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Islam : Le Ramadan vu de notre ville, quelques commerces pour rompre le jeûne

Les Musulmans ont débuté leur Ramadan 2010 le 11 aoùt dernier, comme leur impose l’Islam, leur religion, du moins pour les Musulmans pratiquant. Il correspond au neuvième mois lunaire du calendier musulman. C’est donc la bonne période pour (re)découvrir cette diversité culturelle avec nos papilles.

Nous avons donc fait un petit tour des commerces de notre ville de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) proposant des offres particulières à cette occasion. Occasion de rencontrer des commerçants de proximité qui nous ont tous réservés un accueil chaleureux et nous tenons à les remercier du temps qu’ils on bien voulu nous accorder. Il va de soit que la liste n’est pas exhaustive et que les commerces cités ne présentent pas de caractère publicitaire. Si un commerçant de Noisy-le-Sec avait été oublié, qu’il n’en soit pas froissé et qu’il nous contacte. Nous seront heureux d’enrichir cet article initial d’informations complémentaires.

Centre-Ville-Mairie

La Boucherie du Marché
Place Dreyfus

La Boucherie du marché, place Dreyfus à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions

Le Patron des lieux nous y accueille avec le sourire. En plus de sa viande de qualité, la boucherie du marché propose spécifiquement pour cette période, du pain Kabyl, de la Zlabia et des gateaux orientaux. Le tout est « fait maison ». Fermée le dimanche.

La Boulangerie du Marché « L’épi d’or »
Place Dreyfus

La Boulangerie du Marché, l’Epi d’Or,  place Dreyfus à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions

Ce sympatique commerçant que nous avions évoqué sur nos pages en février dernier puisqu’il s’était vu décerner le 3ème prix de la baguette de tradition française, propose en cette période divers produits spécifiques : Pain de semoule, Zlabia, Kelb ellouz (coeur d’amande) et du Makroud. Fermeture hebdomadaire le jeudi.

Le Restaurant « Chez Davny »
13, rue de Béthisy

Le Restaurant « Chez Davny » 13, rue de Béthisy à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions

Le jeune couple qui tient ce restaurant, qui par ailleurs fait salon de thé, vous propose pour l’occasion : Des Bricks (poulet, viande, thon,..), des banatages, de la chorba, ainsi que M’Smen et M’Hajeb. Tous les produits sont faits maison y compris les frites. Il fait également salon de thé dans un décor tout en couleurs et des compositions murales très modernes.

Centre-Ville-Gare

Le magasin Symply Market
Rue Jean Jaurès angle Bd Gambetta

Magasin Simply-Market de Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions

Vous y trouverez, en plus des rayons halal habituels, un espace spécial Ramadan, où vous pourrez trouver entre autres : Halawa (nature, aux amendes, aux pistaches,..), différentes épices, des sauces, du sirop de glucose pour patisseries, du lait fermenté, des haricots blancs, des pois chiche,… Bref tout ce qu’il vous faut pour cuisiner chez vous vos plats préférés.

La boucherie Marzouk
Rue Jean Jaurès angle Bd Gambetta

La Boucherie Marzouk à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions

Contrairement à l’année dernière, cette boucherie halal, à la réputation qui dépasse largement les frontières communales, ne propose pas spécifiquement de produits pour cette période. En revanche sa viande y est excellente dans cette boutique à la façade élégante. Vous y trouverez des morceaux de choix pour la soupe de chorba et de la harira traditionnelle. De quoi se faire de bons plats pour rompre le jeûne.

Le fast-food Chicken Casbah
98 rue Jean Jaurès

La maison Chicken Basbah à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions

Accueil chaleureux des responsables des lieux, très fiers de nous présenter leurs produits faits maison spécifiquement pour la période du Ramadan. Vous pourrez y trouver : Zalabia, patisserie orientale, methor, galette kabyle, dattes et loucoums, lait fermenté et le soir du thé à la menthe. Vos hôtes vous y accueille jusqu’à 22h00.

Square Stéphenson

A la boulangerie-patisserie, vous trouverez de la patisserie orientale, des galettes kabyles, zalabia, et dattes.

Boulangerie-Patisserie du square Stéphenson à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions

A la boucherie du square Stephenson, Vous pourrez trouver des dattes.

Voici le Calendrier du Ramadan 2010 / 1431 avec les heures de prières et de jeûne de l’Hégire à Paris.

Bon Ramadan à tous.

Muriel Nicolau-Bergeret

http://jenbproductions.canalblog.com/

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Bron : une partie de l’église sert de mosquée pour les musulmans

Messieurs El Kessir, Louhichi et Bernin (Photo Céline Bonnaud)

Messieurs El Kessir, Louhichi et Bernin (Photo Céline Bonnaud)

Depuis 2006, l’église Saint-Etienne du Terraillon, à Bron, accueille dans son enceinte des musulmans qui utilisent une partie des locaux pour leur culte.

La cohabitation est inhabituelle, mais d’après les protagonistes, elle fonctionne à merveille. Le père Yves Bernin de l’église Saint-Etienne du Terraillon à Bron loue les salles derrière l’édifice à des musulmans qui les utilisent pour prier.

Jusqu’en 2006, les musulmans des environs louaient un local exigü et pas aux normes de sécurité. La solution s’est concrétisée avec ces salles autrefois dédiées au catéchisme. Le curé de l’église a accueilli à bras ouverts ses nouveaux locataires et il entretient aujourd’hui des relations amicales avec les responsables musulmans. À l’occasion des fêtes, les croyants des deux religions ne manquent jamais de s’inviter mutuellement.

La situation ne devrait pas s’éterniser pour autant : une demande de permis de construire pour une nouvelle mosquée route de Genas, à Bron, devrait être déposée cet automne.

http://www.leprogres.fr/

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Musulmans ou non, ils ont rompu le jeûne

  • Accueil chaleureux et échange culturel au menu du ftour offert samedi soir par l'association des ressortissants marocains à des convives ravis.

    Accueil chaleureux et échange culturel au menu du ftour offert samedi soir par l’association des ressortissants marocains à des convives ravis.

Une centaine de personnes, dont la moitié non musulmane, a partagé dans la bonne humeur le ftour,repas de rupture du jeûne du ramadan.

« Venez, c’est ici ! » Devant l’Association des ressortissants marocains de Flers, un musulman invite des voisins qui s’approchent de l’entrée, samedi, au coucher du soleil. Une sorte de haie d’honneur les accueille à l’intérieur de la grande salle, décorée pour l’occasion de tapis, tentures, et des drapeaux français et marocains suspendus côte à côte. Les sièges sont recouverts de tissu brillant, de longues tables dressées pour accueillir une petite centaine de convives. Voisins, amis ou simples curieux ont répondu à cette large invitation lancée à l’occasion du ramadan. C’est une première !Jean-Claude, 70 ans, salue ses voisins : « J’en connais pas mal, c’est une bonne idée de se rassembler. Je suis catholique mais toutes les religions sont bonnes. »

Dans l’assemblée, plusieurs couples mixtes, comme Yasmina, 21 ans, chrétienne mariée à Khalid, musulman marocain de 25 ans. L’objectif, selon Yasmina : « Faire découvrir les traditions islamiques sans préjugés. » « On n’est pas là pour montrer la religion, précise Khalid, juste pour être unis. » La prière a en effet été faite dans la mosquée attenante avant que n’arrivent les invités.

Colette et Daniel, 75 et 81 ans, venus de Montilly-sur-Noireau, ont « accepté de bon coeur l’invitation. Nous sommes protestants et nous participons au mouvement Vivre ensemble avec les musulmans. » « On est là pour partager avec les gens sans distinction de race et de religion », s’enthousiasme Ousmane N’Diaye, la soixantaine.

Leçon d’ouverture

Une fois les convives assis, Mustapha Smouni, initiateur de l’événement, remercie chacun pour sa présence : « Accepter notre invitation est un signe de fraternité. » La sénatrice de l’Orne Nathalie Goulet se réjouit que « dans une société en crise, on cherche à montrer ce qui rassemble et pas ce qui divise. Je voudrais qu’on en tire une leçon d’ouverture. » Le maire de Flers est représenté par son adjoint Jean-Pierre Hurel.

Le repas commence : « Il faut prendre les dattes avec la soupe ! », conseille Mustapha, 70 ans, à ses voisins. « Moi j’allais les manger après », hésite une dame avant de tenter l’expérience en riant. « Si vous sortez avec encore la faim, vous payez la note ! », plaisante Mustapha Smouni. Aucun risque ! Les hôtes reviennent régulièrement auprès des tables pour vérifier que rien ne manque. Said Bayati, trésorier de l’association des ressortissants marocains, indique les recettes des mets. Soupe, beignets, crêpes, dattes, salades, brochettes, pain, riz, légumes, salade de fruits… Les femmes de la communauté ont cuisiné toute la journée, les jeunes font le service et les anciens servent le thé à la menthe.

Ahmed Tijani est imam au Maroc, de passage en Basse-Normandie pour rencontrer les musulmans à l’occasion du ramadan : « J’étais dans une autre ville mais je suis venu ici quand j’ai appris qu’il y avait ce partage du ftour. Il devrait y avoir ça dans toutes les villes ! » « Ce n’est qu’un début », lançaient les organisateurs en fin de soirée, au vu du succès de la rencontre.

Alix FROISSART.
http://www.ouest-france.fr/

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Ramadan : la Grande Mosquée sert 500 à 600 repas tous les soirs

Les bénévoles distribuent des dattes avant la prière / Photo A. B.

Les bénévoles distribuent des dattes avant la prière / Photo A. B.

Pendant le mois de ramadan, la Grande Mosquée offre entre 500 et 600 repas chaque soir. Tout le monde est le bienvenu au 146 boulevard Pinel (8e), musulman ou non.

« J’étais moi aussi en difficulté il y a quelques années », se rappelle l’intendant Farid Zerguine. C’est donc tout naturellement qu’il donne de son temps pour aider à l’organisation des repas pendant le ramadan. Et pour servir un demi-millier de couverts, il en faut de l’organisation. Une trentaine de bénévoles s’occupent ainsi de la cuisine, du service, du nettoyage ou de la sécurité. Pour amasser des stocks suffisant de nourriture, la Grande Mosquée peut compter sur la solidarité des fidèles. « Il y a beaucoup de dons le samedi car c’est un jour de marché », explique Kamel Kabtane, recteur de la Mosquée de Lyon. Peu avant le coucher du soleil, des dattes et du lait sont offerts, conformément à la tradition musulmane. Vient ensuite le temps des ablutions et de la prière puis, à l’intérieur du bâtiment, du repas à proprement parler. Au menu de samedi : entrée froide, « chorba » (soupe d’agneau et de vermicelle), pomme de terre, petits pois, carottes et banane. « Les gens sont très sympas », apprécie Khalil, jeune consultant en informatique venu retrouver des amis. D’après le recteur, ce repas solidaire attire de plus en plus de monde d’année en année. Un bon point pour la convivialité, mais aussi le signe d’un manque de ressources pour une partie croissante de la population.

Arthur Bayon

http://www.leprogres.fr/

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Dossier : Le ramadhan en France

70% affirment observer le jeûne

Dans les quartiers à forte concentration musulmane comme la Goutte d’or et Barbès à Paris, l’on se rend vite compte qu’on est en plein mois de ramadan.

A quoi ressemble le mois de jeûne en France ? Qu’est-ce qui fait sa particularité ? Comment les musulmans se préparent-ils à l’accueillir ? Annoncé par le Conseil français du culte musulman (CFCM), qui s’était réuni à la Grande Mosquée de Paris pour fixer la date du début du ramadan, mois de grands moments de piété et de partage, il ne passe pas inaperçu sur l’autre rive de la Méditerranée, notamment dans les grandes villes où réside une importante communauté musulmane, à l’instar de Paris, Marseille et Lyon. En effet, la France est le premier pays d’Europe comptant le plus grand nombre de musulmans, 5 à 6 millions, et parmi eux 70% affirment observer le jeûne, selon une enquête réalisée l’année dernière par l’Institut français d’opinion publique (Ifop), contre 60% il y a une vingtaine d’années. Dans les quartiers à forte concentration musulmane comme la Goutte d’or et Barbès à Paris, on sent vite que c’est ramadan, tant il est rare de voir un habitant du coin manger, boire ou fumer dans la rue. Les marchés aussi sont dans l’ambiance du ramadan à travers les gâteaux traditionnels, les dattes, mais aussi et surtout la viande halal, proposés par les commerçants, des Maghrébins le plus souvent.

Les grandes enseignes de distribution telles que Auchan, Carrefour et Leclerc se mettent aussi, depuis quelques années, à l’heure du mois sacré en réservant des stands aux produits halal : viande, épices du Maghreb et dattes entre autres, qu’elles écoulent grâce à des campagnes publicitaires lancées plusieurs semaines auparavant. En effet, le marché halal en France, représentant un enjeu intéressant sur le plan économique, suscite une concurrence entre organismes investisseurs de plus en plus forte. Selon des estimations, il pèserait désormais près de 5 milliards d’euros ; chiffre notamment contesté par la Grande Mosquée de Paris qui le juge surévalué. Sur un autre plan, des quêtes sont organisées au niveau des mosquées et des marchés et l’argent récolté servira à la préparation de plats pour les nécessiteux.

Autres signes de ramadan en France : les quartiers abritant une forte communauté musulmane sont très animés le soir après la rupture du jeûne. Ailleurs, des associations organisent régulièrement des expositions et des concerts.

Décor de circonstance à Marseille

S’il est une ville de France où les signes du ramadan sont perceptibles un peu partout, c’est bien Marseille, la « 49e wilaya d’Algérie » comme aiment à l’appeler certains, en référence à l’importante communauté algérienne qui y est établie.

Quelques jours avant le début du mois sacré, ses « ingrédients » font leur apparition dans les marchés. Epices, gâteaux orientaux, piments et olives faits maison, tous les produits ramadanesques sont proposés par les commerçants qui ne lésinent pas sur leur voix pour attirer le maximum de clients et faire un bon chiffre d’affaires. Pour certains, cela passe aussi par le lancement de promotions sur les produits les plus demandés durant le mois de jeûne, comme la viande, par exemple. Ces soldes exceptionnels touchent également… la téléphonie.

Les taxiphones proposent des offres de communication alléchantes vers les pays du Maghreb particulièrement à l’occasion de ce mois. Des quêtes d’argent pour construire des mosquées sont organisées, avec l’autorisation des autorités locales, par des étudiants qui sillonnent les marchés plusieurs jours avant le début du ramadan. « Récemment, un jeune étudiant chargé de cette mission au niveau du marché aux Puces, m’a révélé qu’il avait réussi à amasser pas moins de 900 euros en une seule journée. C’est vous dire combien les gens sont généreux ici », souligne Noureddine, un Algérien de 38 ans qui vient juste de s’installer dans la cité phocéenne. Au niveau des mosquées aussi – une au moins par arrondissement, l’ambiance ramadanesque est visible.

Des réunions y sont organisées une semaine avant le lancement du mois sacré pour récolter l’argent nécessaire à la préparation de plats en faveur des nécessiteux. Chaque fidèle est appelé à apporter sa contribution pour la réussite de cette action de solidarité en fonction de ses moyens, bien sûr. Dans le même registre, des familles invitent, plusieurs jours à l’avance, les étudiants et les personnes vivant seules à rompre le jeûne avec elles. Par ailleurs, des entreprises et des associations procèdent, deux ou trois jours avant le début du mois sacré, à la distribution de calendriers « spécial ramadan » sur lesquels sont portés les horaires de l’iftar et de l’imsak. De leur côté, certains médias locaux, comme Radio Soleil et Radio Gazelle, fournissent aux musulmans toutes les informations relatives au mois de ramadan, qui « ne passe pas du tout inaperçu ici », commente Noureddine. Et pour cause : « Les musulmans sont présents en grand nombre à Marseille. » « Ce qui frappe l’esprit ici durant le ramadan, c’est que de nombreux bistrots et restaurants sont fermés la journée. La raison ? Ils sont tenus par des musulmans », conclut-il.

Les employeurs face à la pratique du jeûne

Attitude n De plus en plus d’entreprises acceptent la pratique du jeûne de ramadan en France. Mieux encore, certaines procèdent à des aménagements horaires pour leurs employés musulmans.

Les températures élevées, les longues journées d’été, les sorties tardives du travail seront autant d’ennemis pendant ce mois de privation. Cette année, le ramadan au mois d’août est une véritable aubaine pour les musulmans. Beaucoup partent en congé et certaines entreprises ferment carrément. « On en a de la chance : on peut jeûner tranquillement sans avoir à se soucier des contraintes du boulot », relève Amar qui exerce dans une collectivité locale à Paris. De son avis, il n’est pas toujours facile de travailler à jeûn : « Votre responsable hiérarchique se rend vite compte que vous n’êtes pas en possession de tous vos moyens et tente d’en connaître les raisons. Si vous lui dites la vérité, il risque d’avoir une opinion négative sur vous avec toutes les idées reçues sur les musulmans. » « Quand le ramadan coïncide avec les congés comme c’est le cas cette année, on évite tout cela », poursuit-il.

Cependant, en règle générale, un grand nombre d’employeurs sont conciliants et acceptent d’aménager les conditions de travail de leurs employés pratiquant le jeûne, sans que ce geste désorganise l’entreprise ou que le reste du personnel en pâtisse. Certains accordent souvent le droit à leurs employés de partir plus tôt. Parfois, ils accordent l’Aïd en « jour férié » pour tous. Ce type de pratique permet à tous les employés de travailler harmonieusement et donc plus efficacement. L’employeur comme les employés sont gagnants. « J’ai eu la permission de partir à 20h 30 au lieu de 21h pour pouvoir manger plus tôt, car c’est très fatigant », a témoigné à l’Agence France Presse (AFP) Mariana, 41 ans, femme de ménage pour une société de nettoyage. Seulement, dans la majorité des cas, les salariés musulmans préfèrent ne pas en informer leurs employeurs, encore moins leurs collègues. Quand ils se sentent en difficulté au travail, ils préfèrent opter pour un départ en congé plutôt que de demander un quelconque aménagement. Et ceux qui n’ont pas d’autre choix que de travailler doivent, alors, se surpasser pour ne pas paraître en méforme et éviter ainsi les remarques qui pourraient en découler. « Il ne faut surtout pas que votre rendement diminue, car on risque de faire vite le lien avec ramadan. Personnellement, je fais tout mon possible pour que l’on ne me dise pas que je travaille moins durant ce mois », relève Amar. _ Pour les femmes qui travaillent, la tâche est encore plus difficile, car une fois la journée de travail terminée, le plus souvent à 17h ou 17h 30, elles doivent s’atteler à la préparation du f’tour.

« Pas de vacances au bled cette année ! »

Les émigrés, qui constituent le gros de la communauté musulmane de France, ont été peu nombreux à passer leurs vacances, cette année, dans leur pays d’origine. Ceux qui l’ont fait ont opté pour juillet au lieu d’août pour pouvoir passer le mois de jeûne en France. La raison ? « Il est vraiment difficile de jeûner sous la chaleur, le temps est plus clément ici », nous a-t-on expliqué.
Du coup, les avions à destination d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie pour ne citer que ces pays du Maghreb, affichent ‘’vides’’ ou presque depuis le début du mois de ramadan. Pourtant, les compagnies aériennes ont lancé des promotions alléchantes, sans toutefois réussir à séduire grand monde.

Des mosquées pleines à Paris

Images. Quand le mois sacré débute, les mosquées, implantées pour la plupart dans les 18e et 19e arrondissements, s’avèrent le plus souvent trop exiguës pour accueillir les nombreux fidèles.

C’est dans les quartiers où il y a une forte communauté musulmane que l’on peut véritablement sentir l’« odeur » du ramadan à Paris. Ils sont principalement répartis entre les 11e, 18e, 19e et 20e arrondissements. Les plus connus restent la Goutte d’or et Barbès où les produits typiquement ramadanesques, tels que la zlabia, font leur apparition dans les marchés dès la dernière semaine du mois de chaâbane. Quand le mois sacré débute, les mosquées, implantées pour la plupart dans les 18e et 19e arrondissements s’avèrent le plus souvent trop exiguës pour accueillir les nombreux fidèles qui y viennent accomplir leur devoir religieux. « Ces lieux de culte sont très fréquentés durant ce mois car beaucoup tiennent à y accomplir la prière du coucher du soleil », témoigne Amar, 42 ans, qui vit à Pantin dans le 18e arrondissement depuis bientôt 13 ans. Selon lui, les jeunes générations issues de l’émigration sont très attachées à l’islam : « Elles sont de plus en plus pieuses : elles font la prière, observent le jeûne, mangent halal. » Certaines mosquées offrent également aux nécessiteux et autres personnes vivant seules la possibilité de rompre le jeûne en groupe. Au menu, l’incontournable chorba, un plat de résistance avec viande et un dessert le plus souvent.
La particularité du ramadan cette année dans la capitale française pour Amar, ce sont « les rayons de produits halal introduits par les grandes enseignes de distribution.

Pratiquement, toutes ont lancé des campagnes publicitaires quelques jours avant le mois sacré pour faire connaître leurs nouveaux produits. Il faut dire que les musulmans dans la région parisienne sont très nombreux ». Sur un autre registre, il indique que les soirées sont un peu plus animées que d’habitude. « Ceci est dû au fait que le mois sacré intervient cette année en plein mois d’août. Beaucoup sont en congé et une fois n’est pas coutume, ils ne sont pas partis au bled. Du coup, ils sortent le soir et veillent jusqu’à une heure tardive », explique-t-il, non sans signaler que des concerts et des galas sont organisés un peu partout…

Kamel Imarazène

http://www.el-annabi.com/

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Jour de prières de ramadan à la mosquée Ennour de Lomme

 Une centaine de fidèles ont participé à la prière de la nuit à la mosquée de Lomme.
Une centaine de fidèles ont participé à la prière de la nuit à la mosquée de Lomme.

L’appel retentit dans la mosquée Ennour de Lomme. C’est l’heure de la prière de la nuit que l’on nomme Isha. Dans les pays arabes, ce rite de l’Islam se fait à l’extérieur pour prévenir les fidèles. Rue de la Mitterie, il a lieu à l’intérieur. Question de respect pour le quartier et signe d’intégration au mode de vie du pays d’accueil.

PAR CAROLE MOCELLIN

lambersart@lavoixdunord.fr

La mosquée a vu le jour en 1991 sous l’impulsion de l’association islamique d’entraide et de fraternité qui a aménagé un ancien magasin de meubles en lieu de culte. Sur la façade, aucune inscription. « L’islam dans les caves, c’est fini », dit Uhaud Chaïb, le président de l’association. « Nous n’avons rien à cacher, mais indiquer sur la porte qu’il s’agit d’une mosquée ne fait pas partie pour l’instant des priorités ». Soixante à soixante-dix personnes de confession musulmane hommes et femmes la fréquentent quotidiennement et entre deux à trois cents durant le mois sacré du ramadan.

Depuis neuf années qu’il préside au fonctionnement de la mosquée, Uhaud Chaïb préfère s’attarder sur la modernisation apportée au lieu. Une bibliothèque avec des livres qui permettent d’aborder le Coran. La nouvelle moquette de la salle de prières conforme aux consignes de sécurité anti-incendie, les salles de classes pour les jeunes et pour tous ceux qui souhaitent apprendre l’arabe et… le français. Il y a par exemple des dames qui font partie de la première génération d’arrivants en France qui n’ont jamais eu la possibilité d’étudier le français. Ici, elles peuvent le faire.

Mais les activités à la mosquée sont centrées sur la religion, insiste le président. « Ici pas de politique, je n’en veux pas !

» lance-t-il. « Depuis la tragédie du World Trade Center, les musulmans du monde entier sont mal vus. » Une tragédie dont les effets ont été aussi dévastateurs pour les musulmans qui veulent vivre un Islam moderne et intégré dans la société française. Ce qui prend tournure avec par exemple la normalisation du ramadan dans les entreprises notamment dans les secteurs du BTP et de l’automobile… « Les racines nous devons les garder. Mais on vit en France et on remercie la France », appuie Uhaud Chaïb.

Au sein de la mosquée, le personnage de référence est l’imam. Et pour savoir « comment bien se conduire selon les enseignements du Coran », les fidèles peuvent s’en ouvrir à leur « saint homme ». « Dieu nous a donné une religion simple et facile à pratiquer que chacun adapte en fonction de sa vie personnelle et des horaires de travail » précise Uhaud Chaïb.

Outre les cinq prières quotidiennes, Ahmed Ellabbar assure également des conférences sur des thèmes de la vie courante. Celle d’hier soir s’attachait à définir quelle était la meilleure façon de vivre entre gens de différentes cultures. « Avec respect.. » a répondu un fidèle. •

http://www.lavoixdunord.fr/

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Le Ramadan : un mois de jeûne et d’entraide

Prière, jeûne et solidarité marquent le Ramadan pour les musulmans de l’agglomération||Imam khalil à Pau depuis dix-huit mois, il souligne l’essor de l’islam en France et Europe.

La Communauté Musulmane est entrée dans la période de jeûne

Pendant 29 ou 30 jours, les Musulmans pratiquant le jeûne ne pourront se restaurer qu'à la nuit tombée.
Pendant 29 ou 30 jours, les Musulmans pratiquant le jeûne ne pourront se restaurer qu’à la nuit tombée.

Le calendrier musulman est un calendrier lunaire, le mois débute lorsque le premier croissant de la nouvelle Lune est visible. « Ramadan », est le nom du neuvième mois lunaire et les dates de début et de fin du mois dépendent de l’observation du croissant de lune pour déterminer l’observance du jeûne.

Le mot ramadan est employé indifféremment en français pour indiquer le mois saint des musulmans et le mois du jeûne (le saoum en arabe), l’un des cinq piliers de l’Islam. La date peut varier d’un jour et prend le nom de «jour de doute», ceci est le résultat du cycle lunaire.
Chaque année, cette période avance donc de dix à douze jours par rapport à l’année précédente.
Durant ces 29 à 30 jours, les musulmans s’abstiennent dans la journée, du lever au coucher du soleil, de nourriture, boisson, paroles ou regards préjudiciables, pensées ou activités sexuelles, consommation de tabac et tout ce qui pourrait rompre le jeûne. Toutefois, quiconque mettrait sa santé en péril en est exempté, mais peut nourrir des personnes en remplacement, ou pour les voyageurs rattraper ensuite les jours manqués. L’acte de jeûne est une pratique du contrôle de soi. Le musulman doit s’attacher à développer en lui, patience, modestie, spiritualité et compassion. Une pureté de pensées et d’actions destinée à être un acte de foi personnel et profond ressenti non comme une contrainte mais comme une source de bienfaits. Il s’agit d’un mois de partage, qui implique aussi l’invitation des plus pauvres au repas clôturant le jeune journalier, préparé par des bénévoles comme nous l’avons vu à la mosquée d’Arras. Rompu par trois dattes et un verre de lait avant la prière du couchant (maghrib), le repas de l’iftar se compose de chorba, de viande, légumes, et salade. Puis vient la cinquième prière (‘isha’), celle du soir. Les horaires sont fixés par avance, pour chaque journée. Le Coran dit «mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit. Jeûnez ensuite jusqu’à la nuit» (sourate II – verset 187). A l’aube, une dernière collation est prise avant la première prière(fajr). Avec le jeûne, les musulmans se doivent de lire la totalité du Coran lors de prières spéciales chaque soir dans les Mosquées. Vers la fin du mois, un jour impair, a lieu la Nuit du destin, considérée comme la plus sainte de l’année, celle où le Coran a été révélé par l’archange Gabriel au prophète Mahomet, les prières durent la nuit entière.
A la fin du mois sacré, l’Aïd-el-Fitr, marque la fin du ramadan, à un jour près, dès que la nouvelle Lune a été repérée. Arrive alors l’occasion de joyeuses fêtes entre parents et amis, mais aussi pensées pour les ancêtres. Tous se souhaitent bonne fête et se rendent à la Mosquée pour la prière de l’Aïd.
À Arras-Ouest, la Mosquée est en cours d’aménagement, la grande salle de prières est terminée, mais il reste beaucoup à faire car les travaux avancent peu à peu réalisés avec les seuls dons des croyants.

Marie Paule DELORY

http://www.lavenirdelartois.fr/

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Une Web TV lyonnaise pour les musulmans

Par Loïc Blache
GML TV ()

Le 11 août a sonné le début, pour la communauté musulmane, du ramadan de l’année 1431/H. En parallèle, la Grande Mosquée de Lyon a aussi lancé sa Web TV : GML TV, accessible gratuitement sur le net. Désormais, les quelque 200 000 musulmans du Rhône pourront faire partager ces moments de prières via Internet. Une des seules initiatives en Europe.

La Grande Mosquée de Lyon investit le web en vidéo. Depuis le 11 août dernier (début du ramadan), l’établissement religieux a lancé, sur son site internet , la GML TV (pour Grande Mosquée de Lyon TV), accessible gratuitement sur le net. Au programme : les appels à la prière pour la rupture du jeûne pendant le ramadan et les prières du vendredi (13h30-15h). Par la suite, elle diffusera différents événements comme des séminaires ou des conférences. Le premier d’entre eux sera les Journées du patrimoine. Pour un investissement de 5 000 euros, la Web TV se compose, pour le moment, de deux caméras installées dans la salle de prière, d’un caméscope et d’une équipe de quatre jeunes bénévoles. Ces derniers parcourent actuellement les quartiers, marchés et autres lieux de vie pour interroger les croyants sur « le ramadan dans la vie », un programme qui sera prochainement diffusé sur le web.

Salle de prière ()
© Loïc Blache

« Ancrer la religion dans les moyens d’information modernes »

« Le ramadan est un moment où la communauté musulmane a besoin de se conforter dans ses croyances ; c’est un mois de paix et de solidarité , explique Kamel Kabtane, le recteur de la Mosquée. Cela permet aux musulmans d’être dans l’ambiance et d’ancrer la religion dans les moyens d’information modernes. Nous voulons montrer que la Grande Mosquée de Lyon est un lieu de rayonnement.  » Si le recteur admet quelques réticences au départ de la part des moins jeunes, il assure que cela reste « Ã  la marge « .

Mosquée ()
© Loïc Blache

« Avant, nous diffusions des vidéos sur Dailymotion « , se souvient Hacene Taibi, chargé de l’enseignement à la Mosquée. Lui qui gère la Web TV se réjouit de ses premiers chiffres d’audience : 600 connectés quotidiens et jusqu’à 2 600 pour la prière de début du ramadan. Des internautes venus de France, du Maghreb, du Canada et des Etats-Unis. Aujourd’hui, GML TV ne diffuse que de 20h30 à minuit (en dehors de la prière du vendredi et d’éventuels événements). Mais demain, si le succès est au rendez-vous, elle pourrait bien devenir une Web TV en continu.

http://mosquee-lyon.org/?cat=GML-TV

http://www.lyoncapitale.fr/

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« Le mois où nous travaillons le plus »

Abdelkader Ben Bahaffa, devant l'étal du rayon boucherie halal.
Abdelkader Ben Bahaffa, devant l’étal du rayon boucherie halal.

Coincé à l’angle du centre Saint-Jacques à Grande-Synthe, lundi en milieu d’après-midi, c’est l’effervescence dans cette épicerie.

Un client s’éclipse, les traits tirés, jeûne oblige. L’accueil est chaleureux, les clients discutent patientant dans la queue à la caisse, les rayons croulent sous les produits, qui fleurent l’exotisme.

Le Noël commercial des Musulmans
C’est simple : « normalement le mois de Ramadan s’avère celui où nous travaillons le plus », avance Abdelkader Ben Bahaffa, gérant des lieux, mardi matin. Plus que les autres mois, les pâtisseries orientales partent comme des petits pains, la viande halal ou les farines pour gâteaux s’écoulent en plus grandes quantités.
« Je compare souvent cette période à Noël ou à la fin d’année. Les gens sont plus solidaires, plus « famille »Â Â». Depuis plus de 20 ans, l’établissement draine une clientèle habitant Dunkerque et toute l’agglomération, et au-delà vers Bergues, Calais, Hazebrouck.
Ici, on ressent l’élargissement de la gamme « halal » proposée par les grandes surfaces « traditionnelles », les Auchan, Carrefour et autres Cora. « Cela représente une concurrence, depuis 5 à 6 ans et elle se renforce », concède l’épicier grand-synthois. « Le halal devient de plus en plus connu. J’en reviens à Noël, qui de fête religieuse a glissé en fête familiale, et en un business ». Les acteurs de la grande distribution l’ont bien compris.

Des achats
en direct auprès d’importateurs

Le commerce grand-synthois joue la carte de la proximité, avec ses clients et avec ses fournisseurs. Rien d’impersonnel dans ces lieux animés par sept salariés, deux de moins la période de Ramadan passée.
La marchandise, sa provenance surtout, attire l’oeil. « Je passe commande à un importateur, qui traite directement avec les fabricants sur place ».
Dernière « diversification » en date : les produits kosovars, turques, bosniaques, « qui ne se font pas ailleurs sur Dunkerque ».
Cette authenticité, Abdelkader la revendique : nos dattes d’Algérie et de Tunisie n’ont rien à voir avec celles produites là-bas puis emballées en France.
Les noms de marques font voyager l’acheteur : les figues de Turquie, le couscous du Maroc. Les boissons algériennes ou tunisiennes trustent l’allée centrale. Même les pâtes sont italiennes (clin d’oeil à Panzani). Et les fruits et légumes flattent la vue. Penchez-vous aussi sur les rayons des épices, maghrébines, libanaises, turques, indiennes, elles s’avèrent autant de marqueurs des cuisines nationales.
De toutes les spécialités, certaines sont très certainement introuvables en grandes surfaces.
Côté boucherie, « nous travaillons des bêtes qui affichent la même provenance que les autres bouchers, tout réside dans la manière d’abattre, sinon nous découpons de la même façon et notre présentation des produits reste identique. » Alors une clientèle « mitigée » passe la porte du magasin. « Notre cible n’est pas la communauté », commente Abdelkhader, prenant à témoin les clients présents ce matin-là. « On accueille tout le monde de la même manière et avec la même joie. On a, effectivement, beaucoup plus de Français chaque année. C’est vrai pour tous nos produits. Ils viennent parfois par curiosité, et reviennent car c’est bon ! » Toute résistance est impossible devant les cornes de gazelle et autres délices sucrés.

Ludovic BOUTIN

http://www.lepharedunkerquois.fr/

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