de peur de se retrouver égorgée en allant donner, non voilée, un cours. Je ne veux pas qu’une étudiante musulmane se rendant voilée dans une université française puisse un jour soupçonner qu’elle risquerait de subir le même sort. Mais que faire ?</p>
<p>Personne n’en sait vraiment rien, admettons-le. Je ne sais comment me prononcer sur la proposition de loi sénatoriale « <em>visant à étendre l’obligation de neutralité à des personnes privées en charge de la petite enfance</em> » que dénonce le CFCM. Idéalement, je suis pour. Pragmatiquement, je ne sais si cela conduira ou non à favoriser la création de madrasas pour contourner ce qui peut s’apparenter à une certaine dose d’ostracisme. La politique consiste aussi à opter en faisant le pari que les avantages l&#8217;emporteront sur les inconvénients.</p>
<p>Je ne sais pas davantage s’il convient d’approuver ou non la création à Strasbourg d’un mastère Droit, société et pluralité des religions. Après tout, on enseigne bien les droits romain et coutumiers dans les facultés de droit. Par ailleurs, le fait religieux a tellement marqué l’histoire que je trouverai anormal de faire l’impasse sur le passé. Comment l’enseigner ? En faisant la part du religieux, du fanatisme, de l’économique et du politique, largement présents de part et d’autre, par exemple, lors des guerres de religions en France ? Faire de tous les huguenots des martyrs est tout autant une imposture que de présenter les clans catholiques tels des défenseurs de la vraie foi : chacun avait des intérêts séculiers, il y eut de chaque côté des exactions, des crimes qui n’avaient pas que des visées religieuses. Et que dire des motivations des vieux-croyants russes ou de celles des partisans du « <em>raskol</em> » de Nikon ? Il en est de même d’ailleurs, à présent, chez une partie des islamophobes qui ne cherchent qu&#8217;à se faire élire ou trouver des prébendes pour prétendument défendre la civilisation judéo-chrétienne telle qu’ils veulent la concevoir. Idem côté islamophiles. Idem d’ailleurs chez les francs-maçons dont certains ne sont pas épris que d’humanisme syncrétique ou laïc.</p>
<p>Mais tâchons au moins de refuser les amalgames et généralisations faciles. Tous les « arabes » (il n’en reste que fort peu, et même ceux-là sont-ils en partie au moins mésopotamiens) ne sont pas musulmans, et inversement ; tous les islamophobes ne sont pas insensibles aux cultures du monde dit « arabe », soit à leur grandeur créatrice, leur haute tenue intellectuelle, leurs apports scientifiques, &amp;c. Il est même des imams, des prêtres, pasteurs ou rabbins qui ne sont pas, loin de là, motivés par le pouvoir que confère le ministère de la parole ou divers (maigres) avantages. Ni même essentiellement mus par la propagation de leur foi.</p>
<p><strong>Militantisme et outrance</strong></p>
<p>Je savoure une bonne polémique, une disputation tumultueuse, l’ironie, la caricature, l’impertinence. Et j’admets me laisser parfois emporter par mon militantisme séculier. J’abhorrerai me retrouver prisonnier volontaire du carcan du « culturellement correct ». Mais la fin ne justifie pas les moyens, et il doit bien y en avoir de dire franchement les choses sans offenser les contradicteurs de bonne volonté. Au nombre desquels je place, sans le connaître, Abdallah Zekri.</p>
<p>On connaît l’argument de la réciprocité. Laissez construire des églises en terres musulmanes, nous laisserons ériger des mosquées. Ou, pire, en certains pays, des « temples » de la « Raison » (laquelle est, à mes yeux en tout cas, au moins évolutive, et toujours incertaine). Taratata. C’est toujours à l’autre de commencer à bien faire.</p>
<p>L’une des dernières polémiques du genre a divisé les agnostiques et les autres. Un libre-penseur britannique a souhaité ériger à Londres un monument, une sorte de tour, proclamant ses convictions. D’autres, tout autant libres-penseurs, ont condamné l’initiative. De même, dans l’armée américaine, l’idée de réclamer la nomination « d’aumôniers » (chaplains) athées est-elle controversée. Alain de Botton voit dans son projet un témoignage (culminant à 46 mètres, dans le Square Mile, la City) de l’élévation spirituelle humaniste, incitant à la réflexion et l’introspection. Mais son architecte, Tom Greenall, dénonce l’obstruction d’autorités qui ne voudraient « <em>être associés d’aucune façon avec l’athéisme</em> ». Au pays de G.B. Shaw, qui d’ailleurs, se serait peut-être opposé à ce projet en considérant qu’il constituerait un symbole « religieux » comme trop d’autres ! Nous en sommes là ! Je veux bien admettre qu’il serait plus utile de consacrer le budget de cette tour à des œuvres philanthropiques, mais sa réception est fort inquiétante.</p>
<p>Cela étant, en Europe occidentale du moins, notre droit à une relative indifférence est respecté, et nous ne recevons pas des lettres insultantes, « nos » tombes ne sont pas profanées (quant aux cendres dispersées, nul ne s’offusque des les voir foulées par des croyants).</p>
<p>Je ne vois, Cher Monsieur Zekri, qu’un possible compromis entre nous. Tentez au mieux de tenir les « vôtres », nous tenterons au mieux de tenir les « nôtres ». Tâches difficiles. Pour ma part, je considère que ceux qui insultent ou agressent vos coreligionnaires ne sont absolument pas des « miens ». La plupart ne sont que des égarés ou dérangés, temporaires ou durables, ou des marchands de leurs propres « temples » (ce n’est pas celui d’Alain de Botton, que je veux croire animé de nulle vaine tentation de passer ainsi à la postérité, auquel je fais ainsi allusion).</p>
<p>Tentons aussi de débattre plus politiquement et moins religieusement. Ne mêlons pas la question du vote des « étrangers » (auquel je suis favorable pour, au moins, des résidents européens d’une certaine ancienneté, soit des extra-européens quelque peu durablement implantés) et les questions religieuses.</p>
<p>J’admets, avec Alain Gresh, que « <em>dénoncer l’islam dans notre société ne comporte pas de danger, si ce n’est de s’acquérir une notoriété facile.</em> ». Je vous en suis d’ailleurs gré. Je risque d’ailleurs plus la dénonciation véhémente de ma « dhimmitude » qu’autre chose. De la part, notamment, de ceux qui gagneraient à s’en prendre au PSG : qu’ils aillent donc s’y frotter, qu’ils soient logiques, et affrontent les supporters d’un club qatari (là, c’est ma veine caustique qui reprend le dessus…).</p>
<p>Sachons aussi nommer « racistes » les racistes. J’ose vous suggérer de renommer votre organisme « Observatoire national de l’islamophobie raciste ou xénophobe ». Onirax « sonne » bien. « <em>Attiser et conceptualiser politiquement la soif de haine et de xénophobie contre tout ce qui s’apparente à l’islam</em>» n’est certes pas mon propos (cette citation pertinente est de vous, j’en partage l’esprit).</p>
<p><strong>Mesure et circonspection</strong></p>
<p>Je ne saurai nier qu’un courant « irax » (islamophobe raciste-xénophobe) puisse croître et défigurer cette société territoriale que nous avons en partage (je ne suis pas trop chauvin, et préfère même le sanglier ardennais au cochon d’élevage breton, mais cette société n’est pas que française). Il est tout à fait normal que vous le dénonciez et en appeliez à l’autorité publique. De même serait-il tout à fait bénéfique que votre organisme soit représenté dans des affaires judiciaires. Pourriez-vous donner l’exemple, vous abstenir d’embaucher des avocats pour assurer la défense de votre constitution de partie civile, et vous contenter de l’euro symbolique (sauf, peut-être, contre des organisations dotées de moyens) ? Cela me semblerait propice à vous concilier certaines opinions et conforme à vos convictions religieuses relatives au profit.</p>
<p>Tenez-nous, je vous prie, informé de « la mise en œuvre d’un suivi statistique et opérationnel des actes hostiles aux musulmans, » que j’aurais espéré intitulé « en France » et non « de France » (les touristes musulmans ne sont pas inférieurs à d’autres résidents musulmans, de nationalité française ou non). Soyez sûr que nombre d’islamophobes seront attentifs à sa réalisation. Et joindront leurs voix à la vôtre, quels que soient par ailleurs leurs convictions ou votes du moment.</p>
<p><strong>Actualisation factuelle&#8230;</strong></p>
<p>Cette, mettons, tribune, à peine rédigée, je lis à l&#8217;instant dans <em>Le Monde</em> que les actes anti-musulmans auraient progressé de 34 % en 2011.  Soit 116 en 2010 et 155 en 2011 pour les « actions et menaces ». En nombre, les voies de fait, incendies et dégradations passent de 22 à 38. Cela découlerait des chiffres officiels, ceux de la Sous-direction de l&#8217;information générale.<br />
Je ne sais trop qu&#8217;en penser. Il y a eu des actes graves (profanations de cimetières, incendies de lieux de culte). Il faudrait voir le détail. Savoir si c&#8217;est concerté, &amp;c. Supputer sans se tromper, qui, au juste, commet ces actes (bomber une croix gammée sur une stèle tombale musulmane donne une indication… quelque peu incertaine… cela peut être n&#8217;importe quel excité qui se livre à l&#8217;utilisation de ce type de symbole). Mais je ne cherche en rien à minimiser les faits. Le phénomène d&#8217;essor semble relativement récent (dernier trimestre 2011). J&#8217;espère tout simplement qu&#8217;on n&#8217;en déduira pas un peu rapidement qu&#8217;il y a une montée générale importante de la xénophobie et du racisme dans la population. Les chiffres absolus (même si un seul acte reste intolérable) restent faibles – heureusement – et ce recensement est récent (aucune statistique avant 2010). Souhaitons en tout cas un net fléchissement à l&#8217;issue de la prochaine période électorale.</p>
<p>Cela étant, quand je vois plus de 70 morts, et des centaines de blessés, à l&#8217;issue d&#8217;une rencontre de football en Égypte, sans particulière opposition entre coptes et musulmans, que dois-je en déduire ? Rien sur l&#8217;influence civilisatrice des religions, en tout cas. Je ne soutiens pas non plus qu&#8217;il s&#8217;agisse particulièrement d&#8217;un échec des libres penseurs égyptiens (il en est certainement). Cet échec collectif devrait nous inciter à plus d&#8217;humilité, et aussi de courage. Meurtrier enfarinage… dont nous ne sortons pas indemnes.</p>
<p>http://www.come4news.com/</p>
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		<title>DAVOS (Suisse) &#8211; Islam et démocratie sont compatibles: les responsables arabes veulent rassurer Davos</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 15:09:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Des participants au Forum de Davos le 25 janvier 2012 FABRICE COFFRINI AFP.COM DAVOS (Suisse) &#8211; Plusieurs responsables arabes dont des membres des gouvernements islamistes récemment arrivés au pouvoir, se sont attachés à convaincre jeudi les financiers du monde réunis à Davos qu&#8217;islam et démocratie étaient compatibles et qu&#8217;ils avaient besoin de leur soutien. &#171;&#160;Aucune contradiction [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://cache.20minutes.fr/img/photos/jdn/2012-01/2012-01-26/article_photo_1327597073105-1-HD.jpg" alt="Des participants au Forum de Davos le 25 janvier 2012" width="616" height="411" /></p>
<p>Des participants au Forum de Davos le 25 janvier 2012 FABRICE COFFRINI AFP.COM</p>
<p><strong>DAVOS (Suisse) &#8211; Plusieurs responsables arabes dont des membres des gouvernements islamistes récemment arrivés au pouvoir, se sont attachés à convaincre jeudi les financiers du monde réunis à Davos qu&#8217;islam et démocratie étaient compatibles et qu&#8217;ils avaient besoin de leur soutien.</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Aucune contradiction entre démocratie et islam&nbsp;&raquo;, a affirmé Mohamed Najib Boulif, ministre marocain des Affaires générales et de la gouvernance, soulignant que sa formation, le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste) qui dirige le nouveau gouvernement désigné début janvier avait été le seul à présenter une femme, devenue la seule ministre sur 30 membres.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nous confirmons en Tunisie à travers la réalité qu&#8217;il est possible d&#8217;être arabe, musulman et démocrate. Les islamistes sont des acteurs politiques comme n&#8217;importe quels autres&nbsp;&raquo;, a assuré à son tour le chef de la diplomatie tunisienne Rafik Abdessalem, venu participer comme son collègue marocain à plusieurs débats sur l&#8217;après-printemps arabes organisés par le Forum économique mondial (WEF).</p>
<p>&laquo;&nbsp;La question de l&#8217;islamisation n&#8217;a rien à voir avec l&#8217;Etat. L&#8217;Etat est neutre, il doit travailler dans l&#8217;intérêt et le bien-être du peuple. Mais dans la vie quotidienne, la religion, islam ou autres, doit être présente&nbsp;&raquo;, a-t-il encore affirmé, prenant en exemple les Etats-Unis où, a-t-il dit, religion et Etat sont séparés mais où la religion est très présente dans la sphère publique. &laquo;&nbsp;Et je pense que c&#8217;est ce qui va arriver dans la plupart des pays du Moyen-Orient&nbsp;&raquo;, a-t-il affirmé.<span id="more-5328"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Les islamistes ne sont pas des créatures métaphysiques. Leur arrivée au pouvoir va les conduire à être pragmatiques et à veiller à l&#8217;intérêt national&nbsp;&raquo;, a encore estimé le chef de la diplomatie tunisienne.</p>
<p>Toutefois, ont souligné plusieurs intervenants, les attentes des populations dans les pays en transition vers la démocratie sont immenses, et concernent en premier lieu les emplois.</p>
<p>1,4 million de jeunes, interrogés sur le site internet Right Start Foundation, ont placé l&#8217;emploi en tête de leurs rêves, a souligné l&#8217;Egyptien Amr Khaled, qui dirige le site. &laquo;&nbsp;Tout dépend maintenant de la rapidité avec laquelle les gouvernements vont répondre à ces attentes&nbsp;&raquo;, a-t-il dit.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il faut créer beaucoup d&#8217;emplois pour donner aux jeunes garçons une chance&nbsp;&raquo;, a renchéri plus tard Ibrahim Dabdoub, PDG de la Banque nationale du Koweit, qui s&#8217;est dit partisan d&#8217;un plan Marshall arabe en faveur des pays ayant connu des révolutions.</p>
<p>Evoquant la situation en Egypte, il s&#8217;est dit &laquo;&nbsp;pas terriblement optimiste sur le court terme&nbsp;&raquo; et a souligné la nécessité d&#8217;aider la banque nationale d&#8217;Egypte.</p>
<p>Amr Moussa, ex-chef de la Ligue arabe et candidat à la présidentielle égyptienne, a estimé en revanche que son pays &laquo;&nbsp;n&#8217;était pas si pauvre que cela mais qu&#8217;il avait été mal géré&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Nous sommes dans la période de transition d&#8217;une dictature totale à la démocratie&nbsp;&raquo;, a-t-il rappelé.</p>
<p>Pour sa part, Mustapha Kamel Nabli, gouverneur de la banque centrale de Tunisie, a déploré le manque de soutien de la communauté internationale.</p>
<p>A propos du &laquo;&nbsp;partenariat de Deauville&nbsp;&raquo;, lancé lors du sommet du G8 fin mai 2011 à Deauville (France) afin de soutenir la transition dans cinq pays arabes dont la Tunisie, il a regretté &laquo;&nbsp;des annonces non suivies d&#8217;effets&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;De grandes paroles mais peu d&#8217;action, je dois le dire&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il y a un an nous rêvions, la tête dans les étoiles. Maintenant, nous rêvons, les pieds sur terre&nbsp;&raquo;, a affirmé M. Nabli.</p>
<p>Les responsables tunisiens sont venus en nombre à Davos. Vendredi, ce sera au tour du chef du gouvernement, l&#8217;islamiste Hamadi Jebali, de plaider en faveur d&#8217;un appui financier vital pour son pays et de tenter de rassurer de potentiels investisseurs.</p>
<p>http://www.20minutes.fr/</p>
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		<title>Cessons de voir en l&#8217;islam un ennemi !</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 09:04:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[par Esther Benbassa, directrice d&#8217;études à l&#8217;Ecole pratique des hautes études et sénatrice EELV du Val-de-Marne Le regain de ferveur musulmane dans la France laïque suscite fascination et rejet. Comme si l&#8217;islam rappelait aux catholiques de moins en moins catholiques une pratique et une foi oubliées, celles d&#8217;avant la laïcité. Fille aînée de l&#8217;Eglise, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>par Esther Benbassa, directrice d&#8217;études à l&#8217;Ecole pratique des hautes études et sénatrice EELV du Val-de-Marne</p>
<h2>Le regain de ferveur musulmane dans la France laïque suscite fascination et rejet. Comme si l&#8217;islam rappelait aux catholiques de moins en moins catholiques une pratique et une foi oubliées, celles d&#8217;avant la laïcité.</h2>
<p><a href="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/Esther-Benbassa.jpg" rel="lightbox[5325]" title="Esther Benbassa"><img class="alignleft size-full wp-image-5326" title="Esther Benbassa" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/Esther-Benbassa.jpg" alt="" width="303" height="166" /></a>Fille aînée de l&#8217;Eglise, la France a lutté contre l&#8217;emprise de cette dernière, jusqu&#8217;à la loi de séparation de 1905. Elle se souvient de l&#8217;âpreté de cette lutte. Et elle s&#8217;imagine que l&#8217;islam pourrait lui faire courir, à nouveau, semblable danger. Ce fantasme ne manque pas de resurgir périodiquement, comme si l&#8217;islam était la religion de la majorité des Français.</p>
<p>L&#8217;école républicaine est hélas la première responsable de cette pénible situation. Au nom d&#8217;une sacro-sainte laïcité, elle hésite à jouer son rôle, et se montre incapable de combattre les effets d&#8217;une ignorance bien française des religions. Un enseignement neutre et laïque des religions, parallèlement à une formation à la laïcité, pourrait seul sortir les futurs citoyens d&#8217;une sorte d&#8217;analphabétisme religieux et culturel aux effets pervers.</p>
<p>La convergence des discours de droite et de gauche contre l&#8217;islam qui prospèrent sur ce fond d&#8217;inculture n&#8217;est pas sans poser problème. D&#8217;un côté comme de l&#8217;autre, c&#8217;est de la laïcité qu&#8217;on se réclame. Pour la gauche, il ne faudrait pas laisser la droite accaparer les valeurs de la République, dont la laïcité. Quant à la droite, elle a instrumentalisé ces valeurs à sa guise pour mettre en place sa politique sécuritaire antiterroriste/anti-islamisme/anti-islam = anti-immigrés. Le contexte international n&#8217;a pas été propice à l&#8217;islam. Et cette situation confuse a favorisé un raidissement, une forme de sacralisation de la laïcité, face à un islam qui menacerait d&#8217;étendre ses tentacules.</p>
<p>La conception ouverte et libérale de la laïcité dans laquelle je me reconnais n&#8217;est pas celle des &laquo;&nbsp;laïques de confession&nbsp;&raquo; qui ont embrassé la laïcité comme on embrasse une religion, avec la radicalité de tous les néophytes. Et alors que leConseil d&#8217;Etat admet dans son rapport de 2004 que <em>&laquo;&nbsp;toutes les religions ont droit à l&#8217;expression&nbsp;&raquo;</em> à condition qu&#8217;il n&#8217;y ait pas <em>&laquo;&nbsp;accaparement de l&#8217;Etat&nbsp;&raquo;</em> ni <em>&laquo;&nbsp;négation des principes fondamentaux sur lesquels il repose&nbsp;&raquo;</em>, il ne se passe pas de semaine où l&#8217;islam n&#8217;est pas dénigré et où les musulmans ne sont pas stigmatisés. Sur la question du voile, que nous traînons depuis une quinzaine d&#8217;années, gauche et droite ont oeuvré dans la même direction. Ce sont des députés et sénateurs socialistes, notamment Jack Lang et Laurent Fabius, qui ont les premiers annoncé leur intention de déposer une proposition de loi pour interdire le voile à l&#8217;école.<span id="more-5325"></span></p>
<p>Certes, les nuances ne manquent pas, dans la société française, entre &laquo;&nbsp;laïques dogmatiques&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;laïques républicains&nbsp;&raquo;, sans oublier ceux qui, n&#8217;étant pas islamophobes, s&#8217;inscrivent dans une vieille tradition anticléricale française, heurtée par cette visibilité subite de l&#8217;islam. Ceux qu&#8217;on peut appeler les &laquo;&nbsp;laïques républicains&nbsp;&raquo; sont davantage au fait de ce que représente le voile et de sa polysémie. Reste que beaucoup, à gauche, et presque tout le monde, à droite, se sont trouvé là une nouvelle &laquo;&nbsp;mission civilisatrice&nbsp;&raquo; : émanciper la femme musulmane en lui ôtant son voile.</p>
<p>Le président Chirac, dans son discours précédant la promulgation de la loi de 2004, justifiait déjà son initiative par un tel argument. Une fois de plus, le 17 janvier, le Sénat a voté une proposition de loi, cette fois présentée par les radicaux de gauche, <em>&laquo;&nbsp;visant à étendre l&#8217;obligation de neutralité aux structures privées en charge de la petite enfance et à assurer le respect du principe de laïcité&nbsp;&raquo;</em>. Son article 3 étend l&#8217;obligation de neutralité aux assistantes maternelles dans le cadre de leur activité d&#8217;accueil d&#8217;enfants à leur domicile. Ce qui constitue une intrusion de l&#8217;Etat dans la sphère privée et va de surcroît à l&#8217;encontre du code du travail qui interdit les discriminations directes et indirectes, notamment celles fondées sur les convictions religieuses.</p>
<p>Prolongement de l&#8217;affaire de la crèche Baby Loup de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), dont la directrice adjointe, salariée depuis 1997, a été licenciée en 2008 parce qu&#8217;elle portait le voile dans l&#8217;exercice de son activité professionnelle, cette loi a été adoptée par les sénateurs dans l&#8217;indifférence générale des médias et de l&#8217;opinion publique. En quoi, pourtant, des initiatives législatives de ce type pourront-elles endiguer la radicalisation religieuse ? Seul le dur et exigeant combat contre la pauvreté, la relégation, la discrimination aurait le pouvoir d&#8217;enrayer les extrémismes avec lesquels on nous fait peur. A l&#8217;inverse, donner libre cours à une islamophobie feutrée sous couvert de laïcité nous mène à un nouvel obscurantisme clivant, et compromet les chances d&#8217;un avenir partagé.</p>
<p>La laïcité que la France se doit de recouvrer d&#8217;urgence est celle de Jaurès qui, rendant compte de la loi de 1905 à ses lecteurs, écrivait dans <em>L&#8217;Humanité</em> : <em>&laquo;&nbsp;La loi que la Chambre a votée laisse la liberté à tous les cultes. La liberté de conscience sera garantie, complète, absolue ; la loi de séparation, telle qu&#8217;elle est, est libérale, juste et sage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>http://www.lemonde.fr/</p>
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		<title>Mosquée du Grand Parc : Le vendeur est le diocèse de Bordeaux !</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 19:53:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dans un article publié hier sur Infos Bordeaux, nous vous annoncions l’achat prochain d’un terrain (rue Henri-Expert) par l’association culturelle des musulmans de Bordeaux Nord en vue de la construction d’un lieu de culte islamique au Grand Parc (photo). Nos confrères du Sud-Ouest publient ce matin un article sur cette transaction. Et surprise, on apprend que le vendeur est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.infos-bordeaux.fr/wp-content/themes/ibordeaux/scripts/timthumb.php?src=http://www.infos-bordeaux.fr/wp-content/uploads/2012/01/Grand-Parc-Bordeaux.jpg&amp;w=500&amp;h=170&amp;zc=1" alt="Mosquée du Grand Parc : Le vendeur est le diocèse de Bordeaux !" /></p>
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<p>Dans un article publié hier sur Infos Bordeaux, nous vous annoncions l’achat prochain d’un terrain (rue Henri-Expert) par l’association culturelle des musulmans de Bordeaux Nord en vue de la construction d’un lieu de culte islamique au Grand Parc (photo).</p>
<p>Nos confrères du Sud-Ouest publient ce matin un article sur cette transaction. Et surprise, on apprend que le vendeur est le diocèse de Bordeaux ! Jean Rouet (photo), curé de Notre-Dame et vicaire du diocèse, justifie cette décision : « <em>il ne nous servait plus à rien</em> ». Quand on l’interroge sur le fait qu’il vende à une autre religion, celui-ci répond : « <em>pourquoi pas</em> » !</p>
<p><img title="jean rouet" src="http://www.infos-bordeaux.fr/wp-content/uploads/2012/01/jean-rouet-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" />L’UMP et le Parti socialiste, ont une fois de plus adoptés une position commune : la satisfaction. Que ce soit l’adjointe au maire, Anne Marie-Cazalet, ou le député Michèle Delaunay (« <em>je suis tout à fait favorable à un lieu de prière adapté aux musulmans</em> »).</p>
<p>Pourtant cette décision risque de faire grincer les dents de nombreux fidèles du diocèse. En effet, alors que les chrétiens sont persécutés par les musulmans dans de nombreux pays du monde, et particulièrement au sud de la méditerranée, à Bordeaux, les autorités catholiques les aident à établir le « Dar al-Islam ».</p>
<p>Crédit Photo : Cliché Api-Photo</p>
<p>http://www.infos-bordeaux.fr/</p>
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		<title>Musulmans de Gironde : une foi à l&#8217;étroit</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 13:47:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Caroline Campagne [REPORTAGE] Faute de mosquée au Grand-Parc, le président de l&#8217;Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord accueille des fidèles au-dessus de son commerce dans un centre commercial. Petite visite guidée. « Le minbar où s&#8217;assoit l&#8217;imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l&#8217;association culturelle des musulmans va racheter au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Caroline Campagne</p>
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<p>[REPORTAGE] Faute de mosquée au Grand-Parc, le président de l&#8217;Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord accueille des fidèles au-dessus de son commerce dans un centre commercial. Petite visite guidée.</p>
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<div><img src="http://www.sudouest.fr/images/2012/01/26/615325_19093343_460x306.jpg" alt="« Le minbar où s'assoit l'imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l'association culturelle des musulmans va racheter au diocèse », explique Mohammed Habri." /></p>
<h4>« Le minbar où s&#8217;assoit l&#8217;imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l&#8217;association culturelle des musulmans va racheter au diocèse », explique Mohammed Habri. (photo Thierry David)</h4>
<p>Hier, peu après 13 heures. Cité du Grand-Parc, à Bordeaux. Centre commercial de l&#8217;Europe, au pied des tours, face à la Sécurité sociale. Un petit complexe d&#8217;une trentaine de boutiques. Inutile de chercher un panneau indiquant une salle de prière pour les musulmans. Officiellement, il n&#8217;y en a pas. Seuls les fidèles initiés connaissent ce lieu de culte des plus insolites, situé dans un appartement, au premier étage du Bamo&#8217;so café. Cet établissement est géré depuis trois ans par Mohammed Habri. Ce Lot-et-garonnais, tout sourire, originaire du Maroc, est également président de l&#8217;Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord.</p>
<p>On accède à son appartement, qui abrite la salle de prière, par une porte discrète, située à l&#8217;arrière du magasin. Et ce n&#8217;est un secret pour personne. « Comme nous n&#8217;avons pas de mosquée dans notre quartier où il y a beaucoup de musulmans, alors je fais les célébrations chez moi depuis deux ans, plusieurs fois par jours. Au-dessus de mon restaurant dans un appartement. C&#8217;est chez moi et jusqu&#8217;à preuve du contraire je reçois qui je veux », assure-t-il.</p>
<p>Chemise bleue, pantalon beige emmitouflé dans une doudoune noire, l&#8217;homme barbu se montre accueillant et ouvert, à l&#8217;heure où une partie de la communauté musulmane bordelaise lui reproche d&#8217;être dans la mouvance des salafistes, qui prônent une pratique de la religion assez radicale. « Nous sommes musulmans, un point c&#8217;est tout et pas dans un groupe comme certains veulent en créer », dément-il.<span id="more-5304"></span></p>
<p>Construire une mosquée</p>
<p>Devant la porte en métal gris, qui mène au lieu de prière, pas plus d&#8217;indication. À l&#8217;entrée, à gauche, une affichette mentionne les ablutions. Rite musulman oblige, il est nécessaire d&#8217;enlever ses chaussures. Un escalier recouvert de moquette mène à la salle de prière. Entre deux étages, des photographies exposées, rappellent aux fidèles qu&#8217;il est nécessaire de récolter des fonds en vue du prochain rachat d&#8217;un terrain au diocèse par l&#8217;association culturelle des musulmans (lire notre édition d&#8217;hier). L&#8217;objectif est écrit en toutes lettres : construire une mosquée. « Nous voulons aider l&#8217;association de Mohammed Bouir à financer cet achat », commente notre guide Mohammed Habri. Mais il semblerait que les deux hommes ne soient finalement pas en accord total (lire ci-dessous).</p>
<p>Croisé par hasard dans l&#8217;escalier, Kaddour, 37 ans, a rendez-vous chez son médecin. Cet agent de sécurité d&#8217;origine algérienne sort juste de la salle de prière. « Avant, je prenais les transports en commun pour aller prier à la mosquée de Saint-Michel. Mais c&#8217;est trop loin alors maintenant, je viens ici dès que je peux », confie-t-il.</p>
<p>« Pas d&#8217;imam fixe »</p>
<p>L&#8217;ambiance de la pièce imite celle de l&#8217;intérieur d&#8217;une mosquée dans un décor austère. Sur un portemanteau traînent trois djellabas. De grands tapis verdâtres, abîmés par les genoux des fidèles jonchent le sol. « On en reçoit plusieurs dizaines par jour. Mais une seule personne détient la clé », poursuit-il. Un ordinaire panneau avec des voyants digitaux de couleur rouge affiche la date et les heures de prières fixées à partir du lever du soleil. D&#8217;un côté de la pièce, un lavabo. De l&#8217;autre, le minbar, c&#8217;est-à-dire la chaire, où s&#8217;installe l&#8217;imam devant ses fidèles. « Ici, nous n&#8217;avons pas d&#8217;imam fixe, les anciens assurent ce rôle car ce n&#8217;est pas une structure officielle », reconnaît Mohammed Habri.</p>
<p>Au contraire, d&#8217;autres musulmans bordelais membres d&#8217;une autre association, l&#8217;AMG (Association musulmane de la Gironde), soutiennent que cette « mosquée clandestine », selon leur expression, avait bel et bien un imam dans leur communauté. Un ancien prisonnier de Guantánamo. « C&#8217;est faux, répond-il. Mais c&#8217;est vrai que je suis en contact avec cet homme et Pierre Blazy, avocat bordelais que j&#8217;ai contacté, essaie de faire valoir ses droits ». Selon les dires de Mohammed Habri, ce dénommé Saber Lahmar, 42 ans, originaire d&#8217;Algérie habiterait à Mérignac. « Il a été kidnappé par les Américains à Sarajevo, en Bosnie, avant d&#8217;être torturé. Au bout de huit ans, un jugement de la cour fédérale américaine l&#8217;a blanchi. Il a été libéré, la France l&#8217;a accueilli mais il est toujours dans l&#8217;impasse. Sans papiers. » L&#8217;intéressé n&#8217;a d&#8217;ailleurs pas réapparu depuis plusieurs mois dans la salle de prière clandestine du Grand-Parc…</p>
<p>En quittant les lieux, il faut se rechausser. Et seulement dire au revoir. Sans toucher un homme, si l&#8217;on est une femme.</p>
<p>http://www.sudouest.fr</p>
</div>
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		<title>Liam Neeson : Il voudrait se convertir à l&#8217;islam !</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 08:39:35 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Alors qu&#8217;on apprenait que Liam Neeson avait été coupé au montage dans le film Very Bad Trip 2 (voir notre article), voilà que l&#8217;acteur s&#8217;est laissé aller à d&#8217;étonnantes déclarations. De retour d&#8217;un voyage à Istanbul, ce dernier a avoué qu&#8217;il songerait depuis à se convertir à l&#8217;islam, selon des informations rapportées par le journal The Sun. Liam [...]]]></description>
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<div id="minorColumn1">
<div id="articleText">
<div><img src="http://img.news-de-stars.com/liam-neeson/liam-neeson-songe-a-se-convertir-a-l-islam_114035_w250.jpg" alt="Liam Neeson songe à se convertir à l'islam" /></div>
<p><strong>Alors qu&#8217;on apprenait que Liam Neeson avait été coupé au montage dans le film <em>Very Bad Trip 2 </em>(voir notre article), voilà que l&#8217;acteur s&#8217;est laissé aller à d&#8217;étonnantes déclarations. De retour d&#8217;un voyage à Istanbul, ce dernier a avoué qu&#8217;il songerait depuis à se convertir à l&#8217;islam, selon des informations rapportées par le journal <em>The Sun</em>.</strong></p>
<p>Liam Neeson fait une nouvelle fois parler de lui, mais cette fois-ci, les rumeurs à son sujet n&#8217;ont rien à voir avec le cinéma. En effet, selon des informations publiées par le journal<em>The Sun</em>, l&#8217;acteur penserait à se convertir à l&#8217;islam depuis qu&#8217;il est revenu d&#8217;un séjour à Istanbul en Turquie pour un tournage.</p>
<p>La religion tiendrait une place importante dans sa vie. Élevé dans la religion catholique en Irlande du Nord, l&#8217;acteur s&#8217;est laissé aller à quelques confidences au journal, avouant qu&#8217;il pourrait se tourner vers une religion différente de la sienne, l&#8217;islam.</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Il y a 4 000 mosquées dans la ville. Beaucoup sont magnifiques et cela me donne vraiment envie de devenir musulman. L&#8217;appel à la prière a lieu cinq fois par jour. Les premières semaines, ça vous rend fou. Ensuite, cela rentre dans votre esprit et c&#8217;est la plus belle chose qui soit</em>&laquo;&nbsp;, a-t-il expliqué.</p>
<p>Le comédien se poserait énormément de questions existentielles depuis le décès de sa femme en 2009. En effet, ce dernier a perdu l&#8217;amour de sa vie, sa femme Natasha Richardson, morte à 45 ans des suites d&#8217;une chute de ski et avec qui il était marié depuis 15 ans (voir notre article). Une terrible épreuve pour l&#8217;acteur qui aujourd&#8217;hui, a encore du mal à s&#8217;en remettre. Cet accident a d&#8217;ailleurs remis en cause sa &laquo;&nbsp;<em>croyance en Dieu</em>&laquo;&nbsp;, a-t-il ajouté.</p>
<p>http://www.news-de-stars.com/</p>
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		<title>La demande en Sukuk est encore largement supérieure à l’offre !</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 19:51:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Selon Fitch Ratings, les souverains hors Moyen-Orient et régions majoritairement islamiques souhaitant exploiter le marché des Sukuk pourraient rencontrer une forte demande insatisfaite des investisseurs institutionnels et des banques islamiques de diversifier leurs avoirs en obligations, rendant le marché des Sukuk une source utile de financement supplémentaire. « La possibilité d’acheter de la dette conforme à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
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<p>Selon Fitch Ratings, les souverains hors Moyen-Orient et régions majoritairement islamiques souhaitant exploiter le marché des Sukuk pourraient rencontrer une forte demande insatisfaite des investisseurs institutionnels et des banques islamiques de diversifier leurs avoirs en obligations, rendant le marché des Sukuk une source utile de financement supplémentaire.</p>
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<p><a href="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/sukuk.jpg" rel="lightbox[5321]" title="sukuk"><img class="alignleft size-full wp-image-5322" title="sukuk" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/sukuk.jpg" alt="" width="225" height="225" /></a>« La possibilité d’acheter de la dette conforme à la charia de souverains <em>investment grade</em> qui n’ont pas encore exploité ce marché pourrait générer un solide appétit des investisseurs » indique Fitch Ratings. Pour l’agence de notation, le marché des Sukuk a pris un excellent départ cette année avec l’émission de l’Autorité générale de l’aviation civile de l’Arabie Saoudite garantie par le gouvernement qui pourrait ouvrir la voie à davantage d’émissions en provenance du Royaume, y compris une émission souveraine.</p>
<blockquote>
<div><img src="http://www.next-finance.net/local/cache-vignettes/L15xH12/ico_quote_open-be6f5.gif" alt="" width="15" height="12" /> L&#8217;offre est encore très largement le fait de pays musulmans ou de pays avec une population à majorité musulmane. Les émetteurs Malaisiens ont représenté plus de la moitié des émissions de l&#8217;année 2011 en volume. <img src="http://www.next-finance.net/local/cache-vignettes/L15xH12/ico_quote_close-3755b.gif" alt="" width="15" height="12" /></div>
<div></div>
</blockquote>
<p>« Les émetteurs, hors monde islamique, à la recherche d’une diversification pourraient contribuer davantage à terme à l’augmentation de l’offre. De surcroît, l’épargne dans les pays du Moyen-Orient exportateurs de pétrole va continuer à croître à la vue des prix actuels du pétrole, en soutenant une plus grande demande des investisseurs. Les Souverains qui cherchent à lever des fonds, seraient alors bien placés pour capter la demande, car ils peuvent facilement trouver des actifs admissibles en garantie lors d’émission d’obligations conformes à la charia » précise Fitch.</p>
<p>En décembre dernier, le gouvernement d’Afrique du Sud a invité des banques pour du conseil et la structuration d’une émission Sukuk. Bloomberg a signalé à la mi-Janvier que l’Irlande, qui pourrait revenir sur le marché obligataire en 2013 selon les termes du programme d’aide apportée par l’Union européenne et le FMI, envisagerait l’émission de Sukuk.</p>
<blockquote>
<div><img src="http://www.next-finance.net/local/cache-vignettes/L15xH12/ico_quote_open-be6f5.gif" alt="" width="15" height="12" /> En 2004, le Land allemand de Saxe-Anhalt a émis 100 millions d’euros de Sukuk, et en 2009, la France a modifié son code civil pour permettre le développement de la finance islamique. Néanmoins, les émissions prévues en France, au Royaume-Uni et au Luxembourg ne se sont pas matérialisées. <img src="http://www.next-finance.net/local/cache-vignettes/L15xH12/ico_quote_close-3755b.gif" alt="" width="15" height="12" /></div>
<div> <span id="more-5321"></span></div>
</blockquote>
<p>« L’augmentation de l’offre en Sukuk de pays souverains hors Moyen-Orient et Asie du Sud-Est serait un développement très attendu. En 2004, le Land allemand de Saxe-Anhalt a émis 100 millions d’euros de Sukuk, et en 2009, la France a modifié son code civil pour permettre le développement de la finance islamique. Néanmoins, les émissions prévues en France, au Royaume-Uni et au Luxembourg ne se sont pas matérialisées » prévient Fitch.</p>
<p>Le marché des Sukuk est en croissance rapide. En 2011, le volume d’émissions de Sukuk a été de 84,4 milliards de dollars, en augmentation de 62% par rapport à 2010, selon Zawya Sukuk Monitor. « Mais l’offre est encore très largement le fait de pays musulmans ou de pays avec une population à majorité musulmane. Les émetteurs Malaisiens ont représenté plus de la moitié des émissions de l’année 2011 en volume. Plus globalement, les émetteurs en Malaisie, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Indonésie et en Arabie saoudite ont représenté plus de 90% du volume des émissions » détaille l’agence de notation, pour qui « malgré la forte augmentation de l’offre d’années en années, le marché des Sukuk reste une fraction mineure de la taille du marché obligataire mondial. L’absence de structures de transactions standardisées a freiné la croissance, qui n’a pas suivi le rythme de la demande des investisseurs institutionnels islamiques et des banques islamiques ».</p>
<p>http://www.next-finance.net/</p>
</div>
</div>
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		<title>Loly Pop : 1ère confiserie halal d’Ile de France !</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 13:43:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[par: Youmna Une soeur très accueillante avec un large sourire m’a reçu dans sa boutique, LA première boutique de confiseries entièrement halal en Ile de France ! Une boutique aux couleurs pétillantes mais surtout alléchantes ! Bonbons en vrac, montages bonbons à acheter sur place et même sur le net pour celles qui ne pourraient pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>par: Youmna</p>
<p><a href="http://www.laperleprotegee.com/wp-content/uploads/2012/01/loly.jpg?871273"><br />
<img title="loly" src="http://www.laperleprotegee.com/wp-content/uploads/2012/01/loly.jpg?871273" alt="" width="573" height="221" /></a></p>
<p>Une soeur très accueillante avec un large sourire m’a reçu dans sa boutique, LA première boutique de confiseries entièrement halal en Ile de France ! Une boutique aux couleurs pétillantes mais surtout alléchantes ! Bonbons en vrac, montages bonbons à acheter sur place et même sur le net pour celles qui ne pourraient pas s’y rendre ! MashaAllah ! Une petite interview s’impose pour en connaître d’avantage ! »</p>
<p><strong>Peux tu te présenter en quelques mots à nos lectrices ?</strong></p>
<p>Notre équipe est composée de 4 personnes : mon mari qui est le gérant de la société, ma belle soeur avec qui nous sommes associé, un ami de la famille et moi même qui gère la boutique de bonbons halal.</p>
<p><strong>Peux tu nous dire comment est né Loly Pop halal ? comment est venue l’idée d’ouvrir une confiserie ?</strong></p>
<p>L’idée de commercialiser des bonbons halal est venue de mon mari qui autour d’un verre de thé en famille, alors que nous étions à la recherche d’une idée pour développer une commerce, nous dis et « pourquoi pas des bonbons halal!!! ». C ‘était il y a 3 ans maintenant, nous avons débuté tous les deux entre 2 grossesses consécutives et beaucoup plus de clients chaque jour notre stand de confiserie halal au marché d’Argenteuil et le travail depuis notre domicile, il fallait passer le cap!!! Après avoir été les pionniers dans le domaine des créations en bonbons 100%halal, on s’est dit « pourquoi ne pas créer la première confiserie halal en libre service en ile de France? »</p>
<p><a href="http://www.lolypop.fr/" target="_blank"><img title="lolypophalal" src="http://www.laperleprotegee.com/wp-content/uploads/2012/01/lolypophalal.jpg?871273" alt="" width="573" height="408" /></a></p>
<p><strong>D’où viennent les bonbons que vous vendez ? Êtes vous aussi fabricants ?</strong></p>
<p>Nos bonbons halal à base de gélatine bovine proviennent de Turquie. La gélatine utilisée provient du Pakistan. Les bonbons sont ensuite exportés. Nous avons un fournisseur qui importent les bonbons, nous ne sommes pas fabricant, mais depuis peu nous sommes grossiste en plus d’être détaillants. Nous avons fait le choix de travailler en collaboration essentiellement avec des pays musulmans soucieux de respecter l’appellation HALAL. Nous possédons également une gamme sans gélatine et quelques produits à base de Agar Agar qui remplace la gélatine<span id="more-5317"></span></p>
<p><strong>Peux tu nous expliquer pourquoi vos bonbons sont halal ?</strong></p>
<p>Bonbons halal signifie qu’il sont licite et peuvent être consommer par les personnes de confession musulmane. Dans notre cas, pour les bonbons à base de gélatine, celle ci provient du Pakistan de boeuf égorgé selon le rite musulman part la suite la gélatine est exportée en Turquie pour la fabrication. Nous possédons toute la traçabilité justifiant le respect des composants utilisés dans nos produits (certification par IFANCA, certificat d’analyse de la gélatine…). Pour les produits sans gélatine, aucun certificat n’est nécessaire car il n y a pas de gélatine. Nous possédons également une gamme à base de gélatine de poisson et les boules coco à base d’agar agar certifiées par la grande mosquée de lyon.</p>
<p><strong>Peux tu nous parler des bonbons que vous vendez ?</strong></p>
<p>En boutique tout comme sur le site internet vous pourrez retrouver : Bonbons halal au poids – Bonbons sans gélatine au poids -Chamallows – Boules Coco – Oursons choco guimauve… à la pièce (gélatine de poissons pour ces produits) – Nous disposons de plus de 40 variétés de bonbons halal en boutique !</p>
<p>Pour vos événements nos vous proposons des créations à base de bonbons halal (Mariage, Henné, Anniversaire, Naissance, Circoncision, Promotion d ‘entreprise….) Nous nous adaptons à vos attentes et nous pouvons personnaliser tous nos modèles avec message, photo, poème, logo…. Cette personnalisation est réalisée sur feuille en azyme imprimée à l’encre alimentaire.<br />
Nous avons aussi lancé le concept du « Bar à Bonbons 100% Halal » une prestation très tendance outre Atlantique qui donnera une touche sucrée à vos événements.</p>
<p>Nous sommes également grossiste et fournissons des boulangeries, taxiphone, épicerie….D’ici peu un nouveau concept sera mis en place mais encore un peu de patience.</p>
<p><strong>As tu un conseil a donner aux soeurs qui souhaiteraient ouvrir leur boutique ?</strong></p>
<p>Il est important de choisir un endroit où la population musulmane est importante pour répondre à une demande existante, je pense qu’il faut aussi mettre en avant notre savoir faire pour les non musulman et montrer que nous sommes capable de faire de belle choses avec des produits de qualité. Pour débuter je pense qu il est bien de commencer à travailler depuis son domicile en micro entreprise, le temps de se faire connaitre puis de se faire la main et par la suite si la demande dans votre région se fait de plus en plus forte, le seul conseil que je peux vous donner c’est : foncez !!!</p>
<p>http://www.laperleprotegee.com/</p>
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		<title>Les exportateurs de produits halal organisent leur business</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 08:30:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; L&#8217;industrie du halal a désormais son rendez-vous professionnel. Une cinquantaine d&#8217;exposants marocains et surtout étrangers sont attendus à Meknès du 13 au 15 septembre prochain. La filière halal est en train de connaître un développement inédit au Maroc. Nouveaux besoins obligent, les industriels de ce secteur s&#8217;emploient à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5314" title="exportateursHalal" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/exportateursHalal.jpg" alt="" width="290" height="224" /></p>
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<p>L&#8217;industrie du halal a désormais son rendez-vous professionnel. Une cinquantaine d&#8217;exposants marocains et surtout étrangers sont attendus à Meknès du 13 au 15 septembre prochain.</p>
<p>La filière halal est en train de connaître un développement inédit au Maroc. Nouveaux besoins obligent, les industriels de ce secteur s&#8217;emploient à mieux accompagner ce développement en investissant dans l&#8217;outil de production et en sondant les marchés à l&#8217;international. C&#8217;est dans le cadre de la 10ème Convention France Maghreb, organisée à Marrakech en septembre 2011, qu&#8217;est née l&#8217;idée de doter le Maroc d&#8217;un rendez-vous annuel des professionnels de l&#8217;export des produits halal. Pour la première fois au Maroc, en effet, un salon d&#8217;envergure internationale dédié à l&#8217;export du halal est instauré et fixé sur le calendrier, en l&#8217;occurrence du 13 au 15 septembre 2012, à Meknès, qui accueille, par ailleurs, chaque année, le Salon International de l&#8217;Agriculture (SIAM). Un salon qui a enregistré quelque 750.000 visiteurs lors de sa dernière édition en 2011.</p>
<p>La nouvelle vitrine du halal au Maroc porte le nom d&#8217;Expo Halal International, fruit d&#8217;un partenariat entre la société Maghreb Centre de Contacts (MCC) et le Centre Régional des Investissements (CRI) de Meknès-Tafilalet. Le concept du salon est né d&#8217;une étude d&#8217;opportunité qui estime a près de 500 milliards de dollars le marché halal dans le monde pour une population mondiale de 1,3 milliard de musulmans. C&#8217;est dire que plus que jamais, le halal offre aux professionnels de l&#8217;agroalimentaire, et même d&#8217;autres secteurs concernés, de grandes perspectives de développement, étant entendu que le taux de croissance de ce marché est estimé actuellement à 10% par an.<span id="more-5313"></span></p>
<p>«Vu le potentiel économique du Maroc en la matière, ainsi que les données économiques du marché du halal dans les pays musulmans et ceux qui comptent des communautés musulmanes, il a été décidé d&#8217;organiser cet événement qui est par ailleurs recommandé aussi par des professionnels étrangers, notamment Français», précise Mohamed El Ouahdoudi, directeur général de MCC et organisateur de ce nouveau salon international. Pour une première édition, une cinquantaine d&#8217;exposants représentatifs de l&#8217;ensemble de la chaîne du halal sont attendus, notamment des acheteurs et des donneurs d&#8217;ordre dans le domaine. Pour ce qui est du visitorat, il est exclusivement professionnel, principalement des producteurs, des distributeurs et des opérateurs intéressés par l&#8217;export des produits halal. «Le marché du halal est dominé, en grande partie, par les produits carnés et dérivés. Mais il y a de la place aussi pour les compléments tels que boissons, confiseries, voire fromages et bien autres produits. Nous ciblons également les services associés à ce secteur», renchérit M. El Ouahdoudi. Il faut préciser également que cet événement, qui a pour ambition d&#8217;apporter des éclairages pertinents pour mieux exporter du halal, se veut fondamentalement innovant. «Certes, l&#8217;Europe dresse des barrières à l&#8217;entrée de certains produits de la filière halal, mais nous apportons des solutions originales qui permettent, dans un premier temps, de se conformer à ces contraintes, et par la suite de bénéficier d&#8217;accès privilégiés à ces marchés très demandeurs», estime-t-il. Mais au-delà du marché européen, même les débouchés africains et asiatiques sont considérés comme porteurs.</p>
<p>Plusieurs pays pionniers dans ce domaine, comme la Turquie, la Malaisie, la France et la Belgique, participeront à l&#8217;Expo Halal International en vue de partager leurs expériences et contribuer à la création d&#8217;une filière halal internationale. Celle-ci peut, en effet, être en phase avec les besoins actuels du marché, celui-ci attisant actuellement les convoitises, même si son image peut être ternie par une certaine crise de confiance, en raison notamment de la présence de plusieurs organismes de certification et de contrôle des cahiers des charges. On comprend d&#8217;ailleurs, dans ce contexte, qu&#8217;il y ait des polémiques interminables sur la question&#8230;</p>
<h4>Des trophées à l&#8217;Expo Halal International</h4>
<p>Dans le cadre de la première édition de l&#8217;Expo Halal International, il est prévu de récompenser les initiatives et innovations internationales dans le secteur du halal. Les Labels internationaux, les initiatives de B to B halal à l&#8217;échelle mondiale, les systèmes de traçabilité, les systèmes de management, de marketing et de promotion du halal ainsi que les produits et services pour l&#8217;année 2012, tout cela fera l&#8217;objet de distinctions. Les différents domaines de la filière et ses performances seront appréciés par les membres du comité de sélection. Les entreprises candidates les plus méritantes se verront ainsi attribuer des trophées Expo Halal International. Il faut aussi noter qu&#8217;outre l&#8217;offre complète en matière de produits alimentaires, ce premier salon professionnel au Maroc et dans le bassin méditerranéen, entièrement dédié à la filière halal, propose également une gamme de services dédiés à l&#8217;accompagnement des professionnels (financements, assurances, conseil, etc).</p>
<p>http://www.lematin.ma/</p>
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		<title>Lancement de la version arabe des Normes de qualité pour l&#8217;évaluation du développement  de l’OCDE CAD</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2012/01/27/lancement-de-la-version-arabe-des-normes-de-qualite-pour-levaluation-du-developpement-de-locde-cad/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 19:30:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une version en langue arabe des Normes de qualité pour l&#8217;évaluation du développement de l’OCDE CAD est lancée à la suite d’une collaboration entre la Banque Africaine de Développement (BAFD), la Banque Islamique de Développement (BID), l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), le Réseau du Comité D’aide au Développement (CAD) sur l’évaluation du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une version en langue arabe des Normes de qualité pour l&#8217;évaluation du développement<br />
de l’OCDE CAD est lancée à la suite d’une collaboration entre la Banque Africaine de<br />
Développement (BAFD), la Banque Islamique de Développement (BID), l’Organisation de<br />
Coopération et de Développement Économiques (OCDE), le Réseau du Comité D’aide au<br />
Développement (CAD) sur l’évaluation du développement et le Bureau pour la<br />
Coordination de l&#8217;Aide Étrangère (OCFA) des Émirats Arabes Unis (EAU). Les Normes<br />
doivent servir de guide, de motivation et d&#8217;inspiration pour améliorer la pratique de<br />
l’évaluation et améliorer l’efficacité des programmes du développement.<br />
Jeddah, Abu Dhabi, Paris, Tunis &#8211; 20 Janvier 2012<br />
<a href="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/NormeQualité.jpg" rel="lightbox[5296]" title="NormeQualité"><img class="alignleft size-full wp-image-5299" title="NormeQualité" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/NormeQualité.jpg" alt="" width="259" height="194" /></a>Une version trilingue (Arabe, Anglais, Français) des Normes de qualité pour l&#8217;évaluation du<br />
développement de l’OCDE CAD sera lancée ce dimanche 22 Janvier 2012 pendant un colloque<br />
d&#8217;évaluation organisé par la Banque islamique de développement à Jeddah au Royaume de<br />
l&#8217;Arabie Saoudite.<br />
Les Normes de qualité pour l’évaluation du développement &#8211; qui font partie des Lignes directrices<br />
et ouvrages de référence de l’OCDE CAD &#8211; ont été harmonisées à l’échelle internationale et<br />
incluent les critères nécessaires pour évaluer les projets et les programmes du développement.<br />
Les Normes sont une référence principale pour les gouvernements et les agences du<br />
développement dans le monde entier.<br />
La version en langue arabe des Normes de qualité pour l&#8217;évaluation du développement s’est<br />
développée grâce aux efforts de collaboratiion des quatre parties : le Bureau pour la<br />
Coordination de l’Aide Extérieure (OCFA) des Émirats Arabes Unis, la Banque islamique de<br />
développement (BID), la Banque africaine de développement (BAFD) et le réseau d’évaluation<br />
du Comité d’Aide au Développement (CAD) de l’OCDE. Les quatre institutions ont reconnu le<br />
besoin d’une traduction en langue arabe afin de contribuer à renforcer l&#8217;évaluation dans les pays<br />
arabophones dans le cadre du développement et la réduction de la pauvreté.<br />
Fruit d’un consensus international, les Normes de qualité détaillent les éléments clés qui font la<br />
qualité de chacune des phases d’un processus type d’évaluation, à savoir la définition de la<br />
finalité de l’évaluation, la planification et conception de cette dernière, sa mise en œuvre et<br />
présentation des résultats, et enfin l’examen des leçons à tirer et l’utilisation de ces résultats.<br />
Ces Normes visent à améliorer la qualité des évaluations et in fine, à renforcer leur contribution à<br />
améliorer les résultats du développement.<span id="more-5296"></span><br />
Le document est disponible gratuitement sur Internet à : http://bit.ly/w3EESf mais également<br />
consultable via : www.oecd.org/dac/evaluationnetwork/documents<br />
M. Mohameden Sidiya, le directeur du département d&#8217;évaluation d&#8217;opérations, BID a dit, « La<br />
coopération entre l’OCDE CAD, le BAFD, OCFA et le BID a abouti à la production de la version<br />
en langue arabe des standards de qualité du CAD. Ceci rend les normes disponibles pour la première fois en arabe dans le but de soutenir les capacités d&#8217;évaluation dans les institutions de<br />
développement et les gouvernements, et encourager l&#8217;évaluation par des acteurs de<br />
développement travaillant dans les pays arabophones. Nous, à la BID, sommes très fiers de<br />
cette collaboration fructueuse et attendons avec intérêt de nouvelles initiatives communes avec<br />
nos partenaires pour faire avancer l&#8217;efficacité du développement. »<br />
M. Mohamed Manai, chef de Division au Département d&#8217;évaluation des opérations de la Banque<br />
africaine de développement, a souligné l&#8217;importance des standards trilingues de qualité de<br />
l&#8217;évaluation comme plate-forme pour le travail conjoint d&#8217;évaluation parmi les agences de<br />
développement multilatérales et bilatérales travaillant dans le monde arabe. Ce travail, qui a<br />
suiivi le glossaire arabe, sera disséminé à toutes les agences pour le développement arabes<br />
avec la collaboration de la banque de développement islamique comme coordinateur du Fonds<br />
Arabe, de l’OCFA et également de l&#8217;OCDE. Une telle collaboration sera également soutenue<br />
grâce à un travail commun continu sur les directives et les pratiques arabes d&#8217;évaluation auquel<br />
participeront les experts et les chercheurs arabes dans le développement économique et social<br />
pour en faire le « printemps de l&#8217;évaluation » dans le monde arabe.<br />
M. Nick York, président du réseau OCDE CAD sur l&#8217;évaluation du développement a indiqué,<br />
« Nous sommes satisfait des résultats de ce projet et espérons une collaboration continue avec<br />
le BID, le BAFD, les Émirats Arabes Unis et nos autres partenaires régionaux. Nous avons<br />
constaté que les Normes de qualité du CAD sont un outil efficace pour favoriser une approche<br />
fondée sur des preuves à la coopération pour le développement, et espérons que cette nouvelle<br />
version trilingue facilitera la collaboration entre les partenaires de développement travaillant en<br />
Arabe, Anglais et Français. »<br />
Mme Megan Kennedy-Chouane, analyste dans la Direction de la coopération pour le<br />
développement de l’OCDE a dit, « L’Évaluation est un outil important permettant aux donateurs<br />
et aux Gouvernements de rendre des comptes sur les résultats, de fournir des informations sur<br />
ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas mais aussi pour nous apprendre comment travailler<br />
ensemble pour réaliser de meilleurs résultats de développement. Nous espérons que cette<br />
nouvelle traduction des Normes de qualité sera utilisée par les pays membres de l’OCDE, ainsi<br />
que par nos partenaires régionaux, pour soutenir le travail sur le développement et la réduction<br />
de pauvreté dans les pays arabophones. »<br />
M. Sultan Mohamed Al Shamsi, directeur exécutif de d&#8217;OCFA a dit que « Mettre ce document de<br />
référence à disposition en arabe sera d’une grande valeur pour ceux qui ont un intérêt dans le<br />
développement dans cette région, et plus spécifiquement pour ceux qui effectuent des<br />
évaluations des projets de développement. Les normes augmentent l&#8217;importance de la langue<br />
arabe particulièrement au niveau humanitaire international car les EAU sont l&#8217;un des donateurs<br />
principaux dans la région. C&#8217;est notre rôle, en tant qu’organisations humanitaires et pour le<br />
développement, de travailler ensemble en fournissant des ressources spécialisées, et pour<br />
transférer cette expertise internationale aux intéressés dans le monde arabe. »<br />
-FIN-</p>
<p>http://www.oecd.org/</p>
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		<title>Tunisie &#8211; Le sexe hors mariage, désormais « halal » grâce au mariage « coutumier »</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 17:59:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; Entre principes religieux, pulsions sexuelles, conflits familiaux et contraintes financières, le mariage coutumier (ourfi) semble être un raccourci au contrat traditionnel de mariage auquel de plus en plus de jeunes succombent aujourd’hui. De plus en plus répandu dans les milieux jeunes tunisiens, le mariage coutumier est un contrat signé dans le secret, par les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img src="http://www.businessnews.com.tn/images/album/BN4955mariage-coutumier0112.jpg" alt="" /></p>
<p>Entre principes religieux, pulsions sexuelles, conflits familiaux et contraintes financières, le mariage coutumier (ourfi) semble être un raccourci au contrat traditionnel de mariage auquel de plus en plus de jeunes succombent aujourd’hui.</p>
<p>De plus en plus répandu dans les milieux jeunes tunisiens, le mariage coutumier est un contrat signé dans le secret, par les deux « époux », avec la présence de deux témoins (généralement des amis proches et mis dans la confidence) et en l’absence de notaire. Il s’agit d’un acte, sans aucune valeur juridique et le plus souvent même secret, qui ne lie les deux parties par aucun engagement de droits communs et dont la validité peut être rompue à tout moment.<br />
Les deux « époux » peuvent donc en toute « liberté de conscience » avoir des relations sexuelles, sans pour autant s’engager financièrement ou être contraints de vivre ensemble.<br />
Un raccourci attrayant qui séduit de plus en plus de jeunes, aujourd’hui en Tunisie, dans certains quartiers défavorisés de la capitale (Attadhamon, Mellassine, etc.) et qui s’étend petit à petit à d’autres villes tunisiennes.</p>
<p>Le plus aberrant dans cette pratique qui veut donner un cadre religieux aux relations sexuelles hors mariage, est l’absence, dans la plupart des cas, de légitimité religieuse. En effet, deux conditions sine qua non de la « religiosité » de l’acte se retrouvent généralement non satisfaites, avec des contrats à la fois secrets et temporaires.<br />
Grâce à la montée du salafisme et de l’intégrisme et d’un gouvernement islamiste instaurant un cadre où les réunions et les débats sur la religion et la chariâ ne sont plus tabous et interdits, il n’est aujourd’hui plus « concevable de s’adonner à des pratiques contraires à la religion ». C’est ce que déclarent en tout cas certaines jeunes pratiquantes du mariage coutumier.<span id="more-5331"></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Un reportage de France 24 </span>s’est penché sur le sujet à travers une enquête sur le terrain auprès de jeunes étudiants et étudiantes de la faculté des Lettres et des Humanités de la Manouba. Une université connue pour être un haut lieu du salafisme dans le milieu estudiantin en Tunisie.<br />
Selon certaines étudiantes, musulmanes, pratiquantes et portant le voile, le mariage coutumier serait une solution religieusement « halal » afin de légaliser les relations sexuelles avec un petit ami qu’on ne peut actuellement pas épouser. Ne pouvant plus contenir leurs pulsions sexuelles, ces étudiantes, encouragées par les conseils de certains « frères salafistes », succombent à cette solution afin d’avoir la conscience tranquille et d’éviter ainsi de se « rouler dans la fange » et de s’adonner au péché suprême avec un homme qui ne leur est pas « halal ».<br />
Une solution socialement acceptée, étant de plus en plus courante en Tunisie et dont les adeptes revendiquent un cadre légal et une inscription au code du statut personnel.</p>
<p>Si les étudiantes recourent à cette pratique afin d’avoir la conscience tranquille d’une vie sexuelle « légale » et sans compromis, elle représente pour les jeunes étudiants la possibilité d’avoir les avantages du mariage sans pour autant en supporter la charge financière, généralement très lourde.<br />
Dalenda Lagrèche, historienne et directrice du centre d’études, de recherches et d’informations de Tunis, se prononce sur ce phénomène, qui aurait disparu dans les années 70 et dont la montée actuelle du salafisme a contribué à sa résurrection.<br />
Un phénomène qui se nourrit des conditions sociales difficiles de la jeunesse tunisienne, pauvre et mal instruite. Une pratique interdite par le Code du statut personnel et qu’elle définit comme étant « un cadre restreint permettant d’avoir des relations sexuelles, sans culpabilité ». L’historienne voit dans le mariage coutumier une forme de soumission de la femme qui offre son corps à l’homme, en contre partie d’un engagement factice et temporaire, de surcroît.</p>
<p>Force est de reconnaître que cette pratique se nourrit aujourd’hui du climat d’instabilité et de libertés exacerbées et non contrôlées que connaît actuellement la Tunisie mais que rien ne permet de statuer sur son évolution future…</p>
<div style="text-align: left;" align="right"><strong>Synda TAJINE</strong></div>
<div style="text-align: left;" align="right">http://www.businessnews.com.tn/</div>
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		<title>Secteur bancaire en Mauritanie: Entrée en force des produits de la finance islamique</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 15:25:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; &#160; &#160; &#160; En fondant la holding «Tamweel Africa», la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SDISP), une filiale de la Banque Islamique, et la banque ASYA (Turquie) investissent le terrain ouest-africain, pour y développer et promouvoir les produits de la finance islamique. La naissance de la Banque Islamique de Mauritanie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><span style="line-height: normal;"><img class="alignleft" src="http://www.lecalame.info/affiche_img.php?id=2729" alt="image manquante" width="200" align="right" hspace="5" vspace="5" /></span></span></p>
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<p><span style="font-size: small;"><span style="line-height: normal;">En fondant la holding «Tamweel Africa», la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SDISP), une filiale de la Banque Islamique, et la banque ASYA (Turquie) investissent le terrain ouest-africain, pour y développer et promouvoir les produits de la finance islamique. La naissance de la Banque Islamique de Mauritanie (BIM), dont les activités ont été, officiellement, lancées le 27 novembre 2011, est la manifestation concrète, en Mauritanie, de cette nouvelle démarche.<br />
Mohamed Ben Othman, directeur général de la Banque Islamique de Mauritanie (BIM), nouvelle institution étrangère, dans le paysage bancaire mauritanien, est diplômé en gestion des entreprises de l’université de Tunis et titulaire d’un doctorat de 3èmecycle à l’université d’Aix-Marseille-II. Ce haut cadre, âgé d’une cinquantaine d’années, dirige une équipe dont le challenge consiste à accompagner les premiers pas des produits de la finance islamique sur un marché bancaire mauritanien encore en jachère, du fait d’un très faible taux de bancarisation qu’on estime à environ 5%.<br />
Mohamed Ben Othman a débuté sa carrière à la Citibank au sein de laquelle il a occupé différents postes, de 1988 à 1993. Il a, par la suite, gravi les échelons de l’Arab Banking Corporation (ABC) où il a passé plus de 18 ans, jusqu’au poste de directeur général. C’est en 2010 qu’il a été recruté, par la Holding Tamweel Africa, pour diriger la BIM. Une longue expérience et une expertise qui constituent autant d’atouts pour aider au décollage des nouveaux produits de la finance islamique dans un pays entièrement musulman.<br />
Il a accepté de répondre aux questions du Calame et du magazine Les Afriques</span></span></p>
<p>Mohamed Ben Othman, Directeur général de la BIM : ‘’Sur la base de sa philosophie du partenariat, la finance islamique protège contre toutes les dérives’’</p>
<p>Les Afriques et Le Calame : Pouvez-vous nous présenter brièvement votre institution? Mohamed Ben Othman : La BIM appartient à la Holding Tamweel Africa (T.A), qui possède également trois autres banques islamiques, dans la sous-région (Banque Islamique du Sénégal, de Guinée et du Niger). T.A. est une holding dont les actionnaires sont la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SID) (filiale de la BID), pour 60% des actions, et la Banque ASYA, première banque islamique de Turquie, pour les 40% restantes. <span id="more-5294"></span></p>
<p>-Quelles sont les principales raisons qui ont poussé votre groupe à investir dans le secteur bancaire mauritanien et, au-delà, dans toute la sous-région ouest africaine, en fondant, notamment, une nouvelle holding, spécialisée dans la finance islamique?<br />
- L’objectif de cet investissement, au-delà des motivations de tout investisseur privé, est le développement et la promotion de la finance islamique dans la sous-région, un espace habité par une population à 95% musulmane. Un environnement propice, donc, au développement de la finance islamique et où, paradoxalement, presque toutes les banques sont conventionnelles. En outre, cet investissement répond à l’un des objectifs de la SID: promouvoir l’investissement privé dans les pays membres de la SID dont la Mauritanie fait partie.</p>
<p>- Quels sont les mécanismes de fonctionnement de la finance islamique?<br />
- Dans la finance islamique, il n’y a pas de prêt d’argent. Donc, pas de «création» de monnaie. C’est donc une pratique qui n’est pas inflationniste, par essence. La finance islamique tourne autour de trois familles de produits, qui respectent les principes de la Chari’a: Les produits «coût plus marge» et les produits de participation au capital, connus sous le terme de 3P (Participation aux Pertes et aux Profits).<br />
Deux produits se distinguent dans les «coût plus charge». Tout d’abord, la mourabaha. Il s’agit, pour la banque, d’acheter l’équipement que le client souhaite acquérir et de le lui rétrocéder, avec une marge commerciale, connue d’avance, et des paiements échelonnés dans le temps, d’un commun accord avec le client. Secondement, l’ijara, plus connue sous le terme de leasing. Dans ce type de financement, la banque va acquérir un équipement, à la demande du client, qu’elle met à sa disposition, moyennant un loyer mensuel. L’ijarawaiktinaa est la forme de financement qui permet au client, au terme de la période convenue et du paiement des loyers, de devenir propriétaire de l’équipement.<br />
Quant aux 3P, les plus connus sont la moucharaka et la moudharaba. La moucharaka consiste à ce que la banque achète ou opère l’investissement que l’entreprise souhaite réaliser, contre une prise de participation dans le capital de cette dernière. Cette forme de financement est extrêmement intéressante, pour l’entreprise, qui voit ses fonds propres et ses actifs augmenter, sans toucher à sa capacité de financement, voire en l’exhaussant, elle aussi. La banque a droit, en contrepartie, à un bénéfice au cas où l’affaire en dégage un, au prorata de son investissement. Dans le cas contraire, la banque enregistrera une perte, au même prorata, d’où les termes 3P.<br />
La moudharaba est une association entre la banque et un professionnel. Celui-ci apporte son travail et son expertise; la banque, le capital financier. Cette association donnera droit à un partage des bénéfices, selon un contrat préétabli. En cas de perte, la banque risque son capital et le professionnel, son travail. Moucharaka et la moudharaba ont ceci en communqu’il y a, toujours, une porte de sortie, pour l’entreprise qui peut racheter les parts de la banque.</p>
<p>-La finance islamique peut-elle constituer un antidote, contre certaines dérives financières liées à la spéculation?<br />
- Evidemment. Sur la base de sa philosophie du partenariat, la finance islamique protège, effectivement, contre toutes les dérives, c’est peut-être là son intérêt spécifique, au-delà du strict aspect religieux. L’investissement, dans le cadre de la finance islamique, est basé sur l’existence d’un sous-jacent réel, un actif concret à financer. On est dans la sphère réelle de l’économie et jamais dans le virtuel et le spéculatif. L’islam a, d’ailleurs, banni fermement la spéculation.</p>
<p>-Quelles sont les nouvelles perspectives ouvertes, par l’arrivée de la BIM, dans le paysage bancaire de la Mauritanie?<br />
- Pour nous, la Mauritanie est un pays qui présente plusieurs avantages, pour le lancement et le développement d’une banque islamique. D’abord, il s’agit d’une population musulmane à 100%. C’est, aussi, un peuple connu par sa grande sensibilité religieuse, à telle enseigne que beaucoup d’opérateurs économiques et entreprises de différentes tailles ont choisi de rester à l’écart de la banque conventionnelle car cette dernière ne respecte pas leurs contingences religieuses. Si notre objectif se réalise, il y aura, certainement, un impact, à terme, sur le taux de bancarisation en Mauritanie.<br />
Nous nous proposons à offrir une gamme de produits islamiques dont on vient juste d’énoncer quelques avantages, qui ne sont pas des moindres, à des conditions et des coûts compétitifs qui permettront, certainement, à beaucoup d’entreprises d’élargir l’horizon de leurs affaires. Enfin, toutes les dispositions ont été prises pour que la BIM offre une bonne qualité de services, à même de justifier les grandes attentes d’une banque islamique pure, avec un financement juste et équitable, bien ancrée dans la sphère de l’économie réelle, loin des effets pervers de la spéculation.</p>
<p>- Quelle est la position de l’islam, par rapport à la thésaurisation?<br />
- L’islam encourage l’investissement et l’esprit d’entreprise. En revanche, il bannit la thésaurisation, l’immobilisation de la monnaie, estimant, à juste titre, que cette pratique est contre-productive, aussi bien économiquement que socialement. La finance islamique est donc opposée à la thésaurisation. D’ailleurs, la seule forme de rémunération des dépôts consiste, pour les déposants, à investir, momentanément, dans des projets que la banque finance, tout en rejetant la rémunération simple de l’argent, origine de la spéculation.</p>
<p>Propos recueillis par Amadou Seck</p>
<p>http://www.lecalame.info/</p>
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		<title>Un centre de théologie islamique ouvre ses portes à Tübingen</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 08:25:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Annette Schavan, ministre fédérale de l’Éducation et de la Recherche, a inauguré lundi le Centre de théologie islamique de l’Université de Tübingen. Son ministère a consacré au total 20 millions d’euros à cette structure et à trois autres instituts qui doivent voir le jour à Münster/Osnabrück, Frankfurt/Gießen et Erlangen/Nuremberg. Ces centres auront pour mission de former [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/CentreIslaTubinguen.jpg" rel="lightbox[5309]" title="Einweihung Zentrum für Islamische Theologie"><img class="alignleft size-full wp-image-5310" title="Einweihung Zentrum für Islamische Theologie" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/CentreIslaTubinguen.jpg" alt="" width="223" height="132" /></a>Annette Schavan, ministre fédérale de l’Éducation et de la Recherche, a inauguré lundi le Centre de théologie islamique de l’Université de Tübingen. Son ministère a consacré au total 20 millions d’euros à cette structure et à trois autres instituts qui doivent voir le jour à Münster/Osnabrück, Frankfurt/Gießen et Erlangen/Nuremberg. Ces centres auront pour mission de former des professeurs de religion islamique, des chercheurs en théologie islamique et d’autres spécialistes de la religion, par exemple des imams pour les mosquées.</p>
<p>Ces prochaines années, il faudra faire appel à 2 000 enseignants pour former quelque 700 000 étudiants musulmans. À Tübingen, la première promotion du cursus « Théologie islamique » compte 36 inscrits pour le semestre d’hiver 2011/2012.</p>
<p>« Nous voulons mettre à profit l’expérience des universités allemandes en matière de théologie pour œuvrer au développement de la théologie islamique », a déclaré Mme Schavan. « Je suis convaincue que cette étape jouera un rôle important pour l’intégration. » En outre, le nouveau centre devrait contribuer à « promouvoir le dialogue avec les religions chrétiennes », estime la ministre.</p>
<p>Dans un premier temps, le ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche allouera au centre de Tübingen environ quatre millions d’euros échelonnés sur cinq ans pour financer des chaires de professeur, divers postes salariés ainsi que des bourses pour les jeunes chercheurs. Le premier professeur nommé à l’institut est Omar Hamdan, spécialiste du Coran. Né en 1963, Omar Hamdan a suivi un cursus d’études arabes et d’islamologie à Jérusalem, avant de se consacrer à la théologie comparée à Tübingen.<span id="more-5309"></span></p>
<p>À partir du semestre d’hiver 2012/2013, il devrait être rejoint par Lejla Demiri, une Macédonienne qui a accepté la chaire de « Doctrine de la foi islamique ». Lejla Demiri a étudié la théologie islamique à Istanbul, puis la théologie catholique à Rome. Elle a ensuite rédigé une thèse de théologie comparée à l’Université de Cambridge.</p>
<p>Par ailleurs, deux professeurs juniors enseigneront le droit islamique, ainsi que l’histoire et la culture islamiques contemporaines. Un comité musulman composé de sept personnes accompagnera ce processus d’institutionnalisation de la théologie islamique. Seul l’établissement d’enseignement supérieur sera habilité à évaluer les aptitudes scientifiques et les qualifications universitaires des professeurs.</p>
<p>Le nouveau cursus compte 36 inscrits, dont 23 femmes et 13 hommes venus du monde entier.</p>
<p><em>Source : ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche</em></p>
<p>http://www.cidal.diplo.de/</p>
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		<title>Grâce à sa croissance exponentielle : La finance islamique, une opportunité pour le Sénégal de devenir l’exception économique en Afrique</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 08:18:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Après avoir longtemps été qualifié ‘d’exception démocratique’ en l’Afrique, le Sénégal pourrait, s’il investissait judicieusement dans la finance islamique, devenir à présent l’exception économique du continent en mutation.C’est l’idée défendue par le Pdg de Millenium Finance Corporation, Kéba Keinde, qui présidait un séminaire sur la finance islamique hier à Dakar. ‘Qu’on le veuille ou non [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après avoir longtemps été qualifié ‘d’exception démocratique’ en l’Afrique, le Sénégal pourrait, s’il investissait judicieusement dans la finance islamique, devenir à présent l’exception économique du continent en mutation.C’est l’idée défendue par le Pdg de Millenium Finance Corporation, Kéba Keinde, qui présidait un séminaire sur la finance islamique hier à Dakar.</strong></p>
<p><a href="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/DakarRéunion.jpg" rel="lightbox[5291]" title="DakarRéunion"><img class="alignleft size-full wp-image-5292" title="DakarRéunion" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/DakarRéunion.jpg" alt="" width="276" height="183" /></a>‘Qu’on le veuille ou non l’Afrique va se développer. La question est : comment être les principaux acteurs et bénéficiaires de ce développement forcé ?’, s’est interrogé, hier, Kéba Keinde à l’ouverture d’un séminaire de trois jours sur la finance islamique. Pour le Pdg de Millenium Finance Corporation (Mfc &#8211; Dubaï), il est important, dans ce contexte de mondialisation, que le Sénégal reprenne sa place de leader, et qu’’après avoir été l’exception démocratique, qu’il devienne l’exception économique’, insiste-t-il. Persuadé que la culture de la Téranga, forte malgré la mondialisation, et la valeur des ressources humaines sénégalaises dans tous les domaines sont des avantages pour le pays, il appelle désormais l’Etat et les investisseurs nationaux à capter tout le potentiel de la finance islamique en Afrique de l’Ouest. ‘Ça crée de la valeur pour le Sénégal et beaucoup d’emplois rémunérateurs et de bonne qualité. Nous ne voulons pas rater cette opportunité mais il faut que le gouvernement soit pro actif dans ce domaine’, a-t-il expliqué. Et cette opportunité consiste, selon lui, à profiter de ce domaine en pleine croissance. En effet, ajoute le Pdg de Mfc-Dubaï, la finance islamique représente, selon les dernières statistiques, environ mille milliards de dollars, alors qu’au début des années 2000 elle n’en représentait que 150. Et, poursuit-il, les prévisions pour 2020 tablent sur 4 mille milliards de dollars Us.</p>
<p>C’est donc une ‘croissance très rapide, voire exponentielle’, conclut-il avant d’en développer les caractéristiques qui la différencient de la finance dite ‘conventionnelle’. Tout d’abord, dit Keinde, il s’agit d’un système financier basé sur un partage de profit et non pas sur des intérêts. Ensuite, elle a une composante éthique importante puisqu’elle obéit aux principes de la Charia (loi islamique). Enfin, sa structure de fonds est censée ‘attirer des fonds d’investissements car elle crée des places d’actifs modernes ; ce qui permet d’avoir accès à une manne financière importante des pays arabes mais aussi des pays européens’, explique le président de séance. Qui estime que ces différents intérêts pourraient bénéficier au Sénégal s’il a une attitude pro active pour attirer les investissements. Cela passerait, selon Kéba Keinde, par des réformes. Du cadre réglementaire, dans un premier temps, pour permettre aux banques islamiques de se refinancer sur le marché local. Mais aussi des réformes d’ordre fiscal, dans un second temps, pour éviter de rendre les banques islamiques moins compétitives que celles conventionnelles.<span id="more-5291"></span></p>
<p>Et ce, sur fonds d’investissement de l’Etat pour développer les compétences locales. Mais, au-delà même des pays arabes où les musulmans sont majoritaires, Keinde est convaincu qu’’aujourd’hui, il y a une acceptation globale de la finance islamique’. Elle a, selon lui, fait ses preuves et aurait pu constituer une alternative à la crise financière globale. ‘Elle a interpellé les gens parce que sa nature est basée sur des principes éthiques et sur des effets de leviers moins importants et sur le fait que tout financement doit faire l’objet d’un actif sous-jacent. Si ces principes avaient été suivis, on n’aurait pas eu de crise globale financière. Or, les gens se sont soudain réveillés en disant +tiens, peut-être que la finance islamique est finalement la solution aux problèmes globaux+’, conclut-il.</p>
<p>Anaïs TANKAM (Stagiaire)</p>
<p>http://www.walf.sn/</p>
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		<title>Halal, un marché à potentiel, une association de consommateurs musulmans.</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 21:04:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Spécialisé dans le marketing, le cabinet Solis publie une étude dont les résultats sont relayés par LSA, qui montre que le halal poursuit sa progression en GMS (source LSA d’après Horizons Shoppers 2012, enquête réalisée auprès de 1405 individus âgés de 18 à 64 ans dans les populations originaires du Maghreb vivant en France). Ainsi, la pénétration de ces produits atteint, en charcuterie, 80% des acheteurs de produits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><img title="Grande distribution, l'étude de Solis table sur une croissance du marché halal, l'UFCM, l'union française des consommateurs musulmans, est créée." src="http://www.agro-media.fr/sites/default/files/marche_halal_grande_distribution_ufcm_consommateurs_musulmans.jpg?1326794113" alt="Prévision de croissance du marché halal et naissance de l'UFCM." width="275" height="183" /></div>
<div></div>
<div>
<p>Spécialisé dans le marketing, le <strong>cabinet Solis </strong>publie une étude dont les résultats sont relayés par <strong>LSA</strong>, qui montre que le <strong>halal </strong>poursuit sa progression en <strong>GMS </strong>(source <strong>LSA d’après Horizons Shoppers 2012</strong>, enquête réalisée auprès de 1405 individus âgés de 18 à 64 ans dans les populations originaires du Maghreb vivant en France).</p>
<p>Ainsi, la <strong>pénétration de ces produits </strong>atteint, <strong>en charcuterie, 80% </strong>des acheteurs de produits halal. Cette pénétration est également importante dans les <strong>plats cuisinés (27%)</strong>ainsi que dans les <strong>bonbons (18%)</strong>.</p>
<p>On observe par ailleurs que de nouveaux acheteurs sont recrutés par la <strong>grande distribution</strong>. L’étude du cabinet Solis donne deux raisons à cela :</p>
<ul>
<li>l’<strong>accroissement de la diffusion des offres</strong>,</li>
<li>ainsi que l’<strong>augmentation des actions promotionnelles </strong>initiées par certains acteurs du marché, notamment autour de la période du <strong>Ramadan 2011</strong>.</li>
</ul>
<p>Sur 2011, les <strong>marques nationales déclinées halal </strong>(comme <strong>Fleury Michon </strong>ou <strong>Herta</strong>) ont cédé du terrain aux MDD. L’étude conclut que, étant donné la marge de progrès existante concernant la <strong>gestion du merchandising </strong>des <strong>rayons halal</strong>, le <strong>potentiel de croissance de ce segment </strong>est encore important.<span id="more-5287"></span></p>
<p>Autre information, l’<strong>Union française des consommateurs musulmans </strong>a récemment été créée. Le texte de présentation de l’association explique : « Très peu écoutés, singulièrement méprisés, [les musulmans] n&#8217;ont eu pourtant de cesse de dire leur mécontentement. Dans la presse, à la télévision, les révélations ont succédé aux révélations sans qu&#8217;il n&#8217;y ait de véritable changement. Ni les autorités publiques ni les acteurs économiques n&#8217;ont daigné les écouter. Pire, la plupart des industriels impliqués dans ce marché ont décidé d&#8217;aller plus loin et de légitimer des pratiques inacceptables pour les <strong>consommateurs musulmans </strong>».</p>
<p>Les créateurs de cette structure expliquent que leur objectif est d’« offrir une voix à l’ensemble des consommateurs face à des acteurs économiques pas toujours respectueux de ceux qui pourtant assurent leur pérennité ». Parallèlement, le <strong>Conseil français du culte musulman </strong>travaille depuis un moment déjà sur l’élaboration d’une « <strong>charte du halal </strong>».</p>
<p>http://www.agro-media.fr/</p>
</div>
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