Archive for the ‘SALAT’ Category

Bron : une partie de l’église sert de mosquée pour les musulmans

Messieurs El Kessir, Louhichi et Bernin (Photo Céline Bonnaud)

Messieurs El Kessir, Louhichi et Bernin (Photo Céline Bonnaud)

Depuis 2006, l’église Saint-Etienne du Terraillon, à Bron, accueille dans son enceinte des musulmans qui utilisent une partie des locaux pour leur culte.

La cohabitation est inhabituelle, mais d’après les protagonistes, elle fonctionne à merveille. Le père Yves Bernin de l’église Saint-Etienne du Terraillon à Bron loue les salles derrière l’édifice à des musulmans qui les utilisent pour prier.

Jusqu’en 2006, les musulmans des environs louaient un local exigü et pas aux normes de sécurité. La solution s’est concrétisée avec ces salles autrefois dédiées au catéchisme. Le curé de l’église a accueilli à bras ouverts ses nouveaux locataires et il entretient aujourd’hui des relations amicales avec les responsables musulmans. À l’occasion des fêtes, les croyants des deux religions ne manquent jamais de s’inviter mutuellement.

La situation ne devrait pas s’éterniser pour autant : une demande de permis de construire pour une nouvelle mosquée route de Genas, à Bron, devrait être déposée cet automne.

http://www.leprogres.fr/

Aucun commentaire


Ramadan : la Grande Mosquée sert 500 à 600 repas tous les soirs

Les bénévoles distribuent des dattes avant la prière / Photo A. B.

Les bénévoles distribuent des dattes avant la prière / Photo A. B.

Pendant le mois de ramadan, la Grande Mosquée offre entre 500 et 600 repas chaque soir. Tout le monde est le bienvenu au 146 boulevard Pinel (8e), musulman ou non.

« J’étais moi aussi en difficulté il y a quelques années », se rappelle l’intendant Farid Zerguine. C’est donc tout naturellement qu’il donne de son temps pour aider à l’organisation des repas pendant le ramadan. Et pour servir un demi-millier de couverts, il en faut de l’organisation. Une trentaine de bénévoles s’occupent ainsi de la cuisine, du service, du nettoyage ou de la sécurité. Pour amasser des stocks suffisant de nourriture, la Grande Mosquée peut compter sur la solidarité des fidèles. « Il y a beaucoup de dons le samedi car c’est un jour de marché », explique Kamel Kabtane, recteur de la Mosquée de Lyon. Peu avant le coucher du soleil, des dattes et du lait sont offerts, conformément à la tradition musulmane. Vient ensuite le temps des ablutions et de la prière puis, à l’intérieur du bâtiment, du repas à proprement parler. Au menu de samedi : entrée froide, « chorba » (soupe d’agneau et de vermicelle), pomme de terre, petits pois, carottes et banane. « Les gens sont très sympas », apprécie Khalil, jeune consultant en informatique venu retrouver des amis. D’après le recteur, ce repas solidaire attire de plus en plus de monde d’année en année. Un bon point pour la convivialité, mais aussi le signe d’un manque de ressources pour une partie croissante de la population.

Arthur Bayon

http://www.leprogres.fr/

Aucun commentaire


LA RELIGION COMME ACCÉLÉRATEUR D’INTÉGRATION

En Alsace, on estime que la communauté musulmane, majoritairement turque et maghrébine, compte 120 000 fidèles et une soixantaine de lieux de culte. A ceux-ci devrait s’ajouter en février ou mars 2011, la Grande mosquée de Strasbourg.

Le chantier de la Grande mosquée de Strasbourg. (Photo DNA-Cédric Joubert)

Le chantier de la Grande mosquée de Strasbourg. (Photo DNA-Cédric Joubert)

Le chantier de la Grande Mosquée de Strasbourg a connu une succession de rebondissements et d’interruptions dus à des soucis financiers, ou, cet hiver, à des intempéries. Elle devrait néanmoins voir le jour en février ou mars 2011, estime Fouad Douai, gérant de la SCI Grande Mosquée de Strasbourg. Dans les jours à venir les travaux devraient commencer à l’intérieur de l’édifice, marquant un tournant très attendu.

Un cimetière musulman à Strasbourg

« Théoriquement, on a bouclé le projet financier », affirme le gérant. Le coût est estimé à 8,7 millions d’euros. Mais la prudence reste de mise car certaines promesses de dons « avec engagement ferme » n’ont pas encore été suivies d’effet. Ces dons encore conditionnels, à hauteur de 1,2 million d’euros, proviennent de différents pays musulmans.
Si Fouad Douai reste confiant dans le versement de cette somme, il compte toujours sur les dons des fidèles locaux. « Le ramadan est un mois de générosité. Dès que les échafaudages auront été retirés, les fidèles seront contents de voir la coupole qui brille de loin », espère-t-il.
L’islam jouit en Alsace, sous l’influence du Concordat, de conditions propres à son épanouissement au sein de la République. Les collectivités territoriales prennent part au quotidien de la communauté musulmane alsacienne. Municipalité de Strasbourg, conseil général du Bas-Rhin et conseil régional auront participé à plus d’un quart du budget de construction de la Grande Mosquée de Strasbourg.
Il a en outre été décidé, le 7 juin dernier, que Strasbourg verrait pour la première fois en France la construction sur initiative publique d’un cimetière musulman. Avec les carrés confessionnels déjà existants, ce cimetière, qui devrait être achevé en 2011, permettra aux citoyens musulmans d’être enterrés là où ils ont vécu, comme un signe fort d’intégration, tout en respectant l’orientation des corps inhumés en direction de La Mecque.
A l’avenir, les musulmans d’Alsace espèrent que ces particularismes régionaux devraient permettre -comme c’est le cas pour le catholicisme, le protestantisme ou le judaïsme en Alsace et en Moselle-, l’enseignement de l’islam dans les écoles publiques, voire dans une faculté de théologie musulmane.

Hélène David

http://www.dna.fr/

Aucun commentaire


Des taupes pas très « catholiques »

Deuxième volet de mon enquête sur les conséquences du 11 Septembre
pour la communauté arabo-musulmane de Dearborn.

Muslim American Center Dearborn

L’Imam Steve Mustapha Elturk a pris le soin de me faire visiter son établissement dans les moindres recoins et l’initiative d’enregistrer notre conversation. L’habitude sans doute. Que le FBI surveille les mosquées, sur le fond, il n’y voit rien à redire : «Ils font ce qu’ils ont à faire, même si on n’aime pas ça.»
Ce sont les méthodes employées par l’agence qui le hérissent. «Ils recrutent des gens qui ont commis des crimes, ou qui ont des problèmes avec la loi, ou avec les services d’immigration.» Il se fait plus précis : «Le FBI a approché un de nos membres pour devenir un de leurs informateurs.» Un type «d’une vingtaine d’années», qui, selon les dires de l’imam, «s’était introduit sur le site d’un complexe militaire.» «Après une nuit en prison, poursuit-il, ils lui ont demandé s’il voulait espionner ma mosquée pour leur compte.»
Il y a, en filigrane, la crainte que ces informateurs ne deviennent eux-mêmes les instigateurs zélés du crime, des agents provocateurs venus pousser quelque esprit faible dans une entreprise terroriste. «Ça n’a rien à voir avec la théorie du complot, pointe Andrew Shryock, il n’y a qu’à regarder les infos !»

Imam Dearborn

À Dearborn, un fait divers est encore dans tous les esprits : la mort brutale d’un Imam, dont le corps a été retrouvé criblé de 20 balles, lors d’une opération montée par le FBI. Selon ces derniers, l’Imam aurait tiré sur un de leurs chiens quand ils sont venus l’arrêter.
Selon les défenseurs de l’homme de foi, celui-ci n’aurait fait que se défendre quand l’animal l’a attaqué. L’affaire est aujourd’hui dans les mains de la justice, mais les résultats d’une autopsie indépendante ont d’ores et déjà mis en évidence que le visage et la main de l’Imam portaient des traces de morsures.
L’incident a choqué la communauté et au-delà. Sally Howell évoque «un homme qui œuvrait pour les plus démunis au sein de sa communauté», et ne s’étonne guère qu’il ait porté une arme. «Si je devais travailler dans le quartier dans lequel il officiait, je peux vous dire que moi aussi j’aurais porté une arme.»
De nouveau, ce sont les méthodes qui sont contestées : là encore, il s’agissait d’une de ces sting operations dans laquelle des agents du FBI se font passer pour des revendeurs de marchandises volées. De nombreuses voix ont dénoncé un recours excessif à la force pour interpeller un recéleur présumé.
Sally Howell pointe une autre conséquence du 11 Septembre pour la population de Dearborn. «Trois œuvres de charité ont été fermées. Celles-ci font l’objet de raids et sont régulièrement poursuivies en justice.» La conséquence de tout cela : «Il est devenu difficile pour les musulmans ici de donner à des organisations caritatives dans leurs pays d’origine. Mais comme ils doivent bien accomplir le Zakat (1), ils donnent l’argent sur place, à leur mosquée.»

Voiture police Dearborn

Sally estime que cette manne inattendue a participé au développement et au renouveau de la communauté. «En 2001, explique-t-elle, on comptait 38 mosquées à Dearborn. Il y en a aujourd’hui soixante, sans parler des opérations de rénovation et d’embellissement qui ont pu être financées ainsi.» Et il y a plus : entre 2000 et 2005, la population musulmane aurait grossi «de 30%», dans une période d’immigration restreinte.
L’imam Elturk a son explication. Il affirme que depuis le 11 Septembre, les conversions vont bon train, notamment parmi les Américains dits de souche : «Le 11 Septembre nous a donné une formidable opportunité de parler de notre foi, d’ouvrir nos lieux de prière, d’entamer le dialogue avec les Américains. Nous aurions dû faire cela bien avant. De leur côté, beaucoup d’Américains se sont mis à lire sur l’Islam, cela a nourri leur curiosité… Je crois que notre religion parle à leur cœur car il y a en Islam le principe de non-discrimination…»
De fait, tous les leaders religieux que j’ai rencontrés au cours de mon enquête m’ont fait la même surprenante confession. Je me rappelle qu’un confrère Égyptien avait fait cette observation de retour d’une visite d’une mosquée en Virginie. Il avait été frappé par le nombre de fidèles d’origine WASP, mais y suspectait plutôt une volonté de surveiller de l’intérieur ce qui s’y passe…

df7f842d4d4d9227fb2c085dccac.jpeg

Au final, la communauté musulmane de Dearborn pourrait donc paradoxalement sortir renforcée par les épreuves traversées. Ce qui ne doit pas surprendre, en réalité. Celle-ci est solidement ancrée dans le paysage du Michigan : sa présence remonte à plus d’une centaine d’année, elle est économiquement bien intégrée, et ses rapports avec les autres communautés ont toujours été cordiaux.
Il y a bien entendu des raisons historiques à cela. Tout d’abord, la communauté arabe de Dearborn est chrétienne à 80%, et constitue un ciment solide entre les deux mondes. Andrew Shryock explique en outre que lorsque les États-Unis ont fermé les robinets de l’immigration, en 1925, les Musulmans qui s’étaient établis à Dearborn depuis la fin du 19e siècle «se sont américanisés. En l’espace de quarante ans, ils se sont assimilés au point où ils ne parlaient plus Arabe et beaucoup avaient renié l’Islam pour embrasser le Christianisme.»
Les immigrants de confession musulmane qui recommencent à affluer à partir de 1965 viennent d’un Orient décolonisé. «C’est une population différente, qui connaît davantage de problèmes d’intégration, poursuit Andrew Shryock. Aujourd’hui, 75% des musulmans de la région de Detroit sont nés à l’étranger.» Ces nouveaux arrivants ont toutefois profité d’un socle stable sur lequel ils ont prospéré.
À suivre…

(1) Le Zakat est la troisième des piliers de l’Islam, il consiste en l’aumône accordée aux membres les plus pauvres de la communauté.

http://blog.lefigaro.fr/

Aucun commentaire


Argenteuil : le gouvernement veut « rattraper les erreurs commises »

Interview du maire d’Argenteuil

Présent à l’inauguration de la mosquée Al-Ihsan, Philippe Doucet, maire socialiste d’Argenteuil (95) et élu depuis mars 2008, donne ses impressions à Saphirnews au lendemain de l’événement, qu’il considère comme une occasion pour le gouvernement de « tourner la page » du débat houleux sur l’identité nationale.


Philippe Doucet (au centre), maire d'Argenteuil, lors de l'inauguration de la mosquée Al-Ihsan, le 28 juin 2010, aux côtés d'Abdelkader Achebouche (à g.), responsable de la mosquée, et de François Fillon, Premier ministre.

Philippe Doucet (au centre), maire d’Argenteuil, lors de l’inauguration de la mosquée Al-Ihsan, le 28 juin 2010, aux côtés d’Abdelkader Achebouche (à g.), responsable de la mosquée, et de François Fillon, Premier ministre.


Saphirnews : Quelles relations entretenez-vous avec l’association Al-Ihsan qui gère la mosquée ?

Philippe Doucet : On a de très bonnes relations avec l’ensemble des différentes mosquées de la ville d’Argenteuil. Al-Ihsan est un partenaire de la ville depuis longtemps, puisque la mosquée qui a été inaugurée hier (lundi 28 juin, ndlr) fonctionne depuis 1999 quand même. Du coup, c’est une vieille institution existante sur la ville, même si des travaux importants ont été effectués depuis.
Les relations qui existent avec les mosquées sont fortes. On a d’ailleurs tous les mois avec mon adjoint à la tranquillité public et aux cultes − mon ministre de l’Intérieur si je puis dire − une rencontre avec les différents représentants de la communauté musulmane pour faire le point sur les différents dossiers qui les concernent tout comme avec les autres cultes que nous avons sur la ville.
Nous avons d’ailleurs un dialogue interreligieux important. Il y a un groupe d’échange et de réflexion entre les différentes communautés religieuses argenteuillaises.


Quelles sont vos réactions au lendemain de l’inauguration de la mosquée ?

Ph. D. : Pour le gouvernement, cette inauguration est destinée à rattraper les erreurs et la faute qu’a été le débat sur l’identité nationale. Non pas que ce débat soit une mauvaise chose en soi, mais c’est la manière dont le gouvernement est entré dedans, c’est-à-dire de stigmatiser une partie de la population immigrée et une partie des pratiquants de l’islam plutôt que de travailler à la construction de la République d’aujourd’hui et de demain, ce qui a été une erreur.
Le gouvernement a bien vu qu’il avait fait une faute politique et qu’il fallait qu’il puisse donner un signe dans la période qui vient par rapport au débat parlementaire sur la burqa.
Ce que j’ai trouvé stupéfiant, c’est l’absence de Brice Hortefeux parce que, normalement, sur une inauguration de ce type, cela aurait dû être à lui, ministre de l’Intérieur et ministre des Cultes, de faire cette inauguration.
Le fait que le Premier ministre soit obligé de monter au créneau montre à quel point il est discrédité et disqualifié dans ces affaires-là, car, quand on est condamné pour injures raciales, inaugurer une mosquée devient un peu plus compliqué.
Trois minutes avant que M. Fillon arrive, on a appris que M. Hortefeux ne viendrait pas pour une affaire au Sénat, une raison qui ne tient pas debout…


Avez-vous accueilli la venue du Premier ministre pour cette inauguration comme une bonne chose ?

Ph. D. : Je suis dans une logique républicaine. Je me suis donc donné comme principe d’accueillir l’ensemble des ministres sur le territoire argenteuillais et a fortiori le Premier ministre.
Honnêtement, avec ce que j’ai entendu hier, j’aurais préféré qu’il lance le débat sur l’identité nationale. S’il était entré dans un des éléments sur l’identité nationale avec ce qui a été dit concernant la place de chacun dans la République d’aujourd’hui, comment conjuguer laïcité et religion, etc., je pense qu’on aurait eu un débat plus serein, plus constructif et, finalement, plus profitable à la nation.
C’était bien, d’une certaine façon, qu’il vienne rattraper la faute.


Dans quelques jours se tiendra l’examen du projet de loi contre le voile intégral. On peut penser que l’inauguration n’est un prétexte pour pouvoir utiliser la mosquée comme une tribune politique. Soutenez-vous le gouvernement dans sa démarche ?

Ph. D. : Il est clair que, pour moi comme pour beaucoup de responsables musulmans, la question de la burqa est une question qui pose problème par rapport aux droits des femmes. Mais mon sentiment à l’égard de la venue de M. Fillon n’était pas vraiment celui-ci.
Je pense qu’il a voulu envoyer un signal envers la communauté musulmane, qui était heurtée sur la manière dont le débat sur l’identité nationale a eu lieu, et un message, qui, pour le coup, me paraît important, par rapport aux différents actes anti-musulmans qui ont pu avoir lieu dernièrement, afin qu’il puisse y avoir le rétablissement de la paix républicaine sur l’ensemble du territoire.
C’est une manière d’apurer le passé récent et de remettre les compteurs à zéro. On verra quelle sera la teneur du débat public sur la burqa dans la période qui s’ouvre, mais je crois qu’il voulait surtout tourner une page de façon à en ouvrir une autre, pour que le débat sur la burqa se porte sur la burqa et non sur la manière dont les musulmans pourraient être maltraités.


Finalement, vous avez bien accueilli le discours ?

Ph. D. : Sur le fond, à propos du vivre-ensemble, de l’intégration, de la laïcité, de la tolérance…, c’est un discours qu’on tient tous les jours. Comme M. Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman, l’a bien noté, le droit à l’indifférence est une chose qui nous paraît extrêmement important.
Que le fait d’être musulman dans la République française puisse générer la même indifférence que le fait d’être catholique, protestant ou évangéliste, c’est quelque chose à laquelle on croit.
Ce qui me gênait dans le moment, c’est que si ce discours avait été tenu un an plus tôt, on aurait eu une entrée en matière pour le débat sur l’identité nationale beaucoup plus riche et plus intéressante et je pense que la nation en serait sortie renforcée, car il y aurait eu un débat positif et non un qui soit extrêmement négatif et conduisant à rien comme celui qui a eu lieu.


Quelle est votre position concernant la loi qui va prochainement être discutée ?

Ph. D. : De mon point de vue personnel, la tradition et même les textes de l’islam n’appellent pas à la burqa. Par rapport aux droits des femmes, je ne suis pas favorable au port de la burqa dans l’espace public.


Mais vous pensez que la loi telle que le gouvernement veut est applicable ?

Ph. D. : Sur la loi en elle-même, je ne suis pas parlementaire, c’est à eux de voir. (…) La question législatif est un autre sujet mais, dans le ressenti, ce qu’on me remonte (sur la burqa, ndlr), c’est qu’on est dans quelque chose dont les gens ne me disent pas forcément du bien. Après est-ce que la loi résout le problème ? Je n’en sais rien mais, en tout cas, la question est posée.

Propos recueillis par Hanan Ben Rhouma

Source:  http://www.saphirnews.com/

Aucun commentaire


A LA DECOUVERTE D’UNE VILLE MILLENAIRE : Avec ses 3 000 mosquées, Istanbul affiche fière allure

Ville splendide ayant beaucoup de dispositifs uniques et fascinants, Istanbul est à cheval entre deux continents. Terre de civilisations, donc ancrée dans ses racines, elle est aussi, avec ses plus de 3 000 mosquées, on ne peut plus poreuse aux vents du modernisme.

La Mosquée Bleue

La mosquée bleue, Son nom vient de la couleur de sa mosaïque en porcelaine

La mosquée bleue, Son nom vient de la couleur de sa mosaïque en porcelaine
Communément appelée la mosquée Sultan Ahmed, elle est certainement l’une des plus célèbres et parmi les plus belles mosquées d’Istanbul et du monde musulman. Faisant face à la célèbre « Sainte Sophie », cet édifice de l’architecte Mehmet Agha, bâti entre 1609 et 1617, la surpasse en beauté ainsi qu’en finesse. La mosquée est dotée de six minarets dont la forme élancée est spécifique à l’architecture ottomane. Quatre minarets encadrant le bâtiment principal à coupole, tandis que deux autres marquent les angles de la cour attenante.

Le bâtiment principal de la mosquée se compose d’une salle de prière surmontée d’une coupole de 23 mètres de diamètre, dont le point le plus haut culmine à 43 mètres. Si ces dimensions sont bien inférieures à celles de Sainte Sophie (sa coupole s’élève à 56 mètres), plus ancienne de mille ans, la «mosquée bleue» la dépasse en élégance. La «mosquée bleue» doit son nom à la faïence bleue d’Iznic qui en recouvre les murs. Pour sa construction, le sultan réquisitionna toutes les fabriques de la ville d’Iznic pour en produire les 21 000 carreaux de faïence. La décoration intérieure consiste principalement en des motifs floraux stylisés (sous forme de frises, d’entrelacs parfois étendus ou de médaillons).

De fines calligraphies du Coran ornent le sommet des coupoles et des bandeaux décoratifs, notamment autour des quatre imposants piliers principaux de 5 mètres de diamètre soutenant l’édifice. Les nombreuses fenêtres entourant la coupole principale et les demi-coupoles, ainsi que celles ouvertes sur les façades, laissent entrer une lumière plus uniforme sans laisser l’édifice dans la pénombre comme à Sainte Sophie. De magnifiques vitraux ornent les fenêtres de la mosquée décorées, elles aussi, de motifs floraux très élégants.

Aya Sophia, cette église devenue mosquée

Aya Sophia, cette église devenue mosquée

Aya Sophia, cette église devenue mosquée
La visite de l’incontournable basilique Sainte-Sophie ou Aya Sophia est un moment que l’on n’oublie jamais. De toutes les constructions religieuses, cette église byzantine du VIe siècle de l’ère chrétienne reste, non seulement le symbole de la puissance de l’Empire romain d’Orient, mais aussi celle de l’Empire ottoman. Elle a été transformée en mosquée par le sultan-conquérant en 1453. Les minarets et mausolées qu’ils y ajoutèrent allègent, aux yeux des contemporains, l’aspect lourd et massif de l’ancienne basilique.

Sainte-Sophie fut, pendant près de mille ans, le plus grand sanctuaire du monde chrétien et elle ne fut surpassée que par Saint-Pierre de Rome au XVIe siècle. C’est sous Atatürk qu’elle est devenue un musée très couru et visité, chaque année, par des centaines de milliers de touristes venus des quatre coins du globe.

Le palais de Topkapi

Aya sophia, une église devenue mosquée

Aya sophia, une église devenue mosquée
Siège durant près de quatre cents ans de l’Empire ottoman, le palais de Topkapi est, sans doute, le monument le plus important d’Istanbul. Dans ce palais, il est pieusement conservé des reliques ayant appartenu au Prophète (PSL) dont une dent et un poil de sa barbe, ses sabres de combat, deux épées en or enrichies de pierres précieuses. Le moulage de la main du Prophète (PSL), des empreintes de ses pieds, son manteau et d’autres objets ayant appartenus au Saint Homme. Il y a également dans la salle des reliques, l’épée que le Prophète Moussa avait utilisée pour sauver son peuple. On trouve aussi une main de Saint Jean-Baptiste, qui était autrefois au monastère de Saint-Jean de Stoudion à Samatya. Pas moins de cinq (5) millions de touristes visitent ses reliques par an.

Haut lieu du commerce

le palais de Topkapi est actuellement un des plus importants musées au monde d'art islamique. des objets ayant appartenu au prophète PSL

le palais de Topkapi est actuellement un des plus importants musées au monde d’art islamique. des objets ayant appartenu au prophète PSL
A côté des édifices religieux, se dresse la célèbre place Taksim et ses divers bars, restaurants et discothèques qui attirent, non seulement les adeptes du shopping, mais aussi les noctambules.

Comme une vague humaine déferlante, les visiteurs sillonnent la place de Taksim qui fini son parcours vers le détroit de la Corne d’Or qui sépare la partie européenne d’Istanbul en deux villes : d’une part la vieille ville et d’autre part la nouvelle. Cette séparation fait d’Istanbul la seule ville au monde à cheval entre les continents asiatique et européen. Tout visiteur est, très vite, envahi par le charme de la ville construite sur les deux rives du Bosphore où l’incessant passage des bateaux taxis procure un spectacle inoubliable.

Dans ce même quartier, en redescendant vers la Corne d’Or, le visiteur flânera dans le Grand Bazar proposant un marché sympathique où se commercialisent des tapis, bijoux, contrefaçon en tout genre et autres bibelots proposés avec insistance. Pour faire de bonnes affaires, le visiteur est appelé à négocier les prix. Au Grand Bazar, le marchandage fait partie d’un rituel entre le vendeur et l’acheteur qui est souvent invité à s’asseoir pour prendre le thé turc (çay) qui lui sera offert. Un haut lieu du commerce que les Sénégalais, citoyens du monde devant l’Eternel, maîtrisent comme leur poche. Un peu plus bas du Grand Bazar, les échoppes égyptiennes vous enivreront de leurs parfums d’épices et les restaurants qui proposent une cuisine turque typique.

Il était une fois, la … Sublime Porte

vue intérieure mosquée Aya sophia

vue intérieure mosquée Aya sophia
Istanbul (en turc Stanbul, parfois francisé en Istamboul) est la plus grande ville et la capitale économique de la Turquie, et la préfecture de la province du même nom. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1985.

Située de part et d’autre du détroit du Bosphore, à cheval sur deux continents : l’Europe et l’Asie, elle est généralement considérée comme européenne parce que la ville historique est située sur la rive occidentale du détroit. Elle est la plus grande agglomération du pays avec plus de douze millions d’habitants recensés (des estimations donnent néanmoins le chiffre de seize millions d’habitants), ce qui fait également l’une des plus grandes agglomérations du continent, et constitue aussi le principal pôle économique de la Turquie. Appelée officiellement Stanbul depuis le 28 mars 1930, elle a porté d’autres noms durant son histoire (parfois utilisés selon les contextes) notamment : «Byzance», au moment de sa fondation ; puis «Constantinople» (à partir de 11 mai 330 en l’honneur de l’empereur romain Constantin Ier).

Elle fut capitale de l’Empire byzantin depuis 395 et jusqu’au 29 mai 1453, puis celle de l’Empire ottoman jusqu’au 10 août 1920, et enfin celle de la République Turque jusqu’au 13 octobre 1923 avant que ce rôle ne soit dévolu à Ankara. Appelée aussi la «Nouvelle Rome» (d’ailleurs, comme Rome, Istanbul est fondé sur sept collines), Istanbul appartint tour à tour à la Grèce antique, à l’Empire romain (parfois appelé byzantin quand elle en fut devenue la seconde capitale), à l’Empire romain d’Orient entièrement grécophone, à l’Empire ottoman, puis, juste après la chute de celui-ci, à la Turquie.

Les anciens noms de la ville, Byzance puis Constantinople, témoignent de cette longue histoire.
Seules quelques autres grandes villes ont eu trois noms au cours de leur histoire. Du point de vue historique, on peut considérer qu’avec Athènes et Rome, Constantinople (Istanbul) est l’une des trois capitales antiques les plus importantes aujourd’hui. Les habitants de Byzance étaient appelés Byzantins et ceux de Constantinople, les Constantinopolitains ou les Politains.

Les habitants d’Istanbul sont les Stambouliotes ou les Istanbuliotes. On ne dit pas «Istanbul» pour désigner le pouvoir politique ottoman, on dit, en employant des synecdoques, la «Sublime porte» ou simplement «La Porte» s’il s’agit du gouvernement ou «Le Palais» s’il s’agit du sultan. Istanbul, avec ses 18 400 000 habitants en 2009, constitue la plus grande agglomération d’Europe.


vue intérieure mosquée bleu

vue intérieure mosquée bleu


mosquée bleue istanbul

mosquée bleue istanbul
http://www.asfiyahi.org/

Aucun commentaire


« L’opération mosquée » pour séduire les Musulmans


Pourtant annoncé, le ministre de l’Intérieur et des cultes, Brice Hortefeux, n’était pas aux côtés de François Fillon / AFP

François Fillon a inauguré un lieu de culte musulman hier en région parisienne : une première, après le débat sur l’identité nationale et avant l’interdiction du voile intégral.

Un ancien garage Renault de 3 000 mètres carrés transformé en mosquée flanquée d’un minaret : la transformation de cette friche industrielle d’Argenteuil, en région parisienne, est déjà lourde de symbole. L’inauguration de ce nouveau lieu de culte musulman par le Premier ministre – une première dans l’histoire de la République – a rajouté à la symbolique.

Façon pour le gouvernement de tenter de rassurer la communauté musulmane échaudée par les débats sur l’identité nationale et le voile intégral. A une semaine du début des travaux parlementaire sur l’interdiction du niqab, François Fillon a ainsi répété que son gouvernement n’entendait aucunement discriminer la deuxième religion de France, un « islam de juste milieu où le croyant vit sereinement sa foi » dans le respect de la République.

« Tirailleurs, spahis, tabors, moi, je n’oublie jamais tous ces soldats épiques, descendus de l’Atlas et des Aurès pour faire don de leurs vies à la France », a-t-il poursuivi en référence aux combattants, souvent musulmans, des anciennes colonies qui ont lutté sous l’uniforme français. « Aujourd’hui, les personnes de confession musulmane et leurs lieux de culte sont encore trop souvent l’objet de discriminations, et la cible d’agressions que nous ne pouvons tolérer (…) », a-t-il embrayé, promettant d’être « intraitable » contre ces faits.

Dans le même temps, il a estimé que « l’ennemi de la cohésion nationale » était « le repli clanique et le communautarisme », dont l’une des formes les plus dangereuses est « l’intégrisme religieux ». « En renvoyant une image sombre et sectaire, les personnes qui dissimulent leur visage au prétexte de leur foi sont, consciemment ou non, les opposantes à l’islam de France », a enchaîné le Premier ministre, appelant les musulmans à se dresser contre « ce détournement du message religieux ».

Un pan du discours accueilli plutôt fraîchement par une partie de l’auditoire, opposée à un texte sur le voile intégral, à l’instar du président du Conseil français du culte musulman. Mohammed Moussaoui a ainsi répété que « des pratiques et des comportements marginaux comme le port du voile intégral ne doivent pas conduire à la stigmatisation de la pratique musulmane dans son ensemble ». Mais globalement, lui comme les autres responsables musulmans ont salué cette inauguration, « un signe de respect » et une « grande première qui restera gravée dans les mémoires ».

L’interdiction du voile intégral le 6 juillet devant les députés

L’examen du projet de loi sur l’interdiction du port du voile intégral dans les lieux publics doit début le 6 juillet devant l’Assemblée nationale, lors de la session extraordinaire. Mais c’est la Belgique qui pourrait être le premier pays de l’Union européenne à interdire le niqab dans tout espace public : un projet de loi dans ce sens a été approuvé fin avril par la Chambre des députés doit encore être avalisé par le Sénat. Le gouvernement socialiste espagnol songe également à inclure dans une future loi sur la « liberté de religion » une mesure pour restreindre l’usage du voile intégral.

L’Union européenne en tout cas n’entend pas légiférer pour réglementer l’usage du voile intégral car cette décision relève des gouvernements, a affirmé hier la Commission européenne. « Je ne vois pas la nécessité d’une loi européenne sur la burqa », a déclaré Cecilia Malmström, commissaire européenne en charge des Affaires intérieures.

Source:  http://www.leprogres.fr/

Aucun commentaire


Une nouvelle mosquée, des besoins croissants

François Fillon a prôné hier un « islam serein » et mis en garde contre les extrémismes.François Fillon a prôné hier un « islam serein » et mis en garde contre les extrémismes. S. POUZET / 20 MINUTES

Religion Un lieu de culte musulman a été inauguré hier à Argenteuil, en présence du Premier ministre

Après plus de dix ans de négociations et de travaux, la troisième ville d’Ile-de-France a enfin son lieu de culte musulman. La mosquée Al Ihsân a été inaugurée hier, en présence de François Fillon. Un symbole fort, en plein débat sur le port du voile intégral : c’est la première fois qu’un Premier ministre se déplace pour ce type d’événement. Mais surtout un soulagement pour les 28 000 musulmans d’Argenteuil (Val-d’Oise), jusque-là contraints de prier dans des foyers.

Coupole et minaret
Le bâtiment de 5 300 m2, construit sur un ancien garage Renault, en impose avec sa coupole dorée et son minaret. Mais il a fallu bien de la patience à l’Institut islamique de France pour mener à bien ce projet. « Quand nous nous sommes lancés, les esprits n’étaient pas ouverts, rappelle Abdelkader Achebouche, président de l’association. Le premier permis de construire, obtenu en 1999, n’autorisait ni arcades, ni coupole, ni minaret. » Ce permis a été étendu en 2004, et la construction, entièrement financée par les fidèles, a pu commencer. La mosquée peut aujourd’hui accueillir 3 300 personnes, dont près de 1 700 dans la grande salle de prière.
Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman, a profité de l’événement pour dresser un état des lieux. « Il y a 2 000 lieux de culte en France pour 5 millions de musulmans, dont 850 000 participent à la prière du vendredi, a-t-il rappelé. Pour que l’image des fidèles priant dans la rue disparaisse à jamais, il faudrait doubler la surface de culte. » D’après Lhaj Thami Breze, président du conseil régional du culte musulman de l’Ile-de-France centre, des mosquées seraient en projet dans de nombreuses villes de la région. « Mais à peine sont-elles construites qu’elles ne suffisent plus, déplore-t-il. Le vendredi, il y a autant de fidèles dehors que dedans. Les projets mettent trop de temps à aboutir pour des problèmes de financement. » Un espoir, cependant : depuis une dizaine d’années, il est plus facile d’obtenir des permis de construire. « Avant, la mairie préemptait les terrains », soupire Lhaj Thami Breze. « Mais les pouvoirs locaux ont pris conscience du besoin, ce qui a permis de mettre en chantier de nombreuses mosquées, se réjouit Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris. On voit se construire un islam de France, avec les valeurs de notre société. »

Hélène Colau
Source:  http://www.20minutes.fr/

Aucun commentaire


François Fillon inaugure une mosquée et vante l’Islam « du juste milieu »

François Fillon est allé inaugurer une mosquée à Argenteuil en banlieue parisienne aujourd’hui. Un geste fort pour le Premier ministre, une semaine avant le début de l’examen du projet de loi sur l’interdiction du voile intégral. Il a appelé les musulmans de France à prendre leurs distances avec l’extrémisme.

Benoit Tessier

Un Premier ministre qui inaugure une mosquée, une première sous la cinquième république. Une première qui a suscité un début de polémique. Le parti socialiste estimant que c’était une manière de réparer « la faute » du débat sur l’identité nationale. « Une opération démagogique de communication » selon Faouzi Lamdaoui, ancien secrétaire du Parti socialiste à l’égalité.

Un moyen pour François Fillon de dialoguer avec les Musulmans à une semaine du début du débat parlementaire sur l’interdiction du voile intégral. Le Premier ministre a fait un éloge de l’islam de France, culte «  de paix et dialogue « . Il a assuré que « la réalité de l’islam de France aujourd’hui » était une religion du « juste milieu » où l’on vit sa foi dans le respect « des principes de la République« .

Pas question, toutefois, de renoncer à l’interdiction de la burqa. « En renvoyant une image sombre et sectaire, les personnes qui dissimulent leur visage au prétexte de leur foi sont, consciemment ou non, les opposantes à l’Islam de France que vous avez contribué à construire« .

La France compte entre cinq et six millions de musulmans. 33% se déclarent croyants et pratiquants. François Fillon s’est dit conscient des discriminations dont ils sont victimes. L’an dernier, « 30% des faits de violences racistes, des menaces dans la très grande majorité des cas, ont visé des personnes de confession musulmane« .

Source:  http://www.france-info.com/

Aucun commentaire


Portes ouvertes sur le chantier de la mosquée

De 15h à 18h hier, les visiteurs ont pu découvrir le chantier de la mosquée de Villeneuve d'Ascq. Ici, le hall d'entrée. De 15h à 18h hier, les visiteurs ont pu découvrir le chantier de la mosquée de Villeneuve d’Ascq. Ici, le hall d’entrée.


Alors que les travaux de la mosquée de Villeneuve d’Ascq sont entrés dans la dernière ligne droite, les responsables du projet organisaient hier une visite de chantier. Les curieux ont été nombreux à venir découvrir ce nouveau bâtiment basé à deux pas du Stadium Lille Métropole.




MORAD BELKADI > morad.belkadi@nordeclair.fr
Quelques gravats s’amoncellent à l’entrée du parking ; à l’intérieur, les murs sont bruts de décoffrage. Et lorsque quelques visiteurs s’aventurent à l’étage pour découvrir les salles dédiées à l’enseignement, ils découvrent des longs tuyaux couleur bronze qui n’en finissent plus de s’entrelacer. Ils font office de chauffage au sol… Oui, la mosquée de Villeneuve d’Ascq est encore en chantier, mais beaucoup s’y sont pressés hier après-midi pour une petite visite guidée. « C’est une façon de montrer où l’on en est aux gens qui nous ont aidés à la financer et permettre à tout le monde de venir la découvrir », explique Mohammed Slimani, secrétaire général de l’association d’animation et d’échanges culturels, à l’origine du projet.

« Sobre »
Verdict ? S’il faut mesurer le succès de la mosquée à l’aune de la foule qui s’y est pressée jusqu’à 18 h, alors c’est plutôt positif. « C’est grand », glisse un visiteur plutôt impressionné par la surface. Marie, elle, est venue par « curiosité » et n’est pas une novice en termes de lieux de culte. « J’en ai déjà visité d’autres, comme celle de Mons-en-Baroeul », confie la dame.
A-t-elle une préférence ? « C’est difficile à dire car cette mosquée n’est pas encore achevée », répond-elle. Elle se prononcera une fois les finitions apportées.
Reste qu’il y en a un qui est d’ores et déjà satisfait de l’évolution du chantier : Oussama Bezzazi, l’architecte du bâtiment que le public pouvait croiser hier. « C’est l’aboutissement d’un coup de crayon que j’ai donné en 2004, dit-il tout sourire. C’est un bâtiment qui s’intègre dans une ville nouvelle. Mon exigence était de le faire de la façon la plus sobre. » Pas de chichis, une seule et grande arcade épurée avec ses larges baies vitrées qui ont plu aux visiteurs saluant la grande luminosité.
Côté calendrier, la salle de prière devrait ouvrir dans le courant du mois d’août, la livraison du reste du bâtiment n’est pas attendue avant un an.

Source:  http://www.nordeclair.fr/

Aucun commentaire



SetPageWidth