Archive for the ‘Actualités’ Category

Le célèbre hamburger Filet-O-Fish de McDonald’s contiendrait-il du porc ?

Par Florent Deligia

Le Filet-O-Fish, célèbre hamburger au poisson de McDonald’s pourrait contenir des traces de porc. L’information révélée par le site Internet de consommateurs musulman al-kanz.org a été relayée massivement sur les réseaux sociaux. Lyon Capitale a mené l’enquête.

Vendredi 20  janvier 2012, le site Internet de consommateurs musulmans Al-kanz.org, célèbre pour avoir à plusieurs reprises dénoncé des faux produits halal, publie une révélation qui fait grand bruit. Le sandwich Filet-O-Fish de McDonald’s, logiquement à base de poisson pourrait contenir des traces de porc dans son pain. Problème : le burger est particulièrement prisé par ceux qui ne mangent pas de cochon par conviction personnelle ou à cause d’allergie. A l’origine de l’affaire, Fateh Kimouche de al-kanz.org nous explique comment il a découvert l’affaire : « Dès octobre 2011, un lecteur m’a contacté pour me parler de cette affaire. J’ai pris le temps de vérifier. Une seconde personne m’a fourni des photographies des étiquettes qui montraient que les pains utilisés pouvaient contenir des traces de porc, ainsi que l’additif E472E qui peut être d’origine animale« . L’ensemble des photographies des étiquettes sont publiées sur le site Al-kanz.org. On peut clairement y lire: « Fabriqué dans un atelier utilisant sésame, porc, mais, lait« .

La photographie de l’emballage publiée par al-kanz.org

porc ()

Le fabricant réagit

Contacté par nos soins, Michel Sailion, représentant du fabricant de petits pains, East Balt, répond aux accusations : « Nous n’avons jamais dit que nos pains étaient halal. Nous avons publié cette information sur nos ateliers de manière volontaire alors qu’aucune loi ne nous y oblige pour le porc. Effectivement, de façon exceptionnelle, nos usines produisent des petits pains parsemés de copeaux de lardon. Cependant, entre chacune de nos fabrications, l’ensemble de la ligne de production est nettoyée. Quant à la majorité de nos pains, ils ne comportent pas de porc, y compris en ce qui concerne l’additif E472E qui est d’origine végétale issu de l’huile de tournesol ».

Un cas qui pourrait faire jurisprudence ou entraîner plus d’opacité

De la même façon, l’entreprise McDonald’s n’a jamais certifié que le Filet-O-Fish était halal. Un constat partagé par Fateh Kimouche : « Heureusement, ils n’ont jamais prétendu que c’était halal. Cependant, ils savent que le Filet-O-Fish est consommé par ceux qui ne mangent pas de porc. Quick a choisi de faire des sandwichs halal car ils avaient repéré une surconsommation des burgers aux poissons. McDonald’s ne pouvait pas ignorer cela« . Ainsi, au-delà même de la question de l’interdit religieux, l’affaire soulève une nouvelle fois la question de la traçabilité alimentaire dans les restaurants. La composition exacte des ingrédients est souvent cantonnée aux cuisines tandis que les sites officiels affichent, au mieux, la liste des allergènes les plus fréquents. Lire le reste…

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Toulouse a son association de consommateurs musulmans

Les produits halal sont de plus en plus présents sur les étals./Photo DDM
Les produits halal sont de plus en plus présents sur les étals./Photo DDM

Affaires et polémiques ont jeté le trouble. La certification « viande halal » garantit-elle vraiment le respect du rite musulman ? Les consommateurs n’ont aujourd’hui, hélas, aucune certitude. Une jeune association toulousaine, Nature Halal, prend les devants. Avec l’UFCM (Union Française des Consommateurs Musulmans), elle organise le 21 janvier prochain, à partir de 18 heures, une conférence ouverte à tous à la mosquée du Mirail Basso-Cambo. Comme l’explique le président de l’association, le but n’est pas de dénoncer des établissements, mais de sensibiliser les consommateurs musulmans face à certaines dérives : intérêts financiers, absence de garanties et de contrôle… « C’est un problème qui vient aussi de nous, qui ne faisons rien pour défendre nos droits de consommateurs. Aujourd’hui, un musulman averti et responsable a les moyens de s’informer. Mais ce que nous visons, c’est une sensibilisation collective », confie le président. Lire le reste…

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La saga du géant du plat cuisiné

Norbert Glemet est directeur général de Raynal et Roquelaure, une entreprise florissante./Photo DDM
Norbert Glemet est directeur général de Raynal et Roquelaure, une entreprise florissante./Photo DDM

Depuis 1866, Raynal et Roquelaure mise sur l’appertisé, c’est-à-dire le plat cuisiné conditionné sous emballage hermétique. L’entreprise a une activité florissante dans un marché au contexte difficile. La discrète société s’ouvre enfin au public.

Qui n’a jamais mangé un cassoulet des familles Raynal et Roquelaure ? La marque fait partie du patrimoine industriel et publicitaire français, et la firme est née comme un conte de fée au XIXe siècle à Capdenac. Il était une fois Théophile Raynal, gérant du buffet de l’énorme gare de triage, et son cuistot Ernest Roquelaure. Ils eurent l’idée géniale, en 1876, de créer sur place une société de commercialisation de leurs plats stérilisés et sous vide, dans des bocaux ou boîtes de fer blanc, c’est-à-dire « appertisés ». 135 ans plus tard, c’est toujours la même histoire. Une histoire d’hommes et de femmes passionnés qui tiennent une entreprise qui négocie avec bonheur le virage du XXIe siècle.

Il y a 15 ans, le directeur général de l’époque, Maxime Dargegen, analyse qu’il « faut rebâtir Raynal et Roquelaure. » Il confie la mission à un commercial de chez Danone qui deviendra son successeur et qui est aujourd’hui à la tête du groupe : Norbert Glemet. « On a pris notre courage à deux mains, et on a reconstruit », déclare Norbert Glemet.

En 2003, Raynal et Roquelaure rachète à Nestlé l’immense usine de Camaret-sur-Aigues (Vaucluse). Les volumes et les ventes explosent. D’un chiffre d’affaires de 46,3 millions d’euros en 2003, on en est à 138 millions pour 2011, avec, au passage, en 2005, le rachat du label des sauces Buitoni. Et la marque se diversifie dans les sauces et le micro-ondes. Elle rajeunit son image en faisant partir de rien une marque qui cartonne : Zapetti. Lire le reste…

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Une association dénonce le flou juridique qui entoure l’appellation « halal »

L'association Nature Halal organise samedi une conférence

L’association Nature Halal organise samedi une conférence à la mosquée du Mirail à partir de 18h. Photo / CTDR

Les marques dites « halal » se multiplient sur le marché agro-alimentaire. Mais les industriels ne respectent pas toujours le principe. C’est pour cette raison que l’association Nature Halal organise samedi une conférence sur le sujet.

L’UFCM (Union Française des Consommateurs Musulmans) et la jeune association Nature Halal organisent samedi à lamosquée du Mirail une conférence sur le respect du halal. « Le but est d’informer, prévenir le consommateur sur les dérives des industriels, la tracabilité des viandes et la distribution en supermarché », explique un militant de Nature Halal interrogé par téléphone. Cette conférence est organisée dans le cadre de réunions d’information et de sensibilisation des consommateurs mises en place dans différentes villes par l’UFCM.

L’association créée en 2011, a pour objectifs d’informer les consommateurs, de dénoncer les faudes détectées, de défendre une consommation plus respecteuse de l’environnement et de l’animal. Selon elle, « l’éthique musulmane est bafouée par des industriels peu scrupuleux ». En cause, la tracabilité qui ne garantit pas forcément le respect des normes pour ce type de viande. N’importe quel industriel peut se déclarer « halal » car il y a un flou juridique sur l’appellation. Les usines de fabrication n’étant pas controlées sur ce sujet, des produits peuvent se retrouver sur les mêmes chaines de fabrication que des produits contenant du porc. Une action en justice vient d’ailleurs d’être lancée par l’association contre des industriels qui vendaient des produits présentant des traces. Autre point, le respect de l’abattage rituel. Il est assez difficile à savoir s’il est bien effectué ou non. Certaines marques d’agroalimentaires disent le faire, comme  »Pierre Martinet » qui travaille en partenariat avec la grande mosquée de Lyon.

Ces problèmes n’existent pas dans le circuit de distribution traditionnel car les boucheries doivent être agrées pour bénéficier de l’appelation. L’association AVS se charge du controle et de la certification.

Angela Koslowski

Conférence : samedi 21 Janvier à la mosquée du Mirail à partir de 18h.

http://www.toulouseinfos.fr

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Le texte sur la laïcité irrite le Conseil du culte musulman

L’organisme dénonce une «violation du droit à la vie privée», après l’adoption par le Sénat d’une proposition de loi étendant le principe de laïcité aux crèches et au domicile des assistantes maternelles.

Les mères voilées veulent «être traitées comme les autres». (Photo Philippe Huguen. AFP)

Le Conseil Français du culte musulman (CFCM) a qualifié jeudi de «violation du droit à la vie privée», la proposition de loi sur le principe de laïcité dans les crèches, les centres de loisirs et chez les assistantes maternelles, adoptée mardi par le Sénat.

Ce texte a été présenté par la sénatrice Françoise Laborde (RDSE, à majorité radicaux de gauche), après une tentative interrompue, le 7 décembre, à la suite d’un vif débat, y compris au sein de la gauche. C’est l’article 3 du texte qui a suscité l’essentiel des critiques, certains experts de la laïcité l’ayant même qualifié de «grotesque».

Il prétend appliquer le principe de laïcité aux assistantes maternelles accueillant des enfants à domicile, au prétexte que «les parents peuvent vouloir une nounou qui soit « neutre » sur le plan religieux», selon Mme Laborde.

«Limitation disproportionnée»

Dans un communiqué, Mohammed Moussaoui, président du CFCM, considère que «la limitation préconisée par cette proposition de loi constitue une violation du droit à la vie privée consacré par la Convention européenne des droits de l’homme et apparaît incontestablement comme disproportionnée». Lire le reste…

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La loi sur les signes religieux dans les crèches vise l’islam

Lu sur Itinerarium, qui récuse l’idée selon laquelle cette loi toucherait aussi les catholiques :

V« le sénat a voté cette loi régulant le port des signes religieux dans les crèches. … Nul besoin de « se voiler la face » (sans jeux de mots ?) : cette loi vise principalement les dérives de l’islam, et la recrudescence de soucis qu’il pose à notre société, de l’extrémisme islamiste à la burqa, en passant par les soucis posés dans les crèches (récemment l’affaire de la crèche Babilou) et la recrudescence de foulards islamistes dans les rues françaises, rendant certains quartiers réellement et visiblement communautaires – il y a des endroits où l’on ne voit quasiement aucune femme non voilée, ceci est un fait. Je vous encourage à venir prospecter en banlieue par vous-mêmes (évidemment, pas à Neuilly…). … »

Le texte de loi, qui doit désormais passer à l’Assemblée nationale, est ici. Il concerne uniquement les établissements qui bénéficient d’une aide financière publique. Les structures privées ne bénéficiant pas de financement public demeurent libres de leur règlement intérieur.

http://www.chretiente.info/

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Serons-nous les précurseurs d’un Islam des lumières ?

Par Neïla Charchour Hachicha *

Le jugement de la chaîne de télévision Nessma pour la diffusion du film Persepolis sera une occasion de découvrir notre réel degré de tolérance par rapport à certaines valeurs fondamentales politiques et religieuses.
A savoir,
• Dans quelle mesure notre justice post révolutionnaire se veut aujourd’hui indépendante du pouvoir mais aussi des dogmes religieux.
• Dans quelle mesure la liberté d’expression et la liberté de croyance sont garanties dans notre Tunisie post révolutionnaire.
• Enfin, dans quelle mesure la tolérance fait réellement partie de notre culture musulmane.
Une condamnation de la chaîne Nessma remettrait gravement en question nos espoirs de voir notre pays avancer vers un Islam des lumières.
Par contre un non lieu inscrirait la Tunisie parmi les pays musulmans non seulement les plus modérés mais surtout les plus avant-gardistes en matière de concordance entre l’Islam et la démocratie.
Le monde nous observe et nous avons le choix d’être les passifs consommateurs d’un Islam dogmatique et obscurantiste importé ou alors les défenseurs d’un Islam moderne, éclairé, ouvert et tolérant.
Persépolis n’est qu’un dessin animé qui ne peut perturber qu’une foi faible et fragile basée sur la peur du châtiment. Quant à la vraie foi, basée sur le libre arbitre et la conviction, elle ne saurait être perturbée par aucun élément extérieur et encore moins un dessin animé.
Par conséquent, je considère qu’une condamnation de Nessma serait un manque de respect à l’intelligence du Musulman et une dévalorisation de sa capacité à avoir une vraie foi apaisée, sereine et constructive.
Comme je souhaite que mon pays soit un exemple en choisissant la voix des lumières !

* Neila Charchour Hachicha – Militante d’Afek Tounes et femme d’affaires

http://www.businessnews.com.tn/

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Manifestation pour la charia à Benghazi

Agence France-Presse

BENGHAZI – De 2 000 à 3 000 personnes ont manifesté vendredi à Benghazi, le berceau de la révolution libyenne dans l’est du pays, pour réclamer que la charia (loi islamique) figure dans la future Constitution, selon un correspondant de l’AFP sur place.

«Islamique! Islamique!», ont scandé en allusion à l’État les manifestants, dont certains brandissaient des exemplaires du Coran.

Un communiqué distribué pendant le rassemblement demande qu’un article stipulant que l’islam est religion d’État figure dans la future Constitution libyenne et qu’il ne soit pas soumis à référendum comme pourrait l’être le reste de la loi fondamentale.

Les Libyens doivent se rendre aux urnes en juin pour élire une assemblée constituante d’environ 200 membres.

«Les manifestants demandent que la charia soit la référence des lois et que cela soit clairement dit dans la Constitution», a déclaré à l’AFP Ghaith al-Fakhri, figure islamiste libyenne, présent sur la place Tahrir de Benghazi.

Les manifestants se sont aussi dits opposés à tout projet de fédéralisme en Libye.

Lors de la proclamation de la «libération» de la Libye le 23 octobre, trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi, le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, avait affirmé que la charia serait à l’avenir la principale source de la législation en Libye.

http://fr.canoe.ca/

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Les Comptes Forex Islamiques

Présentation de la finance islamique.

La finance islamique est apparue dans les années 70 afin de rendre compatible les services bancaires et les produits financiers aux préceptes du Coran. Ainsi, ces dernières années, et ce, malgrè la crise de Dubaï qui a quelque peu perturbé ce modèle, la finance islamique (qui se décline d’ores et déjà sur presque tous les marchés financiers) séduit de façon croissante un nombre considérable d’acteurs qui opèrent soit pour des motifs religieux soit par la perspective d’importants gains financiers.

Le Royaume-Uni, ainsi que son cœur financier, la City, apparaissent comme les pionniers occidentaux de la finance islamique, ainsi on constate que, dès 2004, le pays a intégré des produits financiers islamiques dans ses portefeuilles. Toutefois, comme à l’accoutumée, nous voyons qu’en France le mouvement est, encore une fois, plus lent. En effet, ce phénomène n’a commencé à intéresser les acteurs financiers français qu’à partir de 2008, date où les crédits hypothécaires ont remis en cause le modèle du capitalisme financier.

Les principes fondamentaux de la finance islamique. 

Globalement on peut considérer que la finance islamique repose sur deux principes fondamentaux :

1. Interdiction sur le paiement et la réception de toutes formes d’intérêt (RIBA).

Dans le droit musulman, le terme « Riba » désigne : tout avantage ou surplus perçu par l’un des contractants sans aucune contrepartie acceptable et légitime du point de vue de la Charia.

Principalement, le « Riba » peut se présenter sous deux formes : le Riba-Al-Fadl ou le Riba-Annasssia. Ce dernier désigne le surplus qui est perçu lors de l’acquittement d’un dû, dont le paiement a été posé comme condition de manière explicite ou implicite dans le contrat, et ce, en vertu du délai qui a été accordé par le règlement différé. Dans notre société actuelle, du fait des crédits, des prêts et des placements que proposent les établissements bancaires et les organismes de financements traditionnels, c’est bien entendu le type le plus commun et le plus répandu. Lire le reste…

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Le modèle «Takaful» au Maroc, est-ce possible ?

De l’assurance islamique, bientôt au Maroc ? Le cadre réglementaire actuel reste à réviser, en s’assurant qu’il n’affectera en rien le modèle de l’assurance conventionnelle.

La réflexion sur l’assurance islamique («Takaful») en est juste à ses balbutiements au Maroc. Il y a à peine un an et demi, en effet, que les acteurs économiques ont manifesté un réel intérêt pour la finance islamique, sujet de plus en plus médiatisé depuis l’avènement du gouvernement Benkirane. «Le Maroc doit rattraper le retard par rapport aux autres pays du Moyen-Orient et d’Asie du Sud-Est en matière de développement de l’assurance islamique, qui pèse près de 12 milliards de dollars en 2011». C’est ce qu’a martelé Mohamed Boulif, consultant à Al Maalya Islamic Finance Consulting & Training, lors du workshop organisé, le jeudi 19 janvier dernier, par la Bourse de Casablanca sous le thème « Assurance islamique : une autre opportunité pour drainer l’épargne au Maroc». Mais a-t-on besoin, pour ce faire, d’une réglementation spécifique pour mettre en oeuvre la commercialisation de ce type de produits ? «A priori, non. Le cadre réglementaire actuel peut faire l’affaire, mais il faut le réviser en s’assurant qu’il n’affectera en rien l’assurance conventionnelle.
Il existe plus de 500 articles à relire pour appréhender les dispositions pouvant constituer un frein à l’assurance islamique», explique Azzeddine Benali, du ministère de l’Économie et des Finances, précisant qu’«il s’agit de bien comprendre les fondamentaux de ce système avant de passer à la relecture de la réglementation en vigueur». En fait, le schéma de «Takaful» consiste en un système dans lequel un groupe de personnes (participants) contribue mutuellement à un fonds commun (fonds de «Takaful») dans l’objectif de s’octroyer une assistance mutuelle sous forme d’indemnité si un sinistre devait affecter un membre. Le terme «Takaful» est dérivé de la racine «Kafala» qui signifie entre autres «garantie». Certes, l’assurance conventionnelle partage le même objectif de protection des assurés. Seulement, elle contient des éléments importants prohibés en Islam dans son mode opératoire. Il s’agit du «Gharar» (l’incertitude), du «Riba» (l’intérêt) et du «Maysir» (jeu à éviter). Trois principes négatifs interdits par la Charia.

«Le “Gharar” peut avoir plusieurs connotations : incertitude, tromperie, risque, hasard ou encore ignorance. Ainsi, dans le cadre de l’assurance conventionnelle, l’opérateur réalise des profits nés de l’incertitude inhérente au contrat», a expliqué Mohamed Boulif. À titre d’illustration, dans l’assurance des biens, il existe deux scénarios pour une assurance automobile. Par exemple, le sinistre n’est pas déclaré durant l’année. Ainsi, l’assuré perd la prime versée et n’a rien en retour. L’opérateur, lui, s’enrichit de ce montant non justifié selon la Charia du fait de l’incertitude (“Gharar”) dans le contrat de vente. Dans le cas contraire, le sinistre est déclaré et l’indemnité sera fonction de l’étendue et du type du dommage. L’assuré pourrait disposer de la totalité du montant promis, moins ou même rien si le dommage n’est pas prévu par la police.

Le «Maysir», qui est la prise de risque induite par le contrat lui-même (risque contractuel), entache lui aussi le mode opératoire des assurances conventionnelles. En général, il va de pair avec le «Gharar». Quant au «Riba», il est présent, en général, dans les opérations d’investissement des primes versées par les preneurs d’assurance (Bons du Trésor ou obligations, par exemple). Pour être compatible avec la Charia, le portefeuille d’investissement ainsi que toutes les opérations de placement ne peuvent contenir des éléments d’intérêt. Une disposition difficile à mettre en œuvre, surtout que le gros des placements s’opère via des Bons de Trésor à intérêt. Il n’en reste pas moins que des experts voient d’un bon œil le développement de «Takaful» dans le Royaume. «Le marché national de l’assurance, qui est le deuxième d’Afrique en termes de dynamisme et le plus développé dans le Maghreb, devrait voir émerger l’un des plus grands marchés de «Takaful» dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord», assure Mohamed Ali Mrad, fondateur et PDG de MENA Finance, première société de conseil d’affaires islamiques en Afrique du Nord.

Secteurs prohibés par la Charia

L’assurance islamique est née au Soudan au début des années 80 et s’est développée rapidement dans l’Asie du Sud-Est et dans le Golfe. Ce marché connaît une forte croissance, mais la collecte reste encore modeste. La gestion active des fonds est surexposée à l’immobilier et aux actions. Seulement, par rapport à ce dernier point, un certain nombre de secteurs illicites sont prohibés par la Chari». Il s’agit notamment des activités liées à l’alcool, à la production du porc, à l’armement (notamment offensif), aux banques conventionnelles utilisant les intérêts («Riba»), aux compagnies d’assurance conventionnelles utilisant des contrats commerciaux comportant des incertitudes («Gharar»), aux parts de fonds communs de placement et des Sicav conventionnelles (car elles opèrent des placements en actions illicites et en instruments de dette conventionnelle tels que les obligations). La prohibition concerne aussi tout titre d’une entreprise endettée (en dette conventionnelle à plus de 30% de son capital).

http://www.lematin.ma

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Une banque qatarie rachète 15% d’Al Rifaï

source: QFIB

Qatar First Investment Bank (QFIB), une banque islamique d’investissement qatarie, a racheté 15% de la société libanaise Al Rifaï International Holding, spécialisée notamment dans la production de cacahuètes, pistaches, noix et amandes.

Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Elle marque cependant l’entrée de la QFIB dans l’industrie alimentaire. La présence d’Al Rifaï sur plusieurs marchés européens permettant à la banque de s’y implanter.

« Nous sommes fiers de notre partenariat avec Al Rifaï dont les performances étaient bonnes durant les dernières années », a souligné le PDG de la QFIB, Emad Mansour.

Représentée au sein du Conseil d’administration d’Al Rifaï, la banque qatarie sera impliquée dans les efforts de développement du Groupe.

Selon Euromonitor International, le marché des douceurs et des pistaches au Moyen-Orient devrait croître de 21% entre 2010 et 2014. Le chiffre d’affaires d’Al Rifaï a augmenté de 50% en 2011 et une croissance de 33% est prévue en 2012.

En 2010, Al Rifaï avait procédé à une augmentation de son capital de 15 millions de dollars à travers un placement privé d’actions dans le but de financer sa croissance au Liban et sur les marchés étrangers et investir dans de nouveaux équipements.

Au Liban, Al Rifai Roastery dispose de trois usines (deux à Mazraa et une à Sofar). Depuis 1997, une joint-venture libano-koweïtienne créée au Koweït couvre la demande des pays du Golfe et depuis 2008 Al Rifai Roastery produit des cacahuètes et des graines de toutes sortes à partir de ses unités industrielles implantées sur 10.000 m2 à Helsingborg, en Suède.

http://www.lecommercedulevant.com/

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25% de musulmans dans des écoles catholiques

Julien Heyligen

Les inscriptions d’élèves musulmans dans les 59 établissements catholiques de l’Essonne sont en hausse constante. Il y en aurait plus de 2000, soit près de 10% des effectifs.

<br />Quelle que soit leur religion, les jeunes bénéficient d’un enseignement de culture générale religieuse commun, mais ils sont séparés lors de la préparation pour les sacrements notamment.  </p><p>

Quelle que soit leur religion, les jeunes bénéficient d’un enseignement de culture générale religieuse commun, mais ils sont séparés lors de la préparation pour les sacrements notamment. | (AFP.)

Les établissements scolaires catholiques du département accueillent de plus en plus d’élèves musulmans. Aucune statistique officielle n’existe, mais, selon la direction diocésaine de l’enseignement catholique (DDEC), il y aurait près de 10% d’élèves musulmans sur un total de 22000 dans les 26 écoles, 16 collèges et 17 lycées chrétiens qu’elle gère dans l’Essonne.

 certains secteurs géographiques, comme à Evry, cela monte à près de 25% », précise Gérald Omnes, directeur adjoint à la DDEC. Un phénomène en pleine expansion, à l’heure ou deux projets d’établissement scolaire musulman, dont le département est aujourd’hui totalement dépourvu, sont en projet à Evry et à Corbeil (voir ci-contre). Lire le reste…

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Première rencontre entre le Crif et la Grande Mosquée de Paris

Mardi 17 janvier, le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Richard Prasquier a officiellement rencontré pour la première fois le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur.

« Juifs et musulmans, pour une citoyenneté en partage ». C’est sous cet intitulé que se sont officiellement rencontrés pour la première fois le président du Crif, Richard Prasquier, et le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur. Une rencontre placée sous le signe de la proximité entre les deux religions, la paix et la compréhension mutuelle. Le président du Crif a, dans son discours, d’abord expliqué la nécessité de mieux se comprendre, d’œuvrer pour le rapprochement des juifs et musulmans de France. Il a ensuite rappelé les liens qui unissent les deux communautés depuis des décennies, que ce soit pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque des juifs ont trouvé refuge dans l’enceinte de la Grande Mosquée, ou plus tard lors de rapprochements entre l’ancien recteur Hamza Boubakeur et les Grands Rabbins de France Jacob Kaplan et René-Samuel Sirat.

Richard Prasquier a brièvement évoqué le conflit israélo-palestinien, exhortant les deux parties à ne pas exporter le conflit en France : « Il s’agit d’un différend d’ordre politique et non métaphysique, qu’il doit avoir des solutions politiques locales et qui ne doit en aucun cas être instrumentalisé chez nous ». Il a enfin explicité les motifs de cette rencontre entre les deux institutions que sont le Crif et l’Institut musulman de la Mosquée de Paris, « pour marquer la priorité de l’enjeu d’une relation forte et apaisée entre juifs et jusulmans en France. Pour un vivre ensemble harmonieux, respectueux des valeurs républicaines et citoyennes ». Le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a quant à lui commencé par illustrer, dans son discours, la proximité entre juifs et musulmans qui se retrouve au sein même du Coran : citant plusieurs versets faisant référence aux juifs (désignés comme  »fils d’Israël »), le recteur a rappelé que le nom de Moïse se retrouve 134 fois dans le Livre saint et celui d’Abraham 44 fois. Lire le reste…

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Crif et Grande mosquée de Paris appellent à « faire tomber le mur de la méfiance »

La Grande mosquée de Paris et Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) se sont engagés, lors de leur première rencontre officielle mardi 17 janvier à la mosquée de Paris, « à faire tomber le mur de la méfiance » entre leurs deux communautés.

Prenant la parole devant une cinquantaine de représentants juifs et musulmans, Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, a souhaité « juguler l’impression de malaise et de non-communication entre les deux familles spirituelles concernées ». « Constatons qu’avant tout, c’est l’ignorance ou la volonté d’ignorance réciproque qui peut être un facteur qu’il urge avant tout de combattre. Il faut reconstruire une mémoire commune », a-t-il martelé.

Soulignant que « l’islam n’est pas antisémite », Dalil Boubakeur a proposé que des commissions œuvrent pour rétablir la connaissance réciproque des deux communautés, notamment par un travail dans le domaine de l’histoire, de la civilisation.

« UN DIFFÉREND D’ORDRE POLITIQUE ET NON MÉTAPHYSIQUE »

Une autre commission œuvrerait pour « éviter que les tensions nées hors de France aient un retentissement chez nous » et empêcher chaque communauté de se « communautariser dans l’inquiétude ».

Dans son intervention, Richard Prasquier, président du Crif, a souligné en préambule que son organisme, qui rassemble représente 72 organisations juives en France, n’a aucune légitimité théologique dans cette rencontre.

« La problématique qui est la nôtre est politique et non pas religieuse », a-t-il donc expliqué, soulignant que les difficultés nées du conflit israélo-palestinien « parfois inutilement invoqué » comme enjeu de politique intérieure, est avant tout « un différend d’ordre politique et non métaphysique, qu’il doit avoir des solutions politiques locales et qu’il ne doit en aucun cas être instrumentalisé chez nous ». Lire le reste…

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La Communauté musulmane d’Europe existe-t-elle? Les Rencontres d’Averroès discutent de l’Islam en Europe…

Cette assertion (« La communauté musulmane en Europe n’existe pas« ) peut sembler péremptoire. Peut-être même un peu provocante. C’est pourtant ce qu’a affirmé Farida Belkacem, jeune chercheuse à l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques, à Paris), lors d’une interview accordée à WRW le 19 novembre 2011, à la sortie de sa conférence aux Rencontres d’Averroès.

Cette 18ème édition des Rencontres s’est tenue du 20 octobre au 3 décembre 2011 conjointement dans plusieurs villes : Marseille, Rabat, et Cordoue, sous la bannière fédératrice du dialogue transméditerranéen.
Le thème de cette année, là encore volontiers provocateur, en dit long sur le climat agité dans lequel se débat actuellement la plupart des intellectuels européens : « L’Europe et l’Islam : la liberté ou la peur ? »

L’Europe, l’Islam : un continent, une religion. Deux visions du monde parfois antagonistes, parfois complémentaires, parfois confondues. Pour Thierry Fabre, le créateur des Rencontres d’Averroès, de nouveau »il n’y a pas d’incompatibilité entre l’Europe et l’Islam, il s’agit de sortir de nos peurs communes« . C’est dans cette dynamique que se sont inscrites les Rencontres d’Averroès cette année, en s’attachant à montrer à travers les trois tables-rondes la continuité qui existait dans la relation qu’entretient bon gré mal gré depuis de nombreux siècles maintenant le couple Islam / Europe.

C’est à une réjouissante effervescence intellectuelle que nous assistons au sein de la communauté des chercheurs en sciences humaines et sociales (notamment chez les sociologues, anthropologues, politistes, voire théologiens), concernant des questions liées à la religion musulmane et à leurs implications dans les dynamiques sociales, économiques et politiques européennes.

Les débats autour de l’Islam ont été ces dix dernières années si fréquents et si riches qu’il nous semble parfois être de retour à l’époque d’Averroès. Ainsi que le dit Thierry Fabre, « la place de l’Islam dans les sociétés européennes n’a en effet jamais été aussi discutée, et même aussi ouvertement contestée qu’aujourd’hui« . Lire le reste…

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Happy Birthday Mohamed Ali !

L’immense champion de boxe célèbre aujourd’hui son 70e anniversaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le plus grand boxeur de tous les temps fête aujourd’hui ses 70 ans. Né le 17 janvier 1942 à Louisville dans le Kentucky sous le nom de Cassius Clay, celui qui est devenu Mohamed Ali en se convertissant à l’Islam n’a pas seulement marqué l’histoire de la boxe. Il a aussi marqué celle du sport et toute une époque. Champion olympique à Rome en 1960, à dix-huit ans, il va écrire sa légende durant près de vingt ans. Sacré champion du monde à trois reprises, ses combats contre Frazier ou Foreman sont désormais mythiques. Mohamed Ali, ce boxeur qui « dansait comme un papillon et piquait comme une abeille » est devenu une icone aux côtés des Pelé, Maradona ou encore Michael Jordan. S’il a autant imprégné les esprits, c’est parce qu’il avait un don pour la boxe mais aussi un caractère au moins aussi fort que son talent. Ainsi, en 1966, il avait refusé d’aller se battre au Vietnam : « Pourquoi irais-je combattre les Vietnamiens ? Eux ne m’ont jamais traité de négro », argumentait « The Greatest ». Lire le reste…

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Tunisie Finance islamique- Conférences «Ijara»:concepts et applications

 «Ijara»: concepts et applications, est le thème choisi pour la deuxième conférence internationale de l’Association tunisienne de la finance islamique (ATFI) qui se tiendra les 21 et 22 janvier 2012, à Tunis, a annoncé Mme Amri, présidente du bureau exécutif de l’ATFI.
 Finance islamique- Conférences « Ijara »:concepts et applications

Tenant une conférence de presse, lundi à Tunis, M.Ali Tebib, membre et consultant de l’association, a indiqué que «Ijara » qui signifie la mise à la disposition d’un bien moyennant un loyer est un produit financier islamique se caractérisant par sa souplesse par rapport à la « mourabaha ».

En effet, a-t-il expliqué, contrairement à la Mourabaha qui consiste en un contrat de vente au prix de revient majoré d’une marge bénéficiaire connue et convenue entre le vendeur et l’acheteur, le produit Ijara est variable, dans le sens ou il peut être modifié dans le temps, suivant les exigences de la situation économique que traverse un pays.

M.Tebib a indiqué, à la TAP, que Ijara, selon la CHARIA (droit musulman) consiste en un contrat de location accompagné d’une promesse de vente, stipulant que le propriétaire de l’objet est responsable de tout dommage survenant ultérieurement, contrairement au système de leasing actuel.

Ce système est un seul contrat combinant à la fois vente et location par le propriétaire: Ce dernier est vendeur vu qu’il n’assume aucune responsabilité future quant à l’objet du contrat mais en même temps il est percu comme propriétaire puisqu’il reçoit la commission de la vente de prestation.

» Pour les banques qui envisagent de s’orienter vers la finance islamique, Mme Amri a précisé, que celles-ci sont appelées à mettre en place des agences spécialisées dans les transactions islamiques. Lire le reste…

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Le Maroc envisage de promouvoir la finance islamique

Avec l’arrivée au pouvoir d’un parti islamiste, la finance islamique devrait connaître de beaux jours au Maroc.

Par Siham Ali pour Magharebia à Rabat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La question de la finance islamique occupe le devant de la scène au Maroc depuis le triomphe électoral du Parti pour la justice et le développement (PJD).

Les partisans d’un système bancaire conforme à la charia fondent leurs espoirs sur le nouveau gouvernement pour créer la première banque islamique du royaume.

Le PJD a, à plusieurs reprises, prôné la finance islamique. A peine désigné chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane a reçu la visite de Sheikh Khalid Bin Thani Al Thani, le président de la Qatar International Islamic Bank (QIIB), qui lui a présenté un projet de création d’une banque d’investissement et d’une société d’assurance islamiques au Maroc.

Le gouverneur de la Banque Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, avait déclaré le mois dernier que le Maroc était intéressé par la finance islamique et envisageait de créer des banques islamiques dans le cadre de la nouvelle plateforme financière de Casablanca. Un chapitre concernant les financements répondant aux exigences de la charia sera introduit dans la nouvelle loi bancaire, a-t-il précisé. Lire le reste…

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Laissez-nous haïr librement

parJean-Pierre Cavaillé

En quelques semaines un nouveau mot s’est imposé dans le débat public, à travers l’importance médiatique concédée aux manifestations de catholiques « traditionnalistes » contre les pièces de théâtre Sur le concept du vrai visage du fils de Dieu et Golgota Picnic. Celui de Christianophobie. On a vu aussi apparaître « cathophobie » qui, parmi les chrétiens, fait le tri, et semble donc moins « porteur ». Ces mots sont évidemment dérivés d’autres devenus communs : islamophobie, judéophobie, homophobie, handiphobie… Pascal Galinier, dans Le Monde, a récemment souligné la multiplication des néologismes forgés à partir du mot grec « phobos », peur, rejet, mais phobie signifie désormais surtout, de fait, haine. Tous ces mots servent en effet à désigner et à dénoncer d’abord des discours et des comportements (prétendument) haineux visant une entière « communauté » définie selon les critères religieux, ethniques, sexuels ou autres. La haine n’est donc pas ici envisagée comme manifestée par des discours et des actes contre des individus désignés, mais contre des groupes. Et évidemment les notions de phobie et de haine excèdent infiniment et de toute part l’appel au meurtre contre une communauté donnée, dont on peut en effet difficilement défendre la licéité.

Une remarque générale, toutefois, de grande importance s’impose : la haine qui ne se traduit pas par des actes de violence et des propos injurieux contre des personnes, ne semble pouvoir relever du droit que si l’on accepte de remettre en cause, et de la manière la plus radicale, la liberté d’expression. En effet, si l’on ne s’en prend physiquement à personne, si l’on n’injurie personne en particulier, c’est évidemment qu’on limite ses actes à des actes de parole (car si l’on agit physiquement, on s’en prend à des personnes, ou alors à des biens, privés ou publics) et des actes de parole, on l’a dit, qui ne s’adressent pas aux individus. Or la liberté d’expression n’est pleine et entière que si l’on garantit la liberté publique de toutes formes d’actes de parole qui ne diffament ni n’injurient les individus, et qui n’appellent pas au massacre ou à la persécution effective des communautés. Hé bien, force est de constater que nous sommes en train, et très rapidement, de renoncer à cette liberté, dès lors que l’on accepte d’inscrire dans le droit des notions comme celle d’homophobie ou d’handiphobie, et demain peut-être celles d’islamophobie et de christianophobie. Car il va de soi que l’égalité devant le droit implique que la protection contre le discours de haine ne soit pas réservée à telle ou telle communauté, mais que toutes, potentiellement, puissent en bénéficier. Lire le reste…

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Entretien avec Youssef Girard : « L’islamophobie est une idéologie hégémonique en France »

Par Youssef Girard

Entretien avec Echourouk en décembre 2011. L’article n’est plus accessible sur ce site, mais on peut le retrouver, en arabe, sur le site du Centre d’Etudes Assala.

Youssef Girard a grandi dans une famille « de gauche » avant de se convertir à l’islam à l’âge de dix-huit ans. Il a entamé une recherche historique et il a découvert la propagande mensongère de la politique française. De même, il met en avant le racisme occidental qui cherche à réduire le monde entier à son histoire spécifique. Youssef Girard a soutenu une thèse de doctorat en histoire sur le mouvement nationaliste algérien. Dans cette interview, il explique sa conversion à l’islam et dénonce les mensonges derrière lesquels se retranche l’Occident notamment la France où les droits des autres peuples sont niés. Il affirme que la France n’est pas prête à reconnaitre la liberté religieuse et la pluralité culturelle qu’elle brandit uniquement comme un slogan. Youssef Girard explique les moyens mis en œuvre pour écarter les musulmans de la vie sociale et politique et les pressions exercées quotidiennement sur eux en France.

Entretien avec Youssef Girard  : 'L’islamophobie est une idéologie hégémonique en France'

France, 2011 : manifestation contre l’islamophobie
Comment vous-êtes vous converti à l’islam ?

J’ai grandi dans un « quartier populaire » de la banlieue parisienne dans lequel vivaient des gens d’origines diverses notamment des Africains et des Maghrébins. J’avais des relations amicales avec des jeunes de ces communautés. Rares étaient ceux qui étaient des musulmans pratiquants. La plupart se contentait de jeûner durant le mois de ramadan. A la fin de l’adolescence, avec un groupe d’amis, nous avons commencé à chercher notre voie. Ainsi, j’ai découvert l’islam et j’y ai adhéré comme l’ont fait d’autres amis qui se sont convertis ou qui se sont mis à pratiquer l’islam avec assiduité. Par la suite, chacun a suivi son propre chemin. Certains, par exemple, sont partis en Égypte pour poursuivre des études et apprendre le Coran. J’ai entrepris des études d’histoire sur le mouvement nationaliste algérien car j’étais persuadé que la colonisation de l’Algérie était un élément central dans les débats sur l’islam en France. En effet, la façon dont l’islam est traité en France est liée à l’histoire de la colonisation de l’Algérie. Lire le reste…

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