Archive for the ‘Religieuses’ Category
Musulmans de Gironde : une foi à l’étroit
Posté par admin dans Actualités, CONFERENCES, Culture, DOGME, Islam, MOSQUEE, Nationale, Religieuses le 29th janvier 2012
Par Caroline Campagne
[REPORTAGE] Faute de mosquée au Grand-Parc, le président de l’Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord accueille des fidèles au-dessus de son commerce dans un centre commercial. Petite visite guidée.
« Le minbar où s’assoit l’imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l’association culturelle des musulmans va racheter au diocèse », explique Mohammed Habri. (photo Thierry David)
Hier, peu après 13 heures. Cité du Grand-Parc, à Bordeaux. Centre commercial de l’Europe, au pied des tours, face à la Sécurité sociale. Un petit complexe d’une trentaine de boutiques. Inutile de chercher un panneau indiquant une salle de prière pour les musulmans. Officiellement, il n’y en a pas. Seuls les fidèles initiés connaissent ce lieu de culte des plus insolites, situé dans un appartement, au premier étage du Bamo’so café. Cet établissement est géré depuis trois ans par Mohammed Habri. Ce Lot-et-garonnais, tout sourire, originaire du Maroc, est également président de l’Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord.
On accède à son appartement, qui abrite la salle de prière, par une porte discrète, située à l’arrière du magasin. Et ce n’est un secret pour personne. « Comme nous n’avons pas de mosquée dans notre quartier où il y a beaucoup de musulmans, alors je fais les célébrations chez moi depuis deux ans, plusieurs fois par jours. Au-dessus de mon restaurant dans un appartement. C’est chez moi et jusqu’à preuve du contraire je reçois qui je veux », assure-t-il.
Chemise bleue, pantalon beige emmitouflé dans une doudoune noire, l’homme barbu se montre accueillant et ouvert, à l’heure où une partie de la communauté musulmane bordelaise lui reproche d’être dans la mouvance des salafistes, qui prônent une pratique de la religion assez radicale. « Nous sommes musulmans, un point c’est tout et pas dans un groupe comme certains veulent en créer », dément-il. Lire le reste…
Un centre de théologie islamique ouvre ses portes à Tübingen
Posté par admin dans Actualités, CONFERENCES, Culture, Discussions, Européenne, Islam, Religieuses, Sagesses le 27th janvier 2012
Annette Schavan, ministre fédérale de l’Éducation et de la Recherche, a inauguré lundi le Centre de théologie islamique de l’Université de Tübingen. Son ministère a consacré au total 20 millions d’euros à cette structure et à trois autres instituts qui doivent voir le jour à Münster/Osnabrück, Frankfurt/Gießen et Erlangen/Nuremberg. Ces centres auront pour mission de former des professeurs de religion islamique, des chercheurs en théologie islamique et d’autres spécialistes de la religion, par exemple des imams pour les mosquées.
Ces prochaines années, il faudra faire appel à 2 000 enseignants pour former quelque 700 000 étudiants musulmans. À Tübingen, la première promotion du cursus « Théologie islamique » compte 36 inscrits pour le semestre d’hiver 2011/2012.
« Nous voulons mettre à profit l’expérience des universités allemandes en matière de théologie pour œuvrer au développement de la théologie islamique », a déclaré Mme Schavan. « Je suis convaincue que cette étape jouera un rôle important pour l’intégration. » En outre, le nouveau centre devrait contribuer à « promouvoir le dialogue avec les religions chrétiennes », estime la ministre.
Dans un premier temps, le ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche allouera au centre de Tübingen environ quatre millions d’euros échelonnés sur cinq ans pour financer des chaires de professeur, divers postes salariés ainsi que des bourses pour les jeunes chercheurs. Le premier professeur nommé à l’institut est Omar Hamdan, spécialiste du Coran. Né en 1963, Omar Hamdan a suivi un cursus d’études arabes et d’islamologie à Jérusalem, avant de se consacrer à la théologie comparée à Tübingen. Lire le reste…
Première rencontre entre le Crif et la Grande Mosquée de Paris
Posté par admin dans Actualités, CONFERENCES, Culture, Discussions, Islam, JUIFS, MUSULMANS, Nationale, Religieuses, Sagesses le 20th janvier 2012
Mardi 17 janvier, le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Richard Prasquier a officiellement rencontré pour la première fois le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur.
« Juifs et musulmans, pour une citoyenneté en partage ». C’est sous cet intitulé que se sont officiellement rencontrés pour la première fois le président du Crif, Richard Prasquier, et le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur. Une rencontre placée sous le signe de la proximité entre les deux religions, la paix et la compréhension mutuelle. Le président du Crif a, dans son discours, d’abord expliqué la nécessité de mieux se comprendre, d’œuvrer pour le rapprochement des juifs et musulmans de France. Il a ensuite rappelé les liens qui unissent les deux communautés depuis des décennies, que ce soit pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque des juifs ont trouvé refuge dans l’enceinte de la Grande Mosquée, ou plus tard lors de rapprochements entre l’ancien recteur Hamza Boubakeur et les Grands Rabbins de France Jacob Kaplan et René-Samuel Sirat.
Richard Prasquier a brièvement évoqué le conflit israélo-palestinien, exhortant les deux parties à ne pas exporter le conflit en France : « Il s’agit d’un différend d’ordre politique et non métaphysique, qu’il doit avoir des solutions politiques locales et qui ne doit en aucun cas être instrumentalisé chez nous ». Il a enfin explicité les motifs de cette rencontre entre les deux institutions que sont le Crif et l’Institut musulman de la Mosquée de Paris, « pour marquer la priorité de l’enjeu d’une relation forte et apaisée entre juifs et jusulmans en France. Pour un vivre ensemble harmonieux, respectueux des valeurs républicaines et citoyennes ». Le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a quant à lui commencé par illustrer, dans son discours, la proximité entre juifs et musulmans qui se retrouve au sein même du Coran : citant plusieurs versets faisant référence aux juifs (désignés comme »fils d’Israël »), le recteur a rappelé que le nom de Moïse se retrouve 134 fois dans le Livre saint et celui d’Abraham 44 fois. Lire le reste…
La liberté religieuse recule dans le monde
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Culture, Discussions, Haine, Histoire, Internationale, Religieuses le 28th août 2011
JACKIE FRANK ET VICKI ALLEN , WASHINGTON
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Un rapport américain souligne l’augmentation des violences à caractère religieux et le recul des libertés confessionnelles dans le monde au cours des cinq dernières années. Une tendance nettement présente dans les pays du Sud mais aussi en Europe, en France et en Angleterre notamment.
Un groupe de recherche américain affirme que près d’un tiers de la population mondiale vit dans des pays où la pratique libre d’une religion est de plus en plus difficile. Le centre de recherche Pew sur la religion et la vie publique a remarqué que les restrictions gouvernementales et l’hostilité du public vis-à -vis de certaines religions ont progressé entre 2006 et 2009 dans certains pays. Selon le rapport « sur les trois années sur lesquelles portent l’étude, l’étendue de la violence et des mauvais traitements pour des raisons religieuses ont diminué dans quelques endroits, mais augmenté dans un grand nombre de cas. » En effet, seulement 1 % de la population vit dans des pays où la tolérance religieuse est en progression. Une hausse importante de l’hostilité publique est visible en Chine, au Nigéria, en Thaïlande, au Vietnam et en Grande-Bretagne tandis que des restrictions gouvernementales ont fortement augmenté en Egypte et en France. Le centre de recherche Pew a étudié les lois et les politiques gouvernementales qui visent à bannir certaines croyances, à limiter les prêches, qui interdisent la conversion et qui favorisent certaines religions.
Des chiffres élevés mais stables
Les données utilisées pour mesurer cette hostilité sont les violences sectaires, l’interdiction de porter certaines tenues religieuses ainsi que d’autres formes d’intimidations. Les pays les plus hostiles et qui prônent les mesures les plus restrictives vis-à -vis de certaines religions sont l’Inde, le Pakistan, l’Indonésie, l’Egypte, l’Iran, le Myanmar, la Russie, la Turquie, le Vietnam, le Nigeria et le Bangladesh, même si dans la plupart de ces pays aucune hausse significative n’a été observée entre 2006 et 2009. En 2009, des personnes ont été tuées, battues, emprisonnées, déplacées de chez elles ou ont perdu tous leurs biens suite à des représailles gouvernementales pour des raisons religieuses dans 101 pays. En 2008, le nombre de pays impliqués dans ces violences étaient de 91. Des violences collectives se sont déroulées dans 52 pays en 2009, ce chiffre étant de 38 l’année précédente. La haine religieuse et les préjugés ont entraîné des violences sur des personnes dans 142 pays sur les 198 étudiés, mais ce chiffre reste stable par rapport à l’année 2008. Selon le Centre de recherche Pew
« dans 74 pays, des groupes terroristes extrémistes ont été actifs entre 2006 et 2009 » et des violences ont eu lieu dans la moitié de ces pays au cours de l’année 2009.
Peur autour de la démographie musulmane
Les chrétiens et les musulmans, les deux groupes religieux les plus présents dans le monde, ont été harcelés dans la plupart des pays. D’autres groupes ont été aussi victimes d’intimidations. Les juifs, qui représentent moins de 1 % de la population mondiale, ont connu des restrictions ou des intimidations dans 75 pays. Dans cinq pays européens : la Grande-Bretagne, le Danemark, la Russie, la Suède et la Bulgarie, les tensions religieuses se sont cristallisées autour de l’augmentation rapide de la population musulmane. D’autre part, l’antisémitisme et l’antagonisme vis-à -vis de certaines minorités ont augmenté.
http://fr.zaman.com.tr
La femme dans les traditions arabo-musulmanes
Posté par admin dans Actualités, CONFERENCES, Discussions, Européenne, Internationale, Islam, Religieuses, Sagesses le 28th août 2011
La tradition hébraïque du péché originel accusait Eve, tentée par Satan, d’avoir tenté à son tour son époux Adam ; le Coran leur a attribué, à tous deux, égalité de faute. En dépit de cette attitude identique des deux sexes devant les tentations de Satan, la tradition arabo-musulmane a  frappé la femme d’infériorité. Lorsque l’Islam entra en contact avec les juifs, les chrétiens et les mages, il réussit à intégrer leurs conceptions religieuses qui ne tardèrent pas à ressusciter sous des formes musulmanes. C’est ainsi qu’on rapporte que Moïse, conversant avec Satan, obtint de lui un conseil qui consiste à ne jamais rester seul avec une femme, car le diable qui s’y trouve pourra l’induire en tentation.
Ceci dit, la question de la femme est toujours d’actualité et devient inévitable chaque fois qu’on aborde l’Islam devant un public occidental. Les arabo-musulmans qui reviennent souvent sur ce sujet avec passion, escamotent curieusement les analyses, les interrogations et les réflexions neuves touchant notamment l’apport du Coran à ce sujet. Ils évitent les vraies questions en ne cessant de répéter que le Coran a amélioré le statut de la femme en l’élevant à la même dignité spirituelle que celle de l’homme, ou que la femme en « Islam » n’est pas soumise, comme sa consœur en Occident, à une dure compétition sociale et économique avec l’homme. Arguments qu’on entend d’ailleurs souvent chez les musulmans qui militent pour un modèle islamique de société.
Les occidentaux, à l’inverse, soulignent l’infériorité de la femme dans les sociétés musulmanes : polygamie, répudiation, voile, ségrégation des sexes, réclusion ou enfermement dans les tâches domestiques, dépendance à l’égard du mari, incapacités juridiques, etc. Lire le reste…
L’Islam au delà des Musulmans
Posté par admin dans Actualités, CONFERENCES, Discussions, Haine, Islam, Islamophobie, Nationale, Religieuses le 26th août 2011
Écrit par Ilyess

N’est pas Musulman qui veut et, par excès ou par défaut, les faussaires ne manquent pas. Les détracteurs malhonnêtes de l’Islam ont beau jeu de récupérer les délits de certains malfaiteurs pour savamment entretenir les amalgames d’avec la religion dont ils sont issus ou dont ils se réclament.
 « Une fourmi ayant piqué l’un des Prophètes, il ordonna de brûler la fourmilière. Alors DIEU lui révéla: « Pour une seule fourmi qui t’a piqué, tu as brûlé tout un peuple qui louait DIEU (1) ! » Personne ne songe à exterminer toutes les volailles de la terre pour être un jour tombé sur un oeuf pourri, mais tous ceux qui ont un différend avec le moindre « muzz (2) » s’obstinent à mettre en cause le monde musulman tout entier. S’il est légitime de blâmer les exactions des malfaiteurs, il est profondément injuste de généraliser et de s’en prévaloir pour remettre en cause la justesse de la religion de leurs pères. Les Musulmans s’estiment détenteurs de LA Vérité mais, à l’instar des tenants des révélations antérieures, certains d’entre eux ne sont parfois pas moins exempts de ces contradictions qui navrent leurs coreligionnaires et confortent leurs détracteurs. Nombreux sont désormais les clichés véhiculés par les identitaires, les médias, les manuels d’histoire revisitée, les politiciens et autres politologues, les orientalistes, la colonisation et les missionnaires, etc… Et les préjugés ne sont pas moindres, aggravés par la mauvaise foi, sur la base de critères égoïstes et racistes inavoués, générés par des crises économiques et politiques, par l’immigration, le mauvais comportement de certains ressortissants musulmans et l’exacerbation de leurs faits divers.
La circoncision réduit le taux de transmission du VIH
Posté par admin dans Actualités, Islam, Religieuses le 2nd août 2011

Une nouvelle étude portant sur une population supérieure à 100.000 sujets confirme que la circoncision réduit bien le risque de transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), responsable du Sida. L’Agence nationale de recherches sur le Sida et les hépatites virales (ANRS) vient d’en publier les résultats, lors de la conférence de l’International AIDS Society, cette semaine à Rome.
L’étude a porté sur une population de 110.000 adultes dans le bidonville d’Orange Farm, en Afrique du Sud. Elle a été conduite entre 2007 et 2010. «Le projet consistait à proposer une circoncision gratuite et médicalisée à tous les volontaires âgés d’au moins 15 ans », indique l’ANRS. Plus de 20.000 circoncisions ont été effectuées.
La circoncision réduit l’épidémie de VIH
« Chez les hommes circoncis, la prévalence du VIH est inférieure de 55 % et l’incidence du VIH est 76 % plus faible », souligne l’ANRS. Pour Bertrand Auvert, principal auteur de ce travail, « cette étude démontre que la circoncision permet de réduire l’épidémie de l’infection à VIH dans les communautés fortement infectées ». Par ailleurs, ces résultats sont similaires à ceux qui ont été observés dans d’autres essais.
« Cette étude marque une étape importante qui confirme les essais cliniquesrandomisés, mais cette fois-ci à l’échelle d’une communauté, dans la vraie vie», souligne Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS. « La circoncision masculine est capable de protéger partiellement mais fortement les hommes du VIH ». À noter que la généralisation de la circoncision se poursuit à Orange Farm.
La protection n’est donc pas totale et, comme il a été plusieurs fois précisé lors de la conférence à Rome, la nouvelle ne doit pas remettre en cause les autres moyens de protection.
La laïcité : un débat épineux
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Culture, Discussions, Nationale, Philosophiques, Religieuses le 2nd avril 2011
Mardi 5 Avril se tiendra à Paris la convention de l’UMP sur la laïcité en France : débat houleux non seulement au sein de l’UMP mais aussi entre les représentants du gouvernement et ceux des principaux cultes. Retour sur ce débat qui gangrène la société française.

Un débat, de multiples enjeux.
Dès le départ, ce débat semble relancer l’islamophobie ambiante notamment suite aux déclarations de Nicolas Sarkozy assimilant l’échec du multiculturalisme en France à l’absence d’intégration des musulmans. Nassurdine Haidari adjoint au maire PS de Marseille a ainsi confié ses impressions et ses craintes au Monde et rappelle certaines phrases malencontreuses tenues lors des dernières présidentielles : «(En France) on n’est pas polygame, on ne pratique pas l’excision sur ses filles, on n’égorge pas les moutons dans son appartement et on respecte les règles de la République ». La crainte est aujourd’hui la recrudescence de la stigmatisation des musulmans en France. Un sondage récent a montré que 42% de la population interrogée voient l’islam comme une menace et 68% pensent que les musulmans sont mal intégrés. Ce débat fait de plus suite au débat avorté sur l’identité nationale, instrumentalisé par Le Pen, puis abandonné par l’UMP, devant les accusations de xénophobies et de virage vers l’extrême droite de la part du parti présidentiel.
Des dissidences au cœur même de l’UMP.
Ce débat ne créer pas seulement des tensions entre musulmans (qui se sentent stigmatisés) et non musulmans mais aussi au sein de l’UMP, et finalement entre l’UMP et les représentants des six plsu grands cultes en France. Il faut le rappeler, seulement dix des trente membres du gouvernement Fillon participeront Mardi à la convention. Certains même, tel Claude Guéant déclarent se « sentir obligé d’y participer ». Le président du Sénat refuse de se mêler à ce « débat qui stigmatise ». En ce qui concerne la laïcité, l’UMP montre ici ses nombreuses divergences d’opinion et les tensions qui en découlent. Enfin, on remarque l’absence des représentants des cultes les plus importants en France (cultes catholique, protestants, orthodoxe, juif, musulman, bouddhiste). Ces derniers, bien que reconnaissant l’adaptation nécessaire des religions aux sociétés actuelles, refusent de participer à un débat qui pourrait semer confusion et troubles parmi les croyants.
P.B.
http://e-delit.com/
Regain de la ferveur religieuse en Tunisie
Posté par admin dans Actualités, CONFERENCES, Culture, Discussions, DOGME, Internationale, Islam, Religieuses, Sagesses le 17th février 2011
Par Monia Ghanmi pour Magharebia à Tunis
La Tunisie post-révolutionnaire connaît une renaissance de la religion après que les restrictions à la liberté de culte aient été levées après la chute de Ben Ali.
[Monia Ghanmi] Le nombre de fidèles assistant aux prières dans les mosquées de Tunisie s’est multiplié après la révolution.
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Les mosquées de Tunisie reçoivent aujourd’hui un nombre exceptionnellement élevé de fidèles, issus de toutes les classes sociales et de tous les courants de pensée, après que toutes les restrictions à la pratique de la foi eurent été levées au lendemain de la chute de l’ancien Président Zine El Abidine Ben Ali.
« Les gens doivent pouvoir se consacrer à leur foi librement, sans restriction ni surveillance », a expliqué Hadi Meftahi à Magharebia. « Il est temps que nous respections la légitimité de la religion et mettions en oeuvre les règles de l’Islam dont nous avons été privés en Tunisie, selon les préceptes du Coran. »
La mosquée Al-Fateh dans le centre de Tunis a accueilli des foules de Musulmans venus assister aux prières de vendredi dernier, le 11 février. Les fidèles étaient si nombreux que certains ont dû faire la prière dans les rues conduisant à la mosquée. Cette foule était un signe évident de l’esprit de liberté qui prévaut après la révolution tunisienne.
« L’ancien régime exerçait de fortes pressions sur la religion et les Musulmans, sans même parler d’une surveillance sécuritaire très stricte des mosquées », a expliqué Taoufik Mzoughi. « Il utilisait le discours et les préceptes religieux comme des outils de propagande à ses propres desseins, et s’affichait comme le défenseur de la patrie et de l’Islam. »
Néanmoins, Mzoughi a expliqué que les Tunisiens étaient parvenus à préserver leur foi. « Ce qui incite à l’optimisme, ce sont les foules de jeunes qui viennent à la mosquée, bien qu’ils aient grandi sous le règne de Ben Ali. Mais ils s’accrochent aux bases de la véritable foi, ainsi qu’à leur identité islamique. » Lire le reste…
De la démocratie en terre d’islam
Posté par admin dans Actualités, CONFERENCES, Culture, Discussions, Internationale, Islam, MANIFESTATION, Religieuses, Sagesses le 14th février 2011
« La démocratie et les pays musulmans, est-ce compatible ? Je m’interroge. » Liberta et bien d’autres se posent la question, sous la chronique de Michel Colomès.
Par Jean-Jacques Héry, pour l’équipe de modération
Disons-le sans ambages : la majorité d’entre vous ne croient pas à l’avènement d’une démocratie arabe. Panorama des arguments développés selon les thèmes essentiels qui se dégagent de vos réflexions.
Le poids du religieux dans la société civile arabe
C’est l’argument principal de ceux qui jugent incompatibles démocratie et monde arabe. Pour eux, l’islam a trop d’influence dans la vie publique pour permettre à une véritable démocratie de se mettre en place. « La démocratie est avant tout le résultat d’un long ferment intellectuel libéré des contraintes religieuses. Or, ces préalables sont loin d’être établis dans les pays arabo-musulmans », note Celtibère. Pensiero enchaîne, moins catégorique : « Ces populations, si elles reçoivent une instruction développant leur sens critique, s’émanciperont peut-être de cette tutelle [religieuse], mais ce ne sera pas immédiat, et ce ne sont pas les Frères musulmans qui y aideront. » Certains sont plus péremptoires : « La dictature, le mouvement populaire libératoire pour la démocratie, et pour finir la dictature islamique totalitaire. Voilà la suite logique qui attend le monde arabe. Trop imprégnés par la religion, comme nous l’étions au Moyen Âge », explique silver surfer.
Dans le camp d’en face, ceux qui croient à la possibilité d’une démocratie en terre d’islam bataillent pour tenter de minimiser l’emprise religieuse. Serge Lebeau puise dans les arguments sociologiques pour parler de l’Égypte. Premier argument : « Ces dernières années, l’Égypte était l’un des pays les plus modérés parmi les pays musulmans. » Deuxième argument : « Une population très jeune et avide de libertés à l’occidentale. Cette révolution est avant tout le résultat du modernisme contre le passéisme d’une religion trop étroite, car non évolutive. » Et d’interpeller les défenseurs de la thèse adverse : « Admettez avec moi que ces seuls facteurs suffisent à éloigner l’hypothèse d’une quelconque prise de pouvoir par les Frères musulmans ! » Lire le reste…
Islam : La pensée cultuelle, thème d’une rencontre internationale à Constantine
Posté par admin dans Actualités, CONFERENCES, Culture, CULTURELLE, Discussions, EVENNEMENT, Histoire, Internationale, Religieuses, REUSSITES, Sagesses le 10th février 2011
La pensée cultuelle chez les oulémas algériens est le thème du 2e séminaire international, ouvert mardi, à Constantine à l’initiative du Laboratoire de recherches en études cultuelles et religions comparées de l’université Emir Abdelkader.

La rencontre a pour objectif de « faire connaître la contribution des penseurs et des hommes de religion algériens dans la purification de la foi de certains phénomènes non tolérés par l’islam comme l’extrémisme, la négligence des valeurs, l’éloignement des préceptes du Saint Coran et de la Sunna et de certains rituels et attitudes sociales intruses dans la pratique quotidienne de notre culte », a indiqué le Pr Salah Naâmane, directeur du Laboratoire organisateur.
Des hommes de culte et des spécialistes venus d’Arabie Saoudite, du Maroc et de Tunisie, ainsi que de différentes wilayas du pays, communiqueront durant les deux journées de cette rencontre autour des « du patrimoine hérité des oulémas algériens du XXe siècle en matière de religion », a-t-il précisé. Le Pr. Naâmane a également fait savoir que les travaux consisteront à mettre en exergue les efforts fournis par les oulémas à travers leurs manuscrits, « dont la plus grande partie est encore insuffisamment exploitée », pour préserver la foi de toute velléité d’obscurantisme et des agissements prémédités contraires à son authenticité. L’apport des penseurs contemporains en matière de pratiques cultuelles et « l’investissement » dans la pensée religieuse afin de « bannir à jamais les pratiques tendancieuses, importées et adoptées telles quelles d’une manière inconsciente » seront également débattus.  Le programme de cette rencontre prévoit notamment, une conférence du Dr. Mohamed Fawzi El Mouhadjer, de l’université Zitouna de Tunis, sur les « Musulmans et les défis de la problématique de la christianisation orientaliste », et une communication du Pr. Souleiman Ben Salah El Ghosn d’Arabie Saoudite consacrée à la « Réforme cultuelle chez l’Imam Abdelhamid Ben Badis ».
http://www.elmoudjahid.com/
L’islam et nous : pour une approche lucide
Posté par admin dans Actualités, CHRETIENS, CONFERENCES, Culture, Discussions, Islam, MUSULMANS, Nationale, Religieuses, RENCONTRES, Sagesses le 14th janvier 2011
Contribution au débat, par J. Warren
Que devient l’islam ? Une question capitale, en effet. Et il est tout aussi capital pour nous de comprendre les évolutions en cours, et leurs ressorts principaux. A cet égard, sans s’arrêter sur l’islamophobie primaire et haineuse qui prévaut dans certains milieux ‘tradis’ et apparentés, on peut regretter que notre vision des choses – en tant que ‘cathos engagés’- pèche parfois par simplisme.
En effet, nous sommes influencés – plus souvent qu’à l’occasion – par ce qu’on pourrait appeler une vision ‘essentialiste’ de tout ce qui a trait de près ou de loin à l’islam et aux musulmans.
A un ‘essentialisme’ angélisant et naïf (« la violence des ‘terroristes’ provient d’un dévoiement de l’islam, le ‘vrai islam’ est tolérant, etc. »), répond un ‘essentialisme’ qui – à partir d’analyses – légitimes et intellectuellement valides – surtout théologiques et philosophiques du ‘système de pensée’ musulman, – néglige parfois les aspects contingents (politiques, économiques, sociologiques, etc.) dans l’évolution des différentes écoles de pensée, et surtout de leur succès relatif dans différentes régions du monde.
De très bons ouvrages ont été écrit – notamment par des cathos – sur la ‘nature’ de l’islam ou ‘des islams’, l’anthropologie et les modèles culturels qui en découlent, et peuvent nous conduire à penser qu’il existe « un vrai islam » en tout temps et en tout lieux, et plutôt négatif.
Comparaison n’est pas raison, mais en forçant un peu le trait, c’est comme si un sociologue prétendait rendre compte de la vie quotidienne et du ‘fonctionnement’ concret de 1,2 milliards de cathos – ou étiquetés comme tels – en se basant essentiellement sur une analyse théologique et philosophique des textes sacrés ou des textes du magistère. Lire le reste…
« Tlemcen, capitale de la culture islamique » : ouverture officielle le 16 avril 2011
Posté par admin dans Actualités, Artistique, CONFERENCES, Consommation, Culture, Histoire, Internationale, Islam, Loisirs, Religieuses, Sagesses le 27th décembre 2010
L’ouverture officielle de « Tlemcen, capitale de la culture islamique » se fera le 16 avril 2011 par le président de la République. L’annonce a été faite jeudi 23 décembre à la salle El Maghreb à Oran, par Khalida Toumi, ministre de la culture, lors d’une conférence de presse après la clôture de la quatrième édition du Festival international du film arabe d’Oran(FIFAO).
Selon elle, l’ouverture nationale de cette manifestation culturelle se fera, elle, en février 2011 lors de la célébration du Mawlid Ennabaoui.
En Janvier prochain, Khalida Toumi détaillera le programme de « Tlemcen, capitale de la culture ismalique » lors d’une rencontre avec les médias dans la cité des Zianides. Mais, elle a déjà annoncé qu’une cinquantaine de films et une vingtaine de pièces de théâtre seront produits à l’occasion de cette manifestation.
La ministre a annoncé que le cinquième FIFAO aura lieu en juillet 2011, une date désormais fixe, au Centre des conventions de la capitale de l’Ouest qui a abrité récemment les activités du GNL 16. Ce centre a été construit par la Sonatrach.
« Nous n’avons pas pu le faire cette année pour des problèmes administratifs objectifs avec une entreprise espagnole », a-t-elle précisé disant que le festival n’est pas celui des paillettes. « Son but n’est pas de ramener un bateau de stars mais de créer un espace arabe pour le cinéma arabe et de garantir un espace pour permettre au public de voir des films », a-t-elle souligné.
En 2011, des cinés bus vont sillonner la région d’Oran, y compris dans les plages, pour projeter des films programmés au FIFAO. D’après elle, l’organisation en décembre du FIFAO n’est pas liée à des considérations de consommation de budget.
« Ceux qui parlent du gaspillage d’argent sont ceux qui veulent éradiquer la culture de ce pays. Le ministère de la culture est le département le moins doté en finances avec 0,75 % du budget de l’Etat. Le festival est un espace d’expression pour les artistes. Le FIFAO est le seul le festival concentré sur le cinéma arabe. C’est une occasion pour les cinéastes de se rencontrer et d’échanger les expériences », a-t-il indiqué.
Elle a annoncé qu’un projet de Musée des arts sera bientôt lancé à Oran, construit par l’Agence nationale des grands projets culturels. La ministre a également annoncé que le Festival international du court métrage de Taghit sera institutionnalisé en 2011.
Elle est revenue sur son projet de récupérer et réhabiliter les salles de cinéma, gérées actuellement par les APC, et les confier à des jeunes formés à la gestion et à l’art cinématographique.
«L’administration ne peut pas gérer les salles de cinéma », a-t-elle dit plaidant pour la construction de multiplex. Le prochain Conseil national des arts de la culture devra, d’après elle, identifier les artistes algériens en vue de leur offrir une couverture sociale et un statut. La publication du décret portant création de cette structure est prévue dans un mois.
Fayçal Métaoui
http://www.elwatan.com/
Algérie: Conférence internationale sur le « juste milieu en Islam » à Alger
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Culture, Discussions, Internationale, Islam, Philosophiques, Religieuses, Sagesses le 26th décembre 2010

Les organisateurs ont choisi le thème du « juste milieu et son rôle dans la préservation de la paix sociale » pour cette manifestation organisée par l’association El Irchad oua El Islah en collaboration avec le forum mondial du juste milieu.
Les participants à cette conférence de deux jours, s’attelleront à examiner une série de sujets en relation avec le thème dont le concept du juste milieu et ses manifestations dans la pensée islamique, le juste milieu et son rôle dans la stabilité de l’Algérie et les défis que rencontre ce concept.
Le rôle de chaque partie en faveur de la consécration du concept du juste milieu dans l’Islam notamment dans le développement de la nation et le rôle de la femme dans la consécration de la pensée modérée, figurent parmi les autres sujets soumis à discussion.
(Source APS)
COMMENT SORTIR DE LA DÉPENDANCE? Science et projet de société
Posté par admin dans Actualités, ARTS, CONFERENCES, Culture, CULTURELLE, Discussions, ECONOMIQUE, Histoire, Internationale, Islam, POLITIQUE, Religieuses, REUSSITES le 23rd décembre 2010
. Qui maîtrise la science, détiendra les outils du développement.

Dans une époque que dominent la connaissance technoscientifique et le concept de la société du savoir, la production scientifique des pays musulmans est encore marginale, selon le dernier rapport de l’Unesco sur la science. Les données fournies par le rapport, établi tous les cinq ans, concernant la production scientifique des pays musulmans, sont significatives d’une situation alarmante. En matière de techno-sciences le monde musulman, avec une population d’environ 1,5 milliard, près du quart de la population mondiale, ne produit que moins de 5% de la production scientifique mondiale! Le sous-développement du Monde arabe est symbolisé par un autre taux dramatique: environ 40% des populations sont analphabètes.
Forger au savoir et humaniser
Les capacités de production de la science permettent le développement, la sauvegarde de la souveraineté et de nouvelles perspectives. La situation des sociétés musulmanes est préoccupante. Jusqu’à quand les alarmes seront-elles ignorées? Même la Banque islamique de développement, en 2008, confirmait le constat alarmant: «Les 57 pays à population majoritairement musulmane ont sensiblement 25% de la population mondiale, mais moins d’1% des scientifiques produisent moins de 5% de la science et font à peine 0,1% des découvertes originales mondiales liées à la recherche chaque année.» La fuite des cerveaux et la mainmise par des politiciens médiocres sur les organes de décisions aggravent la situation. Lire le reste…
Conférence sur le halal : derrière les contradictions, l’appel à la mobilisation
Posté par admin dans Actualités, CONFERENCES, Consommation, Culture, Discussions, ECONOMIQUE, Fraude, Halal, Islam, Nationale, Religieuses, REUSSITES, Sagesses le 13th décembre 2010
PAR WILFRIED HECQUET
roubaix@lavoixdunord.fr

Il a fallu pousser les murs du théâtre Pierre-de-Roubaix, vendredi soir, pour accueillir le public très nombreux venu assister à la conférence « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le halal sans jamais oser le demander ». Une soirée organisée par l’Association Rencontre et Dialogue (ARD), qui a mis en exergue des contradictions persistantes sur la définition même du halal.
Plus de 200 personnes étaient présentes, vendredi soir, au théâtre Pierre-de-Roubaix. Dans le public, une écrasante majorité de musulmans. Un succès, qui a visiblement ravi Ali Rahni, et son association Rencontre et Dialogue : « On avait prévu 150 chaises, mais on est débordé par le succès du sujet… » Les interventions et débats de la soirée étaient également retransmis en direct sur Pastel FM, élargissant un peu plus encore l’auditoire.
L’idée de cette conférence : « Aborder d’un point de vue scientifique, éthique et pratique la question du halal. » Dans les faits, la question a surtout été abordée du point de vue de la stricte religion. Pourtant, la première intervenante, Florence Bergeaud, sociologue et auteure du livre Comprendre le halal, a apporté un premier éclairage scientifique, laïc et sans parti pris. Objectif, en somme. Avec des chiffres, d’abord, pour rappeler ce que pèse, aujourd’hui, le marché mondial du halal, qui a émergé surtout depuis les années 1970. La France, avec ses 5 millions de musulmans, serait le premier marché halal en Europe, estimé à « 5,5 milliards d’euros de dépenses en 2009, soit deux fois plus que pour le bio ». Elle notera encore « l’émergence d’une consommation identitaire, politique, pour marquer son soutien à telle ou telle cause » et « une dynamique de la méfiance : chacun promet de faire plus halal que son voisin ». Autre constat : il n’y a pas de véritable définition légale du halal, mais pour ce qui est du rituel, « la législation en France permet de ne pas utiliser l’étourdissement préalable à la saignée de l’animal. La définition, elle, est laissée aux religieux. » C’est là que la question se complique, car visiblement, les autorités musulmanes, d’un pays à l’autre, et même en France, ne sont pas d’accord entre elles. Ainsi constate-t-on des contradictions entre les trois mosquées habilitées pour la certification des abatteurs (Paris, Evry, Lyon).
On a dès lors plongé de plain-pied dans la discussion sous l’angle religieux, pour ne plus en sortir. Très remarquée, l’intervention de Fateh Kimouche, responsable du fameux site internet Al Kanz. D’entrée, il s’est clairement positionné : « Manger halal, ce n’est pas une option, c’est une obligation. Cela a un impact immédiat dans la vie du musulman, par rapport à ses invocations. Comment tu veux que tes invocations soient entendues si tu vas fracasser ta foi dans un hamburger qui n’est pas halal ? » (lire ci-dessous) Il n’aura de cesse de fustiger le comportement des musulmans : « Les musulmans agissent peu, certains par fatalisme, d’autres par méconnaissance. Et pourtant, ces consommateurs peuvent beaucoup, même tout seuls. Le halal commence par soi-même. Si chacun sort d’ici convaincu de ça, on peut changer la face de ce marché en France !
» Son objectif : faire bouger la communauté, pour lui faire prendre toute sa place. Et de lister ce que les musulmans sont censés faire dans ce but : « Prévenez les gens autour de vous ! Dites-leur de s’abstenir de consommer ce qui est douteux ! (…) Appelez les services consommateurs des grands groupes. Plus ils auront de demandes, plus ils verront qu’il y a des gens intéressés. Faites part de votre mécontentement, ces sociétés ont une hantise du « bad buzz ». Elles savent que la petite étincelle peut devenir un incendie… » Également présent, Fethallah Otmani, directeur administratif d’AVS, « association qui contrôle et assure le respect de l’abattage rituel ainsi que la traçabilité des produits carnés halal ». Il a fait référence au verset du Coran qui édicte selon lui les règles à suivre en la matière. Il a entre autres souligné « le risque de mélange omniprésent entre halal et haram (non halal) ». Pour lui, « le pire qui nous guette, c’est l’insouciance (des consommateurs musulmans) » : « Notre consommation empêche nos invocations de parvenir.
Si nos invocations parvenaient, ça pourrait régler pas mal de nos problèmes. » Fouad Imarraine, représentant du Collectif des musulmans de France, a lui aussi renvoyé à leurs « responsabilités morales » ces « consommateurs-suiveurs ». Pour lui, tout doit passer par une « prise de conscience » des musulmans, et un « refus de la manipulation ». Manipulation ? Celle des groupes de grande distribution, bien entendu, et non pas celle de la religion.
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Laghouat : »Le système de financement islamique-situation et enjeux » en débat
Posté par admin dans Actualités, Bancaire, CONFERENCES, Consommation, Discussions, Finance, Halal, Internationale, Religieuses le 11th décembre 2010
Le système de financement islamique, sa situation et ses enjeux a été au centre d’une journée d’étude jeudi à l’université Ammar Tlidji de Laghouat, à l’initiative de la faculté des sciences économiques et de la gestion.
Cette rencontre se fixe comme objectif l’examen de la théorie de la finance islamique, la définition des sources et systèmes bancaires, les solutions préconisées par la finance islamique face à la crise financière mondiale et l’examen des expériences des banques islamiques en Algérie, ont indiqué les organisateurs.
Les travaux s’articulent également autour de questions liées notamment au développement du système de financement islamique, ses fondements et principes, la présentation de certains de ses modèles, ainsi que l’étude de la situation et enjeux de cette formule de financement bancaire en Algérie, selon la même source.
Le Dr. Saïd Bouhraoua, de l’Académie internationale des recherches légales en Malaisie a abordé, dans ce contexte, la question de développement et options financières islamiques qui devront, a-t-il dit, constituer une priorité pour les opérateurs financiers à la faveur de la disponibilité d’un riche éventail de financement islamique.
Le conférencier, également expert à la banque centrale de Malaisie, a suggéré d’opter pour l’option du système financier légal consistant en la réglementation, l’organisation et l’union entre la Charia et l’expérience humaine moderne, et les paramètres d’échange et de compétition entre institutions bancaires islamiques et les banques traditionnelles. D’autres axes liés au rôle de contrôle légal dans le développement de l’activité bancaire islamique, l’expérience de la banque islamique algérienne »Es-Salam » dans le financement islamique, figurent au programme de cette journée d’étude.
http://www.elmoudjahid.com/
Chrétiens et musulmans se rencontrent autour du pèlerinage
Posté par admin dans Actualités, CHRETIENS, CONFERENCES, Culture, Discussions, MUSULMANS, Nationale, Religieuses, RENCONTRES, Sagesses le 10th décembre 2010
Au moment où le retour des pèlerins de la Mecque se termine, une journée de réflexion et de débat sur le double thème du pèlerinage en islam et dans le christianisme vient de se clôturer, dans le cadre de la 10e édition de la Semaine de Rencontres islamo-chrétiennes (Seric).
Roberta Collu-Morand, anthropologue, Djelloul Seddiki, directeur de l’Institut Ghazali, Mohamed Aïouaz, professeur à l’Institut Ghazali, et P. Henri de La Hougue, directeur adjoint de I’Institut Catholique de Paris (de gauche à droite).
Des musulmans et des chrétiens se sont réunis à cette occasion, le 4 décembre, à la Grande Mosquée de Paris. La journée a débuté dans la matinée avec des conférences-débats. Le premier sujet Le pèlerinage comme parcours initiatique a d’abord permis aux deux intervenants, des deux confessions, d’éclairer le sens spirituel de ce voyage qu’est le pèlerinage, effectué par le croyant, qu’il soit chrétien ou musulman. La deuxième conférence était axée sur la portée sociale du pèlerinage, en faisant particulièrement ressortir l’aspect communautaire. Dans l’après-midi, les visiteurs ont pu profiter du forum d’associations pour connaître les nombreuses organisations qui sont engagées dans le dialogue interreligieux. Trois ateliers autour du thème du pèlerinage leur ont été aussi proposés : Marches et pèlerinages islamo-chrétiens en France, Pèlerinage en islam et Pèlerinage en christianisme.
Pour sa 10e édition, qui a débuté le 12 novembre, la SERIC a permis la tenue de débats, de conférences et de rencontres artistiques ou spirituelles dans 54 villes en Europe. Près de la moitié des évènements se sont déroulés, en dehors de la France, dans 7 pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, Finlande, Hollande, Italie Royaume-Uni, Suède). En 2009 ce sont 95 manifestations, dont 59 en France, qui ont été réalisées par la SERIC. L’objectif est d’encourager le dialogue entre des chrétiens et des musulmans, autour de sujets religieux ou de thèmes d’actualité, selon la coordinatrice française de la SERIC, Myriam Bouregba. Pour cette journée, la Grande Mosquée de Paris et l’Institut Catholique de Paris, se sont joints à l’initiative du Groupe d’amitié islamo-chrétienne (GAIC), à qui l’on doit l’organisation de la SERIC, chaque année, depuis 2001.
Fatih Tursun Paris
http://fr.zaman.com.tr/fr/
« Le féminisme ne va pas à l’encontre de l’islam »
Posté par admin dans Actualités, Avis, CONFERENCES, Culture, CULTURELLE, Discussions, FEMMES, Internationale, Interview, Islam, Religieuses, REUSSITES, Sagesses le 9th décembre 2010
propos recueillis par Camille Dubruelh et Céline Chadelat
Pakistanaise, Saba Mahmoud a participé aux mouvements d’émancipation des femmes avant d’embrasser une carrière de chercheuse à l’université de Berkeley (Etats-Unis). Son dernier ouvrage, La Politique de la piété, offre un éclairage corrosif sur la relation des femmes égyptiennes à la religion et au politique, en s’intéressant au « mouvement des mosquées ».
En mettant à mal de nombreux « présupposés occidentaux », Saba Mahmoud se démarque des théories féministes libérales et refuse de réduire ces faits sociaux et religieux à une analyse de type culturaliste. Interview.
Comment ce mouvement de piété questionne-t-il l’idée de « féminisme »?
Le « mouvement des mosquées » se manifeste par la prolifération de mosquées de quartier et une visibilité plus grande de la sociabilité religieuse dans l’espace social. Avec, par exemple, le port du voile, la multiplication des médias et des publications à caractère religieux. Ce mouvement est une composante essentielle du renouveau islamique en Egypte. Mais qui a pour spécificité de passer par les femmes.
C’est un renouveau religieux pour ces femmes, qui a aussi une incidence importante sur leur entourage. Cela s’opère non pas de façon aveugle, mais d’une manière très intellectuelle. Le Coran est en effet un texte spirituel, qui ne comprend pas de règles strictes. Les femmes qui participent à ces « cours » ne se limitent pas simplement à la lecture de textes sacrés, elles cherchent avant tout à comprendre comment gérer leur vie quotidienne en restant en adéquation avec leur foi.
Leur objectif est de trouver dans les textes ce qui est applicable et ce qui ne l’est pas. Par exemple, le sexe extramarital est interdit dans l’islam. Comment apprendre alors à leurs enfants l’importance de ces valeurs, lorsque les incitations sexuelles dans les médias sont récurrentes? Elles ont conscience que les enfants sont sollicités par ces images, alors elles cherchent à comprendre comment les aider à prendre de la distance. Se rendre à ces cours, discuter, argumenter, comprendre, aide les femmes à faire le tri en apprenant à gérer les difficultés auxquelles elles font face au quotidien. Lire le reste…
Les musulmans célébreront mardi le nouvel an musulman
Posté par admin dans Actualités, Culture, Discussions, Européenne, Halal, Internationale, Religieuses, Sagesses le 7th décembre 2010
© AFP
En Belgique, cette occasion ne donne pas vraiment lieu à d’importantes réjouissances
BRUXELLES Les musulmans fêteront lundi soir le passage à la nouvelle année du calendrier musulman. Le premier mois de la nouvelle année hégirienne 1432, le mois de Mouharram, débutera en effet le mardi 7 décembre 2010.
Cette date correspond à un événement important de l’histoire musulmane, à savoir l’Hégire. La nouvelle année commémore le départ du prophète Mohamed, en l’an 622 après J-C, de la Mecque vers Médine, qui a conduit à la fondation de la communauté musulmane. En Belgique, cette occasion ne donne pas vraiment lieu à d’importantes réjouissances, les musulmans se contentant d’échanger leur voeux. De nombreux pays musulmans et arabes organisent en revanche des festivités avec les coutumes et les traditions propres à chaque pays. Jour férié dans nombreux de ces pays, la célébration de la nouvelle année passe notamment par la cuisine de plats traditionnels. Les musulmans orthodoxes considèrent pour leur part que fêter le 1er Mouharram, comme l’Occident célèbre le 1er janvier, est une hérésie. Les deux seules fêtes reconnues dans l’Islam sont effet l’Aïd el-Kebir, qui célèbre la fin du mois de Ramadan, et l’Aïd el-Adha, la fête du sacrifice. L’année hégirienne se base sur le calendrier lunaire, la durée de chaque mois étant liée au cycle de la lune. Le cycle lunaire n’atteignant pas 31 jours, comme c’est le cas dans le calendrier grégorien, l’année hégirienne est donc plus courte. C’est pourquoi les événements importants, comme le début du Ramadan ou les deux fêtes de l’Aïd, ne commencent jamais au même moment dans le calendrier solaire.
http://www.dhnet.be/

[Monia Ghanmi] Le nombre de fidèles assistant aux prières dans les mosquées de Tunisie s’est multiplié après la révolution.