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Canal plus : Le Halal de France à l’image de son islam

15/10/2010

Ce qui se voit clairement aujourd’hui chaque consommateur musulman de France le savait depuis longtemps, le halal est un bien vain mot dans ce pays, historiquement anti-musulman. Tous les abus sont permis. Toutes les excuses sont bonnes. Pourquoi les industriels ignorants des questions fondamentales du « halal », soutenus par des institutions « religieuses », par des mosquées depuis des années,  se priveraient-ils de leurs logiques purement mercantiles, visant cette manne financière ? Pourquoi ? C’est un comportement normal, venant de non-musulmans et de certains faux-musulmans.

Le Ministère de l’Intérieur, le ministère de l’Agriculture et bien d’autres institutions ont toujours été au courant de la supercherie et ont même devancé la situation actuelle du marché du faux halal en France. Il n’y a rien de surprenant pour eux. La seule question importante étant comment tirer un maximum de profit financier en un minimum d’effort mais surtout avec un maximum d’opacité et de silence. Ce sont généralement les industriels qui commandent et non les politiques.

Le faux halal perdurera tant qu’il n’y aura pas de législations claires l’encadrant, ce qui implique des préalables quasi impossibles, dont celui d’une union minimale et raisonnable entre les instances représentatives de l’islam en France. Le problème étant que ces instances représentatives sont simplement inexistantes dans la réalité autre que médiatique.

Un autre préalable repose aussi sur la volonté de la force industrielle grandissante de changer leurs pratiques actuelles. Ce qui n’a pas vraiment d’avantage, selon eux, sur le moyen terme.

Le halal n’est pas qu’un mot, c’est une adoration, un ordre révélé, fondamentalement religieux. La balle est dans le camp des consommateurs musulmans qui savent que pour changer l’état d’un ensemble, il faut au préalable que les éléments qui le composent se changent eux-mêmes.

Reportage diffusé sur Canal Plus – Spécial Investigation

http://www.cfcm.tv/

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L’amère Vérité de l’Aspartame

13/10/2010
L’amère Vérité de l'Aspartame

L’aspartame a été découvert par hasard en 1965 au laboratoire Searle, aux États-Unis, par un scientifique qui cherchait à mettre au point un médicament contre les ulcères. En goûtant une pincée de sa poudre, il se serait rendu compte qu’elle avait un goût étonnamment sucré. Cette découverte était une bénédiction pour l’industrie alimentaire, qui cherchait une solution de rechange aux cyclamates et à la saccharine, interdits dans les aliments par le gouvernement depuis que des études chez les animaux ont révélé qu’ils entraînaient des cancers. Dans certains pays ces deux édulcorants sont tout de même disponibles en sachets dans les épiceries, les pharmacies et les restaurants. L’aspartame a été autorisé dans les aliments secs en 1981, puis dans les boissons gazeuses en 1983.

La liste des effets secondaires liés à la consommation d’aspartame est très longue. De plus, selon la revue Headache de novembre 1997, des personnes particulièrement sensibles peuvent ressentir des effets avec de très faibles doses: une gomme à mâcher, par exemple, peut causer un mal de tête! En 1994, la FDA avait déjà accumulé près de 7000 plaintes d’effets secondaires reliés à l’aspartame (l’organisme ne veut d’ailleurs plus compiler les plaintes). Les plus fréquentes sont: maux de tête (ce qui a été confirmé par plusieurs études), vertiges, vision embrouillée, changements d’humeur, douleurs au ventre et crampes musculaires. Aux États-Unis, des pilotes d’avion ont même perdu leur permis pour avoir manifesté ces symptômes dans les heures suivant l’ingestion de boissons à l’aspartame. Des communiqués à cet effet ont d’ailleurs été émis dans les bulletins du U.S. Air Force et du U.S. Navy afin de prévenir le personnel de ce risque.
Parmi les autres symptômes figurent les dépressions, les pertes de mémoire, des douleurs, les troubles menstruels, les crises d’épilepsie et même quelques décès! Et il ne s’agit là que d’une fraction des effets actuellement associés à la consommation d’aspartame, puisque la majorité des gens n’ont pas encore fait le lien entre leurs problèmes de santé et ce produit. Même s’ils le font, seul un léger pourcentage des gens et des professionnels de la santé prendront le temps de le rapporter aux autorités gouvernementales. Une étude effectuée chez un petit groupe de femmes à la diète démontre qu’elles ont tendance à manger davantage durant les jours qui suivent l’ingestion de boissons sucrées à l’aspartame, comparativement à l’ingestion de boissons sucrées naturellement (étude effectuée par J.H. Lavin et ses collaborateurs, parue en janvier 1997 dans une revue scientifique internationale sur l’obésité).

On suppose par ailleurs que les gens qui consomment ces produits auraient tendance à être moins vigilants: un faux sentiment de sécurité pourrait les porter à manger des gâteries, ici et là, puisqu’ils ont déjà “économisé”…

Dans toute cette controverse, une chose est sûre: les édulcorants comme l’aspartame entretiennent le goût du sucre et ne permettent pas de modifier ses habitudes alimentaires, seul gage d’une perte de poids durable.
Si vous souffrez d’un problème de santé persistant et que vous utilisez des produits édulcorés à l’aspartame (boissons, gommes à mâcher, sachets, yogourts, etc.), cessez complètement d’en consommer durant un mois afin de voir si vos symptômes diminuent.

En 1992, l’aspartame apparaissait dans plus de 4 200 produits alimentaires aux États-Unis donc plus aujourd’hui : certaines marques de crème glacée, yogourts, puddings, confitures, desserts préparés, céréales à déjeuner, vinaigrettes et plats surgelés en contiennent. Les pires: certaines boissons gazeuses, certains sachets de sucre et la gomme à mâcher sans sucre. Les médicaments peuvent aussi en contenir, de même que le psyllium sucré « sans sucre » et les suppléments de vitamines croquables pour enfants. Surveillez les étiquettes.
L’aspartame est peu stable dans les liquides et se décompose après une exposition à des températures élevées – ce qui se produit lorsqu’on fait chauffer l’aspartame, qu’on l’ajoute à des liquides chauds (café) ou lorsqu’il est entreposé durant de longues périodes à la température de la pièce.
La dégradation du produit entraîne, entre autres, la formation de méthanol, qui se décompose par la suite en formaldéhyde (carcinogène connu), en acide formique et en diketopiperazine (DKP), tous responsables de tumeurs au cerveau.

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La Vérité sur la Santé

13/10/2010

Les Industries Pharmaceutiques ne veulent pas que vous sachiez la Vérité sur les maladies (sur le SIDA, sur le Cancer, sur le Diabète, sur les Maladies Cardiaques…)

Il y a une Vérité simple qui, si elle était largement connue, anéantirait complètement Big Pharma ! Quelle est cette Vérité ? :

Toutes les maladies sont guérissables !

(Le SIDA est guérissable. Le cancer est guérissable. Le diabète peut être guéri…)

En Vérité ils entretiennent les maladies en soignant les symptômes (par exemple pour le diabète : ils vont prescrire un traitement hypoglycémiant mais jamais ils ne vous diront la cause de la maladie !).

De nos jours, les médecins sont très peu formés à la nutrition, voire pas du tout. La médecine moderne a plutôt pour principe : « à chaque maladie son médicament ». Et l’Industrie Pharmaceutique souhaite conserver cette politique lucrative.

L’industrie pharmaceutique s’attendait, vers la fin des années 1990, à une période de vaches maigres, liée d’une part à l’épuisement des grands brevets, d’autre part à son incapacité d’innover. Les spécialistes du médicament savaient qu’elle allait se rabattre sur les vaccins pour tenter de maintenir sa rentabilité… La vaccination est la poule aux œufs d’or des labos. D’abord la généralisation de la pratique vaccinale assure des revenus réguliers à l’industrie, ensuite en créant des millions et millions de malades chroniques ils s’assurent une clientèle à vie…
On peut se demander pourquoi, dans un pays comme la France où il y a une alimentation correcte et une eau potable, existe-t-il des vaccins obligatoires ? Réponse : l’industrie pharmaceutique est le premier sponsor des campagnes électorales ainsi les politiciens sont redevables quand ils sont élus.

Sachez une chose : En Vérité l’argent n’est qu’illusion : la Véritable Richesse c’est la Vérité et le Savoir !

Je ne vous demande ni argent ni remerciement mais juste de transmettre la Vérité ;-)

… Il faut transmettre le Savoir et la Vérité…
… La Vérité finit toujours par se Savoir…

Paix.

DJAMELITO

http://djamelitosante.blogspot.com/

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Un produit halal sur deux ne le serait pas

13/10/2010
E.C., avec agence
Des bonbons destinés aux musulmans contenant de la gélatine de porc, des méthodes d’abattage non conforme aux règles religieuses… Canal+ diffuse ce lundi soir une enquête édifiante sur « les dessous du business halal ».

Dans le rayon halal d'un supermarché de Strasbourg Dans le rayon halal d’un supermarché de Strasbourg © Sipa La viande que vous pensez halal l’est-elle vraiment ? Pas sûr, si l’on en croit l’enquête diffusée ce lundi soir sur Canal+. Le sujet, signé Feurat Alani et Florent Chevolleau montre, images et témoignages à l’appui, que plus de la moitié des aliments certifiés n’auraient de halal que le nom et ne seraient pas préparés selon les règles rituelles. Principales causes de ces dérives graves : l’absence de réglementation et la multiplication des organismes de certification halal peu fiables.

Pour rappel : un produit halal ne doit contenir ni alcool ni porc et la viande doit provenir d’un animal égorgé, sans avoir été préalablement étourdi.

Cette enquête risque de faire grand bruit car le sujet est sensible. Il y a quelques mois, M6 avait déprogrammé un reportage sur la conformité douteuse des poulets vendus comme halal par la société Doux à KFC. Car ce marché en France est juteux. Il a plus que doublé en cinq ans et pèserait aujourd’hui plus de 5 milliards d’euros, selon une étude du cabinet Solis.

Certificats de complaisance et bonbons à la gélatine de porc

Selon une analyse rapportée dans le programme de Canal+, des bonbons, certifiés halal, de la marque espagnole Fini contiennent de la gélatine de porc. Une séquence dans une usine d’abbatage de poulets de l’entreprise Doux montre par ailleurs que des volailles certifiées halal sont anesthétisées et abattues mécaniquement, allant à l’encontre des règles musulmanes de base.

Une autre phase de l’enquête montre également qu’à Rungis, où le volume de viande halal a doublé en 10 ans, se procurer des certificats de complaisance est aisé.

Une charte du halal en préparation

Pour tâcher de faire désenfler la polémique, le conseil français du Culte musulman (CFCM) a annoncé ce lundi qu’une « charte du halal » serait prête à la fin de l’année.

Objectif de Mohammed Moussaoui, président du CFCM : « fixer les règles et faire en sorte que les organisations de certification halal s’engagent à les respecter. »

Aujourd’hui, trois mosquées, celles de Paris, de Lyon et d’Evry, agréent les sacrificateurs. Une quinzaine d’organisations décernent les certificats halal aux produits mis en vente. Mais pour l’heure, il n’existe pas de réelle réglementation. Certains organismes sont en effet sous l’autorité des mosquées, d’autres sont plus ou moins autoproclamées.

http://www.francesoir.fr/

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Halal: « Il est urgent de définir une norme »

12/10/2010
Par LEXPRESS.fr avec AFP
Halal: "Il est urgent de définir une norme"Dans le Quick halal de Roubaix.

AFP/DENIS CHARLET

Le Conseil français du culte musulman veut préciser les règles de certification halal. Une décision qui coïncide avec la diffusion d’un documentaire à charge, ce soir sur Canal+.

Un lien de cause à effet? Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du Culte musulman (CFCM) a annoncé ce lundi qu’une « charte du halal » verra le jour à la fin de l’année. Le but est de fixer des règles que les organisations de certification halal s’engagent à respecter.

Il est « urgent de définir une véritable norme halal parce qu’il y a trop de flou sur le sujet », a indiqué le président du CFCM. Cette annonce coïncide avec la diffusion du documentaire « Les dessous du business halal », ce lundi soir sur Canal +. Ce reportage fait état des dérives d’un business florissant qui brasse près de 5 milliards d’euros par an.

Bonbons à la gélatine de porc, rite d’abattage non respecté, labels mensongers, l’enquête réalisée par Feurat Alani et Florent Chevolleau montre que de nombreux produits estampillés « halal » ne sont pas en accord avec la règle musulmane. Les tromperies sont nombreuses et une charte pourrait mettre fin aux dérives mises en lumière par le documentaire.

Actuellement, trois mosquées, à Paris, Lyon et Evry, agréent les sacrificateurs et une quinzaine d’organisations décernent les certificats halal aux produits mis sur le marché. Mais il n’y a pas de réelle réglementation, certains organismes de certification étant sous l’autorité de mosquées, d’autres étant plus ou moins auto-proclamés.

http://www.lexpress.fr/

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« Halal » en France : à boire et à manger

12/10/2010

Écrit par Driss Oulis

quickLe Quick Halal a suscité des réactions hystériques en France

Le commerce des produits estampillés « halal » prospèrent dans de nombreux pays d’Europe ou résident des communautés musulmanes. Mais pas seulement musulmanes. En France et en Belgique, ce business florissant a suscité une agitation idéologique qui semble s’être tassée. L’expansion du produit « halal » se poursuit caractérisée par des réussites commerciales, et, donc financières.

Durant le mois de ramadhan dernier, les produits « halal » ont envahi les rayons des grands et petits magasins de plusieurs villes d’Europe. En France, un reportage du quotidien Le Monde constatait que la marque Isla Délice, « spécialisée dans la charcuterie et les plats cuisinés halal », avait lancé une campagne de publicité sur 6 000 panneaux d’affichage dans toute la France. Et le quotidien français de relever que «  son concurrent Zakia Halal, filiale de Panzani » l’avait précédé – bien que timidement – en diffusant un spot publicitaire sur une chaîne de télévision française. Le journal a essayé de comprendre un peu ce phénomène en s’adressant à un publicitaire. Jean-Christophe Després, fondateur de l’agence de marketing communautaire Sopi, a eu une explication relativement simpliste : « Depuis quelques années, on assiste à une demande de consommation identitaire de plus en plus forte. Le contexte politique et sociétal, les débats sur l’islam et les musulmans alimentent un sentiment communautaire qui se renforce ».

On sait qu’une tendance « ultra-laïque » a sorti ses griffes lorsque la chaîne « Quick » a annoncé qu’elle étend son offre de restaurants halal. C’est du communautarisme, c’est inacceptable etc…Il se trouve que ces réactions quasi hystériques ont été toujours étaient absentes lorsqu’il s’est agit de restaurants casher ou d’épicerie, de rayons casher dans les grandes surfaces. Deux poids, deux mesures.
Un marché de plus de 4 milliards d’euros
Le réalisme des entrepreneurs semble avoir pris le dessus sur ces considérations à connotation xénophobe. En France, en 2010, ce marché du « halal » représenterait environ 4,5 milliards d’euros alors qu’on l’estimait en 2005 à 523 millions d’euros, seulement. Il aurait été multiplié presque par dix en cinq ans ! Il faut dire que pendant des décennies, ce marché était essentiellement confiné à quelques réseaux de boucherie. C’est en substance d’Arabie Saoudite que le « halal » alimentaire est venu. En Arabie saoudite, depuis environ quarante ans de nombreux produits importés d’Occident sont estampillés « halal » (bière sans alcool, saucisson de bœuf etc…).  Ils ont été spécialement fabriqués dans le respect des prescriptions religieuses.

En France, la question se pose de savoir qui donne la certification « halal ». Pour la viande, pendant longtemps ce fut la Mosquée de Paris qui prélevait au passage quelques centimes pour chaque kg. Aujourd’hui, en principe, en France, c’est le ministère de l’Agriculture qui délivre aux institutions religieuses le droit de décerner des « certificats de sacrificateurs ». Ainsi, seules la Grande Mosquée de Paris, la mosquée d’Évry et celle de Lyon sont habilitées à délivrer de tels certificats. En versant 150 euros par an à ces mosquées délivrant les certificats, les sacrificateurs agréés peuvent opérer dans les abattoirs qui peuvent ainsi étiqueter leur viande « halal ». Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon, en charge du dossier halal au Conseil français du culte musulman (CFCM), déclarait en août dernier au journal Le Parisien : “A Lyon, nous délivrons des cartes de sacrificateurs. Nous avons passé un contrat avec une quinzaine d’entreprises situées en France et même au Royaume-Uni qui acceptent d’être contrôlées par nos 30 contrôleurs. Notre cahier des charges est très contraignant : la certification se fait toujours en présence d’un sacrificateur et d’un contrôleur. L’abattage étant manuel, on ne peut pas faire plus de 2 000 poulets à l’heure. Par kilo de viande, la certification halal coûte entre 10 à 15 centimes d’euros.”
« Bouffe halal » et « bouffe haram »
Si pour la viande, la situation parait claire, il n’en n’est pas de même pour tous les produits alimentaires, conserves et autres, commercialisés. « Isla Délice », par exemple, est certifié par « A Votre Service » (AVS), une société qui agréé plusieurs dizaines de marques et qui signale même les établissements avec qui elle n’est plus en relation, et qui donc pourraient ne pas être « halal ». « AVS » est soutenu, sur son site Internet, par Tarik Ramadan. Mais ce dernier n’exprime son soutien que pour les efforts consentis pour l’application du « halal » à la viande, seulement. Pour les autres produits la société annonce qu’elle publiera « prochainement une liste sur les ingrédients présents dans les produits alimentaires de grande consommation ». Sur ce plan, on ne sait pas si ces produits sont exempts de porc et d’alcool et par conséquent authentiquement « halal », au sens religieux strict. Quid du conservateur provenant de la peau de porc, transformé en gélatine pour préserver des aliments ? Cette gélatine est utilisée pour préserver certains yaourts ou des friandises. Certains fabricants la mentionnent sur leurs étiquetages, d’autres non. Pour les uns la transformation de cette peau de porc lui ôterait son essence « haram », pour d’autres absolument pas et il faut s’abstenir de consommer de produits contenant cette gélatine. Le sujet fait encore débat sur les forums mais beaucoup de fabricants de renom s’abstiennent d’en faire mention. Parts de marché obligent.

http://www.maghrebemergent.com/

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Un doc révèle les dérives du marché halal

12/10/2010

Par Aurélie Frex (avec AFP)

Halal : les dessous du business dénonce les dérives de ce marché juteux © Capture d’écran Canal Plus

Halal : les dessous du business, diffusé sur Canal Plus, dénonce l’absence de règlementation.

Depuis quelques années, le marché des produits halal est en pleine expansion. Alors qu’on ne trouvait précédemment ces produits que dans des boucheries spécialisées, ils sont désormais disponibles en supermarchés. Viandes, mais aussi bonbons ou encore crèmes peuvent désormais être estampillées « halal ». Le documentaire Halal : les dessous du business, diffusé dans l’émission Spécial investigation lundi sur Canal Plus, dénonce les abus liés au manque de règlementation du secteur.

Ce business juteux – près de 5 milliards d’euros – souffre d’une absence de contrôles sur les certifications. Les auteurs du reportage, Feurat Alani et Florent Chevolleau révèlent les fraudes que cette situation engendre. Il existe en effet une quinzaine d’organismes délivrant des « labels », mais aucun d’entre eux n’est certifié, comme peut l’être le « bio ».

Ces organismes n’ont jamais réussi à se mettre d’accord sur un cahier des charges commun. En raison d’un trop grand « flou », le Conseil français du Culte musulman (CFCM) a d’ailleurs annoncé lundi qu’il préparait une « charte du halal » pour la fin de l’année.

Des traces de porc dans les bonbons

Les bonbons de marque italienne Fini, vendus avec l’étiquette halal, font partie des produits les plus populaires du marché. La liste des ingrédients indique qu’ils sont fabriqués à base de gélatine de bœuf, et non de porc, un aliment interdit dans la religion musulmane. Or, après deux analyses de ces produits, la présence de porc dans ces confiseries est avérée.

Des poulets pas halal

Le documentaire révèle également que les poulets vendus par la marque Doux, première du marché du poulet halal en France, ne sont pas tués selon la tradition musulmane.
Théoriquement, pour qu’une viande soit halal, l’animal doit être égorgé et saigné vivant, et orienté vers la Mecque.

Pourtant, on découvre dans le documentaire que les poulets de cette marque sont anesthésiés et abattus mécaniquement à la chaîne, de la même façon que les poulets « non halal ». Les personnes chargées de l’étranglement des animaux doivent aussi être musulmanes et obtenir un certificat de la part d’un imam.

Interrogé sur ces révélations, un porte-parole de la société Doux a répondu lundi. « Nous assurons une production halal depuis plus de 50 ans pour des pays du Moyen-Orient conformément à un cahier des charges. Il n’y a ni tromperie ni ambiguïté », assure-t-il. Selon lui, l’électronarcose pratiquée est « réversible », c’est-à-dire que l’animal peut se réveiller et qu’il est donc bien vivant au moment de l’abattage. Il assure qu’il y a aussi sur place des sacrificateurs qui « vérifient que le poulet a bien été égorgé ».

L’organisme Afcai, chargé de la certification des produits, « bénéficie de la confiance des autorités religieuses des pays importateurs, tels que l’Arabie saoudite », selon Doux, tout comme de l’aval de la mosquée de Paris. La marque livre en effet ses poulets aux restaurants KFC.

http://www.europe1.fr/

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Les abus du business halal

11/10/2010

Par Cécilia Gabizon

Pour qu'une viande bénéficie de l'étiquette halal, l'animal doit être égorgé à la main, la tête
Pour qu’une viande bénéficie de l’étiquette halal, l’animal doit être égorgé à la main, la tête Crédits photo : Magnéto Presse/Capture vidéo

Le magazine «Spécial Investigation» dénonce les nombreuses arnaques en vigueur dans ce marché en plein boom.

Le halal est un marché florissant. Le magazine «Spécial Investigation» a tenté d’en savoir plus sur cette offre qui a explosé ces dernières années: à la traditionnelle boucherie s’ajoutent des supérettes modernes ou encore ce restaurant couru qui propose de la cuisine du terroir, avec des produits confessionnels. Le chiffre d’affaires de l’alimentaire halal devrait atteindre 5,5 milliards d’euros en 2010, dont 1 milliard d’euros pour la restauration selon le cabinet de marketing Solis, qui vient de publier une étude du secteur.

En apparence, le croyant dispose maintenant d’une gamme variée de produits… En réalité, il est souvent berné. Car l’étiquette halal que l’on voit fleurir partout n’offre aucune garantie, rappellent les journalistes. Chacun peut décider de l’arborer, met en garde le gérant d’une supérette. Les arnaqueurs profitent du flou réglementaire. Une marque vend ainsi impunément des bonbons halal… faits avec la gélatine de porc pourtant totalement proscrite !

Au-delà de ces cas extrêmes, le ­reportage s’intéresse au gigantesque marché du poulet halal. Beaucoup de portes fermées, de personnes se disant «non habilitées à parler», un climat de méfiance évident. En caméra ­cachée, les enquêteurs ont filmé plus de silence que de séquences révélatrices. Ils ont tenté de vérifier si Doux, le géant du secteur, qui exporte jusqu’en Arabie saoudite, respectait bien les obligations du halal. Les animaux doivent,affirment les journalistes, être égorgés à la main, par un sacrificateur musulman, sans être étourdis préalablement. Or, les poulets du producteur breton perdent leur tête à la chaîne, sans voir un sacrificateur. Pis encore, un employé raconte que les poulets sont légèrement étourdis par électronarcose avant de mourir. Ce serait donc des volailles sans confession qui parviendraient dans les assiettes des consommateurs musulmans.

Le problème, c’est que ce reportage construit sa démonstration autour d’une norme halal fondamentaliste. La définition avancée comme une règle intangible n’est qu’une des lectures de l’islam. Celle des plus rigoristes.

Surenchère religieuse

Le Coran dit peu sur le halal. Il établit qu’il faudra manger des aliments licites (halal), ce qui exclut le porc et les bêtes mortes. L’animal devra être égorgé et saigné. Le Coran autorise même les musulmans à manger la nourriture des «gens du livre», les chrétiens et les juifs. On n’y parle point d’étourdissement… Le Codex alimentaire, qui régit la norme halal internationale à l’exportation, ne proscrit pas l’étourdissement (s’il est léger et réversible), pour améliorer le bien-être de l’animal. De nombreux pays européens dont la Grande-Bretagne étourdissent les animaux avant de les sacrifier avec l’accord de leurs musulmans. Quant aux volailles, elles étaient ­jusqu’à présent partout légèrement étourdies.

Mais «les nouveaux entrants sur ce marché dénigrent les pratiques anciennes pour se faire une place» et font de la surenchère religieuse, analyse la spécialiste Florence Bergeaud-Blackler, chercheuse à l’Institut de recherche et d’étude sur le monde arabe et musulman. Le reportage semble ignorer ces enjeux, complexes, qui bloquent jusqu’à présent la mise au point d’un label.

http://www.lefigaro.fr/

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Halal. Un sérieux manque de transparence

11/10/2010

La Bretagne, grande région agroalimentaire, est concernée directement par le halal ou abattage selon le rite islamique. Chaque année, Doux et TillySabco, pour ne citer qu’eux, vendent en France et à l’étranger des milliers de tonnes de volaille certifiées halal. Certification dont les contours restent très flous.

Comment respecter les principes du halal à l’échelle industrielle? Et quels sont les moyens de contrôles? Telles sont les questions que se posent, depuis quelques années, les consommateurs musulmans. Le marché halal s’est considérablement développé en France et devrait générer 5milliards d’euros de chiffre d’affaires cette année. Sans compter les exportations des groupes volaillers bretons qui ont gagné, au Moyen-Orient, d’énormes parts de marché. Doux, par exemple, y exporte, chaque année, plus de 170.000 tonnes de volaille halal. Devant Tilly Sabco qui y écoulerait près de 40.000 tonnes. Pour faire face à cette forte demande, les grosses pointures de l’agroalimentaire ont adapté leur process industriel à cette forme d’abattage rituel. La règle veut que l’animal soit tué par un sacrificateur musulman, en incisant les deux veines jugulaires, la trachée et l’oesophage. Le sacrificateur est tenu de réciter une prière appelée Bisemallah. Et, si possible, l’abattage doit être effectué en direction de LaMecque. Depuis quelques années, la quasi-totalité de la production bretonne est certifiée par une petite association basée à Brest: l’association finistérienne pour la culture arabo-islamique, l’AFCAI spécialisée… dans la traduction de textes. Cette association fait l’objet, depuis quelques mois, d’une campagne de dénigrement sur les sites internet musulmans. Beaucoup de consommateurs halal lui reprochent son manque de transparence, l’inexistence d’un service consommateur et le fait qu’elle ne réponde jamais aux demandes d’information. Enclair, on la soupçonne d’estampiller de la viande halal qui ne le serait pas. À la mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, conseiller du grand recteur, est très sceptique: «Je doute fort que l’AFCAI puisse faire son travail de contrôle sérieusement. Une poignée de personnes ne peuvent contrôler une telle production».

AFCAI: «Le halal ne nous concerne pas»

La Société française de contrôle de viande halal (SFCVH), qui dépend de la mosquée de Paris, toutefois, lui fait confiance. En bordant les choses sur les chaînes de production. «Avec l’AFCAI, nous certifions uniquement la production Doux destinée à Kentucky Fried Chicken. Nous avons installé sur les chaînes des sacrificateurs agréés par la mosquée de Paris». L’AFCAI a, pour le moins, un fonctionnement très opaque. Il y a quelques jours, nous avons poussé la porte de ses bureaux sur le port de Brest pour demander une entrevue avec son président. Dans un premier temps, les deux personnes qui se trouvaient à l’accueil ont répondu que leur employeur n’était pas concerné par la certification halal. Nous sommes revenus avec, en main, un poulet portant son sigle. Embarras. Personne, depuis, n’a voulu nous parler. Il s’est passé de longs jours avant que son président nous expédie un mail, comportant un lien menant vers le site internet de l’association que nous connaissions déjà depuis longtemps. En revanche, aucune réponse n’a été faite aux questions que nous avons posées. Est-ce ce culte du secret qui a incité Casino à retirer de ses rayons les poulets Doux «Dar Al Mazak» estampillés halal par l’AFCAI? Nous avons posé la question à deux reprises au groupe de distribution. Pas de réponse. Le volailler Duc, repreneur de l’usine Volaven de Riec-sur-Belon (29), s’est séparé de l’AFCAI en janvier dernier. Pour quelles raisons? Duc n’a pas souhaité non plus s’exprimer à ce sujet.

Souhait d’une norme NF

Autre point troublant: une enquête de l’Association de sensibilisation, d’information et de défense des consommateurs musulmans, réalisée, l’an dernier, sur les organismes de contrôle de viande halal. Contrairement à la majorité des organismes contactés, l’AFCAI n’a pas répondu aux quatre questions posées qui portaient sur sa charte, l’étourdissement des animaux, l’abattage mécanisé et le nombre de contrôleurs salariés. Dans ces conclusions, l’Asidcom déclare qu’au vu du manque d’éléments, «on ne peut donc pas savoir si ce sont vraiment des organismes de contrôle». On le voit, le plus grand flou règne dans le monde du halal. L’Asidcom, comme d’autres organisations de consommateurs, plaide pour une norme NF halal qui mettrait tout le monde d’accord. «Seuls les pouvoirs publics peuvent faire avancer les choses, explique M.Kriouche, de la société française de contrôle de viande halal. Comme en Italie et en Grande-Bretagne où des normes nationales ont été adoptées».

Didier Déniel

http://www.letelegramme.com/

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Les déclarations des produits alimentaires allégés peuvent tromper le consommateur

10/10/2010


Des chercheurs ont évalué 4320 consommateurs à propos des déclarations
des produits alimentaires sur leur teneur en sucres.
Les fabricants alimentaires font souvent la publicité de leurs aliments en magasin
en utilisant des déclarations nutritionnelles sur leur l’emballage.
Une étude du Journal of Nutrition Education and Behavior [1] a évalué comment
les consommateurs interprétaient certaines déclarations relatives aux sucres, et
les effets de ces déclarations sur la perception que les consommateurs avaient
de ces produits. Les résultats de cette étude révèlent que les consommateurs
interprètent mal les déclarations sur la réduction des sucres dans les produits alimentaires, en considérant que ces produits sont bénéfiques à la santé et
permettraient de perdre du poids, au-delà des éléments nutritionnels des produits.
Au début des années 2000, les déclarations sur la réduction des sucres ont gagné
en popularité avec des livres comme celui d’Atkin, « La Révolution diététique« ,
ou le régime méditerranéen.
Dans une étude publiée dans AC Nielsen Consumer Insights, il a été noté
qu’il y avait une augmentation de 516% des ventes de produits allégés en sucres
entre 2001 et 2005, montrant que les affirmations posées sur le devant
des emballages pouvaient jouer un grand rôle dans les décisions des consommateurs.
La recherche existante suggère que les consommateurs sont moins susceptibles
de retourner un emballage afin de regarder les informations nutritionnelles qui
se trouvent au dos, surtout quand il y a une information sur un « allégé » au devant
de l’emballage. Dans cette étude, des chercheurs de la Food and Drug Administration Américaine (FDA), et du Centre de Sécurité Alimentaire et de Nutrition Appliquée,
ont cherché à déterminer si les déclarations publicitaires, sur une réduction
en sucres, pouvaient pousser les consommateurs à percevoir ce genre de produits
comme ayant des bénéfices qui ne sont pas nécessairement associés à
leur réduction en sucres. Dans un questionnaire, 4320 consommateurs ont noté
des produits sur leur caractère santé perçu, leur utilité pour gérer son poids et
leur contenu en calories, à partir des écrits devant le paquet et les éléments
nutritionnels disponibles au dos.
Cette étude informe qu’en l’absence de relevé nutritionnel, « les déclarations d’un allégé
en sucres provoquent des perceptions plus favorables sur l’utilité du produit dans
la gestion du poids, et sur son caractère favorable pour la santé et contenu en calories.
Un produit alimentaire emballé et présentant des caractéristiques de réduction
en sucre ne signifie pas obligatoirement qu’il est utile dans la gestion de son poids
ni bon à la santé. Le total de ses calories ne dépend pas uniquement de son contenu
en sucres, l’étude a démontré que les consommateurs font une erreur d’appréciation
en attribuant des bénéfices indus aux produits qui affichent être allégés en sucres. »
Cependant, les chercheurs ont découvert que quand les « relevés nutritionnels »
étaient disponibles, la perception des participants devenait plus cohérent avec
le profil nutritionnel des produits. En montrant les affirmations et les éléments
nutritionnels cote-à-cote, les deux informations étaient également accessibles
aux consommateurs.
La présence des ces informations nutritionnelles supplémentaires a cependant permis
aux participants de les utiliser pour mieux évaluer le produit.
Les auteurs de l’étude précisent toutefois une limitation dans cette étude.
En effet, les participants étant dans une situation de test, leur attention était
certainement plus concentrée sur le produit qu’elle ne l’est en réalité
« dans la vraie vie » au magasin, où les sens sont davantage stimulés par
l’environnement et distraits, ce qui peut altérer leur capacité de jugement.
De ce fait, cette étude pourrait surestimer l’effet des informations nutritionnelles
imprimées au dos des emballages. En effet, les résultats de cette étude sont
en phase avec d’autres études précédentes qui avaient trouvé que les participants attribuaient mal les bénéfices pour la santé à des produits qui affichaient
leur caractère « allégé », et les informations nutritionnelles au dos, ce qui trompait
leur perception. Les auteurs déclarent que « bien que l’exposition aux informations nutritionnelles ait le pouvoir d’atténuer les bénéfices mal attribués aux produits
’allégés en sucre’, des recherches antérieures suggèrent que quand un produit alimentaire a un emballage avec de telles déclarations, les consommateurs sont moins enclins à tourner le paquet pour lire les informations nutritionnelles. »

http://www.bodyscience.fr/

Actualités, Avis, Consommation, Discussions, Fraude

ASIDCOM : les produits « halal » autocertifiés à boycotter

06/10/2010

Hanan Ben Rhouma

L’enquête 2009 sur les organismes de certification halal est en ligne

En publiant l’enquête 2009 sur les certificateurs halal, l’Association de sensibilisation d’information et de défense du consommateur musulman (ASIDCOM) dresse un état des lieux partiel du marché du halal en France. Pour Hadj Abdelaziz Di Spigno, président de l’association, ce n’est pas à lui mais aux consommateurs musulmans de trancher le débat sur la définition du halal en boycottant les produits auxquels ils n’ont pas confiance. Il explique les finalités de cette enquête à Saphirnews.


Sur les 26 organismes de certification recensés par ASIDCOM, 10 seulement ont répondu à l'enquête.

Sur les 26 organismes de certification recensés par ASIDCOM, 10 seulement ont répondu à l’enquête.

Saphirnews : Quels constats avez-vous pu dresser de façon globale à l’issue de l’enquête menée par ASIDCOM ?

Hadj Abdelaziz Di Spigno : C’est la deuxième année que l’association mène cette enquête. Elle a le mérite de poursuivre le travail de photographie sur le champ de la certification halal. Nous constatons, comme l’an dernier, qu’il existe une multitude de définitions pour le halal. On retrouve le problème de traçabilité, de sécurité des produits dans le marché du halal et de la qualité du contrôle.
Il existe deux champs de certification, dont l’autocertification. L’association appelle clairement à boycotter les produits autocertifiés, car il pose le problème de l’indépendance. Les certificateurs ne sont pas indépendants dans leurs actes et dans la qualité de leur travail. Ils ne doivent pas être salariés de l’entreprise qu’ils contrôlent. C’est un gage d’efficacité.
Ensuite, on entre dans le cadre de la certification elle-même. Là, il existe toute une palette comme celle des couleurs : il existe une gamme étendue de définitions. On estime qu’il existe aujourd’hui au moins une cinquantaine d’organismes de certification. Nous en avons recensé cette année 26 et nous avons reçu seulement 10 réponses à nos questionnaires. L’enquête dresse un tableau de bord sur 26 organismes, sachant que nous avons dépassé le cadre franco-français. On a étendu à l’Europe car on est dans le champ de la mondialisation. Il reste encore beaucoup de travail à faire mais ce qu’on retrouve en France se retrouve ailleurs aussi, c’est-à-dire qu’il existe toujours de multiples définitions sur le sacrifice, la certification et le halal.

Vous dites dans le rapport que vous n’aviez pas vérifié l’exactitude des informations qui vous ont été fournies par les organismes. Pourquoi ? Cela ne décrédibilise-t-il pas un peu le travail ?

Non, pas du tout. Cela ne le décrédibilise pas, car c’est le premier stade de l’enquête. On a dressé une liste de questions et on a interpellé les organismes de certification. Nous pensons que ce sont déjà aux organismes et à ceux qui se revendiquent du champ de la consommation musulmane de fournir des éléments d’informations et de communiquer auprès des consommateurs.
On sait que ce document ne représente pas la totalité du champ de la certification, mais c’est une question de moyens humains et matériels qui nous empêche de poursuivre l’enquête de façon plus complète et de faire du travail de terrain et d’investigation.
On a fait un certain croisement d’informations mais la limite de notre travail, c’est aussi le manque de temps car nous sommes des bénévoles et que nous n’avons pas de subventions publiques. Nous sommes vraiment indépendants, nous sommes salariés par ailleurs et nous devons prendre des congés pour mener à bien le travail de l’association ASIDCOM. Cela va même au-delà du travail de bénévolat…

Comptez-vous alors faire des demandes de financements pour les prochaines enquêtes à venir de votre association ?

Nous y travaillons mais tout en gardant notre indépendance. On [un syndicat professionnel, selon M. Di Spigno, ndlr] nous a déjà proposé de l’argent pour prolonger l’enquête mais pas dans le sens où on l’entend. Nous ne voulons pas entrer dans la guerre commerciale des uns et des autres. Le financement ne doit pas être conditionnel pour nous.
Il appartient aussi à l’association de ne pas être instrumentalisé et au profit des uns et des autres. Notre travail est surtout axé autour de la sensibilisation, de l’information, de l’éducation et de la défense du consommateur musulman.

Mais vous ne donnez pas de nom pour aiguiller les consommateurs ?

Non, les consommateurs sont à même de mener ce travail. Nous sommes là pour les éclaircir. On fait un travail en amont et non en aval du marché. Le consommateur est à même de faire la différence entre la certification et l’autocertification. Un produit certifié se voit apposer un logo sur le produit. Quand il est simplement écrit « abattu selon le rite musulman », ce produit est autocertifié et nous demandons aux consommateurs musulmans de le boycotter.

On peut s’étonner de l’absence de la Grande Mosquée de Paris dans la liste que vous avez faite…

La Grande Mosquée de Paris apparaît dans la liste par un organisme à qui elle a confié le contrôle [la SFCVH, Société française de contrôle de viande halal, affiliée à la Grande Mosquée, ndlr] qui contrôle la viande mais il est vrai qu’elle n’a pas répondu pas à ASIDCOM et cela sans raison comme la Grande Mosquée d’Evry. Ils considèrent ainsi qu’ils n’ont pas de compte à rendre aux consommateurs musulmans. On ne juge pas leur attitude car cela leur appartient de répondre ou de ne pas répondre.
Globalement, il n’y a pas une réelle transparence, une grande volonté de communiquer et d’assumer sa responsabilité.
Pour nous, libre à chacun des organismes de certification de faire son propre cahier des charges, mais il faut que celui-ci informe les consommateurs de son contenu afin qu’ils puissent acheter en toute connaissance de cause. Le consommateur est la première victime du marché du halal, c’est l’acteur oublié.

Ne souhaitez-vous pas tout de même définir ce qu’est le halal afin d’assainir le marché ?

On ne veut pas entrer dans la guerre des définitions car le halal est devenu une étiquette commerciale. Nous souhaitons que les consommateurs possèdent les éléments techniques qui leur permettent de faire un choix. Est-ce un abattage mécanisé ou manuel ? Utilise-t-on l’électronarcose, le pistolet ou le gaz ? Si oui, à quel stade ? C’est à lui finalement de trancher le débat car il en va de sa responsabilité.
http://www.saphirnews.com/

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Les certifications halal des mosquées de Paris et d’Evry « pas très sérieuses »?

07/09/2010

Viande halal (image d'illustration)

Viande halal (image d’illustration)
Max PPP

Alors que le marché du halal se développe de plus en plus en France, la question de la certification se pose de manière cruciale. Dans ce secteur qui ne dispose d’aucune norme, on trouve plusieurs organismes de certification, dont trois sont liés à des mosquées: celle de Lyon, celle d’Evry et celle de Paris.

Or ces deux dernières sont sérieusement mises en cause par Bernard Godard, chargé de mission au bureau central des cultes du ministère de I’Intérieur.

Ce spécialiste avait déjà fait part de ses doutes sur le sérieux de la certification halal de la Mosquée de Paris, rappelle le bloggueur Al Kanz. Bernard Godard récidive cette semaine, avec des accusations un peu plus précises.

Dans le cadre d’un dossier intitulé « Halal: un marketing de mauvaise foi? », le magazine spécialisé dans la communication, les médias et les marques CBnews a interrogé le chargé de mission. Voilà ce qu’il dit:

« Ces dernières (les mosquées de Paris et d’Evry, ndlr) réalisent des audits. On n’est donc pas dans une vérification systématique. Des produits non halal peuvent entrer dans la composition des produits. SFCVH-Mosquée de Paris regroupe une dizaine de personnes sous contrat avec des fournisseurs pour la cession de documents de certification, qui peuvent être signés par des non-musulmans. Ces certifications ne sont donc pas très sérieuses. Celle de Lyon l’est davantage.« 

Le Post a contacté la mosquée de Paris. C’est l’assistant du recteur, Al Sid Cheikh, qui nous a répondu. « Quelle est la spécialisation de ce monsieur dans le halal? Fait-il partie d’une association de savants qui travaille sur la jurisprudence musulmane? », a-t-il protesté. « Nous travaillons avec des sociétés qui sont respectueuses du cahier des charges et respectueuses des musulmans », a assuré l’assistant du recteur, avant d’ajouter: « Nos audits et nos contrôles sont parfaits ». S’appuyant sur le fait que la mosquée de Paris certifie la viande depuis 1939, il a expliqué que « personne ne peut lui contester ni sa notoriété, ni son savoir-faire ».

« Si ce monsieur est consultant au ministère de l’Intérieur, pourquoi ne s’intéresse-t-il pas de plus près à la réglementation halal, à qui fait quoi dans ce secteur? », a plaidé Al Sid Cheikh. « Ce que nous souhaitons, c’est qu’il y ait des normes, un logo et un cahier des charges uniques pour le halal. Pour cela, il faut de la concertation, qu’on s’assoit tous autour d’une table et il faut travailler avec les organismes qui ont pignon sur rue », a conclu l’assistant du recteur de la mosquée de Paris.

Par engrenage, Quick dans le collimateur

Si les certifications émanant des mosquées de Paris et d’Evry sont mises en cause, ce sont toutes les marques qui en bénéficient qui pourraient trinquer. Parmis elles, on trouve Quick et ses 22 restaurants servant de la viande halal. Mais surprise, alors qu’on aurait pu s’attendre à ce que la chaîne de fast-food réprimande son organisme certificateur, c’est l’inverse qui se produit.
La Société française de contrôle de la viande halal a carrément déconseillé à un consommateur voulant manger halal de se rendre dans un de ces 22 Quick, raconte Al Kanz. « Nous ne savons pas si ce poulet est en contact avec d’autres matières illicites dans le fast-food. Donc, je vous déconseille d’y aller ». Des articles de presse anglo-saxonne attestent qu’il y a bien un litige entre Quick et son certificateur.

Jointe par Le Post, Warda Mohamed, la journaliste de CBnews qui a réalisé le dossier sur le halal, analyse: « SFCVH veut peut-être prendre les devants, au moment même où elle est mise en cause sur le sérieux de sa certification. Elle cherche peut-être à montrer sa bonne foi ».

http://www.lepost.fr/

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Des certifications «halal» à la tête du client

26/08/2010

Contrairement au bio, il n’existe pas (encore) de réglementation stricte définissant ce qui est ou non «halal». Conséquence : certains font de l’argent en «certifiant» halal n’importe quoi n’importe comment. Il faut dire que ce genre de label ouvre les portes vers un «business» gigantesque…

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© Belga/AFP

L’engouement actuel des industriels et de la grande distribution pour le halal est plus qu’un phénomène de mode : c’est devenu un fait de société. Partant de la constatation qu’environ 20 % de la population mondiale est de confession musulmane et qu’il y a près de 600.000 musulmans en Belgique, on imagine les enjeux financiers colossaux que le développement du halal business peut représenter.
Chez nous, certains l’ont bien compris et ont fait de ce créneau particulier leur vecteur de croissance, à l’image de Marc Guiot, gérant de Food’X, une PME de Gembloux productrice de sauces (bolognaise, arrabiata, pesto, etc.) et de lasagnes végétariennes : «Au départ, notre business plan était spécifiquement orienté sur le casher. Nous nous sommes évidemment pliés à toutes les contraintes pour que nos produits soient reconnus – et certifiés – comme tels. Cela passe notamment par la présence en nos installations du délégué du rabbin pendant toute la durée du processus de fabrication de nos produits.»
Cette contrainte amène de facto une sous-utilisation des capacités de production de l’entreprise, celle-ci devant nécessairement travailler «sur rendez-vous», selon les disponibilités du délégué du rabbin. «Nous nous sommes rendu compte que les efforts consentis pour être reconnu casher pouvaient être valorisés dans le but de voir nos produits reconnus halal également, poursuit Marc Guiot. A ce niveau, les capacités d’absorption du marché sont telles que nous sommes déjà amenés à devoir réaliser à brefs délais un investissement dans une toute nouvelle ligne de production. Il nous en coûtera environ 500.000 euros mais nos prévisions de vente portent, en rythme de croisière, sur un chiffre d’affaires annuel 10 fois plus élevé !»
Le succès de la formule, cependant, passera nécessairement par la production d’un sésame : la certification halal.

Une certification avec la chambre de commerce de Bruxelles

A Liège, Arnaud Jacquemin a développé, avec sa sprl Orient Drink, le concept de «boisson festive» Night Orient, sorte de «méthode champenoise» produite dans un contexte halal, avec l’ambition à moyen terme d’écouler chaque année un million de bouteilles. «Quand vous travaillez à l’exportation, il n’est guère évident de trouver une certification reconnue, prévient-il. Contrairement au bio, il n’existe pas de dispositions législatives et réglementaires claires et strictes. Bref, dans les certifications halal, on est encore trop souvent dans le règne du moi, j’estime que… Et je ne vous cache pas que j’ai eu, au départ, beaucoup de mal à choisir une formule convaincante.»
Cette analyse est partagée par Bruno Bernard, consultant et auteur d’un guide pratique consacré au halal. Ce Liégeois, spécialiste du commerce international, fustige au passage «les marges de cochon» que se font certains sur le dos des entreprises désireuses de décrocher le fameux sésame : «Vous n’imaginez pas le nombre de charlatans qui proposent leurs services en la matière aux entreprises. Certains n’ont même qu’un numéro de GSM et pas d’adresse postale !»
Lobbyiste auprès du Parlement européen, Bruno Bernard s’active ces temps-ci à mettre de l’ordre dans la nébuleuse des certifications halal. Il a notamment planché, pendant trois ans, sur sa propre méthodologie de certification. «Cette formule implique la chambre de commerce de Bruxelles (BECI) dans le processus. Aux yeux de nos prospects musulmans, une chambre de commerce s’apparente en effet à une institution étatique, ce qui les met en confiance en leur offrant un gage de qualité et de sérieux. Bref, cela aide à ouvrir des portes et à convaincre.»
En l’espace de quelques mois à peine, grâce à ce précieux sésame, Arnaud Jacquemin a déjà pu ouvrir les portes de marchés comme le Qatar, le Koweït, Dubaï, l’Iran, le Maroc et la Tunisie.

Objectif export

«Mon business model permet d’obtenir une certification halal pour plus ou moins 1.500 euros», chiffre Bruno Bernard. Certains estiment que, pour un coût pareil, la certification ne peut être faite sérieusement. «Nous travaillons avec l’Algex (Ndlr, sorte d’alter ego de l’Awex en Algérie), se défend le consultant. Et c’est un Imam de l’école coranique de Constantine qui se déplace chaque fois expressément pour réaliser l’audit. Les 1.500 euros suffisent à payer son avion, son visa, son hôtel, son travail et à dégager une petite marge bénéficiaire. Je démontre donc qu’il ne faut pas nécessairement dépenser des fortunes pour être reconnu halal. Ce budget est à la portée de n’importe quelle PME désireuse de se développer à l’exportation, sans compter le petit plus que cela peut aussi représenter sur le marché intérieur.»
Pour le gérant de Food’X, il s’agit d’une opportunité à côté de laquelle il ne veut pas passer : «Dans la filière agroalimentaire, à l’export, le made in Belgium vaut vraiment son pesant d’or et les potentialités à développer sont énormes. C’est maintenant qu’il faut sauter dans le train. Il y a encore de la place !»
Jean-Marc Damry
http://trends.rnews.be/

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Halal « Il faut de vrais contrôles »

15/08/2010

  • La viande que découpe David sous les yeux de Baker Aldilaimi est halal : « J'en suis certain », sourit le directeur du Baker Market. Photo JPH

    La viande que découpe David sous les yeux de Baker Aldilaimi est halal : « J’en suis certain », sourit le directeur du Baker Market. Photo JPH

Baker Aldilaimi, grossiste en viandes, estime que 90 % des produits estampillés « halal » ne le sont pas vraiment.

Chef d’entreprises, 28 ans, musulman et pratiquant : c’est ainsi que Baker Aldilaimi se définit. Dernière création en date pour ce grossiste en viandes, l’enseigne Baker Market, une supérette à Saint-Herblain depuis janvier. Deux autres suivront avant la fin 2010, à Cholet et à Vannes. Alors quand on évoque avec ce self-made-man la polémique autour de la viande halal, il ne mache pas ses mots.

Techniquement, qu’est-ce qu’une viande halal ?

« L’abattage du bovin, de l’ovin ou de la volaille doit être effectué à la main, par un musulman pratiquant et la bête doit être consciente. La vache est par exemple maintenue tête relevée et le sacrificateur tranche les artères du cou au nom de Dieu.

Pourquoi la bête doit-elle être consciente ?

« Son corps et ses muscles doivent se vider entièrement de leur sang et la viande est alors « saine ». Pour cela, la bête ne doit être ni étourdie par électronarcose (*), ni tuée avant d’être saignée »

D’où vient cette polémique sur le faux halal ?

« L’industrie agroalimentaire et leurs marques ont flairé la bonne affaire du halal avec plusieurs dizaines de millions de musulmans en France et en Europe. Sauf qu’elles ne sont pas contrôlées et ne respectent pas la règle. Il existe certes en France une vingtaine d’organismes de contrôle halal mais deux sont fiables ! Je ne mangerais pas de viande certifiée par des organismes agréés par les mosquées de Paris, d’Évry ou de Lyon… Lyon est un peu à part : elle est fiable pour les moutons mais tolère l’électronarcose pour les volailles »

Vous êtes extrêmement pointilleux ?

« Je suis musulman pratiquant ; je mange de la viande halal. Ce que je propose à mes clients, c’est ce que je mangerai moi-même… »

Ne craignez-vous pas d’être taxé d’intégriste ?

« Chacun fait ce qu’il veut, s’il est prévenu. Je souhaite simplement que lorsqu’un mouton est endormi avant d’être tué, ce soit mentionné sur l’emballage des côtelettes qui sont ensuite vendues avec la mention halal. Et ce même si le reste du rituel a été respecté. Ensuite, le client musulman, informé, a le choix de choisir cette viande ou ce plat cuisiné. »

Vous avez lancé votre marque…

« Oui, Halaland : des surgelés de viande, de volaille, plats cuisinés… »

Comment pouvez-vous contrôler le processus de A à Z ?

« Un exemple : Halaland propose par exemple des cheeseburgers. Je sous-traite avec Charal. Je fournis la viande, sous scellés. Un contrôleur de mon entreprise constate que l’atelier de Charal a été entièrement nettoyé. La viande est alors déballée et les hamburgers fabriqués. Tous les autres ingrédients sont les mêmes que pour un hamburger classique. Je peux inscrire sur mes quatre cheeseburgers surgelés : halal. »

Propos recueillis par Jean-Pascal Hamida

(*) L’électronarcose provoque l’étourdissement suite à la traversée du cerveau par un courant électrique.

http://www.presseocean.fr

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Existe-t-il un scandale du faux halal ?

01/07/2010

par Catherine Segurane

Pour savoir s’il existe un scandale du faux halal, il importerait d’abord d’avoir une définition précise de ce qu’est le halal, car une certification ne peut être fausse que par rapport à une norme.

On ne peut pas dire que le marché du halal soit un modèle de transparence. Les consommateurs laïcs en savent quelque chose, puisque même le ministère de l’Agriculture, dans une réponse à une question écrite, a répondu cyniquement que les professionnels n’ont pas l’obligation d’informer les consommateurs du mode d’abattage des animaux ; nous mangeons donc tous de la viande abattue rituellement sans le savoir, et le ministère s’en satisfait.
Mais le problème symétrique existerait aussi : tout internet bruisse de cette possible révélation : il existerait un scandale gigantesque du faux halal. L’assoctation CFCM TV a même constitué un dossier de presse sur le sujet, dossier qui mérite la lecture, même si, de façon totalement injuste, elle s’en prend on ne sait trop à qui, en insinuant qu’une réaction violente serait justifiée :

« Comment réagiraient les musulmans d’Europe quand ils sauront que ce qu’ils consomment en guise de viandes dites “halal” est une pure tromperie, une vaste escroquerie dont sont aussi victimes les populations d’autres pays arabes et/ou musulmans ? En ces temps de tensions et de crise, quelle serait la réaction des musulmans de France s’ils découvraient que les viandes qu’ils consomment n’ont rien de halal et sont très loin de constituer une alimentation saine ?

Sachant l’embrasement qu’ont connu les banlieues, ces deux questions permettent de toucher du doigt une réalité amère qui n’augure pas de lendemains sereins partout où la viande est cédée au nom du halal. »

Que faut-il croire de ces accusations de faux halal ? Nous examinerons cette questions sous trois angles, à savoir :
1 quelles sont les normes halal par rapport auxquelles certaines viandes seraient faussement certifiées ?
2 quelles sont les difficultés spécifiques au poulet ?
3 quels sont les enjeux économiques des exigences démultipliées de certains acteurs ?
QUELLES SONT LES NORMES DU HALAL ?
La République ne se mêlant pas de dogmes religieux, elle n’a pas défini de normes du halal, mais reconnait trois mosquées qui peuvent délivrer des cartes de sacrificateur.
Les normes du halal sont donc celles appliquées par ces mosquées. Celles-ci devraient, en principe, suivre le Coran, qui indique :
« Vous est permise la nourriture des Gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. »

Parmi les « Gens du Livre », il y a les chrétiens, qui n’ont aucune exigence rituelle en matière de nourriture. On ne voit donc pas trop, dès le départ, pourquoi il faut toutes ces revendications et ces dérogations aux règles classiques d’abattage.

Même pour l’abattage purement musulman, les règles coraniques ne sont pas excessivement complexes :

« Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui de Dieu, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’une bête féroce a dévorée – sauf celle que vous égorgez avant qu’elle ne soit morte -. (Vous sont interdits aussi la bête) qu’on a immolée sur les pierres dressées, ainsi que de procéder au partage par tirage au sort au moyen de flèches. Car cela est perversité. Aujourd’hui, les mécréants désespèrent (de vous détourner) de votre religion : ne les craignez donc pas et craignez-Moi. »

On ne voit là rien d’extraordinairement difficile à suivre. Même la bête assommée est expressément autorisée à condition qu’on l’égorge avant qu’elle soit morte, ce qui correspond à la demande de Brigitte Bardot.
Alors, pourquoi toutes ces questions ?
He bien parce que chaque secte et chaque association de consommateurs musulmans se veut plus rigoureuse que les mosquées, rajoute sa petite exigence et y va de son interprétation théologique, le but étant de trouver tous les autres certificateurs laxistes pour rester maître du marché.
LE PROBLEME SPECIFIQUE AU POULET
Il importe quand même de signaler le cas particulier du poulet.

Pourquoi le cas du poulet est-il aussi spécifique ? Pourquoi les accusations de faux halal lui sont elles quasiment consubstantielles ? Ou encore, dit autrement : pourquoi la filière poulet est-elle incapable, dans des conditions économiques normales, d’obéir à des normes halal dans leurs formes les plus strictes (ou les plus volontairement complexifiées) ?

Tout simplement parce qu’un poulet est un animal de petite taille. Si l’on paie une personne à effectuer un rituel sacrificiel pour chaque poulet individuellement, la cadence en est considérablement ralentie (contrairement au cas d’animaux de grande taille, pour lesquels l’accomplissement du rite est sans influence majeure sur la cadence).

Pour des raisons de rentabilité, l’abattage du poulet est mécanisé partout, y compris dans le cas du poulet halal. C’est sur ce point que porte la controverse : pour les intégristes du halal, chaque poulet devrait être égorgé à la main par un “sacrificateur” obligatoirement musulman et en récitant une prière.

A partir de là, chacun y va de son petit calcul arithmétique, et en déduit que les abattoirs n’ont en principe pas le personnel suffisant et qu’il y a donc forcément un bogue quelque part. D’après Rue 89 , relayant le point de vue de la mosquée de Lyon, un sacrificateur rituel ne peut pas aller au-delà de 1800-2000 volaille/heure, mais la cadence chez Doux atteint 7000 à 8000 poulets /heure ; un syndicaliste aurait même parlé de 380 000 poulets par jour, ce que Al Kanz relève dans un article spécifique.

On voit par là que, pour abattre chaque poulet individuellement en prononçant une prière à chaque fois, il faudrait au moins quadrupler le personnel, ce qui ferait exploser le prix. Or, sauf dans des circuits spécialisés, le poulet halal n’est pas plus cher que le poulet standard. Cherchez l’erreur … d’ailleurs, tout l’internet musulman cherche …
Quand au consommateur laïc, tout ce qu’il peut en dire, c’est, encore une fois, qu’il est anormal de le faire acheter halal sans le lui dire. Si des organismes de consommateurs musulmans veulent faire multiplier le prix du halal par quatre ou cinq, c’est leur droit le plus strict, à condition que les filières halal et « laïque » soient bien séparées, et que le consommateur laïque ne se voie pas répercuter une partie du prix de revient. de la viande halal.
ENJEUX ECONOMIQUES
Les enjeux économiques sont considérables, car le but recherché est en réalité de constituer toute une bureaucratie du halal, et de réserver des emplois à des musulmans, la norme religieuse servant à « justifier » une « discrimination positive » qui ne dit pas son nom.

Pour l’Association Rituelle de la Grande Mosquée de Lyon, une certification hallal de qualité nécessite, outre l’abattage par un sacrificateur agréé, la présence permanente d’un ou plusieurs contrôleur(s) rituel(s) durant toute la durée de l’opération de production hallal, et ce depuis le sacrifice rituel jusqu’au conditionnement final du produit, ainsi que la traçabilité complète de l’ensemble des matières vendues dans le restaurant (quelles soient carnées et non carnées dans la mesure où certains additifs sont illicites),

C’est donc beaucoup d’emplois et de salaires que nécessiterait la certification halal telle qu’on la rêve chez les plus intégristes, ou chez les plus désireux de créer des emplois pour leurs coréligionnaires. D’autant plus que, au delà de l’abattage, c’est, pour les plus intégristes, toute la filière qu’il s’agit d’agréer, comme dans le cas du certificateur AVS.

Le fonctionnement d’AVS est des plus problématiques, et consiste en la mise en place d’un système complet : personnel musulman tout au long de la chaîne de production et de disbribution de la viande, multiplication des points d’inspection, surveillance quotidienne des boucheries pour s’assurer que la viande halal n’y cotoie aucun produit non halal.
C’est toute une société parallèle entièrement musulmane qui ainsi est mise en place, aux frais partiels du consommateur laïque puisque, comme nous l’avons déjà dit, celui-ci mange souvent halal sans le savoir.
Source:   http://www.agoravox.fr/

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De la viande halal vendue comme non-halal

24/06/2010

Fabien Fournier (lefigaro.fr)

Selon une enquête menée par l'Œuvre d'assistance aux bêtes d'abattoir, 62% des ovins et caprins ont été abattus selon un rite religieux.
Selon une enquête menée par l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir, 62% des ovins et caprins ont été abattus selon un rite religieux.

La pratique se veut discrète , mais une grande partie des viandes sortant des abattoirs français sont conformes aux préceptes religieux et vendues sans mention spécifique.

«Le système est très opaque», accuse Frédéric Freund, directeur de l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir (OABA) qui milite pour le droit animal. Sur le papier, les choses semblent pourtant claires : la règlementation européenne qui impose l’étourdissement de l’animal avant son abattage autorise des dérogations pour obéir aux rites juifs et musulmans. Ceux-ci stipulent en effet que l’animal ne peut être blessé et donc étourdi avant d’être égorgé. Autre obligation : cet abattage doit être accompli par un sacrificateur agréé pour que la viande soit halal. Dans les faits, cette distinction n’est pourtant pas si nette.

«Plus de chance de manger halal que non-halal»

Une enquête menée par les directions départementales des services vétérinaires de Basse et Haute-Normandie conclut qu’une part significative de bêtes abattues selon un rituel religieux entre dans le circuit classique de commercialisation, sans mention particulière. Cette proportion varie de 0 à 60% selon les abattoirs pour la production halal et celle-ci est même supérieure à 70% pour la production kascher (destinée aux consommateurs juifs). L’OABA a mené en 2006 et 2007 une enquête auprès de 225 établissements. Les résultats détonnent : 28% des bovins, 43% des veaux et 62% des ovins et caprins ont été occis selon un rite religieux. Des proportions bien supérieures aux consommations des juifs et musulmans, preuve que ces produits sont réinjectés dans les étals classiques de la grande distribution. «Les groupes agro-alimentaires peuvent ainsi disposer d’une seule chaîne de production au lieu de deux», décrypte Fateh Kimouche, fondateur du portail Al-Kanz. «L’abattage halal est tellement peu différent de l’abattage conventionnel qu’il s’est généralisé, en particulier pour les ovins. Aussi le consommateur lambda a-t-il plus de chance d’acheter dans certains supermarchés du mouton halal non étiqueté comme tel», explique Florence Blackler, sociologue. Une situation choquante pour l’OABA qui réclame une meilleure traçabilité des produits. «L’industrie agro-alimentaire doit assumer ses choix : les étiquettes de ces articles devraient porter une mention spécifique pour ne pas cristalliser les ressentiments», enjoint aussi Fateh Kimouche. L’OABA propose aux abattoirs d’insensibiliser les bêtes tout de suite après leur égorgement, ce qui pourrait satisfaire des consommateurs juifs, musulmans et athées.

«Beaucoup de viandes prétendument halal n’en sont pas»

La production halal est aussi victime de ces pratiques douteuses. Notamment parce que la filière souffre d’une absence de certification au-dessus de tout soupçon. «Beaucoup de viandes prétendument halal n’en sont pas», affirme Fateh Kimouche. Le tribunal correctionnel d’Arras a par exemple condamné en 2007 l’entreprise «Aux collines de l’Artois» qui a commercialisé pendant près de quatre ans des merguez certifiées halal qui contenaient du porc. Quand ce n’est pas le caractère licite du bien qui est incriminé, c’est sa qualité qui peut être mise en doute. «Pour les ovins comme pour les bovins, ce marché constitue une voie de dégagement : ce qui n’est pas vendu sur le marché classique est réorienté vers les circuits halal», affirme une étude de l’OABA. Ce n’est pas le mode d’abattage qui est ici suspect car conforme aux principes islamiques. Sont visés l’élevage des animaux susceptibles d’avoir été nourris par des farines animales et donc de porcs ou encore la qualité des produits. Selon l’OABA, celle-ci est particulièrement à la baisse lors des périodes de pénurie de viande.

Source:  http://www.lefigaro.fr/

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