<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Halal Magazine &#187; Discussions</title>
	<atom:link href="http://www.halalmagazine.com/category/discussions/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.halalmagazine.com</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Sat, 04 Feb 2012 15:45:48 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=155</generator>
		<item>
		<title>Islamophobie assumée, islamophobie mesurée</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2012/02/02/islamophobie-assumee-islamophobie-mesuree/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2012/02/02/islamophobie-assumee-islamophobie-mesuree/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 20:17:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Avis]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Discussions]]></category>
		<category><![CDATA[Haine]]></category>
		<category><![CDATA[Islamophobie]]></category>
		<category><![CDATA[Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[assumée]]></category>
		<category><![CDATA[islamophobie]]></category>
		<category><![CDATA[mesurée]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=5336</guid>
		<description><![CDATA[Ecrit par Jef  Tombeur Je suis devenu islamophobe assumé, car aussi christianophobe et judéophobe, après avoir été vaguement islamophile, christianophile, judéophile (et le restant d’ailleurs : il y a des aspects sympathiques, notamment chez beaucoup de personnes de diverses communautés). Mais je m’inquiète des propos d’Abdallah Zekri, président du « fantomatique » Observatoire national de l’islamophobie, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ecrit par Jef  Tombeur</p>
<p><strong>Je suis devenu islamophobe assumé, car aussi christianophobe et judéophobe, après avoir été vaguement islamophile, christianophile, judéophile (et le restant d’ailleurs : il y a des aspects sympathiques, notamment chez beaucoup de personnes de diverses communautés). Mais je m’inquiète des propos d’Abdallah Zekri, président du « fantomatique » Observatoire national de l’islamophobie, qui fait état d’un essor (ou d’une recrudescence ?) d’actes de vandalismes, d’injures publiques, visant soit les musulmans en tant que tels, soit des personnes de culture musulmane…</strong><br />
<img src="http://www.come4news.com/images/users/2918/Laic_et_tolerant.png" alt="" width="327" height="500" align="right" />Qu’on ne voie surtout nulle provocation dans l’expression « <em>fantomatique</em> » accolée à l’Oni qui relèverait du CFCM (Conseil français du culte musulman). Abdallah Zekri n’est pas président d’une commission du CFCM, c’est un simple « chargé de mission » et sur le site du Conseil, sa page était encore ce jour « <em>en construction</em> ». Je « m’en » félicite et le déplore à la fois : je souhaiterai ardemment que cet observatoire n’ait pas lieu d’être, tant les faits dénoncés seraient marginaux ; je trouve néfaste qu’on ne puisse se faire une idée plus précise de ce qu’Abdallah Zekri dénonce à très juste titre.</p>
<p>Mais je veux bien le croire sur paroles, soit sur ce qu’il a déclaré à Sébastien Fontenelle, de Bakchich.info («Islamophobie : le grand silence ») : « <em>certains se sentent en quelque sorte encouragés à passer à l’acte – peut-être même se disent-ils que s’ils se font prendre, la justice, par les temps qui courent, se montrera de toute façon clémente…</em> ». Ce n’est pas tout à fait le cas général, car certaines décisions de magistrats valent contre-exemple (je songe notamment à cette propriétaire d’un gîte rural proche d’Épinal, Yvette Truchelut, condamnée à de lourdes amendes et à de la prison avec sursis). Mais, soit, il y aurait un essor d’actes, notamment scandaleux, islamophobes.</p>
<p>Comme Michel Onfray, je considère que « <em>c’est l’islam qui est un problème</em> », ressortant de celui, plus général, que certains font de leurs interprétations de livres « sacrés ». Est-ce là encourager des actes d’ostracisme, voire haineux ? Sincèrement, je ne le pense pas. Mais tout acte, ne serait-ce qu’en « paroles, en pensées, ou par omission », est quelque peu « péché » car vecteur d’effets pervers. Je ne peux garantir en être toujours exempt.</p>
<p><strong>N’omettons rien</strong></p>
<p>Mon islamophobie assumée ne m’empêche pas de fréquenter amicalement des musulmans ou des personnes de culture musulmane que je m’honore de connaître et apprécier. Je prête volontiers une main à une mère de famille voilée encombrée par une poussette dans les escaliers du métropolitain. Je remercie sincèrement tous les musulmans qui m’ont fort bien accueilli lors de multiples périples, j’apprécie la « langue des anges », l’arabe littéral, chantée ou traduite, &amp;c. Les conversions tardives (ou reconversions) de personnes trouvant un réconfort dans une foi religieuse ou une autre restent pour moi un mystère, mais je ne fais nullement injure à leur intelligence (de très grands scientifiques ont fini par abjurer leur athéisme ou leur agnosticisme).<span id="more-5336"></span></p>
<p>Je ne comprends d’ailleurs pas trop l’attitude de René LeBouvier qui, à 71 ans, avait traîné l’église catholique romaine devant le tribunal de la Manche pour obtenir l’annulation, sans cesse différée, de son baptême. Je n’hésiterai d’ailleurs pas à solliciter un prêtre pour obtenir un certificat de baptême en vue d’obtenir un visa, comme j’avais dû le faire par le passé afin de m’éviter un long détour de contournement d’un pays musulman. Je prône une certaine indifférence à l’endroit des religions afin d’éviter toute polémique inutile. Mais, s’il y a bien une nette croissance d’actes haineux visant des croyants, le silence n’est plus de mise. Or, selon toute apparence, Abdallah Zekri est fort en droit de s’alarmer.</p>
<p>Tout d’abord, soyons nets : qu’il y ait cinq ou dix millions de musulmans en France ne pose pas, en soi, problème. Il doit bien subsister autant de catholiques qui, hormis quelques minorités, ne posent pas de problème d’ordre public particulier. La progression des rayons hallal (ou kocher) dans les magasins d’alimentation m’offusque quelque peu (car je crains que le coût soit répercuté sur l’ensemble des autres produits) mais j’ai encore largement le choix. Je cohabite fort bien avec des chrétiens, des israélites, pourquoi pas avec des mahométans ? Je subis assez bien la christianisation autoritaire de la Bretagne, dont les effets sont à présent bénins, alors, pourquoi pas des mosquées (en granit, de préférence) ?</p>
<p>L’islam pose cependant problème car une certaine interprétation veut qu’une terre devenue musulmane le reste à jamais. On l’a pourtant bien vu en Autriche et dans les Balkans, au Banat, c’est réversible de fait. Je déplore certes que les stèles funéraires des divers croyants (ou rendus tels par leurs familles) ne puissent pas (ou plus) être disséminées parmi celles des libres penseurs dans les cimetières, mais est-ce bien là un problème majeur ?</p>
<p>Il convient cependant de dénoncer, après le vice-procureur de Castres, ces « <em>incendiaires qui poussent avec les mots, et ceux qui les appliquent.</em> ».</p>
<p><strong>Refusons les amalgames</strong></p>
<p>Ma plus farouchement islamophobe copine est une ex-professeure des universités de Paris et d’Oran qui a dû fuir l’Algérie nuitamment de peur de se retrouver égorgée en allant donner, non voilée, un cours. Je ne veux pas qu’une étudiante musulmane se rendant voilée dans une université française puisse un jour soupçonner qu’elle risquerait de subir le même sort. Mais que faire ?</p>
<p>Personne n’en sait vraiment rien, admettons-le. Je ne sais comment me prononcer sur la proposition de loi sénatoriale « <em>visant à étendre l’obligation de neutralité à des personnes privées en charge de la petite enfance</em> » que dénonce le CFCM. Idéalement, je suis pour. Pragmatiquement, je ne sais si cela conduira ou non à favoriser la création de madrasas pour contourner ce qui peut s’apparenter à une certaine dose d’ostracisme. La politique consiste aussi à opter en faisant le pari que les avantages l&#8217;emporteront sur les inconvénients.</p>
<p>Je ne sais pas davantage s’il convient d’approuver ou non la création à Strasbourg d’un mastère Droit, société et pluralité des religions. Après tout, on enseigne bien les droits romain et coutumiers dans les facultés de droit. Par ailleurs, le fait religieux a tellement marqué l’histoire que je trouverai anormal de faire l’impasse sur le passé. Comment l’enseigner ? En faisant la part du religieux, du fanatisme, de l’économique et du politique, largement présents de part et d’autre, par exemple, lors des guerres de religions en France ? Faire de tous les huguenots des martyrs est tout autant une imposture que de présenter les clans catholiques tels des défenseurs de la vraie foi : chacun avait des intérêts séculiers, il y eut de chaque côté des exactions, des crimes qui n’avaient pas que des visées religieuses. Et que dire des motivations des vieux-croyants russes ou de celles des partisans du « <em>raskol</em> » de Nikon ? Il en est de même d’ailleurs, à présent, chez une partie des islamophobes qui ne cherchent qu&#8217;à se faire élire ou trouver des prébendes pour prétendument défendre la civilisation judéo-chrétienne telle qu’ils veulent la concevoir. Idem côté islamophiles. Idem d’ailleurs chez les francs-maçons dont certains ne sont pas épris que d’humanisme syncrétique ou laïc.</p>
<p>Mais tâchons au moins de refuser les amalgames et généralisations faciles. Tous les « arabes » (il n’en reste que fort peu, et même ceux-là sont-ils en partie au moins mésopotamiens) ne sont pas musulmans, et inversement ; tous les islamophobes ne sont pas insensibles aux cultures du monde dit « arabe », soit à leur grandeur créatrice, leur haute tenue intellectuelle, leurs apports scientifiques, &amp;c. Il est même des imams, des prêtres, pasteurs ou rabbins qui ne sont pas, loin de là, motivés par le pouvoir que confère le ministère de la parole ou divers (maigres) avantages. Ni même essentiellement mus par la propagation de leur foi.</p>
<p><strong>Militantisme et outrance</strong></p>
<p>Je savoure une bonne polémique, une disputation tumultueuse, l’ironie, la caricature, l’impertinence. Et j’admets me laisser parfois emporter par mon militantisme séculier. J’abhorrerai me retrouver prisonnier volontaire du carcan du « culturellement correct ». Mais la fin ne justifie pas les moyens, et il doit bien y en avoir de dire franchement les choses sans offenser les contradicteurs de bonne volonté. Au nombre desquels je place, sans le connaître, Abdallah Zekri.</p>
<p>On connaît l’argument de la réciprocité. Laissez construire des églises en terres musulmanes, nous laisserons ériger des mosquées. Ou, pire, en certains pays, des « temples » de la « Raison » (laquelle est, à mes yeux en tout cas, au moins évolutive, et toujours incertaine). Taratata. C’est toujours à l’autre de commencer à bien faire.</p>
<p>L’une des dernières polémiques du genre a divisé les agnostiques et les autres. Un libre-penseur britannique a souhaité ériger à Londres un monument, une sorte de tour, proclamant ses convictions. D’autres, tout autant libres-penseurs, ont condamné l’initiative. De même, dans l’armée américaine, l’idée de réclamer la nomination « d’aumôniers » (chaplains) athées est-elle controversée. Alain de Botton voit dans son projet un témoignage (culminant à 46 mètres, dans le Square Mile, la City) de l’élévation spirituelle humaniste, incitant à la réflexion et l’introspection. Mais son architecte, Tom Greenall, dénonce l’obstruction d’autorités qui ne voudraient « <em>être associés d’aucune façon avec l’athéisme</em> ». Au pays de G.B. Shaw, qui d’ailleurs, se serait peut-être opposé à ce projet en considérant qu’il constituerait un symbole « religieux » comme trop d’autres ! Nous en sommes là ! Je veux bien admettre qu’il serait plus utile de consacrer le budget de cette tour à des œuvres philanthropiques, mais sa réception est fort inquiétante.</p>
<p>Cela étant, en Europe occidentale du moins, notre droit à une relative indifférence est respecté, et nous ne recevons pas des lettres insultantes, « nos » tombes ne sont pas profanées (quant aux cendres dispersées, nul ne s’offusque des les voir foulées par des croyants).</p>
<p>Je ne vois, Cher Monsieur Zekri, qu’un possible compromis entre nous. Tentez au mieux de tenir les « vôtres », nous tenterons au mieux de tenir les « nôtres ». Tâches difficiles. Pour ma part, je considère que ceux qui insultent ou agressent vos coreligionnaires ne sont absolument pas des « miens ». La plupart ne sont que des égarés ou dérangés, temporaires ou durables, ou des marchands de leurs propres « temples » (ce n’est pas celui d’Alain de Botton, que je veux croire animé de nulle vaine tentation de passer ainsi à la postérité, auquel je fais ainsi allusion).</p>
<p>Tentons aussi de débattre plus politiquement et moins religieusement. Ne mêlons pas la question du vote des « étrangers » (auquel je suis favorable pour, au moins, des résidents européens d’une certaine ancienneté, soit des extra-européens quelque peu durablement implantés) et les questions religieuses.</p>
<p>J’admets, avec Alain Gresh, que « <em>dénoncer l’islam dans notre société ne comporte pas de danger, si ce n’est de s’acquérir une notoriété facile.</em> ». Je vous en suis d’ailleurs gré. Je risque d’ailleurs plus la dénonciation véhémente de ma « dhimmitude » qu’autre chose. De la part, notamment, de ceux qui gagneraient à s’en prendre au PSG : qu’ils aillent donc s’y frotter, qu’ils soient logiques, et affrontent les supporters d’un club qatari (là, c’est ma veine caustique qui reprend le dessus…).</p>
<p>Sachons aussi nommer « racistes » les racistes. J’ose vous suggérer de renommer votre organisme « Observatoire national de l’islamophobie raciste ou xénophobe ». Onirax « sonne » bien. « <em>Attiser et conceptualiser politiquement la soif de haine et de xénophobie contre tout ce qui s’apparente à l’islam</em>» n’est certes pas mon propos (cette citation pertinente est de vous, j’en partage l’esprit).</p>
<p><strong>Mesure et circonspection</strong></p>
<p>Je ne saurai nier qu’un courant « irax » (islamophobe raciste-xénophobe) puisse croître et défigurer cette société territoriale que nous avons en partage (je ne suis pas trop chauvin, et préfère même le sanglier ardennais au cochon d’élevage breton, mais cette société n’est pas que française). Il est tout à fait normal que vous le dénonciez et en appeliez à l’autorité publique. De même serait-il tout à fait bénéfique que votre organisme soit représenté dans des affaires judiciaires. Pourriez-vous donner l’exemple, vous abstenir d’embaucher des avocats pour assurer la défense de votre constitution de partie civile, et vous contenter de l’euro symbolique (sauf, peut-être, contre des organisations dotées de moyens) ? Cela me semblerait propice à vous concilier certaines opinions et conforme à vos convictions religieuses relatives au profit.</p>
<p>Tenez-nous, je vous prie, informé de « la mise en œuvre d’un suivi statistique et opérationnel des actes hostiles aux musulmans, » que j’aurais espéré intitulé « en France » et non « de France » (les touristes musulmans ne sont pas inférieurs à d’autres résidents musulmans, de nationalité française ou non). Soyez sûr que nombre d’islamophobes seront attentifs à sa réalisation. Et joindront leurs voix à la vôtre, quels que soient par ailleurs leurs convictions ou votes du moment.</p>
<p><strong>Actualisation factuelle&#8230;</strong></p>
<p>Cette, mettons, tribune, à peine rédigée, je lis à l&#8217;instant dans <em>Le Monde</em> que les actes anti-musulmans auraient progressé de 34 % en 2011.  Soit 116 en 2010 et 155 en 2011 pour les « actions et menaces ». En nombre, les voies de fait, incendies et dégradations passent de 22 à 38. Cela découlerait des chiffres officiels, ceux de la Sous-direction de l&#8217;information générale.<br />
Je ne sais trop qu&#8217;en penser. Il y a eu des actes graves (profanations de cimetières, incendies de lieux de culte). Il faudrait voir le détail. Savoir si c&#8217;est concerté, &amp;c. Supputer sans se tromper, qui, au juste, commet ces actes (bomber une croix gammée sur une stèle tombale musulmane donne une indication… quelque peu incertaine… cela peut être n&#8217;importe quel excité qui se livre à l&#8217;utilisation de ce type de symbole). Mais je ne cherche en rien à minimiser les faits. Le phénomène d&#8217;essor semble relativement récent (dernier trimestre 2011). J&#8217;espère tout simplement qu&#8217;on n&#8217;en déduira pas un peu rapidement qu&#8217;il y a une montée générale importante de la xénophobie et du racisme dans la population. Les chiffres absolus (même si un seul acte reste intolérable) restent faibles – heureusement – et ce recensement est récent (aucune statistique avant 2010). Souhaitons en tout cas un net fléchissement à l&#8217;issue de la prochaine période électorale.</p>
<p>Cela étant, quand je vois plus de 70 morts, et des centaines de blessés, à l&#8217;issue d&#8217;une rencontre de football en Égypte, sans particulière opposition entre coptes et musulmans, que dois-je en déduire ? Rien sur l&#8217;influence civilisatrice des religions, en tout cas. Je ne soutiens pas non plus qu&#8217;il s&#8217;agisse particulièrement d&#8217;un échec des libres penseurs égyptiens (il en est certainement). Cet échec collectif devrait nous inciter à plus d&#8217;humilité, et aussi de courage. Meurtrier enfarinage… dont nous ne sortons pas indemnes.</p>
<p>http://www.come4news.com/</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2012/02/02/islamophobie-assumee-islamophobie-mesuree/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cessons de voir en l&#8217;islam un ennemi !</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2012/01/30/cessons-de-voir-en-lislam-un-ennemi/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2012/01/30/cessons-de-voir-en-lislam-un-ennemi/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 09:04:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Avis]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Discussions]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Sagesses]]></category>
		<category><![CDATA[ennemi]]></category>
		<category><![CDATA[Esther Benbassa]]></category>
		<category><![CDATA[voir]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=5325</guid>
		<description><![CDATA[par Esther Benbassa, directrice d&#8217;études à l&#8217;Ecole pratique des hautes études et sénatrice EELV du Val-de-Marne Le regain de ferveur musulmane dans la France laïque suscite fascination et rejet. Comme si l&#8217;islam rappelait aux catholiques de moins en moins catholiques une pratique et une foi oubliées, celles d&#8217;avant la laïcité. Fille aînée de l&#8217;Eglise, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>par Esther Benbassa, directrice d&#8217;études à l&#8217;Ecole pratique des hautes études et sénatrice EELV du Val-de-Marne</p>
<h2>Le regain de ferveur musulmane dans la France laïque suscite fascination et rejet. Comme si l&#8217;islam rappelait aux catholiques de moins en moins catholiques une pratique et une foi oubliées, celles d&#8217;avant la laïcité.</h2>
<p><a href="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/Esther-Benbassa.jpg" rel="lightbox[5325]" title="Esther Benbassa"><img class="alignleft size-full wp-image-5326" title="Esther Benbassa" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/Esther-Benbassa.jpg" alt="" width="303" height="166" /></a>Fille aînée de l&#8217;Eglise, la France a lutté contre l&#8217;emprise de cette dernière, jusqu&#8217;à la loi de séparation de 1905. Elle se souvient de l&#8217;âpreté de cette lutte. Et elle s&#8217;imagine que l&#8217;islam pourrait lui faire courir, à nouveau, semblable danger. Ce fantasme ne manque pas de resurgir périodiquement, comme si l&#8217;islam était la religion de la majorité des Français.</p>
<p>L&#8217;école républicaine est hélas la première responsable de cette pénible situation. Au nom d&#8217;une sacro-sainte laïcité, elle hésite à jouer son rôle, et se montre incapable de combattre les effets d&#8217;une ignorance bien française des religions. Un enseignement neutre et laïque des religions, parallèlement à une formation à la laïcité, pourrait seul sortir les futurs citoyens d&#8217;une sorte d&#8217;analphabétisme religieux et culturel aux effets pervers.</p>
<p>La convergence des discours de droite et de gauche contre l&#8217;islam qui prospèrent sur ce fond d&#8217;inculture n&#8217;est pas sans poser problème. D&#8217;un côté comme de l&#8217;autre, c&#8217;est de la laïcité qu&#8217;on se réclame. Pour la gauche, il ne faudrait pas laisser la droite accaparer les valeurs de la République, dont la laïcité. Quant à la droite, elle a instrumentalisé ces valeurs à sa guise pour mettre en place sa politique sécuritaire antiterroriste/anti-islamisme/anti-islam = anti-immigrés. Le contexte international n&#8217;a pas été propice à l&#8217;islam. Et cette situation confuse a favorisé un raidissement, une forme de sacralisation de la laïcité, face à un islam qui menacerait d&#8217;étendre ses tentacules.</p>
<p>La conception ouverte et libérale de la laïcité dans laquelle je me reconnais n&#8217;est pas celle des &laquo;&nbsp;laïques de confession&nbsp;&raquo; qui ont embrassé la laïcité comme on embrasse une religion, avec la radicalité de tous les néophytes. Et alors que leConseil d&#8217;Etat admet dans son rapport de 2004 que <em>&laquo;&nbsp;toutes les religions ont droit à l&#8217;expression&nbsp;&raquo;</em> à condition qu&#8217;il n&#8217;y ait pas <em>&laquo;&nbsp;accaparement de l&#8217;Etat&nbsp;&raquo;</em> ni <em>&laquo;&nbsp;négation des principes fondamentaux sur lesquels il repose&nbsp;&raquo;</em>, il ne se passe pas de semaine où l&#8217;islam n&#8217;est pas dénigré et où les musulmans ne sont pas stigmatisés. Sur la question du voile, que nous traînons depuis une quinzaine d&#8217;années, gauche et droite ont oeuvré dans la même direction. Ce sont des députés et sénateurs socialistes, notamment Jack Lang et Laurent Fabius, qui ont les premiers annoncé leur intention de déposer une proposition de loi pour interdire le voile à l&#8217;école.<span id="more-5325"></span></p>
<p>Certes, les nuances ne manquent pas, dans la société française, entre &laquo;&nbsp;laïques dogmatiques&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;laïques républicains&nbsp;&raquo;, sans oublier ceux qui, n&#8217;étant pas islamophobes, s&#8217;inscrivent dans une vieille tradition anticléricale française, heurtée par cette visibilité subite de l&#8217;islam. Ceux qu&#8217;on peut appeler les &laquo;&nbsp;laïques républicains&nbsp;&raquo; sont davantage au fait de ce que représente le voile et de sa polysémie. Reste que beaucoup, à gauche, et presque tout le monde, à droite, se sont trouvé là une nouvelle &laquo;&nbsp;mission civilisatrice&nbsp;&raquo; : émanciper la femme musulmane en lui ôtant son voile.</p>
<p>Le président Chirac, dans son discours précédant la promulgation de la loi de 2004, justifiait déjà son initiative par un tel argument. Une fois de plus, le 17 janvier, le Sénat a voté une proposition de loi, cette fois présentée par les radicaux de gauche, <em>&laquo;&nbsp;visant à étendre l&#8217;obligation de neutralité aux structures privées en charge de la petite enfance et à assurer le respect du principe de laïcité&nbsp;&raquo;</em>. Son article 3 étend l&#8217;obligation de neutralité aux assistantes maternelles dans le cadre de leur activité d&#8217;accueil d&#8217;enfants à leur domicile. Ce qui constitue une intrusion de l&#8217;Etat dans la sphère privée et va de surcroît à l&#8217;encontre du code du travail qui interdit les discriminations directes et indirectes, notamment celles fondées sur les convictions religieuses.</p>
<p>Prolongement de l&#8217;affaire de la crèche Baby Loup de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), dont la directrice adjointe, salariée depuis 1997, a été licenciée en 2008 parce qu&#8217;elle portait le voile dans l&#8217;exercice de son activité professionnelle, cette loi a été adoptée par les sénateurs dans l&#8217;indifférence générale des médias et de l&#8217;opinion publique. En quoi, pourtant, des initiatives législatives de ce type pourront-elles endiguer la radicalisation religieuse ? Seul le dur et exigeant combat contre la pauvreté, la relégation, la discrimination aurait le pouvoir d&#8217;enrayer les extrémismes avec lesquels on nous fait peur. A l&#8217;inverse, donner libre cours à une islamophobie feutrée sous couvert de laïcité nous mène à un nouvel obscurantisme clivant, et compromet les chances d&#8217;un avenir partagé.</p>
<p>La laïcité que la France se doit de recouvrer d&#8217;urgence est celle de Jaurès qui, rendant compte de la loi de 1905 à ses lecteurs, écrivait dans <em>L&#8217;Humanité</em> : <em>&laquo;&nbsp;La loi que la Chambre a votée laisse la liberté à tous les cultes. La liberté de conscience sera garantie, complète, absolue ; la loi de séparation, telle qu&#8217;elle est, est libérale, juste et sage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>http://www.lemonde.fr/</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2012/01/30/cessons-de-voir-en-lislam-un-ennemi/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Musulmans de Gironde : une foi à l&#8217;étroit</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2012/01/29/musulmans-de-gironde-une-foi-a-letroit/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2012/01/29/musulmans-de-gironde-une-foi-a-letroit/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 13:47:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[DOGME]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[MOSQUEE]]></category>
		<category><![CDATA[Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Religieuses]]></category>
		<category><![CDATA[étroit]]></category>
		<category><![CDATA[foi]]></category>
		<category><![CDATA[Gironde]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=5304</guid>
		<description><![CDATA[Par Caroline Campagne [REPORTAGE] Faute de mosquée au Grand-Parc, le président de l&#8217;Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord accueille des fidèles au-dessus de son commerce dans un centre commercial. Petite visite guidée. « Le minbar où s&#8217;assoit l&#8217;imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l&#8217;association culturelle des musulmans va racheter au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Caroline Campagne</p>
<div>
<p>[REPORTAGE] Faute de mosquée au Grand-Parc, le président de l&#8217;Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord accueille des fidèles au-dessus de son commerce dans un centre commercial. Petite visite guidée.</p>
</div>
<div><img src="http://www.sudouest.fr/images/2012/01/26/615325_19093343_460x306.jpg" alt="« Le minbar où s'assoit l'imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l'association culturelle des musulmans va racheter au diocèse », explique Mohammed Habri." /></p>
<h4>« Le minbar où s&#8217;assoit l&#8217;imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l&#8217;association culturelle des musulmans va racheter au diocèse », explique Mohammed Habri. (photo Thierry David)</h4>
<p>Hier, peu après 13 heures. Cité du Grand-Parc, à Bordeaux. Centre commercial de l&#8217;Europe, au pied des tours, face à la Sécurité sociale. Un petit complexe d&#8217;une trentaine de boutiques. Inutile de chercher un panneau indiquant une salle de prière pour les musulmans. Officiellement, il n&#8217;y en a pas. Seuls les fidèles initiés connaissent ce lieu de culte des plus insolites, situé dans un appartement, au premier étage du Bamo&#8217;so café. Cet établissement est géré depuis trois ans par Mohammed Habri. Ce Lot-et-garonnais, tout sourire, originaire du Maroc, est également président de l&#8217;Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord.</p>
<p>On accède à son appartement, qui abrite la salle de prière, par une porte discrète, située à l&#8217;arrière du magasin. Et ce n&#8217;est un secret pour personne. « Comme nous n&#8217;avons pas de mosquée dans notre quartier où il y a beaucoup de musulmans, alors je fais les célébrations chez moi depuis deux ans, plusieurs fois par jours. Au-dessus de mon restaurant dans un appartement. C&#8217;est chez moi et jusqu&#8217;à preuve du contraire je reçois qui je veux », assure-t-il.</p>
<p>Chemise bleue, pantalon beige emmitouflé dans une doudoune noire, l&#8217;homme barbu se montre accueillant et ouvert, à l&#8217;heure où une partie de la communauté musulmane bordelaise lui reproche d&#8217;être dans la mouvance des salafistes, qui prônent une pratique de la religion assez radicale. « Nous sommes musulmans, un point c&#8217;est tout et pas dans un groupe comme certains veulent en créer », dément-il.<span id="more-5304"></span></p>
<p>Construire une mosquée</p>
<p>Devant la porte en métal gris, qui mène au lieu de prière, pas plus d&#8217;indication. À l&#8217;entrée, à gauche, une affichette mentionne les ablutions. Rite musulman oblige, il est nécessaire d&#8217;enlever ses chaussures. Un escalier recouvert de moquette mène à la salle de prière. Entre deux étages, des photographies exposées, rappellent aux fidèles qu&#8217;il est nécessaire de récolter des fonds en vue du prochain rachat d&#8217;un terrain au diocèse par l&#8217;association culturelle des musulmans (lire notre édition d&#8217;hier). L&#8217;objectif est écrit en toutes lettres : construire une mosquée. « Nous voulons aider l&#8217;association de Mohammed Bouir à financer cet achat », commente notre guide Mohammed Habri. Mais il semblerait que les deux hommes ne soient finalement pas en accord total (lire ci-dessous).</p>
<p>Croisé par hasard dans l&#8217;escalier, Kaddour, 37 ans, a rendez-vous chez son médecin. Cet agent de sécurité d&#8217;origine algérienne sort juste de la salle de prière. « Avant, je prenais les transports en commun pour aller prier à la mosquée de Saint-Michel. Mais c&#8217;est trop loin alors maintenant, je viens ici dès que je peux », confie-t-il.</p>
<p>« Pas d&#8217;imam fixe »</p>
<p>L&#8217;ambiance de la pièce imite celle de l&#8217;intérieur d&#8217;une mosquée dans un décor austère. Sur un portemanteau traînent trois djellabas. De grands tapis verdâtres, abîmés par les genoux des fidèles jonchent le sol. « On en reçoit plusieurs dizaines par jour. Mais une seule personne détient la clé », poursuit-il. Un ordinaire panneau avec des voyants digitaux de couleur rouge affiche la date et les heures de prières fixées à partir du lever du soleil. D&#8217;un côté de la pièce, un lavabo. De l&#8217;autre, le minbar, c&#8217;est-à-dire la chaire, où s&#8217;installe l&#8217;imam devant ses fidèles. « Ici, nous n&#8217;avons pas d&#8217;imam fixe, les anciens assurent ce rôle car ce n&#8217;est pas une structure officielle », reconnaît Mohammed Habri.</p>
<p>Au contraire, d&#8217;autres musulmans bordelais membres d&#8217;une autre association, l&#8217;AMG (Association musulmane de la Gironde), soutiennent que cette « mosquée clandestine », selon leur expression, avait bel et bien un imam dans leur communauté. Un ancien prisonnier de Guantánamo. « C&#8217;est faux, répond-il. Mais c&#8217;est vrai que je suis en contact avec cet homme et Pierre Blazy, avocat bordelais que j&#8217;ai contacté, essaie de faire valoir ses droits ». Selon les dires de Mohammed Habri, ce dénommé Saber Lahmar, 42 ans, originaire d&#8217;Algérie habiterait à Mérignac. « Il a été kidnappé par les Américains à Sarajevo, en Bosnie, avant d&#8217;être torturé. Au bout de huit ans, un jugement de la cour fédérale américaine l&#8217;a blanchi. Il a été libéré, la France l&#8217;a accueilli mais il est toujours dans l&#8217;impasse. Sans papiers. » L&#8217;intéressé n&#8217;a d&#8217;ailleurs pas réapparu depuis plusieurs mois dans la salle de prière clandestine du Grand-Parc…</p>
<p>En quittant les lieux, il faut se rechausser. Et seulement dire au revoir. Sans toucher un homme, si l&#8217;on est une femme.</p>
<p>http://www.sudouest.fr</p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2012/01/29/musulmans-de-gironde-une-foi-a-letroit/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Le sexe hors mariage, désormais « halal » grâce au mariage « coutumier »</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2012/01/27/tunisie-le-sexe-hors-mariage-desormais-halal-grace-au-mariage-coutumier/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2012/01/27/tunisie-le-sexe-hors-mariage-desormais-halal-grace-au-mariage-coutumier/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 17:59:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Avis]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Discussions]]></category>
		<category><![CDATA[Internationale]]></category>
		<category><![CDATA[coutumier]]></category>
		<category><![CDATA[halal]]></category>
		<category><![CDATA[mariage]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=5331</guid>
		<description><![CDATA[&#160; Entre principes religieux, pulsions sexuelles, conflits familiaux et contraintes financières, le mariage coutumier (ourfi) semble être un raccourci au contrat traditionnel de mariage auquel de plus en plus de jeunes succombent aujourd’hui. De plus en plus répandu dans les milieux jeunes tunisiens, le mariage coutumier est un contrat signé dans le secret, par les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img src="http://www.businessnews.com.tn/images/album/BN4955mariage-coutumier0112.jpg" alt="" /></p>
<p>Entre principes religieux, pulsions sexuelles, conflits familiaux et contraintes financières, le mariage coutumier (ourfi) semble être un raccourci au contrat traditionnel de mariage auquel de plus en plus de jeunes succombent aujourd’hui.</p>
<p>De plus en plus répandu dans les milieux jeunes tunisiens, le mariage coutumier est un contrat signé dans le secret, par les deux « époux », avec la présence de deux témoins (généralement des amis proches et mis dans la confidence) et en l’absence de notaire. Il s’agit d’un acte, sans aucune valeur juridique et le plus souvent même secret, qui ne lie les deux parties par aucun engagement de droits communs et dont la validité peut être rompue à tout moment.<br />
Les deux « époux » peuvent donc en toute « liberté de conscience » avoir des relations sexuelles, sans pour autant s’engager financièrement ou être contraints de vivre ensemble.<br />
Un raccourci attrayant qui séduit de plus en plus de jeunes, aujourd’hui en Tunisie, dans certains quartiers défavorisés de la capitale (Attadhamon, Mellassine, etc.) et qui s’étend petit à petit à d’autres villes tunisiennes.</p>
<p>Le plus aberrant dans cette pratique qui veut donner un cadre religieux aux relations sexuelles hors mariage, est l’absence, dans la plupart des cas, de légitimité religieuse. En effet, deux conditions sine qua non de la « religiosité » de l’acte se retrouvent généralement non satisfaites, avec des contrats à la fois secrets et temporaires.<br />
Grâce à la montée du salafisme et de l’intégrisme et d’un gouvernement islamiste instaurant un cadre où les réunions et les débats sur la religion et la chariâ ne sont plus tabous et interdits, il n’est aujourd’hui plus « concevable de s’adonner à des pratiques contraires à la religion ». C’est ce que déclarent en tout cas certaines jeunes pratiquantes du mariage coutumier.<span id="more-5331"></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Un reportage de France 24 </span>s’est penché sur le sujet à travers une enquête sur le terrain auprès de jeunes étudiants et étudiantes de la faculté des Lettres et des Humanités de la Manouba. Une université connue pour être un haut lieu du salafisme dans le milieu estudiantin en Tunisie.<br />
Selon certaines étudiantes, musulmanes, pratiquantes et portant le voile, le mariage coutumier serait une solution religieusement « halal » afin de légaliser les relations sexuelles avec un petit ami qu’on ne peut actuellement pas épouser. Ne pouvant plus contenir leurs pulsions sexuelles, ces étudiantes, encouragées par les conseils de certains « frères salafistes », succombent à cette solution afin d’avoir la conscience tranquille et d’éviter ainsi de se « rouler dans la fange » et de s’adonner au péché suprême avec un homme qui ne leur est pas « halal ».<br />
Une solution socialement acceptée, étant de plus en plus courante en Tunisie et dont les adeptes revendiquent un cadre légal et une inscription au code du statut personnel.</p>
<p>Si les étudiantes recourent à cette pratique afin d’avoir la conscience tranquille d’une vie sexuelle « légale » et sans compromis, elle représente pour les jeunes étudiants la possibilité d’avoir les avantages du mariage sans pour autant en supporter la charge financière, généralement très lourde.<br />
Dalenda Lagrèche, historienne et directrice du centre d’études, de recherches et d’informations de Tunis, se prononce sur ce phénomène, qui aurait disparu dans les années 70 et dont la montée actuelle du salafisme a contribué à sa résurrection.<br />
Un phénomène qui se nourrit des conditions sociales difficiles de la jeunesse tunisienne, pauvre et mal instruite. Une pratique interdite par le Code du statut personnel et qu’elle définit comme étant « un cadre restreint permettant d’avoir des relations sexuelles, sans culpabilité ». L’historienne voit dans le mariage coutumier une forme de soumission de la femme qui offre son corps à l’homme, en contre partie d’un engagement factice et temporaire, de surcroît.</p>
<p>Force est de reconnaître que cette pratique se nourrit aujourd’hui du climat d’instabilité et de libertés exacerbées et non contrôlées que connaît actuellement la Tunisie mais que rien ne permet de statuer sur son évolution future…</p>
<div style="text-align: left;" align="right"><strong>Synda TAJINE</strong></div>
<div style="text-align: left;" align="right">http://www.businessnews.com.tn/</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2012/01/27/tunisie-le-sexe-hors-mariage-desormais-halal-grace-au-mariage-coutumier/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un centre de théologie islamique ouvre ses portes à Tübingen</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2012/01/27/un-centre-de-theologie-islamique-ouvre-ses-portes-a-tubingen/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2012/01/27/un-centre-de-theologie-islamique-ouvre-ses-portes-a-tubingen/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 08:25:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Discussions]]></category>
		<category><![CDATA[Européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Religieuses]]></category>
		<category><![CDATA[Sagesses]]></category>
		<category><![CDATA[centre]]></category>
		<category><![CDATA[islamique]]></category>
		<category><![CDATA[théologie]]></category>
		<category><![CDATA[Tubingen]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=5309</guid>
		<description><![CDATA[Annette Schavan, ministre fédérale de l’Éducation et de la Recherche, a inauguré lundi le Centre de théologie islamique de l’Université de Tübingen. Son ministère a consacré au total 20 millions d’euros à cette structure et à trois autres instituts qui doivent voir le jour à Münster/Osnabrück, Frankfurt/Gießen et Erlangen/Nuremberg. Ces centres auront pour mission de former [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/CentreIslaTubinguen.jpg" rel="lightbox[5309]" title="Einweihung Zentrum für Islamische Theologie"><img class="alignleft size-full wp-image-5310" title="Einweihung Zentrum für Islamische Theologie" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/CentreIslaTubinguen.jpg" alt="" width="223" height="132" /></a>Annette Schavan, ministre fédérale de l’Éducation et de la Recherche, a inauguré lundi le Centre de théologie islamique de l’Université de Tübingen. Son ministère a consacré au total 20 millions d’euros à cette structure et à trois autres instituts qui doivent voir le jour à Münster/Osnabrück, Frankfurt/Gießen et Erlangen/Nuremberg. Ces centres auront pour mission de former des professeurs de religion islamique, des chercheurs en théologie islamique et d’autres spécialistes de la religion, par exemple des imams pour les mosquées.</p>
<p>Ces prochaines années, il faudra faire appel à 2 000 enseignants pour former quelque 700 000 étudiants musulmans. À Tübingen, la première promotion du cursus « Théologie islamique » compte 36 inscrits pour le semestre d’hiver 2011/2012.</p>
<p>« Nous voulons mettre à profit l’expérience des universités allemandes en matière de théologie pour œuvrer au développement de la théologie islamique », a déclaré Mme Schavan. « Je suis convaincue que cette étape jouera un rôle important pour l’intégration. » En outre, le nouveau centre devrait contribuer à « promouvoir le dialogue avec les religions chrétiennes », estime la ministre.</p>
<p>Dans un premier temps, le ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche allouera au centre de Tübingen environ quatre millions d’euros échelonnés sur cinq ans pour financer des chaires de professeur, divers postes salariés ainsi que des bourses pour les jeunes chercheurs. Le premier professeur nommé à l’institut est Omar Hamdan, spécialiste du Coran. Né en 1963, Omar Hamdan a suivi un cursus d’études arabes et d’islamologie à Jérusalem, avant de se consacrer à la théologie comparée à Tübingen.<span id="more-5309"></span></p>
<p>À partir du semestre d’hiver 2012/2013, il devrait être rejoint par Lejla Demiri, une Macédonienne qui a accepté la chaire de « Doctrine de la foi islamique ». Lejla Demiri a étudié la théologie islamique à Istanbul, puis la théologie catholique à Rome. Elle a ensuite rédigé une thèse de théologie comparée à l’Université de Cambridge.</p>
<p>Par ailleurs, deux professeurs juniors enseigneront le droit islamique, ainsi que l’histoire et la culture islamiques contemporaines. Un comité musulman composé de sept personnes accompagnera ce processus d’institutionnalisation de la théologie islamique. Seul l’établissement d’enseignement supérieur sera habilité à évaluer les aptitudes scientifiques et les qualifications universitaires des professeurs.</p>
<p>Le nouveau cursus compte 36 inscrits, dont 23 femmes et 13 hommes venus du monde entier.</p>
<p><em>Source : ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche</em></p>
<p>http://www.cidal.diplo.de/</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2012/01/27/un-centre-de-theologie-islamique-ouvre-ses-portes-a-tubingen/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Première rencontre entre le Crif et la Grande Mosquée de Paris</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2012/01/20/premiere-rencontre-entre-le-crif-et-la-grande-mosquee-de-paris/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2012/01/20/premiere-rencontre-entre-le-crif-et-la-grande-mosquee-de-paris/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 15:17:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Discussions]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[JUIFS]]></category>
		<category><![CDATA[MUSULMANS]]></category>
		<category><![CDATA[Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Religieuses]]></category>
		<category><![CDATA[Sagesses]]></category>
		<category><![CDATA[CRIF]]></category>
		<category><![CDATA[mosquée Paris]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=5247</guid>
		<description><![CDATA[Mardi 17 janvier, le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Richard Prasquier a officiellement rencontré pour la première fois le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur. &#171;&#160;Juifs et musulmans, pour une citoyenneté en partage&#160;&#187;. C’est sous cet intitulé que se sont officiellement rencontrés pour la première fois le président [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p>Mardi 17 janvier, le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Richard Prasquier a officiellement rencontré pour la première fois le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur.</p>
</div>
<p><a href="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/mosquée-Paris.jpg" rel="lightbox[5247]" title="mosquée Paris"><img class="alignleft size-full wp-image-5248" title="mosquée Paris" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/mosquée-Paris.jpg" alt="" width="280" height="180" /></a>&laquo;&nbsp;Juifs et musulmans, pour une citoyenneté en partage&nbsp;&raquo;. C’est sous cet intitulé que se sont officiellement rencontrés pour la première fois le président du Crif, Richard Prasquier, et le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur. Une rencontre placée sous le signe de la proximité entre les deux religions, la paix et la compréhension mutuelle. Le président du Crif a, dans son discours, d’abord expliqué la nécessité de mieux se comprendre, d’œuvrer pour le rapprochement des juifs et musulmans de France. Il a ensuite rappelé les liens qui unissent les deux communautés depuis des décennies, que ce soit pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque des juifs ont trouvé refuge dans l’enceinte de la Grande Mosquée, ou plus tard lors de rapprochements entre l’ancien recteur Hamza Boubakeur et les Grands Rabbins de France Jacob Kaplan et René-Samuel Sirat.</p>
<p><strong>Richard Prasquier a brièvement évoqué</strong> le conflit israélo-palestinien, exhortant les deux parties à ne pas exporter le conflit en France : &laquo;&nbsp;Il s’agit d’un différend d’ordre politique et non métaphysique, qu’il doit avoir des solutions politiques locales et qui ne doit en aucun cas être instrumentalisé chez nous&nbsp;&raquo;. Il a enfin explicité les motifs de cette rencontre entre les deux institutions que sont le Crif et l’Institut musulman de la Mosquée de Paris, &laquo;&nbsp;pour marquer la priorité de l’enjeu d’une relation forte et apaisée entre juifs et jusulmans en France. Pour un vivre ensemble harmonieux, respectueux des valeurs républicaines et citoyennes&nbsp;&raquo;. Le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a quant à lui commencé par illustrer, dans son discours, la proximité entre juifs et musulmans qui se retrouve au sein même du Coran : citant plusieurs versets faisant référence aux juifs (désignés comme<em> &nbsp;&raquo;fils d’Israël&nbsp;&raquo;</em>), le recteur a rappelé que le nom de Moïse se retrouve 134 fois dans le Livre saint et celui d’Abraham 44 fois.<span id="more-5247"></span></p>
<p><strong>Il a ensuite évoqué les nombreux exemples</strong> de coexistence pacifique entre juifs et musulmans, que ce soit en Andalousie au Xe siècle ou plus tard au Maghreb. Dalil Boubakeur a également montré la similarité des pratiques qui rapprochent les deux religions, comme<em> </em>&laquo;&nbsp;les jeûnes du Ramadan et de Kippour, la Shahâda et l’Emmouna, la circoncision ou encore la licéité alimentaire (Halal et Casher)&nbsp;&raquo;. Enfin, le recteur a proposé que des commissions œuvrent, dans des domaines aussi divers que l’histoire, l’art ou la philosophie, pour rétablir la connaissance réciproque des deux communautés<em>, </em>&laquo;&nbsp;pour que juifs et musulmans apprennent à se parler, se connaître et découvrir ensemble toutes les richesses de leur histoire, de leur religion qui leur sont communes&nbsp;&raquo;.</p>
<p>http://www.lemondedesreligions.fr/</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2012/01/20/premiere-rencontre-entre-le-crif-et-la-grande-mosquee-de-paris/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Communauté musulmane d&#8217;Europe existe-t-elle? Les Rencontres d&#8217;Averroès discutent de l&#8217;Islam en Europe&#8230;</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2012/01/19/la-communaute-musulmane-deurope-existe-t-elle-les-rencontres-daverroes-discutent-de-lislam-en-europe/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2012/01/19/la-communaute-musulmane-deurope-existe-t-elle-les-rencontres-daverroes-discutent-de-lislam-en-europe/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 15:08:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Avis]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Discussions]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Islamophobie]]></category>
		<category><![CDATA[Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Sagesses]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=5239</guid>
		<description><![CDATA[Cette assertion (&#171;&#160;La communauté musulmane en Europe n&#8217;existe pas&#171;&#160;) peut sembler péremptoire. Peut-être même un peu provocante. C&#8217;est pourtant ce qu&#8217;a affirmé Farida Belkacem, jeune chercheuse à l&#8217;IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques, à Paris), lors d&#8217;une interview accordée à WRW le 19 novembre 2011, à la sortie de sa conférence aux Rencontres d&#8217;Averroès. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5240" title="les_rencontres_daverroes" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/les_rencontres_daverroes.jpg" alt="" width="200" height="275" /></p>
<p>Cette assertion (&laquo;&nbsp;<em>La communauté musulmane en Europe n&#8217;existe pas</em>&laquo;&nbsp;) peut sembler péremptoire. Peut-être même un peu provocante. C&#8217;est pourtant ce qu&#8217;a affirmé Farida Belkacem, jeune chercheuse à l&#8217;IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques, à Paris), lors d&#8217;une interview accordée à WRW le 19 novembre 2011, à la sortie de sa conférence aux Rencontres d&#8217;Averroès.</p>
<p>Cette 18ème édition des Rencontres s&#8217;est tenue du 20 octobre au 3 décembre 2011 conjointement dans plusieurs villes : Marseille, Rabat, et Cordoue, sous la bannière fédératrice du dialogue transméditerranéen.<br />
Le thème de cette année, là encore volontiers provocateur, en dit long sur le climat agité dans lequel se débat actuellement la plupart des intellectuels européens : &laquo;&nbsp;<em>L&#8217;Europe et l&#8217;Islam : la liberté ou la peur ?</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>L&#8217;Europe, l&#8217;Islam : un continent, une religion. Deux visions du monde parfois antagonistes, parfois complémentaires, parfois confondues. Pour Thierry Fabre, le créateur des Rencontres d&#8217;Averroès, de nouveau&nbsp;&raquo;<em>il n&#8217;y a pas d&#8217;incompatibilité entre l&#8217;Europe et l&#8217;Islam, il s&#8217;agit de sortir de nos peurs communes</em>&laquo;&nbsp;. C&#8217;est dans cette dynamique que se sont inscrites les Rencontres d&#8217;Averroès cette année, en s&#8217;attachant à montrer à travers les trois tables-rondes la continuité qui existait dans la relation qu&#8217;entretient bon gré mal gré depuis de nombreux siècles maintenant le couple Islam / Europe.</p>
<p>C&#8217;est à une réjouissante effervescence intellectuelle que nous assistons au sein de la communauté des chercheurs en sciences humaines et sociales (notamment chez les sociologues, anthropologues, politistes, voire théologiens), concernant des questions liées à la religion musulmane et à leurs implications dans les dynamiques sociales, économiques et politiques européennes.</p>
<p>Les débats autour de l&#8217;Islam ont été ces dix dernières années si fréquents et si riches qu&#8217;il nous semble parfois être de retour à l&#8217;époque d&#8217;Averroès. Ainsi que le dit Thierry Fabre, &laquo;&nbsp;<em>la place de l&#8217;Islam dans les sociétés européennes n&#8217;a en effet jamais été aussi discutée, et même aussi ouvertement contestée qu&#8217;aujourd&#8217;hui</em>&laquo;&nbsp;.<span id="more-5239"></span><br />
<img style="border-style: initial; border-color: initial;" src="http://www.iris-france.org/images/cv/cv_belkacem.jpg" alt="farida belkacem" width="110" height="130" />Malheureusement, il nous faut avouer que cette déferlante intellectuelle venant du monde universitaire est en réalité le ressac d&#8217;une vague plus profonde et plus inquiétante : une angoisse et une peur de l&#8217;Islam qui se font de plus en plus criantes en Europe depuis une dizaine d&#8217;années. Cette Islamophobie, ou Islamoparanoïa telle que le psychothérapeute Éric Vandorpe s&#8217;est plu à la renommer, se traduit par une véritable violence au quotidien, sinon physique du moins symbolique à l&#8217;encontre des musulmans d&#8217;Europe.</p>
<p>Avant que la phobie ne se mue en défiance, voire en haine, il faut déconstruire les discours et les images toutes faites dont médias et hommes politiques aiment à bercer le peuple, lui-même demandeur d&#8217;archétypes simplistes pour expliquer un monde complexe qu&#8217;il peine à comprendre. Les Rencontres d&#8217;Averroès œuvrent à construire un dialogue interreligieux, interculturel, et intergénérationnel dans l&#8217;espace méditerranéen, afin de tisser des liens de la parole qui permettent le bien-vivre-ensemble.</p>
<p>Le vendredi 18 novembre, dans l&#8217;après-midi, la première table-ronde a rassemblé des chercheurs et des historiens qui ont débattu de la question : &laquo;&nbsp;<em>Entre l’Europe et l’Islam : histoires de conquêtes ou passé commun ?</em>&laquo;&nbsp;. Les intervenants qui y ont participé sont : Leyla Dakhli, docteure et agrégée en histoire, spécialiste de l’histoire des intellectuels et des médias arabes contemporains, chercheure associée à la Chaire d’histoire du monde arabe contemporain au Collège de France ; Gabriel Martinez Gros, historien, spécialiste de l’histoire politique et culturelle d&#8217;al-Andalus ; Amr Mahmoud el-Shobaki, directeur de l’Unité d’Études Arabe-européenne au Centre d’Études Politiques et Stratégiques d’Al-Ahram [Caire, Egypte] ; Géraud Poumarède, maître de conférences en histoire moderne à l&#8217;Université Paris Sorbonne-Paris IV, agrégé d&#8217;histoire.</p>
<p>La seconde table-ronde, le samedi matin, a rassemblé autour du thème &laquo;&nbsp;<em>Islams d’Europe, montée des tensions ou reconnaissance mutuelle ?</em>&nbsp;&raquo; Farida Belkacem, chercheuse à l&#8217;IRIS ; Rasmus Boserup, sociologue chercheur à l’Institut danois d’études internationales ; Margarete Spohn, sociologue spécialisée dans l’éducation interculturelle, qui travaille aujourd’hui au département des affaires interculturelles de Munich.</p>
<p>La troisième table-ronde, le samedi après-midi, accueillait l&#8217;écrivain égyptien Alaa El Aswany, auteur de L&#8217;Immeuble Yacoubian, observateur et acteur très engagé dans les bouleversements de son pays ; Fethi Benslama, psychanalyste tunisien de langue française, professeur à l&#8217;Université de Paris VII où il dirige l&#8217;UFR de Sciences humaines cliniques ; Michel Foucher, directeur de la formation, des études et de la recherche de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale &#8211; IHEDN, professeur des universités, géographe et diplomate. Le thème de la dernière table-ronde était &laquo;&nbsp;<em>Un</em> <em>&laquo;&nbsp;rendez-vous des civilisations&nbsp;&raquo;, utopie sans lendemain ou promesse d’avenir ?</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>C&#8217;est à l&#8217;occasion de la conférence et lors de son interview, en se focalisant sur l&#8217;image et les représentations des musulmans en Europe au XXème siècle, que Farida Belkacem s&#8217;est attachée à déconstruire le concept de &laquo;&nbsp;<em>communauté musulmane</em>&laquo;&nbsp;. Pour la jeune chercheuse, l&#8217;Islam européen n&#8217;est pas monolithique, et par conséquent il ne peut être réduit à un concept aussi simpliste. Cette dénomination, cette simplification, cette archétypalisation d&#8217;un groupe socio-culturo-cultuel permet certes aux journalistes, aux politiques et à l&#8217;opinion publique d&#8217;en parler plus aisément, de jongler avec les concepts, de créer des lois ciblées. Néanmoins, ce terme simplificateur cache par une réduction rhétorique la complexité (et donc la richesse) que le sociologue sur le terrain s&#8217;évertue patiemment de mettre à jour. L&#8217;Islam européen n&#8217;est pas homogène, il n&#8217;est pas vécu par tous les musulmans de la même façon, et il y a autant de pratiques de l&#8217;Islam que de pratiquants de l&#8217;Islam. Nous devrions plutôt parler des Islams d&#8217;Europe et de ses multiples visages, pour commencer à répondre à la question : &laquo;&nbsp;<em>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;être musulman européen aujourd&#8217;hui ?</em>&laquo;&nbsp;. Farida Belkacem résume ainsi le désarroi des politiques européennes face à la présence musulmane : <em>&laquo;&nbsp;Ce dont manquent probablement les sociétés européennes dans leur rapport à l’Islam, c’est tout simplement la conscience véritable du fait musulman en Europe</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p>http://www.world-religion-watch.org/</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2012/01/19/la-communaute-musulmane-deurope-existe-t-elle-les-rencontres-daverroes-discutent-de-lislam-en-europe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Claude Guéant à l&#8217;épreuve de la mémoire politique</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2012/01/11/claude-gueant-a-lepreuve-de-la-memoire-politique/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2012/01/11/claude-gueant-a-lepreuve-de-la-memoire-politique/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 08:58:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Avis]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Sagesses]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Guéant]]></category>
		<category><![CDATA[communauté musulmane]]></category>
		<category><![CDATA[volteface]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=5197</guid>
		<description><![CDATA[Par Maxime Hanssen Dans un entretien accordé au Monde daté du mardi 3 janvier,Claude Guéant &#8211; ministre de l’Intérieur &#8211; tente une volteface vis-à-vis de la communauté musulmane et d’une grande partie des français  choqués par ses frasques incessantes sur le sujet. Selon  certaines études la «mémoire politique»  d’un citoyen est estimée à six mois en moyenne ; au-delà [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Maxime Hanssen</p>
<p>Dans un entretien accordé au <em>Monde </em>daté du mardi 3 janvier<em>,</em>Claude Guéant &#8211; ministre de l’Intérieur &#8211; tente une volteface vis-à-vis de la communauté musulmane et d’une grande partie des français  choqués par ses frasques incessantes sur le sujet. Selon  certaines études la «mémoire politique»  d’un citoyen est estimée à six mois en moyenne ; au-delà de ce temps, l’homme à tendance à oublier certains évènements, noyés dans le flux permanent de l’information. M. Guéant semble avoir conscience de cela, profitant de cet espace d’expression afin de dédiaboliser  son action et surtout dans le but  d’attendrir une communauté musulmane remontée.</p>
<p><a href="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/Claude-Gueant.jpg" rel="lightbox[5197]" title="Claude Gueant"><img class="alignleft size-full wp-image-5198" title="Claude Gueant" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/Claude-Gueant.jpg" alt="" width="288" height="175" /></a> Ainsi, il estime que l’Islam «  <em>est une religion ouverte, tolérante, pleinement insérée dans la société </em>».  Malheureusement, la sincérité de cette déclaration peut être remise en cause. En effet,  le 4 avril 2011, l’ancien secrétaire  générale de la présidence avait déclaré à Nantes : «<em> L&#8217;accroissement du nombre de musulmans en France et un certain nombre de leurs comportements posent problème </em>».</p>
<p>En à peine un an, la communauté musulmane serait donc passée d’un statut de problème sociétal à une entité religieuse parfaitement intégrée dans la société!  Mais par quel « miracle » ce problème à t-il disparu ?</p>
<p>M. le ministre estime  que le «<em>bilan de ces derniers mois est plutôt positif ».</em>Pour qu’il y est bilan, il faut donc des mesures. <em> </em></p>
<p>De fait, l’arsenal utilisé par le gouvernement, comme la loi sur le voile intégral ainsi que les mesures prises à l’encontre des prières de rues auraient permis d’éliminer les problèmes qu’engendrent les musulmans vis-à-vis de la société.</p>
<p>Même s’il faut reconnaître que les mesures susdites  étaient des décisions bonnes et inévitables pour défendre la République laïque, les faits qui les ont engendré semblent disproportionnés. En effet, le port du Niqab concernait entre deux mille et trois mille femmes en France, tandis que les prières de rues étaient un fléau essentiellement concentré à Nice et dans quelques quartiers parisiens.</p>
<p>Ces faits-là sont-ils si important pour qualifier l’ensemble de la communauté musulmane comme un «problème » ? On constate aisément que M. Guéant  exploite le moindre dérapage pour stigmatiser l’ensemble de cette communauté.  On se doute du dessein électoral derrière cela.<span id="more-5197"></span></p>
<p>L’ensemble des attaques envers les musulmans étaient faites au nom de la défense de la laïcité. Cette dernière est  implicitement citée lorsqu’il déclare que «  <em>ce qu’on demande, c’est que les expressions religieuses de certains ne soient pas ressenties comme provocatrices par l’ensemble des Français »</em>. C’est une déclaration noble à laquelle tout citoyen français ne peut que s’accorder. Cela sous-entend  donc une pratique privée résultant d’un choix personnel, en parfait accord avec l’esprit de la loi sur la laïcité. Cependant, une fois de plus, on peut douter de la probité des dires du ministre. En effet, il faut se rappeler du discours de Nicolas Sarkozy en 2007 au Palais du Latran, ancienne résidence principale des Papes,  où il a flirté de très près avec les limites de la laïcité. Ainsi, il déclarait que &laquo;&nbsp;<em>les racines de la France sont essentiellement chrétiennes. J&#8217;assume pleinement le passé de la France et ce lien particulier qui a si longtemps uni notre nation à l&#8217;Eglise</em>.» Même si cela est une vérité historique qu’on ne  peut pas contredire,  on peut en revanche critiquer le manque de réserve et de discernement  du Président, qui contraste nettement avec ses prédécesseurs comme MM. Chirac et Mitterrand. Avec de telles déclarations, Nicolas Sarkozy n’était pas loin de violer l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 qui affirme que la «  La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte». La défense de la laïcité doit être  la même pour tous et par tous.</p>
<p>Enfin,  Claude Guéant affirme que « <em>L’Islam ne doit pas être un sujet d’empoignades en 2012 »</em>.  Espérons que cette déclaration soit tenue et non pas bafouée même lorsque la campagne présidentielle sera à son comble. En 2007, M. Sarkozy a remporté la mandature suprême en prenant des voix au FN. Si ce dernier s’envole dans les sondages à quelques encablures du scrutin, souhaitons que la communauté musulmane ou plus globalement les étrangers ne soient pas pris pour cible pour grappiller quelques voix.</p>
<p>Monsieur le Ministre, cette dernière citation est en quelque sorte une promesse. Elle est faite à moins de cinq mois du premier tour. Notre mémoire politique ne l’aura donc pas encore oubliée.</p>
<p>http://blogs.mediapart.fr/</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2012/01/11/claude-gueant-a-lepreuve-de-la-memoire-politique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Printemps arabe : L&#8217;avènement de la démocratie-islamique, expliqué par Olivier Roy</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2012/01/10/printemps-arabe-lavenement-de-la-democratie-islamique-explique-par-olivier-roy/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2012/01/10/printemps-arabe-lavenement-de-la-democratie-islamique-explique-par-olivier-roy/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 Jan 2012 19:46:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Avis]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophiques]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[post-islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=5193</guid>
		<description><![CDATA[Olivier Roy était vendredi matin l&#8217;invité des Matins de France Culture. Un an après le début du Printemps arabe, ce chercheur incomparable dans le paysage intellectuel français, à la fois philosophe et politologue, a répondu à la question du moment. En alliant, comme toujours, une grande profondeur d&#8217;analyse, un esprit critique très affûté, un solide bon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Olivier Roy était vendredi matin l&#8217;invité des Matins de <em>France Culture.</em></strong></p>
<p><a href="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/Olivier-Roy.jpg" rel="lightbox[5193]" title="Olivier Roy"><img class="alignleft size-full wp-image-5194" title="Olivier Roy" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/Olivier-Roy.jpg" alt="" width="259" height="195" /></a>Un an après le début du Printemps arabe, ce chercheur incomparable dans le paysage intellectuel français, à la fois philosophe et politologue, a répondu à la question du moment. En alliant, comme toujours, une grande profondeur d&#8217;analyse, un esprit critique très affûté, un solide bon sens, et une remarquable simplicité d&#8217;expression.</p>
<p>L&#8217;heure des islamistes, vainqueurs des élections en Tunisie, au Maroc et en Egypte, aurait sonné?</p>
<p>Oui, mais islamistes ils ne sont plus. <strong>&laquo;&nbsp;Ce sont des post-islamistes&nbsp;&raquo;,</strong> répond Olivier Roy. Même à reculons, ils sont entrés dans le système de la constitution, des élections, des coalitions.</p>
<p>Il dresse le parallèle avec l&#8217;abandon du marxisme par les socialistes en France: les socialistes n&#8217;avaient pas le choix parce que l&#8217;idéologie ne marche pas.</p>
<p>Il dresse aussi le parallèle avec le cheminement des démocrates-chrétiens en Europe :</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Les partis islamistes sont devenus des partis conservateurs de droite, qui s&#8217;appuient sur la défense de valeurs telles quel a famille, la pudeur, etc. plutôt que sur la volonté d&#8217;établir la charia.(&#8230;)  Valeurs que défend la droite religieuse américaine, que défend le parti AK (du Premier ministre Erdogan) en Turquie, que défend le Vatican(&#8230;) Ils sont démocrates et ils ont des valeurs conservatrices-religieuses. C&#8217;est comme cela  que la démocratie chrétienne est rentrée dans le paysage politique en Europe il y a moins d&#8217;un siècle.&nbsp;&raquo;<span id="more-5193"></span></strong></p>
<p>Bref, ils ne seraient pas très éloignés de Christine Boutin.<strong><br />
</strong></p>
<p>Pour Olivier Roy, on lit très mal les événements au sud de la Méditerranée, particulièrement en France, lieu d&#8217;un débat très vif et chargé d&#8217;a prioris sur l&#8217;islam et notre modèle laïc :<strong><br />
</strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;On ne veut pas que le printemps arabe réussisse parce qu&#8217;il réussit, ça veut dire que l&#8217;islam est compatible avec la démocratie, avec l&#8217;Occident, etc.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Ses propos sont évidemment beaucoup plus subtils et nuancés que ces deux phrases de résumés. Aussi, je ne peux que vous inciter à l&#8217;écouter<strong>&#8230;</strong></p>
<p>http://globservateur.blogs.ouest-france.fr/</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2012/01/10/printemps-arabe-lavenement-de-la-democratie-islamique-explique-par-olivier-roy/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;L&#8217;islam a besoin d&#8217;une pensée subversive&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2012/01/04/lislam-a-besoin-dune-pensee-subversive/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2012/01/04/lislam-a-besoin-dune-pensee-subversive/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 13:45:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Avis]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Discussions]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=5124</guid>
		<description><![CDATA[Par Ghaleb Bencheikh et Antoine Sfeir Des manifestants prient face à un char de l&#8217;armée égyptienne, sur la place Tharir, au Caire, en février dernier.REUTERS/Yannis Behrakis La religion du Prophète est-elle un frein à la modernisation des pays arabes? Antoine Sfeir, journaliste et écrivain, débat avec Ghaleb Bencheikh, docteur ès sciences, animateur de l&#8217;émission Islam [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Ghaleb Bencheikh et Antoine Sfeir</p>
<div><img src="http://static.lexpress.fr/medias/1656/848056_anti-government-protesters-pray-next-to-tanks-during-friday-prayers-at-tahrir-square-in-cairo.jpg" alt="&quot;L'islam a besoin d'une pensée subversive&quot;" /></div>
<div>Des manifestants prient face à un char de l&#8217;armée égyptienne, sur la place Tharir, au Caire, en février dernier.REUTERS/Yannis Behrakis</p>
<p>La religion du Prophète est-elle un frein à la modernisation des pays arabes? Antoine Sfeir, journaliste et écrivain, débat avec Ghaleb Bencheikh, docteur ès sciences, animateur de l&#8217;émission Islam sur France 2. L&#8217;un est chrétien, l&#8217;autre musulman, et ils se rejoignent.</p>
<div>
<p><strong>Antoine Sfeir:</strong> Un frein? Oui et non. La modernité a été accélérée à certaines époques et ralentie à d&#8217;autres. Ainsi, il faut rappeler que la naissance de l&#8217;islam a conduit à une véritable révolution. Sur le statut de l&#8217;épouse, par exemple: la femme faisait partie de l&#8217;héritage et, tout à coup, elle devenait héritière. N&#8217;oublions pas, non plus, la dynastie des Omeyyades et la fondation d&#8217;un véritable Etat, avec l&#8217;instauration d&#8217;une monnaie, de papiers d&#8217;identité. Cette modernité va s&#8217;étendre jusqu&#8217;à l&#8217;Andalousie; on y distribuera des terres, les catholiques et les juifs y seront protégés, et cela durera jusqu&#8217;en 1492 et la Reconquista.</p>
<p>A l&#8217;inverse, au XIe siècle, un calife qui affronte des révoltes sociales et religieuses va fermer les portes de l&#8217;interprétation du Coran (ijtihad). Il va décider de retenir seulement quatre écoles et d&#8217;éliminer toutes les autres, y compris celles qui prêchaient la raison. C&#8217;est le début du repli.</p>
<p><strong>Ghaleb Bencheikh:</strong> Autant l&#8217;islam a été un moteur pour la modernité, par exemple, s&#8217;adonner à la science était motivé par des raisons religieuses -il fallait effectuer des calculs de trigonométrie pour observer les croissants lunaires ou encore pour déterminer géographiquement l&#8217;emplacement de La Mecque afin de mener les prières-, autant une forme de régression s&#8217;est installée au fil des siècles. Je ne crois pas que l&#8217;on puisse faire remonter le début de cette stagnation à une date précise. Il y a eu, plutôt, des facteurs convergents. Ils sont d&#8217;abord militaires, avec, entre autres, la bataille de Lépante, en 1571, qui marque la fin de la puissante thalassocratie ottomane après sa défaite contre la flotte chrétienne.</p>
<p>Le deuxième facteur est économique. Il est dû à la découverte du Nouveau Monde et de la circumnavigation qui a conduit à un moindre usage de la route de la Soie, ce qui a appauvri les villes situées sur cet itinéraire commercial. Du coup, les taxes ont augmenté, des troubles ont éclaté et l&#8217;empire s&#8217;est délité.</p>
<p>Enfin, il ne faut pas oublier le facteur culturel. L&#8217;invention de Gutenberg, repoussée par des sultans qui avaient choisi de privilégier leurs calligraphes face à l&#8217;imprimerie, a modifié le rapport de production des textes et des livres. Il était de 1 à 10 en faveur de l&#8217;empire islamique; il est passé de 1 contre 100 pour l&#8217;Occident en l&#8217;espace de quelques décennies.</p>
<p><strong>A. S.:</strong> Le refus de l&#8217;imprimerie va, d&#8217;ailleurs, avoir des conséquences énormes. Pour rattraper le retard, le califat va imprimer et diffuser des ouvrages qui n&#8217;avaient pas été rédigés par des véritables savants, et cela aura des répercussions importantes sur la qualité du savoir dispensé.</p>
<div><img src="http://static.lexpress.fr/medias/1656/848071_d-bat-sfeir-ben-cheik.jpg" alt="Débat Sfeir-Ben Cheikh Antoine Sfeir" width="400" height="200" />Débat Sfeir-Ben Cheikh Antoine SfeirJPGuilloteau/L&#8217;Express</p>
</div>
<p><strong>G. B.:</strong> C&#8217;est exact. Et, se rendant compte de la &laquo;&nbsp;bourde&nbsp;&raquo;, on s&#8217;est mis à diffuser tout et n&#8217;importe quoi, sans précaution. De plus, des ouvrages majeurs qui nécessitent l&#8217;intervention de maîtres pour leur interprétation n&#8217;ont pas été compris. Du coup, une lecture chaotique et anarchique s&#8217;est souvent imposée.</p>
<p><strong>A. S.: </strong>Plus tard, quand la colonisation s&#8217;est produite, elle a été accompagnée par des orientalistes français plutôt proches intellectuellement de ce qui allait devenir la laïcité en France. Des élites ont alors été formées; d&#8217;Alger à Beyrouth, de Damas au Caire. Du coup, ceux qui arracheront l&#8217;indépendance à l&#8217;empire ottoman sont des gens qui, en islam, auront séparé la religion et la foi. On va assister à la création de la citoyenneté. C&#8217;est un moment de grâce, de modernité. Les femmes arabes vont ainsi voter dès 1920, alors que les femmes françaises devront attendre jusqu&#8217;en 1945.</p>
<div>
<div>
<p>Les femmes arabes vont voter dès 1920, alors que les femmes françaises devront attendre jusqu&#8217;en 1945</p>
</div>
</div>
<p>Mais, quand, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le monde arabe est traversé par deux courants d&#8217;opinion -l&#8217;&nbsp;&raquo;umma arabiya&nbsp;&raquo;, portée par un républicain, Nasser, et l&#8217;&nbsp;&raquo;umma islamiya&nbsp;&raquo;-, l&#8217;Occident, les Français et les Britanniques vont préférer s&#8217;allier avec ceux qui ont une lecture rétrograde du Coran.</p>
<p><strong>G. B.:</strong> Je crois, pour ma part, que la colonisation, qui est une abomination, a entraîné une profonde léthargie de la pensée. N&#8217;oublions pas, à titre d&#8217;exemple, que l&#8217;autorité coloniale avait distribué des torches électriques aux marabouts; des lampes qu&#8217;ils actionnaient sous le burnous pour faire croire que la lumière divine se manifestait au peuple crédule, qui se prosternait&#8230;</p>
<p>Pourtant, il y a eu quelques prises de conscience, notamment chez les ulémas algériens. Certains d&#8217;entre eux avaient perçu que la séparation des deux ordres était une marque de progrès, qu&#8217;elle offrait l&#8217;opportunité de sortir du conservatisme, de cesser de considérer la religion comme l&#8217;unique référent identitaire. Rappelons qu&#8217;Abd el-Hamid Ben Badis, président de l&#8217;Association des ulémas algériens, était à la tête des requérants pour que la loi de 1905 fût appliquée en Algérie. Et, paradoxalement, l&#8217;opposition est venue des gouvernements successifs de la République française. Dès l&#8217;abolition du califat, en 1923-1924, certains penseurs arabes et musulmans avaient compris que la séparation des ordres était un progrès essentiel, salutaire.</p>
<p>Mais deux problèmes majeurs étaient apparus. Le premier était d&#8217;ordre sémantique: la laïcité n&#8217;avait pas de traduction dans les langues véhiculaires de la pensée islamique, alors on a essayé de rendre la notion par des barbarismes de type &laquo;&nbsp;scientisme&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;mondité&nbsp;&raquo;. Le second obstacle a été l&#8217;influence des Frères musulmans, en liaison avec le jeu malsain de Fuad Ier, le roi d&#8217;Egypte. Ce dernier a proposé aux Frères musulmans de l&#8217;introniser calife à la place du calife et est allé sciemment à l&#8217;encontre de la modernité que son pays portait alors.</p>
<div>
<h3>&laquo;&nbsp;Ouvrir la porte&nbsp;&raquo;<br />
par Henri Boulas, directeur du Centre culturel jésuite d&#8217;Alexandrie</h3>
<p>&laquo;&nbsp;On assiste aujourd&#8217;hui à une brusque irruption de la modernité. Le xixe siècle a déjà connu un mouvement de ce type, mais il a été interrompu par un effet boomerang, avec la réaction d&#8217;Hassan el-Banna [fondateur des Frères musulmans]. Devant l&#8217;incapacité des différents acteurs à moderniser l&#8217;islam, on a dès lors cherché à islamiser la modernité. Or la notion de modernité est cruciale, pour l&#8217;islam comme pour le christianisme: comment l&#8217;absorber sans se dénaturer?</p>
<p>L&#8217;islam a commencé comme mystique, il a fini comme système en s&#8217;accrochant aux versets médinois. Seules trois décisions peuvent y remédier. D&#8217;abord trancher entre un Coran créé ou incréé (donc figé); ensuite, il y a tant de versets qui abrogent d&#8217;autres versets contradictoires -les médinois abrogent ainsi les mecquois- qu&#8217;il faudrait trancher et revenir aux origines mêmes de l&#8217;islam; enfin, la suspension de la réflexion critique -selon la célèbre formule: &laquo;&nbsp;La porte de l&#8217;islam est fermée&nbsp;&raquo;- doit être remise en cause. De quel droit ferme-t-on encore une telle porte?</p>
</div>
<p><strong>A. S.:</strong> Reste que la modernité de l&#8217;islam existe, mais on n&#8217;en parle peu, comme on parle peu des trains qui arrivent à l&#8217;heure. Savez-vous qu&#8217;une femme, la &laquo;&nbsp;Dame des lumières&nbsp;&raquo;, dirige depuis Istanbul de 8 à 10 millions de croyants. Savez-vous que les Scouts musulmans de France, qui sont rattachés à la fédération des scouts et des éclaireurs, sont devenus la bête noire des islamistes dans les banlieues?</p>
<p><strong>G. B.:</strong> Nous avons, dans l&#8217;histoire de la civilisation islamique, de quoi fonder un véritable humanisme. Pour faire émerger une nouvelle raison, comme le dit si bien Mohammed Arkoun, il nous faut faire preuve d&#8217;une pensée subversive, développer une investigation dévastatrice du patrimoine théologique, qui n&#8217;est qu&#8217;un amoncellement de commentaires sur le commentaire et qu&#8217;on a sacralisé à travers le temps. Cela conduirait à l&#8217;ouverture d&#8217;une nouvelle ère. Le printemps arabe renforce ce bourgeonnement possible. Mais les mots d&#8217;ordre des manifestants: dignité, liberté, démocratie, justice sociale ne doivent pas être détournés. Les jeunes citoyens doivent être vigilants, faire preuve de discernement pour ne pas se faire confisquer leur mouvement&#8230;</p>
<p>http://www.lexpress.fr/</p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2012/01/04/lislam-a-besoin-dune-pensee-subversive/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>« Je m’appelle pas Ben Laden ! » ou l’islamophobie expliquée aux enfants</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2011/09/08/%c2%ab-je-m%e2%80%99appelle-pas-ben-laden-%c2%bb-ou-l%e2%80%99islamophobie-expliquee-aux-enfants/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2011/09/08/%c2%ab-je-m%e2%80%99appelle-pas-ben-laden-%c2%bb-ou-l%e2%80%99islamophobie-expliquee-aux-enfants/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Sep 2011 18:08:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Discussions]]></category>
		<category><![CDATA[Islamophobie]]></category>
		<category><![CDATA[Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[11 septembre]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Laden]]></category>
		<category><![CDATA[islamophobie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=4984</guid>
		<description><![CDATA[Par: Lisa Serero À l’approche des dix ans du 11 septembre, une bande dessinée pour enfants revient sur l’amalgame entre islam et islamisme qui a suivi cet événement marquant. Entretien avec Bernard Chambaz, auteur de la BD. L’histoire raconte l’amitié déchue de deux new-yorkais, Nassir et John, âgés de dix ans le 11 septembre 2001. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Lisa Serero</p>
<div>
<p>À l’approche des dix ans du 11 septembre, une bande dessinée pour enfants revient sur l’amalgame entre islam et islamisme qui a suivi cet événement marquant. Entretien avec Bernard Chambaz, auteur de la BD.</p>
</div>
<div>
<p><strong><img src="http://www.respectmag.com/sites/default/files/images/P_ben_laden_.jpg?1314364441" alt="" width="231" height="317" align="right" hspace="10" vspace="10" /></strong></p>
<p>L’histoire raconte l’amitié déchue de deux new-yorkais, Nassir et John, âgés de dix ans le 11 septembre 2001. L’un est musulman, l’autre est de religion baptiste. Après l’effondrement des tours jumelles, John commence à éviter Nassir, ses parents lui ayant interdit de fréquenter des « Arabes ». Dix ans plus tard, Oussama Ben Laden est exécuté. Nassir se demande si les choses peuvent enfin redevenir comme avant. Destiné aux enfants à partir de huit ans, l’album s’appuie sur des faits réels et s’accompagne de documents d’époque afin d’apporter des points de repère.<strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Comment est née l’idée de cet album pour enfants ?</strong></p>
<p>En évoquant les « dégâts colatéraux » du 11 septembre, notamment vis-à-vis des enfants d’origine arabe dans notre propre pays, nous nous sommes dit qu’un livre était nécessaire pour en parler à l’école ou au sein de la famille. Et relativiser le poids des discours officiels.<strong><br />
</strong></p>
<p><strong>À quelle tranche d’âge s’adresse le livre ?</strong></p>
<p>Je pense qu’il est accessible dès 8 ans, le cœur de l’école primaire, mais que tous les publics peuvent y trouver leur compte… D’autant plus que, parallèlement à l’histoire de cette amitié qui explose, on trouve dans l’album un récit historique en images qui resitue clairement les événements du 11 septembre et ceux qui y ont conduit.<span id="more-4984"></span></p>
<p><strong>Que pensez-vous que les enfants ont retenu du 11 septembre 2001 ?</strong></p>
<p>Les jeunes lecteurs du livre sont nés en ce début des années 2000 si fortement marqué par le 11 septembre. Et je sais que si les enfants sont sensibles à tous les drames de la planète, ils sont aussi sensibles aux discours ambiants. Je pense qu’ils ont retenu du 11 septembre l’horreur d’une telle folie meurtrière bien sûr. Mais le fait de pointer du doigt à cette occasion arabes-musulmans-intégristes-terroristes, dans un insupportable amalgame, a aussi laissé des traces dans leur tête comme souvent dans celle de leurs parents.</p>
<p><strong>Quel message avez-vous voulu faire passer ?</strong></p>
<p>Dans mes livres, pour enfants ou pour adultes, je vise à offrir de la littérature qui mène à s’interroger sur soi et sur le monde, plus qu’à livrer un message. Mais j’espère bien que cette histoire va encourager les enfants à avoir une lecture plus nuancée, plus fine des événements. C’est la question décisive du rapport de l&#8217;histoire individuelle à l&#8217;histoire collective…</p>
<p>http://www.respectmag.com</p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2011/09/08/%c2%ab-je-m%e2%80%99appelle-pas-ben-laden-%c2%bb-ou-l%e2%80%99islamophobie-expliquee-aux-enfants/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sous le signe d&#8217;Ibn Rochd  Le consensus politique comme moyen de régulation des antagonismes sociaux</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2011/08/29/sous-le-signe-dibn-rochd-le-consensus-politique-comme-moyen-de-regulation-des-antagonismes-sociaux/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2011/08/29/sous-le-signe-dibn-rochd-le-consensus-politique-comme-moyen-de-regulation-des-antagonismes-sociaux/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Aug 2011 18:36:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Discussions]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophiques]]></category>
		<category><![CDATA[Sagesses]]></category>
		<category><![CDATA[créativité]]></category>
		<category><![CDATA[débat]]></category>
		<category><![CDATA[échange]]></category>
		<category><![CDATA[Ibn Rochd]]></category>
		<category><![CDATA[précurseur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=4864</guid>
		<description><![CDATA[Ibn Rochd est le produit et le précurseur d’une Méditerranée possible, métissée, baignant dans l’histoire mais nullement prisonnière de dogmes. Sans nostalgie aucune, &#171;&#160;Sous le signe d’Ibn Rochd&#160;&#187; invite au débat, à la créativité et à l’échange. Retour sur un des ateliers reliant la justice et la cité. Ibn Rochd, détail du Triomphe de Saint-Thomas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<h2>Ibn Rochd est le produit et le précurseur d’une Méditerranée possible, métissée, baignant dans l’histoire mais nullement prisonnière de dogmes. Sans nostalgie aucune, &laquo;&nbsp;Sous le signe d’Ibn Rochd&nbsp;&raquo; invite au débat, à la créativité et à l’échange. Retour sur un des ateliers reliant la justice et la cité.</h2>
</div>
<div>
<div><img src="http://www.aufaitmaroc.com/pictures/0016/3943/IbnRochd_2_13052010143515_medium.jpg?1294835822" alt="Ibn Rochd, détail du Triomphe de Saint-Thomas de l'artiste florentin Andrea Bonaiuto./DR" /></p>
<h6 style="text-align: left;">Ibn Rochd, détail du Triomphe de Saint-Thomas de l&#8217;artiste florentin Andrea Bonaiuto./DR</h6>
</div>
<div><img src="http://www.aufaitmaroc.com/pictures/0016/3947/IMG_2331_13052010160928_medium.jpg?1294835817" alt=" Mohamed Nachi, Khaled Al Khamissi, Driss Ksikes et Abdelhay Moudden./ Hicham Zemmar" /></p>
<h6>Mohamed Nachi, Khaled Al Khamissi, Driss Ksikes et Abdelhay Moudden./ Hicham Zemmar<br />
<span class="Apple-style-span" style="font-size: 13px; font-weight: normal;">Capitalisant sur le succès que la première édition avait rencontré l’année dernière, “Sous le signe d’Ibn Rochd” (Averroès), les organisateurs de cette manifestation récidivent avec une deuxième édition toujours sur le sillage de cette même figure emblématique de la pensée arabe.</span></h6>
</div>
</div>
<div>
<p>Pour nous sortir d&#8217;une torpeur intellectuelle confortable, des ateliers animés par de prestigieuses personnalités du monde de la culture nous invitent à la réflexion et au débat autour de thématiques aussi riches que variées: “penser la cité”, “penser la justice”, “penser le beau”… C&#8217;était compter sans l’élément perturbateur du nuage de cendres volcaniques qui s&#8217;est invité de façon impromptue jusque dans cette manifestation pour en chambouler la programmation.</p>
<p>Ce seront donc M. Mohamed Nachi, Professeur de sociologie à l’Institut des sciences humaines et sociales de Liège et M. Michel Péraldi, Directeur du Centre Jacques Berque, qui prendront le relais pour animer conjointement l’atelier du mercredi 12 courant, à la place de M. Michel Guérin.<span id="more-4864"></span></p>
<p>La Justice et la Cité</p>
<p>Et eux nous proposent d’emblée d’élargir la question de la justice en la reliant à la Cité. Un gouvernement peut-il être juste quand il édicte des lois qui ne répondent pas toujours aux attentes des citoyens? Qu’est-ce que la cité? D’abord en tant qu’espace géographique ou comme ordre politique.</p>
<p>Un tantinet provocateur, pour, dit-il “pimenter le débat”,  M. Péraldi fera appel au très controversé penseur allemand Carl Smitt pour définir la cité “comme une forme politique et scénographique de l’être ensemble”: sa façon à lui de pointer du doigt ce qui doit ou non relever du politique.</p>
<p>Une vision complètement inversée puisque l’on passe de la cité pour aborder la politique: qu’est-ce que la politique sinon une sorte d’ajustement progressif, une manière de transformer un problème entre des amis et des ennemis et d&#8217;organiser la vie autour de ces acteurs?</p>
<p>Et aujourd’hui, ces jeux de construction sociale entre amis et ennemis marchent très fort, nous fait-il remarquer, faisant référence à ce qui prévaut en France: pour endiguer la méfiance à l’égard de ses amis, on préfère servir ses ennemis pour les domestiquer.</p>
<p>Il n’en fallait pas plus pour que l’auditoire saisisse la balle au bond!</p>
<p>Si au départ les animateurs ont tenté d’aborder de manière scientifique la question de “La Cité” à travers ses différents prismes, politique, économique, social et culturel, c’est un peu “sous influence”, qu’ils ont été amenés à focaliser leurs interventions sur la gestion politique de la cité dans un contexte conflictuel. Car, comme il fallait s’y attendre, le débat politique qui secoue la France sur la question de l’identité nationale et le port de la burqa, a fini par s’imposer tout naturellement à nos animateurs, qui voyaient bien que l’auditoire les ramenait avec insistance sur ce terrain.</p>
<p>Si la politique c’est l’art de faire des compromis pour arriver à un consensus, il n’en demeure pas moins que la démocratie a besoin de procédures et de règles formelles. Une construction a priori puisque les valeurs et les référentiels sont définis au préalable (exemple de la laïcité pour la République).</p>
<p>L’idée de procédures est alors essentielle, reste que c’est une vision formaliste par rapport à la notion de processus qui lui relève du social.</p>
<p>Comment expliquer que des individus différents décident d’agir en commun pour coordonner ensemble le processus politique?</p>
<p>Le compromis comme moyen de régulation des tensions sociales</p>
<p>Le compromis est un processus, une forme concrète de régulation pour arriver à un accord et à un vivre ensemble. Mais si les compromis existent aussi bien dans la vie sociale que dans la vie publique, comment donc se forment-ils? Il n’existe malheureusement pas de règles permettant d’appréhender comment fonctionnent les compromis historiques et politiques.</p>
<p>Le compromis comme une volonté du vivre ensemble</p>
<p>Quand les groupes sociaux ne partagent pas les mêmes référentiels, il en résulte des conflits et des tensions qui ne peuvent être dissipés et pacifiés que si les uns et les autres acceptent de faire des concessions réciproques.</p>
<p>D’où la nécessité d’impliquer l’ensemble des groupes antagonistes dans la recherche de solutions. Il suffit pourtant que ces groupes soient mus par une volonté de vivre ensemble, une vision commune de l’avenir, pour qu’émerge le compromis. D&#8217;où la nécessité également qu’un tel accord émerge des controverses qui opposent les gens.</p>
<p>Mais le compromis politique n’est jamais définitif comme il n’est jamais équilibré du fait qu’il procède d’une vision éthique de l’idée du bien commun.</p>
<p>Et là, il y a nécessité de distinguer entre éthique de conviction -qui relève du champ des croyances et du religieux- et éthique de responsabilité, mais comme ces deux éthiques ne sont jamais étanches, il y a donc possibilité de composer.</p>
<p>Aux questions: les rapports de force doivent-ils être équilibrés ? Peut-il y avoir compromis en présence d’une quelconque autorité ? Les rapports de force peuvent-ils compromettre le compromis ? Et jusqu’où peut-on aller dans la recherche d’un compromis? Peut-on réussir un compromis quand les groupes sociaux ont des référentiels différents?&#8230;, les animateurs ont voulu conclure ce riche débat sur une note positive en disant que dans tout compromis, il y a toujours, de part et d&#8217;autre, quelque chose à perdre et à gagner. Celui-ci peut cependant apporter une vision plus fructueuse des antagonismes si  ceux-ci font partie du lien social, du besoin de vivre ensemble qui peut-être une solution au compromis.</p>
<p>“L’Homme n’est-il pas un animal social par nature”? se demandait déjà Ibn Rochd.</p>
</div>
<div>
<p>Farida Ouazzani</p>
<p>http://www.aufaitmaroc.com</p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2011/08/29/sous-le-signe-dibn-rochd-le-consensus-politique-comme-moyen-de-regulation-des-antagonismes-sociaux/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un penseur universel: Ibn Rochd la raison</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2011/08/29/un-penseur-universel-ibn-rochd-la-raison/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2011/08/29/un-penseur-universel-ibn-rochd-la-raison/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Aug 2011 14:26:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURELLE]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophiques]]></category>
		<category><![CDATA[REUSSITES]]></category>
		<category><![CDATA[Sagesses]]></category>
		<category><![CDATA[Averroes]]></category>
		<category><![CDATA[civilisation musulmane]]></category>
		<category><![CDATA[Ibn Rochd]]></category>
		<category><![CDATA[penseur universel]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=4860</guid>
		<description><![CDATA[Par Mustapha Cherif Le monde en voie de développement, plus que jamais, a besoin de raison, de science, d’objectivité, pour progresser et faire face aux difficultés. Un immense penseur du XIIe siècle, Ibn Rochd-Averroès, qui a vécu en Andalousie à Cordoue, est considéré comme le symbole de la pensée rationnelle dans l’histoire de la civilisation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Mustapha Cherif</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-4861" title="IbnRochd" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2011/08/IbnRochd.jpg" alt="" width="500" height="390" />Le monde en voie de développement, plus que jamais, a besoin de raison, de science, d’objectivité, pour progresser et faire face aux difficultés. Un immense penseur du XIIe siècle, Ibn Rochd-Averroès, qui a vécu en Andalousie à Cordoue, est considéré comme le symbole de la pensée rationnelle dans l’histoire de la civilisation musulmane. Il faut dire que le chemin emprunté par Ibn Rochd pour traiter de la question de la raison est singulièrement original. Il fut un des meilleurs avocats de la raison et a éclairé le monde par ses travaux. Le philosophe a traité du thème du rapport entre le savoir et l’éthique, entre morale et société, entre raison et sentiment. Cette approche est centrale.</p>
<p>Rien n’est donné d’avance</p>
<p>Le débat entre philosophie et subjectivité, spécificité et universalité, fait jaillir la question de la validité de la vérité universelle et celle de l’autonomie de la raison. Cette autonomie de la raison se réalise, pour Averroès, du fait de la nécessité de saisir objectivement les problèmes du monde. Abderrahmane Badawi, un des historiens de la vie et de l’œuvre Ibn Rochd-Averroès, précise que, pour étudier la question de la Cité juste chez notre philosophe, nous avons son commentaire de La République de Platon et celui de la Rhétorique d’Aristote. L’ouverture, pour Ibn Rochd, se réalise par le fait d’interpréter, d’une manière inconditionnellement rationnelle, une réalité où rien n’est donné d’avance.<span id="more-4860"></span></p>
<p>Il ne s’agit pas de vouloir accorder pour accorder, ni de figer, mais de saisir et de maîtriser la tension entre les différentes dimensions du vivre ensemble où l’autre doit avoir une place éminente, sans qu’on en devienne pour autant l’otage. Cela suppose qu’il soit reconnu que la raison doit pouvoir s’exercer d’une manière inconditionnelle. Penser vrai se fonde sur cette inconditionnalité de la raison, même si l’éclairage du cœur, de l’intuition, a aussi pour but de participer de façon décisive à l’éclosion de l’être libre. De même, obéir à la loi morale universelle, aux principes des devoirs, c’est s’inscrire dans la liberté responsable. Il n’y a pas de liberté sans loi.</p>
<p>La relation sociale dans la Cité a retenu l’attention d’Ibn Rochd d’une manière singulière. Il voulu monter qu’il faut rationaliser les relations sociales. Il a précisé l’importance du lien entre l’individu et la société, le lien social: «L’homme a besoin de l’autre pour acquérir la vertu.» Pour Averroès, l’homme n’a pas la possibilité de percevoir directement la logique, il doit raisonner et s’ouvrir par l’intellect pour être d’abord en accord avec lui. Pour asseoir sa théorie, Averroès se servit de nombreux exemples relatifs au besoin de débat et de dialogue. Pour que l’être humain puisse saisir et voir en signes le sens de la vie, et qu’il puisse apprendre à vivre, il lui reste l’ouverture sur ce qui est. L’intellect passif et la fermeture sont, au contraire, nuisibles; ils constituent des obstacles à la réalisation de la vie.</p>
<p>Ibn Rochd démontre la nécessité du dialogue entre les individus, les peuples et les cultures, par-delà toutes les différences, avec, comme dénominateur commun, la raison, celle-ci devant être à la fois inconditionnelle et éclairée. Il recommande le raisonnement, en respectant le droit à la différence. L’originalité réside dans le fait que la raison fonde l’autonomie et la responsabilité. Elle oriente l’être humain en vue de l’amener à assumer ses responsabilités, de réaliser la justice. Elle permet d’assumer les changements, les transformations et les bouleversements produits par la marche du temps. Elle permet enfin d’accéder, autant que faire se peut, au sens plénier de la vie.</p>
<p>Cultiver le lien social</p>
<p>La nécessité de la culture du lien social, du civisme, est d’une importance capitale quand il s’agit de maîtriser et de dépasser les difficultés du vivre ensemble. Aux yeux d&#8217; Ibn Rochd -Averroès, la raison est l’outil privilégié de cette réalisation, en tant qu’elle précède et détermine la communauté humaine. Avant toutes les déterminations temporelles ou subjectives, le raisonnement est le lien entre les singularités: je me dois de raisonner. Averroès sait que la raison distingue, mais n’oppose pas le subjectif à l’objectif, le sacré au profane, d’autant que le champ du sacré se limite à quelques lieux et symboles. Le but du penseur est de parvenir à une culture universelle de la raison qui habite toute adresse au monde. Cela fait signe à ce que nous appelons aujourd’hui la rationalité universelle.</p>
<p>Ibn Rochd a pensé la dimension du lien, de la jonction dont il décèle les potentialités. Dans sa vision de la société on constate une exigence d’ouverture sur l’autre, sur la base de la raison quand il s’agit de dépasser les tensions. Selon Ibn Rochd, la raison permet le recul, la distance et la nécessité de penser, mais encore il y voit un élément central dans le dessein de bâtir une société équilibrée. L’injonction que souligne Ibn Rochd, c’est celle de donner une réponse sans conditions préalables, qui ne soit soumise ni à quelque influence ni à quelque obligation de limite. La raison est cette réponse objective, nous dit le philosophe. Il faut répondre à soi-même, répondre au monde, répondre à l’autre. Quoi que nous disions, quoi que nous fassions, nous répondons au monde et nous répondons du monde: telle est notre responsabilité. Rien ne doit donc théoriquement conditionner notre attitude en face du monde, afin de faire du bien et dépasser la subjectivité.</p>
<p>Raisonner est une responsabilité, une marque d’inconditionnalité pour parvenir à la bonne gouvernance. Dans la fidélité à Ibn Rochd, on peut aujourd’hui affirmer qu’on ne comprendrait rien au monde si on confondait la raison et le cœur, le sens et la logique, le même et le différent. Opposer sans nuances, confondre sans retenue, voilà qui n’est pas objectif. Des penseurs majeurs, comme Averroès, n’ont pas évité le problème clef du lien social et le besoin de gérer sur des bases saines, tout en réfléchissant sur les thèmes de moralité en relation directe avec le problème éthique. Interpréter, débattre, rechercher des solutions efficientes est un devoir pour servir l’intérêt général. «L’interprétation vraie, nous dit Ibn Rochd, est le dépôt dont fut chargé l’homme.» (Fasl el maqual) Le recul et la distance sont les voies qui appellent à une lecture susceptible de nous aider à saisir le sens du monde, de notre humanité et à trouver des réponses justes pour progresser et se développer. La raison s’adresse à l’être humain; la visée est sans ambiguïté: toute l’humanité est concernée, nul n’a le monopole du développement.</p>
<p>Distinguer</p>
<p>Ibn Rochd a démontré la nécessité de distinguer, de reconnaître que le fait de penser ne devait souffrir aucune frontière ou confusion, ni limite préalable et, en même temps, que la relation d’échanges avec les autres était la condition incontournable de la recherche de la vérité: «Ce serait un devoir pour nous de commencer par l’étude et, pour le chercheur suivant, de demander secours au précédent, cela jusqu&#8217;à ce que la connaissance fût parfaite (…) Il est clair que c’est un devoir pour nous de nous aider dans notre étude de ce qu’ont dit, sur ce sujet, ceux qui l’ont étudié avant nous, qu’ils appartiennent ou non à la même religion que nous (…) Il suffit qu’ils remplissent les conditions de validité.» ( Fasl el maqual)</p>
<p>Les conditions de validité d’accès à l’universel, c’est encore, de nos jours, le problème. En cherchant à cerner la question du lien social, Ibn Rochd a pour souci de cerner la question de la société juste et, par là, le dépassement des antagonismes produits par les différences entre les cultures. En traitant du rapport entre philosophie et culture, il ne cherche pas seulement à les accorder, comme la tradition et l’orientalisme le répètent. Il y a là un moment majeur de la pensée confrontée à la difficulté de la validité de la vérité: «La vérité ne saurait être contraire à la vérité; elle s’accorde avec elle et témoigne en sa faveur» (Fasl el maqual), proclame Ibn Rochd.</p>
<p>L’accès à la vérité universelle passe par une sorte de comparution devant la raison. N’est pas universel qui veut. La pensée d’Ibn Rochd remet en cause, du même coup, ceux qui imposent des conditions, pratiquent la fermeture, l’opposition et le rejet, et ceux qui se complaisent dans une prétendue conciliation qui n’assume pas la cohérence universelle. Les termes décisifs, dans cette œuvre, sont les verbes lier, joindre, mettre en rapport (wasl), et distinguer, séparer (fasl). Il s’agit bien de distinguer sans opposer, ou de joindre sans confondre, tout ce qui, dans l&#8217;articulation, peut faire sens, pour aboutir à une forme d’inconditionnalité.</p>
<p>La société du savoir</p>
<p>L’acte de penser a pour tâche de prendre conscience simultanément de ces mouvements et de les mettre en relation, de manière à garder une perspective objective. Ibn Rochd considère que s’ouvrir à la raison sans condition et sans préalable est le bon moyen de se développer, connaître objectivement le monde, par l’œuvre d’art on connaît l’artisan, dit-il. Il s’agit de permettre à chacun de dépasser les limites et les conditions imposées par la subjectivité, sans violenter ce niveau naturel. Ibn Rochd montre que non seulement la raison invite à la connaissance, mais encore qu’il en fait une condition sine qua non pour que les humains correspondent, dans la mesure du possible, à ce qui est requis d’eux. Sa pensée est plus que jamais d’actualité; elle nous aide à faire face raisonnablement à la difficulté complexe de vivre de manière responsable, développée, civilisée.</p>
<p>Pour Ibn Rochd, la raison est aussi sensibilité, lieu de la jonction, de la rencontre entre les dimensions essentielles de la vie. L’accueil de la raison, de l’universel est un acte de l’humanité vraie. Raisonner ce n’est point abdiquer ou renoncer au mystère, c’est au contraire prendre conscience, s’élever, de manière responsable, en faisant le lien. Une raison qui n’est pas hospitalière, qui ne fait pas le lien, qui ne vise pas l’intérêt général, est en rupture avec ce qui est requis de la condition humaine. S’instruire, se cultiver, raisonner est la voie pour devenir autonome tout en gardant en vue le bien commun.</p>
<p>Ibn Rochd avait pour souci de maintenir vivant un point de contact entre la raison et la réalité. Il s’agissait pour lui de se développer sur des bases solides, de conjoindre la singularité, la différence et l’universel. L’intuition du cœur comme acte de confiance et l’acte de raisonner comme engagement que l’on doit assumer pour assumer la vie en société. D’où l’importance de donner la priorité à l’éducation, à la culture, à la société du savoir.</p>
<p>Ecrit par : MC</p>
<p>http://commentjevoislemonde.blogs.nouvelobs.com</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2011/08/29/un-penseur-universel-ibn-rochd-la-raison/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LA LUTTE CONTRE LE ROUKOUD EN ISLAM : L&#8217;apport des penseurs musulmans</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2011/08/29/la-lutte-contre-le-roukoud-en-islam-lapport-des-penseurs-musulmans/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2011/08/29/la-lutte-contre-le-roukoud-en-islam-lapport-des-penseurs-musulmans/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Aug 2011 11:20:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Avis]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Discussions]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Sagesses]]></category>
		<category><![CDATA[apport]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[occident malade]]></category>
		<category><![CDATA[penseurs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=4853</guid>
		<description><![CDATA[« Plutôt que d´interroger, nous nous interrogeons sur l´avenir de l´homme en général et de l´Occident en particulier puisque c´est lui qui dominera le monde matériel. Cet Occident est malade de son intelligence. Il a beau être savant, il n´arrive pas à saisir une vérité essentielle tant il est vrai qu´il est assoiffé de conquête [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Plutôt que d´interroger, nous nous interrogeons sur l´avenir de l´homme en général et de l´Occident en particulier puisque c´est lui qui dominera le monde matériel. Cet Occident est malade de son intelligence. Il a beau être savant, il n´arrive pas à saisir une vérité essentielle tant il est vrai qu´il est assoiffé de conquête et de pouvoir, aveuglé par l´illusion de sa puissance, prônant l´argent pour Dieu&#8230;. (&#8230;)»</p>
<p>L&#8217;Emir Abd El Kader dans Kitâb al mawâkif</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-4854" title="Amir-Aek" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2011/08/Amir-Aek.jpg" alt="" width="320" height="500" />Depuis plus de huit siècles, l&#8217;Islam a progressivement laissé se perdre son référent cultuel, intellectuel, culturel pour la civilisation humaine au profit d&#8217;un mimétisme d&#8217;un monde occidental sûr de lui et se voulant le seul détenteur du sens prônant un «magister dixit», au besoin, par la force. Si les causes du déclin sont connues et en grande partie dues à l&#8217;instrumentalisation par le politique du sacré pour des stratégies de pouvoir, cette contribution a pour ambition de décrire et sans être exhaustif, l&#8217;apport indéniable de penseurs musulmans qui ont, chacun à sa façon, tenté de réagir contre cette nuit de l&#8217;intellect, en combattant aussi avec les armes de l&#8217;esprit un Occident qui fait de la civilisation matérielle le but ultime de son apport, reléguant l&#8217;homme à un «produit marchand» dans une société chrétienne largement sécularisée.</p>
<p>Le XXe siècle s´est, comme on le sait, clôturé sur de grandes interrogations. On peut dire que le XXIe s´est provisoirement clôturé le 11 septembre 2001. Nous voilà au troisième millénaire avec une mondialisation-laminoir dimensionnée pour les plus nantis, quelles que soient d´ailleurs leurs latitudes. En Occident, où le sécularisme a, pendant deux siècles, éloigné l´homme de sa dimension transcendantale, l´individu est en pleine errance spirituelle, il en est à se bricoler une spiritualité. En puisant dans le supermarché du «croire», ce qui correspond le plus à ses aspirations. Cette errance religieuse induite par le millénarisme, amène à une autre servitude qui attend l&#8217;individu-sujet. C´est l´asservissement au marché, au libéralisme sauvage. Pierre Bourdieu a bien raison de concevoir le libéralisme comme un programme de «destruction des structures collectives» et de promotion d´un nouvel ordre fondé sur le culte de «l´individu seul mais libre».(1).</p>
<p>Il est important de connaître l&#8217;apport de quelques penseurs musulmans. Nous avons choisi de parler de l&#8217;Emir Abdelkader, de Djamel Eddine El Afghani, de Mohamed Iqbal. Chacun à sa façon a tenté d&#8217;expliciter les causes du déclin, et les conditions d&#8217;une re-naissance de la civilisation islamique.</p>
<p>L&#8217;Emir Abd El Kader, l&#8217;Homme d&#8217;Etat et l&#8217;Homme de Dieu<span id="more-4853"></span></p>
<p>Beaucoup d´écrits ont été rapportés pour décrire la personnalité de l´Emir, à la fois Homme d´Etat, et Homme de Dieu, humaniste avant l´heure. Le sacerdoce de l´Emir à la fois sur le plan patriotique et spirituel est pour nous une source inépuisable et un modèle applicable plus que jamais à la situation que nous vivons. Pour Jacques Berque: «Les écrits d&#8217;Abd El Kader nous incitent à poser une question sur l´histoire littéraire, sur la renaissance arabo-musulmane et répondre qu&#8217;Abd El Kader fut le précurseur de la Nahda, car il fut l´un de ceux qui ont contribué dès lors, au renouvellement de la pensée, c´est-à-dire l´un des promoteurs de la première Renaissance qui a dû servir dans le futur».(2)</p>
<p>L&#8217;Emir met ainsi en cause des principes fondamentaux de la nouvelle civilisation. Il estime que l&#8217;Occident, qui a acquis de puissants moyens de domination, n´a pas toute la sagesse (celle qui relève du spirituel) pour régenter le monde. Il ne mesure pas, nous dit-il, les conséquences de ses décisions qui pourraient bien se retourner contre lui et contre le reste de l´humanité: jugement prémonitoire s´il en fût!</p>
<p>Jacques Berque écrit: «En tant qu´écrivain, c´est dans El Maouakif que je vois les qualités de style, de lyrisme qui animent au sublime et le recours à des images d´une verdeur, qui n´est pas celle que l´on retrouve habituellement chez les écrivains mystiques. Il apporte, dans le domaine de la spéculation religieuse, une énergie, une couleur, un goût du concret extraordinaires. Et je dirais même, que si tout le monde parle de Nahda, de la Renaissance, je crois que la vraie Nahda est celle des personnages comme l&#8217;Emir.»(2) Dans ses écrits, l´Emir prend nettement ses distances avec la nouvelle vision «séculariste» du monde selon laquelle les affaires humaines relèvent du domaine exclusif de la raison. Cependant, l´Emir s´émerveille des progrès réalisés par les savants européens usant de leur «esprit d´application pratique». Il estime que l&#8217;Occident, qui a acquis de puissants moyens de domination, n´a pas toute la sagesse pour régenter le monde. Cette malnutrition spirituelle de l´homme ne lui permet pas d´exploiter rationnellement sa culture technique. Elle lui donne les pouvoirs d´un Géant pour satisfaire les besoins d´un nain pervers.(3)</p>
<p>Djamel Eddine Al Afghani</p>
<p>Sayyid Jamâl Al-Dîn al-Afghâni est né en octobre 1838 à Assadâbâd (Afghanistan), un district de la province de Kunar en Afghanistan dans une famille sunnite. Djamel Eddine Al Afghani est surtout connu en Occident par sa réponse élégante et sans concession au discours de Renan à la Sorbonne le 29 mars 1883. Ce dernier déniait à l&#8217;Islam tout apport à la civilisation universelle ajoutant que le fatalisme est l&#8217;une des causes d&#8217;une arriération du monde musulman. Dans sa réponse à Renan, Al Afghani commence par expliquer, que les religions sont une nécessité pour le genre humain, et qu&#8217;aucune nation à son origine n&#8217;est capable de se laisser guider par la raison pure. (&#8230;)Il est incontestable que la race arabe a marqué son passage dans le monde, non seulement par le feu et le sang, mais par des oeuvres brillantes et fécondes qui prouvent son goût pour la science, pour toutes les sciences, y compris la philosophie. Al Afghani a consacré le principal de sa réponse à démontrer par des exemples et des faits historiques, que les Arabes, l&#8217;Islam et la civilisation islamique sont un ensemble indivisible. Les Arabes tout ignorants et barbares qu&#8217;ils fussent à leur origine reprirent ce qui avait été abandonné par des nations civilisées, ranimèrent les sciences éteintes, les développèrent et leur donnèrent un éclat qu&#8217;elles n&#8217;avaient jamais eu. N&#8217;est-ce pas là l&#8217;indice et la preuve de leur amour naturel pour les sciences?</p>
<p>(&#8230;) Les Français, les Allemands et les Anglais, n&#8217;étaient pas aussi éloignés de Rome et de Byzance que les Arabes dont la capitale était Baghdad. Il leur était donc plus facile d&#8217;exploiter les trésors scientifiques qui étaient enfouis dans ces deux grandes villes. Ils n&#8217;ont tenté aucun effort dans ce sens jusqu&#8217;au jour où la civilisation arabe vint éclairer de ses reflets les sommets des Pyrénées et verser ses lumières et ses richesses sur l&#8217;Occident. (&#8230;) La science, si belle qu&#8217;elle soit, ne satisfait pas complètement l&#8217;humanité qui a soif d&#8217;idéal et qui aime planer dans des régions obscures et lointaines que les philosophes et les savants ne peuvent ni apercevoir ni explorer. L&#8217;humanité a aussi bien besoin des sciences que des religions. C&#8217;est la leçon, conclut l&#8217;universitaire tunisien Mohamed Hadad qu&#8217;a tiré Al Afghani de l&#8217;histoire. Il plaide pour une deuxième naissance (une renaissance) de la civilisation arabe en usant des mêmes moyens qui ont permis à ces ancêtres de bâtir cette grande civilisation, à savoir l&#8217;amour naturel des sciences et l&#8217;Islam.(4)</p>
<p>Dans une brillante contribution, Mohamed Tahar Bensaada nous décrit le sacerdoce de Djamel Eddine Al Afghani. Il écrit: «Djamel Eddine Al Afghani n&#8217;a pas hésité à bousculer les idées reçues et les tabous les mieux gardés. Les interprétations littéralistes des épigones des diverses écoles juridiques musulmanes furent déclassées par cet esprit exigeant et révolutionnaire. L&#8217;esclavage et la minorité de la femme furent réprouvés au nom d&#8217;une relecture révolutionnaire du Coran et de la Tradition. Contre l&#8217;envahisseur britannique, Al Afghani n&#8217;a pas seulement appelé à la résistance. (..) A cet égard, l&#8217;oeuvre de Djamel Eddine Al Afghani peut nous servir de modèle au sens où après abstraction du contenu historique dépassé, on se concentrera sur les principes méthodologiques qui lui ont permis de prendre en charge les problématiques de son temps. A titre d&#8217;exemple, il ne s&#8217;agit plus aujourd&#8217;hui de lutter contre le colonialisme mais contre un néo-colonialisme encore plus pernicieux (même une invasion comme l&#8217;invasion américaine de l&#8217;Irak ou la guerre de la coalition atlantique contre la Libye posent en fait des problèmes autrement plus complexes que les invasions coloniales du XIXe siècle, sans parler de la colonisation israélienne en Palestine qui pose également des problèmes inédits que le mouvement national palestinien a intérêt à prendre en compte en vue d&#8217;accélérer le processus de libération.» (5)</p>
<p>«Dans son oeuvre réformatrice et émancipatrice, poursuit Mohamed Tahar Bensaada, Al Afghani a tenté de faire la synthèse de deux mouvements très différents: le premier consiste dans une réappropriation critique du patrimoine musulman classique grâce, notamment à la mise en exergue de sa dimension rationnelle (d&#8217;où l&#8217;interprétation stupide des orientalistes qui ont vu dans cet effort un éloignement de la foi musulmane!). Le second mouvement consiste dans une intégration vigilante des acquis scientifiques et techniques de la civilisation européenne. En fait, cette posture intellectuelle continue d&#8217;être celle des courants réformistes qui cherchent à réconcilier un Islam plus ou moins rationalisé et une modernité saisie dans le seul registre matériel. Cette posture «conciliatrice» apparaît désormais, fort simpliste au regard des enjeux philosophiques et sociétaux contemporains. Il ne suffit plus aujourd&#8217;hui, d&#8217;appeler au mariage de la «spiritualité» musulmane avec la «civilisation» matérielle occidentale pour dégager une perspective islamique moderne. Pas plus qu&#8217;on ne peut réduire la civilisation capitaliste occidentale à sa technique, on ne saurait sérieusement réduire l&#8217;Islam à sa dimension spirituelle. L&#8217;effort intellectuel devrait aujourd&#8217;hui se pencher sur les ressorts anthropologiques aussi bien de l&#8217;homo oeconomicus du capitalisme que de l&#8217;homo islamicus de l&#8217;islam social-historique contemporain. Un travail réflexif gigantesque nous attend si on veut réellement atteindre l&#8217;objectif recherché de la réintégration authentique et critique de la subjectivité musulmane dans le monde.»(5)</p>
<p>Mohammed Iqbal</p>
<p>Mohammad Iqbal né le 9 novembre 1877 dans le Pendjab, en Inde britannique (Pakistan actuel) &#8211; décédé le 21 avril 1938). Mohammad Iqbal se distingue par son talent de poète. Iqbal profite de son expérience européenne pour rencontrer, notamment Bergson et Louis Massignon. Élu à l&#8217;Assemblée législative du Pendjab en 1927, Iqbal se fait le défenseur de l&#8217;idée d&#8217;un État musulman dans le nord-ouest du sous-continent indien. Il mourut le 21 avril 1938. Mohamed Iqbal a «reconstruit» la pensée religieuse dans une optique dynamique créatrice et heureuse. Son oeuvre maîtresse est sans aucun doute Reconstruire la pensée religieuse de l&#8217;Islam. Cette oeuvre majeure, traduite en français par Eva de Vitray-Meyerovitch (1909-1999), fait un état des lieux de la pensée musulmane et de son apport à la pensée universelle. Pour Iqbal, le but principal du Coran est «d&#8217;éveiller en l&#8217;homme une conscience plus haute de ses multiples relations avec Dieu et l&#8217;univers. Cette philosophie originale trouve sa source dans le Coran et l&#8217;exemple du prophète Mahomet. Elle insiste sur l&#8217;idée que l&#8217;homme ne peut s&#8217;épanouir que dans un climat de liberté, car l&#8217;esclavage empêche toute possibilité de création. Elle appelle l&#8217;homme à trouver le juste milieu entre sa vie spirituelle et sa vie temporelle.»(6)</p>
<p>Le Livre de l&#8217;Eternité, (Djâvid-Nâma) traduit aussi par E. de Vitray-Meyerovitch est une autre oeuvre maîtresse de Muhammad Iqbal. Elle n&#8217;en demeure pas moins essentielle pour le dialogue entre l&#8217;Orient et l&#8217;Occident. «Pour Iqbal, l&#8217;imitation de l&#8217;Occident a eu pour effet que l&#8217;Orient s&#8217;est perdu lui-même; il faut maintenant que ses peuples apprennent à critiquer l&#8217;Occident! Le secret de la puissance occidentale n&#8217;est pas dans le luth ou la guitare, ni dans les charmes de ses belles au frais visage, ni dans les jambes nues, ni dans les cheveux coupés! Sa force ne provient pas de son irréligiosité, son progrès n&#8217;est pas dû non plus à l&#8217;écriture latine: la force de l&#8217;Occident vient de l&#8217;art et de la science, sa lampe est éclairée par cette seule flamme. La connaissance ne dépend pas de la mode de vos vêtements; un turban ne constitue pas un obstacle à l&#8217;art et à la science. Pour la science et l&#8217;art, ô jeune homme hardi! il faut un cerveau, non des vêtements européens. (..) Si tu as une pensée agile, cela suffit; si tu as un esprit perspicace, cela suffit! C&#8217;est au cours des veillées à la lumière de la lampe qu&#8217;on trouve la science, l&#8217;art et la sagesse. Nul n&#8217;a mis de frontières au royaume de la connaissance, mais on ne peut le parcourir sans une lutte continue. (&#8230;) La science est difficile: ils[les Turcs ndR] se contentent des amusements. Par paresse, ils cherchent la facilité, leur nature n&#8217;accepte que ce qui est facile. Mais chercher le facile, dans ce vieux monde, cela signifie que l&#8217;âme a quitté le corps!»(7)</p>
<p>« (&#8230;) Choisis mon maître Rûmî comme compagnon de route, afin que Dieu t&#8217;accorde le désir et la ferveur; car Rûmî distingue et connaît l&#8217;écorce et le noyau. Son pied se pose fermement sur la route qui mène à l&#8217;Ami. (..) Les hommes ont appris à danser, avec leur corps, en récitant ses paroles, mais leurs yeux ne se sont pas ouverts à la danse de l&#8217;âme! La danse du corps fait tourbillonner la poussière, la danse de l&#8217;âme bouleverse les cieux; la science et la sagesse proviennent de la danse de l&#8217;âme, la terre et le ciel proviennent eux aussi de cette danse. (&#8230;) O toi qui es la paix de mon âme impatiente, si tu prends part à la danse de l&#8217;âme, je te dirai, le secret de la religion de Mohammad; pour toi, jusque dans ma tombe, j&#8217;adresserai à Dieu des prières! »(7)</p>
<p>On le voit, on retrouve dans les écrits d&#8217;Iqbal la sagesse de la sourate de Loqman. En définitive, l&#8217;humanité domestiquée, régulée, communiant dans le culte du corps, conduit à un extraordinaire gâchis; l´homme y a perdu ses dimensions proprement humaines. Devenu un matricule anonyme, informatisé à outrance, ses possibilités intellectuelles, son génome, ses performances physiques sont les seuls paramètres que lui demande la Société cybernétisée. Son aptitude à la générosité, son amour du prochain, ses interrogations métaphysiques ou religieuses n´entrent pas en ligne de compte dans son classement social. L´homme saura-t-il, surmonter sa dimension matérialiste pour aller vers l´absolu? La question nous est posée.</p>
<p>1.P.Bourdieu: L´essence du libéralisme, Le Monde diplomatique mars 1998</p>
<p>2.J.Berque. El Moudjahid. L&#8217;Emir Abdelkader. 26 avril 1981</p>
<p>3.Chems Eddine Chitour http://www.alterinfo.net/L-Emir-Abdelkader-Un-homme-un-destin-un-message_a20230.html 29 ami 2008</p>
<p>4.Mohamed Hadad http://bassemkhlaf. space-blogs.com/blog-note/22697/le-debat-depasse-entre-renan-et-al-afghani.html 16 09 2007</p>
<p>5.Mohamed Tahar Bensaada http://oumma.com/Hommage-a-Jamal-Eddine-alAfghani?utm_source=Oumma +Media&amp;utm_campaign=0dade681b1 RSS_EMAIL_ Campaign&amp;utm_medium=email 22 juillet 2011)</p>
<p>6.Mohamed Iqbal:Encyclopédie Wikipédia</p>
<p>7.Mohammad Iqbal et son fils Djâvid, le destinataire du Livre de l&#8217;Éternité http://www.moncelon.com/iqbal3.htm</p>
<p>Professeur Chems Eddine Chitour</p>
<p>Ecole Polytechnique Alger enp-edu.dz<br />
20:07 Publié dans tolérance, aller vers la science, harmonie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ijtihad, savoir, tolérance, empathie bonheur de l&#8217;homme</p>
<p>http://commentjevoislemonde.blogs.nouvelobs.com</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2011/08/29/la-lutte-contre-le-roukoud-en-islam-lapport-des-penseurs-musulmans/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La liberté religieuse recule dans le monde</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2011/08/28/la-liberte-religieuse-recule-dans-le-monde/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2011/08/28/la-liberte-religieuse-recule-dans-le-monde/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 28 Aug 2011 17:45:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Avis]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Discussions]]></category>
		<category><![CDATA[Haine]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Religieuses]]></category>
		<category><![CDATA[liberté religieuse]]></category>
		<category><![CDATA[monde]]></category>
		<category><![CDATA[recul]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=4828</guid>
		<description><![CDATA[JACKIE FRANK ET VICKI ALLEN , WASHINGTON Un rapport américain souligne l’augmentation des violences à caractère religieux et le recul des libertés confessionnelles dans le monde au cours des cinq dernières années. Une tendance nettement présente dans les pays du Sud mais aussi en Europe, en France et en Angleterre notamment. Un groupe de recherche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>JACKIE FRANK ET VICKI ALLEN , WASHINGTON</p>
<table cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td align="center">
<div id="gallery"><img class="alignleft" src="http://medya.todayszaman.com/fransa/2011/08/18/p9.jpg" alt="" width="582" height="291" border="0" /></div>
<div id="gallery" style="text-align: left;"><span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px;"><br />
</span></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Un rapport américain souligne l’augmentation des violences à caractère religieux et le recul des libertés confessionnelles dans le monde au cours des cinq dernières années. Une tendance nettement présente dans les pays du Sud mais aussi en Europe, en France et en Angleterre notamment.</p>
<p>Un groupe de recherche américain affirme que près d’un tiers de la population mondiale vit dans des pays où la pratique libre d’une religion est de plus en plus difficile. Le centre de recherche Pew sur la religion et la vie publique a remarqué que les restrictions gouvernementales et l’hostilité du public vis-à-vis de certaines religions ont progressé entre 2006 et 2009 dans certains pays. Selon le rapport « sur les trois années sur lesquelles portent l’étude, l’étendue de la violence et des mauvais traitements pour des raisons religieuses ont diminué dans quelques endroits, mais augmenté dans un grand nombre de cas. » En effet, seulement 1 % de la population vit dans des pays où la tolérance religieuse est en progression. Une hausse importante de l’hostilité publique est visible en Chine, au Nigéria, en Thaïlande, au Vietnam et en Grande-Bretagne tandis que des restrictions gouvernementales ont fortement augmenté en Egypte et en France. Le centre de recherche Pew a étudié les lois et les politiques gouvernementales qui visent à bannir certaines croyances, à limiter les prêches, qui interdisent la conversion et qui favorisent certaines religions.</p>
<p>Des chiffres élevés mais stables</p>
<p>Les données utilisées pour mesurer cette hostilité sont les violences sectaires, l’interdiction de porter certaines tenues religieuses ainsi que d’autres formes d’intimidations. Les pays les plus hostiles et qui prônent les mesures les plus restrictives vis-à-vis de certaines religions sont l’Inde, le Pakistan, l’Indonésie, l’Egypte, l’Iran, le Myanmar, la Russie, la Turquie, le Vietnam, le Nigeria et le Bangladesh, même si dans la plupart de ces pays aucune hausse significative n’a été observée entre 2006 et 2009. En 2009, des personnes ont été tuées, battues, emprisonnées, déplacées de chez elles ou ont perdu tous leurs biens suite à des représailles gouvernementales pour des raisons religieuses dans 101 pays. En 2008, le nombre de pays impliqués dans ces violences étaient de 91. Des violences collectives se sont déroulées dans 52 pays en 2009, ce chiffre étant de 38 l’année précédente. La haine religieuse et les préjugés ont entraîné des violences sur des personnes dans 142 pays sur les 198 étudiés, mais ce chiffre reste stable par rapport à l’année 2008. Selon le Centre de recherche Pew</p>
<p>« dans 74 pays, des groupes terroristes extrémistes ont été actifs entre 2006 et 2009 » et des violences ont eu lieu dans la moitié de ces pays au cours de l’année 2009.</p>
<p>Peur autour de la démographie musulmane</p>
<p>Les chrétiens et les musulmans, les deux groupes religieux les plus présents dans le monde, ont été harcelés dans la plupart des pays. D’autres groupes ont été aussi victimes d’intimidations. Les juifs, qui représentent moins de 1 % de la population mondiale, ont connu des restrictions ou des intimidations dans 75 pays. Dans cinq pays européens : la Grande-Bretagne, le Danemark, la Russie, la Suède et la Bulgarie, les tensions religieuses se sont cristallisées autour de l’augmentation rapide de la population musulmane. D’autre part, l’antisémitisme et l’antagonisme vis-à-vis de certaines minorités ont augmenté.</p>
<p>http://fr.zaman.com.tr</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2011/08/28/la-liberte-religieuse-recule-dans-le-monde/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La femme dans les traditions arabo-musulmanes</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2011/08/28/la-femme-dans-les-traditions-arabo-musulmanes/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2011/08/28/la-femme-dans-les-traditions-arabo-musulmanes/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 28 Aug 2011 16:58:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Discussions]]></category>
		<category><![CDATA[Européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Religieuses]]></category>
		<category><![CDATA[Sagesses]]></category>
		<category><![CDATA[separated]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=4817</guid>
		<description><![CDATA[La tradition hébraïque du péché originel accusait Eve, tentée par Satan, d’avoir tenté à son tour son époux Adam ; le Coran leur a attribué, à tous deux, égalité de faute. En dépit de cette attitude identique des deux sexes devant les tentations de Satan, la tradition arabo-musulmane a  frappé la femme d’infériorité. Lorsque l’Islam entra en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La tradition hébraïque du péché originel accusait Eve, tentée par Satan, d’avoir tenté à son tour son époux Adam ; le Coran leur a attribué, à tous deux, égalité de faute. En dépit de cette attitude identique des deux sexes devant les tentations de Satan, la tradition arabo-musulmane a  frappé la femme d’infériorité. Lorsque l’Islam entra en contact avec les juifs, les chrétiens et les mages, il réussit à intégrer leurs conceptions religieuses qui ne tardèrent pas à ressusciter sous des formes musulmanes. C’est ainsi qu’on rapporte que Moïse, conversant avec Satan, obtint de lui un conseil qui consiste à ne jamais rester seul avec une femme, car le diable qui s’y trouve pourra l’induire en tentation.</p>
<p><a href="http://akhbardounia.files.wordpress.com/2010/09/fatima-au-carnaval.gif" rel="lightbox[4817]" title="Fatima-au-carnaval"><img title="Fatima-au-carnaval" src="http://akhbardounia.files.wordpress.com/2010/09/fatima-au-carnaval.gif?w=60&amp;h=90" alt="" width="60" height="90" /></a>Ceci dit, la question de la femme est toujours d’actualité et devient inévitable chaque fois qu’on aborde l’Islam devant un public occidental. Les arabo-musulmans qui reviennent souvent sur ce sujet avec passion, escamotent curieusement les analyses, les interrogations et les réflexions neuves touchant notamment l’apport du Coran à ce sujet. Ils évitent les vraies questions en ne cessant de répéter que le Coran a amélioré le statut de la femme en l’élevant à la même dignité spirituelle que celle de l’homme, ou que la femme en « Islam » n’est pas soumise, comme sa consœur en Occident, à une dure compétition sociale et économique avec l’homme. Arguments qu’on entend d’ailleurs souvent chez les musulmans qui militent pour un modèle islamique de société.</p>
<p>Les occidentaux, à l’inverse, soulignent l’infériorité de la femme dans les sociétés musulmanes : polygamie, répudiation, voile, ségrégation des sexes, réclusion ou enfermement dans les tâches domestiques, dépendance à l’égard du mari, incapacités juridiques, etc. <span id="more-4817"></span><!--more--></p>
<p>Pourtant, dans ces arguments objectifs et subjectifs on néglige ou on refuse de partir de données communes à la condition féminine dans toutes les sociétés, données qui, en dépit de nombreux efforts d’émancipation, notamment en Occident moderne, persistent encore.</p>
<p>Notons qu’à son avènement, le Coran trouvait une situation si fortement établie depuis belle lurette qu’il ne parvenait pas à modifier sur l’essentiel : les structures élémentaires de la parenté, le contrôle de la sexualité, l’héritage, l’intégrité du corps, l’accès aux avantages sociaux, culturels et politiques… qui, dans beaucoup de groupes sociaux, continuent d’être réglés par des coutumes étrangères aux indications du Coran et aux normes du droit musulman ; d’ailleurs, même au Yémen ou en Arabie, berceau de l’Islam, le droit bédouin n’a pas été entièrement éliminé par le droit musulman. Or, nous savons tous, le rôle joué par les structures élémentaires de la parenté dans la circulation des biens, des pouvoirs, des personnes dans une société. Les échanges de femmes obéissent à des stratégies d’enrichissement, de domination, d’autoprotection qui dépassent l’intérêt de la personne échangée. La sécurité de l’individu est liée à la puissance du clan qui assure sa protection ; contrairement à l’homme qui ne quitte jamais la famille, la femme peut passer dans un autre clan pour sceller une alliance. Voilà pourquoi le contrôle de la sexualité des femmes est rigoureusement défini dans le code de l’honneur qui continue à s’imposer dans bien des sociétés méditerranéennes patriarcales de tradition chrétienne ou musulmane. Dès lors, la question la plus pertinente à propos du statut de la femme est de savoir jusqu’à quel point les nouvelles  dispositions introduites par le Coran ont-elles pu modifier le fonctionnement des structures élémentaires de la parenté, et non pas seulement certaines dispositions juridiques et le cadre éthique et religieux des systèmes antérieurs ?  La situation et le statut de la femme dans le monde arabo-musulman montrent bien que le Coran a plutôt agi sur la dignité de la personne plus que sur les structures élémentaires de la parenté. Malheureusement, il est vrai qu’il manque terriblement des études sociologiques et anthropologiques précises de l’application du droit musulman dans chaque société pouvant permettre de répondre à la distinction entre le poids de l’influence des structures et la modification par le Coran du cadre éthique et religieux du fonctionnement d’échange des personnes et des biens.</p>
<p><a href="http://akhbardounia.files.wordpress.com/2010/09/jetaime.jpeg" rel="lightbox[4817]" title="jetaime"><img title="jetaime" src="http://akhbardounia.files.wordpress.com/2010/09/jetaime.jpeg?w=150&amp;h=97" alt="" width="150" height="97" /></a>Bref, par sa condition biologique qui la voue à la reproduction de la vie, donc à la circulation du bien le plus précieux dans toute société, la femme a partout fait l’objet de stratégies de la part des hommes qui ont le monopole du contrôle de la circulation des biens et des rapports de force entre familles, clans et tribus. L’apparition de la pilule contraceptive a permis à l’émancipation de la condition féminine d’atteindre le niveau fondamental des stratégies aussi anciennes que les sociétés humaines. Et nous connaissons tous, les débats psychologiques et psychanalytiques autour de la « libération » sexuelle et tous les tabous qui l’ont réprimée, contrôlée avec un code implacable qualifié d’«éthique» et de «religieux».</p>
<p>Les conditions historiques, culturelles, politiques, économiques, démographiques…, où ces débats commencent à voir le jour dans les sociétés musulmanes invitent à la prudence  afin d’éviter de prononcer en toute hâte des condamnations catégoriques à la manière des «féministes» légitimement révoltées, ou, au contraire faire des discours péremptoires en vue de protéger un statut divin et supérieur à tout ce que les hommes ont conçu ailleurs. Ainsi donc, il n’y a rien de plus complexe et de plus dérisoire que d’engager des discussions sur les versets coraniques qui parlent de polygamie, de répudiation, d’héritage, de supériorité de l’homme sur la femme, de voile, de mariage licite et illicite. Tous ces versets ont déjà fait l’objet d’explications juridiques de la part des exégètes, fondateurs d’écoles, tel que Shâfi’i, etc. Toutefois, aucun de ces « oulémas » n’a été capable de relativiser ces versets en les mettant en rapport avec les conditions historiques qui prévalaient au temps du Prophète.</p>
<p>C’est dans  les perspectives ouvertes par cette problématique dans les sociétés arabo-musulmanes actuelles que les femmes qui travaillent sont poussées par leur condition, à être plus avancées que les hommes et sont amenées à transgresser les limites qui leur sont imparties par le pouvoir patriarcal. Ainsi donc, elles ont plus à revendiquer que les autres groupes sociaux opprimés et font peur aux hommes qui sont prêts à les soumettre à une nouvelle servitude, islamistes entre autres, plutôt que les reconnaître comme leurs égales. A part Bourguiba, aucun dirigeant arabe n’a eu l’audace de prendre des mesures en faveur des femmes. Ni Nasser, ni le Baâs n’ont osé rien entreprendre au bénéfice de ces dernières. Tout le monde s’est accordé pour les mettre au travail dans les champs, dans les bureaux et à l’usine, mais personne n’a songé à rompre avec le passé et à leur reconnaître des droits. Mais néanmoins, certains intellectuels arabo-musulmans avaient osé étudier le Prophète Mohamed et le Coran comme éléments relevant de l’analyse historique en remettant ainsi en cause non seulement le fonctionnement des structures élémentaires de parenté, mais également tout l’édifice sur lequel repose la législation musulmane, c’est-à-dire l’autorité religieuse.</p>
<p>Contrairement à certaines études récentes, des chercheurs arabo-musulmans ont mis le doigt sur l’origine du mal en signalant « qu’un lien assez étroit lie le problème de la réclusion à celui des classes ». De même, dans le <em>Harem politique,</em> la marocaine Fatima MERNISSI n’a pas pris suffisamment en compte la genèse historique de l’Islam, le milieu dans lequel il a éclos et s’est épanoui, l’influence des ambitions individuelles, de la position sociale des chefs et des luttes de factions sur son devenir. Chercher à opposer un «<em>hadith</em>» à un autre, c’est contribuer, inévitablement, à sacraliser le texte et à en faire la référence ultime. En effet, en restant au niveau du texte, la pensée et la réflexion critiques peuvent se trouver coincées et contaminées par le point de vue qu’elles critiquent.</p>
<p>Historiquement, il est à rappeler que c’est dans les villes musulmanes que les femmes ont été asservies. L’irruption de la masse des femmes esclaves, consécutives aux conquêtes, a totalement bouleversé la société arabo-musulmane, au lendemain de l’Islam. L’existence de la femme «libre» va être réglée comme le contraire de la femme «esclave» (<em>jariya</em>). Les hommes vont donner libre cours à leurs fantasmes avec les <em>jawari,</em> c’est-à-dire les esclaves, et leurs femmes seront réduites au statut de «mère des enfants» (Oum al-awlad). Dans la société abbasside, les femmes esclaves seront de loin plus cultivées, plus libres et plus recherchées que les femmes dites libres.</p>
<p>C’est à nouveau des villes que partent, à présent, les mouvements de libération des femmes. Au Maghreb, il ya des milliers de femmes, de jeunes adolescentes qui sortent des milieux populaires, qui ont une éducation arabe plus qu’européenne et qui luttent pour leur émancipation sans avoir en tête le modèle occidental, mais simplement le refus de l’autorité du père, du frère, du mari ou, tout simplement, de cet establishment religieux que forment les muftis et les «<em>khatib</em>» de certaines mass-média et des mosquées.</p>
<p>Le drame de la femme arabo-musulmane fait toujours partie de l’actualité. Et, les progressistes et les démocrates qui répondent aux partisans de son asservissement en ce début du 21<sup>ème</sup> siècle sont pris en « otages », persécutés par des gouvernants et les islamistes qui n’hésitent pas à ordonner l’autodafé de leurs livres interdits. Voilà qui en dit long sur le sable mouvant dans lequel s’enfoncent les sociétés arabo-musulmanes et leurs idéologues réactionnaires et obscurantistes. Mais malgré tout cela, les démocrates et les progressistes continueront aussi longtemps qu’il faudra, à combattre, avec des arguments connus, des pouvoirs en place qui laissent les islamistes façonner, par une sorte d’esprit persuasif ou dissuasif, la jeunesse et exigent des intellectuels de s’abstenir de toucher à la question religieuse.</p>
<p>CHATAR  Saïd</p>
<p>http://akhbardounia.wordpress.com</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2011/08/28/la-femme-dans-les-traditions-arabo-musulmanes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’Islam au delà des Musulmans</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2011/08/26/l%e2%80%99islam-au-dela-des-musulmans/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2011/08/26/l%e2%80%99islam-au-dela-des-musulmans/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 12:32:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Discussions]]></category>
		<category><![CDATA[Haine]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Islamophobie]]></category>
		<category><![CDATA[Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Religieuses]]></category>
		<category><![CDATA[amalgame]]></category>
		<category><![CDATA[détracteurs]]></category>
		<category><![CDATA[faussaires]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=4794</guid>
		<description><![CDATA[Écrit par Ilyess N’est pas Musulman qui veut et, par excès ou par défaut, les faussaires ne manquent pas. Les détracteurs malhonnêtes de l’Islam ont beau jeu de récupérer les délits de certains malfaiteurs pour savamment entretenir les amalgames d’avec la religion dont ils sont issus ou dont ils se réclament.  « Une fourmi ayant piqué [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><span class="Apple-style-span" style="line-height: normal;">Écrit par Ilyess</span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span class="Apple-style-span" style="line-height: normal;"><img src="http://www.uam93.com/images/stories/dyl.jpg" alt="" border="0" /></span></span></p>
<p align="justify">N’est pas Musulman qui veut et, par excès ou par défaut, les faussaires ne manquent pas. Les détracteurs malhonnêtes de l’Islam ont beau jeu de récupérer les délits de certains malfaiteurs pour savamment entretenir les amalgames d’avec la religion dont ils sont issus ou dont ils se réclament.</p>
<p> « <em>Une fourmi ayant piqué l&#8217;un des Prophètes, il ordonna de brûler la fourmilière. Alors DIEU lui révéla: &laquo;&nbsp;Pour une seule fourmi qui t&#8217;a piqué, tu as brûlé tout un peuple qui louait DIEU</em> (1) ! » Personne ne songe à exterminer toutes les volailles de la terre pour être un jour tombé sur un oeuf pourri, mais tous ceux qui ont un différend avec le moindre « muzz (2) » s’obstinent à mettre en cause le monde musulman tout entier. S’il est légitime de blâmer les exactions des malfaiteurs, il est profondément injuste de généraliser et de s’en prévaloir pour remettre en cause la justesse de la religion de leurs pères. Les Musulmans s’estiment détenteurs de LA Vérité mais, à l’instar des tenants des révélations antérieures, certains d’entre eux ne sont parfois pas moins exempts de ces contradictions qui navrent leurs coreligionnaires et confortent leurs détracteurs. Nombreux sont désormais les clichés véhiculés par les identitaires, les médias, les manuels d’histoire revisitée, les politiciens et autres politologues, les orientalistes, la colonisation et les missionnaires, etc… Et les préjugés ne sont pas moindres, aggravés par la mauvaise foi, sur la base de critères égoïstes et racistes inavoués, générés par des crises économiques et politiques, par l’immigration, le mauvais comportement de certains ressortissants musulmans et l’exacerbation de leurs faits divers.</p>
<p align="justify"><span id="more-4794"></span><br />
Il ne suffit pas de se déclarer Musulman ou de se considérer comme tel pour l&#8217;être incontestablement : « <em>Le fornicateur ne reste pas Croyant au moment où il fornique, le consommateur d’alcool ne reste pas Croyant au moment où il le consomme, le voleur ne reste pas Croyant au moment où il vole, le pillard à son propre compte ne reste pas Croyant au moment où il s’approprie la chose pillée alors que les (autres) gens lèvent leurs regards vers lui</em>&nbsp;&raquo; (3) ». L&#8217;Islam n’est pas un héritage, un titre ou un diplôme qu’on obtient définitivement mais une qualité qui, faute d&#8217;entretien, s’édulcore aussi facilement qu&#8217;elle s&#8217;acquiert et le Prophète Mohammed ( ص) a fustigé sans ménagements ces comportements blâmables qui participent à la déchéance provisoire ou définitive de la « <em>nationalité</em> » musulmane : « Quatre choses, lorsqu&#8217;elles se rencontrent chez un individu, en font un parfait hypocrite : Mentir quand il parle, manquer à sa promesse, trahir les engagements pris, être de mauvaise foi lorsqu&#8217;il pactise. Celui chez qui se trouve une seule de ces quatre choses sera atteint de quelque hypocrisie jusqu&#8217;au moment où il s&#8217;en sera débarrassé&nbsp;&raquo; (4) ».</p>
<p>Pour exercer durablement, un médecin doit connaître et pratiquer convenablement la médecine et il en va de même pour un avocat avec le droit. Pour être conventionnés, ils doivent se conformer à une déontologie contraignante pour eux mais sécurisante pour leurs clients. En Occident, on réclame tout à fait l’inverse des Musulmans qui ne sont appréciés que lorsqu’ils prennent des libertés et des distances avec leurs dogmes, en crachant dans la chorba. Les meilleurs interlocuteurs sont les « modérés » qui, en contravention avec leur propre doctrine, par faiblesse ou par tactique, singent les agissements les plus absurdes des « mâles dominants » : « <em>Et les Juifs ne seront jamais contents de toi, les Nazaréens (Chrétiens) non plus, jusqu&#8217;à ce que tu suives leur religion. &#8211; Dis : &laquo;&nbsp;La guidée de DIEU, oui, voilà la guidée</em>.&nbsp;&raquo; Et si tu suis leurs passions après qu’il t’est venu de la science, tu ne trouveras en DIEU patron ni secoureur (5) ». Malgré tout, si moults Musulmans traditionnels sont désobéissants envers certains préceptes de leur religion, par défaut ou par paresse, ils n’apostasient guère, même en l’absence de toute coercition ou pression sociale. Il est significatif de constater que, si certains ont pu délaisser temporairement certaines pratiques cultuelles, par ambition, par orgueil ou pour profiter de la vie, ils finissent sur le tard par revenir volontiers à leur foi originelle. Et, quand bien même ce ne serait pas, DIEU ne fait-Il pas en sorte de substituer aux irréductibles renégats qui persistent à négliger ce trésor qu’est l’Islam d’autres protagonistes qui l’apprécient comme il se doit (6) ?</p>
<p align="justify"><strong><em>Daniel-Youssof Leclercq</em></strong></p>
<p align="justify"><strong>1</strong> <strong>Boukhary 56/153/1<br />
2</strong> Sobriquet attribué aux néo-musulmans par les identitaires de tous bords et autres islamophobes.<br />
<strong>3</strong> <strong>Boukhary 46/30/2, 74/1/4, 86/1/1, 86/6/1, 86/20/2,3</strong> «…et il ne tue pas alors qu’il est Croyant. » (<strong>Boukhary 86/20/2</strong>)<br />
<strong>4</strong> <strong>Boukhary 58/17/1 et aussi 46/17/1 – 52/28/2 – 55/8/1<br />
5</strong> <strong>Coran 2 :120<br />
6</strong> « Et donc vous tournez le dos&#8230; voilà que je vous ai transmis ce avec quoi j’ai été envoyé vers vous. Et mon Seigneur remplacera votre peuple par un autre, tandis que vous ne pourrez en rien LUI nuire. Oui, mon Seigneur, est gardien sur toute chose&nbsp;&raquo;. » (<strong>Coran 11 :57</strong>) « Et si vous tournez le dos, IL s’occupera de vous remplacer par un autre peuple. Puis ceux-ci ne seront pas vos pareils ! » (<strong>Coran 47 :38</strong>) « <em>Ho, les croyants ! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion&#8230; DIEU va faire venir un peuple qu&#8217;IL aime et qui L&#8217;aime, modeste envers les croyants et fort envers les mécréants et qui lutte dans le sentier de DIEU et qui ne craint le blâme d&#8217;aucun blâmeur. C’est la grâce de DIEU. IL la donne à qui IL veut. Et DIEU est immense, savant.</em> » (<strong>Coran 5 :54</strong>)</p>
<p align="justify">http://www.uam93.com</p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span class="Apple-style-span" style="line-height: normal;"><br />
</span></span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2011/08/26/l%e2%80%99islam-au-dela-des-musulmans/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La circoncision réduit le taux de transmission du VIH</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2011/08/02/la-circoncision-reduit-le-taux-de-transmission-du-vih/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2011/08/02/la-circoncision-reduit-le-taux-de-transmission-du-vih/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Aug 2011 14:09:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Religieuses]]></category>
		<category><![CDATA[circoncision]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[Sida]]></category>
		<category><![CDATA[VIH]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=4547</guid>
		<description><![CDATA[Une nouvelle étude portant sur une population supérieure à 100.000 sujets confirme que la circoncision réduit bien le risque de transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), responsable du Sida. L’Agence nationale de recherches sur le Sida et les hépatites virales (ANRS) vient d’en publier les résultats, lors de la conférence de l’International AIDS Society, cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4548" title="circoncision-reduit-taux-transmission" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2011/08/circoncision-reduit-taux-transmission.jpg" alt="" width="315" height="315" /></p>
<p>Une nouvelle étude portant sur une population supérieure à 100.000 sujets confirme que la circoncision réduit bien le risque de transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), responsable du Sida. L’Agence nationale de recherches sur le Sida et les hépatites virales (ANRS) vient d’en publier les résultats, lors de la conférence de l’<em>International AIDS Society</em>, cette semaine à Rome.</p>
<p>L’étude a porté sur une population de 110.000 adultes dans le bidonville d’Orange Farm, en Afrique du Sud. Elle a été conduite entre 2007 et 2010. «<em>Le projet consistait à proposer une circoncision gratuite et médicalisée à tous les volontaires âgés d’au moins 15 ans </em>», indique l’ANRS. Plus de 20.000 circoncisions ont été effectuées.</p>
<h6><span style="font-size: 13px; font-weight: normal;"><strong>La circoncision réduit l&#8217;épidémie de VIH</strong></span></h6>
<p>« <em>Chez les hommes circoncis, la prévalence du VIH est inférieure de 55 % et l’incidence du VIH est 76 % plus faible </em>», souligne l’ANRS. Pour Bertrand Auvert, principal auteur de ce travail, « <em>cette étude démontre que la circoncision permet de réduire l’épidémie de l’infection à VIH dans les communautés fortement infectées </em>». Par ailleurs, ces résultats sont similaires à ceux qui ont été observés dans d’autres essais.</p>
<p>« <em>Cette étude marque une étape importante qui confirme les essais cliniquesrandomisés, mais cette fois-ci à l’échelle d’une communauté, dans la vraie vie</em>», souligne Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS. « <em>La circoncision masculine est capable de protéger partiellement mais fortement les hommes du VIH</em> ». À noter que la généralisation de la circoncision se poursuit à Orange Farm.</p>
<p>La protection n&#8217;est donc pas totale et, comme il a été plusieurs fois précisé lors de la conférence à Rome, la nouvelle ne doit pas remettre en cause les autres moyens de protection.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/vih-la-circoncision-reduit-le-taux-de-transmission_31616/">Source</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2011/08/02/la-circoncision-reduit-le-taux-de-transmission-du-vih/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Halde fait son dépôt de bilan</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2011/05/09/la-halde-fait-son-depot-de-bilan/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2011/05/09/la-halde-fait-son-depot-de-bilan/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 May 2011 17:30:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Discussions]]></category>
		<category><![CDATA[Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[halde]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=4515</guid>
		<description><![CDATA[Sept ans après sa création, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) publiait vendredi son dernier rapport pour l’année 2010, avant de se fondre dans le futur Défenseur des droits. En effet, depuis le 1er mai, la Halde a perdu son autonomie pour rentrer, de façon plus anonyme, dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2011/05/Halde.jpg" rel="lightbox[4515]" title="FRANCE  SARKOZY"><img src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2011/05/Halde.jpg" alt="" title="FRANCE  SARKOZY" width="582" height="291" class="alignleft size-full wp-image-4516" /></a></p>
<p>Sept ans après sa création, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) publiait vendredi son dernier rapport pour l’année 2010, avant de se fondre dans le futur Défenseur des droits.</p>
<p>En effet, depuis le 1er mai, la Halde a perdu son autonomie pour rentrer, de façon plus anonyme, dans le giron du Défenseur des droits, instance prévue par la révision constitutionnelle de 2008. Tout n’a pas forcément été rose pour elle. En septembre 2010, un rapport de la Cour des comptes avait éreinté la gestion du président d’alors, Louis Schweitzer, dénonçant notamment les dépenses de communication de 6,2 millions d’euros et le loyer annuel de plus de 1,83 million d’euros. Critiquée par des députés UMP pour ses dépenses « exorbitantes », la Halde a vu ses crédits gelés par l’Assemblée nationale pour le budget 2011. Elle demandait une nouvelle augmentation de 344.000 euros de son budget, établi à 11,9 millions d’euros. La Halde a néanmoins milité avec succès en faveur de la scolarité des enfants handicapés, de l’égalité de traitement dans le travail pour les femmes enceintes ou tout récemment contre la « discrimination à l’adresse. » Son absorption par le Défenseur des droits fait craindre à certaines associations qu’avec celui-ci, « seul doté du pouvoir de décision », la société civile ne disparaisse du paysage, faute d’un comité consultatif, susceptible de faire le lien entre l’institution et les organisations et associations.</p>
<p>http://www.zamanfrance.fr/fr/newsDetail_getNewsById.action?newsId=5162</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2011/05/09/la-halde-fait-son-depot-de-bilan/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011&#8243; : Plus de 80 ambassadeurs attendus à la cérémonie d’ouverture</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2011/04/11/tlemcen-capitale-de-la-culture-islamique-2011-plus-de-80-ambassadeurs-attendus-a-la-ceremonie-d%e2%80%99ouverture/</link>
		<comments>http://www.halalmagazine.com/2011/04/11/tlemcen-capitale-de-la-culture-islamique-2011-plus-de-80-ambassadeurs-attendus-a-la-ceremonie-d%e2%80%99ouverture/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Apr 2011 17:27:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Avis]]></category>
		<category><![CDATA[CONFERENCES]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURELLE]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Internationale]]></category>
		<category><![CDATA[REUSSITES]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.halalmagazine.com/?p=4412</guid>
		<description><![CDATA[Plus de 80 ambassadeurs accrédités en Algérie sont attendus à la cérémonie d’ouverture officielle de la manifestation &#171;&#160;Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011&#8243;, le 16 avril. D.R Plus de 80 ambassadeurs accrédités en Algérie sont attendus à la cérémonie d’ouverture officielle de la manifestation &#171;&#160;Tlemcen,  capitale de la culture islamique 2011&#8243;, le 16 avril, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plus de 80 ambassadeurs accrédités en Algérie sont attendus à la  cérémonie d’ouverture officielle de la manifestation &laquo;&nbsp;Tlemcen,  capitale  de la culture islamique 2011&#8243;, le 16 avril.</p>
<div>
<div><img src="http://www.elmoudjahid.com/temp/fr/actualite2%5B10903%5D.jpg" alt="" /> D.R</div>
<div id="text_article">
<p>Plus de 80 ambassadeurs accrédités en Algérie sont attendus à la  cérémonie d’ouverture officielle de la manifestation &laquo;&nbsp;Tlemcen,  capitale  de la culture islamique 2011&#8243;, le 16 avril, a annoncé hier, le wali.    Il a affirmé, lors d’une rencontre d’information, organisée en  présence  des autorités locales, des élus et des représentants de la société   civile, que &laquo;&nbsp;toutes les conditions sont réunies pour garantir le bon  déroulement  de cette manifestation qui accueillera des délégations de  pays frères et amis&nbsp;&raquo;.    Après avoir mis en exergue les infrastructures  réalisées en prévision de cette manifestation, à l’instar du palais de  la culture, du centre des études  andalouses, du théâtre de plein air et  du Centre culturel islamique, le chef  de l’exécutif de wilaya, a  souligné que &laquo;&nbsp;Tlemcen a été choisie capitale de la  culture islamique  car elle remplit les conditions pour cela et dispose de toutes  les  potentialités scientifiques et culturelles ainsi que les moyens  nécessaires  pour abriter une telle manifestation dans les meilleures  conditions&nbsp;&raquo;.<br />
Il a ajouté qu&#8217;en plus, la wilaya a enregistré, ces dernières années,   un bond qualitatif en matière de développement.    La cérémonie  d’ouverture officielle de la manifestation &laquo;&nbsp;Tlemcen,  capitale de la  culture islamique 2011&#8243;, le 16 avril courant, sera marquée par  un  programme d&#8217;animation grandiose au niveau du plateau &laquo;&nbsp;Lalla Setti&nbsp;&raquo;  surplombant  Tlemcen.<br />
La phase nationale de cette manifestation a eu lieu le 15 février  dernier à l’occasion de la célébration du Mawlid Ennabaoui.</p>
<p><strong>http://www.elmoudjahid.com/</strong></p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.halalmagazine.com/2011/04/11/tlemcen-capitale-de-la-culture-islamique-2011-plus-de-80-ambassadeurs-attendus-a-la-ceremonie-d%e2%80%99ouverture/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

