Archive for the ‘Nationale’ Category
Quick : « Le halal a doublé notre clientèle »
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 4th septembre 2010

Jacques Raboin a été le premier à introduire la viande halal dans la grande chaîne française de fast-food. Photo DDM. Frédéric Charmeux
Jacques Raboin, patron du Quick du Mirail a été le premier de cette enseigne à lancer le fast-food halal. Un an après il a été rejoint par 21autres franchisés en France.
C’est la bataille du hamburger halal : à Toulouse, le restaurant Boum Burger, route de Saint-Simon, proposait déjà une carte de sandwiches 100% halal. En juillet 2009, le restaurant Quick de Basso-Cambo a été le premier restaurant de cette chaîne française de restauration rapide, à proposer des hamburgers à base de viande certifiée halal. Une expérence concluante puisque Quick a étendu son offre à 14 de ses restaurants français. Entretien avec Jacques Raboin, patron du Quick du Mirail.
Que pensez-vous de la polémique autour du halal dans les restaurants Quick ?
Je travaille sur ce projet depuis longtemps et je revendique haut et fort que cette idée est partie de Toulouse. La polémique ne m’intéresse pas mais je trouve qu’il y a eu beaucoup de désinformation à ce sujet. Il n’a par exemple jamais été question d’imposer le halal sur tous les restaurants de la chaîne mais uniquement sur les points de vente où la demande était forte. Comme ici au Mirail, où 75 % de la clientèle est d’origine musulmane. Je constate que nous avons multiplié la clientèle par deux, ce qui signifie que nous répondons à un besoin. Du coup ce niveau d’activité supplémentaire a nécessité des embauches. J’ai recruté 25 CDI et 3 personnes en formation manager.
Le passage au tout halal a-t-il été compliqué.
Assez. Il fallait trouver des fournisseurs certifiés et respecter les normes avec des contraintes de matériel, de préparation et d’organisation du travail. Nous avons dû mettre en place des process. Il a fallu ensuite convaincre d’autres responsables de la chaîne, certains étaient farouchement contre, d’autres convaincus, d’autres interrogatifs. Mais j’avais des arguments économiques.
Quelle est la différence entre un hamburger halal et un hamburger normal ?
Dans le goût et le prix absolument rien. Les bêtes viennent des mêmes provenances. Ce sont les méthodes d’abattage qui sont différentes. Conformément au culte musulman, les recettes contenant du porc ont été supprimées. Sinon ce restaurant ne se démarque pas des autres question décoration ou vêtements des serveurs.
Avez-vous eu des réactions négatives ?
Peu, car je suppose que ceux qui refusent le halal ne viennent plus ici. Par contre, on a vu arriver des familles dont les enfants n’avaient jamais mangé de hamburgers.
Après celui du Mirail, ouvrirez-vous un autre halal ?
Non, ce sera le seul des 11 restaurants à Toulouse. Sur les 366 fast-food du réseau Quick de France, 22 proposent des burgers halal.
Fin du ramadan
La période du Ramadan se termine jeudi prochain, le 9 septembre. La fréquentation du Quick de Basso Cambo s’est considérablement ralentie en journée durant ce jeûne observé par les musulmans pratiquants. L’an dernier, le jour de l’Aïd (fin de la période du ramadan) le Quick avait « fait le chiffre d’affaire d’une semaine en un seul jour », confie Jacques Raboin.
http://www.ladepeche.fr/
Finance Islamique : nouvelles instructions fiscales
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, Consommation, Halal, Nationale le 2nd septembre 2010
De bonnes nouvelles pour la rentrée 2010 de la finance islamique – Publication dans le bulletin officiel d’instructions fiscales pour 4 produits de la finance islamique
Pour aller de l’avant…
Attendues depuis plusieurs mois par les professionnels de la Place, et annoncées depuis le 7 juillet 2010 par Madame Christine Lagarde,  Ministre de l’Économie à l’occasion des Rencontres Financières Internationales de Paris, quatre nouvelles instructions fiscales viennent marquer la rentrée 2010 de la finance islamique .
Depuis leur publication le 24 août 2010 au Bulletin Officiel des Impôts, la France dispose désormais d’un régime fiscal adapté pour les opérations de type Sukuk (proche des obligations conventionnelles), Mourabaha (achat-revente avec marge servant de financement), Ijara (proche d’un crédit-bail) et Istisna vente d’un bien livré à échéance proche de la VEFA) et confirme ses ambitions en matière de finance islamique.
Il est important de souligner l’effort positif et constructif des professionnels et la volonté des autorités d’aller de l’avant. C’est donc un signal fort qui est lancé aux acteurs de la finance islamique.
Si l’optique est toujours d’offrir le même traitement fiscal aux opérations de finance conventionnelle et aux opérations de finance islamique, on note que l’approche a évolué. Plus à l’écoute des professionnels, l’administration à su corriger les erreurs qui marquaient les premiers textes fiscaux en la matière. Les deux premières instructions revisitent ainsi le régime fiscal applicable aux opérations de sukuk et de murabaha et remplacent les dispositions de l’instruction du 25 février 2009 .
Sans entrer dans le détail des textes, on peut retenir que ces quatre instructions ont pour trait commun de ne pas se limiter à un montage particulier mais de poser un véritable cadre général. Libre ensuite aux acteurs de structurer, dans ce cadre de droit français, des opérations potentiellement compatibles avec le droit musulman. L’accompagnement par les experts et savants spécialisés en la matière reste nécessaire.
La plupart des produits évoqués par lesdites instructions fiscales s’inscrivent dans le champ d’activité des établissements de crédit (avec les exceptions que prévoit la loi bancaire) , toutefois les grandes entreprises françaises peuvent désormais prétendre attirer les investisseurs grâce aux Sukuk.
L’intérêt pour les investisseurs et clients des banques, qu’ils soient français ou étranger
Ces instructions fiscales devraient accélérer le développement d’opérations aussi bien au niveau de la banque d’investissement, avec des émissions d’obligations islamiques (Sukuk) ou des financements de grands projets, qu’au niveau de la banque de détail, avec des opérations de crédit-bail islamique (ijara) et d’autres types de financement d’actifs et de fonds de roulement (mourabaha et istisna).
A noter par exemple toutes les possibilites offertes par le contrat d’ijara (proche du crédit-bail) que ce soit pour les professionnels et leurs biens d’exploitation et immobiliers et les particuliers pour les financements comme l’automobile, les biens de consommation durables (crédit-bail mobilier) et l’immobilier (Mourabaha ou Ijara).
La rentrée 2010 s’annonce donc chargée pour la finance islamique
Tandis que différents groupes bancaires français multiplient ces derniers mois les études sur les potentialités du marché bancaire islamique en France, mais hésitent à se lancer en premier, ce sont des initiatives privées qui promettent d’animer les prochains mois.
Dans cet élan et dans la continuité de ses activités qu’elle mène depuis 5 ans sur le terrain, l’association Aidimm proposera prochainement une initiative concrète à ses adhérents, afin nous l’espérons, d’encourager les acteurs économiques.
http://aidimm.com/
Hypers / Tout sous le même toit
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 31st août 2010
Cinq mètres de vitrines réfrigérées avec des saucisses, du jambon de dinde ou du poulet estampillés halal.En 2010, cette partie du rayon boucherie de l’hypermarché Leclerc de Champfleury ne choque plus personne.
C’est l’illustration de la conversion opérée ces dernières années par les grandes surfaces alimentaires et leurs fournisseurs.
Elle répond tout simplement à l’intangible logique du commerce. «L’offre s’élargit et la demande se développe.On est là tout simplement pour vendre les produits qui se vendent. Et en bons commerçants, on ne peut donc pas rester à côté de ce marché», souligne Jean-Paul Pageau, patron des Leclerc rémois et de la centrale du Nord Est Scapest. L’enseigne se targue en plus d’être moins chère que les commerces de quartiers traditionnels. Les clients ont donc pris leurs habitudes en hyper où ils trouvent désormais tout le halal sous le même toit et au bon prix.
Le concurrent Carrefour se positionne lui aussi sur ce nouveau marché. Les hypers de l’enseigne ont entre 100 et 300 produits halal dans leurs rayons épicerie et entre 20 et 45 références en boucherie.Pour le ramadan, le groupe a même dopé ses approvisionnements et imprimé un catalogue spécifique «Mille et une saveurs».
Comme l’a déjà fait Casino, Carrefour travaille même à créer sa propre gamme de produits halal. Selon le site al-kanz, cette sœur des Carrefour Discount et Reflets de France pourrait se prénommer Sabrina…
Réponse de la mosquée d’Evry: «On n’a rien à cacher»
La mosquée d’Evry-Courcourronnes fait partie des organismes dont les certifications sont critiquées. En réponse, son « coordinateur social et administratif », Ali Sedouki, a expliqué le processus pratiqué à Evry. « Quand un abattoir veut recevoir notre certification halal, on demande à ce qu’une association musulmane ou une mosquée des alentours nous recommande un sacrificateur. Ce doit être une bonne personne et un pratiquant. Ensuite, nous lui remettons une carte. Après, nous allons visiter l’abattoir et ses installations. On discute avec les musulmans pratiquants qui travaillent sur place et nous leur demandons s’ils veulent accepter le rôle de contrôleur. Enfin, nous signons une convention avec le patron de l’abattoir. Un article précise bien qu’il faut laisser le champ libre au contrôleur. Lorsque le contrôleur voit quelque chose qui ne va pas, il la refuse et m’appelle à la mosquée d’Evry. » La mosquée et le patron s’étendent aussi sur le paiement d’une somme forfaitaire annuelle associée à cette certification. Quels sont les montants ? « Ce n’est pas grand-chose on ne veut pas que cela pèse sur les prix ».
Que pense M. Sedouki du débat sur les certifications ? « Je ne vais pas dire qu’on est mieux que tout le monde. C’est au consommateur de juger. Et pour cela il faut qu’il s’informe. On met nos coordonnées sur les étiquettes et on répond au téléphone, sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre. On n’a rien à cacher. »
Le responsable de la mosquée de Paris n’était pas disponible au moment de notre enquête pour répondre à nos questions.
Le CRCM / Une règle du jeu
Plus mesuré dans ses propos, Mohamed Iboudaaten, président du conseil régional du culte musulman de Champagne-Ardenne, est également critique en matière de certification halal et regrette amèrement qu’elle ne soit pas «définie juridiquement» et mal encadrée. «On peut légitimement se demander si ceux qui accordent des certifications disposent d’un nombre de contrôleurs suffisants.» Ce qui arrangerait les entrepreneurs. «Aujourd’hui, ils peuvent se dire, j’ai des étiquettes, je m’en sers comme je veux, pourquoi irai-je chercher un organisme de contrôle qui me cassera les pieds? Le consommateur, lui, est perdu, il ne sait à quel saint se vouer.»
Membre de la commission halal du CFCM, il prône «une règle du jeu commune à tous».
http://www.lunion.presse.fr/
« L’absence d’un label unique est un frein »
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 31st août 2010

Abbas Bendali : « Personne n’a une lecture vraiment fine de la population qui consomme des produits halal. .»
Abbas Bendali, de l’agence Solis, spécialisée dans le marketing ethnique, décrypte les tenants et aboutissants du marché du halal.
Pourquoi les produits halal apparaissent désormais au grand jour sur les panneaux quatre par trois ou dans des spots de pub télévisés ?
L’évolution s’est faite naturellement durant les trois dernières années et plus particulièrement durant les dix-huit derniers mois avec l’arrivée sur le marché des grands groupes agroalimentaires de type Fleury-Michon, Herta ou LDC avec une marque comme Reghalal qui ont développé des gammes complètes de produits. Leur débouché naturel est la grande distribution alors que jusque-là on avait affaire à des PME qui diffusaient leurs produits un petit peu dans la grande distribution mais surtout dans le commerce traditionnel.
Par conséquent, la grande distribution a fait de l’espace dans les linéaires et, mécaniquement, les ventes ont augmenté de manière significative. Les grandes marques ont utilisé, comme à leur habitude, tous les moyens marketing et les moyens médias. Et face à ces grands rouleaux compresseurs, les petites marques ont livré elles aussi une bataille sur les points de vente et dans les médias.
Pourquoi les industriels, qui depuis des décennies observent les habitudes des consommateurs français ou vivant en France, se sont réveillés un beau matin en se disant qu’il leur fallait faire désormais des gammes de produit halal ?
En fait personne n’a une lecture vraiment fine de la population qui consomme des produits halal. Aujourd’hui en France, on n’a pas de statistiques ethniques. […] En plus, il y a tout un tas de croyances qui font que l’on n’a pas beaucoup interrogé ces populations. On a toujours considéré qu’elles se confondaient avec celles des Français moyens. Or, elles ont des caractéristiques et des besoins particuliers.
On a cru aussi que c’était une population qui n’avait pas beaucoup de pouvoir d’achat. Sauf qu’à partir de la deuxième génération, il y a une redistribution des cartes. Leur horizon, c’est l’hexagone, il n’y a pas ce mythe du retour et de la construction de la maison au pays pour les vieux jours. Donc toute une partie de l’épargne est disponible pour consommer et investir en France surtout que, sans parler de « beurgeoisie », les jeunes couples ont accès à des métiers supérieurs, sont deux à travailler et ont moins d’enfants que n’en avaient leurs parents. Toutes ces choses ont été comprises un peu tardivement.
Peut-on faire confiance aux étiquettes halal ?
C’est tout le débat. On sait que le consommateur veut un label halal, dans 92 % des cas, et qu’il veut qu’un organisme le certifie. Il y a quatre principaux organismes par lesquels transitent les certifications. On peut légitimement se dire qu’en mutualisant leurs moyens on pourrait arriver à un label unique avec une charte la plus claire possible qui réponde aux attentes des consommateurs et aux préceptes de l’Islam. Il n’y a qu’un label rouge, qu’un label agriculture biologique, c’est ce qui rassure le consommateur. L’absence de label unique halal peut être un frein au marché. Le consommateur peut se demander à quel organisme se fier. Sinon il y aura toujours un doute. Il faut la police mais aussi la police des polices. C’est comme cela que les choses fonctionnent.
Quels sont les enjeux économiques de la certification ?
En France, il y a une carte à jouer sur le marché du halal. La France est très bien armée par rapport à la compétition internationale compte tenu de son marché domestique important et de son expérience acquise. Le marché international peut être très intéressant surtout si l’on rajoute une surcouche de label qualité made in France. Cela peut passer aussi par un label européen.
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REPÈRES
Halal: désigne ce qui est permis pour le musulman. Haram désigne ce qui est interdit pour le musulman. Ces deux notions s’appliquent notamment dans le domaine alimentaire.
Viande halal: pour qu’une viande soit halal, il ne faut pas que la bête souffre pendant son abattage. La bête doit être égorgée, selon le rite islamique. Les définitions peuvent connaître des variantes, mais en général il est dit que ce rite impose d’abord que la bête soit égorgée consciente et non étourdie, avec une lame très tranchante. Il ne faut que sectionner l’œsophage et les deux veines jugulaires. Le sacrificateur qui doit être en principe musulman doit prononcer des paroles sacrées pendant l’acte. Pour pratiquement tout le monde, la bête doit être orientée vers la Mecque.
Certification halal: elle n’a pas de définition juridique. Difficile d’attaquer ceux qui apposent indûment des étiquettes halal sur leurs produits.
Marché du halal: il devrait représenter 5,5 millions d’euros en 2010. On estime à cinq millions le nombre de «consommateurs de culture musulmane» en France. (Source Solis)
http://www.lunion.presse.fr/
Halal : vrai business et faux-semblants
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 31st août 2010

Plus personne ne semble choqué, aujourd’hui, par les emplacements réservés aux viandes halal dans les rayons boucherie des hypers. Les marques spécialisées revendiquent leur identité. Les secteurs de l’élevage et de la boucherie doivent s’adapter. C. LANTENOIS / DR / D.GUTEKUNST / Maxppp
Les produits conformes aux interdits musulmans s’affichent désormais au grand jour. Les géants de l’agro-alimentaire se sont convertis à ce marché estimé à 5.5 milliards d’euros. Mais des défenseurs des consommateurs contestent la fiabilité des labels.
Des produits halal dans les spots télévisés en prime-time sur les chaînes françaises. Qui l’eût cru il y a quelques années encore ?
Les temps changent, les mÅ“urs évoluent, dira-t-on. Mais ce sont surtout les services marketing des grands groupes agroalimentaires qui se sont aperçus que les consommateurs de « culture musulmane » représentaient un marché qu’ils étaient bien bêtes d’ignorer jusqu’à présent.
Les Fleury-Michon et Nestlé travaillent à rattraper les PME qui pendant des décennies ont nourri leur croissance sur ce secteur discret mais porteur.
On estime qu’en 2010 le marché du halal pèsera 5,5 milliards d’euros et que les consommateurs adeptes de ces produits sont quelque cinq millions en France. Mais cela ne veut pas dire qu’ils veulent qu’on leur serve forcément du halal à la sauce orientale. Ces consommateurs qui appartiennent parfois à une « beurgeoisie » bien enracinée en France veulent aussi manger, en version halal, de la tartiflette et du petit salé aux lentilles.
Une jeune « beurgeoisie » veut manger des petits plats bien français en version halal
Ces grands écarts culturels sont maintenant permis par les industriels qui redoublent d’imagination pour profiter d’un formidable et parfois inespéré relai de croissance. C’est là que se pose l’épineux problème de la certification halal contre laquelle certains tirent à boulets rouges. Faut-il un gendarme derrière chaque « sacrificateur rituel » pour vérifier qu’il égorge les bêtes, selon un modus operandi précis, en les tournant vers la Mecque ?
La question fait partie d’un débat qui a trait autant au respect du consommateur qu’aux intérêts d’une industrie française qui, si elle bénéficiait d’un label reconnu juridiquement, aurait tout à gagner sur son marché intérieur comme à l’export.
Dossier Julien Bouillé
http://www.lunion.presse.fr/
Islam : Le Ramadan vu de notre ville, quelques commerces pour rompre le jeûne
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale, SAWM le 31st août 2010
Les Musulmans ont débuté leur Ramadan 2010 le 11 aoùt dernier, comme leur impose l’Islam, leur religion, du moins pour les Musulmans pratiquant. Il correspond au neuvième mois lunaire du calendier musulman. C’est donc la bonne période pour (re)découvrir cette diversité culturelle avec nos papilles.
Nous avons donc fait un petit tour des commerces de notre ville de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) proposant des offres particulières à cette occasion. Occasion de rencontrer des commerçants de proximité qui nous ont tous réservés un accueil chaleureux et nous tenons à les remercier du temps qu’ils on bien voulu nous accorder. Il va de soit que la liste n’est pas exhaustive et que les commerces cités ne présentent pas de caractère publicitaire. Si un commerçant de Noisy-le-Sec avait été oublié, qu’il n’en soit pas froissé et qu’il nous contacte. Nous seront heureux d’enrichir cet article initial d’informations complémentaires.
Centre-Ville-Mairie
La Boucherie du Marché
Place Dreyfus
La Boucherie du marché, place Dreyfus à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions
Le Patron des lieux nous y accueille avec le sourire. En plus de sa viande de qualité, la boucherie du marché propose spécifiquement pour cette période, du pain Kabyl, de la Zlabia et des gateaux orientaux. Le tout est « fait maison ». Fermée le dimanche.
La Boulangerie du Marché « L’épi d’or »
Place Dreyfus
La Boulangerie du Marché, l’Epi d’Or, place Dreyfus à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions
Ce sympatique commerçant que nous avions évoqué sur nos pages en février dernier puisqu’il s’était vu décerner le 3ème prix de la baguette de tradition française, propose en cette période divers produits spécifiques : Pain de semoule, Zlabia, Kelb ellouz (coeur d’amande) et du Makroud. Fermeture hebdomadaire le jeudi.
Le Restaurant « Chez Davny »
13, rue de Béthisy
Le Restaurant « Chez Davny » 13, rue de Béthisy à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions
Le jeune couple qui tient ce restaurant, qui par ailleurs fait salon de thé, vous propose pour l’occasion : Des Bricks (poulet, viande, thon,..), des banatages, de la chorba, ainsi que M’Smen et M’Hajeb. Tous les produits sont faits maison y compris les frites. Il fait également salon de thé dans un décor tout en couleurs et des compositions murales très modernes.
Centre-Ville-Gare
Le magasin Symply Market
Rue Jean Jaurès angle Bd Gambetta
Magasin Simply-Market de Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions
Vous y trouverez, en plus des rayons halal habituels, un espace spécial Ramadan, où vous pourrez trouver entre autres : Halawa (nature, aux amendes, aux pistaches,..), différentes épices, des sauces, du sirop de glucose pour patisseries, du lait fermenté, des haricots blancs, des pois chiche,… Bref tout ce qu’il vous faut pour cuisiner chez vous vos plats préférés.
La boucherie Marzouk
Rue Jean Jaurès angle Bd Gambetta
La Boucherie Marzouk à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions
Contrairement à l’année dernière, cette boucherie halal, à la réputation qui dépasse largement les frontières communales, ne propose pas spécifiquement de produits pour cette période. En revanche sa viande y est excellente dans cette boutique à la façade élégante. Vous y trouverez des morceaux de choix pour la soupe de chorba et de la harira traditionnelle. De quoi se faire de bons plats pour rompre le jeûne.
Le fast-food Chicken Casbah
98 rue Jean Jaurès
La maison Chicken Basbah à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions
Accueil chaleureux des responsables des lieux, très fiers de nous présenter leurs produits faits maison spécifiquement pour la période du Ramadan. Vous pourrez y trouver : Zalabia, patisserie orientale, methor, galette kabyle, dattes et loucoums, lait fermenté et le soir du thé à la menthe. Vos hôtes vous y accueille jusqu’à 22h00.
Square Stéphenson
A la boulangerie-patisserie, vous trouverez de la patisserie orientale, des galettes kabyles, zalabia, et dattes.
Boulangerie-Patisserie du square Stéphenson à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions
A la boucherie du square Stephenson, Vous pourrez trouver des dattes.
Voici le Calendrier du Ramadan 2010 / 1431 avec les heures de prières et de jeûne de l’Hégire à Paris.

Bon Ramadan à tous.
Muriel Nicolau-Bergeret
http://jenbproductions.canalblog.com/
Délices d’Atlantis est élu « meilleur kebab du 44 » – Saint-Herblain
Posté par admin dans Actualités, Consommation, Halal, Nationale le 31st août 2010
Les consommateurs ont attribué leurs notes : l’enseigne herblinoise est première du classement des meilleurs kebabs de Loire-Atlantique sur le site kebab-frites.com. 83 autres restaurants y sont référencés.
« Meilleur kebab du 44 » depuis juillet
Qu’est-ce que ça fait ? « Je suis très fier que ce soit l’avis des clients », répond Ibrahim Karatas, gérant de Délices d’Atlantis. Les amateurs de pain fourré à la viande grillée ont attribué des notes sur le site kebab-frites.com, qui référence les enseignes du département. Les critères ? La qualité de l’accueil, mais aussi des crudités, de la viande, des frites, des sauces, et aussi la fraîcheur des aliments et l’hygiène du restaurant. « Ici, on fait tout nous-mêmes. Et je ne cuisine que des frites fraîches, pas surgelées. »
Viande de boeuf, halal
Ibrahim Karatas est persuadé que c’est sa viande qui fait toute la différence. Il dit être le seul du département à mettre du boeuf dans ses kebabs. « Là où les autres mélangent dinde et poulet. Mon boeuf est garanti sans gras. Je travaille beaucoup avec les nénettes qui font attention à ce qu’elles mangent… », sourit le gérant. Et sa viande est halal, « comme tout ce que je cuisine ici » (il y a aussi des émincés de poulets, mais pour un autre plat, et des brochettes de dinde). Pour lui, avoir été élu premier kebab de Loire-Atlantique, c’est en quelque sorte une récompense pour la viande halal en général.
Initiation
Pourtant, selon Ibrahim Karatas, 90 % de sa clientèle est française. Une clientèle d’habitués qui vient essentiellement le midi, puisqu’elle travaille dans les bureaux alentours. « Les 10 % restants, d’origine étrangère, viennent plutôt pour le dîner. » Mais d’ailleurs, ces clients : que des jeunes ? « 80 % de mes clients sont des gens qui n’avaient jamais testé, qui ne savaient même pas ce qu’était une sauce blanche ni par où commencer un kebab, rit le gérant. Alors je les ai briefés, et fidélisés. »
À domicile
Il y a autre chose qui distingue Délices d’Atlantis des autres spécialistes du kebab du coin : « Aujourd’hui, je suis le seul sur l’agglo nantaise à faire de la livraison à domicile. Je livre deux à trois fois par jour, sur Saint-Herblain. »
Et enfin, il y a le site Internet de l’enseigne (www.delices-atlantis.fr). C’est rare, pour un kebab.
Réorientation
Ça fait trois ans que l’homme a ouvert son restaurant. Il est commercial de formation. Son épouse, Salma, est une très bonne cuisinière, selon ses dires. Ils ont regroupé leurs compétences. « J’ai été jeune, moi aussi. J’ai mangé beaucoup de kebabs. À la fin, j’ai été dégoûté par la viande de poulet qui débordait dans tous les sens… J’ai eu envie de sortir de l’ordinaire, de me démarquer, de faire un truc classe. » À en juger par les appréciations des clients, mission accomplie.
Enfant des quartiers
D’origine turque, Ibrahim Karatas a grandi à Preux-La Harlière. « Dans les quartiers, la tentation est énorme. Vous pouvez partir à la dérive du jour au lendemain. » Mais il assure ne jamais avoir eu peur pour son avenir. « J’ai toujours eu la tête sur les épaules et j’ai gardé les yeux sur mon parcours. Je n’ai jamais eu aucune appréhension par rapport à ma nationalité, à ma religion. »
Délices d’Atlantis, du lundi au samedi, de 11 h à 21 h 30. 1, place du Cap-Sizun. 02 40 92 01 53, www.delices-atlantis.fr
Lucile MÉTOUT.
http://www.ouest-france.fr/
Les instructions fiscales sur la finance islamique sont publiées
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, Consommation, Halal, Nationale le 31st août 2010
Annoncées par Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, pour le début juillet, c’est finalement hier que les instructions fiscales destinées à faire de Paris le hub de la finance islamique en Europe continentale ont été publiées par l’administration. « C’est le fruit d’un travail collectif mené depuis février 2009 et qui a réclamé la consultation de nombreux banquiers, avocats, juristes islamiques, explique Gilles Saint Marc, associé chez Gide Loyrette Nouel. Il correspond tout à fait aux attentes de la place et des différents acteurs concernés. »
Ces instructions portent sur les opérations dites « sukuk » (titre représentatif de la copropriété d’un actif tangible ou de l’usufruit de cet actif), « murabaha » (l’émetteur joue un rôle d’intermédiaire : un vendeur vend un actif à un financier islamique qui les revend à un investisseur moyennant un prix payable à terme), « ijara » (type de location-vente par lequel l’investisseur achète un équipement et le loue à une entreprise en crédit-bail) et « istisna’a » (contrat selon lequel une partie demande à une autre de lui construire un ouvrage contre rémunération. Le paiement est assuré au fur et à mesure de la construction).
Avec ce nouveau cadre fiscal, la France se retrouve aux avant-postes de la finance islamique en Europe continentale et espère attirer les investisseurs appliquant les préceptes de la charia. « Il est difficile cependant d’anticiper pour l’heure l’impact de la mise en place de ces outils, mais il contribue à faire de Paris un cadre attirant pour ces opérations financières », estime Gilles Saint Marc.
L. B., Les Echos
http://www.lesechos.fr/
La place de Paris s’ouvre à la finance islamique
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, Consommation, Halal, Nationale le 30th août 2010
Après un travail de plus d’un an, Bercy a publié mardi 24 août des instructions fiscales qui donnent à la finance islamique un nouveau cadre réglementaire. Paris veut ainsi attirer les fonds d’investissement du Moyen-Orient et devenir la première place financière de l’Europe continentale pour ce type de placements
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Que change la nouvelle réglementation ?
« L’objectif était, sur le plan fiscal, de placer les opérations conventionnelles et celles issues de la finance islamique sur un pied d’égalité et de s’assurer ainsi qu’il n’y a pas de discrimination », explique Gilles Saint Marc, associé au cabinet d’avocats Gide Loyrette Nouel. Cet avocat a participé au travail lancé il y a plus d’un an sous l’égide du ministère des finances afin d’élaborer les instructions fiscales publiées mardi 24 août.
Le groupe d’experts réunissait des banquiers, des juristes, des représentants de l’administration et des « scholars », ces jurisconsultes du droit musulman, spécialistes de la charia. « Jusque-là , les dispositions fiscales françaises avaient été pensées pour des opérations financières conventionnelles.
Il a fallu étudier de quelle manière ces mesures pouvaient être applicables aux opérations de finance islamique. Les nouvelles instructions que nous avons bâties portent sur l’application à la finance islamique de la TVA, de l’impôt sur les sociétés ou encore des droits d’enregistrement », détaille Gilles Saint Marc.![]()
Quelles sont les opérations pratiquées par la finance islamique ?
La finance islamique moderne n’a pris son essor que dans les années 1990 et on estime que moins de 1 % des actifs financiers détenus par des musulmans sont investis dans cette classe d’actifs. Le besoin d’un système de finance spécifique aux musulmans résulte du verset 275 de la deuxième sourate du Coran : « Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt. » La banque islamique propose plusieurs mécanismes pour se conformer au Coran.
Les sukuk sont des titres financiers, dont la rémunération et le capital sont indexés sur la performance d’un ou plusieurs actifs détenus par l’émetteur. Ces produits sont utilisés par les banques d’investissement.
La mudarabah est un contrat entre un détenteur de capital et un entrepreneur. Le profit est distribué entre les deux parties selon un ratio prédéterminé. La perte financière est subie uniquement par les financiers.
La musharakah consiste, pour la banque islamique, à participer au financement de l’acquisition d’un bien immobilier : 90 % des fonds sont apportés par la banque et le reste par le particulier. Le remboursement obéit à un tableau d’amortissement qui comprend, outre le capital principal, les bénéfices tirés par la banque de l’opération.
L’ijarah est une sorte de leasing, par lequel la banque achète des machines et des équipements puis en transfère l’usufruit au bénéficiaire pour une période durant laquelle elle conserve le titre de propriété de ces biens.
L’istina est un mode de financement à moyen terme. C’est un contrat de fabrication où le vendeur accepte de fournir à l’acheteur, dans un certain délai et à un prix convenus, des biens spécifiés après leur fabrication conformément au cahier des charges.![]()
Quel est l’intérêt de cette adaptation réglementaire ?
L’intention première est d’attirer les fonds souverains des pays du Golfe vers la place de Paris. Bercy estime que « la finance islamique représente 400 à 500 milliards d’euros d’investissement à travers le monde. Le développement de la finance islamique en France est un enjeu pour attirer sur notre territoire une part de ces investissements ».
Pour l’instant, le ministère français des finances s’est concentré sur les investisseurs du Golfe. Il n’a pas encore facilité l’émergence de banques islamiques de détail qui draineraient une partie de l’épargne de la communauté musulmane vivant en France.
Pierre COCHEZ
http://www.la-croix.com/
Bron : une partie de l’église sert de mosquée pour les musulmans
Messieurs El Kessir, Louhichi et Bernin (Photo Céline Bonnaud)
La cohabitation est inhabituelle, mais d’après les protagonistes, elle fonctionne à merveille. Le père Yves Bernin de l’église Saint-Etienne du Terraillon à Bron loue les salles derrière l’édifice à des musulmans qui les utilisent pour prier.
Jusqu’en 2006, les musulmans des environs louaient un local exigü et pas aux normes de sécurité. La solution s’est concrétisée avec ces salles autrefois dédiées au catéchisme. Le curé de l’église a accueilli à bras ouverts ses nouveaux locataires et il entretient aujourd’hui des relations amicales avec les responsables musulmans. À l’occasion des fêtes, les croyants des deux religions ne manquent jamais de s’inviter mutuellement.
La situation ne devrait pas s’éterniser pour autant : une demande de permis de construire pour une nouvelle mosquée route de Genas, à Bron, devrait être déposée cet automne.
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