Archive for the ‘Religieuses’ Category
L’islam au quotidien sur Internet
Posté par admin dans Actualités, Culture, Discussions, Internationale, Islam, Religieuses le 23rd août 2010

« Puis-je étudier dans une université catholique » ? « Existe-t-il des animaux marins qu’il n’est pas permis de consommer » ? « Quand doit-on apprendre à son enfant à se raser le pubis ? ». Le site Islam questions réponses propose des réponses à des interrogations aussi diverses que celles-ci. Les explications détaillées, basées sur le Coran et la Sunna, sont approuvées par un auteur et conférencier spécialiste de l’islam, Cheikh Muhammed Salih Al-Munajjid. Le site, aux réponses très claires, est destiné aux musulmans pratiquants, bien sûr, mais également aux personnes qui désirent apprendre l’islam, et aux non-musulmans qui voudraient savoir ce que suggère le Coran face à certaines situations.
Les questions sont classées par thèmes tels que : éléments constitutifs de la foi, droit de la famille, mœurs, éducation… D’autres sites basés sur le même principe existent, comme Fatawaislam ou Questions-réponses dont l’avantage est de pouvoir écouter les réponses, mais les deux interfaces ne permettent pas de poster de questions. C’est cette possibilité qui fait la richesse du site Islam questions réponses, qui va de questions larges sur les règles de la récitation, du mariage, du repentir par exemple à des interrogations beaucoup plus précises. Au final, il constitue une mine d’informations, que l’on peut rechercher par mots-clés ou par thèmes. Et, le petit plus : le site est disponible en français et en arabe, mais aussi en anglais, turc, chinois, ouïghour, et depuis peu en russe et hindi.
http://www.afrik.com/
Six questions sur le halal
Posté par admin dans Actualités, Discussions, Halal, Nationale, Religieuses le 16th août 2010
Par Idir HOCINI,
Les musulmans sont entrés mercredi en période de ramadan. A cette occasion, le budget alimentaire des ménages pratiquant le jeûne explose. Un phénomène qui profite avant tout au marché du halal. Décryptage.
Le halal c’est quoi ?
Le terme désigne tous ce qui est licite pour un musulman. Un aliment est halal lorsqu’il peut être consommé. En France, le label concerne principalement la viande. Manger halal exclut donc les interdits religieux comme le cochon, l’alcool, le sang (donc double interdit sur le boudin) et toute viande qui n’a pas été sacrifiée selon le rite musulman : le sacrificateur prononce une invocation rituelle avant d’égorger la bête. Paquet de biscuits, bouteille d’eau, soupe de poisson ou bâton de rouge à lèvres font partie des produit qui peuvent aussi être labélisés halal.
Où trouve t-on du halal ?
Dans les quelques 9.000 boucheries musulmanes répertoriées en France, situées pour la plupart en région parisienne et à Marseille. EIles ont encore la haute main sur le marché du halal. Mais ces dix dernières années, des grands groupes agro-alimentaires comme Soviba et Charal ont crée leur département halal. Ils fournissent les enseignes de grande distribution comme Carrefour, Auchan, Leclerc, Intermarché ou Franprix, qui disposent tous d’un rayon halal dans leurs magasins, pour peu qu’il existe une clientèle consommant ces produits à proximité. Le Quick d’Argenteuil propose également des hamburgers halal à ses clients.
Y a-t-il un marché du halal ?
Selon Solis, cabinet d’études marketing, le marché du halal représente en France 5,5 milliards d’euros. C’est quatre fois plus que le bio. Pendant le mois de ramadan, la consommation, et donc les ventes, explosent. Le marché du halal existe depuis 40 ans en France. D’après Florence Bergeaud-Blackler, sociologue au CNRS, spécialiste de la question et auteur de Comprendre le halal, « le marché a été initié par les exportateurs occidentaux dans les années 1970 pour vendre leurs carcasses dans les pays musulmans. Il s’est ensuite, dans les années 80-90, adapté à la demande intérieure des immigrés et de leurs familles« .
Qui certifie les produits halal ?
Le développement du marché du halal s’est fait de manière désordonnée, avec la multiplication du nombre d’organismes de certification. Ces derniers se présentent sous la forme d’associations ou de sociétés qui ont la particularité de ne pas avoir un cahier des charges commun. D’après Florence Bergeaud-Blackler, « les certificateurs qui font, et ont les moyens de bien faire leur travail, se comptent sur les doigts d’une main. Les autres sont bien trop attachés aux entreprises productives et sont donc à la fois juges et parties« . Selon une enquête de l’Asidcom (Association de sensibilisation, d’information et de défense des consommateurs musulmans) parue en 2009, beaucoup de ces labels ne sont pas fiables: « Certains organismes mettent en place des procédures pour suivre la traçabilité de l’abattoir jusqu’à la boucherie. Pour d’autres, la traçabilité se limite à l’envoi de la photocopie du certificat halal…«
Qui contrôle le halal en France ?
Personne. Pour Florence Bergeaud-Blackler : « Il faudrait une organisation ombrelle, comme dans le bio, qui contrôle les organismes de certification halal. Mais pour se faire, il faut s’entendre sur un cahier des charges, qui fasse consensus chez les religieux, les producteurs et les consommateurs. Il y a encore du chemin pour y parvenir« . Néanmoins, la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes affirme avoir procédé, en 2008, à des contrôles sur la viande servant à fabriquer des merguez étiquetées comme halal.
Le halal finance t-il le culte musulman?
Selon Florence Bergeaud-Blackler : « L’argent du halal ne finance pas le culte musulman, il bénéficie avant tout aux firmes agro-alimentaires. Les certificats halal ne sont pas délivrés par des imams ou des mosquées, ils sont vendus par des entreprises privées de certification qui n’ont pour l’immense majorité aucun lien avec une mosquée. «
http://lci.tf1.fr/
Un mois sous le signe du partage et de la spiritualité
Posté par admin dans Actualités, Culture, Nationale, Religieuses, SAWM, Sagesses le 16th août 2010

“On peut vraiment parler d’un islam réunionnais”
Posté par admin dans Actualités, Culture, Islam, Nationale, Religieuses, Sagesses le 16th août 2010

“L’histoire montre qu’un modèle ne se transpose jamais. Ce qui est possible, c’est qu’en métropole, on s’inspire de ce qui a été possible à La Réunion et que l’on réfléchisse à ce qui peut être fait”.
Marie-France Mourrégot. En cette semaine de début de ramadan, la parole à une universitaire qui, depuis près de vingt ans, observe et analyse les communautés musulmanes de La Réunion. à travers le regard du chercheur pointe une admiration certaine pour cette harmonie réussie sur un territoire français.
Comment une chercheuse universitaire zoreil en est-elle venue à s’intéresser à l’islam à La Réunion ?
J’avais l’intention de me lancer dans un mémoire de maîtrise d’histoire consacré à la visite de l’émir Abdel-Kader à Paris en 1852, lorsque je suis allée en vacances à La Réunion chez un ami d’enfance. Nous étions au début des années 1990 et la métropole était régulièrement secouée par des “affaires” de musulmans : construction de mosquées qui posaient problème, filles exclues de leur collège parce qu’elles portaient un foulard en classe… Bref, je me suis rendue compte qu’à La Réunion, les choses se vivaient naturellement, sans poser de problèmes. J’ai donc décidé de laisser l’Emir Abdel-Kader reposer en paix et changé l’orientation de mes recherches pour m’intéresser à une communauté vivante qui semblait en harmonie avec la société dans laquelle elle était installée. J’ai consacré beaucoup de temps à la recherche de terrain effectuée au cours de nombreux voyages à La Réunion entre 1993 et 2008.
Vous parlez de “visibilité tranquille” de l’islam à la Réunion. Pourquoi ?
J’ai choisi ces termes par comparaison avec la situation de métropole, où construire une mosquée, obtenir un cimetière privé, ouvrir une école coranique, porter un hijab en classe était une source infinie de problèmes, exacerbés par les enjeux électoraux. Il est beaucoup plus facile de pratiquer sa religion pour un musulman à La Réunion. Il a “à sa portée” toutes les institutions, les infrastructures requises par la loi islamique pour l’accomplissement des rites. Les Réunionnais non-musulmans sont habitués à l’appel à la prière par haut-parleur, aux costumes islamiques dans les rues… Les minarets font depuis longtemps partie du paysage. Tous les symboles islamiques font désormais partie du patrimoine culturel réunionnais.
Peut-on véritablement parler d’un “islam réunionnais” ?
Oui. Bien sûr, le Coran et la Tradition du Prophète sont, sous toutes les latitudes, les fondements immuables de la loi islamique, mais la manière de pratiquer l’islam varie en fonction des pays, des sociétés. A La Réunion, les musulmans sunnites, d’origine indienne, se reconnaissent dans un islam turco-persan, et non pas dans un islam arabe. Ils ont des oulémas dont le Centre de légitimité se trouve en Inde, à Déoband, et qui professe un hanafisme strict. En ce sens, l’islam pratiqué à La Réunion est plus proche de celui qui est pratiqué en Afrique du Sud et à Maurice qu’en métropole. Les Gujaratis musulmans qui émigraient ont choisi La Réunion comme patrie. C’est là qu’ils ont voulu élever leurs enfants, où sont enterrés leurs parents, où ils ont leurs intérêts économiques et financiers. Ils ont voulu devenir Français choisissant de ce fait d’être régis par les lois de la République française et non pas par la Charia – la loi islamique – qui reste dans la sphère privée. L’islam réunionnais est un islam “ouvert”, modéré. Chacun peut pratiquer ou pas, observer les règles religieuses ou pas ; le croyant musulman est libre de mener sa vie à sa guise sans encourir de châtiment. Seul son Créateur appréciera ses actions au jour du Jugement. Cet islam “ouvert” dialogue avec les autres religions : le Groupe de dialogue interreligieux est particulièrement présent sur la scène réunionnaise et son président est un Indo-musulman.
Existe-t-il pour autant une “face cachée” de la pratique réunionnaise, moins ouverte, moins modérée ?
Je ne vois pas de “face cachée” de l’islam à La Réunion. Chez vous, tout est sous contrôle. Il existe un mouvement pour la propagation de la foi qui s’emploie à faire des musulmans de meilleurs musulmans, qui donnent une part importante de leur vie à “sortir sur le sentier de Dieu” pour aller, à La Réunion, dans les îles de l’océan Indien, etc., à la rencontre des musulmans et les inviter à calquer leur comportement sur celui du Prophète et de ses compagnons. Ce mouvement entraîne ses adeptes dans ce qui apparaît à certains autres musulmans, et aux non-musulmans, comme un repli, un enfermement. Apprécier leur nombre est impossible. Certains sont des piliers du mouvement de prédication, d’autres en font partie un temps ou de manière occasionnelle. Il ne s’agit pas d’un mouvement propre à La Réunion, il s’agit d’un mouvement transnational, la Tablighi-Jamaat, (mot ourdou pour « groupe de prédication »), né en Inde dans les années 1920 et arrivé à La Réunion en 1956. En tout état de cause, aucun de ces “missionnaires” ne songe à remettre en cause les institutions de la République : tous savent que dans aucun pays musulman, ils ne bénéficieraient des conditions de vie, de la liberté qu’ils ont à La Réunion.
Les Zarabs et les Karanes, venus de Madagascar, semblent parfaitement intégrés dans la société réunionnaise. En revanche, la place d’autres musulmans, comme les Comoriens et Mahorais n’est pas si simple. Existe-t-il des frictions, des inquiétudes quant à leur intégration “religieuse” ?
Les Karanes, qui sont des chiites, appartiennent à trois obédiences dont chacune a ses spécificités. Comme vous le savez, les Karanes ont trouvé leurs marques dans le département et appartiennent au monde socialement privilégié. A La Réunion, il n’existe aucun problème entre chiites et sunnites. Les Comoriens et Mahorais sont des musulmans sunnites comme les Indo-musulmans, ils appartiennent à une école juridique différente de ceux-ci, mais le rituel shaféite ne diffère du rituel hanafite que sur des points de détail. Ils peuvent donc prier ensemble, dans les mêmes lieux de culte. Cependant, Comoriens et Mahorais sont attachés à des pratiques étrangères aux Indo-musulmans, en particulier la célébration avec faste de l’anniversaire de la naissance du Prophète. Ils ont à cœur d’avoir leurs propres structures où ils peuvent se réunir et vivre leur foi selon leurs propres traditions (il existe une mosquée comorienne au Port). Il n’existe pas pour autant d’inquiétudes quant à leur intégration religieuse. Comoriens et Mahorais sont partie prenante de la communauté musulmane, ils ont participé à la création et à la mise en place du Conseil régional de culte musulman voulu par l’Etat. Il leur est demandé de se conformer aux règles en vigueur dans les institutions religieuses créées et gérées par les Indo-musulmans et de pratiquer leurs particularismes culturels, dans d’autres lieux.
Le terme zarab a-t-il toujours été assumé par les musulmans ?
Il a été employé par les Créoles lors de l’immigration gujaratie parce qu’à cette époque, tout ce qui avait un rapport avec l’islam était forcément “arabe”. On ne savait pas que la majorité des musulmans dans le monde n’est pas arabe et qu’en particulier, ceux qui vivent dans le sous-continent forment la plus grande masse musulmane du monde. Les Indo-musulmans réunionnais se sont habitués à cette appellation. Un Zarab est dans l’imaginaire collectif quelqu’un qui a de l’argent, quelqu’un qui a un magasin ! C’était vrai dans le passé mais, il y a des années que les choses ne sont plus celles-là. Les Gujaratis se sont installés à La Réunion dans la seconde moitié du XIXe siècle, disons à partir des années 1860. Ils ont ouvert des bazars où l’on trouvait tout mais principalement, des grains et des tissus. C’est après la départementalisation, dans les années 1950, qu’ils ont permis aux Réunionnais d’acheter près de chez eux des vêtements en prêt-à-porter qu’on appelait le “décrochez-moi-ça” et des meubles, d’abord des meubles “péi” fabriqués principalement à la Rivière Saint-Louis, puis des meubles importés.
En métropole, les musulmans font globalement partie des classes sociales les plus défavorisées, alors qu’ici, les Zarabs font partie des catégories plutôt à l’abri du besoin. C’est ce qui change tout ?
Effectivement. Les Zarabes ont une surface financière qui leur permet de peser sur les décisions politiques et économiques. Leur détermination à investir une grande partie de leurs bénéfices commerciaux dans les structures religieuses dont ils avaient besoin pour accomplir leurs pratiques religieuses a été totale dès les années 1890. Ils n’ont eu besoin d’aucun bailleur de fonds extérieur. De ce fait, ils sont maîtres de leurs choix et n’obéissent à aucune consigne, comme c’est le cas pour les musulmans de métropole qui récoltent des fonds au Maghreb ou dans les pays du Golfe et qui doivent, ensuite se conformer à des directives venues des généreux donateurs. Le problème en métropole, c’est que les musulmans sont “pluriels”, ils sont Algériens, Marocains, Tunisiens, Turcs, Africains, musulmans du sous-continent… Bref, toute une constellation d’origines d’où les enjeux de pouvoirs et les querelles intestines qui n’ont pas de raison d’être à La Réunion. Certes, l’homogénéité d’origine ne règle pas tout. Il existe parfois des dissensions, des sujets de controverse, mais tout se règle “entre soi”, sur un consensus.
Le modèle réunionnais est-il transposable en métropole ?
Sans doute pas. L’histoire montre qu’un modèle ne se transpose jamais. La Réunion est une terre d’immigration, elle s’est construite avec les apports culturels des uns et des autres. Les musulmans y ont bénéficié d’atouts exceptionnels. Ce qui est possible, c’est qu’en métropole, on s’inspire de ce qui a été possible à La Réunion et que l’on réfléchisse à ce qui peut être fait. Les musulmans de métropole pourraient aussi s’inspirer de la remarquable organisation des comités de gestion mis en place par les Gujaratis et créer des associations sur le modèle des Volontaires d’entraide musulmane (VEM) dont les services auprès des familles sont exemplaires.
Entretien : David Chassagne
http://www.clicanoo.re/
Le ramadan : « un retour au spirituel ! »
Posté par admin dans Actualités, Culture, Nationale, Religieuses, Sagesses le 13th août 2010

Amine au moment du « fthor » ou rupture du jeûne.
CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). Le ramadan a débuté mercredi. Moment clé du calendrier musulman, il est l’occasion pour chaque croyant de se replonger dans les fondamentaux du Coran… Exemple avec Amine, conseiller bancaire.
«J’ACCOMPLIS le jeûne du ramadan depuis mes 11 ans. Je le perçois comme un retour au spirituel au détriment du matériel ! »
À 28 ans, Amine a débuté mercredi son 17e ramadan. Mois sacré pour tous les musulmans puisqu’il coïncide avec la révélation du Coran au prophète Mohamed, il se traduit par un jeûne obligatoire de trente jours fixé d’après le calendrier lunaire de l’Hégire.
Le calendrier musulman comptant onze à douze jours de moins que le calendrier solaire et aucune intercalation, le ramadan se décale chaque année et passe progressivement d’une saison à l’autre. Cette année, il intervient en pleine saison estivale et induit donc des journées de jeûne plus longues : « Je me lève à 4 heures du matin pour pouvoir manger et faire ma prière avant le lever du soleil. Je retourne ensuite me coucher avant de partir un peu plus tard au travail… », explique Amine.
Souvent perçu exclusivement comme un mois d’abstinence (ne pas boire, ne pas manger…) par les non-musulmans, le ramadan dépasse pourtant le simple cadre du simple jeûne : « Au départ, je le voyais comme un ensemble d’interdictions, puis j’ai compris l’importance de ce mois d’expiation. Nous nous replongeons dans la lecture du Coran pendant nos veillés à la mosquée. C’est une période de grande fraternité et de partage durant laquelle on s’acquitte de la « zakat » (aumône) qui constitue un des 5 piliers de l’Islam au même titre que le ramadan. »
Nuits écourtées
Conseiller bancaire, Amine, ne jouit pas d’aménagements particuliers lors de ses journées de travail. Une donnée qui ne semble guère l’importuner : « Nous sommes épargnés par la canicule pour le moment alors que les membres de ma famille en Algérie doivent supporter de fortes chaleurs. Mon travail ne nécessite pas d’efforts physiques mais plutôt intellectuels donc je ne peux pas dire que le jeûne influe beaucoup sur mes performances au bureau. Le fait de couper mon sommeil pour me nourrir avant le lever du soleil écourte cependant mes nuits et entraîne une légère fatigue en fin de semaine. Je m’efforce de tout mettre en œuvre pour que cela ne joue pas sur la qualité de mon travail… »
Même si la période du ramadan est entrée dans les mœurs dans l’Hexagone, il demeure encore assez peu compris tant sur la forme que sur le fond par les non-musulmans : « C’est vrai que j’ai certains collègues qui font preuve de curiosité vis-à-vis de ma pratique de l’Islam. Ils connaissent mes obligations et les respectent et je n’ai jamais eu de remarques négatives sur ce sujet aussi bien en dedans qu’en dehors du cadre professionnel. »
Originaire de Franche-Comté, Amine accomplit le jeûne loin des siens cette année encore. Une donnée qui ne le ravit pas en cette période propice aux retrouvailles familiales et au dialogue : « Ce n’est pas l’idéal d’être à distance de ma famille. Le ramadan c’est l’occasion de se retrouver avec les proches autour d’une grande table garnie et de plats multiples et variés. Je suis issu d’une famille nombreuse et il y a donc beaucoup de monde qui gravite autour de la table au moment de rompre le jeûne, aussi bien la famille que les amis et les voisins. J’ai d’ailleurs posé des congés pour fêter la fin du jeûne avec eux en septembre ! »
Une fin de jeûne qui interviendra vers le 10 septembre avec Laïd el-Fitr.
Karim IMESSAD
http://www.lunion.presse.fr/
Le Conseil de l’Europe contre l’interdiction totale du voile intégral et contre le vote suisse sur les minarets
Posté par admin dans Actualités, Discussions, Européenne, Religieuses le 1st juillet 2010
Par le vote, ce mercredi 23 juin, à Strasbourg, d’une résolution sur la lutte contre l’islamisme et l’islamophobie, le Conseil de l’Europe recommande aux 47 États membres concernés, dont la France, de ne pas recourir à l’interdiction du voile intégral, et enjoint la Suisse à annuler le vote sur les minarets. Ils constituent, selon les parlementaires, un délit flagrant de discrimination agencée par des débats politiques stériles.

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe s’est prononcée, mercredi 23 juin, contre l’interdiction du voile intégral comme l’envisagent certains gouvernements européens, dont la France et la Belgique. Au grand dam des parlementaires – de droite surtout – qui en avaient fait leur cheval de bataille comme un certain André Gerin ou un Éric Besson, qui comptent faire examiner le projet de loi d’interdiction en séance publique à partir du 6 juillet prochain et au Sénat le 7 septembre.
Interdire le voile intégral serait contre-productif
Un texte tout à fait conforme à l‘avis consultatif du Conseil d’État, qui avait émis des réserves quant à l’interdiction générale du voile intégral dans l’espace public.
Un vote pas raisonnable
La construction des minarets, jugent les parlementaires, ne devrait être soumise qu’aux règles « de sécurité publique et d’urbanisme ».
Dans le même sens, l’Assemblée dit déplorer qu’« un nombre croissant de partis politiques en Europe exploitent et attisent la peur de l’islam en menant des campagnes politiques qui privilégient une vision simpliste et des clichés négatifs à propos des musulmans » et se dit également « préoccupée (…) par le risque d’une utilisation abusive des votes, initiatives et référendum populaires pour légitimer des restrictions des droits à la liberté de religion et d’expression ».
« Les musulmans sont chez eux en Europe, où ils sont présents depuis des siècles, comme l’indique l’Assemblée dans sa Recommandation 1162 (1991) », rappelle le Conseil de l’Europe. « Pourtant, l’intolérance vis-à-vis de l’islam et des musulmans va croissant et nos sociétés se déchirent dans des polémiques s’y rapportant », souligne Mogens Jensen, rapporteur de la commission parlementaire sur « L’Islam, l’islamisme et l’islamophobie en Europe ». Pour lui, les dernières élections qui ont eu lieu en Europe montrent une poussée des mouvements populistes s’appuyant sur ces sentiments négatifs envers l’islam.
« Cette situation est préoccupante », s’inquiète-t-il devant les parlementaires. Et de rappeler : « Souvenons-nous de ce qui s’est passé sous Hitler, souvenons-nous de la persécution dont la religion catholique fut l’objet sous Staline. Tout cela peut paraître bien lointain et l’on a du mal à imaginer que des événements similaires se produisent à l’époque contemporaine. Mais Srebrenica , c’était il y a seulement quinze ans. »
Islamophobie et islamisme sont liés
Reste à savoir désormais si le gouvernement français prendra acte de cette résolution, ou s’il ne la leur renverra pas à la figure, comme il l’a déjà fait avec les Sages.
Lire le rapport L’islam, l’islamisme et l’islamophobie en Europe de la commission Commission de la culture, de la science et de l’éducation du Conseil de l’Europe.
Lire la teneur des débats à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe sur la question de l’islam, l’islamisme et l’islamophobie.
Vatican: « L’islam est devenue la première religion du monde »
Posté par admin dans Actualités, DOGME, Discussions, Internationale, Islam, Religieuses le 30th juin 2010
Frederic Lenoir, directeur de la rédaction du « Monde des Religions » parle à la radio
L’islam est devenue la première religion du monde en nombre de croyants, selon le journal officiel du vatican, dépassant le catholicisme pour le première fois de l’histoire. C’est en tous cas ce qu’affirme Mgr Vittorio Formenti, responsable des études statistiques du Saint-Siège, dans un entretien au journal « L’Osservatore Romano ».
Les musulmans représenteraient 19,2% devant les catholiques, 17,4%. « Il est vrai qu’alors que les familles musulmanes, comme on le sait bien, continuent d’avoir beaucoup d’enfants, les (familles) chrétiennes ont au contraire tendance à en avoir de moins en moins », a-t-il déclaré.
Ces chiffres datent de 2006 et se sont les pays musulmans qui les ont remis aux Nations Unis… L’information est intéressante, mais n’est pas sans poser de nombreuses questions : sur quoi sont basés ces chiffres? S’il s’agit de la démographie des pays musulmans, alors le chiffre est biaisé : en effet l’Arabie Saoudite par exemple ne reconnaît pas les conversions, pas plus que les athées, comme l’Egypte et tant d’autres pays musulmans.
(…)
D’autre part, que penser de ces chiffres, sur quelle base les a-t-on avancé? Les athées sont de plus en plus nombreux, y compris chez les baptisés. Mgr Formenti rappelle également que les chrétiens représentent encore 33% de la population mondiale, malgré tout, mais ce faisant il ne semble pas faire la différence entre sunnites et chiites, pas plus entre les différents courants de l’Islam.
Source: RTL
Source: http://mohamedftelina.blog.tdg.ch/
La prohibition de l’usure n’empêche pas la réunion de capitaux importants
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, Consommation, Internationale, Religieuses le 12th juin 2010
Les banques sont toujours à l’affût des projets les plus intéressants pour l’investissement de leurs capitaux au plus fort taux d’intérêt possible. Si, dans certains cas, il leur arrive de prêter de l’argent pour renforcer l’économie d’une société ou d’une nation, elles le font en réalité uniquement pour servir leur propre intérêt et non celui de la société ou de la nation en question. Ces capitalistes prédateurs sont assez avisés pour se soucier de la perpétuation de la source de leurs profits. Ce sont des sangsues avisées. Lorsqu’elles mordent un corps, elles n’en sucent pas trop de sang, car elles ne veulent pas qu’il tombe totalement épuisé. Elles y laissent un peu de vie pour qu’il puisse continuer à lutter entre la vie et la mort et préserver ainsi leur intérêt.
En effet, il est vrai que la réalisation de vastes projets industriels et agricoles ainsi que les progrès scientifiques et technologiques dans les domaines de l’industrie et de l’agriculture exigent des investissements considérables. Mais il n’est pas nécessaire que ce grand capital appartienne toujours à des particuliers ou à un nombre limité de personnes. En outre, le moyen de se procurer un capital important ne se limite pas à la pratique usuelle des pays capitalistes consistant à demander aux banques des prêts à plein ou à bas intérêt. De grands fonds peuvent être constitués de capitaux provenant de petits capitalistes, réunis dans des sociétés par actions ou des sociétés coopératives, dont les capitaux seront investis dans les projets de développement.
On n’a pas besoin de demander de l’aide de grands capitalistes ou d’usuriers. Le profit de telles sociétés, si profit il y a, sera distribué entre un grand nombre d’individus, ce qui assure une certaine justice sociale et prévient la concentration et la thésaurisation des richesses entre les mains d’un nombre limité de profiteurs préoccupés de satisfaire leur soif de plaisir.Donc la prohibition de l’usure n’empêche pas la réunion de capitaux importants. Elle empêche seulement l’émergence de grandes fortunes capitalistes et c’est ce que l’Islam veut justement et qui a été préconisé par la plupart des savants.
Par ailleurs, un Etat soucieux de ses intérêts, de ceux de ses populations peut faire des investissements sur une grande échelle dans de grands projets industriels, et agricoles, d’une façon bien meilleure que des privés. Etant donné qu’un bon Etat juste représente les intérêts de la nation, l’investissement qu’il fait sera naturellement utilisé au mieux dans l’intérêt de la nation. La nationalisation des grandes industries par les Etats pays, et leur action dans la construction de barrages, de routes, de chemin de fer, de lignes maritimes dans le secteur public, montrent que les grands investissements ne sont pas le monopole des grands investisseurs capitalistes et des usuriers.
On pourrait objecter que la nationalisation par certains Etats des secteurs névralgiques de leur économie est un échec et que, pour cette raison, il vaut mieux qu’ils laissent la gestion des affaires économiques et même les autres secteurs du développement comme l’éducation, la santé, la reconstruction et le développement aux mains des privés, soumis à la loi de la libre concurrence.
Les Etats doivent s’abstenir de s’impliquer directement dans de telles activités. Leur devoir consiste seulement à entreprendre des projets spéciaux et à fixer les grandes lignes au mieux de l’intérêt de la nation. Et là encore, le devoir de l’Etat sera d’ouvrir des banques spécialisées dans le secteur public afin d’offrir des prêts sans intérêt aux individus et aux institutions privées et de contrôler, par conséquent, l’économie du pays.
Une telle position offre automatiquement à l’Etat une opportunité de donner la préférence aux intérêts de la nation sur les intérêts particuliers des emprunteurs et de s’assurer que le capital de la nation ne tombe pas dans les mains des profiteurs et des thésaurisateurs privés. L’Etat peut imposer des taxes lourdes sur les profits réalisés par les bénéficiaires de ces prêts et en utiliser la rente en faveur de la nation. Cela peut, là encore empêcher l’émergence de prédateurs capitalistes et vivant dans le luxe et le dévergondage, et prévenir l’apparition d’un fossé profond entre les classes de la société.
Pour ce qui concerne la deuxième et la troisième question, il y a deux façons possibles d’en traiter :
1 – Créer des entreprises en vue d’avancer des prêts sans intérêts à des individus ou à des groupes de personnes. Allah a promis des récompenses abondantes pour ceux qui avancent des prêts sans intérêts et à considérer cet acte comme meilleur même que l’offre d’aumône et l’aide à autrui. Si cette action est bien organisée et accompagnée d’une bonne information, ce genre d’entreprise tendrait à devenir populaire. Même de nos jours, de telles entreprises existent.
2 – L’établissement de banques non usuraires si la méthode ci-dessus s’avérait inadéquate, il est là encore, du devoir de l’Etat d’établir des banques en dehors du budget public pour avancer des prêts professionnels, industriels, agricoles, immobiliers… Pour couvrir les dépenses courantes, ces banques peuvent percevoir des charges de service, mais elles n’ont le droit de percevoir aucun intérêt sur le prêt lui-même.
En conclusion, la prohibition de l’usure ne gêne aucunement les avantages sociaux ou économiques des banques. Les vraies opérations bancaires non usuraires, fondées sur les charges de services, ne sont pas usuellement légales, mais elles constituent aussi un devoir national obligatoire pour toute la communauté musulmane dans son ensemble. Ce qui est visé par la prohibition de l’usure, c’est l’intérêt usuraire et l’émergence d’une classe de profiteurs parasites et jouisseurs.
Ceci dit que l’idée qui a toujours prévalu dans certaines consciences musulmanes interdisant à ces derniers de profiter des intérêts générés par les dépôts bancaires me paraît incompréhensible si nous constatons bien ce qui est mentionné plus haut. Alors que les avoirs bancaires des musulmans domiciliés dans les banques occidentales sont estimés à des dizaines de milliards de dollars dont les intérêts ne sont jamais reversés aux vrais ayants droit qui les jugent illicites (500 milliards d’intérêts). Ce qui pousse, en revanche, ces banques tutrices de ces comptes de reverser ces sommes colossales aux œuvres caritatives et de bienfaisances de leurs pays respectifs, laissant ainsi la grande masse des musulmans de ces pays dans la paupérisation avancée. Tout ceci à cause d’une compréhension étriquée de la jurisprudence originelle islamique.
C’est là que, nous partageons entièrement l’idée avancée par Me Abdoulaye Wade, président en exercice de l’Oci, lorsqu’il disait dans son discours d’ouverture lors du 11e sommet de l’Oci à Dakar : ‘Nous ne devons pas rester les bras croisés et attendre que les économies occidentales se partagent les fonds arabes. Nous devons donc créer les conditions pour que ces fonds arabes s’investissent en Afrique…’. Et également lors de son discours de l’ouverture du premier Forum sur les finances islamiques dans l’espace de l’Uemoa, tenu récemment à Dakar et de la rencontre des Oulémas d’Afrique.
L’utilisation des fortunes provenant des réserves de pétrole et du gaz ainsi que les autres ressources que regorgent les terres des pays musulmans doivent être mises au service du développement économique d’autres pays musulmans sans exception. Ces revenus devraient servir à aider les pays musulmans les plus démunis à se développer. Sinon la notion de Ummah deviendrait une utopie. (A ne pas faire l’amalgame entre le système bédouin arabo-capitaliste qui a entraîné la chute de Dubaï et le système bancaire islamique originel).
Le souci qui nous anime est loin de prétention mais de faire connaître les différents enseignements islamiques dans une vision d’ensemble et de faire percevoir l’esprit de ces enseignements, semble d’autant justifié qu’à un moment où l’Islam suscite beaucoup d’intérêt, provoque beaucoup d’incessantes interrogations et fait l’objet de tant de controverse, il souffre d’une double incompréhension ou méconnaissance : d’une part, une certaine frange de ses adeptes qui ont tendance à se contenter d’observer la lettre des prescriptions islamiques sans se soucier de refléter dans leurs pratiques l’esprit de ces prescriptions et, d’autre part, une incompréhension de la part d’un grand nombre de gens qui s’ingénient à critiquer tel ou tel précepte de l’Islam qu’ils ne voient que de l’extérieur, sans se donner la peine de les replacer dans leur contexte général pour comprendre leur réelle raison et leur véritable signification.
Il n’y a rien d’anachronique ni de paradoxal dans le mouvement de retour à l’Islam qui se dessine de plus en plus clairement, en cette époque d’immenses progrès et réalisations technologiques, puisque l’ensemble et la diversité des prescriptions de l’Islam correspondent à des vérités éternelles et immuables d’où leur éternelle actualité. (Fin)
Chérif Abu Jafar MBALLO Consultant mballosherif@yahoo.fr
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