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	<title>Halal Magazine &#187; Religieuses</title>
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		<title>Musulmans de Gironde : une foi à l&#8217;étroit</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 13:47:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Caroline Campagne [REPORTAGE] Faute de mosquée au Grand-Parc, le président de l&#8217;Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord accueille des fidèles au-dessus de son commerce dans un centre commercial. Petite visite guidée. « Le minbar où s&#8217;assoit l&#8217;imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l&#8217;association culturelle des musulmans va racheter au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Caroline Campagne</p>
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<p>[REPORTAGE] Faute de mosquée au Grand-Parc, le président de l&#8217;Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord accueille des fidèles au-dessus de son commerce dans un centre commercial. Petite visite guidée.</p>
</div>
<div><img src="http://www.sudouest.fr/images/2012/01/26/615325_19093343_460x306.jpg" alt="« Le minbar où s'assoit l'imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l'association culturelle des musulmans va racheter au diocèse », explique Mohammed Habri." /></p>
<h4>« Le minbar où s&#8217;assoit l&#8217;imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l&#8217;association culturelle des musulmans va racheter au diocèse », explique Mohammed Habri. (photo Thierry David)</h4>
<p>Hier, peu après 13 heures. Cité du Grand-Parc, à Bordeaux. Centre commercial de l&#8217;Europe, au pied des tours, face à la Sécurité sociale. Un petit complexe d&#8217;une trentaine de boutiques. Inutile de chercher un panneau indiquant une salle de prière pour les musulmans. Officiellement, il n&#8217;y en a pas. Seuls les fidèles initiés connaissent ce lieu de culte des plus insolites, situé dans un appartement, au premier étage du Bamo&#8217;so café. Cet établissement est géré depuis trois ans par Mohammed Habri. Ce Lot-et-garonnais, tout sourire, originaire du Maroc, est également président de l&#8217;Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord.</p>
<p>On accède à son appartement, qui abrite la salle de prière, par une porte discrète, située à l&#8217;arrière du magasin. Et ce n&#8217;est un secret pour personne. « Comme nous n&#8217;avons pas de mosquée dans notre quartier où il y a beaucoup de musulmans, alors je fais les célébrations chez moi depuis deux ans, plusieurs fois par jours. Au-dessus de mon restaurant dans un appartement. C&#8217;est chez moi et jusqu&#8217;à preuve du contraire je reçois qui je veux », assure-t-il.</p>
<p>Chemise bleue, pantalon beige emmitouflé dans une doudoune noire, l&#8217;homme barbu se montre accueillant et ouvert, à l&#8217;heure où une partie de la communauté musulmane bordelaise lui reproche d&#8217;être dans la mouvance des salafistes, qui prônent une pratique de la religion assez radicale. « Nous sommes musulmans, un point c&#8217;est tout et pas dans un groupe comme certains veulent en créer », dément-il.<span id="more-5304"></span></p>
<p>Construire une mosquée</p>
<p>Devant la porte en métal gris, qui mène au lieu de prière, pas plus d&#8217;indication. À l&#8217;entrée, à gauche, une affichette mentionne les ablutions. Rite musulman oblige, il est nécessaire d&#8217;enlever ses chaussures. Un escalier recouvert de moquette mène à la salle de prière. Entre deux étages, des photographies exposées, rappellent aux fidèles qu&#8217;il est nécessaire de récolter des fonds en vue du prochain rachat d&#8217;un terrain au diocèse par l&#8217;association culturelle des musulmans (lire notre édition d&#8217;hier). L&#8217;objectif est écrit en toutes lettres : construire une mosquée. « Nous voulons aider l&#8217;association de Mohammed Bouir à financer cet achat », commente notre guide Mohammed Habri. Mais il semblerait que les deux hommes ne soient finalement pas en accord total (lire ci-dessous).</p>
<p>Croisé par hasard dans l&#8217;escalier, Kaddour, 37 ans, a rendez-vous chez son médecin. Cet agent de sécurité d&#8217;origine algérienne sort juste de la salle de prière. « Avant, je prenais les transports en commun pour aller prier à la mosquée de Saint-Michel. Mais c&#8217;est trop loin alors maintenant, je viens ici dès que je peux », confie-t-il.</p>
<p>« Pas d&#8217;imam fixe »</p>
<p>L&#8217;ambiance de la pièce imite celle de l&#8217;intérieur d&#8217;une mosquée dans un décor austère. Sur un portemanteau traînent trois djellabas. De grands tapis verdâtres, abîmés par les genoux des fidèles jonchent le sol. « On en reçoit plusieurs dizaines par jour. Mais une seule personne détient la clé », poursuit-il. Un ordinaire panneau avec des voyants digitaux de couleur rouge affiche la date et les heures de prières fixées à partir du lever du soleil. D&#8217;un côté de la pièce, un lavabo. De l&#8217;autre, le minbar, c&#8217;est-à-dire la chaire, où s&#8217;installe l&#8217;imam devant ses fidèles. « Ici, nous n&#8217;avons pas d&#8217;imam fixe, les anciens assurent ce rôle car ce n&#8217;est pas une structure officielle », reconnaît Mohammed Habri.</p>
<p>Au contraire, d&#8217;autres musulmans bordelais membres d&#8217;une autre association, l&#8217;AMG (Association musulmane de la Gironde), soutiennent que cette « mosquée clandestine », selon leur expression, avait bel et bien un imam dans leur communauté. Un ancien prisonnier de Guantánamo. « C&#8217;est faux, répond-il. Mais c&#8217;est vrai que je suis en contact avec cet homme et Pierre Blazy, avocat bordelais que j&#8217;ai contacté, essaie de faire valoir ses droits ». Selon les dires de Mohammed Habri, ce dénommé Saber Lahmar, 42 ans, originaire d&#8217;Algérie habiterait à Mérignac. « Il a été kidnappé par les Américains à Sarajevo, en Bosnie, avant d&#8217;être torturé. Au bout de huit ans, un jugement de la cour fédérale américaine l&#8217;a blanchi. Il a été libéré, la France l&#8217;a accueilli mais il est toujours dans l&#8217;impasse. Sans papiers. » L&#8217;intéressé n&#8217;a d&#8217;ailleurs pas réapparu depuis plusieurs mois dans la salle de prière clandestine du Grand-Parc…</p>
<p>En quittant les lieux, il faut se rechausser. Et seulement dire au revoir. Sans toucher un homme, si l&#8217;on est une femme.</p>
<p>http://www.sudouest.fr</p>
</div>
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		<title>Un centre de théologie islamique ouvre ses portes à Tübingen</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 08:25:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Annette Schavan, ministre fédérale de l’Éducation et de la Recherche, a inauguré lundi le Centre de théologie islamique de l’Université de Tübingen. Son ministère a consacré au total 20 millions d’euros à cette structure et à trois autres instituts qui doivent voir le jour à Münster/Osnabrück, Frankfurt/Gießen et Erlangen/Nuremberg. Ces centres auront pour mission de former [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/CentreIslaTubinguen.jpg" rel="lightbox[5309]" title="Einweihung Zentrum für Islamische Theologie"><img class="alignleft size-full wp-image-5310" title="Einweihung Zentrum für Islamische Theologie" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/CentreIslaTubinguen.jpg" alt="" width="223" height="132" /></a>Annette Schavan, ministre fédérale de l’Éducation et de la Recherche, a inauguré lundi le Centre de théologie islamique de l’Université de Tübingen. Son ministère a consacré au total 20 millions d’euros à cette structure et à trois autres instituts qui doivent voir le jour à Münster/Osnabrück, Frankfurt/Gießen et Erlangen/Nuremberg. Ces centres auront pour mission de former des professeurs de religion islamique, des chercheurs en théologie islamique et d’autres spécialistes de la religion, par exemple des imams pour les mosquées.</p>
<p>Ces prochaines années, il faudra faire appel à 2 000 enseignants pour former quelque 700 000 étudiants musulmans. À Tübingen, la première promotion du cursus « Théologie islamique » compte 36 inscrits pour le semestre d’hiver 2011/2012.</p>
<p>« Nous voulons mettre à profit l’expérience des universités allemandes en matière de théologie pour œuvrer au développement de la théologie islamique », a déclaré Mme Schavan. « Je suis convaincue que cette étape jouera un rôle important pour l’intégration. » En outre, le nouveau centre devrait contribuer à « promouvoir le dialogue avec les religions chrétiennes », estime la ministre.</p>
<p>Dans un premier temps, le ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche allouera au centre de Tübingen environ quatre millions d’euros échelonnés sur cinq ans pour financer des chaires de professeur, divers postes salariés ainsi que des bourses pour les jeunes chercheurs. Le premier professeur nommé à l’institut est Omar Hamdan, spécialiste du Coran. Né en 1963, Omar Hamdan a suivi un cursus d’études arabes et d’islamologie à Jérusalem, avant de se consacrer à la théologie comparée à Tübingen.<span id="more-5309"></span></p>
<p>À partir du semestre d’hiver 2012/2013, il devrait être rejoint par Lejla Demiri, une Macédonienne qui a accepté la chaire de « Doctrine de la foi islamique ». Lejla Demiri a étudié la théologie islamique à Istanbul, puis la théologie catholique à Rome. Elle a ensuite rédigé une thèse de théologie comparée à l’Université de Cambridge.</p>
<p>Par ailleurs, deux professeurs juniors enseigneront le droit islamique, ainsi que l’histoire et la culture islamiques contemporaines. Un comité musulman composé de sept personnes accompagnera ce processus d’institutionnalisation de la théologie islamique. Seul l’établissement d’enseignement supérieur sera habilité à évaluer les aptitudes scientifiques et les qualifications universitaires des professeurs.</p>
<p>Le nouveau cursus compte 36 inscrits, dont 23 femmes et 13 hommes venus du monde entier.</p>
<p><em>Source : ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche</em></p>
<p>http://www.cidal.diplo.de/</p>
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		<title>Première rencontre entre le Crif et la Grande Mosquée de Paris</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 15:17:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Mardi 17 janvier, le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Richard Prasquier a officiellement rencontré pour la première fois le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur. &#171;&#160;Juifs et musulmans, pour une citoyenneté en partage&#160;&#187;. C’est sous cet intitulé que se sont officiellement rencontrés pour la première fois le président [...]]]></description>
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<p>Mardi 17 janvier, le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Richard Prasquier a officiellement rencontré pour la première fois le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur.</p>
</div>
<p><a href="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/mosquée-Paris.jpg" rel="lightbox[5247]" title="mosquée Paris"><img class="alignleft size-full wp-image-5248" title="mosquée Paris" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/mosquée-Paris.jpg" alt="" width="280" height="180" /></a>&laquo;&nbsp;Juifs et musulmans, pour une citoyenneté en partage&nbsp;&raquo;. C’est sous cet intitulé que se sont officiellement rencontrés pour la première fois le président du Crif, Richard Prasquier, et le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur. Une rencontre placée sous le signe de la proximité entre les deux religions, la paix et la compréhension mutuelle. Le président du Crif a, dans son discours, d’abord expliqué la nécessité de mieux se comprendre, d’œuvrer pour le rapprochement des juifs et musulmans de France. Il a ensuite rappelé les liens qui unissent les deux communautés depuis des décennies, que ce soit pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque des juifs ont trouvé refuge dans l’enceinte de la Grande Mosquée, ou plus tard lors de rapprochements entre l’ancien recteur Hamza Boubakeur et les Grands Rabbins de France Jacob Kaplan et René-Samuel Sirat.</p>
<p><strong>Richard Prasquier a brièvement évoqué</strong> le conflit israélo-palestinien, exhortant les deux parties à ne pas exporter le conflit en France : &laquo;&nbsp;Il s’agit d’un différend d’ordre politique et non métaphysique, qu’il doit avoir des solutions politiques locales et qui ne doit en aucun cas être instrumentalisé chez nous&nbsp;&raquo;. Il a enfin explicité les motifs de cette rencontre entre les deux institutions que sont le Crif et l’Institut musulman de la Mosquée de Paris, &laquo;&nbsp;pour marquer la priorité de l’enjeu d’une relation forte et apaisée entre juifs et jusulmans en France. Pour un vivre ensemble harmonieux, respectueux des valeurs républicaines et citoyennes&nbsp;&raquo;. Le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a quant à lui commencé par illustrer, dans son discours, la proximité entre juifs et musulmans qui se retrouve au sein même du Coran : citant plusieurs versets faisant référence aux juifs (désignés comme<em> &nbsp;&raquo;fils d’Israël&nbsp;&raquo;</em>), le recteur a rappelé que le nom de Moïse se retrouve 134 fois dans le Livre saint et celui d’Abraham 44 fois.<span id="more-5247"></span></p>
<p><strong>Il a ensuite évoqué les nombreux exemples</strong> de coexistence pacifique entre juifs et musulmans, que ce soit en Andalousie au Xe siècle ou plus tard au Maghreb. Dalil Boubakeur a également montré la similarité des pratiques qui rapprochent les deux religions, comme<em> </em>&laquo;&nbsp;les jeûnes du Ramadan et de Kippour, la Shahâda et l’Emmouna, la circoncision ou encore la licéité alimentaire (Halal et Casher)&nbsp;&raquo;. Enfin, le recteur a proposé que des commissions œuvrent, dans des domaines aussi divers que l’histoire, l’art ou la philosophie, pour rétablir la connaissance réciproque des deux communautés<em>, </em>&laquo;&nbsp;pour que juifs et musulmans apprennent à se parler, se connaître et découvrir ensemble toutes les richesses de leur histoire, de leur religion qui leur sont communes&nbsp;&raquo;.</p>
<p>http://www.lemondedesreligions.fr/</p>
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		<title>La liberté religieuse recule dans le monde</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Aug 2011 17:45:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[JACKIE FRANK ET VICKI ALLEN , WASHINGTON Un rapport américain souligne l’augmentation des violences à caractère religieux et le recul des libertés confessionnelles dans le monde au cours des cinq dernières années. Une tendance nettement présente dans les pays du Sud mais aussi en Europe, en France et en Angleterre notamment. Un groupe de recherche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>JACKIE FRANK ET VICKI ALLEN , WASHINGTON</p>
<table cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td align="center">
<div id="gallery"><img class="alignleft" src="http://medya.todayszaman.com/fransa/2011/08/18/p9.jpg" alt="" width="582" height="291" border="0" /></div>
<div id="gallery" style="text-align: left;"><span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px;"><br />
</span></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Un rapport américain souligne l’augmentation des violences à caractère religieux et le recul des libertés confessionnelles dans le monde au cours des cinq dernières années. Une tendance nettement présente dans les pays du Sud mais aussi en Europe, en France et en Angleterre notamment.</p>
<p>Un groupe de recherche américain affirme que près d’un tiers de la population mondiale vit dans des pays où la pratique libre d’une religion est de plus en plus difficile. Le centre de recherche Pew sur la religion et la vie publique a remarqué que les restrictions gouvernementales et l’hostilité du public vis-à-vis de certaines religions ont progressé entre 2006 et 2009 dans certains pays. Selon le rapport « sur les trois années sur lesquelles portent l’étude, l’étendue de la violence et des mauvais traitements pour des raisons religieuses ont diminué dans quelques endroits, mais augmenté dans un grand nombre de cas. » En effet, seulement 1 % de la population vit dans des pays où la tolérance religieuse est en progression. Une hausse importante de l’hostilité publique est visible en Chine, au Nigéria, en Thaïlande, au Vietnam et en Grande-Bretagne tandis que des restrictions gouvernementales ont fortement augmenté en Egypte et en France. Le centre de recherche Pew a étudié les lois et les politiques gouvernementales qui visent à bannir certaines croyances, à limiter les prêches, qui interdisent la conversion et qui favorisent certaines religions.</p>
<p>Des chiffres élevés mais stables</p>
<p>Les données utilisées pour mesurer cette hostilité sont les violences sectaires, l’interdiction de porter certaines tenues religieuses ainsi que d’autres formes d’intimidations. Les pays les plus hostiles et qui prônent les mesures les plus restrictives vis-à-vis de certaines religions sont l’Inde, le Pakistan, l’Indonésie, l’Egypte, l’Iran, le Myanmar, la Russie, la Turquie, le Vietnam, le Nigeria et le Bangladesh, même si dans la plupart de ces pays aucune hausse significative n’a été observée entre 2006 et 2009. En 2009, des personnes ont été tuées, battues, emprisonnées, déplacées de chez elles ou ont perdu tous leurs biens suite à des représailles gouvernementales pour des raisons religieuses dans 101 pays. En 2008, le nombre de pays impliqués dans ces violences étaient de 91. Des violences collectives se sont déroulées dans 52 pays en 2009, ce chiffre étant de 38 l’année précédente. La haine religieuse et les préjugés ont entraîné des violences sur des personnes dans 142 pays sur les 198 étudiés, mais ce chiffre reste stable par rapport à l’année 2008. Selon le Centre de recherche Pew</p>
<p>« dans 74 pays, des groupes terroristes extrémistes ont été actifs entre 2006 et 2009 » et des violences ont eu lieu dans la moitié de ces pays au cours de l’année 2009.</p>
<p>Peur autour de la démographie musulmane</p>
<p>Les chrétiens et les musulmans, les deux groupes religieux les plus présents dans le monde, ont été harcelés dans la plupart des pays. D’autres groupes ont été aussi victimes d’intimidations. Les juifs, qui représentent moins de 1 % de la population mondiale, ont connu des restrictions ou des intimidations dans 75 pays. Dans cinq pays européens : la Grande-Bretagne, le Danemark, la Russie, la Suède et la Bulgarie, les tensions religieuses se sont cristallisées autour de l’augmentation rapide de la population musulmane. D’autre part, l’antisémitisme et l’antagonisme vis-à-vis de certaines minorités ont augmenté.</p>
<p>http://fr.zaman.com.tr</p>
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		<title>La femme dans les traditions arabo-musulmanes</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Aug 2011 16:58:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La tradition hébraïque du péché originel accusait Eve, tentée par Satan, d’avoir tenté à son tour son époux Adam ; le Coran leur a attribué, à tous deux, égalité de faute. En dépit de cette attitude identique des deux sexes devant les tentations de Satan, la tradition arabo-musulmane a  frappé la femme d’infériorité. Lorsque l’Islam entra en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La tradition hébraïque du péché originel accusait Eve, tentée par Satan, d’avoir tenté à son tour son époux Adam ; le Coran leur a attribué, à tous deux, égalité de faute. En dépit de cette attitude identique des deux sexes devant les tentations de Satan, la tradition arabo-musulmane a  frappé la femme d’infériorité. Lorsque l’Islam entra en contact avec les juifs, les chrétiens et les mages, il réussit à intégrer leurs conceptions religieuses qui ne tardèrent pas à ressusciter sous des formes musulmanes. C’est ainsi qu’on rapporte que Moïse, conversant avec Satan, obtint de lui un conseil qui consiste à ne jamais rester seul avec une femme, car le diable qui s’y trouve pourra l’induire en tentation.</p>
<p><a href="http://akhbardounia.files.wordpress.com/2010/09/fatima-au-carnaval.gif" rel="lightbox[4817]" title="Fatima-au-carnaval"><img title="Fatima-au-carnaval" src="http://akhbardounia.files.wordpress.com/2010/09/fatima-au-carnaval.gif?w=60&amp;h=90" alt="" width="60" height="90" /></a>Ceci dit, la question de la femme est toujours d’actualité et devient inévitable chaque fois qu’on aborde l’Islam devant un public occidental. Les arabo-musulmans qui reviennent souvent sur ce sujet avec passion, escamotent curieusement les analyses, les interrogations et les réflexions neuves touchant notamment l’apport du Coran à ce sujet. Ils évitent les vraies questions en ne cessant de répéter que le Coran a amélioré le statut de la femme en l’élevant à la même dignité spirituelle que celle de l’homme, ou que la femme en « Islam » n’est pas soumise, comme sa consœur en Occident, à une dure compétition sociale et économique avec l’homme. Arguments qu’on entend d’ailleurs souvent chez les musulmans qui militent pour un modèle islamique de société.</p>
<p>Les occidentaux, à l’inverse, soulignent l’infériorité de la femme dans les sociétés musulmanes : polygamie, répudiation, voile, ségrégation des sexes, réclusion ou enfermement dans les tâches domestiques, dépendance à l’égard du mari, incapacités juridiques, etc. <span id="more-4817"></span><!--more--></p>
<p>Pourtant, dans ces arguments objectifs et subjectifs on néglige ou on refuse de partir de données communes à la condition féminine dans toutes les sociétés, données qui, en dépit de nombreux efforts d’émancipation, notamment en Occident moderne, persistent encore.</p>
<p>Notons qu’à son avènement, le Coran trouvait une situation si fortement établie depuis belle lurette qu’il ne parvenait pas à modifier sur l’essentiel : les structures élémentaires de la parenté, le contrôle de la sexualité, l’héritage, l’intégrité du corps, l’accès aux avantages sociaux, culturels et politiques… qui, dans beaucoup de groupes sociaux, continuent d’être réglés par des coutumes étrangères aux indications du Coran et aux normes du droit musulman ; d’ailleurs, même au Yémen ou en Arabie, berceau de l’Islam, le droit bédouin n’a pas été entièrement éliminé par le droit musulman. Or, nous savons tous, le rôle joué par les structures élémentaires de la parenté dans la circulation des biens, des pouvoirs, des personnes dans une société. Les échanges de femmes obéissent à des stratégies d’enrichissement, de domination, d’autoprotection qui dépassent l’intérêt de la personne échangée. La sécurité de l’individu est liée à la puissance du clan qui assure sa protection ; contrairement à l’homme qui ne quitte jamais la famille, la femme peut passer dans un autre clan pour sceller une alliance. Voilà pourquoi le contrôle de la sexualité des femmes est rigoureusement défini dans le code de l’honneur qui continue à s’imposer dans bien des sociétés méditerranéennes patriarcales de tradition chrétienne ou musulmane. Dès lors, la question la plus pertinente à propos du statut de la femme est de savoir jusqu’à quel point les nouvelles  dispositions introduites par le Coran ont-elles pu modifier le fonctionnement des structures élémentaires de la parenté, et non pas seulement certaines dispositions juridiques et le cadre éthique et religieux des systèmes antérieurs ?  La situation et le statut de la femme dans le monde arabo-musulman montrent bien que le Coran a plutôt agi sur la dignité de la personne plus que sur les structures élémentaires de la parenté. Malheureusement, il est vrai qu’il manque terriblement des études sociologiques et anthropologiques précises de l’application du droit musulman dans chaque société pouvant permettre de répondre à la distinction entre le poids de l’influence des structures et la modification par le Coran du cadre éthique et religieux du fonctionnement d’échange des personnes et des biens.</p>
<p><a href="http://akhbardounia.files.wordpress.com/2010/09/jetaime.jpeg" rel="lightbox[4817]" title="jetaime"><img title="jetaime" src="http://akhbardounia.files.wordpress.com/2010/09/jetaime.jpeg?w=150&amp;h=97" alt="" width="150" height="97" /></a>Bref, par sa condition biologique qui la voue à la reproduction de la vie, donc à la circulation du bien le plus précieux dans toute société, la femme a partout fait l’objet de stratégies de la part des hommes qui ont le monopole du contrôle de la circulation des biens et des rapports de force entre familles, clans et tribus. L’apparition de la pilule contraceptive a permis à l’émancipation de la condition féminine d’atteindre le niveau fondamental des stratégies aussi anciennes que les sociétés humaines. Et nous connaissons tous, les débats psychologiques et psychanalytiques autour de la « libération » sexuelle et tous les tabous qui l’ont réprimée, contrôlée avec un code implacable qualifié d’«éthique» et de «religieux».</p>
<p>Les conditions historiques, culturelles, politiques, économiques, démographiques…, où ces débats commencent à voir le jour dans les sociétés musulmanes invitent à la prudence  afin d’éviter de prononcer en toute hâte des condamnations catégoriques à la manière des «féministes» légitimement révoltées, ou, au contraire faire des discours péremptoires en vue de protéger un statut divin et supérieur à tout ce que les hommes ont conçu ailleurs. Ainsi donc, il n’y a rien de plus complexe et de plus dérisoire que d’engager des discussions sur les versets coraniques qui parlent de polygamie, de répudiation, d’héritage, de supériorité de l’homme sur la femme, de voile, de mariage licite et illicite. Tous ces versets ont déjà fait l’objet d’explications juridiques de la part des exégètes, fondateurs d’écoles, tel que Shâfi’i, etc. Toutefois, aucun de ces « oulémas » n’a été capable de relativiser ces versets en les mettant en rapport avec les conditions historiques qui prévalaient au temps du Prophète.</p>
<p>C’est dans  les perspectives ouvertes par cette problématique dans les sociétés arabo-musulmanes actuelles que les femmes qui travaillent sont poussées par leur condition, à être plus avancées que les hommes et sont amenées à transgresser les limites qui leur sont imparties par le pouvoir patriarcal. Ainsi donc, elles ont plus à revendiquer que les autres groupes sociaux opprimés et font peur aux hommes qui sont prêts à les soumettre à une nouvelle servitude, islamistes entre autres, plutôt que les reconnaître comme leurs égales. A part Bourguiba, aucun dirigeant arabe n’a eu l’audace de prendre des mesures en faveur des femmes. Ni Nasser, ni le Baâs n’ont osé rien entreprendre au bénéfice de ces dernières. Tout le monde s’est accordé pour les mettre au travail dans les champs, dans les bureaux et à l’usine, mais personne n’a songé à rompre avec le passé et à leur reconnaître des droits. Mais néanmoins, certains intellectuels arabo-musulmans avaient osé étudier le Prophète Mohamed et le Coran comme éléments relevant de l’analyse historique en remettant ainsi en cause non seulement le fonctionnement des structures élémentaires de parenté, mais également tout l’édifice sur lequel repose la législation musulmane, c’est-à-dire l’autorité religieuse.</p>
<p>Contrairement à certaines études récentes, des chercheurs arabo-musulmans ont mis le doigt sur l’origine du mal en signalant « qu’un lien assez étroit lie le problème de la réclusion à celui des classes ». De même, dans le <em>Harem politique,</em> la marocaine Fatima MERNISSI n’a pas pris suffisamment en compte la genèse historique de l’Islam, le milieu dans lequel il a éclos et s’est épanoui, l’influence des ambitions individuelles, de la position sociale des chefs et des luttes de factions sur son devenir. Chercher à opposer un «<em>hadith</em>» à un autre, c’est contribuer, inévitablement, à sacraliser le texte et à en faire la référence ultime. En effet, en restant au niveau du texte, la pensée et la réflexion critiques peuvent se trouver coincées et contaminées par le point de vue qu’elles critiquent.</p>
<p>Historiquement, il est à rappeler que c’est dans les villes musulmanes que les femmes ont été asservies. L’irruption de la masse des femmes esclaves, consécutives aux conquêtes, a totalement bouleversé la société arabo-musulmane, au lendemain de l’Islam. L’existence de la femme «libre» va être réglée comme le contraire de la femme «esclave» (<em>jariya</em>). Les hommes vont donner libre cours à leurs fantasmes avec les <em>jawari,</em> c’est-à-dire les esclaves, et leurs femmes seront réduites au statut de «mère des enfants» (Oum al-awlad). Dans la société abbasside, les femmes esclaves seront de loin plus cultivées, plus libres et plus recherchées que les femmes dites libres.</p>
<p>C’est à nouveau des villes que partent, à présent, les mouvements de libération des femmes. Au Maghreb, il ya des milliers de femmes, de jeunes adolescentes qui sortent des milieux populaires, qui ont une éducation arabe plus qu’européenne et qui luttent pour leur émancipation sans avoir en tête le modèle occidental, mais simplement le refus de l’autorité du père, du frère, du mari ou, tout simplement, de cet establishment religieux que forment les muftis et les «<em>khatib</em>» de certaines mass-média et des mosquées.</p>
<p>Le drame de la femme arabo-musulmane fait toujours partie de l’actualité. Et, les progressistes et les démocrates qui répondent aux partisans de son asservissement en ce début du 21<sup>ème</sup> siècle sont pris en « otages », persécutés par des gouvernants et les islamistes qui n’hésitent pas à ordonner l’autodafé de leurs livres interdits. Voilà qui en dit long sur le sable mouvant dans lequel s’enfoncent les sociétés arabo-musulmanes et leurs idéologues réactionnaires et obscurantistes. Mais malgré tout cela, les démocrates et les progressistes continueront aussi longtemps qu’il faudra, à combattre, avec des arguments connus, des pouvoirs en place qui laissent les islamistes façonner, par une sorte d’esprit persuasif ou dissuasif, la jeunesse et exigent des intellectuels de s’abstenir de toucher à la question religieuse.</p>
<p>CHATAR  Saïd</p>
<p>http://akhbardounia.wordpress.com</p>
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		<title>L’Islam au delà des Musulmans</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 12:32:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Écrit par Ilyess N’est pas Musulman qui veut et, par excès ou par défaut, les faussaires ne manquent pas. Les détracteurs malhonnêtes de l’Islam ont beau jeu de récupérer les délits de certains malfaiteurs pour savamment entretenir les amalgames d’avec la religion dont ils sont issus ou dont ils se réclament.  « Une fourmi ayant piqué [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><span class="Apple-style-span" style="line-height: normal;">Écrit par Ilyess</span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span class="Apple-style-span" style="line-height: normal;"><img src="http://www.uam93.com/images/stories/dyl.jpg" alt="" border="0" /></span></span></p>
<p align="justify">N’est pas Musulman qui veut et, par excès ou par défaut, les faussaires ne manquent pas. Les détracteurs malhonnêtes de l’Islam ont beau jeu de récupérer les délits de certains malfaiteurs pour savamment entretenir les amalgames d’avec la religion dont ils sont issus ou dont ils se réclament.</p>
<p> « <em>Une fourmi ayant piqué l&#8217;un des Prophètes, il ordonna de brûler la fourmilière. Alors DIEU lui révéla: &laquo;&nbsp;Pour une seule fourmi qui t&#8217;a piqué, tu as brûlé tout un peuple qui louait DIEU</em> (1) ! » Personne ne songe à exterminer toutes les volailles de la terre pour être un jour tombé sur un oeuf pourri, mais tous ceux qui ont un différend avec le moindre « muzz (2) » s’obstinent à mettre en cause le monde musulman tout entier. S’il est légitime de blâmer les exactions des malfaiteurs, il est profondément injuste de généraliser et de s’en prévaloir pour remettre en cause la justesse de la religion de leurs pères. Les Musulmans s’estiment détenteurs de LA Vérité mais, à l’instar des tenants des révélations antérieures, certains d’entre eux ne sont parfois pas moins exempts de ces contradictions qui navrent leurs coreligionnaires et confortent leurs détracteurs. Nombreux sont désormais les clichés véhiculés par les identitaires, les médias, les manuels d’histoire revisitée, les politiciens et autres politologues, les orientalistes, la colonisation et les missionnaires, etc… Et les préjugés ne sont pas moindres, aggravés par la mauvaise foi, sur la base de critères égoïstes et racistes inavoués, générés par des crises économiques et politiques, par l’immigration, le mauvais comportement de certains ressortissants musulmans et l’exacerbation de leurs faits divers.</p>
<p align="justify"><span id="more-4794"></span><br />
Il ne suffit pas de se déclarer Musulman ou de se considérer comme tel pour l&#8217;être incontestablement : « <em>Le fornicateur ne reste pas Croyant au moment où il fornique, le consommateur d’alcool ne reste pas Croyant au moment où il le consomme, le voleur ne reste pas Croyant au moment où il vole, le pillard à son propre compte ne reste pas Croyant au moment où il s’approprie la chose pillée alors que les (autres) gens lèvent leurs regards vers lui</em>&nbsp;&raquo; (3) ». L&#8217;Islam n’est pas un héritage, un titre ou un diplôme qu’on obtient définitivement mais une qualité qui, faute d&#8217;entretien, s’édulcore aussi facilement qu&#8217;elle s&#8217;acquiert et le Prophète Mohammed ( ص) a fustigé sans ménagements ces comportements blâmables qui participent à la déchéance provisoire ou définitive de la « <em>nationalité</em> » musulmane : « Quatre choses, lorsqu&#8217;elles se rencontrent chez un individu, en font un parfait hypocrite : Mentir quand il parle, manquer à sa promesse, trahir les engagements pris, être de mauvaise foi lorsqu&#8217;il pactise. Celui chez qui se trouve une seule de ces quatre choses sera atteint de quelque hypocrisie jusqu&#8217;au moment où il s&#8217;en sera débarrassé&nbsp;&raquo; (4) ».</p>
<p>Pour exercer durablement, un médecin doit connaître et pratiquer convenablement la médecine et il en va de même pour un avocat avec le droit. Pour être conventionnés, ils doivent se conformer à une déontologie contraignante pour eux mais sécurisante pour leurs clients. En Occident, on réclame tout à fait l’inverse des Musulmans qui ne sont appréciés que lorsqu’ils prennent des libertés et des distances avec leurs dogmes, en crachant dans la chorba. Les meilleurs interlocuteurs sont les « modérés » qui, en contravention avec leur propre doctrine, par faiblesse ou par tactique, singent les agissements les plus absurdes des « mâles dominants » : « <em>Et les Juifs ne seront jamais contents de toi, les Nazaréens (Chrétiens) non plus, jusqu&#8217;à ce que tu suives leur religion. &#8211; Dis : &laquo;&nbsp;La guidée de DIEU, oui, voilà la guidée</em>.&nbsp;&raquo; Et si tu suis leurs passions après qu’il t’est venu de la science, tu ne trouveras en DIEU patron ni secoureur (5) ». Malgré tout, si moults Musulmans traditionnels sont désobéissants envers certains préceptes de leur religion, par défaut ou par paresse, ils n’apostasient guère, même en l’absence de toute coercition ou pression sociale. Il est significatif de constater que, si certains ont pu délaisser temporairement certaines pratiques cultuelles, par ambition, par orgueil ou pour profiter de la vie, ils finissent sur le tard par revenir volontiers à leur foi originelle. Et, quand bien même ce ne serait pas, DIEU ne fait-Il pas en sorte de substituer aux irréductibles renégats qui persistent à négliger ce trésor qu’est l’Islam d’autres protagonistes qui l’apprécient comme il se doit (6) ?</p>
<p align="justify"><strong><em>Daniel-Youssof Leclercq</em></strong></p>
<p align="justify"><strong>1</strong> <strong>Boukhary 56/153/1<br />
2</strong> Sobriquet attribué aux néo-musulmans par les identitaires de tous bords et autres islamophobes.<br />
<strong>3</strong> <strong>Boukhary 46/30/2, 74/1/4, 86/1/1, 86/6/1, 86/20/2,3</strong> «…et il ne tue pas alors qu’il est Croyant. » (<strong>Boukhary 86/20/2</strong>)<br />
<strong>4</strong> <strong>Boukhary 58/17/1 et aussi 46/17/1 – 52/28/2 – 55/8/1<br />
5</strong> <strong>Coran 2 :120<br />
6</strong> « Et donc vous tournez le dos&#8230; voilà que je vous ai transmis ce avec quoi j’ai été envoyé vers vous. Et mon Seigneur remplacera votre peuple par un autre, tandis que vous ne pourrez en rien LUI nuire. Oui, mon Seigneur, est gardien sur toute chose&nbsp;&raquo;. » (<strong>Coran 11 :57</strong>) « Et si vous tournez le dos, IL s’occupera de vous remplacer par un autre peuple. Puis ceux-ci ne seront pas vos pareils ! » (<strong>Coran 47 :38</strong>) « <em>Ho, les croyants ! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion&#8230; DIEU va faire venir un peuple qu&#8217;IL aime et qui L&#8217;aime, modeste envers les croyants et fort envers les mécréants et qui lutte dans le sentier de DIEU et qui ne craint le blâme d&#8217;aucun blâmeur. C’est la grâce de DIEU. IL la donne à qui IL veut. Et DIEU est immense, savant.</em> » (<strong>Coran 5 :54</strong>)</p>
<p align="justify">http://www.uam93.com</p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span class="Apple-style-span" style="line-height: normal;"><br />
</span></span></p>
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		<title>La circoncision réduit le taux de transmission du VIH</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Aug 2011 14:09:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Une nouvelle étude portant sur une population supérieure à 100.000 sujets confirme que la circoncision réduit bien le risque de transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), responsable du Sida. L’Agence nationale de recherches sur le Sida et les hépatites virales (ANRS) vient d’en publier les résultats, lors de la conférence de l’International AIDS Society, cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4548" title="circoncision-reduit-taux-transmission" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2011/08/circoncision-reduit-taux-transmission.jpg" alt="" width="315" height="315" /></p>
<p>Une nouvelle étude portant sur une population supérieure à 100.000 sujets confirme que la circoncision réduit bien le risque de transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), responsable du Sida. L’Agence nationale de recherches sur le Sida et les hépatites virales (ANRS) vient d’en publier les résultats, lors de la conférence de l’<em>International AIDS Society</em>, cette semaine à Rome.</p>
<p>L’étude a porté sur une population de 110.000 adultes dans le bidonville d’Orange Farm, en Afrique du Sud. Elle a été conduite entre 2007 et 2010. «<em>Le projet consistait à proposer une circoncision gratuite et médicalisée à tous les volontaires âgés d’au moins 15 ans </em>», indique l’ANRS. Plus de 20.000 circoncisions ont été effectuées.</p>
<h6><span style="font-size: 13px; font-weight: normal;"><strong>La circoncision réduit l&#8217;épidémie de VIH</strong></span></h6>
<p>« <em>Chez les hommes circoncis, la prévalence du VIH est inférieure de 55 % et l’incidence du VIH est 76 % plus faible </em>», souligne l’ANRS. Pour Bertrand Auvert, principal auteur de ce travail, « <em>cette étude démontre que la circoncision permet de réduire l’épidémie de l’infection à VIH dans les communautés fortement infectées </em>». Par ailleurs, ces résultats sont similaires à ceux qui ont été observés dans d’autres essais.</p>
<p>« <em>Cette étude marque une étape importante qui confirme les essais cliniquesrandomisés, mais cette fois-ci à l’échelle d’une communauté, dans la vraie vie</em>», souligne Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS. « <em>La circoncision masculine est capable de protéger partiellement mais fortement les hommes du VIH</em> ». À noter que la généralisation de la circoncision se poursuit à Orange Farm.</p>
<p>La protection n&#8217;est donc pas totale et, comme il a été plusieurs fois précisé lors de la conférence à Rome, la nouvelle ne doit pas remettre en cause les autres moyens de protection.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/vih-la-circoncision-reduit-le-taux-de-transmission_31616/">Source</a></p>
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		<title>La laïcité : un débat épineux</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2011/04/02/la-laicite-un-debat-epineux/</link>
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		<pubDate>Sat, 02 Apr 2011 16:58:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mardi 5 Avril se tiendra à Paris la convention de l’UMP sur la laïcité en France : débat houleux non seulement au sein de l’UMP mais aussi entre les représentants du gouvernement et ceux des principaux cultes. Retour sur ce débat qui gangrène la société française. Un débat, de multiples enjeux. Dès le départ, ce débat [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mardi 5 Avril se tiendra à Paris la convention de l’UMP sur la  laïcité en France : débat houleux non seulement au sein de l’UMP mais  aussi entre les représentants du gouvernement et ceux des principaux  cultes. Retour sur ce débat qui gangrène la société française.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-4284" title="ecoute_la_rue_marianne_" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2011/04/ecoute_la_rue_marianne_.jpg" alt="" width="400" height="400" /></p>
<p><strong>Un débat, de multiples enjeux. </strong></p>
<p>Dès le départ, ce débat semble relancer l’islamophobie ambiante  notamment suite aux déclarations de Nicolas Sarkozy assimilant l’échec  du multiculturalisme en France à l’absence d’intégration des musulmans.  Nassurdine Haidari adjoint au maire PS de Marseille a ainsi confié ses  impressions et ses craintes au Monde  et rappelle certaines phrases  malencontreuses tenues lors des dernières présidentielles : «(En  France) <em>on n’est pas polygame, on ne pratique pas l’excision sur ses  filles, on n’égorge pas les moutons dans son appartement et on respecte  les règles de la République »</em><em>. </em>La crainte est aujourd’hui  la recrudescence de la stigmatisation des musulmans en France. Un  sondage récent a montré que 42% de la population interrogée voient  l’islam comme une menace et 68% pensent que les musulmans sont mal  intégrés. Ce débat fait de plus suite au débat avorté sur l’identité  nationale, instrumentalisé par Le Pen, puis abandonné par l’UMP, devant  les accusations de xénophobies et de virage vers l’extrême droite de la  part du parti présidentiel.</p>
<p><strong>Des dissidences au cœur même de l’UMP. </strong></p>
<p>Ce débat ne créer pas seulement des tensions entre musulmans (qui se  sentent stigmatisés) et non musulmans mais aussi au sein de l’UMP, et  finalement entre l’UMP et les représentants des six plsu grands cultes  en France. Il faut le rappeler, seulement dix des trente membres du  gouvernement Fillon participeront Mardi à la convention. Certains même,  tel Claude Guéant déclarent se « sentir obligé d’y participer ». Le  président du Sénat refuse de se mêler à ce « débat qui stigmatise ». En  ce qui concerne la laïcité, l’UMP montre ici ses nombreuses divergences  d’opinion et les tensions qui en découlent. Enfin, on remarque l’absence  des représentants des cultes les plus importants en France (cultes  catholique, protestants, orthodoxe, juif, musulman, bouddhiste). Ces  derniers, bien que reconnaissant l’adaptation nécessaire des religions  aux sociétés actuelles, refusent de participer à un débat qui pourrait  semer confusion et troubles parmi les croyants.</p>
<p>P.B.</p>
<p><strong>http://e-delit.com/</strong></p>
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		<title>Regain de la ferveur religieuse en Tunisie</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2011/02/17/regain-de-la-ferveur-religieuse-en-tunisie/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Feb 2011 09:16:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Monia Ghanmi pour Magharebia à Tunis La Tunisie post-révolutionnaire connaît une renaissance de la religion après que les restrictions à la liberté de culte aient été levées après la chute de Ben Ali. [Monia Ghanmi] Le nombre de fidèles assistant aux prières dans les mosquées de Tunisie s&#8217;est multiplié après la révolution. Les mosquées [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Monia Ghanmi pour Magharebia à Tunis</p>
<p>La Tunisie post-révolutionnaire connaît une renaissance de la religion  après que les restrictions à la liberté de culte aient été levées après  la chute de Ben Ali.</p>
<table width="50" align="right">
<tbody>
<tr>
<td>
<div id="shadow">
<div><img src="http://www.magharebia.com/cocoon/awi/images/2011/02/16/110216Feature4Photo1.jpg" alt="" />[Monia Ghanmi] Le nombre de fidèles assistant aux prières dans les mosquées de Tunisie s&#8217;est multiplié après la révolution.</p>
</div>
</div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Les mosquées de Tunisie reçoivent aujourd&#8217;hui un nombre  exceptionnellement élevé de fidèles, issus de toutes les classes  sociales et de tous les courants de pensée, après que toutes les  restrictions à la pratique de la foi eurent été levées au lendemain de  la chute de l&#8217;ancien Président Zine El Abidine Ben Ali.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Les gens doivent pouvoir se consacrer à leur foi librement,  sans restriction ni surveillance&nbsp;&raquo;, a expliqué Hadi Meftahi à Magharebia.  &laquo;&nbsp;Il est temps que nous respections la légitimité de la religion et  mettions en oeuvre les règles de l&#8217;Islam dont nous avons été privés en  Tunisie, selon les préceptes du Coran.&nbsp;&raquo;</p>
<p>La mosquée Al-Fateh dans le centre de Tunis a accueilli des  foules de Musulmans venus assister aux prières de vendredi dernier, le  11 février. Les fidèles étaient si nombreux que certains ont dû faire la  prière dans les rues conduisant à la mosquée. Cette foule était un  signe évident de l&#8217;esprit de liberté qui prévaut après la révolution tunisienne.</p>
<p>&laquo;&nbsp;L&#8217;ancien régime exerçait de fortes pressions sur la religion  et les Musulmans, sans même parler d&#8217;une surveillance sécuritaire très  stricte des mosquées&nbsp;&raquo;, a expliqué Taoufik Mzoughi. &laquo;&nbsp;Il utilisait le  discours et les préceptes religieux comme des outils de propagande à ses  propres desseins, et s&#8217;affichait comme le défenseur de la patrie et de  l&#8217;Islam.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Néanmoins, Mzoughi a expliqué que les Tunisiens étaient  parvenus à préserver leur foi. &laquo;&nbsp;Ce qui incite à l&#8217;optimisme, ce sont les  foules de jeunes qui viennent à la mosquée, bien qu&#8217;ils aient grandi  sous le règne de Ben Ali. Mais ils s&#8217;accrochent aux bases de la  véritable foi, ainsi qu&#8217;à leur identité islamique.&nbsp;&raquo;<span id="more-4210"></span></p>
<p>Pour sa part, Mokhtar Hedhli a ajouté : &laquo;&nbsp;Les sermons du  vendredi ou les sermons prononcés lors des fêtes religieuses avaient un  caractère restraint, stéréotypé et dicté par l&#8217;Etat. Ils n&#8217;avaient rien à  voir avec la vie des gens ni avec les préoccupations de la jeunesse,  pas plus qu&#8217;avec les changements qui ont modifié le pays et le monde  extérieur. C&#8217;était des suppliques pour le Président, et une forme de  propagande pour son régime, notamment lors des élections.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Ces trois dernières semaines, nous avons senti que les imams  instillaient un nouvel esprit dans leur discours religieux, qui  correspond aujourd&#8217;hui aux changements survenus dans notre patrie. Il  favorise les faits de notre foi et ses véritables notions&nbsp;&raquo;, a-t-il  ajouté.</p>
<p>Lors de son sermon du vendredi, Sheikh Noureddine Khadmi, imam  de la mosquée Al-Fateh et professeur à l&#8217;université Ez-Zitouna, a parlé  des libertés et de la manière de les préserver.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le discours religieux a connu un changement radical en termes  de contenu et de style&nbsp;&raquo;, a expliqué l&#8217;imam Khadmi, ajoutant que &laquo;&nbsp;l&#8217;Islam  est une religion de dévotion, de paix, de simplicité et de  réaffirmation. Ce n&#8217;est pas une religion de l&#8217;extrémisme, contrairement à  ce que certains laissent entrevoir. Il a été révélé pour le bien-être  de l&#8217;humanité et pour répandre les véritables valeurs de justice entre  les gens.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Les mosquées se conforment encore aux heures d&#8217;ouverture  officielles adoptées précédemment, n&#8217;ouvrant qu&#8217;au moment des prières et  refermant leurs portes dès que les prières sont dites.</p>
<p>Omar Sedri a expliqué qu&#8217;elles doivent rester ouvertes en  permanence, de manière à pouvoir jouer leur rôle de lieux de culte et de  plateformes d&#8217;éducation des jeunes générations. Il a également affirmé  que le vendredi devrait être le jour férié de la semaine, plutôt que le  dimanche, de manière à ce que tous les citoyens puissent assister aux  prières.</p>
<p><strong>http://www.magharebia.com/</strong></p>
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		<title>De la démocratie en terre d&#8217;islam</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2011/02/14/de-la-democratie-en-terre-dislam/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Feb 2011 09:39:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;La démocratie et les pays musulmans, est-ce compatible ? Je m&#8217;interroge.&#160;&#187; Liberta et bien d&#8217;autres se posent la question, sous la chronique de Michel Colomès. Prière sur la place Tahrir au Caire. © Matej Leskovsek / Sipa Par Jean-Jacques Héry, pour l&#8217;équipe de modération Disons-le sans ambages : la majorité d&#8217;entre vous ne croient pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>&laquo;&nbsp;La démocratie et les pays musulmans, est-ce compatible ? Je m&#8217;interroge.&nbsp;&raquo;  <em>Liberta</em> et bien d&#8217;autres se posent la question, sous la chronique de Michel Colomès.</h2>
<div><img src="http://www.lepoint.fr/images/2011/02/09/sipa-249906-jpg_140809.JPG" alt="De la démocratie en terre d'islam" width="652" height="284" />Prière sur la place Tahrir au Caire. ©       Matej Leskovsek /       Sipa</p>
<p>Par <strong>Jean-Jacques Héry, pour l&#8217;équipe de modération</strong></p>
<p>Disons-le sans ambages : la majorité d&#8217;entre vous ne croient pas à  l&#8217;avènement d&#8217;une démocratie arabe. Panorama des arguments développés  selon les thèmes essentiels qui se dégagent de vos réflexions.</p>
<p><strong>Le poids du religieux dans la société civile arabe </strong></p>
<p>C&#8217;est  l&#8217;argument principal de ceux qui jugent incompatibles démocratie et  monde arabe. Pour eux, l&#8217;islam a trop d&#8217;influence dans la vie publique  pour permettre à une véritable démocratie de se mettre en place. &laquo;&nbsp;La  démocratie est avant tout le résultat d&#8217;un long ferment intellectuel  libéré des contraintes religieuses. Or, ces préalables sont loin d&#8217;être  établis dans les pays arabo-musulmans&nbsp;&raquo;, note <em>Celtibère</em>. <em>Pensiero</em> enchaîne, moins catégorique : &laquo;&nbsp;Ces populations, si elles reçoivent une  instruction développant leur sens critique, s&#8217;émanciperont peut-être de  cette tutelle [religieuse], mais ce ne sera pas immédiat, et ce ne sont  pas les Frères musulmans qui y aideront.&nbsp;&raquo; Certains sont plus  péremptoires : &laquo;&nbsp;La dictature, le mouvement populaire libératoire pour la  démocratie, et pour finir la dictature islamique totalitaire. Voilà la  suite logique qui attend le monde arabe. Trop imprégnés par la religion,  comme nous l&#8217;étions au Moyen Âge&nbsp;&raquo;, explique s<em>ilver surfer</em>.</p>
<p>Dans  le camp d&#8217;en face, ceux qui croient à la possibilité d&#8217;une démocratie  en terre d&#8217;islam bataillent pour tenter de minimiser l&#8217;emprise  religieuse. Serge Lebeau puise dans les arguments sociologiques pour  parler de l&#8217;Égypte. Premier argument : &laquo;&nbsp;Ces dernières années, l&#8217;Égypte  était l&#8217;un des pays les plus modérés parmi les pays musulmans.&nbsp;&raquo; Deuxième  argument : &laquo;&nbsp;Une population très jeune et avide de libertés à  l&#8217;occidentale. Cette révolution est avant tout le résultat du modernisme  contre le passéisme d&#8217;une religion trop étroite, car non évolutive.&nbsp;&raquo; Et  d&#8217;interpeller les défenseurs de la thèse adverse : &laquo;&nbsp;Admettez avec moi  que ces seuls facteurs suffisent à éloigner l&#8217;hypothèse d&#8217;une quelconque  prise de pouvoir par les Frères musulmans !&nbsp;&raquo;<span id="more-4193"></span></p>
<p><strong>Qu</strong><strong>elle sera l&#8217;attitude des partis religieux ? </strong></p>
<p>C&#8217;est  sur ce thème que le débat prend une tournure plus véhémente, plus  violente et se fait polémique. On y décèle de la peur. Première thèse  mise en avant : les partis religieux ne sont pas francs du collier, à  commencer par les Frères musulmans, actuellement en discussion avec le  pouvoir égyptien. &laquo;&nbsp;Les Frères ne sont pas des gentils petits. Ils  aideront déjà ceux qui leur feront allégeance en devenant de bons  islamistes obéissant aux lois du Coran, comme en Iran, et ailleurs  bientôt&nbsp;&raquo; (<em>Guy</em>). Selon <em>Bryval</em>, il faut se méfier des beaux  discours des &laquo;&nbsp;islamistes [qui] enfument les Occidentaux et se  dissimulent sous des voiles de laïcité, alors que nous savons que, pour  eux, c&#8217;est une invention du diable, pire que l&#8217;athéisme, qu&#8217;ils  condamnent.&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Derrière le gentil frère musulman, les idées, les buts  sont les mêmes : l&#8217;État islamiste, la charia, donc une nouvelle  dictature&nbsp;&raquo;, déplore <em>brioul</em>. Raison de plus pour s&#8217;en méfier, car, selon <em>Secotine</em>,  l&#8217;islamiste est prêt à tout pour parvenir à ses fins. D&#8217;ailleurs le  Coran ne dit-il pas qu&#8217;il est &laquo;&nbsp;un devoir de mentir, de dissimuler ses  intentions face au mécréant&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Souris, serre-lui la main, bois du vin  avec lui si nécessaire alors que ton coeur est empli de haine à son  égard, et, dès que tu le pourras, plonge ton couteau dans son dos.&nbsp;&raquo;  Cette fin, elle ne fait aucun doute pour <em>paul62580 </em>: &laquo;&nbsp;Ce qui se passe n&#8217;est que le début d&#8217;une stratégie de conquête&nbsp;&raquo;, interpelle-t-il.</p>
<p>Par  extension, beaucoup estiment ensuite que les fondamentaux de l&#8217;islam  sont antidémocratiques, au risque parfois de confondre islam et  islamisme. <em>Bryva</em><em>l</em> revient à la charge : &laquo;&nbsp;Une loi  fondamentale destinée à maintenir la femme au niveau d&#8217;un sous-être à  peine au-dessus du chien et du porc, à faire croître le nombre de  fidèles par un prosélytisme acharné, prônant la guerre sainte et le  massacre des infidèles, sans oublier la condamnation à mort de  l&#8217;hérétique : comment une telle religion pourrait mener à la liberté, à  la démocratie ?&nbsp;&raquo; Et déjà, certains semblent regretter les Ben Ali et  Moubarak (même si celui-ci n&#8217;est pas encore parti) : &laquo;&nbsp;Et si ces peuples  quittaient une pseudo-liberté pour une vraie prison ?&nbsp;&raquo; (<em>winnie</em>), &laquo;&nbsp;Quitter un borgne pour un aveugle, est-ce la bonne solution ?&nbsp;&raquo; (<em>amandine</em>).<em><br />
</em></p>
<p><em>Listéria</em> a quelques arguments à opposer à cela. Son commentaire aussi utilise  l&#8217;exemple iranien, mais celui de la révolution verte de 2008-2009, qui  avait suivi la réélection contestée de Mahmud Ahmadinejad. &laquo;&nbsp;Pourtant,  cette révolution a bien pour chef Mehdi Karoubi &#8211; membre du clergé  chiite &#8211; favorable à la laïcité et principal leader de la démocratie&nbsp;&raquo;,  note-t-il ironiquement. &laquo;&nbsp;Mehdi Karoudi et la révolution verte en Iran  (comme Erdogan et l&#8217;AKP en Turquie) brouillent nos perceptions du  rapport entre l&#8217;islam et la démocratie. Rien, ni dans la culture ni dans  l&#8217;histoire, n&#8217;indique que l&#8217;un et l&#8217;autre ne seraient pas compatibles.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Le précédent iranien</strong></p>
<p>Pour tenter d&#8217;éclairer le présent, il faut parfois regarder en arrière. C&#8217;est le sens du message d&#8217;<em>Horus 95</em>,  qui évoque 1979 et la naissance de la République islamique d&#8217;Iran :  &laquo;&nbsp;Peut-être suis-je trop âgé et trop méfiant, mais je me souviens d&#8217;une  révolution où tous les Iraniens rêvaient de liberté&#8230; L&#8217;histoire donne  des leçons et seuls les fanatiques les ignorent.&nbsp;&raquo; Autrement dit, pas de  démocratie arabe en vue, en cas d&#8217;arrivée des religieux au pouvoir,  l&#8217;exemple iranien en apporterait une preuve concrète. Cette même  analogie est reprise par <em>nono</em>, pour qui la révolution sera  forcément confisquée par les partis islamistes : &laquo;&nbsp;Ils se présentent  comme modérés, mais en fait, ce sera pire qu&#8217;avec Ben Ali et Moubarak.  Regardez ce qui s&#8217;est passé en Iran il y a 30 ans.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Ce procédé  d&#8217;induction est violemment critiqué. Pour beaucoup d&#8217;entre vous,  l&#8217;exemple est caduc, car ce serait céder à la facilité que de  généraliser le cas iranien. &laquo;&nbsp;Il n&#8217;y a pas de monde arabe, mais des  mondes arabes ! Dire qu&#8217;il y aurait une déferlante islamiste dans le  monde arabe en ébullition, c&#8217;est nier les particularités culturelles et  géographiques&nbsp;&raquo; (<em>renouveau2011</em>). Même indignation pour <em>pedrolempoint</em>,  qui estime que &laquo;&nbsp;la Tunisie n&#8217;a rien &#8211; mais alors rien &#8211; à voir avec  l&#8217;Iran des années 70. La maturité politique de la population et de  l&#8217;élite des opposants à Ben Ali, les moyens de communication existants  peuvent tout à fait circonvenir toute montée d&#8217;un fondamentalisme  religieux.&nbsp;&raquo; La population tunisienne, &laquo;&nbsp;jeune et éduquée, n&#8217;accepterait  jamais un retour en arrière en termes de droits des femmes et  d&#8217;émancipation&nbsp;&raquo;, renchérit encore <em>renouveau2011</em>. &laquo;&nbsp;Nous,  Occidentaux, faisons la fine bouche, élaborons les scénarios les plus  rocambolesques en prenant appui notamment sur l&#8217;Iran, dont l&#8217;histoire  n&#8217;est pas la même, et dont le déroulement ne se situe pas à la même  époque&nbsp;&raquo;, poursuit <em>lesceptico</em>.</p>
<p>Laissons à <em>toto</em> la  conclusion : &laquo;&nbsp;Le monde arabe a le choix, unique dans son histoire, de  faire un pas de géant en adhérant aux valeurs universelles des droits de  l&#8217;homme et de briser le cercle vicieux de l&#8217;intolérance religieuse ou  d&#8217;État, le fera-t-il ?&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>http://www.lepoint.fr/</strong></p>
</div>
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		<title>Islam : La pensée cultuelle, thème d’une rencontre internationale à Constantine</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Feb 2011 09:41:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La pensée cultuelle chez les oulémas algériens  est le thème du 2e séminaire international, ouvert mardi, à Constantine  à l’initiative du Laboratoire de recherches en études cultuelles et religions  comparées de l’université Emir Abdelkader. La rencontre a pour objectif de &#171;&#160;faire connaître la contribution des  penseurs et des hommes de religion algériens dans la purification [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La pensée cultuelle chez les oulémas algériens  est le thème du 2e  séminaire international, ouvert mardi, à Constantine  à l’initiative du  Laboratoire de recherches en études cultuelles et religions  comparées  de l’université Emir Abdelkader.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-4168" title="Emir Abdelkader" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2011/02/Emir-Abdelkader.jpg" alt="" width="457" height="518" /><br />
La rencontre a pour objectif de &laquo;&nbsp;faire connaître la contribution des   penseurs et des hommes de religion algériens dans la purification de la  foi  de certains phénomènes non tolérés par l’islam comme l’extrémisme,  la négligence  des valeurs, l’éloignement des préceptes du Saint Coran  et de la Sunna et de  certains rituels et attitudes sociales intruses  dans la pratique quotidienne  de notre culte&nbsp;&raquo;, a indiqué le Pr Salah  Naâmane, directeur du Laboratoire  organisateur.<br />
Des hommes de culte et des spécialistes venus d’Arabie Saoudite, du   Maroc et de Tunisie, ainsi que de différentes wilayas du pays,  communiqueront  durant les deux journées de cette rencontre autour des  &laquo;&nbsp;du patrimoine hérité  des oulémas algériens du XXe siècle en matière de  religion&nbsp;&raquo;, a-t-il précisé.  Le Pr. Naâmane a également fait savoir que  les travaux consisteront  à mettre en exergue les efforts fournis par  les oulémas à travers leurs  manuscrits, &laquo;&nbsp;dont la plus grande partie est  encore insuffisamment exploitée&nbsp;&raquo;,  pour préserver la foi de toute  velléité d’obscurantisme et des agissements prémédités contraires à son  authenticité.  L’apport des penseurs contemporains en matière de  pratiques cultuelles  et &laquo;&nbsp;l’investissement&nbsp;&raquo; dans la pensée religieuse  afin de &laquo;&nbsp;bannir à jamais les  pratiques tendancieuses, importées et  adoptées telles quelles d’une manière  inconsciente&nbsp;&raquo; seront également  débattus.   Le programme de cette rencontre prévoit notamment, une  conférence  du Dr. Mohamed Fawzi El Mouhadjer, de l’université Zitouna  de Tunis, sur les  &laquo;&nbsp;Musulmans et les défis de la problématique de la  christianisation orientaliste&nbsp;&raquo;, et une communication du Pr. Souleiman  Ben Salah El Ghosn d’Arabie Saoudite consacrée  à la &laquo;&nbsp;Réforme cultuelle  chez l’Imam Abdelhamid Ben Badis&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>http://www.elmoudjahid.com/</strong></p>
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		<title>L&#8217;islam et nous : pour une approche lucide</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2011/01/14/lislam-et-nous-pour-une-approche-lucide/</link>
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		<pubDate>Fri, 14 Jan 2011 11:06:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Contribution au débat, par J. Warren Que devient l’islam ? Une question capitale, en effet. Et il est tout aussi capital pour nous de comprendre les évolutions en cours, et leurs ressorts principaux. A cet égard, sans s’arrêter sur l’islamophobie primaire et haineuse qui prévaut dans certains milieux ‘tradis’ et apparentés, on peut regretter que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Contribution au débat, par J. Warren</strong></p>
<p>Que  devient l’islam ? Une question capitale, en effet. Et il est tout aussi  capital pour nous de comprendre les évolutions en cours, et leurs  ressorts principaux. A cet égard, sans s’arrêter sur l’islamophobie  primaire et haineuse qui prévaut dans certains milieux ‘tradis’ et  apparentés, on peut regretter que notre vision des choses – en tant que  ‘cathos engagés’- pèche parfois par simplisme.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-4079" title="Chrétiens et musulmans" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2011/01/Chrétiens-et-musulmans.jpg" alt="" width="506" height="503" />En  effet, nous sommes influencés – plus souvent qu’à l’occasion &#8211; par ce  qu’on pourrait appeler une vision ‘essentialiste’ de tout ce qui a trait  de près ou de loin à l’islam et aux musulmans.</p>
<p>A  un ‘essentialisme’ angélisant et naïf (« la violence des ‘terroristes’  provient d’un dévoiement de l’islam, le ‘vrai islam’ est tolérant, etc.  »), répond un ‘essentialisme’ qui – à partir d’analyses – légitimes et  intellectuellement valides &#8211; surtout théologiques et philosophiques du  ‘système de pensée’ musulman, – néglige parfois les aspects contingents  (politiques, économiques, sociologiques, etc.) dans l’évolution des  différentes écoles de pensée, et surtout de leur succès relatif dans  différentes régions du monde.</p>
<p>De  très bons ouvrages ont été écrit – notamment par des cathos &#8211; sur la  ‘nature’ de l’islam ou ‘des islams’, l’anthropologie et les modèles  culturels qui en découlent, et  peuvent nous conduire à penser qu’il  existe « un vrai islam » en tout temps et en tout lieux, et plutôt  négatif.</p>
<p>Comparaison  n’est pas raison, mais en forçant un peu le trait, c’est comme si un  sociologue prétendait rendre compte de la vie quotidienne et du  ‘fonctionnement’ concret de 1,2 milliards de cathos – ou étiquetés comme  tels &#8211; en se basant essentiellement sur une analyse théologique et  philosophique des textes sacrés ou des textes du magistère.<span id="more-4078"></span></p>
<p>A  son tour, l’actualité – tragique &#8211; vient conforter ce type d’approche,  qui – si elle n’est pas éclairée par d’autres, peut compliquer notre  appréhension intellectuelle et spirituelle du ‘phénomène islam’, et nous  enfermer dans une posture plutôt méfiante vis-à-vis des musulmans.  C’est ainsi que nous ne voyons pas (ou plus) les dimensions propres à  l’islam qui sont éminemment positives, telles qu’un sens éminemment  chaleureux de l’hospitalité.</p>
<p>Sans  tomber dans une vision complètement obtuse, inconsciemment, nous  pouvons tomber peu ou prou dans le registre de l’amalgame et du procès  d’intention.</p>
<p>A  la vision caricaturale du « clash des civilisations » à la Huntington,  nous pouvons substituer une vision un peu plus subtile, mais non moins  partielle et partiale, peu à même d’appréhender la dynamique en cours,  sa complexité et les ressorts principaux – contingents &#8211; de son  évolution.</p>
<p>Merci  à Ren’ de nous rappeler que l’islam est infiniment complexe, et surtout  fragmenté – beaucoup plus encore que ne l’est le christianisme -. S’il  est légitime pour un croyant musulman de penser – d’un point de vue  métaphysique &#8211; qu’il y a un « vrai islam », et de décréter que certains  groupes qui s’en réclament n’en font pas partie, ce n’est pas le cas  pour un non-musulman, qui se limitera à constater une grande diversité  et le fait que telle école théologique ou telle idéologie est plus ou  moins influente à un moment donné dans telle partie du monde.</p>
<p>Pour  ceux qui ont vécu dans des pays majoritairement musulmans, il est  patent – sauf exceptions – que la majorité des ‘musulmans’ a  essentiellement des ‘aspirations de classe moyenne’, comparables à  celles prévalant en Occident (avoir une maison sympa, une ou deux  voitures, des enfants qui font de ‘bonnes’ études et décrochent un job  bien rémunéré, etc.). Seule une minorité – parfois significative – est  très engagée religieusement, la majorité vivant une foi surtout  sociologique et culturelle, et à l&#8217;occasion spirituelle. A son tour,  cette minorité engagée se réclamera le plus souvent des Frères  musulmans, et plus exceptionnellement de courants ‘salafistes’, lesquels  semblent néanmoins connaître une audience croissante.</p>
<p>En  pratique, la taille de cette minorité engagée, et son influence sociale  dépend le plus souvent d’événements extérieurs et contingents. Hassan  Al Banna, l’un des pères spirituels des frères musulmans aurait-il connu  le succès qui fut le sien, si l’Egypte n’avait pas connu la domination  coloniale britannique ? Et aurait-il eu une telle postérité si la région  n’avait pas été marquée par les différents conflits israélo-arabes,  Suez, le Liban, et maintenant l’Irak et l’Afghanistan ?</p>
<p>Un  diplomate UK me confiait il y a quelque temps une opinion dominante  parmi certains cercles du Labour, comme quoi, la priorité n°1 de la  politique étrangère des pays occidentaux devrait être, sinon de  conjurer, du moins, de mitiger autant que faire se peut le « clash des  civilisations » qui va s’aggravant, pour des raisons évidentes d’intérêt  bien compris dans la région, et chez nous. Et pour ce faire, il faut  éloigner la majorité modérée des prêcheurs radicaux, notamment en  favorisant l’accès de tous à un minimum de bien-être. Seulement, c’est  une mission vouée à l’échec tant que dure le conflit israélo-palestinien  (et il aurait pu ajouter irakien et afghan), et que la plupart des  musulmans, de Tanger à Djakarta (et aussi dans le 9-3), biberonnent tous  les jours les images de ce(s) conflit(s) sur Al-Djazeera ou d’autres  media. Images que nous ne voyons – en ce qui nous concerne &#8211;  qu’exceptionnellement sur nos écrans, seulement à partir d’un certain  seuil d’hémoglobine répandue. C’est là une dimension que nous  sous-estimons grandement.</p>
<p>Si  l’apparition et la radicalisation de certaines idéologies liées à  l’islam est un phénomène qui – dans une certaine mesure – a son  autonomie propre. Leur popularité relative et leur capacité à recruter  des adhérents est en grande partie directement liée à la permanence de  ces conflits, et au sentiment de révolte d’une bonne partie de la ‘rue  musulmane’, qui en découle.</p>
<p>A  cet égard, la situation en Palestine même constitue un exemple assez  évident de l’impact de la situation locale sur l’évolution du paysage  religieux (localement et bien au-delà, dans la mesure où les musulmans  sont bien plus sensibles encore à cette situation, que nous pouvons  l’être vis-à-vis des chrétiens de la région). Tous ceux qui connaissent  la région savent qu’il y a un lien direct entre la détérioration  progressive des conditions de vie sous l’occupation, et la  radicalisation progressive de musulmans palestiniens. A Gaza, le Hamas,  après avoir éliminé un Fatah décrédibilisé, se voit à présent déborder  sur sa gauche par des mouvements beaucoup plus radicaux.</p>
<p>C’est  humainement compréhensible. Sous d’autres cieux, d’autres situations  d’injustices criantes ont donné des ailes à des guérillas encore  beaucoup plus violentes, telles que le ‘Sentier lumineux’.</p>
<p>Et  dans nos banlieues l’attractivité de prêcheurs radicaux n’est-elle pas  proportionnelle au décrochage scolaire, à la paupérisation, à  l’aggravation continue de la fracture sociale parmi les  laissés-pour-compte de la mondialisation, et à la figure du père qui se  voit totalement délégitimée par cette situation ?</p>
<p>Il  y aurait encore beaucoup à dire, à nuancer. Mais je voulais surtout  souligner par ces quelques exemples que la réalité de l’islam, si elle  peut à bon droit susciter des craintes, est cependant multiforme,  dynamique (pour le meilleur et pour le pire), et fondamentalement  contingente de l’environnement politique et économique dans lequel  vivent les communautés musulmanes.</p>
<p>Il ne faut pas être naïf, mais il convient de garder à l’esprit qu’il n’y a pas de fatalité.</p>
<p>Si  nous avions plus à cœur la lutte contre les injustices générées par  notre système, chez nous et autour de la Méditerranée, nul doute que  cela aurait un impact positif sur l’évolution de l’islam. Et par  conséquent aussi sur la situation de nos frères chrétiens du  Proche-Orient, trop souvent traités en boucs émissaires.</p>
<p>J. Warren</p>
<p><strong>http://plunkett.hautetfort.com/</strong></p>
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		<title>&#171;&#160;Tlemcen, capitale de la culture islamique&#160;&#187; : ouverture officielle le 16 avril 2011</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Dec 2010 16:39:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’ouverture officielle de « Tlemcen, capitale de la culture islamique » se fera le 16 avril 2011 par le président de la République. L’annonce a été faite jeudi 23 décembre à la salle El Maghreb à Oran, par Khalida Toumi, ministre de la culture, lors d’une conférence de presse après la clôture de la quatrième [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 id="chapo">L’ouverture officielle de « Tlemcen, capitale de la culture islamique »  se fera le 16 avril 2011 par le président de la République. L’annonce a  été faite jeudi 23 décembre à la salle El Maghreb à Oran, par Khalida  Toumi, ministre de la culture, lors d’une conférence de presse après la  clôture de la quatrième édition du Festival international du film arabe  d’Oran(FIFAO).</h2>
<div id="texte">
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3841" title="Mechouar" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2010/12/Mechouar.jpg" alt="" width="428" height="500" />Selon elle, l’ouverture nationale de cette manifestation culturelle se  fera, elle, en février 2011 lors de la célébration du Mawlid Ennabaoui.</p>
<p>En Janvier prochain, Khalida Toumi détaillera le programme de «  Tlemcen, capitale de la culture ismalique » lors d’une rencontre avec  les médias dans la cité des Zianides. Mais, elle a déjà annoncé qu’une  cinquantaine de films et une vingtaine de pièces de théâtre seront  produits à l’occasion de cette manifestation.</p>
<p>La ministre a annoncé que le cinquième FIFAO aura lieu en juillet 2011,  une date désormais fixe,  au Centre des conventions de la capitale de  l’Ouest qui a abrité récemment les activités du GNL 16. Ce centre a été  construit par la Sonatrach.</p>
<p>« Nous n’avons pas pu le faire cette année pour des problèmes  administratifs objectifs avec une entreprise espagnole », a-t-elle  précisé disant que le festival n’est pas celui des paillettes. « Son but  n’est pas de ramener un bateau de stars mais de créer un espace arabe  pour le cinéma arabe et de garantir  un  espace pour permettre au public  de voir des films », a-t-elle souligné.</p>
<p>En 2011, des cinés bus vont sillonner la région d’Oran, y compris dans  les plages, pour projeter des films programmés au FIFAO. D’après elle,  l’organisation en décembre du FIFAO n’est pas liée à des considérations   de consommation de budget.</p>
<p>« Ceux qui parlent du gaspillage d’argent sont ceux qui veulent  éradiquer la culture de ce pays. Le ministère de la culture est le  département le moins doté en finances avec 0,75 % du budget de l’Etat.   Le festival est un espace d’expression pour les artistes. Le FIFAO est  le seul le festival concentré sur le cinéma arabe. C’est une occasion  pour les cinéastes de se rencontrer et d’échanger les expériences »,  a-t-il indiqué.</p>
<p>Elle a annoncé qu’un projet de Musée des arts sera bientôt lancé à  Oran, construit par l’Agence nationale des grands projets culturels.  La  ministre a également annoncé que le Festival international du court  métrage de Taghit sera institutionnalisé en 2011.</p>
<p>Elle est revenue sur son projet de récupérer et réhabiliter les salles  de cinéma, gérées actuellement par les APC, et les confier à des jeunes  formés à la gestion et à l’art cinématographique.</p>
<p>«L’administration ne peut pas gérer les salles de cinéma », a-t-elle  dit plaidant pour la construction de multiplex.  Le prochain Conseil  national des arts de la culture devra, d’après elle, identifier les  artistes algériens en vue de leur offrir une couverture sociale et un  statut. La publication du décret portant création de cette structure est  prévue dans un mois.</p>
</div>
<h5>Fayçal Métaoui</h5>
<p><strong>http://www.elwatan.com/</strong></p>
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		<title>Algérie: Conférence internationale sur le &#171;&#160;juste milieu en Islam&#160;&#187; à Alger</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2010/12/26/algerie-conference-internationale-sur-le-juste-milieu-en-islam-a-alger/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Dec 2010 11:33:20 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les travaux de la conférence internationale sur le juste milieu en Islam se sont ouverts samedi à Alger avec la participation de penseurs et de savants de nombreux pays arabes. Les organisateurs ont choisi le thème du &#171;&#160;juste milieu et son rôle dans la préservation de la paix sociale&#160;&#187; pour cette manifestation organisée par l&#8217;association [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="para_1">
<div><img title="Algérie: Conférence internationale sur le &quot;juste milieu en Islam&quot; à Alger" src="http://www.atlasinfo.fr/photo/art/default/2571864-3627822.jpg?v=1293289626" alt="Algérie: Conférence internationale sur le &quot;juste milieu en Islam&quot; à Alger" /></div>
<div>
<div>Les travaux de la conférence internationale sur le juste milieu en  Islam se sont ouverts samedi à Alger avec la participation de penseurs  et de savants de nombreux pays arabes.</p>
<p>Les organisateurs ont choisi le thème du &laquo;&nbsp;juste milieu et son rôle  dans la préservation de la paix sociale&nbsp;&raquo; pour cette manifestation  organisée par l&#8217;association El Irchad oua El Islah en collaboration avec  le forum mondial du juste milieu.</p>
<p>Les participants à cette conférence de deux jours, s&#8217;attelleront à  examiner une série de sujets en relation avec le thème dont le concept  du juste milieu et ses manifestations dans la pensée islamique, le juste  milieu et son rôle dans la stabilité de l&#8217;Algérie et les défis que  rencontre ce concept.</p>
<p>Le rôle de chaque partie en faveur de la consécration du concept  du juste milieu dans l&#8217;Islam notamment dans le développement de la  nation et le rôle de la femme dans la consécration de la pensée modérée,  figurent parmi les autres sujets soumis à discussion.</p>
<p>(Source APS)</p></div>
<div><strong>http://www.atlasinfo.fr/</strong></div>
</div>
</div>
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		<title>COMMENT SORTIR DE LA DÉPENDANCE? Science et projet de société</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2010/12/23/comment-sortir-de-la-dependance-science-et-projet-de-societe/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 Dec 2010 13:20:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[. Qui maîtrise la science, détiendra les outils du développement. Dans une époque que dominent la connaissance technoscientifique et le concept de la société du savoir, la production scientifique des pays musulmans est encore marginale, selon le dernier rapport de l’Unesco sur la science. Les données fournies par le rapport, établi tous les cinq ans, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Nul ne peut, ni ne doit, arrêter le progrès scientifique" src="http://www.lexpressiondz.com/photos/R20101223/TP101223-07.jpg" border="0" alt="Nul ne peut, ni ne doit, arrêter le progrès scientifique" align="left" />. Qui maîtrise la science, détiendra les outils du développement.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3774" title="Engrenages" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2010/12/engrenage-pigons.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p>Dans une époque que dominent la connaissance  technoscientifique et le concept de la société du savoir, la production  scientifique des pays musulmans est encore marginale, selon le dernier  rapport de l’Unesco sur la science. Les données fournies par le rapport,  établi tous les cinq ans, concernant la production scientifique des  pays musulmans, sont significatives d’une situation alarmante. En  matière de techno-sciences le monde musulman, avec une population  d’environ 1,5 milliard, près du quart de la population mondiale, ne  produit que moins de 5% de la production scientifique mondiale! Le  sous-développement du Monde arabe est symbolisé par un autre taux  dramatique: environ 40% des populations sont analphabètes.</p>
<p><span style="color: #aa8800;"><strong>Forger au savoir et humaniser</strong></span><br />
Les  capacités de production de la science permettent le développement, la  sauvegarde de la souveraineté et de nouvelles perspectives. La situation  des sociétés musulmanes est préoccupante. Jusqu’à quand les alarmes  seront-elles ignorées? Même la Banque islamique de développement, en  2008, confirmait le constat alarmant: «Les 57 pays à population  majoritairement musulmane ont sensiblement 25% de la population  mondiale, mais moins d’1% des scientifiques produisent moins de 5% de la  science et font à peine 0,1% des découvertes originales mondiales liées  à la recherche chaque année.» La fuite des cerveaux et la mainmise par  des politiciens médiocres sur les organes de décisions aggravent la  situation.<span id="more-3773"></span><br />
Il est urgent de revoir ces données, tout en tenant compte  de l’hétérogénéité des pays. La Turquie, par exemple, est un pays  musulman émergent, la 16e économie mondiale.<br />
Les chercheurs savent  que sans un climat politique ouvert, stable, de responsabilisation, lié à  une échelle des valeurs, soutenu par des moyens conséquents et un  environnement propice à la recherche, il est difficile de progresser.  Qui maîtrise la science détiendra les outils du développement. L’Ecole  et la valorisation du métier d’enseignant, au centre du système  éducatif, en sont les enjeux.<br />
Dans un article paru sur L’Expression,  le sociologue Nadji Safir, avec pertinence et objectivité, analyse les  données publiées par l’Unesco concernant les pays musulmans. Il a raison  de tirer la sonnette d’alarme sur les retards du monde arabo-musulman.  La gravité de la crise mondiale et la complexité du devenir de  l’humanité obligent à compléter l’approche par une critique du système  mondial ambivalent et partant des défis auxquels le Monde arabe est  confronté.<br />
Il faut non seulement forger à la science, mais aussi  répondre à des exigences de fond. D’une part, il est clair qu’il n’y a  pas d’alternative à donner la priorité au savoir scientifique si nous  voulons avoir droit au chapitre, répondre aux besoins des populations de  nos sociétés et préserver notre personnalité; d’autre part, il est  évident que les pays développés sont confrontés à une crise sans  précédent. Gardons-nous de les imiter aveuglement au niveau du projet de  société.<br />
Nous sommes dans une phase historique qui interpelle toute  l’humanité en raison des impasses produites par la poursuite d’une  croissance prédatrice en hommes et en matières. La marchandisation du  monde et la perte de valeurs et d’éthiques remettent en cause les  fondements de l’humain. La crise économique est le reflet du désordre.  Un autre récent rapport, celui des Nations unies sur la situation  économique mondiale et les perspectives 2011, montre la gravité de la  situation due au système consumériste et au libéralisme sauvage.<br />
Dans  ce contexte troublant, selon les experts, des défis techniques  attendent les économies de la planète, tels comment trouver de nouvelles  ressources financières pour fournir un soutien budgétaire  supplémentaire; trouver une meilleure synergie entre les politiques  budgétaire et monétaire; assurer un financement suffisant des pays en  développement; mieux coordonner les politiques économiques des grands  pays.<br />
Il n’est question que de mesures techniques et non d’une  révision de fond des politiques elles-mêmes. C’est l’économisme qui  prévaut. Pour les pays musulmans, le problème est aigu, car tous les  problèmes se posent en même temps. Il s’agit de penser un projet de  société cohérent, de bâtir un Etat de droit, de former un citoyen  instruit et responsable, d’apprendre à rationnaliser les modes de  gestion et de donner la priorité aux ressources humaines.<br />
La crise  générale atteint toutes les branches de l’activité humaine et se  manifeste différemment suivant les pays. Dans le Monde arabe, la baisse  constante du niveau d’éducation et du civisme, la déperdition en matière  de capital humain et la dépendance technoscientifique sont l’expression  d’une faillite du système. Ce sont des questions politiques.<br />
Le  Monde arabe est confronté à un triple défi pour sortir du  sous-développement: sur la base de la démocratisation, de la maîtrise  des sciences et des technologies et d’une vision critique de la crise du  modèle dominant qui mène à la déshumanisation et à des déséquilibres  graves.</p>
<p><span style="color: #aa8800;"><strong>Les contradictions</strong></span><br />
Le  temps n’est plus d’imiter le processus de déclin, la difficulté du  savoir moderne à favoriser un monde juste et équilibré, au moment où la  mondialisation est celle des inégalités et se présente comme une  occidentalisation qui impose ses divisions, ses prédicats, ses concepts  et ses catégories et au moment où l’Orient semble incapable de bien  résister par la créativité. Pourtant la révolution scientifique et  technique peut être, non seulement assumée, mais refaçonnée à nos  propres fins. Nous devons pouvoir nous affirmer tels que nous nous  sentons et nous voulons. Or, l’essence de la modernité et, partant, de  la mondialisation, semble vouloir imposer, de la part d’un savoir  dominant, trois facteurs contraignants et discutables.<br />
1. La tension  entre science et conscience est forte, car le concept d’infinité de la  recherche est dictatorial, alors qu’il est légitime de chercher à poser  des limites éthiques au déchaînement de toutes les exploitations. Il ne  faut pas avoir peur de la science, il faut bien au contraire, de la  science, nul ne peut, ni ne doit, arrêter le progrès scientifique, mais  pour quelles finalités? Plus que jamais, s’offre la maxime «Science sans  conscience n’est que ruine de l’âme».<br />
2. L’individu et le  vivre-ensemble: Le monde moderne est caractérisé par l’individualité.  L’Occident est moderne parce qu’il a atteint un niveau élevé dans sa  recherche d’un individu autodéterminé. L’individu au centre, considéré  comme la marque propre de l’Occident, prétend montrer au monde la seule  voie possible de l’émancipation. Pourtant l’enjeu n’est pas seulement  l’autonomie de l’individu mais aussi le vivre-ensemble.<br />
3. La raison  et le sensible: Une des dimensions qui caractérisent le monde moderne  est la disjonction entre la logique et le sens. Ces trois  caractéristiques &#8211; l’infinité de la recherche, l’individualisme et la  raison coupée du sens &#8211; posent problème pour les peuples qui recherchent  la cohérence.<br />
Sur le plan du sens de la vie, en conséquence, le  premier point inquiétant est d’ordre éthique qui adhère à une grille de  lecture faisant place aux valeurs de l’esprit et/ou au sentiment  religieux, voit marginaliser tout le champ de la vie. Il n’y a pas de  lien entre la mondialisation de savoirs unilatéraux et le sens de la vie  auquel les peuples, notamment monothéistes ou liés à des sagesses  ancestrales, sont attachés. C’est la fin d’un monde, il nous faut le  comprendre pour tenter d’en inventer un autre qui échappe à toute  fermeture. Aujourd’hui, la réalité, ce n’est pas simplement la  sécularisation comme mouvement positif, mais son corollaire, la  désignification du monde.<br />
Sur le plan politique, le problème réside  dans le fait que le corps social est réduit à un corps productif, soumis  aux intérêts des détenteurs de capitaux. C’est la course à la richesse  et le consumérisme dans leurs formes dévastatrices, valorisés comme  phénomènes modernes.<br />
Cette dépolitisation de la vie et sa  marchandisation remet en cause la possibilité de faire l’histoire,  d’être un peuple responsable, capable de décider, de résister au nom de  la liberté, d’avoir ses raisons et d’avoir raison, de donner force et  réalité à un projet de société choisi après débat. En dépit de la  généralisation de la science, de la légitimité des institutions, de la  prédominance des droits de l’homme, de la libre entreprise, des normes  juridiques, la possibilité d’exister en tant que peuples et citoyens  responsables, participant à la recherche collective et publique du  juste, du beau et du vrai, est hypothéquée. L’avenir dépend moins de la  décision de chaque citoyen que de systèmes.<br />
Le désordre du monde  moderne est aveuglant. On va dans une mauvaise direction. Le système  dominant vise l’hégémonie. Il demande une mobilisation totale, même si  ce totalitarisme ne se présente plus sous sa forme brutale de naguère.  Il s’agit pour lui de modeler tous les systèmes &#8211; scientifiques,  éducatifs, culturels, sociaux &#8211; sur les besoins des entreprises  commerciales.<br />
Le processus infini d’accroissement de la production a  franchi la limite au-delà de laquelle il ne lui est plus possible de  dissimuler le besoin de totalité qui lui est inhérent. Mondialisation,  totalisation, clôture: nous sommes engagés dans ce processus. L’individu  ne sait plus comment fonder la validité de ses actes et de ses projets.  Au sein même de l’Occident, des citoyens ne se retrouvent pas dans le  système qui leur est imposé. Les revendications écologiques et sociales  vont au-delà des problèmes immédiats, une dimension du désir profond de  l’existence veut être entendue.<br />
Sur le plan du savoir et de la  connaissance, le troisième aspect inquiétant remet en cause la  possibilité de penser et de penser autrement. Le cloisonnement et la  technicité l’emportent sur la transversalité, la diversité et le  partage.<br />
La mondialisation vise à maîtriser toutes les choses de la  vie par l’exploitation des résultats des sciences exactes, appréhendées  comme les seules qui soient pertinentes pour la logique du  développement. Malgré le travail des sciences humaines et sociales, le  savoir moderne privilégie les sciences dites exactes et leurs  applications, soumises à la logique du marché. Il y a un mouvement  mondial qui détruit l’Université selon son concept de lieu du savoir  libre et gratuit pour rectifier des déviations et réexaminer les  incohérences, pour décider librement des objectifs de la recherche et  réinventer d’autres formes à donner à l’existence.</p>
<p><span style="color: #aa8800;"><strong>Responsabilité collective</strong></span><br />
Aujourd’hui,  tous les problèmes se posent en même temps, politique, économique et  culturel. C’est un «malaise dans la civilisation» et «une crise des  sciences européennes» déjà annoncée au XXe siècle par des penseurs,  d’Husserl à Heidegger, de Freud à Lacan, de Derrida à Legendre, de  Massignon à Berque. Dans le pire, peut naître le dépassement.<br />
Le  Monde arabe, ankylosé, qui n’a pas réalisé les promesses de  l’indépendance chèrement acquise, doit libérer ses énergies et ses  riches potentialités humaines pour pouvoir s’émanciper, reprendre sa  place et contribuer à forger une nouvelle civilisation qui fait défaut.  L’ère moderne industrielle, malgré de prodigieuses avancées, n’a pas su  créer de civilisation.<br />
Il y a un début de conscience aujourd’hui que  notre époque s’éprouve en impasses, mais aussi en opportunités si on  pratique la synergie. C’est une responsabilité collective. Il n’y pas de  fatalité, ni de malédiction. Nous devons prendre conscience, que malgré  tant d’archaïsmes, de fermetures et le désert culturel qui nous  encerclent, qu’il peut faire bon vivre dans nos pays, surtout en  Algérie, si on sait allier progrès scientifique et authenticité.</p>
<p>Mustapha CHÉRIF (*)</p>
<p>(*) Philosophe<br />
www.mustapha-cherif.net</p>
<p><strong>http://www.lexpressiondz.com/</strong></p>
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		<title>Conférence sur le halal : derrière les contradictions, l&#8217;appel à la mobilisation</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Dec 2010 09:35:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[PAR WILFRIED HECQUET roubaix@lavoixdunord.fr Dans la salle bondée, vendredi soir, une majorité de musulmans. Il a fallu pousser les murs du théâtre Pierre-de-Roubaix, vendredi soir, pour accueillir le public très nombreux venu assister à la conférence « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le halal sans jamais oser le demander ». Une soirée organisée [...]]]></description>
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<p>PAR WILFRIED HECQUET</p>
<p>roubaix@lavoixdunord.fr</p>
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<div><img src="http://www.lavoixdunord.fr/stories/image250x00/mediastore/VDN/A2010/M12/conference-sur-le-halal-derriere-les-co-832953.jpg" alt=" Dans la salle bondée, vendredi soir, une majorité de musulmans." /></div>
<div>Dans la salle bondée, vendredi soir, une majorité de musulmans.</div>
<p>Il a fallu pousser les murs du théâtre  Pierre-de-Roubaix, vendredi soir, pour accueillir le public très  nombreux venu assister à la conférence « Tout ce que vous avez toujours  voulu savoir sur le halal sans jamais oser le demander ». Une soirée  organisée par l&#8217;Association Rencontre et Dialogue (ARD), qui a mis en  exergue des contradictions persistantes sur la définition même du halal.</p>
<p>Plus de 200 personnes étaient présentes, vendredi soir, au théâtre  Pierre-de-Roubaix. Dans le public, une écrasante majorité de musulmans.  Un succès, qui a visiblement ravi Ali Rahni, et son association  Rencontre et Dialogue : « On avait prévu 150 chaises, mais on est  débordé par le succès du sujet&#8230; » Les interventions et débats de la  soirée étaient également retransmis en direct sur Pastel FM, élargissant  un peu plus encore l&#8217;auditoire.</p>
<p>L&#8217;idée de cette conférence : « Aborder d&#8217;un point de vue  scientifique, éthique et pratique la question du halal. » Dans les  faits, la question a surtout été abordée du point de vue de la stricte  religion. Pourtant, la première intervenante, Florence Bergeaud,  sociologue et auteure du livre Comprendre le halal, a apporté un premier  éclairage scientifique, laïc et sans parti pris. Objectif, en somme.  Avec des chiffres, d&#8217;abord, pour rappeler ce que pèse, aujourd&#8217;hui, le  marché mondial du halal, qui a émergé surtout depuis les années 1970. La  France, avec ses 5 millions de musulmans, serait le premier marché  halal en Europe, estimé à « 5,5 milliards d&#8217;euros de dépenses en 2009,  soit deux fois plus que pour le bio ». Elle notera encore « l&#8217;émergence  d&#8217;une consommation identitaire, politique, pour marquer son soutien à  telle ou telle cause » et « une dynamique de la méfiance : chacun promet  de faire plus halal que son voisin ». Autre constat : il n&#8217;y a pas de  véritable définition légale du halal, mais pour ce qui est du rituel,  « la législation en France permet de ne pas utiliser l&#8217;étourdissement  préalable à la saignée de l&#8217;animal. La définition, elle, est laissée aux  religieux. » C&#8217;est là que la question se complique, car visiblement,  les autorités musulmanes, d&#8217;un pays à l&#8217;autre, et même en France, ne  sont pas d&#8217;accord entre elles. Ainsi constate-t-on des contradictions  entre les trois mosquées habilitées pour la certification des abatteurs  (Paris, Evry, Lyon).</p>
<p>On a dès lors plongé de plain-pied dans la discussion sous  l&#8217;angle religieux, pour ne plus en sortir. Très remarquée,  l&#8217;intervention de Fateh Kimouche, responsable du fameux site internet Al  Kanz. D&#8217;entrée, il s&#8217;est clairement positionné : « Manger halal, ce  n&#8217;est pas une option, c&#8217;est une obligation. Cela a un impact immédiat  dans la vie du musulman, par rapport à ses invocations. Comment tu veux  que tes invocations soient entendues si tu vas fracasser ta foi dans un  hamburger qui n&#8217;est pas halal ? » (lire ci-dessous) Il n&#8217;aura de cesse  de fustiger le comportement des musulmans : « Les musulmans agissent  peu, certains par fatalisme, d&#8217;autres par méconnaissance. Et pourtant,  ces consommateurs peuvent beaucoup, même tout seuls. Le halal commence  par soi-même. Si chacun sort d&#8217;ici convaincu de ça, on peut changer la  face de ce marché en France !</p>
<p>» Son objectif : faire bouger la communauté, pour lui faire  prendre toute sa place. Et de lister ce que les musulmans sont censés  faire dans ce but : « Prévenez les gens autour de vous ! Dites-leur de  s&#8217;abstenir de consommer ce qui est douteux ! (&#8230;) Appelez les services  consommateurs des grands groupes. Plus ils auront de demandes, plus ils  verront qu&#8217;il y a des gens intéressés. Faites part de votre  mécontentement, ces sociétés ont une hantise du &laquo;&nbsp;bad buzz&nbsp;&raquo;. Elles savent  que la petite étincelle peut devenir un incendie&#8230; » Également  présent, Fethallah Otmani, directeur administratif d&#8217;AVS, « association  qui contrôle et assure le respect de l&#8217;abattage rituel ainsi que la  traçabilité des produits carnés halal ». Il a fait référence au verset  du Coran qui édicte selon lui les règles à suivre en la matière. Il a  entre autres souligné « le risque de mélange omniprésent entre halal et  haram (non halal) ». Pour lui, « le pire qui nous guette, c&#8217;est  l&#8217;insouciance (des consommateurs musulmans) » : « Notre consommation  empêche nos invocations de parvenir.</p>
<p>Si nos invocations parvenaient, ça pourrait régler pas mal de  nos problèmes. » Fouad Imarraine, représentant du Collectif des  musulmans de France, a lui aussi renvoyé à leurs « responsabilités  morales » ces « consommateurs-suiveurs ». Pour lui, tout doit passer par  une « prise de conscience » des musulmans, et un « refus de la  manipulation ». Manipulation ? Celle des groupes de grande distribution,  bien entendu, et non pas celle de la religion.</p>
<p><strong>http://www.lavoixdunord.fr/</strong></p>
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		<title>Laghouat :&#160;&#187;Le système de financement islamique-situation et enjeux&#160;&#187; en débat</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Dec 2010 16:22:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le système de financement islamique, sa situation  et ses enjeux a été au centre d&#8217;une journée d&#8217;étude jeudi à l&#8217;université Ammar Tlidji de Laghouat, à l&#8217;initiative de la faculté des sciences économiques et  de la gestion. Cette rencontre se fixe comme objectif l&#8217;examen de la théorie de la  finance islamique, la définition des sources et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3523" title="Sukuk2" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2010/12/Sukuk2.jpg" alt="" width="300" height="300" />Le système de financement islamique, sa situation  et ses enjeux a été  au centre d&#8217;une journée d&#8217;étude jeudi à l&#8217;université Ammar Tlidji de  Laghouat, à l&#8217;initiative de la faculté des sciences économiques et  de  la gestion.<br />
Cette rencontre se fixe comme objectif l&#8217;examen de la théorie de la   finance islamique, la définition des sources et systèmes bancaires, les  solutions  préconisées par la finance islamique face à la crise  financière mondiale et  l&#8217;examen des expériences des banques islamiques  en Algérie, ont indiqué les  organisateurs.<br />
Les travaux s&#8217;articulent également autour de questions liées notamment   au développement du système de financement islamique, ses fondements et  principes,  la présentation de certains de ses modèles, ainsi que  l&#8217;étude de la situation  et enjeux de cette formule de financement  bancaire en Algérie, selon la même  source.<br />
Le Dr. Saïd Bouhraoua, de l&#8217;Académie internationale des recherches   légales en Malaisie a abordé, dans ce contexte, la question de  développement  et options financières islamiques qui devront, a-t-il  dit, constituer une priorité  pour les opérateurs financiers à la faveur  de la disponibilité d&#8217;un riche éventail  de financement  islamique.<br />
Le conférencier, également expert à la banque centrale de Malaisie,  a  suggéré d&#8217;opter pour l&#8217;option du système financier légal consistant en  la  réglementation, l&#8217;organisation et l&#8217;union entre la Charia et  l&#8217;expérience humaine  moderne, et les paramètres d&#8217;échange et de  compétition entre institutions bancaires  islamiques et les banques  traditionnelles. D&#8217;autres axes liés au rôle de contrôle légal dans le  développement  de l&#8217;activité bancaire islamique, l&#8217;expérience de la  banque islamique algérienne  &nbsp;&raquo;Es-Salam&nbsp;&raquo; dans le financement islamique,  figurent au programme de cette journée  d&#8217;étude.</p>
<p><strong>http://www.elmoudjahid.com/</strong></p>
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		<title>Chrétiens et musulmans se rencontrent autour du pèlerinage</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Dec 2010 10:31:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au moment où le retour des pèlerins de la Mecque se termine, une journée de réflexion et de débat sur le double thème du pèlerinage en islam et dans le christianisme vient de se clôturer, dans le cadre de la 10e édition de la Semaine de Rencontres islamo-chrétiennes (Seric). Roberta Collu-Morand, anthropologue, Djelloul Seddiki, directeur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span>Au moment où le retour des pèlerins de la  Mecque se termine, une journée  de réflexion et de débat sur le double  thème du pèlerinage en islam et  dans le christianisme vient de se  clôturer, dans le cadre de la 10e  édition de la Semaine de Rencontres  islamo-chrétiennes (Seric). </span></p>
<p><img src="http://medya.todayszaman.com/fransa/2010/12/09/4%20seric%20a.JPG" border="0" alt="Roberta Collu-Morand, anthropologue, Djelloul Seddiki, directeur de l’Institut Ghazali, Mohamed Aïouaz, professeur à l’Institut Ghazali, et P. Henri de La Hougue, directeur adjoint de I’Institut Catholique de Paris (de gauche à droite)" width="200" height="160" /></p>
<p>Roberta Collu-Morand,  anthropologue, Djelloul Seddiki, directeur de l’Institut Ghazali,  Mohamed Aïouaz, professeur à l’Institut Ghazali, et P. Henri de La  Hougue, directeur adjoint de I’Institut Catholique de Paris (de gauche à  droite).</p>
<p><span>Des musulmans  et des chrétiens se sont réunis à cette occasion, le 4 décembre, à la  Grande Mosquée de Paris. La journée a débuté dans la matinée avec des  conférences-débats. Le premier sujet <em>Le pèlerinage comme parcours initiatique</em> a d’abord permis aux deux intervenants, des deux confessions,  d’éclairer le sens spirituel de ce voyage qu’est le pèlerinage, effectué  par le croyant, qu’il soit chrétien ou musulman. La deuxième conférence  était axée sur la portée sociale du pèlerinage, en faisant  particulièrement ressortir l’aspect communautaire. Dans l’après-midi,  les visiteurs ont pu profiter du forum d’associations pour connaître les  nombreuses organisations qui sont engagées dans le dialogue  interreligieux. Trois ateliers autour du thème du pèlerinage leur ont  été aussi proposés : <em>Marches et pèlerinages islamo-chrétiens en France</em>, <em>Pèlerinage en islam</em> et <em>Pèlerinage en christianisme</em>.</p>
<p>Pour sa 10e édition, qui a débuté le 12  novembre, la SERIC a permis la tenue de débats, de conférences et de  rencontres artistiques ou spirituelles dans 54 villes en Europe. Près de  la moitié des évènements se sont déroulés, en dehors de la France, dans  7 pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, Finlande, Hollande,  Italie Royaume-Uni, Suède). En 2009 ce sont 95 manifestations, dont 59  en France, qui ont été réalisées par la SERIC. L’objectif est  d’encourager le dialogue entre des chrétiens et des musulmans, autour de  sujets religieux ou de thèmes d’actualité, selon la coordinatrice  française de la SERIC, Myriam Bouregba. Pour cette journée, la Grande  Mosquée de Paris et l’Institut Catholique de Paris, se sont joints à  l’initiative du Groupe d’amitié islamo-chrétienne (GAIC), à qui l’on  doit l’organisation de la SERIC, chaque année, depuis 2001.</p>
<p><span>Fatih Tursun</span> <span>Paris</span></p>
<p><strong>http://fr.zaman.com.tr/fr/</strong></p>
<p></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>&#171;&#160;Le féminisme ne va pas à l&#8217;encontre de l&#8217;islam&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.halalmagazine.com/2010/12/09/le-feminisme-ne-va-pas-a-lencontre-de-lislam/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Dec 2010 12:24:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[propos recueillis par Camille Dubruelh et Céline Chadelat Pakistanaise, Saba Mahmoud a participé aux mouvements d&#8217;émancipation des femmes avant d&#8217;embrasser une carrière de chercheuse à l&#8217;université de Berkeley (Etats-Unis). Son dernier ouvrage, La Politique de la piété, offre un éclairage corrosif sur la relation des femmes égyptiennes à la religion et au politique, en s&#8217;intéressant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>propos recueillis par Camille Dubruelh et Céline Chadelat</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3464" title="Saba Mahmoud" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2010/12/Saba-Mahmoud.jpg" alt="" width="195" height="293" />Pakistanaise, Saba Mahmoud a participé aux   mouvements d&#8217;émancipation des femmes avant d&#8217;embrasser une carrière de   chercheuse à l&#8217;université de Berkeley (Etats-Unis). Son dernier ouvrage,  <em>La Politique de la piété</em>, offre un éclairage corrosif sur la  relation des femmes égyptiennes à la religion et au politique, en  s&#8217;intéressant au &laquo;&nbsp;mouvement des mosquées&nbsp;&raquo;.</p>
<p>En mettant à mal de nombreux <em>&laquo;&nbsp;présupposés occidentaux&nbsp;&raquo;</em>,  Saba Mahmoud  se démarque des théories féministes libérales et refuse  de réduire ces faits sociaux et religieux à une analyse de type  culturaliste. Interview.</p>
<h3>Comment ce mouvement de piété questionne-t-il l&#8217;idée de &laquo;&nbsp;féminisme&nbsp;&raquo;?</h3>
<p><strong>Le &laquo;&nbsp;mouvement des mosquées&nbsp;&raquo;  se manifeste par la prolifération</strong> de mosquées de quartier et une visibilité plus grande de la sociabilité  religieuse dans l&#8217;espace social. Avec, par exemple, le port du voile,  la multiplication des médias et des publications à caractère religieux.  Ce mouvement est une composante essentielle du renouveau islamique en  Egypte. Mais qui a pour spécificité de passer par les femmes.</p>
<p><strong>C&#8217;est un renouveau religieux pour ces femmes</strong>, qui a  aussi une incidence importante sur leur entourage. Cela s&#8217;opère non pas  de façon aveugle, mais d&#8217;une manière très intellectuelle. Le Coran est  en effet un texte spirituel, qui ne comprend pas de règles strictes. Les  femmes qui participent à ces &laquo;&nbsp;cours&nbsp;&raquo; ne se limitent pas simplement à la  lecture de textes sacrés, elles cherchent avant tout à comprendre  comment gérer leur vie quotidienne en restant en adéquation avec leur  foi.</p>
<p><strong>Leur objectif est de trouver dans les textes</strong> ce qui  est applicable et ce qui ne l&#8217;est pas. Par exemple, le sexe extramarital  est interdit dans l&#8217;islam.  Comment apprendre alors à leurs enfants  l&#8217;importance de ces valeurs, lorsque les incitations sexuelles dans les  médias sont récurrentes? Elles ont conscience que les enfants sont  sollicités par ces images, alors elles cherchent à comprendre comment  les aider à prendre de la distance. Se rendre à ces cours, discuter,  argumenter, comprendre, aide les femmes à faire le tri en apprenant à  gérer les difficultés auxquelles elles font face au quotidien.<span id="more-3462"></span></p>
<h3>Pour mieux comprendre la portée de ce mouvement, il faut,  dites-vous, se pencher sur la très longue histoire du colonialisme.  Expliquez-nous.</h3>
<p><strong><img class="alignnone size-medium wp-image-3466" title="Saba Mahmoud2" src="http://www.halalmagazine.com/wp-content/uploads/2010/12/Saba-Mahmoud21-180x300.jpg" alt="" width="180" height="300" />On trouve un certain nombre de présupposés</strong> parmi les  raisons justifiant la colonisation. Le premier considère que les femmes  n&#8217;appartenant pas à l&#8217;Occident sont inférieures. Le second découle du  premier : elles doivent être sauvées de leur propre culture, de leurs  hommes, par la civilisation blanche.  Or cet argument trouve toujours un  écho en Europe. C&#8217;est une idée tenace de penser que la culture  musulmane traite les femmes comme des êtres inférieurs, imposant à  l&#8217;Occident le devoir de les sauver.</p>
<p><strong>L&#8217;acceptation de cette responsabilité</strong> s&#8217;est  paradoxalement construite sur une absence de reconnaissance de sa propre  inégalité. Le monde occidental n&#8217;a pas fait pas son autocritique en  matière d&#8217;égalité des sexes. Le féminisme n&#8217;est pas le pendant de la  culture occidentale. Dire cela reviendrait à renier toutes les  batailles, toutes les souffrances que les femmes ont, ici, subies afin  de pouvoir imposer des droits fondamentaux, comme les droits civiques.   En Occident, on oppose souvent la liberté à son contraire, comme s&#8217;il  n&#8217;y avait pas d&#8217;entre-deux.  En réalité, ce n&#8217;est pas aussi simple.</p>
<p><strong>La liberté que l&#8217;on croit acquise</strong> implique parfois un  assujettissement d&#8217;un autre genre. Prenez par exemple la manière dont  les femmes ont lutté pour libérer leur corps. Pourtant, cette liberté  est allée de pair avec une volonté de correspondre à un certain modèle,  de rester l&#8217;objet du désir des hommes, avec tout ce que cela implique,  comme la chirurgie esthétique. Et ça, ce n&#8217;est pas la liberté. Le  féminisme n&#8217;est pas un concept propre à l&#8217;Occident, qui pourrait être  transposé tel quel à d&#8217;autres sociétés. Il y a diverses formes de  féminisme, et cela ne va pas forcément à l&#8217;encontre de la piété, ni de  l&#8217;islam.</p>
<h3>Ce mouvement correspond-il à une réapropriation de l&#8217;islam par ces femmes?</h3>
<p><strong>Effectivement, mais nous devons bien comprendre de quoi il s&#8217;agit.</strong> Cela ne me paraît pas être un courant radicalement plus individualiste,  plus libéral, même si d&#8217;un certain côté, il y a une approche plus  personnelle : &laquo;&nbsp;Je travaille sur moi-même, ma morale éthique.&nbsp;&raquo; Aucune  religion ne peut comporter cette notion individualiste  de façon  radicale, il y a toujours un passé, des lignes directrices.</p>
<p><strong>Ce n&#8217;est pas non plus une mise en question  de l&#8217;autorité du Coran.</strong> Les femmes du &laquo;&nbsp;mouvement des mosquées&nbsp;&raquo; acceptent le Coran, mais d&#8217;une  façon très différente qui provient de leurs défis quotidiens.  Par  exemple, je montre dans mon livre des femmes qui vont à l&#8217;encontre de  leur entourage, pères et maris, pour se rendre aux réunions ou pour  mettre en application leurs croyances. Que font-elles? Qui  offensent-elles? Dieu? Non. Elles offensent leurs maris. Et elles  l’assument en se disant : &laquo;&nbsp;Mon premier devoir est envers Dieu, le second  devoir est envers mon mari.&nbsp;&raquo;</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<p>Saba Mahmoud, <em>La Politique de la piété</em>, le féminisme à l&#8217;épreuve du renouveau islamique (La Découverte, 2009).</p>
<p><strong>http://www.lemondedesreligions.fr/</strong></p>
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		<title>Les musulmans célébreront mardi le nouvel an musulman</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Dec 2010 12:24:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[© AFP En Belgique, cette occasion ne donne pas vraiment lieu à d&#8217;importantes réjouissances BRUXELLES Les musulmans fêteront lundi soir le passage à la nouvelle année du calendrier musulman. Le premier mois de la nouvelle année hégirienne 1432, le mois de Mouharram, débutera en effet le mardi 7 décembre 2010. Cette date correspond à un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="articlePicureAndLinks"><img src="http://www.dhnet.be/pictures_news/art_130319.jpg" alt="" width="280" height="215" /></p>
<p id="artilcePictureCopy">© AFP</p>
</div>
<p><strong>En Belgique, cette occasion ne donne pas vraiment lieu à d&#8217;importantes réjouissances</strong></p>
<p><strong>BRUXELLES</strong> Les musulmans fêteront lundi soir le passage à la nouvelle année du  calendrier musulman. Le premier mois de la nouvelle année hégirienne  1432, le mois de Mouharram, débutera en effet le mardi 7 décembre 2010.</p>
<p>Cette  date correspond à un événement important de l&#8217;histoire musulmane, à  savoir l&#8217;Hégire. La nouvelle année commémore le départ du prophète  Mohamed, en l&#8217;an 622 après J-C, de la Mecque vers Médine, qui a conduit à  la fondation de la communauté musulmane. En Belgique,  cette occasion ne donne pas vraiment lieu à d&#8217;importantes  réjouissances, les musulmans se contentant d&#8217;échanger leur voeux. De  nombreux pays musulmans et arabes organisent en revanche des festivités  avec les coutumes et les traditions propres à chaque pays. Jour férié  dans nombreux de ces pays, la célébration de la nouvelle année passe  notamment par la cuisine de plats traditionnels. Les musulmans  orthodoxes considèrent pour leur part que fêter le 1er Mouharram, comme  l&#8217;Occident célèbre le 1er janvier, est une hérésie. Les deux seules  fêtes reconnues dans l&#8217;Islam sont effet l&#8217;Aïd el-Kebir, qui célèbre la  fin du mois de Ramadan, et l&#8217;Aïd el-Adha, la fête du sacrifice. L&#8217;année  hégirienne se base sur le calendrier lunaire, la durée de chaque mois  étant liée au cycle de la lune. Le cycle lunaire n&#8217;atteignant pas 31  jours, comme c&#8217;est le cas dans le calendrier grégorien, l&#8217;année  hégirienne est donc plus courte. C&#8217;est pourquoi les événements  importants, comme le début du Ramadan ou les deux fêtes de l&#8217;Aïd, ne  commencent jamais au même moment dans le calendrier solaire.</p>
<p><strong>http://www.dhnet.be/</strong></p>
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