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Archives pour la catégorie ‘Fraude’

Belgique: du porc dans des bolognaises

Des traces de porc ont été découvertes dans des spaghettis à la bolognaise vendus en conserve sous la marque Carrefour Discount en Belgique, selon des tests effectués par l’une des principales associations de consommateurs belge Test-Achats.

L’association a effectué des tests sur 29 produits à base de viande (lasagnes, raviolis, hamburgers, saucisses, sauce bolognaise, viande mijotée) commercialisés en Belgique. « Tous les produits ont été soumis à un test ADN afin de détecter la présence de matériel génétique de boeuf, de porc, de poulet, de dinde, de mouton, de chèvre et de cheval. Nous avons seulement trouvé des ADN de boeuf, de porc et de poulet », précise l’association sur son site internet.

Dans l’un de ces produits – « spaghetti bolognese » conditionnés en portions de 415 grammes sous la marque Carrefour Discount – entre 30 et 60% d’ADN de porc ont ainsi été repérés, alors que cela n’était pas mentionné sur l’étiquette, indique l’association.

http://www.lefigaro.fr/

Du porc retrouvé dans des produits supposément halal en Norvège

Les autorités norvégiennes de contrôle alimentaire vont porter plainte contre un producteur de viande industrielle après la découverte d’importantes quantités de porc dans des produits supposément halal.

Dans le cadre de contrôles effectués après le scandale de la viande de cheval retrouvée dans des plats préparés présentés comme étant du bœuf, le Mattilsyn dit avoir détecté du porc, dans une proportion comprise entre 5 et 30 %, dans de la viande dite « halal » commercialisée auprès des vendeurs de kebabs.

« Nous allons porter plainte contre le producteur, le groupe norvégien Kuraas, a indiqué Catherine Signe Svindland, conseillère auprès du Mattilsyn. Dans un produit halal, il ne devrait pas y avoir de porc du tout et quand on trouve de telles quantités de porc dans un tel produit, on ne croit pas à un accident mais qu’il s’agit en fait d’une fraude. »

« DÉFAILLANCE »

Le groupe incriminé s’est défendu de toute malversation et a rappelé les lots de viande concernés, selon les médias norvégiens. « Nous achetons d’énormes quantités de viande halal et nous pouvons montrer des factures qui correspondent à ce que nous avons acheté et vendu, a déclaré le responsable du marketing,Kenneth Kuraas. Que de la viande de porc ait atterri dans ces produits est dû tout simplement à une défaillance des routines. »

Parallèlement, le Mattilsyn dit avoir retrouvé plus de 60 % de porc dans de la viande à pizza présentée comme du bœuf et produite par un autre groupe norvégien. Après la détection le mois dernier de viande de cheval dans des produits étiquetés « bœuf », de nombreuses affaires similaires ont éclos en Europe. Jeudi, les autorités britanniques ont également annoncé avoir détecté de l’ADN de porc au menu dans des saucisses halal au poulet au menu d’écoles et de crèches londoniennes.

http://www.lemonde.fr

Du porc dans les saucisses halal de poulet

Des saucisses.

Des saucisses. (Photo Jay Directo. AFP)

La découverte a été faite dans des cantines scolaires de Londres, qui avaient procédé à des tests suite au scandale de la viande de cheval.

Par AFP

La présence d’ADN de porc a été détectée dans des saucisses halal au poulet au menu d’écoles et de crèches dans le centre de Londres, ont annoncé jeudi les autorités locales.

Celles-ci avaient fait faire de leur propre chef des tests dans certaines cantines scolaires de l’arrondissement de Westminster, dans le sillage du scandale de la viande de cheval découverte dans des plats préparés, présentés comme étant au boeuf.

Aucune trace de cheval n’a été détectée, mais ces examens ont montré la possible présence d’ADN de porc dans des saucisses halal au poulet, confirmée ensuite par une deuxième série de tests.

«Les résultats ont confirmé aujourd’hui la présence de porc dans un échantillon de saucisses halal qui ont potentiellement été servies dans 19 écoles et crèches» où elles étaient proposées au menu, a expliqué dans un communiqué la municipalité.

Des traces d’agneau et de porc ont également été retrouvées dans du boeuf haché non halal utilisé par les cantines de 17 autres établissements du secteur.

Toute la viande livrée par le fournisseur incriminé a été retirée des cantines de l’arrondissement et une enquête a été ouverte.

«Nous sommes extrêmement préoccupés de voir qu’un de nos fournisseurs n’a pas obéi aux règles strictes auxquelles nous leur demandons de souscrire», a souligné la direction des services de l’enfance de l’arrondissement.

Une ligne téléphonique a été mise en place pour répondre aux inquiétudes des parents et la mairie a pris contact avec des représentants des communautés musulmane et juive.

http://www.liberation.fr/

Grande-Bretagne : des traces de porc dans la viande halal des prisons

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La communauté musulmane de Grande-Bretagne forte de trois millions de membres est indignée de découvrir que des traces d’ADN de porc ont été retrouvées dans la viande halal proposée dans les prisons du pays. 

Le ministère de la justice a du suspendre une entreprise fournissant de la viande dans les prisons après avoir effectué des tests sur des tartes et des viandes dits halal dans lesquels des traces d’ADN de porcs ont été trouvées.

L’Agence des Normes Alimentaires a affirmé que l’autorité locale impliquée dans cette affaire fait l’objet d’une enquête.

Le ministre de la Justice, Jeremy Wright, a déclaré que cet incident était absolument inacceptable : « c’est une situation absolument inacceptable que nous regrettons grandement ».

Certains professeurs et professionnels appartenant à l’agence de normes alimentaires clament déjà la difficulté de vérifier la conformité de la viande tout au long de la chaîne alimentaire pour se défaire d’une quelconque responsabilité.

Il est bien désolant qu’une telle affaire soit nécessaire pour faire réagir les agences de surveillance et pour durcir les contrôles grâce à un sursaut de rigidité de la justice au sujet des normes alimentaires, a regretté la Commission musulmane des droits humains, basée en Grande-Bretagne.

Le marché du halal couvre deux trillions de dollars à travers le monde.

http://www.trtfrancais.com

Marseille. Les bouchers revendaient la viande halal avariée

 

Marseille. Les bouchers revendaient la viande halal avariée ()

Marseille. Les bouchers revendaient la viande halal avariée

Sept gérants et vendeurs de boucheries halal ont été condamnés ce lundi, dans les Bouches-du-Rhône, à des peines allant de 6 mois à 18 mois de prison pour avoir régénéré de la viande avariée avec du bisulfite de soude.

Basés à Marseille, Port-de-Bouc et Martigues, ces bouchers ont été jugés pour « falsification de denrées alimentaires nuisibles à la santé, vente de denrées alimentaires falsifiées nuisibles à la santé et tromperie sur la marchandise entraînant un danger pour la santé de l’homme ».

Le fournisseur du bisulfite de soude, un « additif alimentaire » qui sert à limiter l’oxydation des produits, a également été condamné à 30 mois de prison, dont 18 avec sursis, ainsi qu’à 10 000 euros d’amende. Grâce au bisulfite de soude, la viande avariée retrouvait la couleur d’un produit comestible. Les vendeurs utilisaient également des épices pour cacher l’apparence, l’odeur et le goût de la viande avariée.

Menée par la gendarmerie de Marseille, l’enquête avait permis d’établir que le trafic durait depuis plusieurs années. Deux clients ainsi que l’association UFC-Que choisir s’étaient portés parties civiles dans cette affaire.

Un neuvième prévenu a été relaxé.

http://www.ladepeche.fr/

Le célèbre hamburger Filet-O-Fish de McDonald’s contiendrait-il du porc ?

Par Florent Deligia

Le Filet-O-Fish, célèbre hamburger au poisson de McDonald’s pourrait contenir des traces de porc. L’information révélée par le site Internet de consommateurs musulman al-kanz.org a été relayée massivement sur les réseaux sociaux. Lyon Capitale a mené l’enquête.

Vendredi 20  janvier 2012, le site Internet de consommateurs musulmans Al-kanz.org, célèbre pour avoir à plusieurs reprises dénoncé des faux produits halal, publie une révélation qui fait grand bruit. Le sandwich Filet-O-Fish de McDonald’s, logiquement à base de poisson pourrait contenir des traces de porc dans son pain. Problème : le burger est particulièrement prisé par ceux qui ne mangent pas de cochon par conviction personnelle ou à cause d’allergie. A l’origine de l’affaire, Fateh Kimouche de al-kanz.org nous explique comment il a découvert l’affaire : « Dès octobre 2011, un lecteur m’a contacté pour me parler de cette affaire. J’ai pris le temps de vérifier. Une seconde personne m’a fourni des photographies des étiquettes qui montraient que les pains utilisés pouvaient contenir des traces de porc, ainsi que l’additif E472E qui peut être d’origine animale« . L’ensemble des photographies des étiquettes sont publiées sur le site Al-kanz.org. On peut clairement y lire: « Fabriqué dans un atelier utilisant sésame, porc, mais, lait« .

La photographie de l’emballage publiée par al-kanz.org

porc ()

Le fabricant réagit

Contacté par nos soins, Michel Sailion, représentant du fabricant de petits pains, East Balt, répond aux accusations : « Nous n’avons jamais dit que nos pains étaient halal. Nous avons publié cette information sur nos ateliers de manière volontaire alors qu’aucune loi ne nous y oblige pour le porc. Effectivement, de façon exceptionnelle, nos usines produisent des petits pains parsemés de copeaux de lardon. Cependant, entre chacune de nos fabrications, l’ensemble de la ligne de production est nettoyée. Quant à la majorité de nos pains, ils ne comportent pas de porc, y compris en ce qui concerne l’additif E472E qui est d’origine végétale issu de l’huile de tournesol ».

Un cas qui pourrait faire jurisprudence ou entraîner plus d’opacité

De la même façon, l’entreprise McDonald’s n’a jamais certifié que le Filet-O-Fish était halal. Un constat partagé par Fateh Kimouche : « Heureusement, ils n’ont jamais prétendu que c’était halal. Cependant, ils savent que le Filet-O-Fish est consommé par ceux qui ne mangent pas de porc. Quick a choisi de faire des sandwichs halal car ils avaient repéré une surconsommation des burgers aux poissons. McDonald’s ne pouvait pas ignorer cela« . Ainsi, au-delà même de la question de l’interdit religieux, l’affaire soulève une nouvelle fois la question de la traçabilité alimentaire dans les restaurants. La composition exacte des ingrédients est souvent cantonnée aux cuisines tandis que les sites officiels affichent, au mieux, la liste des allergènes les plus fréquents. Lire la suite…

Île Maurice : du porc halal en supermarché

Rédigé par Hanan Ben Rhouma

C’est là une bien drôle de trouvaille qu’a fait un lecteur de Saphirnews dans l’île Maurice le 23 août. Alors qu’il cherchait des côtes d’agneau halal dans un supermarché de l’enseigne Jumbo Score, voilà qu’il découvre dans un des rayons tout un étalage offrant… des côtes de porc certifiées halal !

Preuve à l’appui, cette photo qu’a prise Jean-Pierre, ébahi devant ces produits.

 

Île Maurice : du porc halal en supermarché
« Nous avons demandé à voir un responsable mais il avait déjà quitté le magasin. C’est un boucher qui travaille à l’arrière qui est venu. Il a eu le souffle coupé et est resté sans voix devant le rayon : il est lui-même musulman ! Il a pris sur lui, en l’absence de son responsable, de faire disparaître vite fait toutes les « côtes de porc » étiquetées « halal » », nous indique Jean-Pierre, habitué à ce que les viandes vendues en grandes surfaces à Maurice soient quasi toutes halal.  Lire la suite…

La Mosquée de Paris défend la licéité de sa certification halal

« Concernant l’information mettant en cause les traces d’ADN porcines dans un lot de saucisses, notre organisme partenaire de contrôle a apporté un démenti formel en janvier 2011 suite à une contre-expertise rigoureuse qu’il a demandé à un grand laboratoire européen indépendant », affirme la GMP, rappelant que celui-ci a « clairement invalidé cette rumeur infondée en effectuant une analyse extrêmement poussée sur le même lot de produits », ce que, selon lui, le reportage a « omis de préciser ».

Elle ajoute que le responsable du blog à l’origine de cette « polémique » a quant à lui été poursuivi en février 2011 devant les tribunaux par son organisme partenaire pour qu’il justifie la méthode d’analyse du lot incriminé.

« A ce jour, le responsable du blog n’a toujours pas répondu à cette question et son partenaire financier est en dépôt de bilan. L’affaire est toujours pendante devant le tribunal de Nantes », précise la GMP, qui affirme se réserver « tous les droits de demander réparation devant les tribunaux ».

Une vingtaine d’élus locaux issus de la Diversité mènent campagne en ce début de Ramadhan pour « briser l’omerta » qui entoure le marché du halal en France.

« Il est grand temps que la certification halal soit labellisée au même titre que les produits bio pour lever la suspicion qui entoure les produits censés être licites destinés à la communauté musulmane », avait indiqué à l’APS un élu à la Courneuve, Kamel Hamza, en réaction au même reportage. Lire la suite…

La «Boufffe» Halal provoque des vagues en France, Dalil Boubakeur défend son label

Par Kaci AGGAD

Les accusations portées par une chaîne de télévision française contre la licéité de sa certification halal, ont fait réagir la Grande Mosquée de Paris qui dénonce ce reportage qu’elle juge calomnieux et partial.

Entre la Grande Mosquée de Paris et la chaîne de télévision française, Canal+, auteur du reportage ayant mis en doute, la veille du mois de Ramadhan, la licéité de sa certification halal, la polémique enfle. Dans une mise au point rendue publique, la Mosquée de Paris dénonce avec véhémence cette campagne calomnieuse et les allégations portées contre la licéité de sa certification halal. Réagissant vivement à une information relative aux traces d’ADN porcines qui auraient été trouvées dans un lot de saucisses, la Mosquée de Paris avait apporté un démenti formel, précisant que la rumeur est infondée et que la contre-expertise rigoureuse qu’elle avait demandée à un laboratoire européen de renom a invalidé cette rumeur.
La Mosquée de Paris ajoute que les lots de produits en question avaient été soumis à une analyse extrêmement poussée et que le reportage avait omis de le signaler. Evoquant cet épisode, elle affirme que le responsable du blog à l’origine de cette polémique a fait l’objet d’une plainte qui a été déposée en février dernier par son organisme partenaire afin qu’il explique quant à la méthode qu’il a utilisée pour analyser le lot de saucisses suspect. «A ce jour, le responsable du blog n’a toujours pas répondu à cette question et son partenaire financier est en dépôt de bilan. L’affaire est toujours pendante devant le tribunal de Nantes», précise le communiqué. Lire la suite…

Halal : un marché lucratif peu encadré

La rediffusion dimanche 31 juillet sur Canal + d’une enquête sur l’explosion du marché du halal et ses dérives a provoqué l’indignation dans la communauté musulmane. Huit élus municipaux d’origine musulmane réclament une enquête parlementaire.

QUE REPRÉSENTE LE MARCHÉ DU HALAL ?

Le marché du halal a représenté 5,5 milliards d’euros en 2010 [1]. La forte accélération de la croissance de ce marché amorcée en 2009 continue. Le nombre d’acheteurs se stabilise mais ils consomment des produits plus diversifiés, comme des saucisses de poulet ou encore du foie gras halal. La sociologue Florence Bergeaud-Blackler, chercheure associée à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (Iremam) à l’Université de Provence, explique notamment ce récent intérêt par un très fort attachement à la consommation halal chez les 18-25 ans, pour qui « l’alimentation est une pratique religieuse relativement aisée, qui constitue un signe extérieur d’islamité très valorisé dans la communauté ».

Le dynamique marché du halal n’a pas tardé à attirer la grande distribution qui s’est lancée depuis une dizaine d’années. Ainsi, en 2010, les grandes et moyennes surfaces ont réalisé 130,1 millions d’euros de chiffre d’affaires sur ces produits, soit 0,2 % du marché alimentaire, selon le cabinet Nielsen. Les commerces de quartier et les supérettes spécialisées continuent toutefois de concentrer l’essentiel des recettes.

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Union Française des Consommateurs Musulmans UFCM

Le 5 mai 2011, en page d’accueil d’Al-Kanz.org et de Guidemusulman.com on trouve le logo de l’Union Française des Consommateurs Musulmans UFCM avec cette petite injonction : « Adhérez-y, c’est gratuit. »
Curieux, plusieurs questions nous viennent à l’esprit :
Qui se cache derrière l’UFCM ?
D’où vient l’argent de l’UFCM ?
Qu’elle est la raison d’être de l’UFCM ?
Quelles sont les références religieuses de l’UFCM ?
Sur le site internet de l’UFCM qui à priori n’est qu’une version provisoire, il y a un long texte de présentation mais celui-ci n’apporte pas de réponses. Pour l’instant.

Qui ?

On ne sait pas qui a créé cette association. Pas un nom, pas une adresse, pas une adresse email ni même un numéro de téléphone, même le whois est anonyme. Pourtant on nous dit d’y adhérer. F. Kimouche (bloggeur d’Al-kanz.org) en fait sans doute partie, du moins c’est ce que laisse croire sa promotion engagée. Lire la suite…

Les abus du business halal

Par Cécilia Gabizon

Pour qu'une viande bénéficie de l'étiquette halal, l'animal doit être égorgé à la main, la tête
Pour qu’une viande bénéficie de l’étiquette halal, l’animal doit être égorgé à la main, la tête Crédits photo : Magnéto Presse/Capture vidéo

Le magazine «Spécial Investigation» dénonce les nombreuses arnaques en vigueur dans ce marché en plein boom.

Le halal est un marché florissant. Le magazine «Spécial Investigation» a tenté d’en savoir plus sur cette offre qui a explosé ces dernières années: à la traditionnelle boucherie s’ajoutent des supérettes modernes ou encore ce restaurant couru qui propose de la cuisine du terroir, avec des produits confessionnels. Le chiffre d’affaires de l’alimentaire halal devrait atteindre 5,5 milliards d’euros en 2010, dont 1 milliard d’euros pour la restauration selon le cabinet de marketing Solis, qui vient de publier une étude du secteur. 

En apparence, le croyant dispose maintenant d’une gamme variée de produits… En réalité, il est souvent berné. Car l’étiquette halal que l’on voit fleurir partout n’offre aucune garantie, rappellent les journalistes. Chacun peut décider de l’arborer, met en garde le gérant d’une supérette. Les arnaqueurs profitent du flou réglementaire. Une marque vend ainsi impunément des bonbons halal… faits avec la gélatine de porc pourtant totalement proscrite !

Au-delà de ces cas extrêmes, le ­reportage s’intéresse au gigantesque marché du poulet halal. Beaucoup de portes fermées, de personnes se disant «non habilitées à parler», un climat de méfiance évident. En caméra ­cachée, les enquêteurs ont filmé plus de silence que de séquences révélatrices. Ils ont tenté de vérifier si Doux, le géant du secteur, qui exporte jusqu’en Arabie saoudite, respectait bien les obligations du halal. Les animaux doivent,affirment les journalistes, être égorgés à la main, par un sacrificateur musulman, sans être étourdis préalablement. Or, les poulets du producteur breton perdent leur tête à la chaîne, sans voir un sacrificateur. Pis encore, un employé raconte que les poulets sont légèrement étourdis par électronarcose avant de mourir. Ce serait donc des volailles sans confession qui parviendraient dans les assiettes des consommateurs musulmans.

Le problème, c’est que ce reportage construit sa démonstration autour d’une norme halal fondamentaliste. La définition avancée comme une règle intangible n’est qu’une des lectures de l’islam. Celle des plus rigoristes.

 

Surenchère religieuse

Le Coran dit peu sur le halal. Il établit qu’il faudra manger des aliments licites (halal), ce qui exclut le porc et les bêtes mortes. L’animal devra être égorgé et saigné. Le Coran autorise même les musulmans à manger la nourriture des «gens du livre», les chrétiens et les juifs. On n’y parle point d’étourdissement… Le Codex alimentaire, qui régit la norme halal internationale à l’exportation, ne proscrit pas l’étourdissement (s’il est léger et réversible), pour améliorer le bien-être de l’animal. De nombreux pays européens dont la Grande-Bretagne étourdissent les animaux avant de les sacrifier avec l’accord de leurs musulmans. Quant aux volailles, elles étaient ­jusqu’à présent partout légèrement étourdies.

Mais «les nouveaux entrants sur ce marché dénigrent les pratiques anciennes pour se faire une place» et font de la surenchère religieuse, analyse la spécialiste Florence Bergeaud-Blackler, chercheuse à l’Institut de recherche et d’étude sur le monde arabe et musulman. Le reportage semble ignorer ces enjeux, complexes, qui bloquent jusqu’à présent la mise au point d’un label.

http://www.lefigaro.fr/

Certification halal: les clefs pour comprendre

Anne-Katell Mousset

À l’export, un des enjeux des industriels agroalimentaires est de concevoir des produits halal typiquement français comme par exemple des bières désalcoolisés, des cannelés au rhum sans alcool ou des crêpes halal.

Le marché français des produits halal est estimé à 4 milliards d’euros par an (source : Xerfi). Définition, certification, distribution : quels sont les enjeux clés de ce marché ? Éléments de réponse grâce à un panel d’experts intervenus lors d’une d’une réunion à la Chambre de commerce et d’industrie de Bretagne à Lorient.

Halal vs Haram

Dans la religion musulmane, les produits halal sont à opposer aux produits haram. Halal signifie tout simplement « licite » pour le consommateur musulman selon les préceptes religieux. Parmi les interdits majeurs : le porc qui suscite une très forte aversion et, dans une moindre mesure, l’alcool. Pour le reste, les interprétations sont diverses et relèvent de la théologie. C’est cette absence de définition unique qui empêche la création d’un standard international et même, en ce qui concerne la France, d’une norme nationale. Comme l’explique Bruno Bernard, expert en commerce international et créateur de la certification halal émise par la Chambre de commerce de l’industrie belge : « Il y a dans le halal plusieurs vérités. Ce qui est halal dans une région du monde ne le sera pas dans un autre. Il n’y a donc pas une solution unique, mais des solutions ». Le halal est un concept religieux. Mais, on parle ici de production et de commerce. Pour Bruno Bernard : « il faut appréhender cette certification avec une logique de respect et de l’éthique, sinon s’est voué à l’échec. Mais il ne faut pas oublier que c’est aussi un concept commercial ».

Bien choisir son certificateur

En France, il existe une soixantaine d’organismes certificateurs. La majorité du marché est cependant dominé par les trois grandes mosquées : Paris, Évry et Lyon. Chaque organisme possède ses propres critères et sa façon de travailler. Par exemple, certains se chargent directement de surveiller la production, d’autres comme la Mosquée de Paris, peuvent proposer à des salariés de l’industriel de devenir référents « halal » et d’être garants de la production. Il faut savoir que certains organismes certificateurs peuvent ne pas être reconnus à l’export. Chaque pays à en effet sa façon d’appréhender le halal, et ses propres référentiels. Comme le souligne Mohamed Benjouad, dirigeant de RDF Bretagne, société d’accompagnement à l’international à destination des pays arabo-musulmans. « En Malaisie, il y a un véritable business du halal, très bien organisé. Ils ont leur propre norme, mais elle n’est pas forcément reconnue dans l’Union européenne ou au Maghreb ». Le pays a en effet créé un texte réglementaire en agroalimentaire sur le halal. Cette norme, la MS 1500 : 2009, s’inspire de la méthode HACCP et porte sur l’ensemble de la chaîne.

http://www.processalimentaire.com/

Affaire Herta-Halal en France, le problème subsiste

Les récentes affaires liées au business halal en France, celles qui gravitent autour de la saucisse de la marque « Herta » , ne redorent pas le blason des politiques françaises en matière de gestion de domaines importants pour  ses citoyens de confession musulmane, qui sont aussi des consommateurs, qui comptent et pèsent de plus en plus dans la balance économique du pays. Des citoyens, des fidèles coupés d’une vraie représentativité, auxquels on impose des structures fantoches dites représentatives, telles les conseils français et régionaux du culte musulman (CFCM, CRCM), laissant perdurer un désordre croissant particulièrement dans les marchés du Halal et du Hajj. Simplement parce qu’il y a pas mal d’intérêts idéologiques, stratégiques et financiers en jeu.

Contrairement à d’autres marchés, celui du halal, comme celui du hajj d’ailleurs, est doté d’une particularité intéressante qui réside en l’existence d’une concurrence volontairement déséquilibrée, injustement établie ou encadrée par l’Etat français, entre les différents acteurs et institutions religieuses, économiques et politiques des marchés du Halal et du Hajj.

Dans les faits, concernant la politique de l’Etat autour du Halal, il s’agit de comprendre pourquoi sont nées ces monopoles de désignation et de formation des sacrificateurs pour l’industrie du halal, monopoles que l’Etat français a accordé, par différents arrêtés ministériels, aux trois mosquées que ce sont celles de Paris, de Lyon puis d’Evry ?

Ces monopoles d’habilitation des sacrificateurs du halal créent mécaniquement une concurrence déloyale et sème la zizanie entre les différents acteurs économiques et « religieux » du marché, favorisent le maintient d’une situation qui rend impossible tout consensus sur les fondamentaux rituels, les référentiels scientifiques et industriels entre les acteurs concernés pour satisfaire une réelle demande des consommateurs de confession musulmane. Lire la suite…

Nestlé suspend ses produits halal

Logo HERTA

Le groupe suisse Nestlé a décidé de suspendre mardi soir, pour une durée indéterminée, la production de produits « halal » de sa filiale Herta. Cette mesure fait suite à la publication d’un rapport d’analyses faisant état de traces de porc retrouvées dans des saucisses de volailles « halal » de Herta.

« Nous avons décidé d’adopter un nouveau process d’analyse, et de repenser notre organisation. Cela prend un certain temps et c’est pourquoi nous avons décidé de suspendre cette production », a déclaré la porte-parole de Nestlé. Depuis le 1er février, les charcuteries halal ne sont plus produites dans les usines Herta en France.

Dans les nouveaux process mentionnés, les analyses ADN sur les lots produits seront intégrées au processus de production et effectuées par un laboratoire extérieur. « A l’heure actuelle, nous ne savons pas combien va coûter tout cela. Nos équipent travaillent à repenser l’organisation rapidement » explique la porte parole de Nestlé, précisant bien que le passage d’échantillons de charcuterie en laboratoire est « une garantie de plus pour le consommateur ». Lire la suite…

Casino retire des rayons ses saucisses halal de chez Herta

Le groupe Casino a annoncé mardi le retrait de la vente de saucisses certifiées halal de la marque Herta, au centre d’une polémique après la publication d’un rapport d’analyses faisant état de traces de porc.

Les supermarchés se lancent dans les produits halal
Le mois de ramadan débute samedi pour les musulmans de France. Les supermarchés mettent depuis quelques années en avant les produits halaL. © TF1/LCI

Le groupe Casino a annoncé mardi le retrait de la vente de saucisses certifiées halal de la marque Herta, au centre d’une polémique après la publication d’un rapport d’analyses faisant état de traces de porc dans ces produits destinés à la consommation des musulmans. Le groupe de distribution avait déjà suspendu il y a quelques jours les approvisionnements de ces saucisses de volaille. Il va désormais plus loin en annonçant « sa décision de retrait de la vente des deux références de saucisses Knacki Herta Halal« , selon un communiqué adressé à l’AFP. Casino a décidé parallèlement de lancer des « études indépendantes complémentaires afin de garantir le plus strict respect de la certification halal« .

  • Le groupe Nestlé a décidé de suspendre la production halal de la marque Herta en France, après la publication d’analyses faisant état de traces de porc dans les saucisses.

Un site internet a révélé il y a quelques jours un rapport d’analyses d’un laboratoire faisant état de la présence de porc dans des saucisses de volaille de la marque Herta. A la suite d’analyses réalisées à sa demande par un autre  laboratoire, le groupe Nestlé a cependant récusé toute présence de porc dans  ses saucisses halal. « Nous sommes pris dans un débat » sur la certification halal, a souligné Valérie Bignon, porte-parole de Nestlé France, interrogée par l’AFP. La Mosquée de Paris est chargée de la certification des produits halal de Nestlé. « Si les procédures de certification doivent être modifiées, nous nous adapterons sans  problème », a ajouté la responsable.

Il n’existe pas dans l’Hexagone de label halal, reconnu par l’ensemble de la communauté musulmane, estimée à environ 5 millions de personnes, soit la plus importante d’Europe. Dans les faits, trois mosquées – Paris, Lyon, Evry – sont habilitées à délivrer des cartes de sacrificateurs, mais ce sont ensuite une multitude d’organismes qui effectuent des contrôles, notamment dans les abattoirs, avec des méthodes et des définitions du halal différentes. L’alimentation halal – conforme à la religion musulmane – représente un marché à fort potentiel de développement. Les principales marques et les grandes enseignes ont décidé ces dernières années de se positionner sur ce secteur.

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Polémique sur des saucisses halal

ANNE-CÉCILE JUILLET

Selon plusieurs associations musulmanes, les Knacki Herta certifiés halal contiendraient du porc. Le fabricant, Nestlé, dément.

Les Knacki Herta dits halals sont censés ne contenir que de la volaille.  Les Knacki Herta dits halals sont censés ne contenir que de la volaille. | (LP/a. auboiroux.)

Les Knacki Herta estampillés halal, c’est-à-dire aptes à la consommation selon les principes de l’islam, le sont-ils vraiment ? C’est la question qui agite les consommateurs musulmans depuis le 14 janvier, date à laquelle un rapport d’analyses, menées par le laboratoire nantais Eurofins, a démontré la présence de traces de porc dans ces saucisses censées être uniquement composées de viande de volaille.

Le SPMF (Synergie des professionnels musulmans en France) a envisagé de saisir la justice. « Avec l’analyse d’Eurofins, on a la certitude que les Knacki Herta dits halal sont en réalité haram, c’est-à-dire impropres à la consommation du point de vue musulman, explique Fateh Kimouche, musulman pratiquant et animateur du blog Al-Kanz, en pointe sur la question. Nestlé fabrique ces aliments sur les mêmes chaînes que les saucisses au porc. Beaucoup de musulmans ont le sentiment de s’être fait avoir. »

Chez Nestlé, groupe auquel appartient la marque Herta, on cherche à rassurer les consommateurs musulmans. « Nos productions respectent les procédures requises par la Mosquée de Paris, sont validées par elle, et vérifiées sur place par quatre contrôleurs permanents reconnus et agréés par les mêmes autorités religieuses », indique le géant de l’agroalimentaire, s’appuyant sur une contre-expertise : « Cette analyse, effectuée par un laboratoire indépendant en Allemagne, Genetic ID, appliquant des seuils de détection plus stricts que ceux utilisés par Eurofins, confirme l’absence de traces d’ADN de porc dans les produits concernés. » Eurofins, de son côté, confirme le résultat de ses analyses.

La Grande Mosquée incriminée

Qui croire ? Chez Nestlé, qui commercialise de la viande halal depuis 2008, on avoue à demi-mot s’être fait « dépasser » par une « querelle de mosquées ». En effet, pour le SPMF et d’autres associations musulmanes, c’est surtout le « laxisme » de la Grande Mosquée de Paris qui est en cause. « Elle couvre 40% du marché du halal en France, et pourtant ses contrôleurs sont régulièrement mis en cause, tant pour leur nombre que pour leur qualification. Il serait peut-être temps de faire un peu de clarté dans le domaine », souligne Fateh Kimouche. Dans le doute, seule l’enseigne Casino a retiré pendant plusieurs jours ces knackis de ses linéaires.

http://www.leparisien.fr/

La norme AFNOR HALAL : un piège pour la communauté musulmane

Depuis déjà quelques temps, l’AFNOR travaille sur la mise en place d’une norme universelle définissant ce qu’est le halal.

Cette institution cherche à mettre en place une norme qui va satisfaire les industriels et la grande distribution avant de satisfaire le consommateur de produits halal.

Il faut savoir que nous sommes pour la mise en place d’un label universel pour le halal afin que toutes les dérives sur ce marché, et Dieu sait si elles sont nombreuses, soient condamnées par les juridictions françaises car la signification halal aurait enfin une définition.

Le halal n’est pas une chose compliquée à mettre en place. Il faut tout d’abord le respect des convictions religieuses, le respect du consommateur de produits halal et avant tout une sincère volonté de bien faire les choses.

Afin de garantir à la totalité des consommateurs de produits halal une sécurité optimale du halal, nous préconisons que le terme halal soit utilisé dès lors où certains critères sont respectés. Ces critères sont :

  1. L’abattage manuel pour les bovins, les ovins ainsi que pour la volaille,
  2. Que chaque animal abattu selon le rite islamique soit vivant et conscient lors de sa mise à mort, donc interdiction formelle d’étourdir ou d’assommer l’animal avant son abattage,
  3. La présence obligatoire d’un contrôleur salarié faisant partie d’un organisme de certification indépendant. Lire la suite…

Nestlé suspend la production de ses saucisses halal Herta

Par Isabelle de Foucaud

Cette décision fait suite à la publication d’un rapport d’analyses faisant état de traces de porc dans ces produits destinés à la consommation des musulmans. Casino les a retiré de ses rayons.

La polémique agite la communauté musulmane de France depuis plusieurs jours. Le 14 janvier dernier, le laboratoire nantais Eurofins a publié un rapport d’analyses faisant état de traces de porc dans des saucisses de volaille de la marque Knacki Herta, certifiées halal et destinées à la consommation des musulmans. «La présence d’ADN de l’espèce cible porc est détectée», conclut ce rapport, initialement commandé par le forum de consommateurs musulmans, Debat Halal, qui en affiche une copie sur son site Internet.

Nestlé lance une nouvelle batterie de tests

Propriétaire de la marque Herta, Nestlé a, dans un premier temps, démenti ces conclusions. Le groupe a en effet demandé à un autre laboratoire situé en Allemagne, Genetic ID, de réaliser une contre-expertise, qui a «confirmé l’absence de traces d’ADN de porc dans les produits concernés», affirme le groupe dans Le Parisien . Puis mardi soir, Nestlé a finalement annoncé la suspension de la production de ses saucisses halal Herta. «Nous avons décidé de faire des tests ADN systématiques mais ces tests allongent nos délais de livraison. Donc, on suspend la production en France le temps de trouver une nouvelle organisation», a dit à Reuters une porte-parole de Nestlé France. Lire la suite…

LE MONDE MUSULMAN FACE LA CRISE MONDIALE

27/12/2010 un commentaire

Par Mustapha Cherif

Dans une époque que dominent la connaissance technoscientifique et le concept de la société du savoir, la production scientifique des pays musulmans est encore marginale, selon le dernier rapport de l’Unesco sur la science. Les données fournies par le rapport, établi tous les cinq ans, concernant la production scientifique des pays musulmans, sont significatives d’une situation alarmante. En matière de techno-sciences le monde musulman, avec une population d’environ 1,5 milliard, près du quart de la population mondiale, ne produit que moins de 5% de la production scientifique mondiale! Le sous-développement du Monde arabe est symbolisé par un autre taux dramatique: environ 40% des populations sont analphabètes.

Forger au savoir et humaniser
Les capacités de production de la science permettent le développement, la sauvegarde de la souveraineté et de nouvelles perspectives. La situation des sociétés musulmanes est préoccupante. Jusqu’à quand les alarmes seront-elles ignorées? Même la Banque islamique de développement, en 2008, confirmait le constat alarmant: «Les 57 pays à population majoritairement musulmane ont sensiblement 25% de la population mondiale, mais moins d’1% des scientifiques produisent moins de 5% de la science et font à peine 0,1% des découvertes originales mondiales liées à la recherche chaque année.» La fuite des cerveaux et la mainmise par des politiciens médiocres sur les organes de décisions aggravent la situation. Lire la suite…