Archive for the ‘Discussions’ Category
Le recensement religieux : l’islam
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Culture, Histoire, Islam, Nationale le 7th avril 2011
Comment est-il possible d’estimer le nombre de musulmans en France ? Thomas Vampouille, journaliste au Figaro.fr s’est penché sur la question . Marie-Audrey Demayo a lu cet article pour StreetGeneration.
Thomas Vampouille rappelle que depuis 1872, la loi française interdit toute question relative à la religion pendant les recensements réalisés par les organismes, comme pour appuyer cette première loi, une seconde datant du 6 janvier 1978, renforce cette conception de laïcité. Et pourtant on constate qu’il est effectivement possible de détourner la loi et d’avoir des chiffres. Effectivement le journaliste du Figaro affirme que les sondages ne sont pas concernés par ces lois. Les organismes publics tels que l’INED ou l’INSEE, ne le sont pas non plus. La voie est libre pour cette course au recensement religieux. Le leader français des études marketing et d’opinion (TNS Sofres) recensait 3% de la population française en 2007, 4% pour le CSA et un chiffre de 5,8% pour l’IFOP.  En 2010, les deux organismes publics l’INSEE et l’INED, recensent 2,1 millions de musulmans « déclarés » en France. En revanche Thomas Vampouille ajoute, que le ministre de l’intérieur Claude Guéant affirme que la France compte 5 à 6 millions de musulmans, d’après la place Beauvau en juin 2010. Pour cela, le gouvernement passe par l’origine géographique des personnes et non l’appartenance religieuse. Toutes les personnes venant d’un pays à dominante musulmane ont été comptabilisés comme étant musulman. Le ministère déclare que 33% des 5 à 6 millions sont croyants et pratiquants, soit les 2 millions recensés par les sondages de l’INSEE et l’INED.
http://streetgeneration.fr/
Laïcité, un débat qui tend vers l’islamophobie
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Islamophobie, Nationale le 6th avril 2011
Par Melissa Ramanou
Le « tête-à -tête malsain » du ministre « avec Marine Le Pen » comme le nomme le numéro deux du PS, Harlem Désir, est désertée par le Conseil français du culte musulman (CFCM) et l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), le ministre de l’Intérieur Claude Guéant  a ravivé la polémique, en déclarant que l’augmentation du nombre de fidèles musulmans depuis 1905 était problématique « C’est vrai que l’accroissement du nombre des fidèles de cette religion, un certain nombre de comportements, posent problème. »

SOS Racisme a annoncé qu’il allait porter plainte contre le ministre une décision que l’organisation dit : « irrévocable ». Dominique Sopo président de l’asociation a fustigé des « propos qui stigmatisent une population en raison de son origine » et jugé qu’ils visent en fait « la population arabo-musulmane ».
« Je pense que c’est plus grave que ce qu’on a reproché à Brice Hortefeux », le prédécesseur de Claude Guéant, a poursuivi Dominique Sopo. « On a là quelqu’un qui très calmement prononce ces propos pour que l’on comprenne bien ce qu’il est en train de dire. »
Pour Jean-Paul Alduy, sénateur UMP proche de Jean-Louis Borloo, « la loi sur la laïcité est totalement suffisante. Il faut juste l’appliquer. Les préfets peuvent demander que les prières de rue ne se fassent pas sur l’espace public ». Ce débat mène selon l’élu de Perpignan à « une stigmatisation inévitable de l’Islam » qui fait « les choux gras du FN ». Patrice Gélard, sénateur UMP de Seine-Maritime, ne veut pas « perdre son temps. Ce n’est pas la peine ».
Hugues Portelli, sénateur UMP du Val-d’Oise, n’ira « sûrement pas » au débat. « Il n’y a pas lieu de débattre. Il n’y a pas de problème de laïcité. C’est une très mauvaise idée. C’est très mal ressenti par les musulmans », pense le sénateur, qui a rencontré Claude Guéant il y a quelques jours : « Il m’a dit que ce sera 2 heures de débat et c’est tout ».
Et pourtant l’objectif de l’organisateur de l’évènement : le patron de l’UMP Jean-François Copé est de donner une vision positive de la laïcité. Il assume pleinement sa volonté d’apporter de nouvelles « réponses concrètes » à la « vieille antienne de l’extrême droite » consistant à dire que « tout existe déjà  » ou à « dénoncer les problèmes sans apporter de solutions ».
Pourtant ce code ne sera adopté qu’après 2012, il serait fâcheux après ses nombreux coups durs pour la majorité, de se voir désavoué  (si cela est encore possible) en cas de rejet du code.
http://www.planetecampus.com/
Produits halal, « beauté noire »… Et si c’était ça l’intégration?
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Consommation, Culture, CULTURELLE, ECONOMIQUE, Halal, Loisirs, PRODUITS, REUSSITES, Sagesses le 5th avril 2011
Mai Lam Nguyen-Conan, auteur et spécialiste du marketing ethnique © DR / Michalon / TF1 NewsLa diversité, les mélanges, c’est sa vie, depuis une enfance entre le Laos et la Normandie. Après quinze années passées au sein de directions marketing dans de grands groupes internationaux, Mai Lam Nguyen-Conan en a même fait son métier. Pour l’Institut Viavoice, elle conseille désormais entreprises et organisations sur les meilleures pratiques en la matière. Dans un livre qui vient de paraître, elle démonte les idées reçues sur le « marketing ethnique ». Sa conviction, c’est que le halal et d’autres produits à destination de minorités, si souvent décriés, sont en réalité de formidables signes d’intégration. Mai Lam Nguyen-Conan nous explique pourquoi.
TF1 News : Le marketing ethnique, c’est quoi?
Mai Lam Nguyen-Conan, auteur : Cela reste du marketing et cela consiste à développer des produits, des campagnes de communication, des réseaux de distribution en adéquation avec des consommateurs…  Sa particularité, c’est qu’il est à destination des minorités visibles dans les pays développés.
TF1 News : D’où vient cette tendance ?
M. L. N-C. : Le marketing ethnique est né aux Etats-Unis car c’est un pays où la lutte des Noirs pour les libertés civiques a été très importante. Il y a eu une revendication forte d’une spécificité ethnique et identitaire qu’est l’afro-américanisme, prolongée dans le monde universitaire avec les Cultural Studies. Mais c’est l’arrivée massive d’autres minorités – hispaniques et asiatiques – qui a tout changé. Les entreprises ont alors réalisé que des populations autrefois minoritaires, un marché de niche, sont devenues majoritaires dans certains Etats, comme la Californie. Alors qu’elles vendaient auparavant à tous le monde les mêmes produits, elles ont décidé de s’adapter à chacun, par exemple en utilisant sa langue d’origine. C’est cela la révolution du marketing ethnique.
TF1 News : Progressivement, cela a essaimé dans le monde entier…
M. L. N-C. : Oui, car des multinationales comme L’Oréal, Nestlé ou Carrefour, pensent leur marketing au niveau mondial. Ils ne se limitent pas aux frontières nationales. Par exemple, L’Oréal va s’intéresser aux populations aux peaux noires ou basanées sur l’ensemble du globe. Ce qu’ils vont faire avec leur marque Soft SheenCarson aux Etats-Unis, va être décliné en France ou en Afrique, avec des adaptations, comme un niveau de prix différent. Avant  de se lancer en France, Nestlé s’est aussi beaucoup servi de son expertise sur le halal car une des ses marques, Maggi, était déjà très présente en Malaysie et en Indonésie. Lire le reste…
Faut-il craindre le marketing ethnique?
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Consommation, Culture, ECONOMIQUE, Halal, Nationale, NOUVEAUTE, PRODUITS, REUSSITES, Sagesses le 5th avril 2011
Par Claire Chartier
Quick halal, produits de beauté pour peaux noires… La pratique se développe en France. Entre stratégie commerciale et pratique discriminatoire, le marketing ethnique suscite le débat. Que pensez-vous de ce type d’argument de vente?
D’un côté, des minorités ethniques de plus en plus visibles et de plus en plus désireuses d’assouvir leurs goûts « à elles » au moment de se mettre à table, de se coiffer ou de s’acheter une crème de beauté. De l’autre, de grandes ou petites entreprises, alléchées par ce nouvel horizon de prospérité, qui ne demandent qu’à les satisfaire.
Hormis cette petite affiche, difficile de différencier ce Quick halal d’un autre.
LEXPRESS.fr / Aurélien Chartendrault
La chaîne Quick en est ainsi à une vingtaine de restaurants halal en France. Le « marketing ethnique », formule de plus en plus en vogue, serait-il en train de nous mener, mine de rien, sur la pente périlleuse du communautarisme? Robert Rochefort le redoute, au contraire de Mai Lam Nguyen-Conan, consultante en marketing d’origine vietnamienne, qui ose une thèse hardie sur le sujet (1): les stratégies développées par les enseignes pour cibler les minorités en partant de leurs besoins luttent, peut-être mieux que tout autre dispositif sociopolitique, contre les discriminations. Consommer pour s’intégrer?
http://www.lexpress.fr/
Certification halal: les clefs pour comprendre
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Consommation, Européenne, Fraude, Halal, Haram, Nationale le 5th avril 2011
Anne-Katell Mousset
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À l’export, un des enjeux des industriels agroalimentaires est de concevoir des produits halal typiquement français comme par exemple des bières désalcoolisés, des cannelés au rhum sans alcool ou des crêpes halal. |
Le marché français des produits halal est estimé à 4 milliards d’euros par an (source : Xerfi). Définition, certification, distribution : quels sont les enjeux clés de ce marché ? Éléments de réponse grâce à un panel d’experts intervenus lors d’une d’une réunion à la Chambre de commerce et d’industrie de Bretagne à Lorient.
Halal vs Haram
Dans la religion musulmane, les produits halal sont à opposer aux produits haram. Halal signifie tout simplement « licite » pour le consommateur musulman selon les préceptes religieux. Parmi les interdits majeurs : le porc qui suscite une très forte aversion et, dans une moindre mesure, l’alcool. Pour le reste, les interprétations sont diverses et relèvent de la théologie. C’est cette absence de définition unique qui empêche la création d’un standard international et même, en ce qui concerne la France, d’une norme nationale. Comme l’explique Bruno Bernard, expert en commerce international et créateur de la certification halal émise par la Chambre de commerce de l’industrie belge : « Il y a dans le halal plusieurs vérités. Ce qui est halal dans une région du monde ne le sera pas dans un autre. Il n’y a donc pas une solution unique, mais des solutions ». Le halal est un concept religieux. Mais, on parle ici de production et de commerce. Pour Bruno Bernard : « il faut appréhender cette certification avec une logique de respect et de l’éthique, sinon s’est voué à l’échec. Mais il ne faut pas oublier que c’est aussi un concept commercial ».
Bien choisir son certificateur
En France, il existe une soixantaine d’organismes certificateurs. La majorité du marché est cependant dominé par les trois grandes mosquées : Paris, Évry et Lyon. Chaque organisme possède ses propres critères et sa façon de travailler. Par exemple, certains se chargent directement de surveiller la production, d’autres comme la Mosquée de Paris, peuvent proposer à des salariés de l’industriel de devenir référents « halal » et d’être garants de la production. Il faut savoir que certains organismes certificateurs peuvent ne pas être reconnus à l’export. Chaque pays à en effet sa façon d’appréhender le halal, et ses propres référentiels. Comme le souligne Mohamed Benjouad, dirigeant de RDF Bretagne, société d’accompagnement à l’international à destination des pays arabo-musulmans. « En Malaisie, il y a un véritable business du halal, très bien organisé. Ils ont leur propre norme, mais elle n’est pas forcément reconnue dans l’Union européenne ou au Maghreb ». Le pays a en effet créé un texte réglementaire en agroalimentaire sur le halal. Cette norme, la MS 1500 : 2009, s’inspire de la méthode HACCP et porte sur l’ensemble de la chaîne.
http://www.processalimentaire.com/
Débat sur l’islam : laïcs ou religieux, même malaise
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Culture, Discussions, Haine, Islam, Islamophobie le 4th avril 2011
En 2004 , nous avions rencontré cette famille, chez elle, pour un reportage sur la fin du ramadan. Photo Archives/Hubert Van MaeleDes invités qui boudent, les représentants des différents cultes qui s’unissent pour dire non, un Nicolas Sarkozy qui s’entête à maintenir un débat qui déchaîne, déjà , les passions, et des musulmans qui observent tout ça avec inquiétude. Ce qu’ils en disent.
FLORENCE TRAULLÉ > florence.traulle@nordeclair.fr
Chez les Dahmani, à Tourcoing, on a le sens des traditions. Thé, gâteaux secs, hospitalité chaleureuse et… inquiétude réelle.
Fathia, 27 ans, infirmière, s’interroge sur la dénomination même de ce débat organisé par l’UMP. « On fait comme s’ils allaient parler de laïcité, alors que tout le monde a bien compris que le sujet, c’est l’islam. » Khadija, sa soeur, est formelle : « On se sent montré du doigt. Comme si on ne respectait pas, a priori, la laïcité ! Mais on parle de qui au juste ? Des quelques extrémistes, comme il y en a dans toutes les religions ou de l’immense majorité des musulmans qui vivent leur foi tranquillement ? » Elle-même avoue une pratique plutôt relâchée de son islam. « Je l’accommode à ma manière. Je fais le ramadan mais, pour le reste, ma religion c’est surtout des valeurs que j’essaye de mettre en pratique. Je ne me reconnais pas du tout dans les caricatures que j’entends. » Leur mère, Zohra, arrivée en France dans les années 70, approuve ses filles. « J’ai deux nièces qui portent le foulard et quand elles allaient à l’école, elles ne le mettaient pas. On respecte les lois. » D’ailleurs, sa cadette a fini, d’elle-même, par enlever ce foulard qu’elle a porté peu de temps et contre l’avis de sa mère « parce que je n’avais plus besoin d’afficher ma religion ». Elle a 19 ans, elle est étudiante, et elle se sent « d’abord française ».
Ici, la déclaration de François Fillon, il y a quelques semaines, à propos des « Français d’origine musulmane » a fait sursauter.
« C’est quoi d’origine musulmane ? » lance Fathia alors qu’Abdelmalik, son cousin, revient sur les propos de Marine Le Pen sur les prières de rue : « C’est marginal et c’est parce qu’ils n’ont pas, dans certaines villes, de mosquées dignes de ce nom. On a l’impression que quand il faut construire une mosquée, il va inévitablement y avoir des crispations. C’est désolant parce que c’est quand les musulmans sont obligés de prier dans des caves que ça craint. » À 31 ans, Abdelmalik, délégué de parents d’élèves dans l’école de sa fille, se sent moyennement concerné par la question religieuse. « Je ne pratique pas, je ne vais pas à la mosquée. Si je fais le ramadan, c’est surtout pour la famille » reconnaît-il, franchement agacé qu’« automatiquement, parce que tu es d’origine arabe, tu serais musulman. On n’a pas ce genre de raisonnement avec les « Français d’origine » qui ne sont pas, systématiquement, catalogués catholiques. Pourquoi ? » Mise à l’index Zine Sihem, présidente de Union for Palestine, a écrit une lettre ouverte à Jean-François Copé dans laquelle elle s’indigne de ce que « vous parlez des étrangers comme s’ils étaient un mal, alors que les richesses des pays viennent d’eux à travers la diversité ». Elle accuse la majorité actuelle d’« opposer les non-croyants aux croyants. Pourquoi les non-croyants ne devraient pas tolérer les croyants et en quel honneur auraient-ils plus de droits qu’eux ? » Du côté de l’association Égale, on parle d’une « mise à l’index intolérable d’une partie de nos concitoyens » et on accuse ce débat d’ « encourager la peur, l’exclusion de l’autre, le repli communautaire et la division de notre société ». Un réquisitoire. Lire le reste…
Laïcité: Copé reproche à Fillon de ne pas «jouer collectif»
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Culture, Islam, Islamophobie, Nationale le 4th avril 2011
Par Flore Galaud

«Il y en a, disons les choses, qui y ont trouvé l’occasion d’une posture», a relevé lundi Jean-François Copé (à gauche) au sujet du débat sur la laïcité.
VIDÉO – Un proche du premier ministre réclame mardi la démission du secrétaire général de l’UMP après la violente sortie de ce dernier sur le chef du gouvernement. Nicolas Sarkozy a décidé de maintenir le débat sur la laïcité, qui divise la majorité.
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Le débat sur la laïcité va-t-il raviver la guerre des chefs à droite ? Si celui-ci aura bien lieu, a tranché Nicolas Sarkozy lundi, au lendemain de cantonales au résultat décevant pour la majorité, il n’en finit plus de susciter la controverse au sein même de l’UMP. Le patron du parti majoritaire, Jean-François Copé, qui organise le débat le 5 avril, est donc monté au créneau. Dans son viseur, le premier ministre en personne.
Interrogé sur Canal + au sujet des réserves émises par François Fillon sur l’organisation de ce débat, Jean-François Copé a expliqué que «certains n’en veulent pas (…) parce qu’ils ont probablement été mal informés». «Et puis il y en a, disons les choses, qui y ont trouvé l’occasion d’une posture», a-t-il ajouté. Alors que le journaliste suggérait le nom du premier ministre, il a répondu après une brève pause : «Peut-être après tout». «On ne peut pas jouer collectif une fois ?», s’est interrogé Jean-François Copé. À la question : François Fillon «vous a manqué sur ce sujet ?», il a répondu : «Exactement!»
La sortie de Copé a provoqué l’ire d’un proche du premier ministre, le député UMP Etienne Pinte, qui a réclamé mardi matin la démission du secrétaire général du parti. «S’il n’est pas d’accord avec le premier ministre, (…) il a toujours la possibilité de donner sa démission, et à mes yeux, plus tôt il le fera, mieux ça vaudra, afin de ne pas être le fossoyeur de l’UMP», a lancé le député des Yvelines.
Fin février, le premier ministre avait déclaré qu’il s’opposerait à ce débat s’il «devait être centré sur l’islam» ou «d’une manière ou d’une autre», conduire à «stigmatiser les musulmans». Quelques jours plus tard, devant l’Assemblée nationale, il avait toutefois jugé ce débat «nécessaire».
Peu après ses déclarations sur la chaîne privée, le patron de l’UMP a tenu à s’expliquer auprès de l’Agence France-Presse. «C’est un appel solennel à jouer collectif autour du président de la République», a-t-il précisé, souhaitant que le débat sur la laïcité soit l’occasion pour «chaque personnalité de la majorité» d’exprimer ses convictions de manière positive. Au lendemain des cantonales, «l’heure est à se rassembler et à jouer collectif». Lire le reste…
Pourquoi l’islam est au coeur du débat en France
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Culture, Haine, Islam, Islamophobie, Nationale, Sagesses le 4th avril 2011

Fin connaisseur des religions, Olivier Bobineau remet en perspective le débat sur la laïcité et les problèmes posés par la visibilité de la religion musulmane dans l’espace public.
Entretien paru dans dimanche Ouest-France du 3 avril.
Olivier Bobineau, 39 ans, sociologue des religions (Sciences Po), dirige la formation des imams à la laïcité à la Catho de Paris.
L’islam, selon vous, ne pose pas de problèmes majeurs en France.
Mon travail de chercheur, spécialiste de la place des religions dans l’espace public depuis des années, me permet d’affirmer que 98 % des musulmans vivent paisiblement leur foi en France et ne causent aucun trouble à l’ordre public. Les prières dans les rues, les créneaux horaires réservés aux femmes dans les piscines, les repas halal dans les cantines… sont autant de phénomènes marginaux. L’islam radical ne représente que 2 % des effectifs.
Le débat sur l’islam ne serait donc pas religieux ?
Non. La question est avant tout sociale, économique, culturelle. Une confusion s’opère dans l’opinion entre les musulmans et les problèmes rencontrés dans les quartiers populaires. Face aux échecs dans ces territoires, après de multiples politiques publiques, on cherche des responsables. On fait jouer ce rôle à la religion musulmane.
Sa visibilité dans l’espace public est-elle une source de crispation ?
Islam et laïcité : Claude Guéant invente le code de l’« islaïcité »
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Culture, Haine, Islam, Islamophobie, Nationale le 4th avril 2011
Par Mouloud Akkouche
A chaque réunion, le ministre de l’Intérieur et ses conseillers chantent-ils en chÅ“ur « Catholique et Français toujours » ? Après les dernières déclarations de Claude Guéant, on peut légitimement se poser la question. Il ambitionne de rédiger un code de la laïcité…

Profitons de son initiative – truffée d’arrière-pensées électoralistes – pour rappeler l’importance de la loi de 1905. Surtout aujourd’hui où, mise à mal par une minorité d’intégristes, elle sert aussi de caution à de prétendus laïcs aux glaives sélectifs. De faux amis d’apéro…
Laïcité à géométrie variable
Pour l’élaboration de son code de la laïcité, Claude Guéant a du pain – blanc ou noir ? – sur la planche. Il doit d’abord :
- convaincre l’hôte de l’Elysée et chanoine du Latran d’éviter ce genre de discours (écrit par Guéant ou Guaino) devant des caméras :
« […] Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. »
- le dissuader de se rendre en mai à Rome pour la béatification de Jean-Paul II. Difficile car Nicolas Sarkozy désigne le souverain pontife polonais comme un des hommes l’ayant le plus inspiré. Ce sera une occasion de revoir Benoît XVI dont il dit : » J’aime bien ce pape ». Avec ou sans SMS cette fois ? Un pèlerinage élyséen peu judicieux après une telle claque électorale ;
- recommander à la Première dame de France plus de discrétion pour ces dons destinés à la réfection du dôme d’une église italienne. De l’argent de ses droits d’auteur ou de sa fortune personnelle ? Pas du tout. Un geste sur les deniers publics d’un Etat laïc : l’argent de tous les contribuables. Même celui de nous les athées. Imaginez le tollé s’il s’était agi d’une mosquée ou d’une synagogue.
Le ministre des Cultes devra ensuite plancher sur l’Alsace-Moselle. Des régions pas soumises au régime de la loi de 1905. La vue de crucifix dans certaines écoles publiques et mairies semble moins le gêner que des usagers du service public porteurs de signes religieux.
Bien sûr, personne ne peut nier les problèmes de respect de la laïcité. Une amie infirmière dans un hôpital m’a raconté ses difficultés, notamment avec certaines patientes voilées, mais précise que ce n’est qu’une minorité. Un sujet de société donc à ne pas traiter à la légère… et hors échéances électorales. Lire le reste…
Des instits du privé à l’école de l’Islam
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Culture, Islam, Nationale, Sagesses le 4th avril 2011
ROUBAIX / ALMA
Les enseignants accueillis dans la salle de prières, celle des hommes.Alors que le débat sur la laïcité suscite pas mal de controverses, les enseignants de trois écoles privées tourquennoises ont participé hier à une formation inédite à la mosquée de la rue Saint-Maurice. Ils voulaient qu’on leur explique l’Islam pour mieux comprendre et accueillir leurs élèves musulmans.
En jargon pédagogique dans l’enseignement catholique privé, on appelle cela une « formation intra-inter ». Autrement dit une formation qui échappe aux schémas académiques pré-établis par de brillants experts. À Tourcoing, les enseignants des écoles Saint-Pierre, Saint-Mathieu et Saint-Jean ont souhaité tout simplement s’intéresser à l’Islam. « Dans nos écoles sont inscrits des enfants issus de familles musulmanes. On a à coeur de les accueillir le mieux possible, d’éviter toute boulette tout en gardant notre identité. C’est important de connaître la religion de ceux qu’on côtoie » , nous explique une enseignante.
D’où une formation spécifique de deux fois trois heures. « Pour nous c’est un peu une première », reconnaît Thierry Vanholderbeke, animateur pastoral à la direction diocésaine de l’enseignement catholique à l’origine, avec Pascal Dame, délégué diocésain à l’interreligieux et président de Roubaix Espérance, de ce stage inédit.
Hier, une trentaine d’enseignants ont ainsi été accueillis à la mosquée la Sunna rue Saint-Maurice, la doyenne des institutions musulmanes de Roubaix puisqu’elle a vu le jour en 1982. Rachid Sahri, président du collectif des institutions musulmanes de Roubaix et guide de cette visite, n’a éludé aucune question. Y compris celles concernant la place de la femme dans la société islamique. Il a admis que la délimitation entre salles de prières pour hommes et pour femmes pouvait paraître anachronique. « Il y a d’un côté la pratique religieuse et le poids de la tradition. La religion n’a jamais établi de supériorité entre les sexes. Mais dans la tradition, au Maghreb, on fait encore la différence. » Appelant de ses voeux l’Islam à l’ouverture et à la modernité, Rachid Sahri trouve également anormal que les prières se fassent en arabe alors que 80 % des musulmans de Roubaix ne le comprennent plus. De là à envisager un Vatican II de l’Islam ?
Le débat sur la laïcité ? Pour quoi faire ? L’Islam n’a rien de monolithique. « Nous sommes avant tout des citoyens. Les intégristes, ce sont ceux qui pensent qu’ils sont les seuls à avoir tout compris des textes. Chez nous, comme chez vous, vous ne trouverez pas deux personnes qui ont le même rapport à la foi. Le but d’Allah, ce n’est pas d’avoir des petits soldats en uniforme.
http://www.nordeclair.fr/
Débat sur la laïcité : « une tentative pathétique » de l’UMP selon le PS
Posté par admin dans Avis, CONFERENCES, Culture, Haine, Islam, Islamophobie, Nationale le 4th avril 2011
Le parti socialiste estime que le « seul objet » du « pseudo-débat » lancé par l’UMP est « de stigmatiser l’Islam ».

Le porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon le 20 mars 2011 à Paris. (AFP)
Le Parti socialiste a estimé, vendredi 1er avril, que « l’UMP n’organise pas un débat sur la laïcité que pour stigmatiser l’Islam » et parle d’une « tentative pathétique d’un pouvoir discrédité », d’ »une faute politique et morale ».
Prévu le 5 avril par la majorité, le débat sur la laïcité suscite de vives controverses parmi les responsables des grandes religions comme au sein même de l’UMP.
Jeter « l’opprobre » sur les musulmans
« Malgré l’ampleur des protestations », l’UMP « à la demande expresse du chef de l’Etat, persiste dans sa volonté d’organiser, le 5 avril prochain, un pseudo-débat », déplore le PS. Ce débat est « présenté comme portant sur la laïcité », mais son « seul objet » est et « reste de stigmatiser l’Islam en jetant insidieusement l’opprobre sur des millions de Français, croyants ou non, issus de cette tradition ».
Le parti socialiste estime que « par le simple fait qu’elle s’organise à l’instigation du président de la République », cette initiative est « contraire à l’esprit comme à la lettre de la Constitution dont l’article 1 dispose que la France est une République laïque qui respecte toutes les croyances ». Lire le reste…
La laïcité : un débat épineux
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Culture, Discussions, Nationale, Philosophiques, Religieuses le 2nd avril 2011
Mardi 5 Avril se tiendra à Paris la convention de l’UMP sur la laïcité en France : débat houleux non seulement au sein de l’UMP mais aussi entre les représentants du gouvernement et ceux des principaux cultes. Retour sur ce débat qui gangrène la société française.

Un débat, de multiples enjeux.
Dès le départ, ce débat semble relancer l’islamophobie ambiante notamment suite aux déclarations de Nicolas Sarkozy assimilant l’échec du multiculturalisme en France à l’absence d’intégration des musulmans. Nassurdine Haidari adjoint au maire PS de Marseille a ainsi confié ses impressions et ses craintes au Monde et rappelle certaines phrases malencontreuses tenues lors des dernières présidentielles : «(En France) on n’est pas polygame, on ne pratique pas l’excision sur ses filles, on n’égorge pas les moutons dans son appartement et on respecte les règles de la République ». La crainte est aujourd’hui la recrudescence de la stigmatisation des musulmans en France. Un sondage récent a montré que 42% de la population interrogée voient l’islam comme une menace et 68% pensent que les musulmans sont mal intégrés. Ce débat fait de plus suite au débat avorté sur l’identité nationale, instrumentalisé par Le Pen, puis abandonné par l’UMP, devant les accusations de xénophobies et de virage vers l’extrême droite de la part du parti présidentiel.
Des dissidences au cœur même de l’UMP.
Ce débat ne créer pas seulement des tensions entre musulmans (qui se sentent stigmatisés) et non musulmans mais aussi au sein de l’UMP, et finalement entre l’UMP et les représentants des six plsu grands cultes en France. Il faut le rappeler, seulement dix des trente membres du gouvernement Fillon participeront Mardi à la convention. Certains même, tel Claude Guéant déclarent se « sentir obligé d’y participer ». Le président du Sénat refuse de se mêler à ce « débat qui stigmatise ». En ce qui concerne la laïcité, l’UMP montre ici ses nombreuses divergences d’opinion et les tensions qui en découlent. Enfin, on remarque l’absence des représentants des cultes les plus importants en France (cultes catholique, protestants, orthodoxe, juif, musulman, bouddhiste). Ces derniers, bien que reconnaissant l’adaptation nécessaire des religions aux sociétés actuelles, refusent de participer à un débat qui pourrait semer confusion et troubles parmi les croyants.
P.B.
http://e-delit.com/
La polygamie en procès en Canada
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Consommation, Culture, Internationale, Sagesses le 21st février 2011
Gilles Devers
Peut-on invoquer la liberté de religion pour dire illégale la répression de la polygamie ? Le débat judiciaire est lancé au Canada. Alors que l’interdiction est édictée par le Code criminel, un tribunal avait refusé de sanctionner des polygames mormons. La Cour suprême de la Colombie-Britannique va devoir se prononcer sur la conformité de cette loi à la Charte canadienne des droits et libertés.
L’affaire vient d’une communauté de Mormons, vivant en grande autonomie à Bountiful, une bourgade du Sud-Est de la province de Colombie-Britannique, à plusieurs centaines de kilomètres de Vancouver. Ses adeptes sont membres de l’Église fondamentaliste de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, plutôt implantée aux Etats-Unis.
En janvier 2009, deux responsables de cette communauté, Winston Blackmore et James Oler, avaient été appréhendés et mis en accusation pour polygamie : pour le premier, 52 ans, 19 épouses, et 3 pour le second, âgé de 44 ans. Les poursuites avaient été très discutées, car la situation était tolérée depuis des années. Surtout, les maris avaient protesté, revendiquant le droit de jouir de la liberté de religion : « Pour nous, c’est de la persécution religieuse ». Vivre de cette manière, avec un nombre élevé de femmes, est un accomplissement pour prétendre au paradis.
La cause avait été confiée à un procureur spécial indépendant, Terrence Robertson, ce qui libérait les autorités publiques de la province de toute intervention dans le dossier. Mais, bing, en septembre 2009, la juge Sunni Stromberg-Stein avait rejeté la plainte déposée par le procureur comme « illégale ». On imagine l’émotion…
Le ministre de la justice de la Colombie-Britannique avait estimé nécessaire de faire vérifier l’état du droit, avant une reprise des poursuites, et il a saisi la Cour suprême de cette province pour dire si l’article 293 du Code criminel, qui interdit la polygamie sous peine de cinq ans de prison, respecte la Charte canadienne des droits et libertés.
Le procès sera dirigé par le juge en chef Robert Bauman, et l’affaire n’est pas simple, on s’en doute. Lire le reste…
Benoist Apparu veut plus de mosquées en France
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Histoire, MOSQUEE, Nationale, Sagesses, SALAT le 18th février 2011
Benoist Apparu (©dr)Le secrétaire d’Etat au Logement estime que l’Etat devrait participer à la construction de mosquées. Quitte pour cela à amender la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
(LaVieImmo.com) – « On ne peut pas dénoncer l’islam des caves, l’Islam des rues, et ne pas en tirer les conséquences. Se contenter de dénoncer, de dire « c’est pas bien », ça c’est ce que fait le Front National. Nous, ce qu’on doit faire, c’est apporter des réponses ». Invité de Jean-Jacques Bourdin, sur RMC/BFM TV, Benoist Apparu a donné jeudi matin un avant-goût de ce que devrait être le débat sur « la place des religions dans une société laïque » que l’UMP lancera le 5 avril prochain. Un débat qui s’annonce, de l’aveu même du secrétaire d’Etat au Logement, centré quasi-exclusivement sur l’Islam. « On se pose la question des religions, notamment l’Islam, qui vont organiser des prières dans la rue, a-t-il indiqué. La réponse que je souhaite aborder est très simple : à mon avis il faut faciliter la construction de mosquées dans notre pays. Quitte s’il le faut à ce que l’Etat y participe ». En plein débat sur la laïcité, le ministre propose donc rien de moins que « faire un aménagement à la loi de 1905, s’il le faut ».
Libertés religieuses
Décidément très intéressé par les questions religieuses, le secrétaire d’Etat au Logement a indiqué que Club 89, le « Club de réflexion de la majorité présidentielle », qu’il dirige, tiendrait une journée sur les libertés religieuses le 2 avril prochain, « probablement à l’Institut du monde arabe ».
http://www.lavieimmo.com/
Regain de la ferveur religieuse en Tunisie
Posté par admin dans Actualités, CONFERENCES, Culture, Discussions, DOGME, Internationale, Islam, Religieuses, Sagesses le 17th février 2011
Par Monia Ghanmi pour Magharebia à Tunis
La Tunisie post-révolutionnaire connaît une renaissance de la religion après que les restrictions à la liberté de culte aient été levées après la chute de Ben Ali.
[Monia Ghanmi] Le nombre de fidèles assistant aux prières dans les mosquées de Tunisie s’est multiplié après la révolution.
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Les mosquées de Tunisie reçoivent aujourd’hui un nombre exceptionnellement élevé de fidèles, issus de toutes les classes sociales et de tous les courants de pensée, après que toutes les restrictions à la pratique de la foi eurent été levées au lendemain de la chute de l’ancien Président Zine El Abidine Ben Ali.
« Les gens doivent pouvoir se consacrer à leur foi librement, sans restriction ni surveillance », a expliqué Hadi Meftahi à Magharebia. « Il est temps que nous respections la légitimité de la religion et mettions en oeuvre les règles de l’Islam dont nous avons été privés en Tunisie, selon les préceptes du Coran. »
La mosquée Al-Fateh dans le centre de Tunis a accueilli des foules de Musulmans venus assister aux prières de vendredi dernier, le 11 février. Les fidèles étaient si nombreux que certains ont dû faire la prière dans les rues conduisant à la mosquée. Cette foule était un signe évident de l’esprit de liberté qui prévaut après la révolution tunisienne.
« L’ancien régime exerçait de fortes pressions sur la religion et les Musulmans, sans même parler d’une surveillance sécuritaire très stricte des mosquées », a expliqué Taoufik Mzoughi. « Il utilisait le discours et les préceptes religieux comme des outils de propagande à ses propres desseins, et s’affichait comme le défenseur de la patrie et de l’Islam. »
Néanmoins, Mzoughi a expliqué que les Tunisiens étaient parvenus à préserver leur foi. « Ce qui incite à l’optimisme, ce sont les foules de jeunes qui viennent à la mosquée, bien qu’ils aient grandi sous le règne de Ben Ali. Mais ils s’accrochent aux bases de la véritable foi, ainsi qu’à leur identité islamique. » Lire le reste…
Acculturation et multiculturalisme
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Culture, Haine, Internationale, Islam, Islamophobie le 17th février 2011
Mustapha CHÉRIF (*)
«La mondialisation et la modernité ne doivent pas signifier dépersonnalisation et dépendance.»

A l’heure où les musulmans de par le monde commémorent la naissance bénie du Sceau des prophètes [PBDSL] et recherchent les voies pour s’inscrire dans le progrès et accorder la raison et la foi, le spécifique et l’universel, sujets culturels permanents pour toutes les générations, en Occident il est aujourd’hui devenu banal, notamment en termes électoralistes, de se déclarer islamophobe. C’est un racisme et une xénophobie, prolongement pernicieux de l’antisémitisme. Cette posture inadmissible nourrie par les préjugés, de la part de gens qui disent parfois n’en avoir qu’aux extrémistes et non pas aux musulmans, dérive sournoisement vers le rejet de l’Islam. C’est un phénomène inquiétant marqué par l’amalgame inique et le bouc émissaire.
Eduquer à l’acceptation de la diversité
Dans ce contexte, en Europe, au plus haut niveau est contesté le multiculturalisme; alors que ce mode n’exclut pas l’acculturation, c’est-à -dire l’adaptation à la culture locale dominante. Le multiculturalisme est la cohabitation de groupes culturels différents mais qui respectent les valeurs, les lois et les institutions du pays où ils résident. L’acculturation est un processus d’adaptation aux normes et valeurs culturelles locales dominantes. L’un n’empêche pas l’autre. La logique de la diversité est légitime. La remise en cause du multiculturalisme, pratique sociale aussi ancienne que les civilisations, présage de mauvais jours.
Même si tous les Européens ne confondent pas Islam et fanatisme, on constate un emballement inquiétant, est récusée la possibilité de respecter ses racines et de s’ouvrir sur le monde dans lequel on vit. Pourtant, la civilisation musulmane, issue du troisième rameau monothéiste et de la culture gréco-arabe, partage des valeurs universelles. C’est cela qui mérite d’être connu.
Les valeurs de respect de la dignité des gens et du droit des peuples furent bafouées hier par le colonialisme, les totalitarismes et aujourd’hui par des dogmatiques qui déversent leurs angoisses sur les musulmans. Il faut éduquer à l’acceptation de la diversité pour faire reculer le racisme. Les préjugés doivent disparaître. L’immense majorité des musulmans accepte le débat et la critique sans limites et nul ne peut nier que se posent pour tous les citoyens et peuples des problèmes d’articulation entre progrès et authenticité, entre unité et pluralité, et que des fondamentalismes soient visibles, mais l’heure devrait être au vivre-ensemble.
Les polémiques qui traversent tous les courants politiques européens au sujet des citoyens européens musulmans sont alarmantes, alors qu’acculturation et multiculturalisme ne sont pas antinomiques. Chacun est transformé par son milieu social et pratique des synthèses et symbioses. Lire le reste…
De la démocratie en terre d’islam
Posté par admin dans Actualités, CONFERENCES, Culture, Discussions, Internationale, Islam, MANIFESTATION, Religieuses, Sagesses le 14th février 2011
« La démocratie et les pays musulmans, est-ce compatible ? Je m’interroge. » Liberta et bien d’autres se posent la question, sous la chronique de Michel Colomès.
Par Jean-Jacques Héry, pour l’équipe de modération
Disons-le sans ambages : la majorité d’entre vous ne croient pas à l’avènement d’une démocratie arabe. Panorama des arguments développés selon les thèmes essentiels qui se dégagent de vos réflexions.
Le poids du religieux dans la société civile arabe
C’est l’argument principal de ceux qui jugent incompatibles démocratie et monde arabe. Pour eux, l’islam a trop d’influence dans la vie publique pour permettre à une véritable démocratie de se mettre en place. « La démocratie est avant tout le résultat d’un long ferment intellectuel libéré des contraintes religieuses. Or, ces préalables sont loin d’être établis dans les pays arabo-musulmans », note Celtibère. Pensiero enchaîne, moins catégorique : « Ces populations, si elles reçoivent une instruction développant leur sens critique, s’émanciperont peut-être de cette tutelle [religieuse], mais ce ne sera pas immédiat, et ce ne sont pas les Frères musulmans qui y aideront. » Certains sont plus péremptoires : « La dictature, le mouvement populaire libératoire pour la démocratie, et pour finir la dictature islamique totalitaire. Voilà la suite logique qui attend le monde arabe. Trop imprégnés par la religion, comme nous l’étions au Moyen Âge », explique silver surfer.
Dans le camp d’en face, ceux qui croient à la possibilité d’une démocratie en terre d’islam bataillent pour tenter de minimiser l’emprise religieuse. Serge Lebeau puise dans les arguments sociologiques pour parler de l’Égypte. Premier argument : « Ces dernières années, l’Égypte était l’un des pays les plus modérés parmi les pays musulmans. » Deuxième argument : « Une population très jeune et avide de libertés à l’occidentale. Cette révolution est avant tout le résultat du modernisme contre le passéisme d’une religion trop étroite, car non évolutive. » Et d’interpeller les défenseurs de la thèse adverse : « Admettez avec moi que ces seuls facteurs suffisent à éloigner l’hypothèse d’une quelconque prise de pouvoir par les Frères musulmans ! » Lire le reste…
Prasquier : «Le Crif prône le dialogue avec l’islam»
Posté par admin dans Actualités, CONFERENCES, Culture, Discussions, Histoire, Islam, JUIFS, MUSULMANS, Nationale, RENCONTRES, Sagesses le 14th février 2011
Par Cécilia Gabizon

«Nous lutterons contre l’extrême droite comme par le passé», déclare Richard Prasquier, président du Crif. Crédits photo : HAMILTON/REA/HAMILTON/REA
INTERVIEW – Le président de l’organisation juive, qui a reçu mercredi soir Nicolas Sarkozy et plusieurs ministres, commente les évolutions des pays arabes et condamne les appels au boycott d’Israël.
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Mercredi soir, Nicolas Sarkozy était l’invité d’honneur du dîner du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France). À l’occasion de cette manifestation tout à la fois politique et people, qui réunit près d’un millier de personnes dont 25 membres du gouvernement, Richard Prasquier, son président, s’inquiète de la montée de l’islamisme en Europe.
LE FIGARO. – Les actes antisémites ont baissé en 2010. Êtes-vous moins inquiet?
Richard PRASQUIER. – La situation reste tendue. Nous avons encore répertorié 466 actes en 2010. Les auteurs sont plus jeunes et plus violents que par le passé. Le phénomène s’est ancré dans certaines banlieues ces dix dernières années. La répression est nécessaire mais elle ne suffit pas. Il n’existe qu’un seul rempart contre l’antisémitisme: la République, qui fait partager ses valeurs à toutes les convictions religieuses. Mais ce modèle est menacé. Par le relativisme, qui affaiblit ses défenses, et par l’islamisme, qui veut placer la charia au-dessus de la loi de la République. La communauté juive reste attachée à son identité, mais au sein de la République, laïque, où la religion intervient dans la sphère privée.
À un an de la présidentielle, le Crif s’est-il positionné sur l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du FN ?
Nous lutterons contre l’extrême droite comme par le passé; je ne vois pas de différence entre la fille et le père, si ce n’est l’apparence. Elle a l’habilité d’être moins provocatrice. Mais je connais le passé des membres de son entourage. Leurs méthodes reposent sur la dénonciation et la stigmatisation d’une population. Ce ne sont peut-être plus les Juifs, mais cela ne saurait me satisfaire. C’est une chose de s’opposer aux radicalismes, à l’islamisme qui progresse en Europe. Une autre de rejeter l’islam et de jeter le soupçon sur tous les musulmans. Le Crif prône à l’inverse le dialogue, la tolérance. Lire le reste…
Quand la gauche va-t-elle défendre le multiculturalisme ?
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Culture, Islamophobie, Nationale, Philosophiques, Sagesses le 13th février 2011
Par Michel Wieviorka | Sociologue, EHESS

La gauche va-t-elle gober sans broncher les attaques convergentes de la droite et de l’extrême-droite contre ce qu’elles appellent le « multiculturalisme » ?
« Je ne peux que le féliciter », a déclaré Marine le Pen, la nouvelle dirigeante du Front national, après que David Cameron, le Premier ministre britannique, a affirmé, le 5 février, que le multiculturalisme est un échec.
Quatre mois auparavant, en Allemagne, Angela Merkel, la Chancelière, avant lancé l’offensive des droites en déclarant que « cette approche a échoué, totalement échoué ».
Et lors de l’émission « Paroles de Français » sur TF1, vendredi, Nicolas Sarkozy, le chef d’Etat français, a apporté sa contribution à la disqualification du multiculturalisme en reprenant la même antienne. Dans son cas, on hésite quant au diagnostic : renversement complet ou incohérence ?
Il y a quelques années, en effet, quand il était ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy proposait la nomination d’un préfet musulman, en tant que tel, et jusqu’en 2009, il se faisait le chantre des idées qui animent les positions favorables au multiculturalisme, par exemple en promouvant la discrimination positive ou en installant, auprès du Premier ministre, un Commissaire en charge de la diversité, Yazid Sabeg.
Ces charges donnent l’image d’une grande cohérence idéologique des droites d’Europe – à noter qu’en réaction, le président russe Medvedev vient de rappeler son attachement au modèle multiculturel.
Un débat fourre-tout des droites contre l’islam
Mais que visent-elles ? En fait, d’abord et avant tout, non pas tant un ensemble de différences culturelles clairement identifiées, qui sont stricto sensu l’objet du multiculturalisme, mais une nébuleuse sémantique regroupant l’immigration, le terrorisme, la criminalité, la délinquance, l’insécurité et surtout, l’islam, c’est-à -dire une religion.
Otons l’islam du débat : que reste-t-il dans le rejet du « multiculturalisme » ? Les différences régionales, celles liées au genre, ou aux mÅ“urs sexuelles, l’existence de communautés, en particulier venues d’Asie, qui n’ont guère de place dans les préoccupations de l’opinion et des médias… toutes thématiques intéressantes, certes, mais relativement secondaires aujourd’hui.
Le terme de multiculturalisme est inapproprié ici, car ce qui est en jeu est d’abord et avant tout une religion, et non une culture. Que celles-ci puissent se recouper est une évidence, mais cela n’autorise en aucune façon à les confondre, et à rejeter le multiculturalisme pour en réalité flatter l’islamophobie. Lire le reste…
La Turquie, un modèle pour le monde musulman ?
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Internationale, Islam le 11th février 2011
par Peyiba
Ces dernières années, l’image de la Turquie auprès de la rue arabe n’a cessé de s’améliorer. Alors que les gouvernements précédents n’avaient d’yeux que pour l’Union Européenne, le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan a décidé d’orienter davantage sa diplomatie en direction de ses voisins orientaux. La Turquie a en effet une carte très importante à jouer auprès de ses voisins musulmans.

Depuis quelques années, la Turquie a amorcé un tournant dans sa politique étrangère. En effet, sous l’impulsion du Premier Ministre Erdogan, le pays a entamé un processus de normalisation de ses relations avec ses voisins et a lancé une politique de « zéro conflits ». Ainsi, Ankara s’est rapproché du monde arabe, s’est éloigné d’Israel et des Etats-Unis et discute à présent avec l’Arménie.
Alors que l’ensemble du monde arabe est à présent pris d’un vent de liberté, il convient de se demander si la Turquie, démocratie laïque et pays musulman, peut être un bon exemple pour ces Etats.
Un sondage récent, conduit par la Fondation turque pour les études économiques et sociales (TESEV) et consacré à la perception de la Turquie par la population de sept pays du Moyen-Orient (Egypte, Jordanie, Liban, Palestine, Arabie Saoudite, Syrie, Irak et Iran) montre que ce pays est souvent cité comme étant un modèle dans ces pays. Lire le reste…

[Monia Ghanmi] Le nombre de fidèles assistant aux prières dans les mosquées de Tunisie s’est multiplié après la révolution.