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Archives pour la catégorie ‘Avis’

Regard sur le Tatarstan : être musulman en Russie aujourd’hui

Malgré les rappels à l’ordre du Premier ministre Vladimir Poutine et les appels à la tolérance du grand mufti Ravil Gaïnoutdine, la Russie est confrontée à une vague d’islamophobie sans précédent. Meurtres, agressions, affrontements sur les stades, chasse aux « faces noires », ainsi que sont appelés les Caucasiens par les racistes, se multiplient à Moscou.

Avec Bibinur, son dernier film, une fable poétique tournée au Tatarstan, le cinéaste russe Yuri Feting lutte contre cette tendance. Rencontre.

Entretien réalisé par Sylvie Braibant et Klaus Schlüpmann »Nous ne savons pas ce qu’est être musulman ni ce que recherche l’islam. Nous craignons toujours ce que nous ne connaissons pas. L’angoisse dans une chambre noire disparaît dès qu’on allume la lampe.  J’ai essayé de mettre la lumière dans la chambre et j’ai réalisé qu’il y a parmi les Musulmans  des gens sobres, authentiques, vivants et inoffensifs. L’essentiel pour s’approcher de n’importe quelle croyance de n’importe quelle personne, c’est le respect. » Lire la suite…

Explosion de la bulle des dettes publiques occidentales


Par GEAB,
Le second semestre 2011 marquera le moment où l’ensemble des opérateurs financiers de la planète va finalement comprendre que l’Occident ne remboursera pas une partie importante des prêts réalisés au cours des deux dernières décennies. Pour LEAP/E2020, c’est en effet vers Octobre 2011, du fait du plongeon d’un grand nombre de villes et d’états américains dans des situations financières inextricables suite à la fin du financement fédéral de leurs déficits, tandis que l’Europe fera face à un besoin très important de refinancement de ses dettes (1), que cette situation explosive se dévoilera dans toute son ampleur.

L’amplification médiatique de la crise européenne en matière de dettes souveraines des pays périphériques de l’Euroland aura créé le contexte porteur pour une telle explosion dont le marché américain des « Munis » (2) vient d’ailleurs de donner un avant-goût en Novembre 2010 (comme anticipé par notre équipe dès Juin dernier dans le GEAB N°46 avec un mini-crash qui a vu s’envoler en fumée tous les gains de l’année en quelques jours. Cette fois-ci ce krach (y compris la faillite du réassureur monoline Ambac (3)) a pu se dérouler en toute discrétion (4) puisque la machine médiatique anglo-saxonne (5) a réussi à focaliser l’attention mondiale sur un nouvel épisode de la sitcom fantaisiste « La fin de l’Euro ou le remake monétaire de la grippe H1N1 » (6). Pourtant la simultanéité des chocs aux Etats-Unis et en Europe constitue une configuration très inquiétante, comparable selon notre équipe au choc « Bear Stearn» qui précéda de huit mois la faillite de Lehman Brothers et l’effondrement de Wall Street en Septembre 2008. Mais les lecteurs du GEAB savent bien que les chocs importants font rarement la une des médias plusieurs mois à l’avance, alors que les fausses alertes en sont coutumières (7) !

Evolution des sorties nettes des SICAV (mutual funds) investies dans les « Munis » (2007-11/2010) (en milliards USD) - Ces sorties ont été supérieures à celles d'Octobre 2008 - Source : New York Times, 11/2010

Evolution des sorties nettes des SICAV (mutual funds) investies dans les « Munis » (2007-11/2010) (en milliards USD) – Ces sorties ont été supérieures à celles d’Octobre 2008 – Source : New York Times, 11/2010. Lire la suite…

Islamophobie et ignorance à l’assemblée nationale du Québec le parti québécois doit s’excuser !

C’est un beau cadeau que vient de nous faire, par l’intermédiaire de l’honorable (?)Monique Richard. À la veille de la célébration par les canado-musulmans du nouvel an hégirien, un discours tout ce qu’il y a de raciste, sans honte, sans gêne, suintant l’islamophobie la plus crasse, parsemé d’insinuations graves (antisémitisme, non respect des femmes, valeurs dangereuses pour la société québécoise), n’était sans doute pas la chose la plus opportune si tant est que l’acte indigne de la député de Marguerite d’Youville n’est pas délibéré…

«J’en ai la nausée pourtant je ne suis pas très pratiquant (même si bon croyant)» a été la première réaction que nous avons entendu.

Très rapidement ensuite, nous avons appris que la communauté musulmane de Montréal et du Québec mettait en circulation une pétition dénonçant les propos de Monique Richard tenus ce 2 décembre 2010 devant l’Assemblée Nationale.

Islams D'aujourd'hui, Dix Conférences En Public De L'utls

Pour sa part, le Regroupement des Algériens du Canada a émis un communiqué déplorant «les propos de la députée(…) Les sous-entendus de la députée laissent place à des interprétations graves et préjudiciables pour toute la communauté musulmane. Madame Richard n’a ni la compétence, ni le savoir pour s’immiscer dans la lecture du Coran, livre sacré de plus d’ un mil- liard et demi de croyants.

Se basant sur des citations du chef du congrès musulman canadien, sans véri- fier ses sources et ses connaissances, madame Monique Richard a écorché l’ensemble de la communauté musul- mane par ses insinuations légères et sans fondement.» Lire la suite…

En Sambre-Avesnois, les Français musulmans ont-ils les mêmes droits face à la mort ?

 «Qu'est-ce qu'une société où on demande de vous intégrer de force et pour le jour ultime, on ne veut plus de vous en sous-sol?» «Qu’est-ce qu’une société où on demande de vous intégrer de force et pour le jour ultime, on ne veut plus de vous en sous-sol?»

« Le Droit au sous-sol », film réalisé par Djamel Zaoui et présenté par Place Publique au centre culturel la Florentine, a porté le débat sur l’avenir des lieux d’inhumation, une question qui concerne cinq millions de musulmans en France.

Pour cette première projection dans le bassin de la Sambre, le réalisateur Djamel Zaoui et le responsable de Place Publique, Nasser Achour, ont commenté et répondu aux questions sur les conditions d’inhumation. Le réalisateur originaire de Maubeuge, fils et petit-fils de militants algériens qui ont dû fuir leur terre natale, collecte les témoignages pour comprendre son histoire, son identité. Après avoir tourné les films « Autre guerre d’Algérie », « O.A.S », « Abécédaire du jeune lascar périphérique », il propose de se pencher sur le « droit au sous-sol ». A l’origine de ce tournage, sa fille en passant devant un cimetière lui a demandé où serait-il enterré ? Question fondamentale qui touche toutes les familles issus de l’immigration – très ancienne dans la région -, beaucoup de monde au final.

Chaque année des centaines de Français de confession musulmane sont inhumés loin de leur famille, dans leur pays d’origine, terre inconnue pour la plupart d’entre eux. Ils vivent, travaillent et meurent sur le sol français et sont rapatriés « vers le bled ». Le rapatriement est très cher. Les assurances sont de l’ordre de 3 000 à 5 000 E, hors frais voyage. En outre, le deuil étant important dans la procédure, une bonne préparation est nécessaire pour que l’inhumation sur les lieux du décès soit possible.

1 400 signatures recueillies

« Qu’est-ce qu’une société où on demande de vous intégrer de force et pour le jour ultime, on ne veut plus de vous en sous-sol ? La question est double sur le droit au sol et au sous-sol. Je vis ici, je travaille ici, où dois-je mourir ? », s’interroge Djamel Zaoui.

Pour les Français de confession musulmane, l’important est la position du corps ou du visage orienté vers la Mecque. « L’association Place Publique, n’est pas venue demander des carrés ! », rappelle Nasser Achour. « Notre objectif est de travailler sur les thématiques proches de l’Histoire, la mémoire, la citoyenneté, l’implication politique, sociale et professionnelle des personnes vivants dans des quartiers populaires.

Il s’agit d’oeuvrer sur les principes républicains de la fraternité, de la liberté de l’égalité. Ici, nous parlons d’inégalité de traitement devant la mort.

Les cimetières ou carrés musulmans font cruellement défaut. » En 1934, en France, à Bobigny, un cimetière avait été accordé par décret présidentiel. Depuis les choses n’ont guère évolué ou si peu. Place Publique demande un respect de la loi : les maires ont en effet l’obligation de regrouper les sépultures de même confession. L’association a récolté 1 400 signatures sur le bassin Sambre-Avesnois adressées aux maires puis à l’Agglomération, qui n’a pas la compétence. « Ici, la municipalité d’Aulnoye a accordé ce droit à l’accès au sol. En toute logique. Si l’on accorde la citoyenneté et l’égalité durant les années de vie, de travail, alors comment peut-on refuser l’accès au droit à mourir sur le territoire de vie ? On laisse pratiquer la religion et au moment de mourir que se passe-t-il ? Il n’y a pas de terre sainte pour mourir. » En Sambre-Avesnois, la compréhension des Élus est à géométrie variable : si l’acceptation existe quelques communes ont des difficultés pour trouver des lieux d’inhumation. • CLAUDIE JANSHON (CLP)

http://www.lavoixdunord.fr/

La Libre-pensée attaque le projet de mosquée

  • Archives Stéphane Mahé DR

La juridiction administrative vient d’être saisie. Le maire François Goulard se dit « serein » face à ce recours.

Le 21 mai, au cours du conseil municipal, les élus ont accepté de conclure un bail emphytéotique, d’une durée de 50 ans, avec la communauté musulmane maghrébine de Vannes.Un terrain de 1 500 m2 va donc lui être loué, moyennant une redevance annuelle de 4 000 €. Cet espace est situé impasse d’Armorique à Kercado, entre le collège Montaigne et l’école d’Armorique.

Sur cette parcelle, l’Association socioculturelle et sportive de Vannes compte y faire édifier un centre cultuel et socioculturel d’environ 1 000 m2 de surface bâtie. Montant estimé de ce projet immobilier : 600 000 €.

« C’est totalement déplacé »

Comme elle l’avait annoncé, la Libre-pensée vient de déposer un recours contre cette délibération devant la juridiction administrative. Elle dénonce le bail emphytéotique. L’association estime que ce n’est pas aux autorités publiques de prendre en charge la religion.

« On ne s’oppose pas à la construction d’une mosquée, mais c’est une liberté privée dans laquelle un maire n’a pas à s’immiscer, explique Pierrik Le Guennec. Par ailleurs, les musulmans vannetais ont l’argent pour financer un tel lieu de culte. Ils n’ont pas besoin de ce bail. »

François Goulard juge ce recours « totalement déplacé. » Pour lui, la Ville respecte strictement la loi. « Nous n’aidons pas financièrement une association cultuelle. » Par ailleurs, le député-maire considère comme « utile » la construction d’un tel lieu de culte.

« On l’a vu dimanche lors de ce feu de cave à Ménimur. Il a bien endommagé le local servant de lieu de prière. Nous n’avons aucun doute sur le bien fondé de notre décision. La Libre-pensée, ce ne sont que quelques personnes, pas davantage ! »

Yves-Marie ROBIN

http://www.ouest-france.fr/

Dray: « il n’y a pas assez de lieux de culte musulman en France »

PARIS — Julien Dray, député PS de l’Essonne, a estimé mercredi qu' »il n’y a pas assez de lieux de culte musulmans en France », alors que Marine Le Pen a créé la polémique en établissant un parallèle entre l’Occupation et les prières de musulmans dans la rue.

« Ce n’est pas admissible aujourd’hui que des gens qui pratiquent un culte soient obligés de le faire dans la rue. Voilà la question qui est posée. Le problème plus général, c’est qu’il n’y a pas assez de lieux de culte musulmans en France, pour accueillir tous ceux qui veulent pratiquer ce culte », a indiqué M. Dray sur RTL.

« Le paradoxe, c’est que Marine Le Pen dénonce ces occupations de rue, mais ses amis, ses camarades, ses militants sont les premiers à empêcher par tous les moyens possibles l’ouverture de lieux de culte pour les musulmans en France », a-t-il poursuivi.

Faisant valoir qu' »aujourd’hui, l’islam est la deuxième religion en France », M. Dray estime qu' »elle doit pouvoir se pratiquer en toute liberté, en toute sérénité ». Pour lui, « il faut accepter cette diversité avec les règles laïques ».

Le vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France « préfère un islam qui est public, qui est visible (…à…) un islam qui se fait dans les caves et qui peut servir tous les prédicateurs parce qu’on ne sait pas ce qui s’y passe ». cp/ben/ei

http://www.google.com/hostednews/afp/

Islam : après la sortie de Le Pen, réaffirmons le « rêve européen »

15/12/2010 un commentaire

Par Noël Mamère et Djamila Sonzogni | Europe Ecologie

Une femme regarde des livres lors de la 24e rencontre des musulmans de France au Bourget en avril 2007 (Benoit Tessier/Reuters).

Vendredi 10 décembre, Marine Le Pen a dénoncé « les prières de rue » des musulmans en évoquant la Seconde Guerre mondiale et en qualifiant ces prières « d’occupation ».

Outre que ces propos orduriers risquent de tomber sous le coup de la loi contre l’incitation à la haine raciale, ils ne doivent pas masquer quelques vérités.

Un certain nombre de nos compatriotes musulmans sont obligés de prier à même le trottoir, par manque de capacité d’accueil des lieux de culte. Il est du ressort des collectivités territoriales d’y remédier en proposant un nombre suffisant de lieux de culte. Que dirions-nous si les catholiques, les juifs, les protestants se voyaient dans l’obligation de suivre leurs offices dans la rue par manque de places ?

La laïcité ne doit pas être une excuse pour empêcher des croyants de vivre leur culte dans la dignité humaine. Lire la suite…

Interview sur le nouvel an musulman du Cheikh Boureïma Abdou Daouda

Je reprends ici (à cause de sa pertinence, une interview que j’avais accordée au Journal Ténéré Express No 12 du mardi 27 mars 2001 sur le nouvel an musulman.Je précise que c’est parce que le 1er Mouharram (ou nouvel an) n’est pas considéré comme une fête qu’il n’y a pas de présentation de vœux comme durant la fête de Ramadan ou de Tabaski. Ceci explique pourquoi nous ne le faisons pas car nous n’inventons rien en matière de religion ni n’y ajoutons ni n’en diminuions rien, nous ne faisons que suivre ce qui a été parachevé par Dieu le Parfait. A quoi sert réellement de fêter le Nouvel an musulman et de ne plus en tenir compte dans la vie et les affaires?Comme nous l’avons tous vu et remarqué aucun non-musulman ne s’est intéressé au nouvel an musulman en présentant des vœux à leurs confrères ou en les présentant  aux musulmans. Mais que fait le monde musulman à l’approche du Noël, durant le Noël et le 1er janvier? N’est-ce pas que nous faisons plus de tapage, de festivités et de cérémonies durant ces deux évènements que certains chrétiens?N’est-ce pas que la religion est un choix que l’on fait, que l’on doit respecter et dont on subira les conséquences bonnes ou mauvaises? Peut-on suivre deux religions différentes à la fois? Jugez-en s’il vous plaît!
Interview sur le Nouvel An Musulman

Propos recueilli  par Amadou Tiémogo

Publié dans Ténéré Express no 12 du Mardi 27 mars 2001

Q- Le lundi prochain, la communauté musulmane célébrera son nouvel an.  Pourquoi cette célébration et quelle est l’importance de ce nouvel an dans le concept religieux?

R: En réalité, il n’y a pas de célébration du nouvel an en Islam mais on peut dire que les musulmans entameront lundi prochain une nouvelle année.  En Islam, nous avons seulement deux fêtes annuelles: la fête de Ramadan et celle de Tabaski.  A ces deux fêtes annuelles s’ajoute une fête hebdomadaire le jour de chaque vendredi.  Toutes ces trois fêtes sont fixées par la loi islamique à travers le Saint Coran et/ou les Hadîs (paroles) du Prophète prière et salut d’Allah sur lui, et nul n’a le droit d’ajouter une autre fête aux musulmans religieusement parlant.Mais, quant à l’importance de ce nouvel an dans le concept religieux islamique, c’est que la fin d’une année nous interpelle à faire le bilan de nos actions: qu’est-ce que nous avons fait de positif dans l’année passée sachant qu’elle témoignera pour ou contre nous conformément à la nature de l’œuvre que nous avions accomplie dedans? Et comment comptons-nous accueillir la nouvelle année? Que l’intelligent parmi nous fasse le bilan de ses actions, s’il y trouve une défaillance ou manquement, qu’il se repente et qu’il décide à se rattraper pendant qu’il est temps. S’il trouve qu’il est sur le bon chemin, qu’il remercie son Seigneur et qu’il Lui demande la constance dans cette voie jusqu’à la mort. La fin d’une année nous montre que le monde dans lequel nous vivons n’est pas stable, il est plutôt évolutif. Et dans son évolution il y a des leçons, et dans le changement des situations il y a des exhortations. Nous devons savoir que chaque jour qui passe nous éloigne de ce bas-monde et nous rapproche de l’au-delà. Mais plutôt chaque seconde qui passe est une partie de la vie qui s’est écoulée, qui ne revient plus et qui ne sera pas compensée non plus. Qu’est-ce  que  la  vie   de l’Homme  sinon  des  années  déterminées? Or l’année est-elle  autre  chose  que  des  mois connus? Et le mois est-il  composé d’autre chose que des jours?  Et chacun de nous sait que le jour c’est vingt quatre heures [24 h] et l’heure c’est soixante minutes [60 mn], et la minute c’est  soixante  secondes  [60 s]. Ainsi chaque seconde qui  passe  fait  rapprocher  l’Homme  de sa fin et le fait éloigner en même temps de  ce  bas  monde  et  ce  qu’il contient.  Donc   toute   œuvre   à  laquelle se  voue l’Homme,  est  une  façon de consommer sa vie, le fait même  de manger pour entretenir la vie, est une phase de  consommation de la vie car il prend du temps, et le temps  c’est  la  vie  qui  est plus chère que l’argent que les Anglais tiennent à la place du temps. Ils disent : «Time is money». Et nous leur disons plutôt : «Time is life». Lire la suite…

Des gardiens ont laissé des détenus musulmans prier ensemble

Par Tom Godfrey

Au moins huit agents de sécurité d’un centre de détention de l’Immigration de Toronto ont été sanctionnés pour avoir laissé seuls huit détenus musulmans pour une prière, selon des collègues.

Toronto - Des gardiens ont laissé des détenus musulmans prier ensembleUn agent de sécurité de l’entreprise Group 4 Security Services a été suspendu et les autres ont reçu une lettre disciplinaire pour avoir permis à huit détenus en attente de leur déportation de prier ensemble pour la prière du vendredi, la semaine dernière.

Selon des membres de la communauté musulmane de Toronto, ces croyants priaient dans une chapelle du centre de détention, situé dans l’ouest de Toronto.

Les gardiens auraient été informés que s’ils donnaient de telles permissions à nouveau, ils pourraient se faire congédier.

Les détenus auraient surnommé ce centre «Camp de Gitmo» en référence à la prison américaine de Guantanamo Bay, où les détenus sont tenus séparés les uns des autres.

Les travailleurs du centre et les membres de la communauté musulmane qualifient cette interdiction de discriminatoire, parce que tous les détenus sont autorisés à assister à des cérémonies religieuses catholiques les jeudis et dimanches.

Anna Pape, de l’Agence des services frontaliers du Canada répond que d’autoriser les pratiques pour lesquelles les agents ont été sanctionnés irait contre les mesures de sécurité du centre, qui ne permettent pas de laisser un groupe de détenus dans une salle sans surveillance.

«La sécurité est primordiale à notre centre de détention et cette situation est une violation du protocole de sécurité», a-t-elle expliqué, mercredi.

Les détenus sont libres de se réunir et de s’adonner à toutes les prières désirées, pourvu que les règles de sécurité soient respectées, dit-elle. Ils peuvent prier librement dans leur chambre et des tapis de prière sont même mis à leur disposition.

Pour Khaled Mouammar, président national de la Fédération canado-arabe, a qualifié les événements de «gifle pour l’Islam».

«Ces gens [les musulmans] ne sont pas traités de façon juste […] et certains agents essaient de les déranger, de les embêter lorsqu’ils prient, a dit M. Mouammar. Ils ne sont pas traités comme les détenus d’autres religions.»

http://fr.canoe.ca/

Avicenne, l’association qui gère la mosquée d’Auxerre, passe ses soucis sous silence

L’association, présidée par Fettah Ben M’Barek, n’a toujours pas construit le centre culturel promis et son imam s’est vu refuser un titre de séjour.

Circulez, y a rien à voir. C’est, en substance, le message qu’Avicenne oppose quand on s’intéresse à la situation de cette association. Chargée de gérer la mosquée Khadija, place Corot, elle suscite des interrogations auxquelles son président, Fettah Ben M’Barek, élu en 2009, refuse fermement de répondre : « Je n’ai pas besoin de m’exprimer parce que je n’ai rien à vous dire », lâchait-il ainsi, hier, au téléphone. Dommage. En marge du litige judiciaire opposant Avicenne à d’anciens adhérents (lire par ailleurs), plusieurs dossiers méritent qu’on s’y attarde.

1. Le centre culturel est toujours virtuel

La construction de la mosquée (inaugurée en 2007) doit être suivie par l’édification d’un centre culturel, juste à côté. « Il y a des difficultés administratives mais c’est en très bonne voie », indiquait le vice-président d’Avicenne, Mustapha Mimouni, en février 2010. Ces mêmes difficultés sont toujours mises en avant pour expliquer le retard pris par le projet.

En septembre dernier, lors de la collecte effectuée auprès des fidèles musulmans à l’occasion du ramadan, l’association avait assuré que l’argent récolté servirait principalement à réaliser cet édifice et que les travaux débuteraient en septembre. Une information confirmée, sous couvert d’anonymat, par un membre d’Avicenne, qui estime à « 40.000 euros » le produit de cette quête. Reste que ces lenteurs finissent par en interpeller certains. « Les gens ne comprennent pas que des sommes ont été récoltées et qu’il n’y ait toujours rien de construit », confie un fidèle. Lire la suite…

Cimetière profané : islamophobie et néo-nazisme sont des réalités

Par Jean-Yves Camus | Chercheur en science politique

Récemment, le président de la République a eu le mérite d’appeler les choses par leur nom, en qualifiant d’acte « islamophobe » la profanation des tombes musulmanes d’un cimetière militaire du Pas-de-Calais. Cette qualification des faits, qui contraste heureusement avec le refus, trop courant en France, de considérer l’islamophobie comme une notion recouvrant une réalité, est la bienvenue. Reste que la République a encore du travail à accomplir, afin de vraiment admettre, et l’ampleur du phénomène, et son contenu. Dernière preuve en date d’un vieille tendance à le minorer, comme les responsables politiques minorèrent l’ampleur de l’antisémitisme après 2000 : cette affaire qui vient, en Alsace, de trouver un épilogue étrange.

Hier donc, trois lycéens, dont un mineur, ont été interpellés et mis en examen dans l’affaire des tags racistes apposés sur des bâtiments publics et privés de six communes d’Alsace, dont un lieu de prière musulman et une mairie. Arrestations dont évidemment, on ne peut que se réjouir. Les trois suspects sont âgés de 17 à 18 ans et ont reconnu être à l’origine des tags racistes apposés dans les nuits du 23 au 24 mars puis du 14 au 15 avril 2008. Ils ont expliqué, ce qui n’est que trop plausible, avoir agi sous l’empire de l’alcool, ce qui ne saurait en aucun cas constituer une circonstance atténuante.

De source judiciaire, on indique que les enquêteurs ont pu remonter jusque à eux, grâce aux photos des inscriptions que l’un d’eux avait postées sur forum du site internet d’un groupuscule néonazi, le Mouvement national-socialiste français (MNSF). Entendons-bien : un site « néo-nazi », selon le procureur de la République de Colmar lui-même. Pourtant, et c’est bien là que le bât blesse, écoutons aussi la suite de la déclaration du procureur : « Leur idéologie n’est à mon sens que le fruit d’une bêtise profonde, d’un désoeuvrement certain et d’une inculture patente », notamment historique, « même si l’un d’entre eux », qui a vraisemblablement fait office de meneur, « a fait de cette pseudo-doctrine une religion », a-t-il indiqué, en soulignant l’absence de motivation politique réelle des suspects. Lire la suite…

L’Islamophobie, c’est réduire « L’Islam à l’intégrisme »

Nous vous demandons de prendre le temps de lire les dizaines et les dizaines de commentaires qui ont été laissés sur le site de la Libre Belgique suite à la parution de cet article; ils vous feront comprendre – par la haine qui se dégagent d’une grande majorité d’entre eux – quel est le point de vue d’un certain nombre de Belges quant à la présence des musulmans et à la pratique de l’islam en Belgique et en Europe plus globalement. Certains propos tenus sont vraiment sidérants et l’on peut donc constater à quel point la parole islamophobe peut atteindre des sommets aujourd’hui dans l’Europe tout entière!!! Nous le répétons à nouveau; tout ceci est véritablement très inquiétant! Collectif Cheikh Yassine.
  • Réponse à Pascal Bruckner et à son invitation à bannir l’islamophobie de notre vocabulaire, par Céline Van Caillie/Doctorante en philosophie

On a pu lire dernièrement, dans la rubrique “Débats” de “La Libre Belgique” (samedi 27 et dimanche 28 novembre 2010)(*), un texte signé de la main de Pascal Bruckner nous invitant à bannir de notre vocabulaire le terme d’ “islamophobie”. Son propos s’étayait sur les arguments suivants. D’une part le terme aurait été forgé par des intégristes iraniens contre toute politique féministe (ou laïque) visant à mettre en question l’islam et sa vérité, puisque ce mot aurait eu pour but, selon les mots de l’auteur, de faire de l’islam un objet intouchable sous peine d’être accusé de racisme“ (1). D’autre part le terme entretiendrait une confusion entre confession et race et assimilerait dès lors tout jugement vis-à-vis de la religion musulmane à un acte raciste, pour finalement forclore la possibilité de tout examen critique de celle-ci. Le terme d’”islamophobie” porterait ainsi un coup fatal à la liberté d’expression et au débat d’opinion qui caractériseraient les sociétés démocratiques, car il exclurait la religion musulmane du champ de la discussion critique en taxant toute critique vis-à vis de l’islam de raciste et d’islamophobe. Enfin, comme conséquence de ces deux premiers arguments, parler d’”islamophobie” pour Pascal Bruckner, ce serait en même temps “nier pour mieux la légitimer la réalité d’une offensive intégriste en Europe“ , ébranler la laïcité “en l’assimilant à un nouveau fondamentalisme“(2), stigmatiser et exclure ceux qui oseraient mettre en cause le Coran – ou, en d’autres termes, participer activement au renforcement de l’intégrisme en empêchant l’islam d’être l’objet de la critique.

Or, puisqu’il s’agissait d’une rubrique débat et de l’expression d’une opinion concernant la société, il me semble que cette opinion peut être contestée et doit l’être dans le cadre justement du débat démocratique, et de la démocratie en général, dont elle se revendiquait.

La prémisse de départ de l’argumentaire brucknérien d’abord, si elle s’énonce comme une évidence, est contestable et contestée. Cette thèse, déjà avancée par Caroline Fourest, est en effet remise en question par Alain Gresh, rédacteur en chef du “Monde diplomatique”. Celui-ci écrit : “Quant à l’affirmation de Caroline Fourest et Fiammetta Venner, dans “Tirs croisés”, selon lesquels le mot aurait été inventé par les mollahs pour contrer les critiques du régime iranien, elle ne repose sur aucune source précise; et leur livre est tellement approximatif dans ses références et citations, qu’on ne saurait prendre leur affirmation pour argent comptant – d’ailleurs on trouve le terme déjà utilisé dans un texte de 1925, leurs auteurs parlant d’un “accès de délire islamophobe”(3) .” (4) Lire la suite…

« Le féminisme ne va pas à l’encontre de l’islam »

propos recueillis par Camille Dubruelh et Céline Chadelat

Pakistanaise, Saba Mahmoud a participé aux mouvements d’émancipation des femmes avant d’embrasser une carrière de chercheuse à l’université de Berkeley (Etats-Unis). Son dernier ouvrage, La Politique de la piété, offre un éclairage corrosif sur la relation des femmes égyptiennes à la religion et au politique, en s’intéressant au « mouvement des mosquées ».

En mettant à mal de nombreux « présupposés occidentaux », Saba Mahmoud se démarque des théories féministes libérales et refuse de réduire ces faits sociaux et religieux à une analyse de type culturaliste. Interview.

Comment ce mouvement de piété questionne-t-il l’idée de « féminisme »?

Le « mouvement des mosquées » se manifeste par la prolifération de mosquées de quartier et une visibilité plus grande de la sociabilité religieuse dans l’espace social. Avec, par exemple, le port du voile, la multiplication des médias et des publications à caractère religieux. Ce mouvement est une composante essentielle du renouveau islamique en Egypte. Mais qui a pour spécificité de passer par les femmes.

C’est un renouveau religieux pour ces femmes, qui a aussi une incidence importante sur leur entourage. Cela s’opère non pas de façon aveugle, mais d’une manière très intellectuelle. Le Coran est en effet un texte spirituel, qui ne comprend pas de règles strictes. Les femmes qui participent à ces « cours » ne se limitent pas simplement à la lecture de textes sacrés, elles cherchent avant tout à comprendre comment gérer leur vie quotidienne en restant en adéquation avec leur foi.

Leur objectif est de trouver dans les textes ce qui est applicable et ce qui ne l’est pas. Par exemple, le sexe extramarital est interdit dans l’islam. Comment apprendre alors à leurs enfants l’importance de ces valeurs, lorsque les incitations sexuelles dans les médias sont récurrentes? Elles ont conscience que les enfants sont sollicités par ces images, alors elles cherchent à comprendre comment les aider à prendre de la distance. Se rendre à ces cours, discuter, argumenter, comprendre, aide les femmes à faire le tri en apprenant à gérer les difficultés auxquelles elles font face au quotidien. Lire la suite…

Les États-Unis séduisent les élites de la “minorité musulmane”

07/12/2010 un commentaire

Par Laurent Burlet

Elites diversite ()
©HoucineHADDOUCHE

C’est le privilège des grandes puissances. Les États-Unis travaillent à l’amélioration de leur image. En France et à Lyon en particulier, les Américains misent sur les élites de la “minorité musulmane”.

Article paru dans le mensuel Lyon Capitale d’octobre 2010

La journaliste Wafa Dahman, le politique Ali Kismoune, ou encore le président du Conseil régional du culte musulman, Azzedine Gaci. Autant de Lyonnais qui n’évoquent certainement rien au plus grand nombre. Pourtant, comme François Fillon et Nicolas Sarkozy, ils sont partis pendant trois semaines, tous frais payés, aux États-Unis à l’invitation du Département d’État (l’équivalent du ministère des affaires étrangères).
Créé au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’International Visitor Leadership Program (IVLP) permet à des personnes identifiées comme “futures élites” de mieux connaître les États-Unis en suivant un programme sur mesure : rencontres avec des associations, des politiques, des hauts-fonctionnaires, voire avec des ministres, rien n’est refusé à ces visiteurs internationaux, les “IV”.

Des visiteurs de marque post-11 septembre
Depuis 2001, 20 à 30% de ces “IV” sont “issus de la diversité”*. Questionné sur le sujet, l’ambassade ne cache pas l’action des États-Unis en direction des banlieues et surtout de leurs élites : “Dans le cadre de notre “public diplomacy”, on essaie de s’engager avec la France entière, pas seulement avec les gouvernements, nous explique le porte-parole de l’ambassade, Paul Patin. Aujourd’hui, la France a évolué. Nous cherchons donc à nous adresser aussi à la banlieue pour que les deux pays se comprennent mieux” .
Seulement cela ? Evidemment non. L’ambassade reconnaît volontiers que depuis le 11 septembre 2001, il y a une volonté de mettre “l’accent sur la population musulmane” et ses élites. “Les Américains ont un diagnostic “ethnicisant”. Ils misent sur une France où les logiques de mobilisations minoritaires vont dominer. Alors que, sur un plan sociologique, ce n’est pas le cas aujourd’hui “ , analyse Vincent Geisser, chercheur à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman. Lire la suite…

Rapport d’Europol : tous les terroristes sont des Musulmans… à part les 99,6% qui ne le sont pas !

Un bloggeur Anglais combat l’islamophobie à sa manière en propageant les bonnes informations, il nous livre ici son analyse du rapport Europol.

Europol : l’office de police criminelle intergouvernemental qui facilite l’échange de renseignements entre polices nationales en matière de stupéfiants, de terrorisme, de criminalité internationale et de pédophilie au sein de l’Union européenne répond clairement aux inquiétudes non fondées de la communauté internationale en balayant les allégations des islamophobes.

Europol publie une étude annuelle sur le terrorisme ; ses résultats n’appuient pas les allégations selon lesquelles « (presque) tous les Musulmans sont des terroristes ».

Les islamophobes ont popularisé l’idée selon laquelle « les Musulmans ne sont pas tous terroristes, mais (presque) tous les terroristes sont musulmans ». Bien que cette idée fasse figure d’axiome chez certains, elle ne reflète tout simplement pas les faits. Dans mon précédent article intitulé « Tous les terroristes sont des Musulmans… à part les 94% qui ne le sont pas », j’avais utilisé des données officielles du FBI pour montrer que seuls 6% des actes terroristes sur le sol américain entre 1980 et 2005 sont du fait d’extrémistes islamiques. Les 94% restants se rattachaient à d’autres groupes (42% de Latinos, 24% de groupes d’extrême droite, 7% de Juifs extrémistes, 5% de communistes, et 16% d’autres groupes). Lire la suite…

« La Sultane Kriek », première bière halal belge

Ph. Law.

Elle ne sera pas fermentée. Elle aura un goût fruité et sera bientôt sur le marché. La certification des produits “halal” est en vogue et les Belges ont des atouts.

Concept désormais en vogue et décliné dans tous les secteurs, le halal est désormais une réalité en Belgique. D’où le premier « Forum inter-entreprises du halal » (lire ci-contre) organisé des acteurs belges (CLC, Osmoteam) et marocain (Qualilab international) en collaboration avec une vingtaine de partenaires (Beci, Maroc Export, BEP Namur, Marseille Fos, etc.). Dans le même temps, la certification des produits halal est à la hausse.  » Au départ, la certification visait les produits classiques des musulmans (semoule, harissa, etc.), mais aujourd’hui il y a un tournant dans la mode halal. On certifie désormais des produits européens (foie gras, yaourt, camembert, cidre, etc.) pour les rendre conformes aux prescrits du monde musulman afin de conquérir de nouveaux marchés « , nous a confié Bruno Bernard, auteur du livre « Comprendre le halal » (Edipro).

Le dernier produit belge halal qui sera bientôt mis sur le marché est « La Sultane Kriek », première bière non fermentée pour la communauté musulmane. Elle est l’œuvre de la brasserie artisanale Caulier (Péruwelz).  » La Sultane » sera une bière 100 % naturelle et fruitée, issue d’un brassage traditionnel. Ce sera un produit de la famille des bières kriek (à base de cerise), mais sans fermentation. Ce sera la première bière belge halal « , nous a confié Roger Caulier, patron de la brasserie éponyme. Il assure que « La Sultane » s’inscrit dans sa démarche de toujours chercher des produits de niche et originaux. Son arrivée sur le marché est prévue pour janvier 2011.

C’est également le cas quand il a lancé récemment la production de la bière « Paix Dieu Pleine Lune » qui a la particularité de n’être brassée que les soirs de pleine lune. Il s’agit d’une initiative de l’Institut du patrimoine wallon (IPW), qui souhaitait que l’abbaye de la Paix-Dieu, à Amay se dote d’une bière à son nom. L’Institut a donc lancé un appel d’offres qui a été remporté par la brasserie Caulier. Il faut dire que l’abbaye est érigée sur le site d’une ancienne brasserie et qu’elle abrite aujourd’hui le Centre de formation aux métiers du patrimoine. Selon Roger Caulier, l’avantage de brasser une bière lors de la pleine lune est que la fermentation est meilleure, ce qui donne un goût différent au breuvage. La « Pleine Lune » est une bière blonde au taux d’alcool de 10 degrés et commercialisée dans une bouteille à col bombé d’une contenance de 33 centilitres. Elle est disponible dans les magasins Delhaize grâce à un accord d’exclusivité conclu avec le groupe au lion. La brasserie Caulier, dont le produit phare est la bière « Bon Secours » (blonde, ambrée, brune, myrtille, etc.), ambitionne de brasser 30 000 litres de « Paix-Dieu » par mois. La bière « Bon Secours » est disponible dans la grande distribution, mais elle est aussi exportée dans plusieurs (Allemagne, France, Italie, Angleterre, Pays-Bas) et s’apprête à conquérir le marché américain.

Présent jeudi en visiteur au premier forum belge consacré au halal à Anderlecht, Roger Caulier a fait connaissance avec un autre producteur de boisson halal : Night Orient. La jeune entreprise liégeoise s’est associée au leader européen du foie gras et du saumon fumé, Labeyrie, pour proposer un coffret prestige « halal » au consommateur à l’occasion des fêtes de fin d’année. Celui-ci contient une bouteille de Night Orient, une boisson pétillante sans alcool, une verrine de foie gras de canard entier Labeyrie et un trancheur pour bien couper de fines couches de foie gras.

Lors du forum, un autre producteur belge a signé un accord de partenariat de taille. Nawhal’s (Vilvorde), fabricant de plusieurs sauces « halal » pour la restauration a formalisé un accord avec Koutoubia holding, premier groupe marocain de transformation de viandes.

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Quand les USA draguent nos banlieues

La Rédaction, avec Céline Martelet
Chaque année, les Etats-Unis dépensent 3 millions de dollars dans… nos banlieues ! Cet intérêt des Américains pour la « diversité française » a un objectif : s’assurer, face aux risques d’attentats, les bons égards de la communauté musulmane. Enquête sur cette étonnante opération séduction.
Chaque année, l'ambassade américaine consacre 3 millions de dollars à des projets réalisés dans les banlieues françaises.
© Reuters Chaque année, l’ambassade américaine consacre 3 millions de dollars à des projets réalisés dans les banlieues françaises.
Dans l’une des notes diplomatiques publiées par le site Wikileaks, les Etats-Unis reprochent à la France « de ne pas considérer ses compatriotes à la peau sombre et musulmans comme des citoyens à part entière ». L’Oncle Sam inquiet de la situation dans les banlieues françaises ? Oui. A tel point que l’ambassade américaine à Paris consacre chaque année 3 millions de dollars pour y financer des projets.

Exemple à la Grande-Borne dans l’Essonne. Grignywood, une association culturelle, a eu la surprise de recevoir récemment une enveloppe de 5.000 dollars pour la réalisation d’un dessin animé. Omar Dawson, fondateur de l’association, apprécie de travailler avec l’ambassade américaine : « Quand ils apprécient votre projet, il n’y a pas le côté paternaliste qu’on rencontre parfois. On retrouve beaucoup de respect et d’écoute ».
Cet été, il a même été convié à rencontrer le réalisateur Woody Allen, de passage à Paris.

Ce type d’investissement américain est loin d’être isolé. Chaque année, par exemple, l’ambassade américaine organise des repas dans les quartiers pendant le ramadan, avec 200 invités.
Pour Paul Patin, porte-parole de l’ambassade américaine, ces efforts s’inscrivent sur le long terme : « Depuis le 11 septembre 2001, nous nous intéressons davantage au monde musulman. Nous essayons de nous faire comprendre et de les comprendre ».

Crainte du terrorisme mais pas seulement…
En clair, l’objectif principal des Etats-Unis est d’aider et accompagner les jeunes issus de l’immigration, afin de les éloigner d’éventuelles tentations islamistes et soigner leur image auprès d’eux. Mais Washington s’est également aperçu d’un intérêt politique : s’assurer les bonnes grâces de ceux qui seront peut-être les décideurs de demain.
« Sur cette question des quartiers et de la diversité, ils ont vingt ans d’avance » assure Kamel Hamza, conseiller municipal UMP de la Courneuve. « Ils ont bien compris que dans vingt ans, Kamel Hamza sera peut-être sénateur ou ministre, ou qu’un autre sera peut-être maire d’une ville ou député. Ils ont tout intérêt à l’aider et à le promouvoir pour discuter avec lui ».

Ces efforts importants, qui s’apparentent parfois à du lobbying, ne dérangent pas Enoch Effrah. Porte-parole du collectif 13e round, il travaille régulièrement avec l’ambassade américaine : « Ils sont là sur le terrain comme devrait l’être un homme politique. Si le lobbying, c’est créer du réseau et permettre aux gens d’exploiter leur potentiel, alors vive le lobbying ! ».

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Damas, La Mecque des cours d’arabe

Par Anna Fifield, Financial Times et Jeune Afrique

Cours d'arabe à l'université de Damas
Cours d’arabe à l’université de Damas © DR

Américains, Tchèques, Japonais… Chaque année, des centaines d’étudiants étrangers convergent vers la capitale syrienne pour s’initier à la langue du Coran.

Sur le parvis bétonné de l’université de Damas, de blondes Américaines, jeans moulants et lunettes de soleil rétros, profitent du soleil aux côtés d’étudiantes syriennes coiffées d’un foulard blanc. Américains, Tchèques, Japonais, Biélorusses, Allemands, Coréens, Britanniques, Malais : tous ces jeunes venus apprendre l’arabe donnent à Damas un air si cosmopolite qu’on en oublierait presque la réputation d’isolement qui colle à la Syrie. L’administration Bush avait stigmatisé le pays comme un avant-poste de la tyrannie et un parrain du terrorisme. Mais, aujourd’hui, un dialecte largement intelligible et la restauration de la vieille ville – d’aucuns la surnomment déjà la Prague du Moyen-Orient – font de Damas l’endroit à la mode pour apprendre l’arabe.

« Quand j’ai dit à mes proches que j’allais étudier en Syrie, ils étaient très inquiets », témoigne Leah Wawro, une New-Yorkaise de 20 ans qui apprend l’arabe à Damas dans le cadre de son diplôme en relations internationales à l’université de St-Andrews, en Écosse. « Nous avions le choix entre Le Caire et Damas – et ma mère voulait absolument que j’aille au Caire –, déclare Caroline Guenther, une Bostonienne de 21 ans, qui suit les mêmes cours, mais nous avons finalement opté pour Damas. »

Depuis le 11 Septembre, l’intérêt des Occidentaux pour le Moyen-Orient s’est considérablement accru, et les personnes maîtrisant la langue arabe sont de plus en plus demandées. La CIA aux États-Unis et le MI6 en Grande-Bretagne font partie de ces institutions qui manquent cruellement d’arabisants.

Non loin du souk, très animé, et de la fabuleuse mosquée des Omeyyades, des bars branchés et des cafés équipés de wifi ont fait leur apparition dans la vieille ville, créant un mélange attrayant de tradition et de modernité. « Autrefois, c’était au Caire, à Beyrouth et à Tunis qu’on apprenait l’arabe », explique Ahmad Haji Safar, directeur de l’Institut d’études d’arabe à Damas, où 450 étudiants originaires de 60 pays suivent des cours chaque année. Selon lui, la demande est si forte qu’il doit refuser près de 700 étudiants par an. Si l’arabe classique – la langue des journaux et du gouvernement – est compris dans tout le Moyen-Orient, les dialectes diffèrent tellement selon le pays qu’un Algérien et un Libanais peuvent trouver avantage à converser en français. Le syrien parlé est le plus proche de l’arabe classique, ce qui en fait un dialecte intéressant pour les étudiants.

Coût de la vie assez bas

Les frais de scolarité ne sont que de 300 dollars le trimestre et le coût de la vie est si bas que les étudiants peuvent s’en sortir avec 400 dollars par mois. Certains d’entre eux sont musulmans, mais, à mesure que la Syrie s’ouvre aux investissements étrangers, d’autres apprennent l’arabe afin de pouvoir travailler pour des compagnies étrangères implantées en Syrie ou pour les besoins de leurs travaux de chercheurs. « J’étudie l’histoire islamique au Japon, donc un grand nombre des ouvrages que je dois lire sont en arabe », explique Megumi Okamoto, 27 ans, diplômé de l’université de Kobé et arrivé à Damas il y a un mois.

Après avoir terminé son mastère sur le Moyen-Orient en Grande-Bretagne, venir à Damas « allait de soi » pour Doron Davda, étudiant londonien de 24 ans. Outre un coût de la vie assez bas, Doron considère que Damas offre l’avantage d’être une destination « un petit peu intrépide ». « Tout le monde est allé au Caire et du nord au sud de l’Égypte, mais rares sont ceux à se rendre dans ce pays de “l’axe du mal” qu’est la Syrie. »

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France: à la recherche d’un passé musulman enfoui

Par Laurent Ribadeau Dumas

Les musulmans en France avant l’an mille

Y a-t-il eu effectivement une présence arabe dans l’Hexagone au Moyen Age, à l’époque d’al-Andalus, l’Espagne musulmane ?

Oui, il y a effectivement eu une présence musulmane dans l’ancien territoire de la Gaule méridionale. Chronologiquement, elle a commencé à la fin de l’année 718 quand des contingents arabo-berbères, dépendant des émirs nommés par le califat de Damas, franchissent les Pyrénées.

Ils partent en fait à la conquête de territoires, situés en Gaule, de l’empire wisigoth auquel ils ont mis fin dans la péninsule ibérique. Territoires correspondant approximativement à l’actuelle région Languedoc-Roussillon.

En 719, ils s’emparent de Narbonne, Arbûnah en arabe, qui résiste. Pendant 40 ans, la ville va alors devenir le chef-lieu d’une petite province, comme l’ont été en Espagne musulmane, des cités comme Séville ou Tolède. A partir de 721, Narbonne sert de base opérationnelle pour d’autres opérations militaires. Suivant les voies romaines, les troupes musulmanes se dirigent vers Toulouse, siège de l’exécutif franc. Le raid s’achève mal : l’émir al-Samh est tué devant la ville. A cette époque, nombre d’émirs meurent au combat. La guerre sainte, le Djihad, est une réalité !

En 725-726, un second grand raid est lancé en direction de l’ouest et du nord. Carcassonne est prise, toute la région jusqu’à Nîmes, Maguelonne, Lodève, est soumise. Un important butin tombe dans les mains des conquérants, une partie de la population locale est capturée et emmenée en Espagne. Les combattants se dirigent ensuite vers la vallée du Rhône. Avignon est prise en 734 et Lyon menacé. Selon quelques sources écrites, la ville d’Autun aurait même été touchée par ces raids. En 732 est organisée une autre grande opération du côté de l’Aquitaine. Elle se dirige vers Bordeaux : Eudes, le duc d’Aquitaine, est battu. La progression des troupes vers le nord est bloquée vers Poitiers par Charles Martel, le grand-père de Charlemagne.

La bataille de Poitiers, chère à nos livres d’histoire, a donc bien existé…

Oui. Charles Martel a effectivement arrêté en 732 les troupes musulmanes dans la région de Poitiers. Mais cet affrontement n’a pas eu l’importance historique qu’on lui a accordée par la suite. Ce n’est pas lui qui a mis fin à la présence musulmane dans l’Hexagone. Une autre bataille, celle de Sigean (Aude), cinq ans plus tard, en 737, quand Charles Martel écrase des renforts venus d’Espagne secourir Narbonne assiégée, a eu des conséquences politiques beaucoup plus significatives.

En effet, à l’issue de la bataille de Sigean, le pape se détourne d’Eudes, duc d’Aquitaine, battu à Bordeaux, et décide de conclure une alliance avec Charles Martel et les Carolingiens. Ce qui va permettre à Pépin le Bref, le fils de Charles, de se faire sacrer roi en 751. Les Carolingiens vont ainsi pouvoir se lancer dans la conquête du sud de la France, donnant naissance à des légendes épiques comme la fameuse Chanson de Roland. On peut donc dire que l’islam leur a rendu un fier service !

Que se passe-t-il après Poitiers ?

Les musulmans vont concentrer leurs efforts sur leur nouvelle province avec Narbonne comme chef-lieu. Leur présence, souvent minimisée, n’en a pas moins duré une génération et demi. Arbûnah est bien alors une ville musulmane à laquelle les auteurs arabes font très souvent allusion. Ils décrivent l’Espagne comme un triangle, Narbonne étant considérée comme l’une des extrémités de ce triangle. Les textes arabes mentionnent que les gouverneurs de la cité auront souvent par la suite des fonctions à la tête d’al-Andalus, ce qui dénote l’importance de Narbonne.

Des contingents arabes et des familles berbères viennent s’installer dans la capitale de la province musulmane. Il y a peut-être alors une certaine entente entre les nouveaux occupants et la population locale. Elle a pu être facilitée par la dhimma, la loi musulmane suivant laquelle des droits importants sont accordés aux croyants d’autres religions disposant d’un livre révélé. Cette entente, tout comme le respect des traditions locales, peut expliquer l’échec de Charles Martel qui tente de reprendre Narbonne en 737. C’est son fils, Pépin le Bref, qui y parviendra en 759.

Par la suite, les musulmans n’ont-ils pas tenté de revenir en Narbonnaise ?

Si. Jusqu’en 842, on signale des raids destinés à amasser du butin, mais ils échoueront en raison de la résistance franque. 759 marque donc bien la fin d’une période d’expansion commencée en Arabie plus d’un siècle ans plus tôt. Un peu plus tard, avec la prise de Barcelone par les Carolingiens en 801, la frontière va se déplacer vers le sud.

Quelles sont les preuves archéologiques de la présence musulmane autour de Narbonne ?

D’une manière générale, il y a très peu de vestiges. Même si l’on a retrouvé de nombreuses monnaies de cuivre, les fulus, dans une zone de 15 à 20 km autour de Narbonne, éparpillées le long des anciennes voies romaines empruntées par les troupes musulmanes. On a aussi découvert de manière fortuite deux céramiques islamiques: l’une à Narbonne, l’autre à Alzonne, entreposées au musée de Narbonne. Mais il y a surtout la découverte à Ruscino, près de Perpignan, sur un ancien oppidum romain réutilisé par les musulmans, de 43 sceaux en plomb, couverts de légendes arabes. Ces sceaux devaient servir à riveter des lanières de cuir fermant des sacs de butin.


Etonnante découverte…

Elle est surtout très importante ! Car c’est la première fois qu’apparaît, sur des objets découverts en France même, le nom arabe de Narbonne. On peut en effet lire sur ces sceaux la mention en arabe « butin licite partagé à Arbûnah ». Il s’agit donc du butin (sans doute important vu le nombre de sceaux) provenant du raid de 719. Conformément au droit musulman, un cinquième des prises de guerre devait revenir à l’Etat, le reste aux combattants. La mention de Narbonne semble donc indiquer qu’il s’agissait d’un lieu de pouvoir et d’administration.

N’a-t-on pas retrouvé des traces de bâtiments arabes dans la ville ?

Non, même s’il y avait forcément un centre administratif et une mosquée citée dans un texte arabe. Celui-ci évoque la construction d’un pont. Ces bâtiments n’ont peut-être pas laissé de traces car ils ont pu être réutilisés par la suite. De plus, il faut insister sur le fait que dans tout le monde musulman, on connaît peu de restes archéologiques remontant au VIIIe siècle de notre ère. Il y en a donc d’autant moins en Gaule où la présence musulmane a été brève.

Il y a eu également une présence arabo-berbère en Provence…

Une présence plus longue et plus tardive. Elle commence à la fin du IXe siècle pour s’achever en 972. Des marins, venus d’Almeria (Andalousie), mènent alors des raids à un moment où la Méditerranée commence à revivre après la longue période qui a suivi l’effondrement de l’empire romain. Cette piraterie, qui se met en place de manière plus ou moins officielle, est notamment à la recherche de bois pour la construction de bateaux. Les musulmans s’installent au Fraxinet, le « pays des frênes », que l’on situe aujourd’hui près de Saint-Tropez. Longtemps, on a cru qu’ils s’étaient implantés à la Garde-Freinet. Mais l’habitat fortifié qu’on y trouve et dont les ruines existent encore, date en fait du XIIIe siècle. Il est donc bien postérieur.

Trouve-t-on des traces de l’établissement arabe que vous mentionnez ?

Là encore, non ! La seule certitude qu’on ait, c’est que cet établissement disposait d’un port et qu’il était commandé par un caïd, un personnage de haut rang.

Quelles sont alors les preuves archéologiques de la présence musulmane en Provence ?

Il s’agit en l’occurrence de quatre épaves retrouvées entre Marseille et Cannes. Il faut savoir qu’il s’agit des seules épaves musulmanes retrouvées jusque là dans l’Occident musulman. Pourtant, elles n’ont jamais été fouillées complètement. C’est d’autant plus regrettable qu’elles contiennent, notamment celle du Bataiguier (découverte en 1973 près de Cannes), des centaines d’objets (surtout des céramiques) venus d’al-Andalus. Par ailleurs, l’étude de ces restes de navires permettrait d’en savoir plus long sur les techniques de construction navales du temps.

Quel statut possédait l’établissement du Fraxinet ?

Un statut un peu ambigu. Car le pouvoir de Cordoue acceptait ces pirates quand ils réussissaient leurs coups. Mais s’ils échouaient, il ne les connaissait plus… En fait, les musulmans installés au Fraxinet n’étaient pas seulement des brigands en quête de butins et de captifs. Ils jouaient aussi un rôle géostratégique : celui de couper la Méditerranée en deux pour entraver l’essor maritime de l’Occident chrétien.

Pourquoi les musulmans ont-ils quitté la Provence ?

Probablement parce que cet établissement entravait les bonnes relations qu’al-Andalus tentait d’établir avec certains ports chrétiens. De manière plus circonstancielle, parce que les occupants du Fraxinet ont commis une grosse erreur. En 972, lors d’un raid dans les Alpes, ils ont capturé Saint Maïeul, l’abbé de Cluny, alors l’un des plus importants personnages de la chrétienté. Une importante rançon est payée pour obtenir sa libération. Mais l’aristocratie provençale décide de mettre fin à leur présence. L’année suivante, le vicomte de Marseille s’empare de la région.

Pourquoi y a-t-il aussi peu de recherches archéologiques sur la présence musulmane dans l’Hexagone ?

En France, les archéologues sont évidemment amené à s’intéresser davantage à d’autres périodes, notamment à la période gallo-romaine. Il faut aussi dire qu’on manque de données écrites et matérielles sur l’époque musulmane. De plus, pour les chercheurs, le dossier n’est pas facile à aborder car il se trouve aux confins de deux problématiques, de deux espaces culturels : l’espace musulman et l’espace chrétien.

Vous écrivez que le dossier de la présence musulmane en France est « à reprendre en la débarrassant de ses préjugés idéologiques » (1). Pourquoi ?

Lorsqu’il y a des tensions dans la société, l’inconscient collectif a besoin de trouver des jalons dans le passé pour construire son discours. Parmi ces jalons d’ordre psycho-historique, il y a Poitiers, les croisades, la guerre d’Algérie etc…

Alors c’est vrai, dans la réalité, la bataille de Poitiers se situe dans le cadre d’une conquête militaire. Pour le dire autrement : oui, en 732, ça a castagné du côté de Poitiers ! Mais à l’époque moderne, l’interprétation de cet affrontement donne lieu à une récupération idéologique. Au XIXe siècle, le souvenir de la bataille est devenu un mythe et l’un des évènements marquants de l’histoire de France. Ce combat a notamment été célébré en 1830 par un célèbre tableau de Delacroix, « Le roi Jean à la bataille de Poitiers », exposé au Louvre, et en 1837 par une sculpture de Charles Steuben, commandé par le gouvernement. Ce n’est pas un hasard si le tableau de Delacroix a été peint au moment où la France s’emparait du Maghreb… Par la suite, après 1870, le thème de Poitiers a été récupéré pour montrer la capacité de la France à repousser un envahisseur, en l’occurrence les Prussiens.

On a donc affaire à un évènement exploité pour des raisons politiques. Il faut dépasser cet aspect des choses. D’une manière générale, avec la présence musulmane dans le sud de la France au Moyen Age, il s’agit de redécouvrir une histoire, d’étudier des périodes très mal connues et souvent dépréciées, même si cette présence fut d’une durée assez courte.

(1) « Histoire de l’islam et des musulmans en France du Moyen Age à nos jours », sous la direction de Mohammed Arkoun, Albin Michel (2006)

(L’interview a été relue par Philippe Sénac)

http://culture.france2.fr/

Forum inter-entreprises du halal les 1er et 2 décembre à Bruxelles

(Belga) Le premier forum inter-entreprises du halal en Belgique aura lieu aux caves de Cureghem à Bruxelles les 1er et 2 décembre prochains, ont annoncé jeudi les sociétés CLC Finances, Osmoteam agency et Qualibab International dans un communiqué.

« En 2010, le constat est évident: hier très étroit, le marché halal est en pleine expansion et attire aujourd’hui les entreprises traditionnelles du secteur agro-alimentaire », notent les organisateurs. Le forum permettra aux entreprises ainsi qu’aux consommateurs de rencontrer des acteurs du secteur halal et découvrir les différents produits présents sur le marché. « La Belgique compte 600.000 musulmans, qui sont directement demandeurs de produits certifiés halal. Mais le marché n’est pas limité qu’à une population immigrée mais est également étendu à l’export belge qui a une place importante », détaille Noëlle Paré, la gérante d’Osmoteam. « L’Awex compte 43 entreprises dans son club halal des exportateurs », ajoute-t-elle. « Avec plus de deux milliards de consommateurs musulmans dans le monde, dont 20 millions en Europe, le marché des produits alimentaires halal est en constante progression depuis 1998 (+ 15% par an) », expliquent les organisateurs. La certification halal concerne les produits alimentaires mais aussi les cosmétiques qui contiennent parfois des graisses animales, et la finance. Le Maroc, seul pays à réglementer la certification halal par arrêté ministériel, sera l’invité d’honneur du forum. CLC Finances, Osmoteam agency et Qualilab International sont des agences d’experts respectivement dans le domaine de l’audit, de la planification stratégique de projets internationaux et dans la gestion de la qualité. (LEE)

http://trends.rnews.be/