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Pour 1 % des Turcs le voile est politique

06/12/2010

D’après une enquête menée par une association de femmes d’affaires, seul 1 % de la population turque verrait dans le voile un symbole politique.

L’enquête menée par TIKAD (Association des Femmes d’Affaires de Turquie) auprès de 3052 personnes, démontre que le voile n’est pas un problème social. D’après l’enquête intitulée « le voile et l’entente sociale » réalisée par Metropoll, seulement 1% de la population voit le voile comme emblème politique. La levée de l’interdiction du voile n’exercerait pas de pression aux non-voilées, d’après 70% des personnes interrogées. L’Association des Femmes d’Affaires de Turquie (TIKAD) a demandé l’élaboration d’une enquête afin de déterminer la perception du problème du port du voile et son impact sur la vie scolaire et professionnelle. L’enquête, menée dans 26 villes sur un échantillon de 3052 personnes a révélé d’impressionnants résultats. D’après l’étude portant sur les opinions des femmes voilées et non voilées, ainsi que leur mari, 85% de la population est convaincue de la sincérité des femmes quant à leur port du voile. Ceux qui voient le voile comme emblème politique ne représentent qu’un pour cent. La présidente de l’association TIKAD Nilufer Bulut a mentionné, lors de la conférence de presse à Istanbul, que le bilan de l’enquête montre l’absence de querelles entre les femmes, qu’elles soient voilées ou pas.

Le voile n’est pas un problème

L’enquête a été menée par Metropoll à la demande de l’association TIKAD, sous la direction des doctorants Ozer Sencar et Ihsan Dagi. Les résultats de la recherche ont été publiés lors d’une conférence de presse, à l’hôtel Hilton. La présidente Nilufer Bulut a exprimé son regret de voir le problème des femmes réduit au seul voile. Elle a également souligné que les femmes n’ont pas de mésentente entre elles, et ce, qu’elles soient voilées ou pas. «Le voile n’est pas un problème, le problème réside entre ceux qui sont appelés religieux et conservateurs et les soi-disant laïques et modernes», a-t-elle ajouté en poursuivant : «Si nous voulons donner à la femme républicaine la place qu’elle mérite, nous ne pouvons absolument pas l’emprisonner à la maison parce qu’elle porte le voile et il lui sera impossible d’exister dans la vie sociale et professionnelle sans discrimination». Bulut a affirmé que des discussions vont avoir lieu avec tous les leaders politiques afin de se retrouver sur une position commune. Lire la suite…

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MODERNITE DE L’ISLAM

04/12/2010
Je considère toute religion comme un saut considérable de l’humain vers le sacré, vers ce qu’il est réellement, c’est-à-dire un être divin.
L’homme est un animal religieux qui se pose les questions suivantes : d’où je viens, qui suis-je, ou vais-je ? Les poules, les lapins, les bécasses, les athées, les phoques, les communistes, les blaireaux et les gnous ne se posent pas ce genre de questions. Toute religion quelle qu’elle soit est une réponse à ces trois questions essentielles.

Désolé si cela vous déplaît, mais l’Islam est une réponse comme le sont le bouddhisme, le judaïsme, la philosophie ou votre croyance au retour de Jésus.

Concernant l’Islam, il s’agit d’une religion qui existe depuis 1500 ans. Si elle était aussi cruelle que vous le supposez, il y a belle lurette qu’elle aurait disparu. Ce qui est bon pour l’homme perdure, ce qui lui est néfaste disparaît spontanément. Voyez le nazisme, le communisme ou les religions qui sacrifiaient les jeunes filles pour faire tomber la pluie.

Ce n’est pas l’Islam qui a inventé le sacrifice humain, la loi du talion, la lapidation, mais bien le judaïsme que vous adorez tant. En fait, ces sacrifices existaient déjà chez l’homme préhistorique, le jour où il a pris conscience de son origine divine.

Tous les dimanches, les Chrétiens commémorent un sacrifice humain, celui de Jésus, lors de l’eucharistie. « Mangez et buvez, ceci est mon corps, ceci est mon sang ». Il s’agit ni plus ni moins d’un acte de cannibalisme. Par l’hostie, les fidèles, dévorent l’agneau Jésus.

Une hostie est une victime immolée sur la pierre de l’autel, puis offerte au dieu. L’autel n’est rien d’autre qu’un dolmen, table de sacrifice.

On ne retrouve pas pareille imbécilité dans l’Islam. L’agneau Jésus, sacrifié, torturé et crucifié pour sauver les hommes trône dans toutes les églises, à de nombreuses intersections de routes ou au-dessus du lit des Chrétiens. N’est-ce pas cruel, imbécile et primaire de croire qu’un sacrifice puisse faire tomber la pluie ou sauver l’humanité ?

Nous sommes au 21 èmes siècle ! On ne trouve pas cela en Islam sauf le sacrifice du mouton lors de l’Aïd el Kébir qui est davantage une fête qu’un sacrifice. Dans nos abattoirs républicains, on ne fait pas mieux.

Contrairement à l’Islam qui est la religion la plus moderne, les Chrétiens sont encore polythéistes. Ils adorent les saints comme des dieux. Ils se prosternent devant la statue de plâtre de la Sainte Vierge, défilent en pèlerinage à Lisieux ou baisent les pieds d’un Jésus en plâtre…

Les Chrétiens sont des idolâtres, les bouddhistes également, mais en Islam il est interdit de réduire le divin à une statue. L’art musulman n’est pas figuratif pour éviter l’idolâtrie. Appréciez le dépouillement d’une mosquée aux décors indécents du Vatican.

Aujourd’hui non seulement les lapidations sont extrêmement rares (appliquées sur des criminelles et non pas pour une simple infidélité), mais elles sont condamnées par la majorité des Musulmans. Comparez aux 220 000 avortements pratiqués rien qu’en France… Pour les Juifs et les Musulmans c’est une horreur, pour vous c’est un droit. Si aujourd’hui on ne peut plus reprocher d’atrocités au Chrétiens, ce n’est pas parce que cette religion est meilleure, mais parce qu’elle a perdu son pouvoir.

Et puis le Pape n’est guère intelligent lorsqu’il interdit le préservatif en Afrique touchée par le SIDA.

Conclusion : les religions sont une réponse mais ne sont pas LA réponse à nos questions existentielles. Elles ont toutes de bons et de mauvais côtés (plus de mauvais que de bons.)

Laissez le temps aux humains de grandir, de s’humaniser, de découvrir qui ils sont, d’évoluer, chacun selon sa voie et sa culture. Vos croyances et vos pratiques sont les vôtres, les leurs sont les leurs. Un peu d’ouverture d’esprit s’il vous plaît ! Commencez par voir ce qui cloche chez vous. L’Islam, même si c’est la religion la plus moderne, n’est rien d’autre qu’une religion, souvent détournée par les politiques, avec des aspects cruels et d’autres plus intéressants. A terme, l’Islam mourra quand l’humanité aura ouvert les yeux.

Xavier de Izarra
xavier_de_izarra@yahoo.fr

http://izarralune.blogspot.com/

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Chic et décomplexée, la mode musulmane change de visage

24/11/2010

Si en France la mode musulmane évolue assez lentement, en Turquie elle a connu un véritable boom, symbole de l’essor économique et culturel d’une nouvelle classe de musulmanes à la modernité décomplexée.

A Istanbul, sur les quais bondés d’Eminönü, des femmes enveloppées dans des manteaux sombres et des foulards noués sous le menton bousculent d’autres femmes vêtues de couleurs vives et la tête couverte d’un voile soigneusement sculpté autour du visage. Il y a deux décennies un tel style vestimentaire, distingué et religieux à la fois, existait à peine en Turquie. Mais aujourd’hui il est de mise chez les plus hautes personnalités, comme la Première dame turque Hayrünnisa Gül et l’épouse du Premier ministre, Emine Erdogan. Les marques qui se sont spécialisés dans cette niche s’attendent à une évolution très prometteuse. Le voile reste l’une des questions les plus controversées de la Turquie.

De la façon dont le foulard est lié, accessoirisé, jusqu’au comportement de la femme qui le porte, lorsqu’il s’agit du voile tout est lourd de sens dans ce pays laïc qui compte 74 millions d’habitants, à majorité musulmane. D’un simple couvre-chef, stigmatisé dans les premiers jours de la République turque comme étant arriéré et rural, il est devenu, dans les dernières décennies, un vêtement soigneusement travaillé et tout à fait commercialisable, incarnant ainsi le défi lancé par une nouvelle classe de musulmans aux élites laïques de la Turquie. « Il était difficile de trouver quoi que ce soit de chic pour les femmes couvertes il y a 10 ans, mais la mode a fait d’énormes progrès pour les musulmanes dans les six à sept dernières années », déclare Alpaslan Akman, un responsable de production et de marketing d’Armine, une marque de mode musulmane. Armine est connue pour ses campagnes à fort impact. De grandes affiches sont accrochées dans les bars et boîtes de nuit du centre d’Istanbul  – des modèles sereins qui contrastent avec l’agitation de ces lieux.

« Nous sommes plus chanceux que les générations précédentes. Nous avons un plus grand choix de conceptions et de couleurs pour les foulards », déclare Filiz Albayrak, une vendeuse de 30 ans qui travaille dans une boutique de foulards à Istanbul. Environ 69% des femmes turques se couvrent la tête, toutes manières confondues, selon une étude réalisée en 2007. Parmi elles, 16% de ces femmes optent pour le style turban, plus discret et citadin, qui couvre aussi bien les cheveux que le cou.

Regain de confiance

La Première dame de Turquie, qui porte un voile, a co-accueilli les célébrations de la fête de la République avec son mari pour la première fois le mois dernier. Rencontrer Hayrünissa Gül avec son voile dans le palais présidentiel était de trop pour les militaires résolument laïcs, qui ont refusé de participer à la cérémonie. Mustafa Karaduman, fondateur de la maison de mode islamique Tekbir lancée en 1982, observe les changements dans la société et croit en la croissance de ce marché. « Notre travail était très amateur dans la première décennie. Puis, en 1992 nous avons organisé le premier défilé de mode de voiles, qui a attiré sur nous les regards de l’étranger. Maintenant, les vêtements de style islamique sont à l’ordre du jour partout dans le monde » a-t-il affirmé.

Le quotidien turc Milliyet  estime que le marché des vêtements islamiques vaut 2,9 milliards de dollars.Mais si on le voit dans les rues, le voile est interdit pour les étudiantes et les fonctionnaires au sein des institutions de l’Etat laïc. Il est parfois décrit comme étant le miroir du développement socio-économique de la Turquie. La rapide croissance économique a fourni à de nombreuses personnes plus de revenus à dépenser pour elles-mêmes. Par ailleurs, la prise de conscience politique au sein d’une classe musulmane dominante a conduit à rendre le voile très visible, comme le signe de leur place dans la société. La religion est devenue plus importante après le coup d’Etat militaire de 1980 et a été tolérée comme garde-fou contre les idées gauchistes.

Selon Özlem Sandikçi, professeur assistant de marketing à l’Université Bilkent d’Ankara, les jeunes citadines ont commencé à porter d’amples manteaux et de grands foulards faits à la main en guise de message politique. Les vêtements sont devenus peu à peu plus cintrés et plus colorés, comme les musulmanes voulaient être vues et reconnues, précise-t-elle. « La Turquie disposait déjà d’un savoir-faire dans le textile. Donc quand les femmes ont commencé à se couvrir, il est évident que les entreprises ont cherché à répondre à cette demande. Ces petites entreprises ont commencé à s’agrandir et sont devenus de plus en plus des acteurs influents », ajoute-t-elle. Aujourd’hui, les musulmans les plus conservateurs désapprouvent la mercantilisation du foulard dans l’industrie de la mode islamique, tandis que les ardents laïques trouvent que les vêtements sont ostentatoires et trahissent un peu la pudeur que le port du foulard est censé exprimer. « La pudeur est une exigence, mais elle n’est pas la seule », a déclaré Sandikçi ajoutant : « les femmes sont également censée présenter une apparence agréable de façon à agir comme un modèle et être un bon exemple pour l’islam. »

Alexander Hudson Istanbul

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« En prison, je suis la seule à toquer à la porte de la cellule »

24/11/2010
 Samia El Alaoui, 49 ans, est arrivée à Villeneuve-d'Ascq à l'âge de 21ans.
Samia El Alaoui, 49 ans, est arrivée à Villeneuve-d’Ascq à l’âge de 21ans.

La Villeneuvoise Samia El Alaoui Talibi est l’une des cinq femmes parmi les 150 aumôniers musulmans de France. Au nord de Paris, elle a même la responsabilité de 22 établissements pénitentiaires et intervient elle-même dans trois prisons pour femmes. Inlassablement, elle porte un discours d’ouverture derrière les barreaux, alors que cette semaine consacre les 17e Journées nationales des prisons.

PAR MARIE VANDEKERKHOVE

villeneuvedascq@lavoixdunord.fr PHOTO LA VOIX

Ne l’appelez pas aumônière : « Mes amis catholiques m’ont dit que c’est ce que portait un prêtre à la veste », balaie-t-elle dans un éclat de rire. Son verbe sucré tiendrait plus du dessert que de la bourse qu’on portait jadis à la ceinture. Non, Samia est aumônier régional musulman depuis 2006. « J’ai pris la suite de mon mari (Moulay El Hassan Alaoui Talibi, devenu le premier aumônier musulman national des prisons, en 2005) comme aumônier régional et je suis sa secrétaire », explique-t-elle. Voilà pour le CV, commencé à Lille I par des études de mathématiques appliquées.

Mais c’est au Maroc, où elle a grandi, que Samia a appris l’ouverture : « Maman était fille d’imam, ma nounou, de rabin, et j’habitais à 150 mètres d’une église, à Tanger ! », énumère-t-elle avec humour. Ajoutez un papa douanier qui ramenait chez lui les voyageurs égarés… Et vous obtiendrez une confession : « La meilleure façon d’aimer Dieu, c’est d’aimer les autres ».

C’est ce qu’elle fait du mieux qu’elle peut, quand elle passe de l’autre côté. Derrière ces barreaux où elle rencontre les femmes des prisons de Séquedin, Valenciennes, Bapaume, ou les « enfants », les mineurs incarcérés de Quiévrechain. Sûre qu’elle leur amène un peu d’oxygène : « Je dis souvent aux filles qu’elles peuvent partager leurs corps, mais pas leur esprit. La spiritualité, c’est la liberté ».

Son humanité attire les confidences. « C’est à moi qu’une détenue va dire sa souffrance de ne pas parler à son fils, qui ne décroche pas le téléphone car il lui en veut », décrypte cette maman de sept enfants. C’est elle qui pleure avec cette femme juive qui vient de perdre la vue, « condamnée au double noir », frissonne-t-elle encore, « l’une des rares fois où j’ai pleuré en prison ».

C’est encore elle que viennent trouver ces deux orthodoxes dans un groupe de prière : « Elles m’ont dit qu’elles aimaient ma façon de parler de Dieu ». Chez Samia, l’oecuménisme est une évidence. Les détenues, la Villeneuvoise les considère comme sa « famille » à qui elle rend visite. Et cette semaine, elle veut aussi être leur voix. Pour, devant les barreaux, faire tomber les barrières. Et éviter que la prison ne reste la dernière Grande muette.

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Des voeux de tolérance

23/11/2010
L'association musulmane a accueilli le maire et deux adjoints pour la présentation des voeux de l'Aïd, samedi soir, en présence d'une assemblée exclusivement masculine. L’association musulmane a accueilli le maire et deux adjoints pour la présentation des voeux de l’Aïd, samedi soir, en présence d’une assemblée exclusivement masculine.

Samedi soir à la mosquée, rue de la Lys, la communauté musulmane a présenté ses voeux aux élus dans le cadre de l’Aïd al adha, la plus grande fête de l’Islam. Célébrée mardi dernier par les fidèles du monde entier, elle a vécu un prolongement fraternel à Halluin.


ANGÉLIQUE DA SILVA-DUBUIS > angelique.dasilva@nordeclair.fr
La soirée a rassemblé toutes les générations, samedi, sous le minaret de la rue de la Lys. Posé sur une ancienne friche industrielle, l’édifice porte à sa manière l’histoire d’une ville métissée. Une richesse dont il a été beaucoup question dans les échanges samedi soir.
L’association musulmane avait invité le maire, Jean-Luc Deroo et les élus du conseil municipal, à la présentation des voeux de l’Aïd al Adha. Cette fête, la plus importante de l’Islam, commémore le sacrifice d’Abraham et marque la fin du pèlerinage à la Mecque.

« Cette fête est le symbole de la miséricorde et de la paix », indiquait Mohamed Badaoui, le président de l’association culturelle musulmane. Le représentant de la communauté s’est félicité du climat de confiance noué avec la Ville en remerciant la municipalité pour l’aménagement du parking proche de la mosquée, la création du carré musulman au cimetière, et la mise à disposition de bennes dernièrement pour le rituel.
« Ce partenariat est gage du mieux vivre ensemble et nos portes vous seront toujours ouvertes », indiquait M. Badaoui avant de laisser la parole à Jean-Luc Deroo.

L’école a doublé

Le maire a qualifié « d’exemplaire » le travail mené par l’association dans la construction de ce lieu de culte.
En dix ans, pas moins de 300 000 euros, issus des dons des fidèles, ont été investis sur ce site de 2 500 m². La mosquée compte deux salles de prières, un espace pour les conférences et une école de langue arabe et de religion qui vient de doubler ses effectifs. Elle compte six classes où des étudiants dispensent de l’aide aux devoirs aux enfants en difficulté, le dimanche.
Le maire a battu en brèche quelques rumeurs : « On dit que l’argent vient de l’Arabie Saoudite… Je sais que tout ce qui est fait ici vient de vous. La Ville ne peut intervenir que sur les espaces extérieurs et elle le fait même si elle doit se justifier auprès de certains promoteurs immobiliers.
» Jean-Luc Deroo a évoqué très ouvertement le climat d’hostilité à l’encontre des communautés religieuses ou ethniques : « Dans cette société où les tensions existent, on a tendance à se focaliser sur les minorités… Vous êtes chez vous, là où vous avez décidé de mettre votre avenir et votre intelligence. Ici même à Halluin. Ce lieu et ces rencontres sont une réponse à ceux qui veulent fabriquer de la haine et du racisme. »

Le dialogue islamo-chrétien ?

La mosquée d’Halluin accueille un millier de fidèles lors des grandes fêtes. Elle rassemble environ 450 personnes, de toute la Vallée de la Lys, pour la prêche du vendredi. Une mosquée qui ne se réclame d’aucune tendance selon Mohamed Badaoui : « Nous pratiquons l’Islam du respect et de la tolérance. Adhérer à un mouvement c’est devenir l’ennemi d’un autre. » Sur l’abandon du dialogue islamo-chrétien initié il y a quelques années par la mosquée et la paroisse, Mohamed Badaoui n’exclut pas de renouer avec ces relations : « Nous avons tellement été accaparés par les travaux que cela ne s’est pas poursuivi. Et puis cette année, nous avons beaucoup souffert des polémiques et des amalgames à l’encontre des musulmans. Mais si Dieu le veut, nous reprendrons ces échanges. » Un message dont la jeune génération pourrait être porteuse.

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« Pourquoi n’y a-t-il pas de carré musulman dans l’Avesnois ? »

18/11/2010
 Dans de nombreuses villes, de plus en plus de carrés musulmans voient le jour.
Dans de nombreuses villes, de plus en plus de carrés musulmans voient le jour.

« C’est en étant personnellement face à la situation que la question m’est venue : …

pourquoi n’y a-t-il pas de carré musulman dans l’Avesnois ? » Fourmisien, Jean-Paul Lajeunesse a perdu un membre de son entourage, il y a quelques semaines, dans une commune proche.

« Momo », un Harki âgé de 70 ans. « Au début, on a été désorienté pour ses obsèques, reconnaît-il. « Momo » habitait cette commune depuis les années 70 il connaissait tout le monde. Il était né en Algérie en 1940 et était donc Français mais musulman. Il voulait qu’on respecte ses deux dernières volontés. Être inhumé dans sa commune selon sa religion ».

« Modèle de courage et d’adaptation qui a servi le drapeau national », « Momo » s’était engagé volontairement dans l’armée française, à 18 ans, en 1958. Et comme beaucoup de Harkis, après la guerre d’Algérie, il a dû quitter sa terre natale. Il est resté dans l’armée quelques années avant d’être démobilisé et de vivre de différents métiers pour poser définitivement ses valises dans l’Avesnois et travailler chez Vallourec.

Réglementation

« Pour « Momo », ça s’est bien arrangé. Grâce à la compréhension de certaines personnes de la mairie, il a été enterré selon ses dernières volontés mais tout n’a pas été simple…, indique encore M. Lajeunesse. Ainsi, le carré musulman n’est pas définitivement établi et les prières de la famille du défunt s’effectuent à la maison ».

Dans la commune concernée – comme dans beaucoup d’autres qui pourraient l’être -, c’était la première fois que la collectivité était confrontée à cette situation. Une solution a été trouvée mais il a fallu répondre à de nombreuses exigences, de l’orientation précise de la sépulture à son intégration dans le cimetière en passant par les réglementations très complexes sur les concessions qui ont une durée, ici, de 50 ans. Un petit carré musulman est donc en passe d’être créé. « Au même titre que d’autres religions moins développées en France que le christianisme, comme l’islam ou le judaïsme, les communes ne sont pas toujours préparées à l’éventualité, souligne le proche de « Momo ». Il reste 50 000 Harkis en France qui vont malheureusement disparaître dans les prochaines années et il me semble qu’on n’est pas toujours prêts à les accueillir dans leur dernière demeure. C’est on ne peut plus d’actualité (1) ». En clair, y a-t-il assez de carrés musulmans dans l’Avesnois ? En fait, il n’y en a pas.

Il faut donc se tourner vers la Sambre. Le plus proche se trouve à Aulnoye-Aymeries. Dans la cité des Aulnes, c’est la ville qui a pris les devants. « C’est une volonté municipale, dit-on en mairie. Cela fait deux ans qu’un carré musulman a été aménagé car les élus se sont dit que si, parfois, la première génération aulnésienne d’habitants originaires du Maghreb préférait être inhumée sur sa terre natale, il n’en serait pas forcément de même pour les générations suivantes ». •

L. M.

(1) Jeudi, à l’occasion de la commémoration du 11 novembre, le ministre de la Défense a rendu hommage « aux 70 000 soldats musulmans morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918) ».

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Le forum HALAL de Londres

12/11/2010
Le forum HALAL de Londre

Qui s’intéresse au marché du Halal, un tant soit peu, sera sans doute intéressé de connaître les répercussions qu’aura la version européenne du prochain World Halal Forum-Europe qui se déroule à Londres les 10 et 11 novembre.

Les avancées et les répercussions de ce second Forum Européen boosteront sans aucun doute celles de La Haye en 2009. Cette année, pourtant, le fait d’avoir choisi Londres, connu pour son cosmopolitisme et son métissage, n’est certainement pas le fruit du hasard pour les organisateurs qui espèrent encore plus d’affluence qu’à La Haye. La Grande Bretagne affiche depuis plusieurs années, et sans provocation aucune, sa réputation d’un secteur Halal bien établi qui pourrait servir d’exemple à d’autres pays européens et attirer de nouvelles délégations au Forum.

Rappelons quelques chiffres-clés du marché Halal européen : une population musulmane dépassant les 50 millions d’individus, un marché représentant une valeur approximative de 70 milliards USD uniquement pour le secteur agro-alimentaire, et un marché global de 634 milliards USD.

Dans les turbulences du climat économique européen, la nouvelle opportunité d’affaires que représente le marché Halal ne peut plus s’ignorer. Elle suscite les convoitises : grands groupes d’agro-alimentaire, fabricants, détaillants, groupes de restauration, voire la cosmétique et la pharmacie, lorgnent du côté de ce secteur hautement profitable pour se réserver une part du gâteau Halal.

Si le lieu est bien choisi, le moment s’avère également idéal. L’accumulation des problèmes du secteur Halal, connus dernièrement en Europe, – par exemple, en France, lors de la « halalisation » de plusieurs restaurants de la chaîne de restauration rapide Quick – veut hâter les prises de solutions. La proposition de nouvelles législations faite par l’Union Européenne, concernant le bien-être animalier, peut également entrer en conflit avec les principes du Halal.

Le Forum de Londres se donne pour mission de traiter tous les problèmes qui affectent à la fois le consommateur et le secteur Halal. Un consommateur de plus en plus exigeant, par ailleurs, qui réclame une qualité toujours meilleure, une variété plus étendue des produits et surtout, une garantie indiscutable de l’origine halal du produit.

Du pain sur la planche pour les délégations dont les discussions couvriront de très importants thèmes déjà annoncés :

• Le besoin pressant de la mise en place d’agences d’accréditations nationales et indépendantes qui développeront des principes clairs, conseilleront, contrôleront et réguleront les activités des différents corps de certification Halal, spécialement dans les pays non-musulmans.

• Un étiquetage clair des produits Halal pour permettre aux consommateurs, qu’ils soient musulmans ou non-musulmans, de faire des choix éclairés dans ce qu’ils achètent et ce qu’ils mangent.

• L’urgence, pour les médias musulmans ou non-musulmans, d’offrir une image claire et non biaisée de tout ce qui concerne le Halal, pour éviter la désinformation et la provocation.

Ces thèmes constitueront le cœur de réflexion du World Halal Forum-Europe de Londres.

Les organisateurs espèrent que des solutions seront trouvées pour permettre au secteur Halal de retrouver rapidement sa sérénité et favoriser son développement dans une confiance partagée avec ses consommateurs.

http://www.tendancemag.com/

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CARCASSONNE «Pas question de stigmatiser la communauté musulmane»

08/11/2010
«Pas question de stigmatiser la communauté musulmane»© L’Indépendant

Une réaction dont chaque mot est pesé au trébuchet. Sollicité dès jeudi pour réagir au caillassage des fidèles du Viguier, mardi dernier, durant la messe, l’évêque de Carcassonne et Narbonne a finalement rendu public, hier matin, un communiqué. Un texte où, pour qualifier les faits, Mgr Alain Planet ne parle pas de profanation, mais emploie un mot très connoté en ce moment.
«Au cours de l’office, deux adolescents ont lapidé l’assemblée et une statue de la Vierge Marie». La référence à la lapidation, sentence dont était il y a peu de temps menacée la

jeune Iranienne Sakineh soupçonnée d’adultère et de complicité d’assassinat de son mari, n’est certainement pas fortuite.
«Ne pas dramatiser»
Sur le fond, Mgr Planet relativise d’une certaine manière les faits:
«Je n’entends pas dramatiser un événement où les difficultés de l’adolescence, la pauvreté, la déscolarisation et la bêtise tiennent sans doute plus de part que les convictions religieuses». Autrement dit, il n’exclut pas qu’il puisse s’agir d’un simple amusement d’enfants. L’évêque exclut ensuite l’hypothèse d’un strict affrontement de religions:
«Il n’est pas question de stigmatiser la communauté musulmane qui sait bien que, comme le rappelaient les Frères musulmans d’Égypte à la suite de la tragédie de Bagdad, ‘la protection des lieux de culte de tous les enfants des religions monothéistes est la mission des musulmans’». L’évêque fait allusion à l’attaque de l’église catholique syriaque de Bagdad intervenu dimanche 31 octobre, et qui a fait 46 morts parmi les fidèles: une tragédie évoquée par certains membres de la communauté catholique du Viguier pour expliquer l’acte commis mardi soir.
«Violence incompréhensible»
«Mais il est de mon devoir, poursuit Mgr Planet
, de faire entendre l’émotion d’une communauté catholique brutalement affrontée à une violence incompréhensible. Il est aussi de mon devoir de dénoncer les prêcheurs de haine qui, lâchement, instrumentalisent des esprits faibles, et de rappeler à ceux qui, de toute appartenance philosophique, orchestrent l’antichristianisme au quotidien, qu’ils doivent s’interroger sur l’avenir des monstres qu’ils enfantent». L’évêque de Carcassonne et Narbonne termine son texte en indiquant la voie à suivre.
«Disciples du Christ, les catholiques n’entendent revendiquer aucune vengeance. Ils répondront par la prière et un surcroît de charité». Une position qu’il appuie en annonçant un investissement personnel:
«Dimanche prochain, 7 novembre, je célébrerai la messe avec la communauté de Saint-Jacques du Viguier et je procéderai à la réconciliation de l’édifice» (lire encadré). Une messe symbolique où de nombreux chrétiens carcassonnais devraient venir marquer leur soutien.
Laurent Rouquette

L’enquête se poursuit pour tenter d’identifier les deux jeunes gens qui ont lancé des pierres.
Ils seraient âgés de 10 à 12 ans. Les investigations sont difficiles en raison du nettoyage effectué par les fidèles à l’issue de la messe de mardi dernier: les projectiles n’ont pas été retrouvés. Le directeur départemental de la police, Pascal Dumas, s’est rendu hier dans le quartier du Viguier où il a notamment rencontré l’imam et les membres de la communauté musulmane du quartier. Les lieux de culte seront surveillés ce week-end

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Une conférence à Rabat explore les défis de l’Islam contemporain

06/11/2010

Par Sarah Touahri pour Magharebia à Rabat

Réunis au Maroc, des spécialistes ont recommandé des moyens permettant de surmonter le fossé qui sépare les cultures occidentale et islamique.

[Reuters/Laurent Gillieron/Pool] Le dialogue entre les cultures est nécessaire pour éviter les tensions, a déclaré le Ministre marocain des Affaires islamiques, Ahmed Taoufiq, le 3 novembre.

Selon les participants à un forum organisé les 2 et 3 novembre à Rabat et consacré au rôle de l’Islam dans le monde moderne, des passerelles permanentes de dialogue entre les Musulmans et l’Occident doivent être mises en place pour éviter les incompréhensions et les conflits interreligieux.

« L’échange de points de vue entre les experts demeure le meilleur moyen d’amorcer un dialogue entre les cultures en vue d’apporter les solutions à certaines questions touchant à la religion, selon une approche académique pertinente, loin des crispations et des prismes déformants », a déclaré le Ministre marocain des Affaires islamiques, Ahmed Taoufiq.

Cette conférence, organisée par le Ministère marocain des Affaires islamiques et par le British Council, s’est intéressée aux moyens de répondre aux leaders politiques en matière de gestion des affaires religieuses, à la fois dans les pays musulmans et dans les pays à minorité musulmane. Taoufiq a expliqué que cette réunion visait à fournir un examen détaillé de la question, afin que l’opinion publique à la fois dans le monde musulman et en Occident puisse disposer de voies permettant de lutter contre l’ignorance et les préjugés.

Le vice-président de la communauté musulmane d’Italie, Yaya Pallavicini, a déclaré que le principal obstacle entraînant des conflits entre les Musulmans et les membres des autres religions est l’incompréhension. Selon lui, les Musulmans d’Europe ont une lourde responsabilité sur leurs épaules, notamment en matière d’éducation des jeunes générations.

« L’éducation doit répondre en même temps aux valeurs de l’Islam et à l’ouverture sur l’Occident », a-t-il déclaré, ajoutant que le but est de parler de la notion de coexistence. Il a attiré l’attention sur le rôle déterminant des intellectuels, des penseurs et des médias dans la lutte contre les préjugés, qui, selon lui, mènent à la confrontation.

Les participants ont souligné le besoin d’intégration et de tolérance comme des facteurs essentiels pour permettre aux minorités musulmanes dans les pays occidentaux de vivre en paix et de s’épanouir. Ils ont également souligné que les deux parties doivent faire des efforts en ce sens.

L’ambassadeur du Royaume-Uni au Maroc, Timothy Morris, a expliqué que la communication entre l’Occident et le monde musulman doit être améliorée, et que le fossé culturel entre les deux ne doit plus être exacerbé. Ces deux mondes doivent à la place travailler de concert pour faciliter la connaissance et la sagesse.

Il a appelé l’Europe, notamment la Grande-Bretagne, qui compte près de deux millions de Musulmans, à comprendre l’Islam. Il a expliqué que l’ignorance reste l’ennemi à abattre, en particulier dans un monde marqué par la propagation rapide de l’information.

Le sociologue Bahi Azzedine a expliqué à Magharebia que le dialogue intellectuel devait être renforcé pour surmonter les idées traditionnelles. Il a affirmé que l’éducation est la meilleure manière de réconcilier des points de vue différents et permettre aux valeurs de tolérance et d’acceptation de l’autre de prévaloir.

« Les Musulmans vivant en Europe et aux Etats-Unis doivent faire l’effort de s’ouvrir sur leur milieu de résidence. Mais les pays d’accueil devront, pour leur part, leur garantir l’égalité, à commencer par l’emploi, pour éviter les problèmes sociaux qui sont interprétés, à tort, par des considérations religieuses », a-t-il conclu.

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Synagogues et mosquées jouent l’ouverture

04/11/2010

Du vendredi 5 au dimanche 7 novembre, l’Amitié judéo musulmane de France organise un échange entre mosquées et synagogues. Une cinquantaine de communautés des deux religions, principalement en région parisienne, ont répondu à l’appel

Visite de la mosquée des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes (Essonne), lors de la tournée du bus de l’Amitié judéo-musulmane de France le 21 avril 2006 (Photo : P. RAZZO/CIRIC).

Depuis six ans, le bus multicolore de l’Amitié judéo-musulmane de France (AJMF) parcourt les quartiers populaires des villes d’Île-de-France et de province pour écouter, proposer des lectures et des films afin de lutter contre les préjugés entre les deux religions.

L’année dernière, l’AJMF a décidé de laisser son vieil autobus au garage le temps d’un week-end et de proposer aux communautés des deux religions d’inviter eux-mêmes leurs voisins pour une rencontre, boire un verre, voire partager un couscous.

Cette année, pour la deuxième édition de l’opération portes ouvertes entre mosquées et synagogues, du vendredi 5 au dimanche 7 novembre, plus de 50 communautés des deux religions ont répondu à l’appel.

Le grand saut de la rencontre

« Dans un monde où tout porte à accuser l’autre, ces rencontres, dans un climat de paix, permettent de dépasser les barrières que l’histoire a dressées entre les deux communautés », explique l’imam Mohammed Azizi, de l’institut El Ghazali, qui a contacté l’ensemble des communautés musulmanes du pays pour l’AJMF.

L’association propose d’abord aux musulmans d’accueillir les juifs dans leur mosquée le vendredi après la prière de 13 heures. Le samedi, jour de shabbat pour les juifs, les musulmans sont invités à se rendre à la synagogue pour assister à la vénération et la lecture publique du livre sacré des juifs.

« En assistant à ce moment central de la prière juive, les musulmans se rendent compte de la proximité de cette pratique avec la lecture du Coran », explique le rabbin Michel Serfati, président de l’AJMF. Après la prière du shabbat, une collation est proposée.

Pour plusieurs communautés participantes – situées principalement en région parisienne et dans le Sud –, c’est le grand saut de la rencontre. Certains musulmans, comme à Carcassonne (Aude), ne sont ainsi jamais entrés en contact avec leurs frères juifs.

«Nous avons beaucoup de points communs»

Dans d’autres cas, les relations sont déjà solides. Ariel Bendavid, rabbin de la synagogue de Colombes (Hauts-de-Seine), rencontre ainsi déjà régulièrement les responsables de la communauté musulmane de sa ville. « Pendant ma jeunesse au Maroc, nous étions comme frères et sœurs. On était invités aux mariages musulmans et inversement », raconte le rabbin, originaire de Casablanca et qui parle couramment arabe.

Au cours des rencontres entre communautés le week-end prochain, en plus de la vie du quartier, il sera souvent aussi question de religion. À Colombes, un thème a d’ores et déjà été défini. Plus d’un mois et demi après la fin du Ramadan, les représentants religieux aborderont ensemble le thème du jeûne.

« L’islam s’inscrit dans la grande lignée des religions monothéistes chrétienne et judaïque. La proclamation du prophète Mohammed est dans la continuité de celles des prophètes juifs Abraham, Israël, Isaac, Jacob ou Moïse. Nous avons beaucoup de points communs », insiste l’imam Azizi.

Et pour ceux qui hésitent encore à se rencontrer le jour de la prière, l’AJMF propose une réunion le dimanche, jour plus neutre, pour un repas ou une fête. « L’expérience des “tours de France”, organisés depuis six ans, ne nous a pas fait perdre de vue la position radicale de certains juifs et musulmans, modère le rabbin Serfati. Pour plus de souplesse, nous laissons le choix de la formule appropriée. »

Julien DURIEZ

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Le Maroc accueille un colloque international sur l’Islam dans le monde moderne

04/11/2010


Le Maroc accueille un colloque international sur l'Islam dans le monde moderne
Un Colloque international sous le thème « Islam dans le monde moderne: opportunités et défis » se déroulera, mardi et mercredi à la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université Mohammed V de Rabat.

Organisé par le ministère des Habous et des Affaires islamiques et l’ambassade de Grande-Bretagne au Maroc, ce Colloque ambitionne d’examiner, du point de vue de l’Islam, les défis que doit relever le monde moderne et les questions auxquelles font face les leaders politiques, les militants de la société civile et les citoyens ordinaires dans leur vie quotidienne.

Cette rencontre, organisée en collaboration avec British Council et la Faculté des lettres et des sciences humaines, débattra de plusieurs sujets portant, entre autres, sur les enseignements à tirer des politiques visant à rendre hommage à l’héritage religieux et culturel, tout en gardant les engagements vis-à-vis des droits de l’Homme, les méthodes de traitement par les sociétés des dilemmes et des conflits résultant des changements et la répartition des rô les entre hommes et femmes.

Les participants à cette rencontre examineront également la question de l’interprétation du patrimoine religieux est son impact sur l’édification et la gestion de l’Etat islamique moderne et de l’éducation dans le monde islamique, indique lundi un communiqué du ministère des Habous et des Affaires islamiques.

Ce Colloque sera décliné en sessions dédiées à des axes principaux, dont « les Musulmans en Europe et à travers le monde », « le rô le des Musulmans européens dans le renouvellement de la civilisation islamique », « dilemmes résultant des changements et des rô les des hommes et des femmes », « le cadre de la vie publique », et « l’éducation et la science dans le monde islamique contemporain. »

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Pour en finir avec les fatwas

01/11/2010

Abdelaziz Hussein Al-Soweigh | Minbar Al-Hewar

En donnant la prérogative de l’interprétation des textes sacrés aux dignitaires religieux proches de lui, le pouvoir wahhabite a soulevé la colère des islamistes, sans pour autant plaire aux libéraux.

Abdulaziz Al Al-Cheikh, le grand mufti du Royaume d'Arabie saoudite.

© AFP

Abdulaziz Al Al-Cheikh, le grand mufti du Royaume d’Arabie saoudite.

Le roi Abdallah a décidé cet été que seuls les membres du Conseil des grands oulémas auront désormais le droit d’émettre des fatwas [réponses fondées sur l’interprétation des textes religieux à des questions diverses, la plupart du temps concernant la vie quotidienne]. Depuis, des sites Internet saoudiens ont supprimé les rubriques qui y étaient consacrées et des programmes de télévision spécialisés dans ce domaine ont été annulés. Reste à savoir s’il sera possible d’appliquer effectivement cette interdiction à une époque où les chaînes satellitaires se multiplient et où Internet échappe à tout contrôle.

Au-delà de la simple faisabilité, le décret royal a suscité une énorme polémique, non seulement en Arabie Saoudite mais bien au-delà. Car l’impact des fatwas saoudiennes dépasse les frontières de notre pays et régit désormais d’autres sociétés musulmanes, dont elle freine le développement et le progrès. Il suffit de regarder les émissions religieuses qui passent sur les chaînes de télévision par satellite pour constater le crédit accordé aux docteurs de la foi saoudiens par le public à la recherche de normes religieuses. Cela concerne tous les domaines, tels que le statut personnel, le mariage et le divorce, l’économie ou les rapports avec l’Occident.

Pour illustrer cette polémique parmi les intellectuels saoudiens, nous pouvons citer par exemple Mansour Al-Al-Nougaydan [ex-islamiste devenu libéral], qui a prédit l’échec de la mesure, puisque, rappelle-t-il, “l’islam sunnite rejette les hiérarchies et l’exclusivité de l’autorité religieuse” et qui a qualifié les adeptes de la décision de “stupides” lors d’un entretien téléphonique avec la chaîne satellitaire Al-Hurra. Quant à Abdallah Abou Al-Samh, éditorialiste du quotidien saoudien Okaz, il demande qu’“on ne touche pas à la liberté de recherche et d’enseignement des textes religieux”, indispensable à “la production d’interprétations modernes”. Abdallah Nasser Al-Fawzan, du quotidien Al-Watan, souligne un autre point important : “Les fatwas ne sont pas sacrées, même émanant du Conseil des grands oulémas. Personne ne pourra donc empêcher les gens d’en discuter, ni les leaders d’opinion de s’exprimer.” Cela est d’autant plus vrai que la légitimité de ce conseil n’est pas indiscutable et présente quelques faiblesses, comme le fait remarquer l’activiste islamiste Mohsen Al-Awaji, qui réclame la création d’un Conseil indépendant.

On dit toujours que l’une des principales différences entre notre religion et le christianisme réside dans le fait que l’islam sunnite ne connaît pas de clergé et n’accepte pas d’intermédiaires entre le croyant et le Seigneur. Or nous nous trouvons aujourd’hui, selon l’expression de l’intellectuel Ahmed Adnan, en présence d’une “patriarchisation” du mufti qui émet des fatwas. Une telle évolution ne peut s’appuyer sur aucun fondement dans l’islam. Pis, la création de la fonction officielle de mufti est une invention blâmable (bidâa) des Ottomans, motivée par des raisons politiques et administratives. D’autres mettent en garde contre le risque de remplacer le Coran par des dits d’imams et de substituer à la parole de Dieu celle de tel ou tel savant religieux, ce qui ne serait rien d’autre que de l’associationnisme.

Certes, l’encadrement de la fatwa en Arabie Saoudite mettra peut-être un terme à la folle concurrence entre des muftis funambules aux positions extravagantes. Le nombre de ceux qui se sentent habilités à en émettre a explosé et certains de nos hommes de religion disputent la vedette aux starlettes du petit écran. Ils se prononcent sur tout et n’importe quoi, y compris à propos de choses dont ils ne connaissent rien, comme la médecine, la technologie… et jusqu’à la politique. Nombre de leurs contributions ne conviendraient même pas aux hommes du Moyen-Age et ils ont donné une image caricaturale de l’islam, au point qu’il est la risée du monde entier.

Le nombre de muftis est en constante augmentation, au point qu’on dirait que chaque Saoudien a son mufti particulier. Cela est d’autant plus paradoxal que notre société est imprégnée de religion. Les enfants ont des versets du Coran à la bouche dès leur plus tendre enfance et l’enseignement scolaire comporte assez de cours de religion pour transformer un âne en docteur de la foi. Malgré cette prégnance de la culture religieuse sur les esprits, les individus ne sont pas capables de prendre la moindre décision par eux-mêmes et ne peuvent vivre sans que quelqu’un les prenne par la main, pas seulement en matière de religion mais dans tous les domaines de la vie. Ce qui pose la question, plus fondamentale, de savoir si l’on a vraiment besoin de faire constamment appel aux fatwas pour être un bon musulman.

Note :Abdelaziz Hussein Al-Soweigh est un éditorialiste saoudien. Un extrait de cet article est paru dans le quotidien saoudien Al-Madina

http://www.courrierinternational.com/

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Organisation d’un colloque d’études sur la religion islamique aux Etats-Unis

31/10/2010

Floride(IQNA)– Ce colloque titré « Venez vous connaître mieux » (Tampa Bay) est prévu grâce à l’initiative de l’association de la coalition entre les religions de Floride, suite à l’opposition de la construction d’un centre islamique près du lieu du 11 septembre (Les tours jumelles du World Trade Center de New York ainsi que l’autodafé du Coran).

Des orateurs distingués de différentes sociétés islamiques seront présents et en présentant les différentes dimensions de la religion islamique, ils répondront aux questions des fidèles des religions et des participants.

Suite à une réunion de questions-réponses, les participants sous la direction de Roy Keplan, professeur à l’université de Floride du sud et directeur exécutif de la conférence nationale « Société et justice régionale de Tampa Bay », seront divisés en groupes et ils procéderont à des débats sur différents sujets relatifs à l’islam.

Ce colloque est le premier programme d’un ensemble de colloques qui seront organisés par l’association de la coalition entre les religions de Tampa Bay avec comme objectif la promotion de la connaissance et la coopération entre les différentes religions et leurs fidèles.

http://www.iqna.ir/fr/

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Les musulmans de Suisse se mobilisent pour unir leurs voix

26/10/2010

Une vingtaine de représentants de la communauté musulmane en Suisse se sont réunis ce week-end à Berne pour à terme unir leurs voix au sein d’une organisation plus tangible, dans un pays dont les habitants se sont prononcés en 2009 en faveur de l’interdiction de la construction de minarets.

« La réunion a été une première », a expliqué lundi à l’AFP la directrice de la Commission fédérale contre le racisme, Doris Angst, une des personnes à l’origine du projet.

400.000 des 7,6 millions d’habitants de la Suisse sont musulmans et, parmi eux, 50.000 sont des « musulmans pratiquants » selon les autorités. La plupart viennent des Balkans, de Turquie, d’Afrique et du Moyen-Orient.

Mme Angst a souligné leur grande diversité « ethnique », relevant en outre qu’ »il y a un certain degré de concurrence entre certaines institutions » les représentant.

« Les musulmans ne se sentent pas acceptés en tant que communauté religieuse », a indiqué de son côté Farhad Afshar, de la Coordination des organisations islamiques en Suisse.

Un sentiment renforcé par le vote sur l’interdiction des minarets.

C’est à la suite de ce vote que la Commission fédérale contre le racisme et le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont décidé de discuter de mesures pour offrir une « plate-forme » à la communauté musulmane en vue de discuter de la forme légale et du mandat que devrait avoir une organisation nationale.

« Cette organisation (…) simplifierait le dialogue entre les communautés musulmanes et les autorités politiques, tout en permettant aux musulmans et aux musulmanes qui vivent en Suisse de participer plus facilement à des débats publics, acte qui revêt de l’importance pour toute minorité », écrivent les organisations dans un communiqué.

« En même temps, une institution de ce genre répondrait au besoin des autorités d’avoir en face d’elles des interlocuteurs dotés d’une représentativité démocratique », poursuivent-elles.

Des délégués d’organisations représentatives de la communauté musulmane de Grande-Bretagne, de Belgique et d’Allemagne se sont également rendus à Berne pour partager leur expérience.

http://www.atlasinfo.fr/
(Source AFP)

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Le féminisme islamique affûte ses arguments

26/10/2010

Cinq cent cinquante participants venus d’une vingtaine de pays, essentiellement des femmes, étaient réunis à Madrid pour le quatrième congrès du féminisme islamique. Leur principal défi : réinterpréter le Coran et la charia dans une vision égalitaire

Des femmes musulmanes lors de la fête de la Mosquée de Drancy, le 10 juin 2010 (Photo : William ALIX/CIRIC).

Le « féminisme islamique » : l’expression fait l’effet d’une bombe, tant les deux termes semblent incompatibles dans l’imaginaire occidental. « Je ne réponds plus à cette question de la compatibilité entre féminisme et islam », s’exaspère Houria Bouteldja à la tribune du 4e congrès du féminisme islamique, qui se tenait du 21 au 24 octobre à Madrid, à l’initiative des associations musulmanes espagnoles (1).

Cette « fille d’immigrés algériens », comme elle se définit elle-même, y représentait les musulmanes de France. Et, visiblement, son dépit est partagé par l’assistance, 550 participants, essentiellement des femmes, venus d’une vingtaine de pays, qui entendent bien désamorcer cette « bombe ».

« Aux yeux des féministes européennes très eurocentrées et qui se sentent porteuses de valeurs universelles, le féminisme est par essence laïque et donc fondamentalement incompatible avec l’islam », argumente Laure Rodriguez Quiroga, présidente de l’Union des femmes musulmanes d’Espagne qui co-organisait le congrès.

«Féminisme islamique» : difficile à porter

Et cet islam a, faut-il le préciser, fort mauvaise réputation. Laure Rodriguez Quiroga a dépouillé pendant un an deux quotidiens espagnols, El País et ABC, l’un progressiste, l’autre conservateur. « Ils se rejoignent par leur vision 100% négative de l’islam, par leur capacité à véhiculer des stéréotypes et par leur obsession de l’allure vestimentaire. Sur 88 articles, 83 parlaient du voile et du niqab », détaille-t-elle.

« Il n’y a pourtant qu’une trentaine de femmes qui portent le niqab en Espagne, parmi une communauté de 1,5 million de musulmans », poursuit-elle. « Nous avons toujours besoin de montrer que nous sommes une partie acceptable de la société, mais nous sommes des personnes normales », s’émeut Arzu Merali, écrivain féministe anglaise qui coordonne la Commission islamique des droits de l’homme.

Pour autant, le terme de « féminisme islamique » est « difficile à porter », comme le reconnaît Ziba Mir Hosseini, anthropologue iranienne, l’une des féministes intellectuelles et engagées, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, qui vit aujourd’hui en Grande-Bretagne. Certaines préfèrent le terme jugé plus neutre de « féminisme musulman ».

Le féminisme est associé à l’Occident

« Car il y a une confusion permanente entre “islamique” et “islamisme”, qui réduit l’islam à son interprétation politique. Et en prônant un retour à la charia, les islamistes imposent en fait des interprétations anciennes et patriarcales de la jurisprudence musulmane (fiqh, en arabe) pour justifier des mesures discriminatoires à l’encontre des femmes », explique l’universitaire.

Cette confusion vire à l’incompréhension mutuelle entre Occident et monde musulman : « La charia, synonyme de “patriarcat” en Occident, est considérée par les musulmans comme l’essence de la justice. Le voile, perçu par les Occidentaux comme un instrument de soumission et d’oppression, est en fait vécu par les femmes musulmanes comme un signe de libération, une façon de défendre leur rôle de femme dans la religion, de participer à la société et aussi de refuser la domination de l’Ouest. »

Car, pour la grande majorité des femmes musulmanes, il est inconcevable de se penser hors de la religion, sauf à se renier. De son côté, le terme de « féminisme », associé à une occidentalisation, voire une seconde colonisation, a fort mauvaise presse parmi les musulmans.

Des intellectuelles se sont saisies des textes

Bref, le féminisme islamique a tous les défauts de la terre, sauf la nécessité d’exister. « C’est en quelque sorte l’enfant non désiré de l’islamisme : la question de la différence des sexes et du droit des femmes a été tellement politisée que cela a provoqué une réaction », ajoute Ziba Mir Hosseini.

Le féminisme islamique est né au cours des années 1990 dans l’Iran qui vivait sa révolution. Mais aussi en Malaisie, où apparut en 1991 le mouvement Sisters in Islam qui, l’an dernier, a donné naissance au réseau international Musawah (« égalité », en arabe) impliquant des ONG féminines de près d’une cinquantaine de pays.

Partout la question a été la même : est-il possible que les écrits, à commencer par le Coran, soient la source de tant de maux pour les femmes ? Partout la réponse a été la même : des intellectuelles se sont saisies des textes pour en faire une lecture critique, une nouvelle interprétation et en découvrir le caractère intrinsèquement ambivalent.

L’interprétation patriarcale des textes est le principal frein à l’émancipation

« Par définition, tout texte est interprétable. Dans la charia l’on trouve aussi bien matière à défendre l’égalité que la discrimination », reconnaît le sociologue marocain Abdessamad Dialmy, professeur à l’université marocaine de Rabat et l’un des rares hommes de l’assistance présent en qualité de spécialiste du féminisme marocain.

Cette appropriation du savoir vise non seulement à pouvoir donner le change dans des joutes oratoires, mais aussi et surtout à faire évoluer les mœurs et les lois. C’est parce que son mari lui refusait le divorce dans les difficiles années 1980 que vivait l’Iran que Ziba Mir Hosseini, fort démunie, se mit à étudier ardemment la loi islamique, au point d’en devenir une des meilleures spécialistes. Ce qui lui permit de trouver les arguments juridiques pour sortir de l’impasse dans laquelle elle se trouvait, puis de refaire sa vie en Angleterre, où elle poursuit aujourd’hui, à 58 ans, son combat pour la cause des femmes musulmanes.

Dans tous les pays, la réinterprétation des textes religieux est l’arme clé des féministes. Les femmes qui participent au réseau musulman Wise lancé par l’Américaine Daisy Kahn (lire ci-contre) considèrent ainsi, pour 74% d’entre elles, que l’interprétation patriarcale des textes religieux est le principal frein à l’émancipation des femmes. Et elles jugent, à 93%, qu’il revient aux femmes de jouer un rôle de leadership pour une nouvelle interprétation.

Le féminisme n’est pas une création hors sol

« Le féminisme islamique, c’est une réforme faite de l’intérieur, au nom de l’islam et de la modernité, analyse Abdessamad Dialmy. C’est une étape nécessaire et incontournable, la forme la plus acceptable politiquement de s’approprier le féminisme, même s’il s’agit dans un premier temps de conquêtes pour l’équité plus que pour une véritable égalité des sexes. » Et d’ajouter : « Même si individuellement certaines femmes sont laïques, il ne viendrait à l’idée d’aucune association au Maroc de revendiquer la laïcité, au risque de perdre toute légitimité. »

Le féminisme n’est en effet pas une création hors sol. « Le féminisme islamique, c’est comme l’art islamique ; l’art est art, mais il est aussi le produit de son milieu », justifie Ziba Mir Hosseini. « Il y a un besoin de s’engager en religion dans les pays musulmans, poursuit-elle. Nous réagissons à nos propres contextes ».

Et ces contextes sont très différents selon les pays et les continents, ce qui explique la grande diversité des mouvements de femmes. D’où l’idée de réunir les activistes de tous les pays lors de ce congrès. « Nous voulons valider le “féminisme islamique” comme un discours émergent et le renforcer dans les pays musulmans et dans les minorités musulmanes des pays occidentaux, ajoute Abdelnour Prado, président du Conseil islamique catalan. C’est important pour notre intégration. »

Marie VERDIER , à Madrid (Espagne)

(1) Avec le patronage et le soutien financier du ministère espagnol des affaires étrangères et de la coopération, de ses instituts culturels Casa Asia et Casa Arabe, et du ministère de l’égalité avant sa suppression lors du remaniement du gouvernement espagnol la semaine dernière.

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L’islam fera bientôt partie du paysage universitaire allemand

19/10/2010

À partir de l’année prochaine, trois établissements allemands d’enseignement supérieur formeront des imams et des professeurs de religion islamique. Les universités de Tübingen, de Münster et d’Osnabrück s’apprêtent à créer des instituts d’études islamiques avec le soutien du gouvernement allemand. Il s’agit entre autres de favoriser l’intégration des quatre millions de musulmans vivant en République fédérale. Une initiative saluée par le Conseil central des musulmans d’Allemagne.

Les cours devraient commencer dès le semestre d’hiver 2011. Chaque institut pourra accueillir 400 à 500 étudiants et sera doté d’un laboratoire de recherche. L’État fédéral a accordé aux futurs centres des subventions de 16 millions d’euros échelonnées sur cinq ans. Une partie des coûts sera financée par les Länder. Les universités de Münster et d’Osnabrück, qui avaient présenté des candidatures distinctes, créeront finalement un pôle commun afin de fédérer leurs compétences. À ce titre, leur institut recevra des subventions plus élevées. Un premier bilan sera réalisé dans cinq ans.

Intégration

L’initiative reçoit le soutien actif d’Annette Schavan, ministre fédérale de l’Éducation. À ceux qui craignent des dérives fondamentalistes, elle répond que la théologie encourage la réflexion critique, et que l’entrée de l’islam dans l’enseignement supérieur présente de nombreux avantages : les futurs centres offriront non seulement un cadre propice à la réflexion, mais ils apporteront aussi une « contribution majeure à l’intégration », estime-t-elle.

Actuellement, la plupart des imams exerçant en Allemagne viennent de l’étranger et ne parlent pas la langue de Goethe. Or, il est important qu’ils connaissent bien la culture allemande pour « jeter des ponts » entre leur communauté et la communauté d’accueil. « Aujourd’hui, le discours des imams ne touche plus les jeunes à qui ils s’adressent dans leur langue d’origine », avait relevé Peter Graf, conseiller de la Conférence allemande sur l’islam, lors d’un colloque en 2008. « Il faut instaurer de nouvelles formes d’enseignement religieux et d’études islamiques en allemand, non seulement pour les musulmans, mais aussi pour favoriser le dialogue avec la majorité. »

Concertation avec la communauté musulmane

Le dialogue est, justement, le maître mot du projet. En vertu de la constitution allemande, l’État ne peut proposer d’enseignement religieux sans concertation avec la communauté concernée. La conception des instituts d’études islamiques est donc le fruit d’une étroite coopération entre les universités et les principales organisations musulmanes d’Allemagne.

Ces dernières seront représentées dans des comités scientifiques au sein des futurs centres. Par ce biais, elles auront voix au chapitre lors du recrutement des professeurs, mais seule l’université sera habilitée à juger des qualifications des candidats. Les établissements s’efforceront de recruter des islamologues ayant accompli leur parcours universitaire en Allemagne. Étant donné que de nombreux candidats ne remplissent pas les conditions requises, les instituts travailleront dans un premier temps avec des professeurs invités.

D’autres universités ont déposé des demandes de subvention auprès de l’État fédéral pour créer des centres d’études islamiques. Un nouveau processus de sélection aura lieu au mois de mars.

MF

http://www.cidal.diplo.de/

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Le président Wade annonce le lancement d’une chaîne de télévision satellitaire

19/10/2010

Une chaîne de télévision satellitaire pour propager les valeurs islamiques verra bientôt le jour à Dakar. Le financement est même bouclé. C’est ce qu’a annoncé hier le président Wade lors de la 9e session du Comité permanent pour l’information et les affaires culturelles de l’Organisation de la conférence islamique (Comiac).

L’Organisation de la conférence islamique sera bientôt dotée d’un moyen de diffusion et de communication pour propager les valeurs islamiques. Ce qui passera par le lancement d’une chaîne satellitaire de télévision sur le modèle de la chaîne de radiodiffusion africaine. Ce projet que le président Wade entend initier, s’apprête à démarrer ses activités dans la capitale sénégalaise. Cette télévision émettra dans plusieurs langues internationales et locales. Elle mettra également l’accent sur l’importance de la production culturelle et artistique pour mieux faire connaître le patrimoine culturel islamique.

Un tour d’horizon des problématiques culturelles, éducatives, sociales et médiatiques a été soumis à l’appréciation du Comiac. Selon Abdoulaye Wade, ‘ces problématiques revêtent une importance stratégique compte tenu de l’importance majeure que ces aspects revêtent dans un monde contemporain marqué par l’interdépendance de concept de valeurs et par l’accélération des changements, ainsi que par la nécessité de relever les défis pour promouvoir les échanges dans le domaine culturel et de l’information’. L’interaction avec les médias étrangers souhaitée par le président Wade est, selon le ministre sénégalais des Affaires étrangères, une des décisions phares mentionnées dans la résolution finale. Madické Niang, dans son discours de clôture, approuvera le parachèvement du processus de restructuration de l’Agence internationale islamique de presse (Iina) et les autres points du rapport final. Des points relatifs également à la mise en place d’un groupe d’experts chargé d’étudier le projet de création du forum des autorités de régulation de l’audiovisuel des Etats membres, à l’appui au Fonds de solidarité numérique (Fsn). Aussi à l’affirmation de l’identité arabo-musulmane du peuple palestinien et de ville sainte d’Al Qods Al charif, au soutien aux universités et écoles palestiniennes, au rejet de l’islamophobie dans toutes ses formes, à la promotion de la culture de la paix, de la tolérance et du dialogue des civilisations, à la promotion de la femme, à la prise en charge et à la protection de la jeunesse dans les Etats membres, etc.

Le ministre des Affaires étrangères dira que ‘cette rencontre, conformément aux objectifs assignés aux comités permanents, a permis de passer en revue les défis qui se posent à la Oummah dans les domaines de l’information, de la culture et des affaires sociales’. La 9e session du Comiac a aussi été l’occasion de procéder à l’évaluation à mi-parcours du Programme d’action décennale (Pad), suivant les recommandations de la 36e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Oci, tenue à Damas en 2009. Malgré les obstacles et contraintes, Madické Niang explique que des progrès considérables ont pu être accomplis dans tous les domaines relevant du Comiac, grâce à l’appui du président Wade et à l’engagement du secrétaire général ainsi qu’aux actions concrètes initiées par les Etats membres, les organes subsidiaires et les institutions spécialisées de l’Oci. Des avancées qui, selon Madické Niang, ne devraient pas occulter les défis que le monde musulman doit relever, notamment le plaidoyer pour la vulgarisation du message d’amour de l’islam qui devrait unilatéralement passer par une mise en synergie de nos efforts en vue d’endiguer le fléau de l’islamophobie.

Amadou NDIAYE

http://www.walf.sn/

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En Turquie, le voile islamique fait sa rentrée universitaire

19/10/2010

Par Laure Marchand

L'interdiction du foulard dans les universités du pays a été nettement assouplie par le Conseil de l'enseignement supérieur.
L’interdiction du foulard dans les universités du pays a été nettement assouplie par le Conseil de l’enseignement supérieur. Crédits photo : HOCINE ZAOURAR/AFP

L’interdiction du foulard dans les universités du pays a été nettement assouplie, quand elle n’a pas tout bonnement disparu.

De-ci, de-là, quelques touches fuchsia, turquoise ou d’imprimé fleuri se détachent dans les amphis de l’université d’Istanbul. Le foulard islamique y a ­effectué sa première rentrée. Pas une mèche ne s’échappe de l’élégant fichu en camaïeu noir et blanc d’Aysegül. «L’an dernier, j’étais obligée de me découvrir à la porte, raconte cette étudiante en sciences sociales. Maintenant, je peux assister aux cours avec ma vraie identité, c’est tout simplement génial.» Cette année, l’interdiction du foulard dans les universités du pays a été nettement assouplie, quand elle n’a pas tout bonnement disparu. Au fil des ans, le port du voile était devenu un tabou idéologique quasiment indépassable, et la société turque s’était divisée entre pro et anti-foulard. Il semble désormais que la Turquie mise sur la normalisation silencieuse et le fait accompli pour venir à bout de ce problème qui a déclenché plus d’une crise politique.

Il y a deux ans encore, la formation islamo-conservatrice au pouvoir avait payé cher une loi qui visait à libéraliser le port du voile à la fac. À peine votée par le Parlement, la réforme avait été déclarée anticonstitutionnelle. Cette audace législative avait ensuite valu au Parti pour la justice et le développement (AKP) une condamnation pour violation de la laïcité, et la formation avait échappé de justesse à une dissolution par la Cour constitutionnelle.

Dans les sondages, la majorité des personnes se déclare pourtant favorable à une autorisation du foulard, jugeant que son bannissement représente une interprétation trop rigide de la laïcité. Dans une allée du campus battue par la pluie d’automne, Ipek Ekmen, étudiante en droit, enlève les écouteurs de son iPod calés sous son türban. «Le droit au voile renvoie à la liberté individuelle, il ne questionne pas la laïcité. On se trompe de débat.» Son interdiction a été entérinée par plusieurs décisions de justice et a été strictement observée à partir de 1997, après la destitution par l’armée du gouvernement islamiste d’Erbakan. Mais, cette année, le recteur de l’université d’Istanbul a reçu une lettre du YOK, le Conseil de l’enseignement supérieur, prohibant le renvoi d’élèves de cours en raison de leur tenue vestimentaire. Longtemps bastion ultrakémaliste proche des militaires, la puissante institution est désormais dirigée par un fidèle du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan.

«Levée de la prohibition»

«Il semble que la levée de la prohibition se fait graduellement un peu partout, mais il existe encore des lieux où les filles sont discriminées et subissent une forte pression, déclare Ozge Genç, chargée des études sur la religion et la société à la Tesev, un think-tank libéral. L’intervention du YOK crée une zone grise qui ouvre la voie à l’arbitraire des recteurs. La solution est législative, un consensus doit émerger.» Les partis en sont-ils capables ? À première vue, oui, et c’est une grande première en Turquie. Curieusement, c’est Kemal Kiliçdaroglu, le nouveau leader du CHP, le parti d’Atatürk - le fondateur de la République turque -, et le plus tatillon sur l’interprétation de la laïcité, qui a consacré le retour du voile dans le débat public cet été au cours de la campagne sur la réforme de la Constitution.

Lancé dans une tentative de reconquête de l’électorat populaire et conservateur, il a déclaré qu’il était «déterminé» à régler ce problème et a délaissé le discours classique d’un risque de premier pas vers une islamisation de la société. Mais, depuis, il tergiverse, a proposé de ne laisser entrer dans les universités que les voiles «sur le modèle iranien», c’est-à-dire ceux laissant dépasser des cheveux, une façon de recaler le türban, porté serré et jugé plus religieux.

À dix mois de législatives qui s’annoncent en sa faveur, Erdogan n’a pas raté l’occasion d’engranger des points supplémentaires contre son adversaire. Il a déclaré qu’il n’était pas plus question de demander à des étudiantes de se justifier sur le style de leur foulard que sur le port de pantalons slims.

Dans ce contexte, le voile à l’université n’est toujours pas à l’ordre du jour du Parlement. Il ne s’agit pourtant que du contentieux autour du foulard le moins ardu. Un autre débat couve, beaucoup plus houleux, celui sur le port du couvre-chef islamique dans les administrations. Les plus conservateurs réclament la levée de l’interdiction. Cette position est loin de faire l’unanimité dans la population. Et d’autres foulards assurent la polémique. Kemal Kiliçdaroglu a annoncé qu’il boycotterait la traditionnelle réception présidentielle organisée le 29 octobre pour la fête de la République turque, car Hayrünnisa Gül, l’épouse du chef de l’État, y accueillera les invités voilée.

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Ces écoles anglaises qui obligent à porter le voile intégral

12/10/2010

De notre correspondante à Londres, Frédérique Andréani

Ces écoles anglaises qui obligent à porter le voile intégral

Le port du voile intégral rendu obligatoire dans trois écoles britanniques © Sipa

Le règlement est drastique. Dans au moins trois écoles anglaises, les élèves âgées de 11 à 18 ans seraient obligées de porter la burqa ou le niqab, selon le Daily Telegraph. Le port du voile intégral serait également imposé lors du trajet entre l’établissement et la maison. Le site internet de l’école Madani (actuellement indisponible), située à Londres, précise que « le présent uniforme est conforme au code de l’islam et inclut le port de la burqa ou du niqab noir. » On peut aussi y lire que « ce qui est considéré comme acceptable dans les écoles normales peut être considéré comme inacceptable à Madani » et que « si des parents sont contactés par les services de l’Éducation nationale, ils ne doivent révéler aucune information sans en avoir discuté au préalable avec le comité » de l’école. Bref, des règles qui ne promeuvent pas particulièrement la transparence ou l’intégration à la culture britannique…

Si ces révélations n’ont pas déclenché en Grande-Bretagne de tollé, le sujet est néanmoins très sensible. Car même au pays du communautarisme-roi, les signes extérieurs religieux, quand ils paraissent extrêmes, inquiètent, en particulier depuis la perpétration des attentats du 7 juillet 2005 par des islamistes made in Britain. Les règles imposées par ces écoles ont donc immédiatement été critiquées, y compris au sein de la communauté musulmane, qui représente 2,5 % de la société britannique. Ed Husain, le directeur d’un groupe de réflexion musulman anti-islamiste cité par le Daily Telegraph, note ainsi qu’ »il est absurde que ces écoles imposent ce rituel dépassé, qui appartient à un autre siècle et à un autre monde. » Le docteur Taj Hargey, président du Centre éducatif musulman d’Oxford, remarque, quant à lui, que ces écoles « créent un précédent dangereux et inquiétant, en soumettant des enfants musulmans à un lavage de cerveau et en leur enseignant qu’ils doivent vivre en ségrégation, séparés du reste de la société, alors même que le port de la burqa ou du niqab ne constitue qu’une pratique tribale, pas même mentionnée dans le Coran. »

Conforme à la loi

En 2004, le débat sur le port d’habits religieux en public avait fait rage outre-Manche, quand une jeune musulmane de 13 ans d’origine pakistanaise, Shabina Begum, avait été exclue d’un lycée public parce qu’elle portait le jilbab (une longue tunique noire qui couvre le corps des femmes des pieds à la tête). Mais si cette pratique, alors dénoncée comme un rejet des valeurs occidentales, est interdite dans les écoles publiques, elle demeure légale dans les établissements privés, tels que les trois mentionnés par le Daily Telegraph.

Il existe ainsi 166 écoles musulmanes en Grande-Bretagne, dont la grande majorité sont privées et financées à 100 % par le paiement des droits d’inscription et par des dons souvent recueillis par les imams des mosquées voisines, dans des quartiers à forte concentration musulmane. La majorité de ces écoles suivent le programme normal d’enseignement, mais certaines appliquent des règles très strictes, comme l’interdiction de se couper les cheveux, de jouer à certains sports « occidentaux », tels que le cricket, ou de lire des livres, par exemple Harry Potter. Et si certains sujets, comme les mathématiques et l’anglais, sont obligatoires, une partie du programme scolaire peut être adaptée librement en fonction des écoles : l’enseignement de l’histoire à Madani est ainsi limité à celle de l’Islam.

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Les droits des non musulmans en terre d’islam

10/10/2010

Au nom d’Allah le Clément, le Miséricordieux, Louanges à Allah

L’islam est la religion de vérité, elle permet non seulement aux musulmans de vivre entre eux d’une manière fraternelle et harmonieuse, mais également de coexister paisiblement avec les concitoyens non musulmans.
À l’époque des califes Umayyades, les gens du Livre bénéficiaient d’une certaine autonomie puisqu’ils étaient entre autre, jugés d’après les lois de leur religion respective.
Cette dignité humaine et cette liberté de croyance ne sont pas des cas isolés, mais font parti des fondements de l’islam.
Pourtant, nombreux sont ceux qui, par manque de connaissances, ou pour de vils intérêts s’empressent d’altérer l’image de l’islam. Cela conduit à l’islamophobie, dont le but est de rebuter les gens de l’islam, à un point où ils ne veulent que se boucher leurs oreilles et crier au diable quand ce qui a un rapport avec l’islam et les musulmans les abordent. Alors que l’islam est vraiment une religion de justice, qui répond aux besoins des êtres humains afin qu’ils vivent ensemble dans la paix avec leur diversité.
Les non musulmans ont des droits dans une société musulmane, dans l’islam, ils ne sont pas des esclaves. Il y a les gens du Livre (dhimmi) et les protégés (musta’minun) pour le travail ou d’autres raisons.
La dénomination de « dhimmi » est parfois considérée comme péjorative. Ce mot signifie seulement « les gens du pacte et de la confiance », parce qu’ils sont sous la protection du pacte les liants au prophète et aux musulmans. Ce pacte est valide pour toujours. Cela est souligné dans le hadith narré par Buraydah, qui raconte que lorsque le prophète envoyait un commandant au jihad, il lui ordonnait:

« Si vous arrivez à une forteresse, et que ses habitants désirent faire une trêve au nom d’Allah et de Son Messager, ne faites pas de pacte au nom d’Allah et de Son Messager, faite le à votre nom et celui de vos compagnons parce que si le pacte est brisé, il n’y aura pas un aussi grand méfait que la rupture d’un engagement au nom d’Allah et de Son Messager. »

Cet article ne va pas rentrer dans tous les détails se rapportant à ce sujet, mais se contenter de citer, dans leurs grandes lignes, les droits généraux et fondamentaux des non musulmans (dhimmi et musta’minun) et les illustrer autant que possible par des faits réels.

En comparant la charte des nations unis avec la Sharia islamique, on constate au combien l’islam était en avance sur tous les autres pays, intellectuellement et moralement, en ce qui concerne les droits de l’homme. La Sharia est donc le précurseur, puisque ses lois incluent à la fois les droits des musulmans, mais aussi et surtout ceux des non musulmans. Voyons ensemble quelques uns de ces droits fondamentaux:

Le droit à la dignité humaine
Dieu a élevé le statut de l’être humain au dessus des autres créatures. Il l’a comblé de Ses bienfaits apparents et cachés, Il l’a honoré.

« 70. Certes, Nous avons honoré les fils d’Adam. Nous les avons transportés sur terre et sur mer, leur avons attribué de bonnes choses comme nourriture, et Nous les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures. »
(Sourate Al isra)

Et Allah dit également :

« 13. ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. »
(sourate Al Hujurat)

On rapporte qu’un jour un convoi funéraire passa et que le prophète se leva. Les gens protestèrent : « Mais ce sont les funérailles d’un juif », et il répondit : « N’est-il pas un être humain? ».

Le droit à la liberté de croyance
Notre prophète donnait le choix au gens d’entrer dans l’islam ou de rester dans leur religion. Comme le dit Allah dans le saint Qur’an :

« Pas de contrainte en religion »

Ce verset a été révélé quand des Ansars convertis à l’islam voulurent obliger leurs enfants juifs et chrétiens à embrasser l’islam, ce verset est descendu pour les en empêcher. Cet enseignement fut suivi par les califes ainsi Abu Bakr commanda à Usamah ibn Zayd :

« Je vous commande de faire dix choses : vous ne devez pas tuer ni une femme, ni un enfant, ni un personne âgée, n’abimez pas les arbres et ne les brûlez pas, surtout ceux qui ont des fruits. Ne massacrez pas le bétail, gardez en pour vous nourrir, vous allez passer devant des gens qui ont dédié leur vie au service monastique, laissez les tranquilles. »

C’est donc dans la paix et la sécurité que les non musulmans vivaient avec les musulmans comme le pacte d’Ilya le montre également :

« C’est ce qu’Omar, Amir al mouminine, a donné aux gens de Ilya de paix (à savoir) que les musulmans ne vont pas habiter leurs églises, ni les détruire, ni les piller, même pas prendre les terres attachées aux églises et ils ne toucheront pas à leur croix et ni à leurs biens et ils ne les obligeront pas à changer de religion et personne d’entre eux ne sera agressé »

Etienne Denier écrit :

« Les musulmans sont l’opposé de ce que les gens croient : ils n’ont jamais utilisé la force en dehors du Hijaz. La présence des chrétiens était la preuve de ce fait : ils conservèrent leur religion dans une sécurité absolue durant les huit cents ans où les musulmans ont dirigé leurs pays. Certains avaient même des postes importants à Cordoba, mais quand ces mêmes chrétiens reprirent le pouvoir sur leur pays, leur première préoccupation fut d’exterminer les musulmans. »

Le droit de suivre leurs lois religieuses
L’islam est tellement tolérante qu’elle n’a pas obligé ces citoyens non musulmans à être gouvernés par ses lois religieuses. Par exemple, les non musulmans ne payent pas la zakat, ni ne font le service militaire. En échange, ils payent une petite taxe ou jizyah.
Sir Thomas Arnold a écrit :

« Cette jiziyah était si légère qu’elle ne constituait pas un fardeau sur eux surtout quand nous remarquons qu’elle les dégageait du service militaire qui était une obligation pour leurs frères citoyens, les musulmans. »

En matière de crimes, les sentences sur des péchés comme le vol et l’adultère sont décidés dans les cours et selon les lois des non musulmans.

Le mariage, le divorce ainsi que tout acte appartenant à cette catégorie sont également réglementés par leurs lois respectives.

Umar ibn Abdel Aziz trouvait difficile d’accepter le code social des non musulmans et leurs principes si différents de l’islam. Alors il a écrit à Hassan Al Basri pour lui demander conseil:

« Comment se fait il que les califes bien guidés aient laissé les gens du Livre vivre comme ils le font, marier leurs proches et garder du vin et des cochons? »

Alors Hassan Al Basri lui a écrit en réponse:

« Ils payent la jiziyah afin de pouvoir pratiquer leurs croyances, et tu ne peux que suivre la Loi, pas inventer quelque chose de nouveau. Salam »

Gustave le Bon dit dans son livre intitulé la civilisation des arabes:

« Les arabes auraient pu facilement être aveuglés par leurs premières conquêtes et commettre des injustices ce qui est d’habitude commis par des conquérants, ils auraient pu maltraiter leurs opposants vaincus, les forcer à embrasser leur religion, qu’ils souhaitaient propager sur toute la terre. Mais les arabes ont évité cela. Les premiers califes qui avaient le génie politique ce qui est rare pour des partisans d’une nouvelle religion, réalisèrent qu’une religion et un système ne peuvent être imposés de force. Aussi, ils traitèrent avec les gens de Syrie, d’Egypte, d’Espagne et de tous les pays qu’ils prirent avec une grande bonté, et leur imposèrent seulement la jiziyah, ce qui était dérisoire comparé à ce qu’ils payaient en taxes auparavant, en échange de la sécurité. La vérité est qu’aucune nation n’a jamais connu des conquérants plus tolérants que les musulmans et une religion plus tolérante que l’islam. »

Le droit à la justice
La justice en islam doit être respectée qu’il s’agisse d’un musulman ou pas, d’un proche ou d’un étranger, d’un puissant ou d’un faible…
L’histoire la plus étonnante à propos de la justice des musulmans envers les non musulmans est celle du dirigeant Qutaybah ibn Muslim Al Bahili, le conquérant de Transoxiane et de la Chine. Quand il a pris la ville de Samarkand, il n’a pas offert aux gens le choix de devenir musulmans, de faire un pacte, ou de se battre. Vingt ans après, Umar bin Abdel Aziz devint calife et les habitants de Samarkand entendirent parler de son consciencieux sens de la justice. Alors ils lui envoyèrent une délégation de gens et celle-ci déposa une plainte contre Qutaybah qui était mort. Ils dirent :

« Qutaydah ne nous a pas offert le choix comme l’exige la Loi de l’islam »
Alors Umar écrivit au gouverneur de Samarkand et lui ordonna de quitter la ville avec son armée, et d’offrir aux gens les trois choix. Quand les musulmans quittèrent la ville, la plupart des habitants furent tellement étonnés qu’ils embrassèrent l’islam.

Nadhmi Luqa a écrit :

« Aucune loi ne peut éradiquer l’injustice et les préjudices mieux que celle qui établie,

 » Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. »
Sourate Al Maidah, verset 8

Le droit à la sécurité pour leur vie, leur possession et leur honneur
L’islam est une religion humanitaire qui protège les droits fondamentaux de tous les êtres humains. Ces droits sont la préservation de la vie, des personnes, de leurs biens, et de leur honneur. Les musulmans et les non musulmans sont égaux dans ces droits, qu’ils soient résidants ou étrangers. Il y a des lois sacrés qui sont soigneusement gardées et ne peuvent être abrogées pour aucune raison sauf celles définies par la loi. Il n’est pas permis de tuer un non musulman sauf si il est condamné pour un meurtre ou un crime capital, car Allah a dit :

« 151. Dis : “Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien; et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. N’approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. Ne tuez qu’en toute justice la vie qu’Allah a fait sacrée. Voilà ce qu’[Allah] vous a recommandé de faire; peut-être comprendrez-vous. »
(Sourate Al An’am)

« 32. C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre .
(Sourate Al Maidah)

Il n’est pas permis de porter préjudice à un non musulman, ni d’outrager son honneur, ni de le tuer sans droit. Un homme avait tué une personne appartenant aux gens du pacte durant le califat d’Ali bin Talib. Sa culpabilité fut prouvée et le calife ordonna son exécution. Le frère du mort vint demander au calife de ne pas l’exécuter disant qu’il lui avait pardonné. Le calife le questionna, lui demandant s’il avait été influencé dans sa décision. Il répondit :

« Non, mais le tuer ne ramènera pas mon frère. Paye moi une somme (le prix du sang) en contrepartie et je serai satisfait. »

Le calife répondit :

 » Tu sais mieux. Si nous avons fait notre pacte avec quelqu’un, son sang a la même valeur que le notre et sa réparation est la même que la notre. »

Même la guerre, connue sous le nom de jihad, ne peut arriver que pour des raisons valides et pour des buts moraux, elle peut avoir lieu seulement dans les cas suivants:

1/En réponse à une agression:

« 190. Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n’aime pas les transgresseurs !

194. Le Mois sacré pour le mois sacré ! – Le talion s’applique à toutes choses sacrées -. Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. Et craignez Allah. Et sachez qu’Allah est avec les pieux. »
(Sourate Al baqarah)

2/Comme sanction pour ceux qui brisent un traité ou violent une trêve:

« 12. Et si, après le pacte, ils violent leurs serments et attaquent votre religion, combattez alors les chefs de la mécréance – car, ils ne tiennent aucun serment – peut-être cesseront-ils ? »
(Sourate Tawbah)

3/Comme un moyen de dissuasion envers ceux qui empêchent les prédicateurs d’aller vers les gens :

193. Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes.
(Sourate Al Baqara)

4/Pour aider les gens oppressé dans le but de les délivrer de cette oppression :

« 75. Et qu’avez vous à ne pas combattre dans le sentier d’Allah, et pour la cause des faibles : hommes, femmes et enfants qui disent : “Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur”. »
(Sourate Nissa)

Vijay Roderick d’Inde a écrit :

« L’Islam a permis au Messager de faire le jihad afin d’effacer l’injustice et l’oppression, et d’ôter les obstacles de ses missionnaires. Ces missionnaires n’ont obligé personne à joindre l’islam, ils les ont invité à le faire et leur ont laissé la liberté de choisir. Pour cela, à chaque fois qu’une personne rentrait dans l’islam elle s’y attachait et devenait un de ses plus ardents défenseurs. L’Islam est la religion de paix : paix avec Dieu et paix avec tous les gens. »

Les non musulmans ont le droit de voir leur honneur protégé contre le mal et les méchants commérages. En ayant un pacte avec les musulmans ils disposent des mêmes droits.

« 6. Et si l’un des associateurs te demande asile, accorde-le lui, afin qu’il entende la parole d’Allah, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Car ce sont des gens qui ne savent pas. »
(Sourate Tawbah)

Le droit d’être protégé contre les agressions
L’état islamique protège ceux qui se trouvent sur son territoire contre les attaques ennemis.
Un exemple de la défense de ses citoyens non musulmans est la position prise par le premier savant de l’islam, Ibn Taymiyah, quand les Tatars envahirent la Syrie. Ibn Taymiyah vint voir leur leader Qultusha pour demander la libération des prisonniers et le leader accepta de libérer les prisonniers musulmans. Ibn Taymiyah protesta :

« Nous serons satisfait uniquement avec la libération de tous les juifs et chrétiens, ils sont des gens avec lesquels nous avons un pacte. Nous n’abandonnons pas un prisonnier qu’il soit de nos gens ou qu’il fasse parti des gens avec qui nous avons un pacte. »

Il persista ainsi jusqu’à ce que finalement le leader Tatar les délivre tous.

Le prophète  a dit :

« Celui qui nui au dhimmi, je suis alors son adversaire, si je suis son adversaire, je m’opposerai à lui au jour du jugement. »

Umar ben al Khattab demandait toujours la situation des gens du pacte, et même sur son lit de mort, il a demandé à ce que son successeur les traite bien et perpétue le pacte.

Tout ceci montre avec quelle solennité les musulmans considèrent ce pacte institué par Allah.

Le droit au bon traitement
C’est aussi un droit donné par Allah aux non musulmans pour que les échanges entre eux et nous s’effectuent dans un esprit de générosité et de bienfaisance, aussi longtemps que ces derniers ne montrent pas d’hostilité envers nous.

« 8. Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables.

9. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes. »
(Sourate Al mumtahana)

Être bienfaisants a un sens plus élevé et plus profond que le bon traitement.
L’ordre divin de bien traiter les non musulmans n’est pas seulement un ensemble de mots écrits sur papier et non appliqués. Il a été exécuté par le prophète, ses califes, les gouverneurs musulmans, et les croyants. La biographie du prophète donne de beaux exemples de ses échanges avec les non musulmans. Certains voisins du prophète n’étaient pas musulmans et il était généreux avec eux, il leur offrait des cadeaux et ils les acceptaient, même si un jour une juive lui envoya une cuisse d’agneau empoissonnée. Il les visitait quand ils étaient malades, leur donnait la charité et leur faisait confiance dans les transactions commerciales. Il y avait une famille juive à laquelle il donnait régulièrement la charité, et la communauté musulmane garda cet acquis et cet engagement après sa mort.

Un document historique marocain nous donne une idée de la manière dont les dirigeants musulmans souhaitaient que leurs gouverneurs traitent bien la population non musulmane. Il s’agit d’un mémo du sultan du Maroc, Muhammed ibn Abdullah, écrit le 25 shaban 1280 A.H. (5 février 1864) destiné aux représentants de l’autorité sur les territoires musulmans, où il leur donne l’ordre de bien traiter les résidents juifs de ces territoires selon les prescriptions de la justice établie par Allah, Tout Puissant.

Le droit à la sécurité sociale
Certains pays sont fiers d’octroyer des aides sociales aux nécessiteux, il faut cependant rappeler que l’islam a précédé toutes les nations dans ce domaine: la zakat est un impôt obligatoire pour les nécessiteux et la sadaqah (charité) bien que non obligatoire, est encouragée. L’islam a prévu de donner aussi bien aux nécessiteux musulmans qu’aux non musulmans et si les responsables ne le font pas, ils sont jugés fautifs.
Umar passa ainsi à côté d’un vieil homme de confession juive qui mendiait pour payer la jiziyah après s’être enquit de sa condition Umar demanda à ce qu’on fasse attention à lui et à tous ceux qui seraient dans sa condition, il l’envoya à Bayt al mal, le trésor public, pour qu’il soit pris en charge, il cita le verset suivant :

« 60. Les Sadaqats ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les cœurs sont à gagner (à l’Islam), l’affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d’Allah, et pour le voyageur (en détresse). C’est un décret d’Allah ! Et Allah est Omniscient et Sage. »
(sourate Tawbah)

Puis il dit : « (le mot) fuqara (pauvres) fait allusion aux musulmans et (le mot) masakin se rapporte aux gens du Livre comme cet homme (juif). Puis Umar ordonna qu’on ne prélève pas la jiziyah de cet homme, ni de tous ceux qui seraient dans sa condition.

Parmi les premières générations de musulmans certains distribuaient même une partie de la zakat al fitr aux moines chrétiens se basant sur leur compréhension du verset suivant :

« 8. Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. »
(Sourate AL Mumtahanah)

Suivant cette interprétation, certains savants ont déclaré qu’il est également permis de donner la zakat aux non musulmans.

Nous n’avons pas évoqué ici d’autres droits élémentaires comme le droit au travail, à un logement, au transport, à l’éducation etc. car ils sont évidents.
Certains diront que tout cela n’est plus le cas de nos jours, alors que cela l’est, les non musulmans occupent mêmes dans certains pays des rangs prépondérants alors qu’ils sont minoritaires.

« 135. ô les croyants ! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Allah l’ordonne, fût-ce contre vous mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu’il s’agisse d’un riche ou d’un besogneux, Allah a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez, [sachez qu'] Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. »
(Sourate An nissa)

Par contre, si nous comparons la condition des minorités musulmanes chez les non musulmans, que ce soit aujourd’hui ou avant, il n’y a pas de différences, et de grandes injustices sont régulièrement commises envers les musulmans. Les non musulmans n’arrivent pas à être justes malgré leurs prétentions d’êtres les représentants fidèles des droits de l’homme, car leur haine et ou leur rejet de l’islam les aveuglent : interdictions du port du voile dans les écoles et pour certains postes, attaques racistes, caricatures, islamophobies, rejet, la haine islamique devient même une manière de se faire de la publicité ou de gagner des électeurs, sans parler des guerres, que se passe t-il en effet dans les Balkans, en Russie, en Palestine, en Irak, en Afghanistan et en Inde, quand aux périodes précédentes parlons des croisades, de l’inquisition espagnole, du communisme en Chine, il serait bon de répondre à ses questions avec équité et avec un vrai sens de la justice et de la vérité.

Dans les livres scolaires d’histoires, on trouve très peu de renseignements sur cette partie de l’histoire (pourtant au moins 800 ans passés sous silence!) qui montre l’humanisme de l’islam et la bonté des musulmans. On y considère Mohammed comme l’inventeur du Qur’an et le fondateur (inventeur) de l’islam, quand à ce qui est positif, si il est évoqué, il est en général à peine visible ou attribué aux arabes et pas aux musulmans.

La situation spéciale de la péninsule arabe
Dans la péninsule arabe par contre, les non musulmans n’ont pas le droit de pratiquer leur religion de manière publique, ni d’en faire la publicité, ni d’y construire des églises ou des temples, car l’Arabie est le sanctuaire de l’islam et il ne peut s’y trouver qu’une seule religion selon les ordres du prophète et de son Seigneur. Il n’est donc pas possible de changer cette Loi. Il en est ainsi car c’est le territoire des lieux saints, de la Ka’bah où se dirigent chaque année des millions de musulmans pour le Hajj et la Oumra, il n’est donc pas permis que des non musulmans pénètrent dans ces lieux saints, ni que les musulmans y ramassent des plantes ou les arrachent.
Ce n’est pas le cas pour tous les pays qui se situent en dehors de la péninsule arabe comme nous l’avons évoqué. On peut rappeler également que les musulmans ne souhaitent pas fonder des mosquées au Vatican, ni à Saint-Jean de Compostelle bien que ces lieux n’aient rien à voir avec Jésus.

Source : the rights of non Muslims in the Islamic world, WAMY.

Que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur le prophète Mohammad, celui qui a tenu sa promesse, le confident. Ô Allah nous ne savons que ce que Tu nous as appris, c’est Toi qui détiens la science. Ô Allah apprend nous ce qui nous apportera du bien et fais nous profiter du bien de ce que Tu nous as appris et augmente nos connaissances. Et embelli le bien à nos yeux et aide nous à le suivre. Et enlaidi le mal à nos yeux et aide nous à nous en détourner. Et mets nous parmi ceux qui écoutent la parole et suivent les meilleures d’entre elles. Et fais de nous tes bons adorateurs par Ta miséricorde.

Gloire à Toi Seigneur, que Tes louanges soient célébrées, j’atteste qu’il n’y a de divinité que Toi, j’implore Ton pardon et je reviens vers Toi repentante.

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