Animateurs suspendus : la mairie de Gennevilliers joue l’apaisement

Pour le maire Jacques Bourgoin, l’article litigieux du contrat a été «mal interprété». Cet article imposait aux moniteurs de se nourrir et de s’hydrater «convenablement en particulier durant les repas», pour que ceux-ci soient en pleine possession de leurs moyens physiques», au nom de la sécurité des enfants. «Pour apaiser le débat», l’élu communiste a décidé de ne «pas imposer l’application de l’article incriminé du contrat de travail sur le mois d’août». En clair, de permettre aux animateurs qui souhaitent jeûner de pouvoir le faire sans être sanctionnés. Dans le même temps, la ville va «renforcer la visite régulière de ses centres de vacances» pour «assurer la continuité de la qualité de service si une insuffisance est détectée» et préserver «le bien-être des enfants».
Une manifestation prévue samedi
Suffisant pour apaiser la situation ? Plus tôt dans la journée, les condamnations avaient été nombreuses. «Je condamne avec la plus grande fermeté la décision arbitraire et discriminatoire du maire de la ville de Gennevilliers» écrit Abdallah Zekri, président de l’Observatoire contre l’islamophobie, composante du CFCM, dans un communiqué. «La liberté religieuse est une liberté fondamentale et on ne peut en aucun cas interdire à une personne de pratiquer sa religion. L’observatoire se réserve le droit de porter plainte pour discrimination», poursuit-il.
Pour le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, cette décision de la mairie «est de nature à porter atteinte à la liberté religieuse des animateurs de colonies qui pratiquent le jeûne», une «pratique millénaire commune à de nombreuses traditions religieuses et philosophiques». Des «centaines de millions de personnes» observent le jeûne sans qu’il soit «un frein à l’exercice de leur activité professionnelle», souligne-t-il, en rappelant que «la jurisprudence musulmane a prévu des aménagements pour les personnes qui en jeûnant mettent leur santé en péril».
Samedi, une manifestation est d’ores et déjà prévue devant la mairie de Gennevilliers, ainsi qu’un iftar, repas de rupture du jeûne, dans la soirée.
«On réfléchit à aller devant les prud’hommes»
Les quatre animateurs ont été suspendus après la visite d’un responsable des centres de vacances lors d’un séjour sportif à Port-d’Albret, dans les Landes, vendredi 20 juillet, le premier jour du jeûne du ramadan. Le responsable a rappelé aux animateurs que, selon leur contrat de travail, ils devaient se restaurer et s’hydrater pendant la journée. Les quatre animateurs ont dû quitter la colonie le lendemain.
«On réfléchit à aller devant les prud’hommes pour avoir des réponses claires à nos questions: Est-ce qu’une personne a le droit de ne pas manger le midi? Est-ce que les médecins qui pratiquent le ramadan mettent en danger la vie de leurs patients?», a expliqué à l’AFP Samir, directeur adjoint de la colonie de vacances, qui n’a pas souhaité donner son patronyme. «On trouve que c’est injuste et inadmissible», a-t-il commenté, se félicitant malgré sa colère que «le débat ait lieu». Le Front des banlieues indépendant (FBI) envisage également de porter l’affaire en justice.
Le FN ne soutient plus le maire
Le Front national, qui avait apporté mardi son soutien au maire communiste Jacques Bourgoin à propos de la suspension de ces quatre moniteurs, a déploré dans la soirée que la municipalité autorise finalement ses animateurs à jeûner. «Sa fermeté face à une atteinte manifeste à la laïcité aura duré le temps qu’aura mis le communautarisme islamique pour se mobiliser», écrit le FN dans un communiqué.
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L’UMP et le Parti socialiste, ont une fois de plus adoptés une position commune : la satisfaction. Que ce soit l’adjointe au maire, Anne Marie-Cazalet, ou le député Michèle Delaunay (« je suis tout à fait favorable à un lieu de prière adapté aux musulmans »).









Des colons israéliens ont tenté de mettre le feu tôt ce matin à une mosquée du village de Kusra, dans le nord de la Cisjordanie occupée, endommageant l’intérieur de l’édifice et taguant des slogans anti-islamiques, ont rapporté des habitants. Les vandales ont brisé une fenêtre de la mosquée du village de Kusra, au nord de la ville palestinienne de Ramallah. Ils ont mis le feu à un étage. Ils ont peint sur les murs des étoiles de David, symboles de l’Etat hébreu, et des inscriptions anti-musulmanes.
En effet, cet important événement impose deux rubriques budgétaires incontournables, à savoir les vêtements pour la famille et le repas de fête. A Niamey, et sans doute dans les autres villes du pays, la fièvre des préparatifs de la fête est montée d’un cran à partir de vendredi 26 août dernier, avec le démarrage du paiement des salaires aux fonctionnaires, sur instruction de plus hautes autorités.







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