Halal : L’UAM93 lance le label Halal Verif


Par Catherine HEURTEBISE
À l’occasion de Halal Expo, le leader algérien du surgelé annonce son implantation en France, avec une gamme halal 100% production française.

Koft, entreprise leader sur le marché algérien des produits surgelés (*) vient d’annoncer, à l’occasion de Paris Halal Expo (les 9 et 10 avril, son implantation en France. La marque lance une gamme une gamme de produits surgelés halal mais aussi de produits frais couvrant la boucherie, la charcuterie, les plats cuisinés et les pizzas.
Koft a fait le choix de s’approvisionner et de faire fabriquer ses produits exclusivement en France. les produits sont certifiés par l’Association Rituelle de la Grande Mosquée de Lyon. Koft sera présente à la fois en grande distribution, dans le commerce traditionnel et dans la restauration hors domicile. Dans le contexte du scandale de la viande de cheval, la marque propose aux consommateurs une solution de traçabilité en ligne pour chaque lot commercialisé et une transparence totale sur le processus de fabrication.
Koft cible les Musulmans de France et plus largement tous les consommateurs soucieux de l’origine des produits et exigeants sur la traçabilité des étapes du processus de production. La marque vise également les marchés d’export (autres pays d’Europe et Moyen-Orient notamment).
Le marché français des produits halal est estimé à cinq milliards d’euros (source Cabinet Solis). Il poursuit son essor en termes d’offre produits et de référencement notamment en GMS.
(*) Koft, fondée en 2006, emploie 140 collaborateurs et a réalisé en 2012 un CA de 10 millions d’euros pour 70% de parts de marché annoncées. La marque est distribuée sur l’ensemble des 48 wilayas du territoire algérien.
http://www.e-marketing.fr

Viande halal. (CAPMAN/SIPA)
Au regard de l’islam, le terme « halal » désigne littéralement tout ce qui est licite pour le musulman. Dans la pratique, l’adjectif « halal » concerne généralement les aliments autorisés aux fidèles. Les viandes de tous les ovins, bovins, caprins et camelins sont admises, mais aussi celles de cheval, de volaille et de lapin. Tout ce qui provient de la mer est également toléré.
Le halal s’oppose à ce qui est « haram », c’est-à-dire tout ce qui est interdit au musulman, comme la viande de porc.
Pour qu’une viande soit déclarée halal, et donc propre à la consommation pour les musulmans, elle doit provenir d’une bête abattue selon une méthode rituelle précise, baptisée la « dhabiha ». En France, la « dhabiha » repose sur un certain nombre de principes :
Benjamin Roger – Le Nouvel Observateur
http://tempsreel.nouvelobs.com

Guy Traumat, le président de la communauté de communes du Confolentais (à gauche), a annoncé l’arrivée de nouveaux clients pour l’abattoir.. PHOTO/Photo archives CL
Deux mille tonnes la première année, quatre mille en perspective pour 2014. C’est Noël à Pâques pour l’abattoir de Confolens. Au pied du sapin printanier, un contrat avec la société Sovialim. Une entreprise de Guéret dans la Creuse, grossiste en viande halal pour les boucheries et la grande distribution. »Nous sommes en phase de lancement, indique Mustapha Masri, le P-DG de l’entreprise familiale. Deux mille tonnes, c’est ce qu’il nous faut au minimum pour démarrer en étant crédibles sans chambouler l’organisation de Confolens. »
L’annonce de ce contrat salvateur pour l’abattoir en difficulté chronique a été faite jeudi soir en conseil de communauté de communes (CDC) par Guy Traumat, le président de la CDC. D’habitude prudent, l’élu avait le sourire, le boulet que constitue l’abattoir pour les finances de la communauté s’allégeant soudainement. Cerise sur le gâteau, le contrat qui sera signé dans les prochains jours engage les deux parties pour dix ans. Début de l’activité prévue dès la fin du mois.
Espoirs et inquiétudes
« Cette société aura un siège secondaire à Confolens », explique Guy Traumat. De quoi conforter les 32 emplois d’une structure qui a dangereusement tangué ces derniers mois, au point de procéder à 5 licenciements. En 2012, Confolens a abattu 8 500 tonnes de viande, contre 9 900 en 2011. Une chute d’activité de 14% qui a fait craindre le pire pour la structure. « Sovialim va donc représenter 20% de notre activité », reprend Guy Traumat, qui a toujours en tête les 441 000 euros de déficit cumulé de l’abattoir à la fin 2012.
Sovialim arrive donc comme un sauveur. Qu’il faudra accueillir – c’est dans le contrat – en procédant à quelques aménagements mineurs dans l’outil de travail – à hauteur de 10 000 euros – pour respecter les règles de l’abattage rituel. »Ces aménagements n’auront aucun impact sur l’organisation de l’abattage pour la clientèle actuelle », assure Guy Traumat.
À Confolens, on est ravi de la concrétisation d’un tel contrat. Mais une crainte apparaît: que l’activité halal fasse naître polémiques et cris d’orfraie. « Des associations se font un malin plaisir de contrer ce genre d’activité, sans même savoir pourquoi », regrette Didier Vial, le directeur de l’abattoir. Il croise les doigts.« Pour nous, c’est une aubaine. Ça conforte notre activité, les emplois. J’espère que ça va bien se passer. »
Car en France, alors que cette économie est en plein boom, le débat autour du halal vire souvent à l’hystérie. Une hystérie qui a atteint son paroxysme lors de la dernière campagne de la présidentielle avec la polémique lancée par Marine Le Pen. La présidente du Front national avait affirmé que toute la viande abattue en Ile-de-France était halal et que le consommateur était trompé. Un soupçon vite éteint, d’autant que les abattoirs d’Ile-de-France produisent moins de 5 000 tonnes de viande par an. C’est-à-dire deux fois moins que le seul établissement de Confolens.
Didier Vial, qui espère bien que sa structure sera épargnée par toute polémique de cet ordre, a déjà des clients qui lui réclament du halal. Les filières sont séparées. Chaque méthode a sa traçabilité.
Retour à l’équilibre?
« Notre activité se fait en toute transparence, rassure d’ailleurs Mustapha Masri, le P-DG de Sovialim. Tout ce que nous faisons se fait en accord avec la loi. Il n’y a rien d’extraordinaire. »
Propriétaire avec ses frères de boucheries à La Roche-sur-Yon (Vendée), Guéret et Montluçon (Allier), Mustapaha Masri, 36 ans, complète avec Sovialim l’éventail de son activité. « Nous serons grossiste pour des boucheries et la grande distribution. Aujourd’hui, il y a une demande et nous allons essayer d’y répondre. »Mustapha Masri lance tout juste cette branche. Sovialim, qui commandera à Confolens de la viande bovine, caprine et ovine, n’a été inscrite que le 25 mars dernier au registre du commerce de Guéret.
Pour Confolens, l’heure des vaches maigres pourrait donc appartenir au passé. D’autant que jeudi soir, Guy Traumat a annoncé une seconde bonne nouvelle: une entreprise, cliente actuelle de l’abattoir, a un flux d’activité « bovin » avec une filiale du groupe Leclerc en Bretagne spécialisée dans l’abattage, la découpe et la transformation de produits carnés. Dans un souci de diversification de son approvisionnement, cette société pourrait faire affaire avec Confolens. Elle a déjà procédé à un audit de l’abattoir et des tests vont suivre. « C’est en bonne voie », se contente de dire Guy Traumat qui livre quand même un chiffre: le tonnage atteindrait 2 000 tonnes pour Confolens. Avec, si tout va bien, un début d’activité dès cet automne. De quoi entrevoir un résultat pour l’exercice 2013 à l’équilibre, voire même positif, ce qui n’était pas arrivé depuis des années.
L’abattage halal implique d’abord d’égorger un animal vivant. C’est souvent le principal sujet de polémique. L’animal doit être « saigné », c’est-à-dire égorgé. Ses artères carotidiennes et ses veines jugulaires doivent être finement et nettement tranchées en laissant sa moelle épinière intacte. Par ailleurs, sa tête doit être tournée vers La Mecque lors de l’abattage. Enfin, la viande halal ne doit ensuite plus être en contact avec une autre viande.
Quatre embauches à Ruffec
À chacun sa recette pour sauver sa tête. L’abattoir de Ruffec, qui a fini l’exercice 2012 avec un déficit cumulé de 1 162 000 euros, a dégainé le premier avec Sodiporc. La PME angoumoisine a signé un engagement administratif de 2 200 tonnes minimum et un engagement d’exploitation de 5 500 tonnes à l’année. Cet apport doit permettre de doubler le tonnage actuel de l’abattoir assuré à 83% par la société Lévesques (3 800 tonnes par an, essentiellement en bovins).
Sodiporc débute ses premiers tests la semaine prochaine. « Ils devraient commencer à abattre à la mi-avril avec une montée en puissance progressive », indique Bernard Charbonneau, le maire de Ruffec. La municipalité a engagé 600 000 euros d’investissements: 450 000 euros dans la remise en service de la chaîne « porcs » et 150 000 euros dans la remise aux normes sanitaires de l’abattoir. « C’est une grosse réhabilitation. On n’a pas le droit à l’erreur quand on s’engage », poursuit l’élu. Le conseil municipal de Ruffec a décidé de « mettre le paquet » en 2013 sur cet outil « pour sauver des emplois » et même en créer quatre nouveaux: des postes d’ouvrier.
L’abattoir, qui fonctionne toujours en régie municipale, compte désormais une trentaine de salariés.
http://www.charentelibre.fr
B.M.
Le PSG ne laisse rien au hasard. « Ouest-France » a dévoilé les consignes que laisse le club de la capitale aux hôtels qu’il fréquente lors de ses déplacements. Un cahier des charges draconien.Paris bannit ainsi de ses menus la margarine, la mayonnaise ou les fritures.
Le chef qui accompagne l’effectif professionnel supervise également les équipes locales pour vérifier que les pâtes sont parfaitement al dente. Le club demande que les viandes soient bio, les produits de la mer frais et que les œufs, bio également, soient pondus par des poules élevées en plein air. « Merci d’identifier et étiqueter chaque aliment du buffet afin que les joueurs puissent les identifier », indique également la note, qui précise : « Cinq de nos joueurs mangent exclusivement de la viande halal. Nous vous demandons de prévoir cinq portions de poulet halal et de bœuf halal pour notre séjour. »
La principale crainte du PSG semble être la consommation des légumes. « Ils doivent être l’objet de toute notre attention, car c’est dans ce groupe alimentaire que nos joueurs se fournissent le moins, souligne le PSG. Nous aurons besoin de votre soutien dans l’organisation de la salle et dans l’élaboration des menus afin d’encourager la consommation de ces produits. » L’alcool est bien évidemment interdit lors des repas, mais le club demande aussi que les minibars des chambres soient uniquement fournis en eau, jus de fruit ou sodas. Les joueurs peuvent en revanche profiter de fruits frais et coupés disponibles à tout moment près de leur lit.
http://www.leparisien.fr/
Écrit par Ilyess
Quelle est la portée des interdits alimentaires dans les textes bibliques et coraniques? Que signifie la saignée et comment expliquer les rites qui la caractérisent? Quelle valeur représente le sacrifice animal aux yeux de l’homme qui s’en nourrit?
Dans ce travail, de recherche rigoureux et accessible, Yahya Deffous ne se contente pas d’apporter des réponses à ces questions philosophiques, scientifiques et spirituelles fondamentales ; il propose au contraire à chaque lectrice et chaque lecteur de prendre part à une profonde réflexion.
Du fruit défendu aux interdits qui régissent le sacrifice d’animaux, cet ouvrage est un véritable document qui foisonne d’explications scientifiques, religieuses et historiques sur les liens entre alimentation, éthique et comportements humains.
L’auteur nous guide avec force et conviction sur les sentiers de la différence et nous conte, à la lumière de la bible et du coran, les pratiques d’abattage dans le judaïsme, dans le christianisme et dans l’Islam.
D’un regard sensible porté sur l’animal et exigeant porté sur l’homme, il interpelle nos propres consciences et notre sens de la responsabilité envers la bête sacrifiée devenue viande de consommation.
Yahia Deffous est docteur vétérinaire; Docteur en sciences (doctorat en physico-chimie biologique médicale et paramédicale à l’école vétérinaire d’Alfort-université de Créteil); Qualiticien auditeur qualité; Ancien vétérinaire de recherche de l’Ecole Nationale vétérinaire d’Alfort; Chercheur vacataire de L’INSERM, Vétérinaire de l’inspection vacataire à la direction départementale des services vétérinaires de l’EURE et LOIRE et des Yvelines; Directeur technique d’institut et de laboratoire a Saint Denis; Expert auprès du tribunal de Versailles.
L’association a effectué des tests sur 29 produits à base de viande (lasagnes, raviolis, hamburgers, saucisses, sauce bolognaise, viande mijotée) commercialisés en Belgique. « Tous les produits ont été soumis à un test ADN afin de détecter la présence de matériel génétique de boeuf, de porc, de poulet, de dinde, de mouton, de chèvre et de cheval. Nous avons seulement trouvé des ADN de boeuf, de porc et de poulet », précise l’association sur son site internet.
Dans l’un de ces produits – « spaghetti bolognese » conditionnés en portions de 415 grammes sous la marque Carrefour Discount – entre 30 et 60% d’ADN de porc ont ainsi été repérés, alors que cela n’était pas mentionné sur l’étiquette, indique l’association.
http://www.lefigaro.fr/
Dans le cadre de contrôles effectués après le scandale de la viande de cheval retrouvée dans des plats préparés présentés comme étant du bœuf, le Mattilsyn dit avoir détecté du porc, dans une proportion comprise entre 5 et 30 %, dans de la viande dite « halal » commercialisée auprès des vendeurs de kebabs.
« Nous allons porter plainte contre le producteur, le groupe norvégien Kuraas, a indiqué Catherine Signe Svindland, conseillère auprès du Mattilsyn. Dans un produit halal, il ne devrait pas y avoir de porc du tout et quand on trouve de telles quantités de porc dans un tel produit, on ne croit pas à un accident mais qu’il s’agit en fait d’une fraude. »
« DÉFAILLANCE »
Le groupe incriminé s’est défendu de toute malversation et a rappelé les lots de viande concernés, selon les médias norvégiens. « Nous achetons d’énormes quantités de viande halal et nous pouvons montrer des factures qui correspondent à ce que nous avons acheté et vendu, a déclaré le responsable du marketing,Kenneth Kuraas. Que de la viande de porc ait atterri dans ces produits est dû tout simplement à une défaillance des routines. »
Parallèlement, le Mattilsyn dit avoir retrouvé plus de 60 % de porc dans de la viande à pizza présentée comme du bœuf et produite par un autre groupe norvégien. Après la détection le mois dernier de viande de cheval dans des produits étiquetés « bœuf », de nombreuses affaires similaires ont éclos en Europe. Jeudi, les autorités britanniques ont également annoncé avoir détecté de l’ADN de porc au menu dans des saucisses halal au poulet au menu d’écoles et de crèches londoniennes.
http://www.lemonde.fr
Photo Christophe Masson March? halal, viande, charcuterie pour illustration – MASSON Christophe
En grande surface ou chez le boucher du quartier, la viande halal connaît le même circuit de distribution que les autres produits : des abattoirs, des grossistes, des revendeurs. La différence : des abattoirs assermentés, et surtout des organismes qui vérifient et certifient que les animaux ont bel et bien été abattus selon les lois en vigueur édictées dans la religion musulmane.
Dans la Nièvre, c’est l’abattoir de Cosne-sur-Loire qui remplit cet office. Il est le seul dans la Nièvre. « Nous pratiquons l’électronarcose, c’est-à-dire que la bête est assommée avant d’être tuée. Nous avons privilégié le bien-être de l’aninal. Un des salariés, musulman, se charge d’égorger les bêtes et de dire les prières » explique Dominique de Villiers, directeur de l’abattoir.
Le boucher de Cosne-sur-Loire vient également sacrifier quelques bêtes. « Ce sont des personnes spécialement formées à ce type d’abattage ».
« Le principal souci, c’est que nous manquons
de bovins à abattre »
« Le principal souci, c’est que nous manquons de bovins. Pour le halal, on en abat une dizaine de moins. C’est beaucoup. Mais, c’est la conjoncture actuelle sur le marché national… ».
À la boucherie du Gaspard, à Nevers, les étals sont, pourtant, bien remplis. « Je me fournis auprès de grossistes comme Bigard, par exemple » détaille le jeune boucher. « Ce qui est important, c’est que tous les produits soient certifiés par AVS. Comme ça je suis certain, et mes clients aussi, que les bêtes ont bien été abattues selon le rituel ».
Ses affaires tournent « plutôt correctement », connaissant quelques hauts et des bas selon les périodes. Ses clients sont, bien sûr, de confession musulmane. Mais pas uniquement. « L’été, j’ai beaucoup de clients qui viennent pour mes merguez ».
Grandes surfaces
Selon Abdellah Sghir, de l’Association musulmane de Nevers, les besoins en produits halal sont largement couverts par l’offre nivernaise.
« Les gens ont l’habitude d’acheter des grosses quantités de viande et de la congeler. Ils se sont organisés depuis longtemps ».
Les grandes surfaces sont venues apporter une offre variée, complémentaire. « C’est typiquement là que l’on va se servir pour un repas improvisé, pour trouver quelque chose de différent » explique Abdellah Sghir, « mais la demande est satisfaite ».
Laure Brunet
http://www.lejdc.fr
La présence d’ADN de porc a été détectée dans des saucisses halal au poulet au menu d’écoles et de crèches dans le centre de Londres, ont annoncé jeudi les autorités locales.
Celles-ci avaient fait faire de leur propre chef des tests dans certaines cantines scolaires de l’arrondissement de Westminster, dans le sillage du scandale de la viande de cheval découverte dans des plats préparés, présentés comme étant au boeuf.
Aucune trace de cheval n’a été détectée, mais ces examens ont montré la possible présence d’ADN de porc dans des saucisses halal au poulet, confirmée ensuite par une deuxième série de tests.
«Les résultats ont confirmé aujourd’hui la présence de porc dans un échantillon de saucisses halal qui ont potentiellement été servies dans 19 écoles et crèches» où elles étaient proposées au menu, a expliqué dans un communiqué la municipalité.
Des traces d’agneau et de porc ont également été retrouvées dans du boeuf haché non halal utilisé par les cantines de 17 autres établissements du secteur.
Toute la viande livrée par le fournisseur incriminé a été retirée des cantines de l’arrondissement et une enquête a été ouverte.
«Nous sommes extrêmement préoccupés de voir qu’un de nos fournisseurs n’a pas obéi aux règles strictes auxquelles nous leur demandons de souscrire», a souligné la direction des services de l’enfance de l’arrondissement.
Une ligne téléphonique a été mise en place pour répondre aux inquiétudes des parents et la mairie a pris contact avec des représentants des communautés musulmane et juive.
http://www.liberation.fr/
Dans le contexte de crise actuelle, la finance est souvent pointée du doigt voir diabolisée. En effet, ses détracteurs lui reprochent d’avoir favorisé la recherche de profit rapide au détriment de son rôle initial, à savoir le développement de l’activité économique.
Pour nombre d’investisseurs, la finance éthique apparait comme une porte de salut vers un développement responsable, centrée sur l’intérêt général. En effet, la finance éthique intègre des critères autres que la rentabilité dans les choix de placements et la gestion de portefeuilles. Elle se distingue notamment par la sélection de valeurs basée sur des critères sociaux, environnementaux et moraux. Les fonds éthiques permettent donc aux épargnants de financer des activités en accord avec leurs croyances et leurs convictions.
La finance éthique n’est cependant pas une nouveauté, en effet, on en retrouve les prémices dans le code d’Hammourabi, la Genèse ainsi que dans le Coran. Parmi les courants de la finance éthique ayant le vent en poupe, la finance islamique semble tirer son épingle du jeu. En effet, depuis plusieurs années la finance islamique connait une croissance importante et représente à ce jour un encours dépassant les 1 000 milliards de dollars.
Dans le cadre de la finance islamique, les investissements réalisés doivent répondre à des critères sociaux et moraux. Ces principes directeurs sont au nombre de cinq :
L’islam n’est pas opposé au profit financier tant qu’il n’entre pas en contradiction avec la Sharia et qu’il aboutit à une augmentation de valeur du travail ou du bien produit. Les intérêts étant interdits, les bailleurs de fonds deviennent des investisseurs, et non des créanciers. Ils partagent avec l’entrepreneur les bénéfices et les risques de l’opération. La finance islamique prohibe l’enrichissement sans cause (la thésaurisation), l’argent représente ici un moyen d’échange et non une finalité.
Malgré une croissance annuelle à deux chiffres (21,4% entre 2010 et 2011), la finance islamique représente seulement 1% de la finance mondiale. Ce secteur, bien qu’encore peu exploité, possède une marge de progression énorme. En effet, la population musulmane représente 25% de la population mondiale et on estime que d’ici 10 ans, 40 à 50 % de son épargne sera gérée par la finance islamique. Bien que l’intérêt de la finance islamique ne soit plus à démontrer, la France à pris du retard par rapport à ses voisins européens. Le Luxembourg en 2002, puis le Royaume Uni et l’Allemagne en 2004 ont mis sur le marché des produits « Sharia compatibles ». La France comble cependant petit à petit ce retard. En effet, face à une demande croissante, quelques banques de détail françaises développent des produits d’épargne conformes à la Sharia.
Ces produits d’épargne s’apparentent à des contrats en unités de compte au sein desquels l’épargnant peut choisir parmi différents supports d’investissement. Ces contrat dits « Sharia compatibles » permettent d’investir dans un ou plusieurs fonds (SICAV, FCP…). En France, les banques qui proposent ce type de placement restent peu nombreuses. C’est BNP Paribas qui fit office de précurseur en lançant en 2006 un Fonds Commun de Placement (FCP), le « BNP PARIBAS Islamic Fund ». Il permet d’investir parmi les composantes de l’indice Dow Jones Islamic Titans 100 Index. Plus tard, en 2012, il fut rejoint par le premier contrat d’assurance vie Sharia compatible, Salam Epargne et Placement par SwissLife. Salam Epargne et Placement est un contrat multi supports qui permet d’investir au sein de Salam-Pax Sicav Ethical Fund of Funds dont les investissements sont composés d’OPCVM conformes à la Sharia.
Un nouveau type de placement s’apprête à voir le jour : en effet, France Sukuk doit mettre sur le marché une Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) conforme aux principes de la Sharia. Cette SCPI sera le premier produit d’épargne immobilière Halal. Le placement à un horizon de 9 ans se compose d’actifs immobiliers parisiens. Cet investissement permettra à ses détenteurs de recevoir un revenu annuel qui évoluera en fonction des loyers et des plus values immobilières en rapport avec le marché locatif de bureaux.
Ainsi, la finance islamique bien que longtemps délaissée séduit de plus en plus d’investisseurs pour ses principes éthiques et sa capacité à résister à la crise. Ses perspectives d’évolution en France sont réelles, compte tenu de l’importance de la population de confession musulmane. On peut donc prévoir un avenir prometteur à ce secteur encore trop peu connu de l’économie française.
Envoyé par mail Anthony Amour
http://www.financiereconseil.net/

En France, la majorité des produits estampillés halal ne répondraient pas aux critères de définition du label. Ces critères font encore débat notamment à cause des différences au niveau des processus et des moyens de contrôles mis en œuvre par les organismes de surveillance qui attribuent le label.
Le 16 janvier dernier, le site Débat Halal révélait être en possession de preuves accablantes contre un producteur alimentaire international. Les saucisses de volaille Herta, certifiée halal et commercialisée par Nestlé, contiendrait du porc, un aliment haram (interdit) pour les musulmans.
Une semaine après, alors qu’un premier test conduit par Herta n’avait rien révélé, les chaînes de supermarché comme Casino ont retiré les produits de leurs magasins pour effectuer leurs propres tests.
Mais il est acquis que certaines techniques de production actuelles, surtout dans le secteur de la volaille, sont particulièrement éloignées des règles du halal. Ainsi 90% de la volaille vendue sous le terme halal en France ne remplirait pas les standards. Standards qui varient eux-mêmes selon les entreprises et associations.
Interrogé par le Time, Abbas Bendali, directeur de Solis Conseil, une agence de consultation en marketing confie:
«La question du halal en France est supervisée par les trois mosquées influentes à Paris, Evry et Lyon. Chacune a ses propres critères, inspecteurs, sociétés et produits qu’elles approuvent ou non. La communauté musulmane est riche d’une mosaïque de coutumes, de goûts et d’habitudes. A moins d’unifier, de codifier et de réguler le système, le marché du halal français restera éclaté et ses règles obscures.»
Les accusations portées contre ces aliments auraient surtout servi de prise de conscience. Alors que la nouvelle avait immédiatement poussé les supermarchés à vider leur étagères, de nombreux musulmans se sont posés la question de la provenance de la nourriture halal.
Pour palier le manque de règles concernant le label, certains observateurs espèrent maintenant que les différentes associations de musulmans de France parviendront à se mettre d’accord sur un code unique pour le secteur de la nourriture halal, un des plus gros marchés de niche, selon le Time.
http://www.slate.fr/
- Un rayon de cosmétiques halal en Grande-Bretagne. REUTERS/Darren Staples. -
Nous mangeons tous halal ou cacher sans le savoir, et l’émoi suscité par cette révélation pendant la campagne présidentielle de 2012 n’y changera rien, car c’est toute la filière viande qui, par commodité ou simplement pour survivre, s’est «convertie» au tout-rituel. Ce qui n’empêche pas les consommateurs musulmans de se voir souvent proposer des produits qui n’ont d’halal que le nom… Voici quelques-uns des constats qui ont poussé le journaliste Michel Turin à enquêter sur le halal, extraits de son livre Halal à tous les étals, paru chez Calmann-Lévy.
Il y a encore une vingtaine d’années, les fidèles, français musulmans, ne mangeaient pas de porc, ne buvaient pas d’alcool et consommaient de la viande halal. Aujourd’hui, tout est halal dans leur vie ou presque.
Le halal n’est plus réservé à la viande. Le marché du halal s’est étendu par cercles concentriques aux produits alimentaires contenant de la viande ou des ingrédients issus de matières animales, puis aux produits non alimentaires et, enfin, aux services.
Le commerce halal offre aux consommateurs une quantité incroyable de produits et propose un assortiment stupéfiant qui n’existe dans aucun pays du Maghreb ou du Moyen-Orient.
Fethallah Otmani, porte-parole de l’agence de certification AVS, un organisme réputé intransigeant qui s’assure dans les abattoirs que la viande halal est bien halal, explique:
«Les entreprises se sont rendu compte de l’impact du mot “halal”.»
«Ce n’est plus que du marketing», s’exclame-t-il. Pour lui, «tout cela n’a rien de religieux». «Ces opérations créent une ligne de démarcationsupplémentaire avec les autres consommateurs non musulmans», constate-t-il. Les entreprises françaises, conscientes ou inconscientes d’encourager un consumérisme discriminant, ont vu dans les interdits alimentaires de la religion musulmane une splendide opportunité commerciale. Les opérations de marketing ont récupéré les interdits confessionnels pour en faire des arguments de vente. Les entreprises ont vite compris que la mention halal rassurait le consommateur et provoquait l’achat.
Qu’est-ce qui est halal aujourd’hui? Apparu dans les rayons des grandes surfaces en septembre 2008 pour le ramadan, le Cham’alal n’a eu qu’une courte existence, mais elle est emblématique de la frénésie des acteurs de l’économie du halal. Il aurait pu reprendre à son compte le cultissime slogan publicitaire de la marque de soda américaine, Canada Dry, révélé dans les années quatre-vingt en France:
«Le Cham’alal avait la couleur du champagne, le goût du champagne, mais ce n’était pas du champagne.»
C’est bien d’ailleurs ce que, très vite, lui a reproché le Comité interprofessionnel du vin de champagne (CIVC). Le gardien du temple champenois n’a vu dans le Cham’alal qu’une contrefaçon de plus, sur les 800 à 1.000 qui occupent chaque année cinq juristes à temps plein faisant appel quand ils en ont besoin à une soixantaine de cabinets d’avocats. Le CIVC avait été insensible aux propos tenus par le créateur du Cham’alal au moment de son lancement:
«Dans la France traditionnelle, le champagne est utilisé pour célébrer des événements de façon ponctuelle. On peut penser que lechampagne halal aurait son utilité pour permettre à des individusmusulmans de partager sur le même lieu de convivialité avec des non-musulmans lors d’une fête ou d’une célébration.»
Le Comité interprofessionnel du vin de champagne n’avait pas été davantage sensible au projet entrepreneurial.
Le quotidien Le Parisien daté du 25 septembre 2008 évoquait le «business plan» de Rachid Gacem. Ce chef d’entreprise d’une quarantaine d’années confiait alors espérer produire dans les deux années à venir cinq millions de bouteilles de Cham’alal, certifié par l’Institut islamique des viandes et de l’agroalimentaire à Bruxelles. A l’époque, la bouteille était vendue 5,90 euros chez Auchan et… 60 euros au Montecristo, un «lounge bar» branché sur les Champs-Élysées à Paris, et la marque devait être distribuée dans tous les Auchan de France, puis dans les Atac et les Monoprix avant la fin de l’année 2008.
Après avoir essayé en vain de convaincre les intéressés de débaptiser leur boisson, le CICV en avait été réduit à engager une action judiciaire pour «radier et cesser toute utilisation de la marque et du nom de domaine Cham’alal et obtenir le retrait des circuits commerciaux et la destruction de la boisson vendue sous cette dénomination». Le tribunal de grande instance de Paris, dans un jugement du 29 janvier 2009, condamnait la marque à renoncer à l’utilisation de la dénomination Cham’alal sous quelque forme que ce soit et à payer au comité des dommages et intérêts.
Daniel Lorson, directeur de la communication du Comité interprofessionnel du vin de champagne, qui a vu d’autres contrefaçons, avait du mal, cette fois-ci, à cacher son étonnement dans le quotidien L’Union daté du 5 janvier 2011, le journal qualifiant le Cham’alal de «jus de pomme pétillant»:
«Les produits halal ne peuvent être alcoolisés. Alors, détourner l’image du champagne pour un produit de ce type, c’est comme si unlait maternel se nommait champagne. C’est vraiment fort de café!»
Mais Rachid Gacem a de la suite dans les idées, comme tout chef d’entreprise vaillant. Chassé par la porte du marché des «boissons festives» (il a rayé de son vocabulaire l’appellation qui a été fatale à sa première aventure managériale), il rentrera par la fenêtre.
Cofondateur de Night Orient, «boisson festive pétillante sans alcool» lancée en novembre 2009 et produite en Belgique, à Liège, par la société Orient Drink, il confiait au site d’information Saphirnews le 30 décembre 2010 espérer vendre un million de bouteilles en 2012.
D’après la société Orient Drink, installée à Liège, «Night Orient est distribué dans douze pays et a été élu meilleur produit sans alcool à Dubai par un test consommateur et sélectionné comme meilleure innovation au Salon de l’alimentation (SIAL) de Paris 2010».
Mais toute ressemblance entre une bouteille de Night Orient et une bouteille de champagne s’arrête à la forme de la bouteille.
Le Night Orient était vendu 11,24 euros sur le site de la marque consulté le 5 juillet 2012. La «boisson festive» fait également partie d’un packaging très présent dans les points de vente halal ou dans les espaces halal des grandes surfaces. Le coffret prestige Night Orient Premium & Labeyrie réunit une bouteille de Night Orient Premium, un bloc Labeyrie halal de foie gras de canard et sa lyre (le trancheur à foie gras), vendu 43,99 euros.
Night Orient, comme il se doit, avait un stand au Salon du mariage oriental, qui se tient chaque année en novembre à la Grande Halle de la Villette, dans le XIXe arrondissement à Paris, et où les exposants proposent aux futurs mariés de «se marier comme dans un conte desMille et Une Nuits», dromadaire et Limousine Chrysler 300 de 8,55 mètres de longueur à l’appui. «Illuminez vos fêtes sans alcool», proposait Night Orient à l’édition 2011 du salon dont la surface avait doublé par rapport à l’année précédente, entre deux défilés de robes de mariage chatoyantes au son des youyous, accompagnés de musique orientale et avec pour voisins de stand des traiteurs halal et des organisateurs de réceptions.
La publicité de Canada Dry a décidément fait des émules. «Ça a le goût de l’alcool, ce n’est pas du whisky, ce n’est pas de l’alcool, c’est Arkay»: tel est le slogan de la boisson, packagée comme le meilleur whisky, que la société américaine Arkay Beverages s’apprêtait à lancer sur le marché français fin 2011.
Jeannette Angama, la gérante d’Arkay Beverages France, affichait alors dans le magazine Echos d’Orient d’octobre-novembre 2011 les grandes ambitions qu’elle nourrissait pour son whisky halal:
«A partir de décembre 2011, nous serons présents dans la plupart des magasins halal et magasins de boisson de France. Nous espérons écouler par semaine 1.000 caisses pour commencer. La bouteille de un litre en verre sera vendue 10 euros et la canette aluminium recyclable de 350 ml à 4 euros.»
Qu’importe le flacon pourvu qu’on n’ait pas l’ivresse!
Les consommateurs halal qui préfèrent la bière au champagne ou au whisky n’ont pas été oubliés. La Sultane Kriek, la première bière halal belge, a été mise sur le marché en janvier 2011. Roger Caulier, le producteur, propriétaire de la brasserie artisanale Caulier, expliquaitalors:
«La Sultane sera une bière 100% naturelle et fruitée, issue d’un brassage traditionnel. Ce sera un produit de la famille des bières kriek (à base de cerise), mais sans fermentation.»
En Belgique toujours, une société laitière a lancé un yaourt halal, le Sultine, certifié par un imam. Il ne contient pas de gélatine de porc, un gélifiant souvent utilisé dans les produits allégés. Le groupe laitier Lactalis basé à Laval en Mayenne fabrique des fromages halal.
Chantal et Sandrine Jathet, la mère et la fille, ont lancé la première marque de cosmétiques halal, Jamal, sans graisses animales ni alcool, fabriquée en France. Jamal («beauté» en arabe) propose une gamme de dix produits (crèmes végétales de jour et de nuit, laits démaquillants, etc.). Chantal Jathet insiste sur le fait que ses produits sont certifiés par la Grande Mosquée de Paris et son recteur, Dalil Boubakeur, également médecin, «a vérifié les formules», disait-elle dans le quotidien L’Union daté du 5 avril 2011 qui consacrait un article à l’installation de la marque à Reims.
Le site Saphirnews annonçait le 15 juin 2010 que la société Orapi, un fabricant de produits d’entretien pour les professionnels, venait de sortir une gamme de 35 produits d’hygiène certifiés halal par la Malaisie.
La gamme Halal Essentials comporte des désinfectants pour sols, des désodorisants, des savons antiseptiques, des shampooings sans alcool ni graisses animales.
«Donnez à votre bébé le meilleur du halal.» C’est le discours que la marque Vitameal Baby tient aux parents, soucieux d’une alimentation non seulement saine pour leurs enfants dès le quatrième mois, mais aussi respectant les interdits alimentaires de la religion musulmane. Les petits pots en verre pour bébé sont à base de fruits, de légumes, de poissons et de viande halal certifiée par l’agence de certification AVS. C’est «la plus large gamme halal en baby food au monde»(vendue également en pharmacie sous la marque Pharmameal Baby), d’après le fabricant, la société Agro-Food Industrie, installée à Marrakech au Maroc depuis 2004.
Pour les plus grands, la société Bonbons halal propose des guimauves au chocolat, des choconours, des chamallows, des sucettes, des bâtons fourrés halal.
«Nous importons et distribuons des bonbons gélifiés principalement de Turquie. Les ingrédients utilisés sont halal. En particulier la gélatine est certifiée halal par des organismes musulmans compétents», explique le fabricant sur son site.
Comme d’autres hypermarchés ou supermarchés, le Géant Casino d’Angoulême propose des bonbons Haribo certifiés «halal sans gélatine de porc». La gamme halal des bonbons Haribo est produite en Turquie.
La Chambre de commerce et d’industrie de Bruxelles (Beci) délivre depuis deux ans un certificat halal aux hôtels dans les chambres desquels il n’y a pas d’alcool dans le minibar, pas de films pornographiques à la télévision, pas de bible dans le tiroir de la table de nuit, mais pourvues d’un petit tapis de prière à la disposition des clients et portant l’indication de la direction de La Mecque.
A l’occasion du Euro Halal, un salon professionnel sur les produits halal, à Bruxelles, fin novembre 2011, les organisateurs proposaient aux visiteurs de bénéficier de tarifs spéciaux dans plusieurs hôtels de la capitale belge, offrant aux clients des prestations halal: «room service halal» au Radisson Blu, petits déjeuners halal au Novotel Centre Tour Noire et à l’Hôtel des Colonies.
Les grands hôtels et les palaces se sont mis au halal partout dans le monde –et pas seulement dans les pays du Moyen-Orient. Interviewé dans le magazine Paris Match daté du 10 au 16 novembre 2011, Yannick Alléno, qui a ouvert trois restaurants dans l’émirat de Dubai, se voit poser la question:
«Avez-vous des contraintes liées à la religion musulmane?»
Le chef français aux trois étoiles Michelin de l’Hôtel Meurice, le palace de la rue de Rivoli à Paris, répond:
«On fait attention. Nous passons par des circuits particuliers pour qu’il n’y ait pas de croisements de produits. Mais c’est déjà le cas au Meurice à Paris où j’ai mon restaurant gastronomique étoilé et où les propriétaires sont musulmans. Nous possédons donc des frigos halaldédiés.»
Le restaurant L’Alambra, situé face à la cité du Clos-Saint-Lazare, à Stains en Seine-Saint-Denis, n’est pas confronté à cette difficulté, puisqu’il est tout halal.
Table cotée, ouverte en novembre 2006, le restaurant propose toutes les cuisines du monde, indienne, mexicaine, algérienne, française, japonaise. Il sert 4.000 couverts par mois.
«Les vendredis et samedis soir, c’est plein à craquer. On ne travaille que sur réservation. Nos clients viennent de toute l’Ile-de-France et même d’autres régions», expliquait dans Le Parisien daté du 29 mars 2010 Nabil Djedjik, 32 ans, l’heureux propriétaire de ce restaurant halal haut de gamme, également secrétaire général du premier syndicat patronal d’entrepreneurs de confession musulmane, Synergie des professionnels musulmans de France (SPMF).
L’Alambra a été le premier restaurant de France à proposer l’intégralité de sa carte en version halal: tartiflette et quiche savoyarde aux lardons de veau, jambon braisé de dinde dans le petit salé aux lentilles, moules marinières sans vin blanc, tarte Tatin sans graisses animales, etc.
Devant le succès rencontré par le premier, un deuxième Alambra a ouvert au printemps 2011 à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne.
Michel Turin
http://www.slate.fr

La communauté musulmane de Grande-Bretagne forte de trois millions de membres est indignée de découvrir que des traces d’ADN de porc ont été retrouvées dans la viande halal proposée dans les prisons du pays.
Le ministère de la justice a du suspendre une entreprise fournissant de la viande dans les prisons après avoir effectué des tests sur des tartes et des viandes dits halal dans lesquels des traces d’ADN de porcs ont été trouvées.
L’Agence des Normes Alimentaires a affirmé que l’autorité locale impliquée dans cette affaire fait l’objet d’une enquête.
Le ministre de la Justice, Jeremy Wright, a déclaré que cet incident était absolument inacceptable : « c’est une situation absolument inacceptable que nous regrettons grandement ».
Certains professeurs et professionnels appartenant à l’agence de normes alimentaires clament déjà la difficulté de vérifier la conformité de la viande tout au long de la chaîne alimentaire pour se défaire d’une quelconque responsabilité.
Il est bien désolant qu’une telle affaire soit nécessaire pour faire réagir les agences de surveillance et pour durcir les contrôles grâce à un sursaut de rigidité de la justice au sujet des normes alimentaires, a regretté la Commission musulmane des droits humains, basée en Grande-Bretagne.
Le marché du halal couvre deux trillions de dollars à travers le monde.
http://www.trtfrancais.com

Depuis près d’un an et demi les cosmétiques halals font sensation. Ciblant les femmes musulmanes, ces produits de beauté sont certifiés sans alcool, ni extraits animaux. Les rouges à lèvres et soins pour la peau sans graisse de porc sont importés de Belgique, d’Indonésie ou d’Australie mais la France pourrait bien se positionner sur ce marché en plein boom.
En effet, selon le quotidien Le Parisien un site industriel français viendrait pour la première fois « d’obtenir la certification officielle de Bruxelles pour fabriquer des dentifrices halal ». En France, Bruno Bernard, un spécialiste de la certification halal, estime qu’un million de musulmans utilisent régulièrement des cosmétiques halals. En Asie, ce marché pèserait plus de 3 milliards d’euros selon une estimation d’une université Malaisienne.
Certaines entreprises françaises croient dur comme fer dans le marché des cosmétiques halals. C’est le cas de la marque Jamal, créée en 2007 par une Française, Chantal Japhet dans la péninsule arabique. Elle a également lancé un label certifié par la Mosquée de Paris. « Mon objectif, c’est que le halal redevienne tendance, et je suis sûre que ça le sera dans les années à venir. Après tout, c’est du végétal, ça respecte l’homme et la nature, et c’est de l’éthique ».
Jamal et les autres entreprises de cosmétique halal, comme Cosmelal ou OnePure, attendent avec impatience l’arrivée des grands groupes, qui pourront, grâce à leur notoriété, faire exploser le marché. Les intéressés ne ferment pas la porte : « Le marché des cosmétiques halals est un marché que nous regardons, comme d’autres, compte-tenu de notre ambition d’universalisation de la beauté », indique L’Oréal, contacté par l’AFP.
http://bien-etre.excite.fr/
Marseille. Les bouchers revendaient la viande halal avariée
Sept gérants et vendeurs de boucheries halal ont été condamnés ce lundi, dans les Bouches-du-Rhône, à des peines allant de 6 mois à 18 mois de prison pour avoir régénéré de la viande avariée avec du bisulfite de soude.
Basés à Marseille, Port-de-Bouc et Martigues, ces bouchers ont été jugés pour « falsification de denrées alimentaires nuisibles à la santé, vente de denrées alimentaires falsifiées nuisibles à la santé et tromperie sur la marchandise entraînant un danger pour la santé de l’homme ».
Le fournisseur du bisulfite de soude, un « additif alimentaire » qui sert à limiter l’oxydation des produits, a également été condamné à 30 mois de prison, dont 18 avec sursis, ainsi qu’à 10 000 euros d’amende. Grâce au bisulfite de soude, la viande avariée retrouvait la couleur d’un produit comestible. Les vendeurs utilisaient également des épices pour cacher l’apparence, l’odeur et le goût de la viande avariée.
Menée par la gendarmerie de Marseille, l’enquête avait permis d’établir que le trafic durait depuis plusieurs années. Deux clients ainsi que l’association UFC-Que choisir s’étaient portés parties civiles dans cette affaire.
Un neuvième prévenu a été relaxé.
http://www.ladepeche.fr/
Nicolas Sarkozy a visité le marché de Rungis ce mardi 21 février. Une visite surprise en réaction aux propos de Marine Le Pen ce samedi qui affirmait que 100% de la viande distribuée en Ile-de-France était d’origine halal.
Marine Le Pen a provoqué les bouchers. En affirmant, samedi, que toute la viande consommée en Ile-de-France était d’origine halal, elle a contribué à brouiller une image que les professionnels de la viande en France tentent de soigner.
Ils ont donc réagi, comme un seul homme, pour expliquer que si les abattoirs d’Ile-de-France abattaient en effet leurs bêtes selon le rite halal, ils ne fournissaient qu’un pourcentage « insignifiant » de la viande consommée dans la région.
La réaction de Nicolas Sarkozy n’a pas tardé. Le candidat de l’UMP s’est rendu ce mardi matin sur le marché de Rungis, le principal fournisseur de viande de la région parisienne, pour y répéter le refrain entendu tout le week-end : « La polémique n’a pas lieu d’être. On consomme chaque année en Ile-de-France 200 000 tonnes de viande et il y a 2,5% de viande casher et halal ».
Une manière de reprendre la main sur le débat et de pointer l’erreur de la candidate du Front national. Lundi soir, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire avait déjà amorcé la riposte en dénonçant les « mensonges grossiers » de Marine Le Pen.
Il a rappelé qu’un décret avait été adopté il y a « quelques jours » pour « mettre d’avantage d’ordre dans l’abattage rituel en France ». Ce décret prévoit « un régime d’autorisation préalable, avec une formation des sacrificateurs, et des contrôles sanitaires plus stricts, et avec l’obligation d’avoir un bon de commande pour pouvoir procéder à l’abattage rituel ». Des mesures qui devraient garantir, selon le ministre, la « traçabilité totale des animaux et de la viande halal ».
Marine Le Pen persiste
Marine Le Pen a persisté pourtant mardi matin : « Il ne s’agit pas d’une polémique, mais d’un problème fondamental. Le fait qu’une majorité de Français soient trompés sur la marchandise qu’ils achètent n’est pas une polémique anodine ».
Elle a même tenté d’effacer son erreur par une pirouette sémantique : « 100% des bêtes abattues en Ile-de-France est halal, et 100% de la viande est suspecte, puisqu’on ne sait pas ce qui est halal et ce qui ne l’est pas ». Le problème pointé par la présidente du FN est en fait la distribution – réelle mais peu répandue – de viande halal dans le circuit classique, sans que le mode d’abattage soit identifié.
La polémique provoquée par Marine Le Pen reste pour l’heure circonscrite entre le FN et l’UMP, les autres candidats à l’élection présidentielle n’ayant pas encore réagi.
http://www.rfi.fr/

Par SABINE CESSOU
Une énième polémique liée à l’islam a éclaté aux Pays-Bas, portant cette fois sur des HLM «halal». Non pas des appartements transformés en abattoirs, mais des logements spéciaux pour musulmans, construits par une société publique avec l’argent des contribuables. Dans ces appartements situés dans les quartiers ouest d’Amsterdam, à forte population marocaine, ces habitations auraient pour particularité d’avoir des portes coulissantes, afin de mieux isoler ces dames (dans la cuisine) de ces messieurs (dans le salon). Telle est du moins la description qu’en a faite le quotidien Het Parool.
Ronald Plasterk, le ministre de l’Intérieur, a dû s’expliquer à la télé pour dédramatiser. Il s’agit surtout, selon lui, de 188 appartements équipés d’un robinet supplémentaire pour faire ses ablutions avant la prière, et d’un modeste placard à chaussures. «Certains des vœux émis par les locataires ont été pris en compte», a justifié le ministre, décrivant des logements tout à fait compatibles avec l’esprit de liberté et de tolérance des Pays-Bas. «On ne devrait pas faire des logements dans lesquels les non-musulmans ne voudraient pas vivre», a-t-il ajouté.
Or, c’est bien là que le bât blesse, aux yeux d’une partie de l’opinion. S’agit-il de faire un ghetto dans l’ouest d’Amsterdam ? Cède-t-on trop facilement à ce qui est perçu comme des exigences radicales faites par des musulmans non moins radicaux ? Se vautre-t-on dans le politiquement correct, alors que le populiste de droite Geert Wilders ne cesse de dénoncer «l’islamisation de la société néerlandaise» ?
La société de logement social en cause, Eigen Haard, répond que les appartements se trouvent dans des immeubles «mixtes», où des logements bon marché sont aussi destinés à des étudiants et des handicapés. De leur côté, les internautes y vont de leurs commentaires.«Absurde, peut-on lire surDutchNews.nl. Je voue un culte à la reine disco, j’exige donc un appartement avec des boules à miroirs, des lasers, une machine à faire de la fumée et une vraie insonorisation pour que je puisse mettre la musique à fond. Logement halal. Aussi ridicule que les paquets de nouilles aux crevettes halal.»
Un musulman, lui, rappelle n’avoir jamais entendu parler de «maison halal» de sa vie, un concept qui paraît comporter son lot de préjugés… Un Suédois s’exclame : «Où est le problème ? Un robinet et un placard à chaussures ? Ou comment un petit pays peut [débattre] avec petitesse…»
http://www.liberation.fr/
La première conférence internationale sur la finance islamique banques alternatives et assurances Takaful organisé par l’ agence Comesm et qui aura lieu le 29 novembre 2012 à Casablanca, connaît un grand intérêt de la part des acteurs financiers. Selon les organisateurs, les banques, les compagnies d’ assurance, les organismes financiers ont déjà confirmé leurs participations avec la présence des principaux managers.
Cette conférence sera animée par des banquiers, des assureurs des experts financiers de haut niveau, spécialistes de la question, issus de la Malaisie, de Bahreïn, des Emirats Arabes Unis, de France, Tunisie, Luxembourg, pays ayant déjà mis en place des banques participatives et des assurances Takaful, et du Maroc.
En effet, le secteur de la finance islamique mondial connaît actuellement une croissance soutenue. En effet, le marché financier islamique (Banque alternative et Assurance Takaful) regroupe dans le monde quelques 300 banques islamiques et 250 compagnies d’ assurance Takaful. Les pays qui ont mis en place un système financier islamique conforme à la Charia (loi islamique) et certifié par des organismes spécialisés ont créé, des banques islamiques, un marché islamique de capitaux notamment en matière de fonds islamiques, des compagnies d’ assurances Takaful et un système de micro-finance islamique.
Le Maroc, sur le plan bancaire est en phase de développement du cadre législatif pour les banques participatives conformes à la Charia. Le législateur et le régulateur ont déjà apporté les dernières modifications juridiques et fiscales afin de créer un environnement favorable au développement des services de la finance Alternative.
De même, plusieurs banques islamiques cherchent à s’ implanter au Maroc et de nombreuses banques ont déjà postulé pour un agrément de banque. Pour rappel, le chef du gouvernement du Maroc, M. Abdelilah Benkirane, a annoncé l’ introduction prochaine de principes de la finance islamique dans la nouvelle loi bancaire marocaine 2012. Le texte définit les principes généraux qui régissent les produits actuellement commercialisés dans les banques, à savoir l’ autorisé et l’ interdit, selon la loi islamique.
Il précise que le crédit ne doit pas être une source de profit. L’ intérêt est proscrit. Les prêts ne doivent pas faire l’ objet de commerce. L’ argent, en tant que capital, peut servir de moyen pour faire du commerce et non pas constituer un objet de commerce.
Pour l’ assurance Takaful, le marché mondial se développe et connait une forte croissance. Ainsi entre 2010 et 2011, le marché s’ est accru à raison de 20 à 40% selon les régions alors que le Maroc, deuxième marché en Afrique et le troisième dans le monde arabe, reste l’ un des rares pays où l’ assurance islamique n’ a pas encore démarré.
Les autorités marocaines soucieuses d’ offrir aux assurés une alternative aux produits classiques d’ assurance et d’ augmenter la pénétration d’ assurance dans le pays étudient la possibilité de réviser la législation marocaine actuelle afin de s’ adapter aux spécificités de l’ assurance Takaful.
Cette première conférence internationale, à caractère scientifique, est un espace de réflexion et d’ échange entre experts internationaux, hauts responsables et décideurs financiers, régulateurs et acteurs politiques.
Elle permettra de présenter le marché de la finance islamique, de montrer ses caractéristiques et de faire un benchmark des expériences des pays qui ont adopté ce système afin de tirer des enseignements dans la perspective de l’ élaboration et de la mise en place d’ un système adapté aux spécificités et aux choix du Maroc, assurent les organisateurs.
xinhua
http://www.maghrebemergent.info/
Réactions