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Archives pour la catégorie ‘Histoire’

Une révolution globale qui renvoie les Arabes sur la scène de leur histoire

11/04/2011
Par Bachir Moussa Nafi`

Tout comme des millions d’Arabes, j’ai assisté durant les trois mois – du début du mois de décembre au début du mois de mars – que j’ai passé dans le Machrek arabe, au passage du vent de la révolution arabe qui a renversé les plus vils régimes de répression, de despotisme et de corruption. Cette révolution renvoie les Arabes au cœur de leur histoire.

Le Caire fut mon premier arrêt. Elle m’apparut, comme ce fut le cas il y a quelques années, triste, en colère, étouffée et marginalisée.

La ville qui devint à la fin du XIXème siècle le centre de la renaissance culturelle et intellectuelle arabe, la ville qui mena le mouvement politique arabe et au sein de laquelle se sont épanouies les innovations artistiques et littéraires arabes ; cette ville est devenue ces dernières années une ville brisée, souillée et blessée dans son honneur. Une ville qui vit au bord de l’effondrement.

Aujourd’hui, je reviens au Caire, la ville de l’après révolution. Cette ville a retrouvé son âme. Elle a à nouveau confiance en elle-même et en son histoire. Elle a recouvré sa grandeur et sa dignité et elle presse le pas vers un futur nouveau. Le vent de la révolution arabe, qui est né dans une petite ville tunisienne et qui s’est répandu avec bravoure, bon sens et détermination, a renversé jusqu’à présent les régimes tunisien et égyptien. Il cerne le régime libyen et menace l’existence du régime yéménite. Que se passe-t-il dans les profondeurs des terres arabes ? Et pourquoi cela se passe-t-il ?

A peine la Première Guerre Mondiale fut-elle terminée que la plupart des pays arabes sont tombés sous la domination de l’impérialisme européen. Les Arabes n’acceptaient pas la domination étrangère. La révolution arabe contre le régime d’occupation étrangère débuta quelques mois seulement après l’annonce des protectorats et des mandats. Ce fut le cas en Égypte en 1919, en Iraq en 1920 et en Syrie en 1925-1927.

Des années 1930 aux années 1960, les pays arabes accédèrent les uns après les autres à l’indépendance. Au début, il s’agissait d’une indépendance inachevée puis elle devint complète.

L’indépendance ne se fit pas à moindre coût : il y eut des martyrs dans chaque contrée des pays arabes. Les Arabes s’engagèrent dans les batailles pour l’indépendance comme ne le fit aucune autre nation auparavant. L’espoir les stimulait car derrière des années de combat il y avait l’espérance de la liberté apportant des jours meilleurs, l’aspiration à une vie décente, la volonté de se réapproprier l’histoire arabo-islamique et de réaliser les objectifs de renaissance qu’avaient lancés les réformateurs à la fin du XIXème siècle.  Lire la suite…

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« Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011″ : Plus de 80 ambassadeurs attendus à la cérémonie d’ouverture

11/04/2011

Plus de 80 ambassadeurs accrédités en Algérie sont attendus à la cérémonie d’ouverture officielle de la manifestation « Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011″, le 16 avril.

D.R

Plus de 80 ambassadeurs accrédités en Algérie sont attendus à la cérémonie d’ouverture officielle de la manifestation « Tlemcen,  capitale de la culture islamique 2011″, le 16 avril, a annoncé hier, le wali.   Il a affirmé, lors d’une rencontre d’information, organisée en  présence des autorités locales, des élus et des représentants de la société  civile, que « toutes les conditions sont réunies pour garantir le bon déroulement  de cette manifestation qui accueillera des délégations de pays frères et amis ».    Après avoir mis en exergue les infrastructures réalisées en prévision de cette manifestation, à l’instar du palais de la culture, du centre des études  andalouses, du théâtre de plein air et du Centre culturel islamique, le chef  de l’exécutif de wilaya, a souligné que « Tlemcen a été choisie capitale de la  culture islamique car elle remplit les conditions pour cela et dispose de toutes  les potentialités scientifiques et culturelles ainsi que les moyens nécessaires  pour abriter une telle manifestation dans les meilleures conditions ».
Il a ajouté qu’en plus, la wilaya a enregistré, ces dernières années,  un bond qualitatif en matière de développement.    La cérémonie d’ouverture officielle de la manifestation « Tlemcen,  capitale de la culture islamique 2011″, le 16 avril courant, sera marquée par  un programme d’animation grandiose au niveau du plateau « Lalla Setti » surplombant  Tlemcen.
La phase nationale de cette manifestation a eu lieu le 15 février  dernier à l’occasion de la célébration du Mawlid Ennabaoui.

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La nationalité française au péril de la turcité

09/04/2011

DARINE HABCHI, PARIS

Les jeunes franco-turcs tentent de concilier leur vie sociale en France avec leur culture d’origine.

Chômage, crise, discrimination : l’intégration des jeunes d’origine turque qui ont fait le choix de devenir français n’est pas toujours exempte d’embûches. Entre le désir de préserver une double culture et le choix de l’assimilation, la frontière est souvent ténue.
Pas toujours facile de faire son choix surtout lorsqu’il s’agit de nationalité. Les questions d’intégration, de discriminations liées à la double culture et l’identité se bousculent souvent dans les esprits. La naturalisation, qui reste un acte administratif, n’est pas toujours liée au rejet de la culture ni des traditions. « Ces dernières, nous les portons en nous, nous ne pouvons pas nous en séparer. Seules des personnes en rupture avec leur famille ou leur société rejettent une partie de leur culture. C’est par les papiers, la langue, le travail et l’oubli de leur passé familial que les émigrés européens sont devenus des citoyens américains » explique Pierre Vermeren, maître de conférences en histoire du Maghreb contemporain à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne.

« Je reste étrangère au regard de la société »

Bien que le modèle d’immigration en France soit différent, nombre de Turcs s’accrochent toujours à leurs valeurs traditionnelles. S’ils optent pour la nationalité française, ce n’est pas par rejet de leurs origines mais pour mieux s’intégrer. C’est le cas de Hanife Karakus, une avocate de 29 ans. « Née en France de parents étrangers, j’ai bénéficié des papiers français à l’âge de 16 ans. Au bout de deux mois, j’avais ma carte nationale d’identité. Mes parents nous incitaient à la demander, parce qu’ils disaient : “Nous sommes étrangers ici, et sommes traités en tant que tel. Soyez français et mieux traités” » confie-t-elle. « Je souhaitais faire des études et la nationalité française était exigée pour certaines professions comme celle d’avocat. Je me demandais souvent si je ne regretterais pas ce choix. Heureusement que la Turquie a prévu, pour ceux qui le souhaitent, le maintien de la nationalité turque » ajoute-t-elle soulagée. Mais pour Hanife Karakus, la nationalité française ne règle pas tout. « Même si je possède cette précieuse carte, je reste étrangère au regard de la société car je m’appelle « Hanife Karakus », à moins de demander la francisation de mon nom. Ce que je refuse car il s’agit de mon identité, au-delà de mes origines. » Un nom à consonance étrangère diminuant très souvent les chances d’accéder à un emploi de haut niveau ou encore à un logement, certaines personnes décident tout simplement de changer de nom.

Ahmet devient Amédée

C’est le cas d’Ahmet, 30 ans. « J’ai choisi de faire une demande de naturalisation à l’âge de 19 ans. Ce choix n’est pas forcément le fruit d’une mûre réflexion mais plutôt un acte automatique » dit-il. Dans ce processus délicat, changer de prénom est moins aisé qu’il n’y paraît. « L’étape de la francisation du prénom a été difficile à franchir. En demandant conseil aux officiers ou à l’administration, il m’a été spécifié que cela m’aiderait à obtenir la nationalité. J’ai donc opté pour Amédée. » « Je suis fier d’être français. Mon pays d’adoption m’a accueilli, il m’a permis de manger à ma faim, de m’instruire et enfin c’est lui qui me permet de vivre aujourd’hui grâce à mon emploi dans une administration » rapporte le jeune homme. Quel que soit les minorités, le rejet des traditions ne se produit pas nécessairement. Les individus restent, au final, toujours libres de garder leur religion, leurs habitudes alimentaires ou de parler leur langue d’origine.

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Le recensement religieux : l’islam

07/04/2011

Comment est-il possible d’estimer le nombre de musulmans en France ? Thomas Vampouille, journaliste au Figaro.fr s’est penché sur la question . Marie-Audrey Demayo a lu cet article pour StreetGeneration.

Thomas Vampouille rappelle que depuis 1872, la loi française interdit toute question relative à la religion pendant les recensements réalisés par les organismes, comme pour appuyer cette première loi, une seconde datant du 6 janvier 1978, renforce cette conception de laïcité. Et pourtant on constate qu’il est effectivement possible de détourner la loi et d’avoir des chiffres. Effectivement le journaliste du Figaro affirme que les sondages ne sont pas concernés par ces lois. Les organismes publics tels que l’INED ou l’INSEE, ne le sont pas non plus. La voie est libre pour cette course au recensement religieux. Le leader français des études marketing et d’opinion (TNS Sofres) recensait 3% de la population française en 2007, 4% pour le CSA et un chiffre de  5,8% pour l’IFOP.  En 2010, les deux organismes publics l’INSEE et l’INED, recensent 2,1 millions de musulmans « déclarés » en France. En revanche Thomas Vampouille ajoute, que le ministre de l’intérieur Claude Guéant affirme que la France compte 5 à 6 millions de musulmans, d’après la place Beauvau en juin 2010. Pour cela, le gouvernement passe par l’origine géographique des personnes et non l’appartenance religieuse. Toutes les personnes venant d’un pays à dominante musulmane ont été comptabilisés comme étant musulman. Le ministère déclare que 33% des  5 à 6 millions sont croyants et pratiquants, soit les 2 millions recensés par les sondages de l’INSEE et l’INED.

http://streetgeneration.fr/

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Laïcité et islam en France : « le débat de la honte »

02/04/2011

Réactions d’associations et de mouvements politiques

Le débat sur la laïcité, voulu par l’UMP, le parti au pouvoir, le 5 avril prochain, a suscité de vives réactions au sein de la communauté musulmane de France. Des représentants d’associations et de mouvements politiques nous ont fait part de leurs points de vue.

« Notre objectif est d’alléger le fardeau qui pèse sur les épaules des musulmans de France », a déclaré Jean-François Copé, le patron de l’UMP, à l’initiative du débat. Son but serait, d’après M. Copé, d’améliorer « le vivre ensemble », de faire des propositions « très concrètes » et, surtout, un rappel des principes du droit et de la jurisprudence, lit-on dans Les Echos. Cependant, ce rendez-vous politique n’est pas le bienvenu chez les musulmans de France. Plusieurs associations prévoient d’ailleurs de manifester ce samedi 2 avril, à Paris, pour exprimer leur colère contre : « le débat de la honte ».

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubaker, a appelé le président de la République à annuler ce débat qui, selon lui, « n’a pas lieu d’être ». « Les citoyens musulmans de France ne doivent pas être les boucs-émissaires d’une situation de crise », a-t-il ajouté. Abdallah Zekri, représentant à la Grande mosquée de Paris pour la région sud, était encore il y a quelques jours militant UMP. Mais à l’annonce de ce débat, il a déchiré sa carte et appelé « tous les musulmans de l’UMP » à l’imiter. « L’UMP de Copé, c’est la peste pour les musulmans », a lancé Abderahmane Dahmane, ancien Conseiller technique chargé de la diversité à l’Elysée, avant d’être limogé le 11 mars dernier par Nicolas Sarkozy pour avoir sévèrement critiqué le débat sur la laïcité. De plus, l’ex-conseiller à l’Elysée chargé de la diversité a invité, le 28 mars dernier, tous les musulmans de France à porter une « étoile verte » pour protester. Une colère partagée à des degrés divers par d’autres Français musulmans, responsables d’associations et de mouvements politiques. Lire la suite…

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Benoist Apparu veut plus de mosquées en France

18/02/2011
Benoist ApparuBenoist Apparu (©dr)

Le secrétaire d’Etat au Logement estime que l’Etat devrait participer à la construction de mosquées. Quitte pour cela à amender la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

(LaVieImmo.com) – « On ne peut pas dénoncer l’islam des caves, l’Islam des rues, et ne pas en tirer les conséquences. Se contenter de dénoncer, de dire « c’est pas bien », ça c’est ce que fait le Front National. Nous, ce qu’on doit faire, c’est apporter des réponses ». Invité de Jean-Jacques Bourdin, sur RMC/BFM TV, Benoist Apparu a donné jeudi matin un avant-goût de ce que devrait être le débat sur « la place des religions dans une société laïque » que l’UMP lancera le 5 avril prochain. Un débat qui s’annonce, de l’aveu même du secrétaire d’Etat au Logement, centré quasi-exclusivement sur l’Islam. « On se pose la question des religions, notamment l’Islam, qui vont organiser des prières dans la rue, a-t-il indiqué. La réponse que je souhaite aborder est très simple : à mon avis il faut faciliter la construction de mosquées dans notre pays. Quitte s’il le faut à ce que l’Etat y participe ». En plein débat sur la laïcité, le ministre propose donc rien de moins que « faire un aménagement à la loi de 1905, s’il le faut ».

Libertés religieuses

Décidément très intéressé par les questions religieuses, le secrétaire d’Etat au Logement a indiqué que Club 89, le « Club de réflexion de la majorité présidentielle », qu’il dirige, tiendrait une journée sur les libertés religieuses le 2 avril prochain, « probablement à l’Institut du monde arabe ».

http://www.lavieimmo.com/

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Prasquier : «Le Crif prône le dialogue avec l’islam»

14/02/2011

Par Cécilia Gabizon

«Nous lutterons contre l'extrême droite comme par le passé», déclare Richard Prasquier, président du Crif.
«Nous lutterons contre l’extrême droite comme par le passé», déclare Richard Prasquier, président du Crif. Crédits photo : HAMILTON/REA/HAMILTON/REA

INTERVIEW – Le président de l’organisation juive, qui a reçu mercredi soir Nicolas Sarkozy et plusieurs ministres, commente les évolutions des pays arabes et condamne les appels au boycott d’Israël.

Mercredi soir, Nicolas Sarkozy était l’invité d’honneur du dîner du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France). À l’occasion de cette manifestation tout à la fois politique et people, qui réunit près d’un millier de personnes dont 25 membres du gouvernement, Richard Prasquier, son président, s’inquiète de la montée de l’islamisme en Europe.

LE FIGARO. – Les actes antisémites ont baissé en 2010. Êtes-vous moins inquiet?

Richard PRASQUIER. – La situation reste tendue. Nous avons encore répertorié 466 actes en 2010. Les auteurs sont plus jeunes et plus violents que par le passé. Le phénomène s’est ancré dans certaines banlieues ces dix dernières années. La répression est nécessaire mais elle ne suffit pas. Il n’existe qu’un seul rempart contre l’antisémitisme: la République, qui fait partager ses valeurs à toutes les convictions religieuses. Mais ce modèle est menacé. Par le relativisme, qui affaiblit ses défenses, et par l’islamisme, qui veut placer la charia au-dessus de la loi de la République. La communauté juive reste attachée à son identité, mais au sein de la République, laïque, où la religion intervient dans la sphère privée.

À un an de la présidentielle, le Crif s’est-il positionné sur l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du FN ?

Nous lutterons contre l’extrême droite comme par le passé; je ne vois pas de différence entre la fille et le père, si ce n’est l’apparence. Elle a l’habilité d’être moins provocatrice. Mais je connais le passé des membres de son entourage. Leurs méthodes reposent sur la dénonciation et la stigmatisation d’une population. Ce ne sont peut-être plus les Juifs, mais cela ne saurait me satisfaire. C’est une chose de s’opposer aux radicalismes, à l’islamisme qui progresse en Europe. Une autre de rejeter l’islam et de jeter le soupçon sur tous les musulmans. Le Crif prône à l’inverse le dialogue, la tolérance. Lire la suite…

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L’islam en ligne de mire

12/02/2011

Multiculturalisme - L'islam en ligne de mire

L’échec du «multiculturalisme» diagnostiqué par les dirigeants allemand et britannique, puis jeudi par le président français Nicolas Sarkozy, témoigne surtout de leur inconfort face à la place de l’islam dans la société, dans un contexte de poussée de l’extrême droite.

«On est dans une optique de défiance civilisationnelle envers le monde arabo-musulman», observe le politologue Jean-Yves Camus, à propos des prises de position coup sur coup des trois dirigeants conservateurs.

Si dans les trois pays, les modèles d’intégration diffèrent, «le dénominateur commun, c’est une immigration extra-européenne et musulmane», souligne le chercheur associé à l’Institut des relations internationales et stratégiques. Maghreb et Afrique de l’ouest pour la France, Turquie pour l’Allemagne, sous-continent indien pour la Grande-Bretagne.

Dernier en date à fustiger le «multiculturalisme», le président français Nicolas Sarkozy, a estimé «normal» qu’il y ait des mosquées mais refusé «que l’on prie de façon ostentatoire dans la rue». «Nous ne voulons pas (…) d’un prosélytisme religieux agressif», a-t-il dit.

Il y a deux mois, la dirigeante de l’extrême droite française Marine Le Pen avait provoqué une polémique en faisant un parallèle entre les prières des musulmans dans les rues de quelques quartiers –faute de mosquées– avec l’occupation nazie.

Comme les propos du premier ministre David Cameron début février, les déclarations de Nicolas Sarkozy ont fait bondir les représentants de la diversité.

«La diversité de la société française, et notamment sa diversité religieuse, ne peut pas être un échec, puisque cette diversité, c’est la France elle-même», a souligné le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) dans un communiqué. Lire la suite…

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Islam : La pensée cultuelle, thème d’une rencontre internationale à Constantine

10/02/2011

La pensée cultuelle chez les oulémas algériens  est le thème du 2e séminaire international, ouvert mardi, à Constantine  à l’initiative du Laboratoire de recherches en études cultuelles et religions  comparées de l’université Emir Abdelkader.


La rencontre a pour objectif de « faire connaître la contribution des  penseurs et des hommes de religion algériens dans la purification de la foi  de certains phénomènes non tolérés par l’islam comme l’extrémisme, la négligence  des valeurs, l’éloignement des préceptes du Saint Coran et de la Sunna et de  certains rituels et attitudes sociales intruses dans la pratique quotidienne  de notre culte », a indiqué le Pr Salah Naâmane, directeur du Laboratoire  organisateur.
Des hommes de culte et des spécialistes venus d’Arabie Saoudite, du  Maroc et de Tunisie, ainsi que de différentes wilayas du pays, communiqueront  durant les deux journées de cette rencontre autour des « du patrimoine hérité  des oulémas algériens du XXe siècle en matière de religion », a-t-il précisé.  Le Pr. Naâmane a également fait savoir que les travaux consisteront  à mettre en exergue les efforts fournis par les oulémas à travers leurs  manuscrits, « dont la plus grande partie est encore insuffisamment exploitée »,  pour préserver la foi de toute velléité d’obscurantisme et des agissements prémédités contraires à son authenticité.  L’apport des penseurs contemporains en matière de pratiques cultuelles  et « l’investissement » dans la pensée religieuse afin de « bannir à jamais les  pratiques tendancieuses, importées et adoptées telles quelles d’une manière  inconsciente » seront également débattus.   Le programme de cette rencontre prévoit notamment, une conférence  du Dr. Mohamed Fawzi El Mouhadjer, de l’université Zitouna de Tunis, sur les  « Musulmans et les défis de la problématique de la christianisation orientaliste », et une communication du Pr. Souleiman Ben Salah El Ghosn d’Arabie Saoudite consacrée  à la « Réforme cultuelle chez l’Imam Abdelhamid Ben Badis ».

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Tlemcen, capitale de la culture islamique : Riche programme d’activités scientifiques et intellectuelles

07/02/2011

Treize (13) journées d’étude seront organisées dans la capitale des Zianides sur des thèmes abordant des thèmes tels que « l’Islam, l’orientalisme et le dialogue des civilisations », « La vie économique et le wakf dans le monde musulman », « Tlemcen et ses régions.

D.R

L’université « Abou Bekr- Belkaid » de Tlemcen a arrêté  un riche programme d’activités scientifiques et intellectuelles,dans le cadre  de sa participation  à la manifestation internationale « Tlemcen, capitale de  la culture islamique 2011″, a-t-on appris du chargé de la communication de cette  structure universitaire.
Cette contribution prévoit, entre autres, l’organisation de journées  d’étude, de colloques internationaux et diverses expositions, ainsi que des  échanges entre les universités et la publication de travaux de recherche, de  thèses et de mémoires réalisées par des étudiants et des enseignants-chercheurs  dans le domaine de l’histoire de la capitale des Zianides. Treize  journées d’étude seront organisées sur des thèmes abordant  des thèmes tels que « l’Islam, l’orientalisme et le dialogue des civilisations »,  « La vie économique et le wakf dans le monde musulman », « Tlemcen et ses régions: étude toponymique à la lumière des systèmes d’informations » et « Le juste-milieu  dans le développement de la culture islamique ». Une dizaine de colloques sont également programmés, abordant d’autres  thèmes tels que « L’Islam au Maghreb et le rôle de la ville de Tlemcen dans sa  propagation », « Les penseurs et personnalités célèbres à Tlemcen », « La poésie  et la musique andalouse : l’école de Tlemcen », « Les connaissances et les œuvres  des ancêtres à Tlemcen et ses régions », « L’histoire de la civilisation de Tlemcen  et ses régions » et autres.
Sur un autre registre, l’université de Tlemcen abritera, au courant  de cette année, onze expositions, qui font connaitre aux visiteurs, « la production  scientifique et intellectuelle de l’université de Tlemcen et d’autres universités  du pays » ainsi que  les sciences comme « l’astronomie et les arts de Tlemcen ». Des communications à distance seront également organisées par cette l’université  et ce  entre les étudiants et leur paires des universités islamiques, autour  de faits historiques sur la civilisation islamique et pour faire connaitre « comment  la culture du dialogue et de la tolérance a marqué plusieurs étapes de notre  civilisation, nos pays et nos villes », a indiqué la même source.
Divers concours seront organisés en marge de ces activités et les meilleurs  travaux scientifiques, littéraires et artistiques seront récompensés, a-t-on  ajouté.

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Apprentissage de l’arabe: l’Education nationale à la traîne

06/02/2011

Alors que cinq millions de personnes parlent l’arabe en France, son apprentissage à l’école reste peu développé, notamment dans le secondaire, au grand dam de spécialistes qui craignent que ce déficit profite à des enseignements plus communautaires ou religieux.

photo : Fred Dufour, AFP

A l’honneur du salon Expolangues à Paris, l’arabe est après le français la deuxième langue usuelle en France, où « la tradition d’enseignement de l’arabe date de Colbert », selon Luc Deheuvels, vice-président de l?Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco).

Aujourd’hui, 22 universités et la quasi-totalité des grandes écoles l’enseignent, indique-t-il.

Mais c’est plus tôt que le bât blesse. Si chaque année 5.000 candidats choisissent l’arabe au bac, seulement 6.178 élèves l’apprenaient dans le secondaire en 2009, soit 1% des effectifs, selon le ministère.

Dans le primaire, l’apprentissage est pris en charge depuis 1980 par l’Enseignement de langue et culture d’origine (Elco), qui propose des cours par des professeurs algériens, marocains et tunisiens, payés par leur pays.

Quelque 40.000 enfants profitent de ce dispositif critiqué pour ses méthodes pédagogiques souvent décalées et son caractère communautaire.

Dans le secondaire « on a une carence de l’institution », affirme Bruno Levallois, inspecteur général de l’Education nationale.

Seulement 217 établissements proposent un enseignement d’arabe en 2010-2011, avec seulement 218 professeurs, alors que le Capes d’arabe a été supprimé en 2011. Le ministère justifie ce choix par le sous-emploi de certains enseignants. Lire la suite…

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La finance islamique

15/01/2011

De WikiMémoires

L’économie islamique désigne la pratique de l’économie en accord avec les principes de la doctrine islamique. Elle a été conçue au début du vingtième siècle pour faire face aux idéologies communistes et capitalistes, et avait pour but de libérer les économies des pays musulmans du poids de l’exploitation et de l’oppression des forces coloniales (financialislam.com, 2010). Comme toute théorie économique, l’économie Islamique aspire à atteindre un idéal de société où les besoins humains fondamentaux sont satisfaits, où les ressources sont utilisées de manière optimale et où  les richesses sont partagées équitablement pour toucher toutes les classes sociales, et ceci sans [...]

La finance islamique face à la crise financière
3- La finance islamique
3-1- Les Fondements de l’économie Islamique
[...] les richesses sont partagées équitablement pour toucher toutes les classes sociales, et ceci sans trop limiter la liberté individuelle ou créer des déséquilibres macroéconomiques et écologiques continus.

Toutefois, les principes qui régissent le fonctionnement d’un système économique islamique sont différents de l’esprit des systèmes conventionnels. En effet, le système Islamique se distingue principalement par ses dimensions morale et religieuse dans la définition des problèmes économiques, ce qui implique que les agents économiques ne doivent pas considérer la profitabilité comme l’unique ni le principal critère de prise de décision.

En conséquence, un système financier islamique, tout en intégrant des objectifs de rentabilité et d’efficacité, se doit de respecter l’ensemble des principes éthiques de la Sharia. Ainsi d’autre paramètres sont à prendre en compte lors de toute évaluation économique, ceux-ci comprennent des objectifs tels que la fraternité humaine, la justice socio-économique, la paix mentale, le bonheur, la famille, ou encore l’harmonie sociale.

Bien que ce paradigme Islamique soit pratiquement impossible à quantifier, l’application de la loi Islamique aux activités économiques vise à apposer les règles de la Sharia sur les opérations courantes relatives aux dépenses, à l’épargne, à l’investissement, aux dons, etc. La structure générale de ce système peut s’exposer en trois principaux piliers qui sont, selon Muhammad Umar Chapra (1996) de la Banque Islamique de développement:

1- Le principe de la double propriété.
2- Le principe de la liberté économique dans un cadre limité.
3- Le principe de la justice sociale. Lire la suite…

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Laïcité n’est pas racisme

14/01/2011

Par Ivan Villa

Appel Europe Ecologie – Les Verts : Laïcité n’est pas racisme

A l’attention de Tous les citoyens désirant Liberté, Egalité et Fraternité

Depuis quelques années, nous assistons à une véritable libération de la parole raciste visant les personnes issues de nos anciennes colonies : loi sur l’apport positif de la colonisation, présentation de l’immigration comme un danger pour la supposée « identité nationale », lois visant spécifiquement les musulmans, ethnicisation de la question sociale en ce qui concerne les difficultés que rencontrent les banlieues, campagnes contre « l’islamisation » de la France, amalgames entre terrorisme, islamisme, musulmans, jeunes de banlieue.

Cette vision culturaliste d’un monde traversé par un « choc » entre « civilisations » supposées incompatibles est en train de gagner la « bataille des esprits » et de transformer durablement la matrice d’analyse de la réalité sociale et politique.

Aujourd’hui ces discours ne sont plus l’apanage de l’extrême droite mais traversent l’ensemble de nos sociétés. En France, cette vision est entrée en résonnance avec une certaine tradition de hiérarchisation des cultures héritées de notre histoire coloniale. Lire la suite…

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« Les musulmans n’ont jamais été autant intégrés »

12/01/2011

Interview de Vincent Geisser

D’après un sondage Ifop paru dans Le Monde, une majorité de Français considère que les « musulmans ne sont pas intégrés ». L’analyse du sociologue et politologue Vincent Geisser.

Que pensez-vous du sondage Ifop publié dans Le Monde selon lequel 68% des Français estiment que les musulmans « ne sont pas bien intégrés dans leur société »?

Le sondage du Monde – qui comme tous les sondages doit être pris avec précaution – ne mesure pas l’intégration objective des musulmans mais l’idée que les Français se font de l’intégration des musulmans en France. C’est très différent. Pour 68% des Français, donc, les musulmans ne seraient pas intégrés dans la société. Mais dans les faits, c’est tout l’inverse. Ils n’ont jamais été autant intégrés: ils n’ont même jamais été aussi nombreux parmi les cadres, les hauts fonctionnaires, les militaires…

Vincent Geisser est sociologue, politologue, chercheur au CNRS et à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman. Il est également l’auteur de La Nouvelle islamophobie

Autre paradoxe: on accuse les musulmans de ne pas être totalement français, alors que de plus en plus de Français « de souche », y compris parmi les personnalités publiques (politiques, acteurs, médecins, humoristes…), sont fiers et assument leur foi musulmane.

Selon le même sondage, 42% des Français considèrent la présence d’une communauté musulmane « plutôt comme une menace » pour l’identité de leur pays. Les Français ont-ils peur des musulmans?

La dégradation de la situation politique, sociale et économique de la France et la crainte de l’Europe, de la mondialisation et de la Chine rendent nécessaire la désignation d’un coupable. Les musulmans sont les nouveaux boucs-émissaires, que l’on accuse de tous les maux de la société française. La tendance actuelle consiste à tort à dire: « Tout fout le camp, c’est à cause des musulmans ».

A qui la faute?

Les responsables de cette « bouc-émissairisation » des musulmans sont les groupes politiques qui instrumentalisent la peur de l’islam. Le cas du Front national est révélateur. Il y a encore quelques années, à la direction du FN, le discours était plutôt discret sur l’islam. Aujourd’hui, faire croire à un danger lié aux musulmans est très porteur. Et Marine Le Pen l’a bien compris.

Ce type de sondage laisse transparaître le mal-être de la société française

Les groupes politiques majoritaires ont également une part de responsabilité: légiférer sur le voile, par exemple, pour éviter d’aborder les vrais problèmes de la société française, relève aussi de l’instrumentalisation. Enfin, le contexte international, et notamment les attentats, participe à faire des amalgames: « musulmans » égale « cousins de Ben Laden ». Or, les premières victimes d’Al-Qaeda sont les musulmans eux-mêmes.

Quelle conclusion tirer de cette vision des musulmans en France?

Craindre les musulmans répond à un processus psychologique qui permet de se rassurer, tout en ayant peur… Ce type de sondage laisse davantage transparaître le mal-être de la société française qu’un malaise des musulmans ou un problème d’intégration des musulmans.

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Les musulmans de France sont bien intégrés à la société

11/01/2011

Hypocondriaque, ou réellement malade, et même gravement ? Régulièrement, la France a la fièvre et gémit : si elle souffre, c’est la faute aux étrangers. Plus précisément, aux musulmans – qui, paraît-il, ne s’ »intègrent » pas et, pis, menacent l’ »identité nationale ».

Mais que signifie ce diagnostic ? Qu’est-ce qu’un musulman « intégré » ? Un musulman qui parle le français ? C’est le cas de la majorité, qui le parle fort bien, et bien mieux que le président de la République. Un musulman qui boit l’apéro ? Il y en a, comme il y a des Français qui n’en boivent pas. Un musulman qui mange du porc ? Mais bien des Français préfèrent le poulet ou le poisson. Un musulman monogame ? Mais quasiment tous le sont, et de nombreux Français sont officieusement bi- ou trigames, sinon plus…

Arrêtons cet inventaire absurde : l’intégration n’est qu’un pseudo-concept, ou un concept-prétexte, qui dit autre chose que ce qu’il semble dire. Et quelque chose que, de nos jours, il n’est pas plaisant, il est même dangereux d’avouer : le racisme est un délit. Alors, autant jouer sur les mots, ou avec, et parler d’intégration, ou de non-intégration : une façon, socialement acceptable et politiquement correcte, d’exprimer son rejet de l’autre. Son racisme.

Même surdiplômé et « bien sous tous rapports », un musulman reste en effet un musulman et, si aucune bizarrerie ne révèle cette « musulmanité », elle est quand même là, en lui, invisible, certes, mais capable, on ne sait jamais, de se manifester : quand on s’appelle Mustapha Kessous, un journaliste du Monde, on n’est pas vraiment « intégré ». Ni « intégrable ». Et même si l’on sort de Sciences Po, on a du mal à se faire embaucher. Lire la suite…

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L’islam comme chiffon rouge: les analyses de trois chercheurs

06/01/2011

Par Antoine Perraud

Lorsque Marine Le Pen désigne l’islam, les commentateurs regardent le doigt. C’est précisément pour ne pas s’en tenir à ce genre de vue bien courte que Mediapart, grâce à son partenariat tissé avec le Centre d’histoire sociale du XXe siècle (CNRS-Paris I), tente à nouveau de dépasser l’écume événementielle (nos démarches précédentes sont regroupées sous l’onglet «Prolonger»).

Comment retrouver une profondeur et une réflexion critique, masquées par les agendas de l’actualité? Dans le cas d’espèce, par-delà les proférations lepénistes, en s’interrogeant sur l’existence d’une «islamophobie» en France, voire dans un Occident ainsi reconstitué…

Pour aborder cette problématique, ont été rassemblées trois pointures universitaires: la politologue Nonna Mayer, l’historien Philippe Rygiel et le philosophe Souleymane Bachir Diagne, né au Sénégal en 1955, ayant réussi là où avait échoué Senghor (intégrer l’École normale supérieure de la rue d’Ulm!), actuellement professeur à l’université Columbia de New York et de passage à Paris à l’occasion d’une soutenance de thèse.

Avant de dialoguer – debout –, chacun s’est appliqué – assis – à discuter et à éclairer la notion d’islamophobie: Lire la suite…

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Coran vieux de mille ans découvert en Chine

05/01/2011

Coran chine b Coran vieux de mille ans découvert en Chine

Chine. A Dong Xiang, dans la province du Gansu, dans le sud-ouest de la Chine a été découvert un vieux manuscrit du Coran. La matière de la couverture, les techniques d’illustration, la calligraphie et le papier utilisé, amène à penser que cet exemplaire daterait de 200 à 300 ans après l’Hégire ( soit 8e au 9e siècles du calendrier Grégorien).

Le manuscrit Coranique composé de 536 pages, a été fabriqué en papier Samarcande – ville de l’Ouzbékistan.

Considéré comme le plus ancien à ce jour, un autre exemplaire datant de 200 à 600 ans après l’Hégire, est gardé dans la mosquée Tsi Jih, dans le sud-ouest de la Chine. Après expertise et si cette nouvelle copie confirme sont ancienneté, elle deviendrait l’exemplaire le plus ancien de la Chine.

Le sud-ouest de la Chine qui abrite ses deux exemplaires du saint Coran est une région où de nombreux habitants ont embrassé l’Islam.

Source : people.com.cn

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Soufisme et expression artistique

04/01/2011

Le soufisme est une dimension de la foi musulmane : sa dimension d’intériorité. Forme spécifiquement musulmane de spiritualité, il est essentiellement, pour Roger Garaudy, un équilibre entre le grand djihad, c’est-à-dire la lutte intérieure contre tout désir détournant l’homme de son centre, et le petit djihad, c’est-à-dire l’action pour l’unité et l’harmonie de la communauté musulmane contre toutes les formes d’idolâtrie de pouvoirs, de richesses, de faux savoirs qui l’écarteraient du chemin de Dieu.Ainsi, contrairement à certaines idées reçues, il serait donc faux d’identifier le soufisme avec la mystique chrétienne ou, à tout le moins, avec la méditation hindoue. Et ce n’est pas la thèse de Louis Massignon rendant proche le soufisme du mysticisme chrétien qui aura raison de cette certitude. A plus forte raison lorsque le prestigieux auteur de La Passion du Hallâj tente de mettre l’accent, dans l’œuvre de Hossein Mansour Hallaâj, sur sa vie et sur sa mort à Baghdad en 922, sur ce qui, dans la sainteté de cette vie et de son martyre final, de sa « passion », dans son éloignement de l’action politique, dans son messianisme, dans son exaltation de l’amour divin, le rend proche du messianisme chrétien. Revisitée à Mostaganem, l’illumination soudaine a fait l’objet d’un intéressant colloque dont l’intitulé, « Soufisme et expression artistique », aura comblé d’aise de nombreux mélomanes. Des mélomanes ravis d’apprendre, sur les lieux mêmes de la Maison de la culture, qu’il n’existe aucun rapport entre la dimension spirituelle leur tenant à cœur et le mysticisme chrétien. Les réserves mises en avant par certains conférenciers sont loin d’être une vue de l’esprit, le fruit d’un exercice de style. Elles procèdent, à l’évidence, d’une logique chère à Ibn Hazm – le prestigieux auteur de Kitab al-fisal fi milali wal ahwa’i wa nihal et de l’insondable Le Collier perdu de la colombe –, une logique qui soutient que toute chose a un caractère propre. Hypothèse d’école s’il en est, cette façon de voir, doctement confortée par Ibn Qayim al-Jawziya, est des plus avérées.   Lire la suite…

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La tolérance de Rûmî au-delà des clichés

04/01/2011

Plus de 50.000 personnes ont assisté aux festivités de Seb-i Arus du 7 au 17 décembre derniers à Konya en Anatolie. Elles commémoraient le 737e anniversaire de la mort de Mevlana Jalâl al-Dîn Rûmî, saint soufi et fondateur de l’ordre

des derviches tourneurs ou Mevlevis, une des principales confréries soufies de l’islam.

Trois ans plus tôt, le 6 septembre 2007, l’Unesco rendait hommage à Jalâl al-Dîn Rûmî en organisant des manifestations culturelles commémorant le 800e anniversaire de sa naissance. L’organisation internationale se devait en effet de mettre à l’honneur « l’un des plus grands poètes, philosophes et érudits de la civilisation islamique » et par là même de l’humanité. Mais elle cherchait aussi, dans le même temps, une icône susceptible d’incarner en islam les valeurs qu’elle a la charge de promouvoir : la tolérance, la paix, et le respect mutuel. C’est d’ailleurs à travers ce prisme que l’Occident connaît Rûmî. Ses œuvres ont en effet été largement traduites, et une abondante littérature lui a été consacrée, notamment en France, grâce aux travaux d’Eva de Vitray-Meyerovitch. Néanmoins, il semble bien qu’hors du cercle restreint des spécialistes, au sein du grand public, on se méprenne sur le sens à attribuer à la « tolérance » de Rûmî. Pour cet homme du 13e siècle en effet, elle ne correspond pas à ce qu’elle est pour nous : une valeur morale en soi, dont le respect constitue le socle du vivre-ensemble. Cette « tolérance » hâtivement mise en relief aujourd’hui n’est qu’un effet, une conséquence de sa conception de Dieu, ce Grand Tout dans lequel se résorbent toute dualité et toute multiplicité, et qui doivent donc être niées ; ce Dieu unique dans lequel le croyant doit se fondre par l’amour et la prière, c’est-à-dire par le mysticisme soufi. C’est ainsi qu’il convient d’interpréter ce poème de Rûmî dont les premiers vers sont souvent cités — « Je ne suis pas chrétien, je ne suis pas juif, je ne suis pas zoroastrien, / Je ne suis pas même musulman » —, poème dont la suite est en revanche généralement occultée : « Je ne suis né en aucun lieu, / […] /Je suis ce chat, je suis cette pierre, je ne suis personne / J’ai jeté au loin la dualité comme un vieux torchon. / […] / Comme ne faisant qu’un, ne faisant qu’un depuis toujours. » Car si Rûmî comparait bien les voies menant à Dieu aux chemins qui, tous, convergent vers La Mecque, c’est que, jusqu’à un certain degré de réalisation spirituelle, elles mènent bien toutes à une Réalité unique. Mais au-delà — et le seuil envisagé ici est fondamental — il n’y a d’autres voies d’accès à la réalisation spirituelle complète qu’en islam, c’est-à-dire par la pratique du soufisme à ses degrés les plus élevés. Ibn ‘Arabî, autre grand poète et maître soufi, et dont Rûmî fera la connaissance en 1236 à Damas, compare l’islam au soleil, et les autres religions aux étoiles : elles ne disparaissent pas avec le lever du soleil, mais leur lumière est entièrement absorbée par celle de l’astre. Dans son Fîhi mâ fîhi (Le Livre du Dedans), Rûmî s’indignait de ce que certains compagnons du maître soufi Sadr al-Dîn Qûnawî aient pu confesser la divinité de Jésus. Et dans son Mathnawî, long poème moral, allégorique et mystique, il affirme que ce qui nous semble (du dhâhir, du dehors) premier dans l’ordre de la création physique est en fait dernier dans l’ordre métaphysique (envisagé du bâtin, du dedans, qui est seule réalité). Il en va ainsi du règne humain : tous les autres (les animaux, les végétaux et les minéraux) n’ont été créés qu’en vue de son avènement. De même l’islam par rapport aux religions qui l’ont précédé. De même, enfin, Muhammad, « Sceau des prophètes » et raison d’être du cosmos. Ainsi Rûmî fait-il souvent référence au hadîth qudsî suivant : « N’eusse été pour toi [Ô Muhammad], Nous n’aurions pas créé le cosmos ! »

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Le turc et l’arabe ont la cote en Belgique

04/01/2011

Selon le site d’information www.rtbf.be/info, les langues orientales (turc, arabe, mandarin) connaîtraient un grand succès en Belgique. De plus en plus d’élèves des écoles de traduction font le choix de les étudier. Ces langues représenteraient un investissement d’avenir, d’après le témoignage des étudiants.
La candidature de la Turquie à l’UE a favorisé l’intérêt des Belges pour la langue turque

La candidature de la Turquie à l’UE a favorisé l’intérêt des Belges pour la langue turque

Les langues O. ont le vent en poupe. Depuis quelques années, les cours de langues orientales en turc, arabe et mandarin (chinois) mobilisent les auditoires dans les écoles belges. Les chiffres des inscriptions sont en augmentation constante depuis cinq ans. «Nous avons déjà eu jusqu’à 100 élèves inscrits en première année de baccalauréat», explique Jianping Xu, professeur de chinois à l’ISTI, l’Institut supérieur de traducteurs et interprètes. Pour Tracy, bachelière, «le chinois, c’est la langue du futur. Alors je me suis dit soyons fous». Cette langue est pourtant difficile à acquérir. Certains élèves buttent souvent sur des problèmes de prononciation. Mais rien n’y fait, les enjeux économiques sont bien présents, et les opportunités professionnelles, commerciales notamment, ne manqueront pas. Les élèves le savent. D’ailleurs, d’après Christian Balliu, le directeur de l’ISTI, quelques-uns ont trouvé leur bonheur au Pays du Levant. Deux étudiants fraîchement diplômés en juin, «ont déjà trouvé un emploi en Chine», précise-t’il. Mais d’autres langues rencontrent aussi du succès comme l’arabe ou le turc, propulsé par la candidature de la Turquie à l’Union européenne. Seher Gokge, professeur de turc à l’Institut libre Marie Haps, explique ce regain d’intérêt : «Les Turcs qui sont nés ici, dit-elle, veulent développer leurs connaissances, mais de plus en plus d’étudiants francophones font également ce choix».  «Les francophones qui apprennent le turc sont assez bien recherchés», affirme Aurélia, bachelière. Au total, plus de 300 élèves apprennent le turc, l’arabe ou le mandarin, dans les trois plus grandes écoles d’interprétariat de Bruxelles. On peut s’interroger sur la pérennité de ce succès et voir si d’autres langues, à l’instar du russe, en recul ces dernières années, connaîtront le même destin belge.

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