Archive for the ‘Fraude’ Category

Le célèbre hamburger Filet-O-Fish de McDonald’s contiendrait-il du porc ?

Par Florent Deligia

Le Filet-O-Fish, célèbre hamburger au poisson de McDonald’s pourrait contenir des traces de porc. L’information révélée par le site Internet de consommateurs musulman al-kanz.org a été relayée massivement sur les réseaux sociaux. Lyon Capitale a mené l’enquête.

Vendredi 20  janvier 2012, le site Internet de consommateurs musulmans Al-kanz.org, célèbre pour avoir à plusieurs reprises dénoncé des faux produits halal, publie une révélation qui fait grand bruit. Le sandwich Filet-O-Fish de McDonald’s, logiquement à base de poisson pourrait contenir des traces de porc dans son pain. Problème : le burger est particulièrement prisé par ceux qui ne mangent pas de cochon par conviction personnelle ou à cause d’allergie. A l’origine de l’affaire, Fateh Kimouche de al-kanz.org nous explique comment il a découvert l’affaire : « Dès octobre 2011, un lecteur m’a contacté pour me parler de cette affaire. J’ai pris le temps de vérifier. Une seconde personne m’a fourni des photographies des étiquettes qui montraient que les pains utilisés pouvaient contenir des traces de porc, ainsi que l’additif E472E qui peut être d’origine animale« . L’ensemble des photographies des étiquettes sont publiées sur le site Al-kanz.org. On peut clairement y lire: « Fabriqué dans un atelier utilisant sésame, porc, mais, lait« .

La photographie de l’emballage publiée par al-kanz.org

porc ()

Le fabricant réagit

Contacté par nos soins, Michel Sailion, représentant du fabricant de petits pains, East Balt, répond aux accusations : « Nous n’avons jamais dit que nos pains étaient halal. Nous avons publié cette information sur nos ateliers de manière volontaire alors qu’aucune loi ne nous y oblige pour le porc. Effectivement, de façon exceptionnelle, nos usines produisent des petits pains parsemés de copeaux de lardon. Cependant, entre chacune de nos fabrications, l’ensemble de la ligne de production est nettoyée. Quant à la majorité de nos pains, ils ne comportent pas de porc, y compris en ce qui concerne l’additif E472E qui est d’origine végétale issu de l’huile de tournesol ».

Un cas qui pourrait faire jurisprudence ou entraîner plus d’opacité

De la même façon, l’entreprise McDonald’s n’a jamais certifié que le Filet-O-Fish était halal. Un constat partagé par Fateh Kimouche : « Heureusement, ils n’ont jamais prétendu que c’était halal. Cependant, ils savent que le Filet-O-Fish est consommé par ceux qui ne mangent pas de porc. Quick a choisi de faire des sandwichs halal car ils avaient repéré une surconsommation des burgers aux poissons. McDonald’s ne pouvait pas ignorer cela« . Ainsi, au-delà même de la question de l’interdit religieux, l’affaire soulève une nouvelle fois la question de la traçabilité alimentaire dans les restaurants. La composition exacte des ingrédients est souvent cantonnée aux cuisines tandis que les sites officiels affichent, au mieux, la liste des allergènes les plus fréquents. Lire le reste…

Tags: , , ,

Aucun commentaire


Île Maurice : du porc halal en supermarché

Rédigé par Hanan Ben Rhouma

C’est là une bien drôle de trouvaille qu’a fait un lecteur de Saphirnews dans l’île Maurice le 23 août. Alors qu’il cherchait des côtes d’agneau halal dans un supermarché de l’enseigne Jumbo Score, voilà qu’il découvre dans un des rayons tout un étalage offrant… des côtes de porc certifiées halal !

Preuve à l’appui, cette photo qu’a prise Jean-Pierre, ébahi devant ces produits.

 

Île Maurice : du porc halal en supermarché
« Nous avons demandé à voir un responsable mais il avait déjà quitté le magasin. C’est un boucher qui travaille à l’arrière qui est venu. Il a eu le souffle coupé et est resté sans voix devant le rayon : il est lui-même musulman ! Il a pris sur lui, en l’absence de son responsable, de faire disparaître vite fait toutes les « côtes de porc » étiquetées « halal » », nous indique Jean-Pierre, habitué à ce que les viandes vendues en grandes surfaces à Maurice soient quasi toutes halal.  Lire le reste…

Tags: , , ,

Aucun commentaire


La Mosquée de Paris défend la licéité de sa certification halal

« Concernant l’information mettant en cause les traces d’ADN porcines dans un lot de saucisses, notre organisme partenaire de contrôle a apporté un démenti formel en janvier 2011 suite à une contre-expertise rigoureuse qu’il a demandé à un grand laboratoire européen indépendant », affirme la GMP, rappelant que celui-ci a « clairement invalidé cette rumeur infondée en effectuant une analyse extrêmement poussée sur le même lot de produits », ce que, selon lui, le reportage a « omis de préciser ».

Elle ajoute que le responsable du blog à l’origine de cette « polémique » a quant à lui été poursuivi en février 2011 devant les tribunaux par son organisme partenaire pour qu’il justifie la méthode d’analyse du lot incriminé.

« A ce jour, le responsable du blog n’a toujours pas répondu à cette question et son partenaire financier est en dépôt de bilan. L’affaire est toujours pendante devant le tribunal de Nantes », précise la GMP, qui affirme se réserver « tous les droits de demander réparation devant les tribunaux ».

Une vingtaine d’élus locaux issus de la Diversité mènent campagne en ce début de Ramadhan pour « briser l’omerta » qui entoure le marché du halal en France.

« Il est grand temps que la certification halal soit labellisée au même titre que les produits bio pour lever la suspicion qui entoure les produits censés être licites destinés à la communauté musulmane », avait indiqué à l’APS un élu à la Courneuve, Kamel Hamza, en réaction au même reportage. Lire le reste…

Tags: , , ,

Aucun commentaire


La «Boufffe» Halal provoque des vagues en France, Dalil Boubakeur défend son label

Par Kaci AGGAD

Les accusations portées par une chaîne de télévision française contre la licéité de sa certification halal, ont fait réagir la Grande Mosquée de Paris qui dénonce ce reportage qu’elle juge calomnieux et partial.

Entre la Grande Mosquée de Paris et la chaîne de télévision française, Canal+, auteur du reportage ayant mis en doute, la veille du mois de Ramadhan, la licéité de sa certification halal, la polémique enfle. Dans une mise au point rendue publique, la Mosquée de Paris dénonce avec véhémence cette campagne calomnieuse et les allégations portées contre la licéité de sa certification halal. Réagissant vivement à une information relative aux traces d’ADN porcines qui auraient été trouvées dans un lot de saucisses, la Mosquée de Paris avait apporté un démenti formel, précisant que la rumeur est infondée et que la contre-expertise rigoureuse qu’elle avait demandée à un laboratoire européen de renom a invalidé cette rumeur.
La Mosquée de Paris ajoute que les lots de produits en question avaient été soumis à une analyse extrêmement poussée et que le reportage avait omis de le signaler. Evoquant cet épisode, elle affirme que le responsable du blog à l’origine de cette polémique a fait l’objet d’une plainte qui a été déposée en février dernier par son organisme partenaire afin qu’il explique quant à la méthode qu’il a utilisée pour analyser le lot de saucisses suspect. «A ce jour, le responsable du blog n’a toujours pas répondu à cette question et son partenaire financier est en dépôt de bilan. L’affaire est toujours pendante devant le tribunal de Nantes», précise le communiqué. Lire le reste…

Tags: , , , ,

Aucun commentaire


Halal : un marché lucratif peu encadré

La rediffusion dimanche 31 juillet sur Canal + d’une enquête sur l’explosion du marché du halal et ses dérives a provoqué l’indignation dans la communauté musulmane. Huit élus municipaux d’origine musulmane réclament une enquête parlementaire.

QUE REPRÉSENTE LE MARCHÉ DU HALAL ?

Le marché du halal a représenté 5,5 milliards d’euros en 2010 [1]. La forte accélération de la croissance de ce marché amorcée en 2009 continue. Le nombre d’acheteurs se stabilise mais ils consomment des produits plus diversifiés, comme des saucisses de poulet ou encore du foie gras halal. La sociologue Florence Bergeaud-Blackler, chercheure associée à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (Iremam) à l’Université de Provence, explique notamment ce récent intérêt par un très fort attachement à la consommation halal chez les 18-25 ans, pour qui « l’alimentation est une pratique religieuse relativement aisée, qui constitue un signe extérieur d’islamité très valorisé dans la communauté ».

Le dynamique marché du halal n’a pas tardé à attirer la grande distribution qui s’est lancée depuis une dizaine d’années. Ainsi, en 2010, les grandes et moyennes surfaces ont réalisé 130,1 millions d’euros de chiffre d’affaires sur ces produits, soit 0,2 % du marché alimentaire, selon le cabinet Nielsen. Les commerces de quartier et les supérettes spécialisées continuent toutefois de concentrer l’essentiel des recettes.

Lire le reste…

Aucun commentaire


Union Française des Consommateurs Musulmans UFCM

Le 5 mai 2011, en page d’accueil d’Al-Kanz.org et de Guidemusulman.com on trouve le logo de l’Union Française des Consommateurs Musulmans UFCM avec cette petite injonction : « Adhérez-y, c’est gratuit. »
Curieux, plusieurs questions nous viennent à l’esprit :
Qui se cache derrière l’UFCM ?
D’où vient l’argent de l’UFCM ?
Qu’elle est la raison d’être de l’UFCM ?
Quelles sont les références religieuses de l’UFCM ?
Sur le site internet de l’UFCM qui à priori n’est qu’une version provisoire, il y a un long texte de présentation mais celui-ci n’apporte pas de réponses. Pour l’instant.

Qui ?

On ne sait pas qui a créé cette association. Pas un nom, pas une adresse, pas une adresse email ni même un numéro de téléphone, même le whois est anonyme. Pourtant on nous dit d’y adhérer. F. Kimouche (bloggeur d’Al-kanz.org) en fait sans doute partie, du moins c’est ce que laisse croire sa promotion engagée. Lire le reste…

Tags: , ,

Aucun commentaire


Les abus du business halal

Par Cécilia Gabizon

Pour qu'une viande bénéficie de l'étiquette halal, l'animal doit être égorgé à la main, la tête
Pour qu’une viande bénéficie de l’étiquette halal, l’animal doit être égorgé à la main, la tête Crédits photo : Magnéto Presse/Capture vidéo

Le magazine «Spécial Investigation» dénonce les nombreuses arnaques en vigueur dans ce marché en plein boom.

Le halal est un marché florissant. Le magazine «Spécial Investigation» a tenté d’en savoir plus sur cette offre qui a explosé ces dernières années: à la traditionnelle boucherie s’ajoutent des supérettes modernes ou encore ce restaurant couru qui propose de la cuisine du terroir, avec des produits confessionnels. Le chiffre d’affaires de l’alimentaire halal devrait atteindre 5,5 milliards d’euros en 2010, dont 1 milliard d’euros pour la restauration selon le cabinet de marketing Solis, qui vient de publier une étude du secteur. 

En apparence, le croyant dispose maintenant d’une gamme variée de produits… En réalité, il est souvent berné. Car l’étiquette halal que l’on voit fleurir partout n’offre aucune garantie, rappellent les journalistes. Chacun peut décider de l’arborer, met en garde le gérant d’une supérette. Les arnaqueurs profitent du flou réglementaire. Une marque vend ainsi impunément des bonbons halal… faits avec la gélatine de porc pourtant totalement proscrite !

Au-delà de ces cas extrêmes, le ­reportage s’intéresse au gigantesque marché du poulet halal. Beaucoup de portes fermées, de personnes se disant «non habilitées à parler», un climat de méfiance évident. En caméra ­cachée, les enquêteurs ont filmé plus de silence que de séquences révélatrices. Ils ont tenté de vérifier si Doux, le géant du secteur, qui exporte jusqu’en Arabie saoudite, respectait bien les obligations du halal. Les animaux doivent,affirment les journalistes, être égorgés à la main, par un sacrificateur musulman, sans être étourdis préalablement. Or, les poulets du producteur breton perdent leur tête à la chaîne, sans voir un sacrificateur. Pis encore, un employé raconte que les poulets sont légèrement étourdis par électronarcose avant de mourir. Ce serait donc des volailles sans confession qui parviendraient dans les assiettes des consommateurs musulmans.

Le problème, c’est que ce reportage construit sa démonstration autour d’une norme halal fondamentaliste. La définition avancée comme une règle intangible n’est qu’une des lectures de l’islam. Celle des plus rigoristes.

 

Surenchère religieuse

Le Coran dit peu sur le halal. Il établit qu’il faudra manger des aliments licites (halal), ce qui exclut le porc et les bêtes mortes. L’animal devra être égorgé et saigné. Le Coran autorise même les musulmans à manger la nourriture des «gens du livre», les chrétiens et les juifs. On n’y parle point d’étourdissement… Le Codex alimentaire, qui régit la norme halal internationale à l’exportation, ne proscrit pas l’étourdissement (s’il est léger et réversible), pour améliorer le bien-être de l’animal. De nombreux pays européens dont la Grande-Bretagne étourdissent les animaux avant de les sacrifier avec l’accord de leurs musulmans. Quant aux volailles, elles étaient ­jusqu’à présent partout légèrement étourdies.

Mais «les nouveaux entrants sur ce marché dénigrent les pratiques anciennes pour se faire une place» et font de la surenchère religieuse, analyse la spécialiste Florence Bergeaud-Blackler, chercheuse à l’Institut de recherche et d’étude sur le monde arabe et musulman. Le reportage semble ignorer ces enjeux, complexes, qui bloquent jusqu’à présent la mise au point d’un label.

http://www.lefigaro.fr/

Tags: , ,

Aucun commentaire


Certification halal: les clefs pour comprendre

Anne-Katell Mousset

À l’export, un des enjeux des industriels agroalimentaires est de concevoir des produits halal typiquement français comme par exemple des bières désalcoolisés, des cannelés au rhum sans alcool ou des crêpes halal.

Le marché français des produits halal est estimé à 4 milliards d’euros par an (source : Xerfi). Définition, certification, distribution : quels sont les enjeux clés de ce marché ? Éléments de réponse grâce à un panel d’experts intervenus lors d’une d’une réunion à la Chambre de commerce et d’industrie de Bretagne à Lorient.

Halal vs Haram

Dans la religion musulmane, les produits halal sont à opposer aux produits haram. Halal signifie tout simplement « licite » pour le consommateur musulman selon les préceptes religieux. Parmi les interdits majeurs : le porc qui suscite une très forte aversion et, dans une moindre mesure, l’alcool. Pour le reste, les interprétations sont diverses et relèvent de la théologie. C’est cette absence de définition unique qui empêche la création d’un standard international et même, en ce qui concerne la France, d’une norme nationale. Comme l’explique Bruno Bernard, expert en commerce international et créateur de la certification halal émise par la Chambre de commerce de l’industrie belge : « Il y a dans le halal plusieurs vérités. Ce qui est halal dans une région du monde ne le sera pas dans un autre. Il n’y a donc pas une solution unique, mais des solutions ». Le halal est un concept religieux. Mais, on parle ici de production et de commerce. Pour Bruno Bernard : « il faut appréhender cette certification avec une logique de respect et de l’éthique, sinon s’est voué à l’échec. Mais il ne faut pas oublier que c’est aussi un concept commercial ».

Bien choisir son certificateur

En France, il existe une soixantaine d’organismes certificateurs. La majorité du marché est cependant dominé par les trois grandes mosquées : Paris, Évry et Lyon. Chaque organisme possède ses propres critères et sa façon de travailler. Par exemple, certains se chargent directement de surveiller la production, d’autres comme la Mosquée de Paris, peuvent proposer à des salariés de l’industriel de devenir référents « halal » et d’être garants de la production. Il faut savoir que certains organismes certificateurs peuvent ne pas être reconnus à l’export. Chaque pays à en effet sa façon d’appréhender le halal, et ses propres référentiels. Comme le souligne Mohamed Benjouad, dirigeant de RDF Bretagne, société d’accompagnement à l’international à destination des pays arabo-musulmans. « En Malaisie, il y a un véritable business du halal, très bien organisé. Ils ont leur propre norme, mais elle n’est pas forcément reconnue dans l’Union européenne ou au Maghreb ». Le pays a en effet créé un texte réglementaire en agroalimentaire sur le halal. Cette norme, la MS 1500 : 2009, s’inspire de la méthode HACCP et porte sur l’ensemble de la chaîne.

http://www.processalimentaire.com/

Aucun commentaire


Affaire Herta-Halal en France, le problème subsiste

Les récentes affaires liées au business halal en France, celles qui gravitent autour de la saucisse de la marque « Herta » , ne redorent pas le blason des politiques françaises en matière de gestion de domaines importants pour  ses citoyens de confession musulmane, qui sont aussi des consommateurs, qui comptent et pèsent de plus en plus dans la balance économique du pays. Des citoyens, des fidèles coupés d’une vraie représentativité, auxquels on impose des structures fantoches dites représentatives, telles les conseils français et régionaux du culte musulman (CFCM, CRCM), laissant perdurer un désordre croissant particulièrement dans les marchés du Halal et du Hajj. Simplement parce qu’il y a pas mal d’intérêts idéologiques, stratégiques et financiers en jeu.

Contrairement à d’autres marchés, celui du halal, comme celui du hajj d’ailleurs, est doté d’une particularité intéressante qui réside en l’existence d’une concurrence volontairement déséquilibrée, injustement établie ou encadrée par l’Etat français, entre les différents acteurs et institutions religieuses, économiques et politiques des marchés du Halal et du Hajj.

Dans les faits, concernant la politique de l’Etat autour du Halal, il s’agit de comprendre pourquoi sont nées ces monopoles de désignation et de formation des sacrificateurs pour l’industrie du halal, monopoles que l’Etat français a accordé, par différents arrêtés ministériels, aux trois mosquées que ce sont celles de Paris, de Lyon puis d’Evry ?

Ces monopoles d’habilitation des sacrificateurs du halal créent mécaniquement une concurrence déloyale et sème la zizanie entre les différents acteurs économiques et « religieux » du marché, favorisent le maintient d’une situation qui rend impossible tout consensus sur les fondamentaux rituels, les référentiels scientifiques et industriels entre les acteurs concernés pour satisfaire une réelle demande des consommateurs de confession musulmane. Lire le reste…

Aucun commentaire


Nestlé suspend ses produits halal

Logo HERTA

Le groupe suisse Nestlé a décidé de suspendre mardi soir, pour une durée indéterminée, la production de produits « halal » de sa filiale Herta. Cette mesure fait suite à la publication d’un rapport d’analyses faisant état de traces de porc retrouvées dans des saucisses de volailles « halal » de Herta.

« Nous avons décidé d’adopter un nouveau process d’analyse, et de repenser notre organisation. Cela prend un certain temps et c’est pourquoi nous avons décidé de suspendre cette production », a déclaré la porte-parole de Nestlé. Depuis le 1er février, les charcuteries halal ne sont plus produites dans les usines Herta en France.

Dans les nouveaux process mentionnés, les analyses ADN sur les lots produits seront intégrées au processus de production et effectuées par un laboratoire extérieur. « A l’heure actuelle, nous ne savons pas combien va coûter tout cela. Nos équipent travaillent à repenser l’organisation rapidement » explique la porte parole de Nestlé, précisant bien que le passage d’échantillons de charcuterie en laboratoire est « une garantie de plus pour le consommateur ». Lire le reste…

Aucun commentaire


Casino retire des rayons ses saucisses halal de chez Herta

Le groupe Casino a annoncé mardi le retrait de la vente de saucisses certifiées halal de la marque Herta, au centre d’une polémique après la publication d’un rapport d’analyses faisant état de traces de porc.

Les supermarchés se lancent dans les produits halal
Le mois de ramadan débute samedi pour les musulmans de France. Les supermarchés mettent depuis quelques années en avant les produits halaL. © TF1/LCI

Le groupe Casino a annoncé mardi le retrait de la vente de saucisses certifiées halal de la marque Herta, au centre d’une polémique après la publication d’un rapport d’analyses faisant état de traces de porc dans ces produits destinés à la consommation des musulmans. Le groupe de distribution avait déjà suspendu il y a quelques jours les approvisionnements de ces saucisses de volaille. Il va désormais plus loin en annonçant « sa décision de retrait de la vente des deux références de saucisses Knacki Herta Halal« , selon un communiqué adressé à l’AFP. Casino a décidé parallèlement de lancer des « Ã©tudes indépendantes complémentaires afin de garantir le plus strict respect de la certification halal« .

  • Le groupe Nestlé a décidé de suspendre la production halal de la marque Herta en France, après la publication d’analyses faisant état de traces de porc dans les saucisses.

Un site internet a révélé il y a quelques jours un rapport d’analyses d’un laboratoire faisant état de la présence de porc dans des saucisses de volaille de la marque Herta. A la suite d’analyses réalisées à sa demande par un autre  laboratoire, le groupe Nestlé a cependant récusé toute présence de porc dans  ses saucisses halal. « Nous sommes pris dans un débat » sur la certification halal, a souligné Valérie Bignon, porte-parole de Nestlé France, interrogée par l’AFP. La Mosquée de Paris est chargée de la certification des produits halal de Nestlé. « Si les procédures de certification doivent être modifiées, nous nous adapterons sans  problème », a ajouté la responsable.

Il n’existe pas dans l’Hexagone de label halal, reconnu par l’ensemble de la communauté musulmane, estimée à environ 5 millions de personnes, soit la plus importante d’Europe. Dans les faits, trois mosquées – Paris, Lyon, Evry – sont habilitées à délivrer des cartes de sacrificateurs, mais ce sont ensuite une multitude d’organismes qui effectuent des contrôles, notamment dans les abattoirs, avec des méthodes et des définitions du halal différentes. L’alimentation halal – conforme à la religion musulmane – représente un marché à fort potentiel de développement. Les principales marques et les grandes enseignes ont décidé ces dernières années de se positionner sur ce secteur.

Aucun commentaire


Polémique sur des saucisses halal

ANNE-CÉCILE JUILLET

Selon plusieurs associations musulmanes, les Knacki Herta certifiés halal contiendraient du porc. Le fabricant, Nestlé, dément.

Les Knacki Herta dits halals sont censés ne contenir que de la volaille.  Les Knacki Herta dits halals sont censés ne contenir que de la volaille. | (LP/a. auboiroux.)

Les Knacki Herta estampillés halal, c’est-à-dire aptes à la consommation selon les principes de l’islam, le sont-ils vraiment ? C’est la question qui agite les consommateurs musulmans depuis le 14 janvier, date à laquelle un rapport d’analyses, menées par le laboratoire nantais Eurofins, a démontré la présence de traces de porc dans ces saucisses censées être uniquement composées de viande de volaille.

Le SPMF (Synergie des professionnels musulmans en France) a envisagé de saisir la justice. « Avec l’analyse d’Eurofins, on a la certitude que les Knacki Herta dits halal sont en réalité haram, c’est-à-dire impropres à la consommation du point de vue musulman, explique Fateh Kimouche, musulman pratiquant et animateur du blog Al-Kanz, en pointe sur la question. Nestlé fabrique ces aliments sur les mêmes chaînes que les saucisses au porc. Beaucoup de musulmans ont le sentiment de s’être fait avoir. »

Chez Nestlé, groupe auquel appartient la marque Herta, on cherche à rassurer les consommateurs musulmans. « Nos productions respectent les procédures requises par la Mosquée de Paris, sont validées par elle, et vérifiées sur place par quatre contrôleurs permanents reconnus et agréés par les mêmes autorités religieuses », indique le géant de l’agroalimentaire, s’appuyant sur une contre-expertise : « Cette analyse, effectuée par un laboratoire indépendant en Allemagne, Genetic ID, appliquant des seuils de détection plus stricts que ceux utilisés par Eurofins, confirme l’absence de traces d’ADN de porc dans les produits concernés. » Eurofins, de son côté, confirme le résultat de ses analyses.

La Grande Mosquée incriminée

Qui croire ? Chez Nestlé, qui commercialise de la viande halal depuis 2008, on avoue à demi-mot s’être fait « dépasser » par une « querelle de mosquées ». En effet, pour le SPMF et d’autres associations musulmanes, c’est surtout le « laxisme » de la Grande Mosquée de Paris qui est en cause. « Elle couvre 40% du marché du halal en France, et pourtant ses contrôleurs sont régulièrement mis en cause, tant pour leur nombre que pour leur qualification. Il serait peut-être temps de faire un peu de clarté dans le domaine », souligne Fateh Kimouche. Dans le doute, seule l’enseigne Casino a retiré pendant plusieurs jours ces knackis de ses linéaires.

http://www.leparisien.fr/

Aucun commentaire


La norme AFNOR HALAL : un piège pour la communauté musulmane

Depuis déjà quelques temps, l’AFNOR travaille sur la mise en place d’une norme universelle définissant ce qu’est le halal.

Cette institution cherche à mettre en place une norme qui va satisfaire les industriels et la grande distribution avant de satisfaire le consommateur de produits halal.

Il faut savoir que nous sommes pour la mise en place d’un label universel pour le halal afin que toutes les dérives sur ce marché, et Dieu sait si elles sont nombreuses, soient condamnées par les juridictions françaises car la signification halal aurait enfin une définition.

Le halal n’est pas une chose compliquée à mettre en place. Il faut tout d’abord le respect des convictions religieuses, le respect du consommateur de produits halal et avant tout une sincère volonté de bien faire les choses.

Afin de garantir à la totalité des consommateurs de produits halal une sécurité optimale du halal, nous préconisons que le terme halal soit utilisé dès lors où certains critères sont respectés. Ces critères sont :

  1. L’abattage manuel pour les bovins, les ovins ainsi que pour la volaille,
  2. Que chaque animal abattu selon le rite islamique soit vivant et conscient lors de sa mise à mort, donc interdiction formelle d’étourdir ou d’assommer l’animal avant son abattage,
  3. La présence obligatoire d’un contrôleur salarié faisant partie d’un organisme de certification indépendant. Lire le reste…

Aucun commentaire


Nestlé suspend la production de ses saucisses halal Herta

Par Isabelle de Foucaud

Cette décision fait suite à la publication d’un rapport d’analyses faisant état de traces de porc dans ces produits destinés à la consommation des musulmans. Casino les a retiré de ses rayons.

La polémique agite la communauté musulmane de France depuis plusieurs jours. Le 14 janvier dernier, le laboratoire nantais Eurofins a publié un rapport d’analyses faisant état de traces de porc dans des saucisses de volaille de la marque Knacki Herta, certifiées halal et destinées à la consommation des musulmans. «La présence d’ADN de l’espèce cible porc est détectée», conclut ce rapport, initialement commandé par le forum de consommateurs musulmans, Debat Halal, qui en affiche une copie sur son site Internet.

Nestlé lance une nouvelle batterie de tests

Propriétaire de la marque Herta, Nestlé a, dans un premier temps, démenti ces conclusions. Le groupe a en effet demandé à un autre laboratoire situé en Allemagne, Genetic ID, de réaliser une contre-expertise, qui a «confirmé l’absence de traces d’ADN de porc dans les produits concernés», affirme le groupe dans Le Parisien . Puis mardi soir, Nestlé a finalement annoncé la suspension de la production de ses saucisses halal Herta. «Nous avons décidé de faire des tests ADN systématiques mais ces tests allongent nos délais de livraison. Donc, on suspend la production en France le temps de trouver une nouvelle organisation», a dit à Reuters une porte-parole de Nestlé France. Lire le reste…

Aucun commentaire


LE MONDE MUSULMAN FACE LA CRISE MONDIALE

Par Mustapha Cherif

Dans une époque que dominent la connaissance technoscientifique et le concept de la société du savoir, la production scientifique des pays musulmans est encore marginale, selon le dernier rapport de l’Unesco sur la science. Les données fournies par le rapport, établi tous les cinq ans, concernant la production scientifique des pays musulmans, sont significatives d’une situation alarmante. En matière de techno-sciences le monde musulman, avec une population d’environ 1,5 milliard, près du quart de la population mondiale, ne produit que moins de 5% de la production scientifique mondiale! Le sous-développement du Monde arabe est symbolisé par un autre taux dramatique: environ 40% des populations sont analphabètes.

Forger au savoir et humaniser
Les capacités de production de la science permettent le développement, la sauvegarde de la souveraineté et de nouvelles perspectives. La situation des sociétés musulmanes est préoccupante. Jusqu’à quand les alarmes seront-elles ignorées? Même la Banque islamique de développement, en 2008, confirmait le constat alarmant: «Les 57 pays à population majoritairement musulmane ont sensiblement 25% de la population mondiale, mais moins d’1% des scientifiques produisent moins de 5% de la science et font à peine 0,1% des découvertes originales mondiales liées à la recherche chaque année.» La fuite des cerveaux et la mainmise par des politiciens médiocres sur les organes de décisions aggravent la situation. Lire le reste…

1 commentaire


Après Quick, Cora se lance dans la vente d’aliments halal

Des produits halal pour les clients musulmans des hypermarchés belges … et français
Et les autres, si affinités, ou non
Le marché s’adapte à l’immigration
Pour commencer et ménager les sensibilités, preuve du malaise, seuls les hypermarchés Cora d’Anderlecht et de Woluwe-Saint-Lambert proposent ce type de produits . Mais, si la demande venait à se renforcer, les autres surfaces du groupe pourraient suivre le mouvement. (A Dreux, France, ici à gauche)
Voilà en fait plus d’un an que l’un des leaders de la grande distribution belge met toute une gamme d’aliments Halal à disposition de ses clients musulmans -ou non- , vu la découverte de vertus supposées attribuées désormais aux bêtes égorgées et, dont la viande a été emballée selon les rites prescrits par la religion islamique.
On sait pourtant que la législation n’est pas respectée et que les filiaires ne sont pas sûres. Ni la publicité, ni la propagande ne le disent. Lire donc l’article de PaSiDupes concernant la région de Marseille: Lire le reste…

Aucun commentaire


Conférence sur le halal : derrière les contradictions, l’appel à la mobilisation

PAR WILFRIED HECQUET

roubaix@lavoixdunord.fr

 Dans la salle bondée, vendredi soir, une majorité de musulmans.
Dans la salle bondée, vendredi soir, une majorité de musulmans.

Il a fallu pousser les murs du théâtre Pierre-de-Roubaix, vendredi soir, pour accueillir le public très nombreux venu assister à la conférence « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le halal sans jamais oser le demander ». Une soirée organisée par l’Association Rencontre et Dialogue (ARD), qui a mis en exergue des contradictions persistantes sur la définition même du halal.

Plus de 200 personnes étaient présentes, vendredi soir, au théâtre Pierre-de-Roubaix. Dans le public, une écrasante majorité de musulmans. Un succès, qui a visiblement ravi Ali Rahni, et son association Rencontre et Dialogue : « On avait prévu 150 chaises, mais on est débordé par le succès du sujet… » Les interventions et débats de la soirée étaient également retransmis en direct sur Pastel FM, élargissant un peu plus encore l’auditoire.

L’idée de cette conférence : « Aborder d’un point de vue scientifique, éthique et pratique la question du halal. » Dans les faits, la question a surtout été abordée du point de vue de la stricte religion. Pourtant, la première intervenante, Florence Bergeaud, sociologue et auteure du livre Comprendre le halal, a apporté un premier éclairage scientifique, laïc et sans parti pris. Objectif, en somme. Avec des chiffres, d’abord, pour rappeler ce que pèse, aujourd’hui, le marché mondial du halal, qui a émergé surtout depuis les années 1970. La France, avec ses 5 millions de musulmans, serait le premier marché halal en Europe, estimé à « 5,5 milliards d’euros de dépenses en 2009, soit deux fois plus que pour le bio ». Elle notera encore « l’émergence d’une consommation identitaire, politique, pour marquer son soutien à telle ou telle cause » et « une dynamique de la méfiance : chacun promet de faire plus halal que son voisin ». Autre constat : il n’y a pas de véritable définition légale du halal, mais pour ce qui est du rituel, « la législation en France permet de ne pas utiliser l’étourdissement préalable à la saignée de l’animal. La définition, elle, est laissée aux religieux. » C’est là que la question se complique, car visiblement, les autorités musulmanes, d’un pays à l’autre, et même en France, ne sont pas d’accord entre elles. Ainsi constate-t-on des contradictions entre les trois mosquées habilitées pour la certification des abatteurs (Paris, Evry, Lyon).

On a dès lors plongé de plain-pied dans la discussion sous l’angle religieux, pour ne plus en sortir. Très remarquée, l’intervention de Fateh Kimouche, responsable du fameux site internet Al Kanz. D’entrée, il s’est clairement positionné : « Manger halal, ce n’est pas une option, c’est une obligation. Cela a un impact immédiat dans la vie du musulman, par rapport à ses invocations. Comment tu veux que tes invocations soient entendues si tu vas fracasser ta foi dans un hamburger qui n’est pas halal ? » (lire ci-dessous) Il n’aura de cesse de fustiger le comportement des musulmans : « Les musulmans agissent peu, certains par fatalisme, d’autres par méconnaissance. Et pourtant, ces consommateurs peuvent beaucoup, même tout seuls. Le halal commence par soi-même. Si chacun sort d’ici convaincu de ça, on peut changer la face de ce marché en France !

» Son objectif : faire bouger la communauté, pour lui faire prendre toute sa place. Et de lister ce que les musulmans sont censés faire dans ce but : « Prévenez les gens autour de vous ! Dites-leur de s’abstenir de consommer ce qui est douteux ! (…) Appelez les services consommateurs des grands groupes. Plus ils auront de demandes, plus ils verront qu’il y a des gens intéressés. Faites part de votre mécontentement, ces sociétés ont une hantise du « bad buzz ». Elles savent que la petite étincelle peut devenir un incendie… » Également présent, Fethallah Otmani, directeur administratif d’AVS, « association qui contrôle et assure le respect de l’abattage rituel ainsi que la traçabilité des produits carnés halal ». Il a fait référence au verset du Coran qui édicte selon lui les règles à suivre en la matière. Il a entre autres souligné « le risque de mélange omniprésent entre halal et haram (non halal) ». Pour lui, « le pire qui nous guette, c’est l’insouciance (des consommateurs musulmans) » : « Notre consommation empêche nos invocations de parvenir.

Si nos invocations parvenaient, ça pourrait régler pas mal de nos problèmes. » Fouad Imarraine, représentant du Collectif des musulmans de France, a lui aussi renvoyé à leurs « responsabilités morales » ces « consommateurs-suiveurs ». Pour lui, tout doit passer par une « prise de conscience » des musulmans, et un « refus de la manipulation ». Manipulation ? Celle des groupes de grande distribution, bien entendu, et non pas celle de la religion.

http://www.lavoixdunord.fr/

Aucun commentaire


Hajj : la police londonienne lutte contre les arnaques

Publié  par AJIB.fr

Chaque année des millions de musulmans se rendent à La Mecque pour accomplir le pèlerinage. A ce titre, des agences de voyages se partagent un marché de plus en plus important se comptant en millions d’euros. Chacun veut sa part du gâteau, de l’agence de voyage du coin vendant des séjours balnéaires aux Bahamas, au rabatteur de la mosquée qui profite de l’occasion pour se faire un billet. En l’absence de réglementations et de contrôles nous ne sommes pas à l’abri des arnaques.

Les musulmans de Grande Bretagne ont depuis des années  une longueur d’avance sur nous (école privées musulmanes, tribunaux islamiques, Bi’ta, présence médicale au Hajj…). Le contexte y est  certes différent mais on obtient rien sans rien, ce résultat est le fruit d’efforts dans les domaines de l’économie, de l’éducation, du social, de la formation, de la politique… Les musulmans britanniques pèsent au sein de la société et sont ainsi considérés comme des citoyens à part entière. Preuve en est cette dernière initiative menée conjointement par la Police londonienne, le NFIB (London Police and the National Fraud Intelligence Bureau)  l’équivalent du service de répression des fraudes  et la communauté musulmane représentée par le MCB (Muslim council of Britain).

Une notice rédigée conjointement par ces acteurs et traduite en plusieurs langues donne des conseils aux pèlerins afin de ne pas tomber dans le panneau des arnaqueurs. La notice a été envoyée aux autorités nationales et locales ainsi qu’à la police qui a été sensibilisée aux arnaques au pèlerinage, Steve Head responsable de la lutte contre le crime économique (l’équivalent de la brigade financière) déclare :

« Chaque année, la fraude au hajj détruit les rêves d’un nombre incalculable de personnes qui pensaient se rendre à La Mecque pour accomplir leur pèlerinage. Le NFIB (équivalent du service de répression des fraudes) travaille avec la collaboration de la communauté musulmane pour faire la lumière sur les arnaqueurs qui continuent de causer beaucoup de souffrances. »

« Plus nous en saurons sur ce crime, plus nous aurons de chance de le stopper, je demande donc à toutes les personnes qui ont été victime d’arnaque au pèlerinage de contacter la police. »

Au delà de la brochure qui est en soit une très bonne initiative, c’est la collaboration des services de police, de répression des fraudes, des voyagistes et de la communauté musulmane qui est intéressante. Les pouvoirs publiques anglais se saisissent du dossier qu’ils considèrent comme un crime. En France, il n’y pas encore de réelle prise  de conscience de la part des services de l’État, pire encore le CFCM est totalement absent sur le dossier. Des initiatives comme la création de l’association et du site internet France Hajj ont vu le jour grâce à des frères soucieux « d’améliorer l’organisation, la transparence, la communication et la sécurité du hajj » mais la lutte contre les arnaques seraient peut être plus efficace si des collaborations telles que l’on a pu le voir en Grande Bretagne étaient mise en place.

http://www.ajib.fr/

Aucun commentaire


E-commerce musulman : un secteur pas si rose

Publié  par AJIB.fr

Abou Saïd (ra) rapporte du Prophète Mouhammad (psbL) qu’il a dit : « Le commerçant sincère et honnête sera (dans l’Autre Monde) avec les prophètes, les véridiques et les martyrs. » (Hadith qualifié de « Dhaïf » (faible) par Al Albâni)

L’essor du « Muslim- Business »

Ces 5 dernières années sur la toile, les sites e-commerces à destination des musulmans se sont multipliés, proposant pour le grand plaisir du musulman, une gamme de produits et de services tout aussi attractifs les uns que les autres. On y trouve en effet de tout : des librairies islamiques, en passant par les sites en ligne de prêt à porter et accessoires (pour homme, femme et enfants), sans oublier les boutiques de cadeaux proposés pour les occasions festives (mariage, fêtes de l’aid.. etc), ainsi que celles destinées aux enfants (jouets, peluches)… Quant aux prix, l’achat sur le net est bien souvent avantageux.Au vu des impressions qu’en donnent les clients, la qualité sur ces sites satisfaisante.

Iqra Shop, Muslim Shop, Qamis Al Fitra, Sianat Jilbab, La maman d’Ismael, Al Sheyma, Jasmine and Co, Muslimusk …, pour ne citer qu’eux, sont devenus une véritable alternative aux commerces traditionnels implantés sur place. Supprimant ainsi l’inconvénient de la distance et permettant des transactions plus rapides et sécurisées. Certains sites proposent d’ailleurs des produits que l’on ne trouverait pas dans un commerce près de chez nous. Un atout pratique qui séduit bien des client(e)s.

jahida musulmane

Pour autant, nous sommes en droit de nous interroger sur la fiabilité de certaines boutiques. Le « muslim-buisness » attire de plus en plus d’entrepreneurs sérieux mais d’autres moins de scrupules. Retard dans les livraisons, produits non conformes, vente de produits en rupture de stock… le web musulman n’est pas à l’abri des arnaques.

A titre de rappel, la sunnah du prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) consacre un chapitre à la manière dont le musulman doit entreprendre son commerce, et les modalités de vente qu’il doit appliquer. Cela dans le but de garantir le bon déroulement de la transaction entre le vendeur et l’acheteur, et ainsi éviter tout abus. Ainsi le prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Il n’est permis à personne de vendre quelque chose sans en préciser les vices cachés. » (Rapporté par Ahmad).
Il dit aussi : « Le mensonge fait vendre la marchandise mais efface le gain. »(rapporté par al Boukhary n°2087)

Pas à l’abri des arnaques

Force est de constater que même si cela fait gagner du temps, et parfois de l’argent, l’on ne reste malheureusement pas à l’abri d’éventuels sites malveillants. Le cas du site commercial islamique Jahida.com fait polémique. Depuis déjà quelques mois, ce site sans doute assez connu de la communauté musulmane, fait l’objet de vives réclamations de la part de ses clients qui font part d’un certain mécontentement vis à vis du service client. Les plaintes fleurissent contre le gérant de ce site dans les forums pour consommateurs tel que celui de « 60 millions de consommateurs », tandis que sur Facebook, des groupes se créent pour témoigner des transactions toujours non abouties qu’ils ont pu effectuer sur ce site.  On pourra alors lire de la part de certains clients (dont nous garderons l’anonymat), les exemples ne manquent pas :

Mme K-L  : « moi ca fait le 9 eme email qui me repond toujours la meme chose voici l’email et a mon avis je ne suis pas la seule a recevoir le meme : « Bonjour, Votre remboursement à bien été pris en compte. Veuillez nous excuser pour la gène occasionné. Merci de votre compréhension. Cordialement , Jahida.com »

Mr K : « Salam aleikoum, Pareil je me suis fait arnaquer par ce site … J ai eu deux fois au telephone le responsable qui redit à chaque fois la meme chose « si vous avez fait une commande vous allez la recevoir » et que pour toutes questions ca se passait par mail ( reponse toujours identique : faut attendre entre 10-15 jours) »

Mr S : « j’ai passé une commande le 02 avril et elle n’est toujours pas arrivée à ce jour. En lisant vos messages il y a tout lieu de croire à une arnaque.il n’y a personne au tel et personne ne rappelle quand on laisse un message. »

Mme C : « moi aussi je suis une autre victime de Belgique j’ai commandé chez eux pour 47,66 euros le 6 février 2010 a ce jour (le 9 juin 2010) je n’ai rien reçu il m’avait envoyé un mail au mois de mars comme quoi il on plus de stock mais d’ici 10 a 15 jours ils envoi le colis ben on est le 9 juin 2010 et toujours pas reçu et réponde pas aux mails ni au téléphone ni aux recommandés honteux pour un site musulman!!! »

Via des mails, le gérant du site explique aux clients qu’il traverse de nombreuses difficultés de réapprovisionnement et de gestion de commande, contacté par l’équipe d’AJIB.fr il s’explique :

« Je reconnais que j’ai été débordé, face à une multitude de commandes que j’avais du mal à satisfaire. Cela est dû entre autres au fait que les fournisseurs, que je contacte régulièrement,  n’ont pas été en mesure de réapprovisionner mon stock donc je n’avais pas d’autre choix que de patienter …«

« Il m’est arrivé d’avoir des plaintes par téléphones de personnes qui m’ont insultés d’escroc, de voleur etc.. sans que je ne puisse leur expliquer les raisons concrètes de ces désagréments. En règle générale, lorsqu’un client me contacte car il a été déçu de notre service, eh bien, nous le remboursons, et dans la mesure du possible, nous lui proposons une offre pour le remercier d’avoir effectuer son achat »

« …Je regrette de ne pas avoir stopper l’accumulation de ces plaintes avant car elles ont pris une ampleur telle, qu’elle ternit l’image du site, et que s’en ait venu à être diffamatoire pour ma personne, car je refuse d’être pris pour un arnaqueur ou un voleur  »

« Ces deux dernières années j’ai été confronté à de graves difficultés concernant la gestion du site…il m’a été impossible d’y accéder pendant dix jours, et cela s’est bien évidemment répercuté sur le fonctionnement du site, cela explique également le mécontentement de beaucoup de clients qui se sont plaints des retards de réception de leur commande. Je dois préciser que je ne manquais pas d’informer mes clients par mail, d’un dysfonctionnement ou d’une panne de serveurs, afin qu’ils soient tenus au courant »

Autant se dire qu’il faut rester vigilant lorsque l’on envisage d’acheter sur internet, même si al hamdulilah, rare sont les sites musulmans à ne pas respecter leurs engagements. Certes dans certains domaines, il y a du potentiel, un marché à conquérir mais l’appât du gain ne doit pas faire oublier les règles du commerce en islam. Le commerçant que ce soit sur le net ou dans sa boutique doit craindre Allah dans son entreprise et respecter la sounna du Prophète (psbL) dans ses transactions. Ce genre d’incident, est à notre connaissance, le premier dans l’univers du e-business musulman.

Par Oum Maryam

http://www.ajib.fr/

1 commentaire


Le faux-halal, trop facile à faire et à vendre!

Publié  par admindinam

Eh oui malheureusement, faire passer de la viande non halal, en halal est un jeu d’industriel enfant. On va vous faire partager notre expérience pour tout bien comprendre…

Pour faire simple, résumons les raisons de ce phénomène :

  1. 1re raison : Les consommateurs et les bouchers ne cherchent pas à savoir : c’est la raison principale du faux-halal. Si nous vous racontions le nombre de fois où les professionnels de la viande (non-musulmans et, pire, musulmans), nous ont dit : « les gens s’en f…… moquent du halal, c’est du pas chers qu’ils veulent ». Cela veut dire quoi ? Eh bien, ça veut dire qu’aujourd’hui si tu as de la viande pas chère et que tu écris dessus « halal » cela suffit pour vendre et bien vendre ! C’est CHO, comme on dit.
  2. 2e raison : Il existe beaucoup d’organismes certificateurs, c’est bien on en a besoin, mais malheureusement beaucoup certifient volontairement du faux-halal et jouent le jeu des industriels malhonnêtes.
  3. La 3e raison : aucune réglementation ni loi n’encadre l’utilisation du terme « halal »; donc si pas de lois, pas de contrôles, pas de sanctions : du pain béni pour les pro du faux-halal.
  4. La 4e raison est plus technique, mais pas compliquée à comprendre. Comme tout produit, pour fabriquer il faut un outil industriel, normal. La grande majorité des infrastructures industrielles françaises sont la propriété de non-musulmans. C’est important à savoir, car c’est à eux que revient le choix stratégique entre :
  • Pas faire de halal du tout. Dans certains secteurs de la filière viande, c’est économiquement impossible de ne pas en faire. Exemple : la filière ovine (mouton, brebis, agneau).
  • Faire du faux-halal . Il suffit d’écrire halal sur le produit. Aucun coût : juste imprimer des étiquettes ou faire faire un tampon.
  • Faire du véritable halal. Coût d’un contrôle, cahier des charges à respecter.

Vous imaginez bien quel est le choix stratégique le plus apprécié des industriels qui ont pour principal but de faire un max de chiffre avec le coût le plus bas possible.

C’est ça la situation du commerce halal aujourd’hui. Tous ces ingrédients réunis font un sacré plat, mais el hamdoulilah les temps changent et la cocotte va bientôt exploser ! inchaAllah

http://www.dinam.fr/blog/

Aucun commentaire



SetPageWidth