Archive for the ‘SAWM’ Category

Ramadan de toutes les réjouissances…

ÉCRIT PAR ASSANE SOUMANA

La communauté musulmane a célébré, hier, la fête de Ramadan. Cette échéance tant attendue est l’aboutissement d’une série d’épreuves pour les pères de famille. Ainsi, après avoir passé, tant bien que mal, le cap des dépenses quotidiennes liées à la préparation des mets qui achalandent chaque soir la table pour la rupture du jeûne, les fidèles ont dû faire face aux dépenses entrant dans le cadre des préparatifs de la fête.

En effet, cet important événement impose deux rubriques budgétaires incontournables, à savoir les vêtements pour la famille et le repas de fête. A Niamey, et sans doute dans les autres villes du pays, la fièvre des préparatifs de la fête est montée d’un cran à partir de vendredi 26 août dernier, avec le démarrage du paiement des salaires aux fonctionnaires, sur instruction de plus hautes autorités.

Le lundi, veille du jour ‘’J », la situation était des plus explosives. Autour des centres commerciaux, comme le Petit marché et le Grand marché, la circulation est sujette à des scènes d’embouteillages aussi intenses que permanentes. Pour se rendre dans ces deux pôles d’attraction, on pouvait mieux faire confiance à ses pieds qu’à la plus somptueuse des voitures. Tant il est vrai qu’à certains endroits, l’impasse était totale au grand dam des automobilistes qui ne savent plus où donner du volant. Lire le reste…

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L’Islam libre des Turcs locaux

La prière communautaire qui a ouvert le premier jour de  Ramazan Bayrami appelait   à la fraternité. La communauté musulmane des Balkans (Bosniac, Macédoniens) avait également sa place aux côtés des musulmans turcs.  Photo M. G.

La prière communautaire qui a ouvert le premier jour de Ramazan Bayrami appelait à la fraternité. La communauté musulmane des Balkans (Bosniac, Macédoniens) avait également sa place aux côtés des musulmans turcs. Photo M. G.

Il est 8heures moins le quart, le soleil tape déjà sur le quartier de la Sablière. Dans le local de l’Association des travailleurs turcs, une centaine d’hommes agenouillés sur des tapis écoute le prêche d’un l’imam, ouvrant le premier jour de Ramazan Bayrami (fête du ramadan en turc, littéralement réapparition de la lune). Envoyé par l’État de Turquie, l’imam est venu spécialement d’Ankara pour passer le mois du ramadan aux côtés de la communauté turque de Montceau. « Nous essayons de faire vivre l’esprit de ce mois sacré de l’Islam, comme cela se pratique en Turquie », explique M. Ozturk, un jeune Montcellien d’origine turque, avocat au barreau de Chalon. Lire le reste…

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Fête de l’Aïd-el-fitr : Une communion dans la prière, la fraternité et la solidarité

La communauté musulmane du Burkina Faso, à l’instar de certains pays du monde, a célébré la fête de l’Aïd-el- fitr, marquant la fin du mois de jeûne, le mardi 30 août 2011. A la place de la Nation, la grande prière a été dirigée par l’imam de la grande mosquée de Ouagadougou, El hadj Aboubacar Sana. Lire le reste…

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Fin du ramadan pour la communauté musulmane

Par Didier PITHON et Jean Marc VASCO

Jour de fête pour les musulmans de la région qui ont marqué la fin du ramadan.

Mardi 9h30, la grande prière marque officiellement la fin du ramadan.

A Roubaix, ils étaient entre 3000 et 4000 à participer à cette grande célébration un moment de recueillement collectif qui conclue 29 jours de jeun et de prière.

Ainsi débute l’Aïd-el-fitr, une journée de retrouvaille et de fête pour toute la communauté musulmane, un jour ou tout ou presque est permis. Lire le reste…

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Eïd Moubarak à la communauté musulmane

 

Eïd Moubarak-Rupture de jeûne

Eïd Moubarak-Rupture de jeûne

L’Eïd el-Fitr est une grande fête pour tous les Musulmans. C’est la fin d’un grand chemin spirituel pour toute la communauté. Prières, repas et bonne humeur vont rythmer cette journée.

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Vivre pleinement le Ramadan au centre Avicenne

 

C'est la prière de l'Icha, la dernière de la journée, qui rassemble le plus de fidèles.

C’est la prière de l’Icha, la dernière de la journée, qui rassemble le plus de fidèles.

Depuis le 1er août, la communauté musulmane de Rennes observe le Ramadan. Un mois de jeûne et de prières sous le signe de la fraternité.

Il est 21 h. Le centre culturel islamique Avicenne de Villejean, inauguré en 2006, est encore calme. L’heure officielle du coucher du soleil, en ce vendredi 19 août, est fixée à 21 h 15. Les fidèles commencent à franchir les portes du sanctuaire, après avoir pris soin d’ôter leurs chaussures.

À l’heure dite, le signal du repas retentit. Juste le temps d’engloutir quelques dattes, et un peu de thé à la menthe, que tout le monde se rend dans la mosquée pour la prière du Maghreb. Pendant quelques minutes, les fidèles se recueillent, le regard tourné vers la Mecque, avant de se remettre à table pour un repas bien mérité.

Un mois de partage et de solidarité

Le repas de rupture de jeûne est offert à tous par le centre Avicenne, grâce aux dons des fidèles. « Le mois de Ramadan est synonyme de partage et de solidarité, indique Bouazza Talibi, trésorier du centre culturel islamique Avicenne. C’est pourquoi notre association a décidé de préparer un grand repas tous les soirs. Tout le monde est le bienvenu, même les non musulmans. » Lire le reste…

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Le don, cet autre pilier de l’islam

En France et dans de nombreux pays musulmans, le mois de ramadan est cette année l’occasion d’une mobilisation particulière pour aider les victimes de la catastrophe humanitaire que vit la Somalie.

En Turquie, par exemple, plus de 85 millions d’euros ont déjà été récoltés par des dizaines de mosquées, associations, entreprises et ONG. Dernièrement, c’est l’Union des chambres de commerce et d’artisan d’Ankara qui a promis de reverser les revenus d’une journée de travail des chauffeurs de minibus aux Somaliens. Le ramadan est une période particulièrement propice aux dons puisqu’il représente non seulement le moment où doit être versée l’aumône de la rupture du jeûne (zakât al fitr), mais il est aussi une période où les croyants doivent être bien plus généreux que d’habitude. « La meilleure aumône est celle qui est donnée pendant le mois de ramadan » dit d’ailleurs un hadith bien connu. La zakât al fitr, qui, dans les premiers temps de l’islam était donnée sous forme alimentaire, doit être versée avant la fête du ramadan et a pour objectif de permettre aux plus démunis de passer l’aïd al fitr dans de meilleures conditions. Plus généralement, la solidarité et la générosité ont une place quasi-rituelle dans la vie des croyants durant ce mois. Ainsi, pour jeûner comme il se doit il ne suffit pas de s’abstenir de manger, il faudrait aussi permettre à ceux qui jeûnent, en quelque sorte malgré eux et tout le temps, de manger un peu mieux durant ce mois. C’est l’occasion de rappeler, plus généralement, une dimension moins bien connue de l’islam, l’importance du don. D’ailleurs, la zakât al mâl (aumône légale) que chaque croyant doit payer une fois par an pour ses ressources financières supérieures à 85 grammes d’or a une place particulièrement importante. Elle est le 3e des cinq piliers de l’islam, juste après la shahada et la prière quotidienne, et est citée dans plus de 80 versets coraniques qui rappellent l’obligation de s’en acquitter. « Soyez assidus à la prière, faites l’aumône, vous retrouverez auprès d’Allah le bien que vous aurez acquis à l’avance, pour vous-même » dit, par exemple, le verset 110 de la 2e sourate du Coran.

http://fr.zaman.com.tr

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LES FÊTES RELIGIEUSES DANS LES TRADITIONS

Les sociétés musulmanes qui sont d’esprit profondément religieux, accordent une valeur particulière à la qualité religieuse des individus. De même, l’Islam qui est une religion « révélée », s’intéresse à tous les actes, mêmes les plus ordinaires, de l’individu. En somme, il est à vrai dire une civilisation complète qui n’a pas manqué de donner aux rapports sociaux, à la politesse, à la bienséance, qui en sont les manifestations les plus fréquentes et les plus apparentes, son caractère particulier.

Le Coran, et la Tradition prophétique (hadiths) sont par certains côtés des codes de politesse très étudiés, très suivis et ils confèrent aux règles de la bienséance musulmane une autorité indiscutable et une immuabilité évidente.

LES FÊTES RELIGIEUSES, LE PELERINAGE.

La petite fête : l’Aïd-el-séghir

L’Aïd-el-séghir est la petite fête qui célèbre la rupture du Jeûne. Le premier jour, on fait hors des remparts, à la m’çalla une prière en commun que dirige l’Imam. Ce jour et les deux jours suivants, on rend des visites, on échange des vœux et on fait des aumônes aux pauvres. En principe, chacun doit donner une mesure d’un repas quotidien par membre de sa famille. Cette aumône est dite «zakat de la fitra : c’est une sorte de purification », c’est-à-dire purification de la fortune acquise, qu’elle soit grande ou petite.

La grande fête : l’Aïd-el-Kebir et le pèlerinage.

La fête passée, ceux qui ont l’intention d’accomplir le pèlerinage de la Mecque font leurs préparatifs afin de se trouver dans le lieu Saint au moment de l’Aïd-el-kébir, la grande fête. Elle a lieu deux lunaisons et dix jours après la rupture du Jeûne. Lire le reste…

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Ramadan : les musulmans de Saint-Gratien font plier la mairie

Écrit par Ilyess

Nouvel épisode dans lebras de fer qui oppose la mairie de Saint-Gratien à l’Association franco-musulmane de la ville. Hier, la ville lui a accordé une salle municipale sous la pression du tribunal administratif. Pour la deuxième fois en moins de deux semaines, les juges ont en effet condamné la commune, mardi, pour avoir refusé de louer aux musulmans la salle qu’ils réclamaient pendant le ramadan.

L’élue déplore les deux jugements défavorables
Cette fois, une astreinte de 1 000€ par jour, à compter d’aujourd’hui et jusqu’au 27 août inclus, a été prononcée, tant qu’aucune salle ne serait mise à disposition de l’association. Hier, la mairie a décidé de leur attribuer le gymnase du Piccolo, durant deux heures, entre 14 h30 et 16h30, aujourd’hui puis vendredi.
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La communauté musulmane souligne le mois du ramadan

PAUL-ANDRÉ GILBERT

L imam Foudil Salmoune explique qu’une fois le soleil couché, les musulmans qui font le ramadan peuvent venir à la mosquée pour les soupers communautaires et assister à la prière spéciale de ce mois lunaire. Photo : Jean Laramée
Les musulmans de Brossard ont entrepris, le 1er août, le mois du ramadan. Encore plus qu’un mois de jeûne, ce mois se veut l’occasion de réfléchir sur la vie et d’aider les plus démunis, selon Foudil Salmoune, imam et administrateur du Centre communautaire islamique de la Rive-Sud. 

Le ramadan est le 9e mois du calendrier islamique. Pendant 29 ou 30 jours, selon la lune, les adultes musulmans s’abstiennent de manger, de boire et d’avoir des relations sexuelles entre le lever et le coucher du soleil. Les musulmans profitent de ce mois pour se rapprocher de Dieu par les prières et le bénévolat, ainsi qu’en faisant des dons à ceux qui en ont besoin.
Le plus grand centre islamiquePendant tout le mois que dure le ramadan, le Centre communautaire islamique de la Rive-Sud, situé sur le boul. Grande-Allée, redouble d’activité. Tous les soirs, un souper communautaire est organisé. En semaine, plus d’une centaine de personnes y assistent, tandis que la fin de semaine, ces soupers peuvent attirer plus de 200 personnes.

Après le repas, entre 22h10 et minuit, plus d’un millier de personnes participent à la prière spéciale du ramadan.

Selon l’imam Foudil Salmoune, la majorité des gens qui se rassemblent à la mosquée sont des Brossardois. M. Salmoune croit d’ailleurs que la communauté musulmane la plus importante de la Rive-Sud se trouve à Brossard, avec entre 5000 et 10 000 personnes. Cependant, une grande quantité de fidèles se déplace des villes avoisinantes pour participer à la prière. Lire le reste…

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Les entreprises s’adaptent au ramadan

Pendant longtemps, le ramadan n’a pas fait partie des préoccupations des entreprises françaises. Mais avec une pratique et des demandes de plus en plus présentes de la part des salariés, les directions ont dû se saisir de la question, tout en garantissant la bonne gestion de leurs entreprises.

Bien que le principe de laïcité ne s’applique qu’au service public, certaines entreprises l’évoquent pour refuser les demandes des salariés faisant le ramadan. Ces demandes sont en général des aménagements d’horaires pour les métiers physiques, en extérieur ou pour finir une heure plus tôt étant donné que la pause-déjeuner n’est pas prise. Pour pouvoir rompre le jeûne, Brahim, employé dans une société d’exportation, demande à partir plus tôt quand le ramadan tombe en hiver, ce à quoi sa direction a toujours répondu favorablement. D’autres au contraire ne demandent pas d’aménagements, soit parce que le principe du ramadan est justement l’apprentissage de la maîtrise de soi et de la patience, soit par discrétion. Mohamed, employé dans une société de transit maritime et aérien, est dans ce dernier cas. Il n’éprouve pas vraiment le besoin de modifier son emploi du temps et ne veut pas s’imposer. Il est pourtant convaincu que sa direction serait ouverte à ce genre de demandes. Les blocages dans son entreprise viendraient plutôt de certains employés qui montrent leurs collègues musulmans du doigt pour leurs pratiques. Lire le reste…

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Un ramadan de privation ou de surconsommation ?

FOUAD BAHRI, PARIS

La pratique de l’iftar qui rompt chaque jour le ramadan est souvent l’occasion de repas gargantuesques tranchant avec la modération consommatoire de ce mois sacré. Un décallage attribué par le théologien Ahmed Jaballah à la confusion entre « la recommandation islamique de se rassembler en famille » et « les excès liés aux habitudes culturelles. »

Le ramadan, mois de jeûne et quatrième pilier de l’islam, est-il encore celui de l’ascèse et de la privation ? Pas si sûr. Face aux excès de consommation des musulmans, encouragés à grand renfort de marketing par une grande distribution vorace, la question peut légitimement se poser. Et beaucoup se la pose. « Le ramadan est visiblement et statistiquement le mois de consommation par excellence. Ne voyez-vous pas là une dérive et un paradoxe ? » s’interroge une internaute sur le forum Yabiladi.com. De fait, le constat s’impose. Quand vient l’heure de l’iftar (rupture du jeûne), il n’est pas rare de voir des tables somptueuses, garnies de buffets succulents où la harira ou la chorba le disputent au tajine, à l’entrée et au banal plat de résistance, sans oublier bien sûr, la saveur exquise des qalb ou leuzz,makrout ou zlabia (pâtisseries arabes) arrosés d’un bon café. Ce type de banquet où cinq personnes mangent pour dix tranche assurément avec l’ambiance austère et spirituelle véhiculée par le jeûne sacré.

La méconnaissance du ramadan

C’est bien l’avis de Tahar Mahdi, théologien et juriste en droit musulman, enseignant à l’Institut international de la pensée islamique (IIIT) qui remarque une « perte totale des finalités voulues par le jeûne du fait qu’on a fait de ce mois béni une occasion d’implication matérielle, voire matérialiste. Ce qui favorise la surconsommation qui n’est autre chose que l’abandon de l’enseignement prophétique à ressentir la faim et la soif, pour devenir solidaire de tous les affamés du monde. » Une opinion partagée par Ahmed Jaballah, théologien musulman et directeur de l’Institut européen des sciences humaines (IESH), qui voit dans cette pratique consumériste l’effet d’une méprise. « Il y a certainement des excès constatés dans les pratiques alimentaires des musulmans pendant le ramadan. Lire le reste…

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Le ramadan dure plus longtemps dans la plus haute tour du monde

Les occupants de la plus haute tour du monde ont certes une vue imprenable sur Dubaï, mais doivent également observer un jeûne plus long à l’occasion du ramadan… à cause de la hauteur.

Les habitants de la Burj Khalifa, la tour la plus haute du monde construite à Dubaï (828 mètres), observent un ramadan plus long que ceux qui habitent sur la terre ferme. En effet, ils doivent respecter un jeûne de deux minutes de plus en raison de la hauteur de la tour, qui fait que lesoleil reste visible plus longtemps que sur le plancher des vaches !

« Burj Khalifa fait presque un kilomètre de haut, ce qui signifie que les gens dans les étages les plus élevés peuvent encore voir le soleil alors qu’il s’est déjà couché pour ceux qui sont en bas », a expliqué à Reuters Ahmed Abdoul Aziz al Haddad, le mufti de Dubaï qui édicte les règles de la pratique religieuse dans l’émirat.« Ainsi, ils ne peuvent rompre le jeûne comme le reste de la ville, il y a une différence de deux minutes ».

Le mufti de Dubaï a également rappelé l’histoire vieille de plusieurs centaines d’années, lorsqu’un dignitaire musulman s’était vu poser la question d’un ramadan plus long pour ceux qui travaillaient au phare d’Alexandrie, situé à 135 mètres de hauteur :  »Sa réponse a été qu’ils ne pouvaient rompre le jeûne que lorsqu’ils constataient par eux-mêmes que le soleil s’était couché ».

http://www.gentside.com

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Le ramadan plus populaire qu’il y a 15 ans

Des musulmans en prière dans une mosquée à Dijon en août 2010.

Des musulmans en prière dans une mosquée à Dijon en août 2010.AFP/JEFF PACHOUD

Pour marquer le début du ramadan, l’IFOP publie une analyse de sondages pour La Croix sur l’évolution de l’islam en France. Extraits.

Une communauté jeune. Près de deux tiers des musulmans de France ont entre 18 et 34 ans (62 %), souligne l’IFOP. Une tranche d’âge clairement surreprésentée. Car si l’on prend en compte l’ensemble des Français, les 18-34 ans ne représentent que 29 % de la population.

L’enquête souligne aussi une surreprésentation des musulmans chez les ouvriers (32,9 % contre 20,1 % pour l’ensemble des Français), les employés (14,6 % contre 9,8 % pour l’ensemble des Français) et les étudiants et chômeurs (7,3 % contre 3,5 % pour l’ensemble des Français). Lire le reste…

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Islam : Le Ramadan vu de notre ville, quelques commerces pour rompre le jeûne

Les Musulmans ont débuté leur Ramadan 2010 le 11 aoùt dernier, comme leur impose l’Islam, leur religion, du moins pour les Musulmans pratiquant. Il correspond au neuvième mois lunaire du calendier musulman. C’est donc la bonne période pour (re)découvrir cette diversité culturelle avec nos papilles.

Nous avons donc fait un petit tour des commerces de notre ville de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) proposant des offres particulières à cette occasion. Occasion de rencontrer des commerçants de proximité qui nous ont tous réservés un accueil chaleureux et nous tenons à les remercier du temps qu’ils on bien voulu nous accorder. Il va de soit que la liste n’est pas exhaustive et que les commerces cités ne présentent pas de caractère publicitaire. Si un commerçant de Noisy-le-Sec avait été oublié, qu’il n’en soit pas froissé et qu’il nous contacte. Nous seront heureux d’enrichir cet article initial d’informations complémentaires.

Centre-Ville-Mairie

La Boucherie du Marché
Place Dreyfus

La Boucherie du marché, place Dreyfus à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions

Le Patron des lieux nous y accueille avec le sourire. En plus de sa viande de qualité, la boucherie du marché propose spécifiquement pour cette période, du pain Kabyl, de la Zlabia et des gateaux orientaux. Le tout est « fait maison ». Fermée le dimanche.

La Boulangerie du Marché « L’épi d’or »
Place Dreyfus

La Boulangerie du Marché, l’Epi d’Or,  place Dreyfus à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions

Ce sympatique commerçant que nous avions évoqué sur nos pages en février dernier puisqu’il s’était vu décerner le 3ème prix de la baguette de tradition française, propose en cette période divers produits spécifiques : Pain de semoule, Zlabia, Kelb ellouz (coeur d’amande) et du Makroud. Fermeture hebdomadaire le jeudi.

Le Restaurant « Chez Davny »
13, rue de Béthisy

Le Restaurant « Chez Davny » 13, rue de Béthisy à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions

Le jeune couple qui tient ce restaurant, qui par ailleurs fait salon de thé, vous propose pour l’occasion : Des Bricks (poulet, viande, thon,..), des banatages, de la chorba, ainsi que M’Smen et M’Hajeb. Tous les produits sont faits maison y compris les frites. Il fait également salon de thé dans un décor tout en couleurs et des compositions murales très modernes.

Centre-Ville-Gare

Le magasin Symply Market
Rue Jean Jaurès angle Bd Gambetta

Magasin Simply-Market de Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions

Vous y trouverez, en plus des rayons halal habituels, un espace spécial Ramadan, où vous pourrez trouver entre autres : Halawa (nature, aux amendes, aux pistaches,..), différentes épices, des sauces, du sirop de glucose pour patisseries, du lait fermenté, des haricots blancs, des pois chiche,… Bref tout ce qu’il vous faut pour cuisiner chez vous vos plats préférés.

La boucherie Marzouk
Rue Jean Jaurès angle Bd Gambetta

La Boucherie Marzouk à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions

Contrairement à l’année dernière, cette boucherie halal, à la réputation qui dépasse largement les frontières communales, ne propose pas spécifiquement de produits pour cette période. En revanche sa viande y est excellente dans cette boutique à la façade élégante. Vous y trouverez des morceaux de choix pour la soupe de chorba et de la harira traditionnelle. De quoi se faire de bons plats pour rompre le jeûne.

Le fast-food Chicken Casbah
98 rue Jean Jaurès

La maison Chicken Basbah à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions

Accueil chaleureux des responsables des lieux, très fiers de nous présenter leurs produits faits maison spécifiquement pour la période du Ramadan. Vous pourrez y trouver : Zalabia, patisserie orientale, methor, galette kabyle, dattes et loucoums, lait fermenté et le soir du thé à la menthe. Vos hôtes vous y accueille jusqu’à 22h00.

Square Stéphenson

A la boulangerie-patisserie, vous trouverez de la patisserie orientale, des galettes kabyles, zalabia, et dattes.

Boulangerie-Patisserie du square Stéphenson à Noisy-le-Sec © L.Derrien / JENB Productions

A la boucherie du square Stephenson, Vous pourrez trouver des dattes.

Voici le Calendrier du Ramadan 2010 / 1431 avec les heures de prières et de jeûne de l’Hégire à Paris.

Bon Ramadan à tous.

Muriel Nicolau-Bergeret

http://jenbproductions.canalblog.com/

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Musulmans ou non, ils ont rompu le jeûne

  • Accueil chaleureux et échange culturel au menu du ftour offert samedi soir par l'association des ressortissants marocains à des convives ravis.

    Accueil chaleureux et échange culturel au menu du ftour offert samedi soir par l’association des ressortissants marocains à des convives ravis.

Une centaine de personnes, dont la moitié non musulmane, a partagé dans la bonne humeur le ftour,repas de rupture du jeûne du ramadan.

« Venez, c’est ici ! » Devant l’Association des ressortissants marocains de Flers, un musulman invite des voisins qui s’approchent de l’entrée, samedi, au coucher du soleil. Une sorte de haie d’honneur les accueille à l’intérieur de la grande salle, décorée pour l’occasion de tapis, tentures, et des drapeaux français et marocains suspendus côte à côte. Les sièges sont recouverts de tissu brillant, de longues tables dressées pour accueillir une petite centaine de convives. Voisins, amis ou simples curieux ont répondu à cette large invitation lancée à l’occasion du ramadan. C’est une première !Jean-Claude, 70 ans, salue ses voisins : « J’en connais pas mal, c’est une bonne idée de se rassembler. Je suis catholique mais toutes les religions sont bonnes. »

Dans l’assemblée, plusieurs couples mixtes, comme Yasmina, 21 ans, chrétienne mariée à Khalid, musulman marocain de 25 ans. L’objectif, selon Yasmina : « Faire découvrir les traditions islamiques sans préjugés. » « On n’est pas là pour montrer la religion, précise Khalid, juste pour être unis. » La prière a en effet été faite dans la mosquée attenante avant que n’arrivent les invités.

Colette et Daniel, 75 et 81 ans, venus de Montilly-sur-Noireau, ont « accepté de bon coeur l’invitation. Nous sommes protestants et nous participons au mouvement Vivre ensemble avec les musulmans. » « On est là pour partager avec les gens sans distinction de race et de religion », s’enthousiasme Ousmane N’Diaye, la soixantaine.

Leçon d’ouverture

Une fois les convives assis, Mustapha Smouni, initiateur de l’événement, remercie chacun pour sa présence : « Accepter notre invitation est un signe de fraternité. » La sénatrice de l’Orne Nathalie Goulet se réjouit que « dans une société en crise, on cherche à montrer ce qui rassemble et pas ce qui divise. Je voudrais qu’on en tire une leçon d’ouverture. » Le maire de Flers est représenté par son adjoint Jean-Pierre Hurel.

Le repas commence : « Il faut prendre les dattes avec la soupe ! », conseille Mustapha, 70 ans, à ses voisins. « Moi j’allais les manger après », hésite une dame avant de tenter l’expérience en riant. « Si vous sortez avec encore la faim, vous payez la note ! », plaisante Mustapha Smouni. Aucun risque ! Les hôtes reviennent régulièrement auprès des tables pour vérifier que rien ne manque. Said Bayati, trésorier de l’association des ressortissants marocains, indique les recettes des mets. Soupe, beignets, crêpes, dattes, salades, brochettes, pain, riz, légumes, salade de fruits… Les femmes de la communauté ont cuisiné toute la journée, les jeunes font le service et les anciens servent le thé à la menthe.

Ahmed Tijani est imam au Maroc, de passage en Basse-Normandie pour rencontrer les musulmans à l’occasion du ramadan : « J’étais dans une autre ville mais je suis venu ici quand j’ai appris qu’il y avait ce partage du ftour. Il devrait y avoir ça dans toutes les villes ! » « Ce n’est qu’un début », lançaient les organisateurs en fin de soirée, au vu du succès de la rencontre.

Alix FROISSART.
http://www.ouest-france.fr/

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Dossier : Le ramadhan en France

70% affirment observer le jeûne

Dans les quartiers à forte concentration musulmane comme la Goutte d’or et Barbès à Paris, l’on se rend vite compte qu’on est en plein mois de ramadan.

A quoi ressemble le mois de jeûne en France ? Qu’est-ce qui fait sa particularité ? Comment les musulmans se préparent-ils à l’accueillir ? Annoncé par le Conseil français du culte musulman (CFCM), qui s’était réuni à la Grande Mosquée de Paris pour fixer la date du début du ramadan, mois de grands moments de piété et de partage, il ne passe pas inaperçu sur l’autre rive de la Méditerranée, notamment dans les grandes villes où réside une importante communauté musulmane, à l’instar de Paris, Marseille et Lyon. En effet, la France est le premier pays d’Europe comptant le plus grand nombre de musulmans, 5 à 6 millions, et parmi eux 70% affirment observer le jeûne, selon une enquête réalisée l’année dernière par l’Institut français d’opinion publique (Ifop), contre 60% il y a une vingtaine d’années. Dans les quartiers à forte concentration musulmane comme la Goutte d’or et Barbès à Paris, on sent vite que c’est ramadan, tant il est rare de voir un habitant du coin manger, boire ou fumer dans la rue. Les marchés aussi sont dans l’ambiance du ramadan à travers les gâteaux traditionnels, les dattes, mais aussi et surtout la viande halal, proposés par les commerçants, des Maghrébins le plus souvent.

Les grandes enseignes de distribution telles que Auchan, Carrefour et Leclerc se mettent aussi, depuis quelques années, à l’heure du mois sacré en réservant des stands aux produits halal : viande, épices du Maghreb et dattes entre autres, qu’elles écoulent grâce à des campagnes publicitaires lancées plusieurs semaines auparavant. En effet, le marché halal en France, représentant un enjeu intéressant sur le plan économique, suscite une concurrence entre organismes investisseurs de plus en plus forte. Selon des estimations, il pèserait désormais près de 5 milliards d’euros ; chiffre notamment contesté par la Grande Mosquée de Paris qui le juge surévalué. Sur un autre plan, des quêtes sont organisées au niveau des mosquées et des marchés et l’argent récolté servira à la préparation de plats pour les nécessiteux.

Autres signes de ramadan en France : les quartiers abritant une forte communauté musulmane sont très animés le soir après la rupture du jeûne. Ailleurs, des associations organisent régulièrement des expositions et des concerts.

Décor de circonstance à Marseille

S’il est une ville de France où les signes du ramadan sont perceptibles un peu partout, c’est bien Marseille, la « 49e wilaya d’Algérie » comme aiment à l’appeler certains, en référence à l’importante communauté algérienne qui y est établie.

Quelques jours avant le début du mois sacré, ses « ingrédients » font leur apparition dans les marchés. Epices, gâteaux orientaux, piments et olives faits maison, tous les produits ramadanesques sont proposés par les commerçants qui ne lésinent pas sur leur voix pour attirer le maximum de clients et faire un bon chiffre d’affaires. Pour certains, cela passe aussi par le lancement de promotions sur les produits les plus demandés durant le mois de jeûne, comme la viande, par exemple. Ces soldes exceptionnels touchent également… la téléphonie.

Les taxiphones proposent des offres de communication alléchantes vers les pays du Maghreb particulièrement à l’occasion de ce mois. Des quêtes d’argent pour construire des mosquées sont organisées, avec l’autorisation des autorités locales, par des étudiants qui sillonnent les marchés plusieurs jours avant le début du ramadan. « Récemment, un jeune étudiant chargé de cette mission au niveau du marché aux Puces, m’a révélé qu’il avait réussi à amasser pas moins de 900 euros en une seule journée. C’est vous dire combien les gens sont généreux ici », souligne Noureddine, un Algérien de 38 ans qui vient juste de s’installer dans la cité phocéenne. Au niveau des mosquées aussi – une au moins par arrondissement, l’ambiance ramadanesque est visible.

Des réunions y sont organisées une semaine avant le lancement du mois sacré pour récolter l’argent nécessaire à la préparation de plats en faveur des nécessiteux. Chaque fidèle est appelé à apporter sa contribution pour la réussite de cette action de solidarité en fonction de ses moyens, bien sûr. Dans le même registre, des familles invitent, plusieurs jours à l’avance, les étudiants et les personnes vivant seules à rompre le jeûne avec elles. Par ailleurs, des entreprises et des associations procèdent, deux ou trois jours avant le début du mois sacré, à la distribution de calendriers « spécial ramadan » sur lesquels sont portés les horaires de l’iftar et de l’imsak. De leur côté, certains médias locaux, comme Radio Soleil et Radio Gazelle, fournissent aux musulmans toutes les informations relatives au mois de ramadan, qui « ne passe pas du tout inaperçu ici », commente Noureddine. Et pour cause : « Les musulmans sont présents en grand nombre à Marseille. » « Ce qui frappe l’esprit ici durant le ramadan, c’est que de nombreux bistrots et restaurants sont fermés la journée. La raison ? Ils sont tenus par des musulmans », conclut-il.

Les employeurs face à la pratique du jeûne

Attitude n De plus en plus d’entreprises acceptent la pratique du jeûne de ramadan en France. Mieux encore, certaines procèdent à des aménagements horaires pour leurs employés musulmans.

Les températures élevées, les longues journées d’été, les sorties tardives du travail seront autant d’ennemis pendant ce mois de privation. Cette année, le ramadan au mois d’août est une véritable aubaine pour les musulmans. Beaucoup partent en congé et certaines entreprises ferment carrément. « On en a de la chance : on peut jeûner tranquillement sans avoir à se soucier des contraintes du boulot », relève Amar qui exerce dans une collectivité locale à Paris. De son avis, il n’est pas toujours facile de travailler à jeûn : « Votre responsable hiérarchique se rend vite compte que vous n’êtes pas en possession de tous vos moyens et tente d’en connaître les raisons. Si vous lui dites la vérité, il risque d’avoir une opinion négative sur vous avec toutes les idées reçues sur les musulmans. » « Quand le ramadan coïncide avec les congés comme c’est le cas cette année, on évite tout cela », poursuit-il.

Cependant, en règle générale, un grand nombre d’employeurs sont conciliants et acceptent d’aménager les conditions de travail de leurs employés pratiquant le jeûne, sans que ce geste désorganise l’entreprise ou que le reste du personnel en pâtisse. Certains accordent souvent le droit à leurs employés de partir plus tôt. Parfois, ils accordent l’Aïd en « jour férié » pour tous. Ce type de pratique permet à tous les employés de travailler harmonieusement et donc plus efficacement. L’employeur comme les employés sont gagnants. « J’ai eu la permission de partir à 20h 30 au lieu de 21h pour pouvoir manger plus tôt, car c’est très fatigant », a témoigné à l’Agence France Presse (AFP) Mariana, 41 ans, femme de ménage pour une société de nettoyage. Seulement, dans la majorité des cas, les salariés musulmans préfèrent ne pas en informer leurs employeurs, encore moins leurs collègues. Quand ils se sentent en difficulté au travail, ils préfèrent opter pour un départ en congé plutôt que de demander un quelconque aménagement. Et ceux qui n’ont pas d’autre choix que de travailler doivent, alors, se surpasser pour ne pas paraître en méforme et éviter ainsi les remarques qui pourraient en découler. « Il ne faut surtout pas que votre rendement diminue, car on risque de faire vite le lien avec ramadan. Personnellement, je fais tout mon possible pour que l’on ne me dise pas que je travaille moins durant ce mois », relève Amar. _ Pour les femmes qui travaillent, la tâche est encore plus difficile, car une fois la journée de travail terminée, le plus souvent à 17h ou 17h 30, elles doivent s’atteler à la préparation du f’tour.

« Pas de vacances au bled cette année ! »

Les émigrés, qui constituent le gros de la communauté musulmane de France, ont été peu nombreux à passer leurs vacances, cette année, dans leur pays d’origine. Ceux qui l’ont fait ont opté pour juillet au lieu d’août pour pouvoir passer le mois de jeûne en France. La raison ? « Il est vraiment difficile de jeûner sous la chaleur, le temps est plus clément ici », nous a-t-on expliqué.
Du coup, les avions à destination d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie pour ne citer que ces pays du Maghreb, affichent ‘’vides’’ ou presque depuis le début du mois de ramadan. Pourtant, les compagnies aériennes ont lancé des promotions alléchantes, sans toutefois réussir à séduire grand monde.

Des mosquées pleines à Paris

Images. Quand le mois sacré débute, les mosquées, implantées pour la plupart dans les 18e et 19e arrondissements, s’avèrent le plus souvent trop exiguës pour accueillir les nombreux fidèles.

C’est dans les quartiers où il y a une forte communauté musulmane que l’on peut véritablement sentir l’« odeur » du ramadan à Paris. Ils sont principalement répartis entre les 11e, 18e, 19e et 20e arrondissements. Les plus connus restent la Goutte d’or et Barbès où les produits typiquement ramadanesques, tels que la zlabia, font leur apparition dans les marchés dès la dernière semaine du mois de chaâbane. Quand le mois sacré débute, les mosquées, implantées pour la plupart dans les 18e et 19e arrondissements s’avèrent le plus souvent trop exiguës pour accueillir les nombreux fidèles qui y viennent accomplir leur devoir religieux. « Ces lieux de culte sont très fréquentés durant ce mois car beaucoup tiennent à y accomplir la prière du coucher du soleil », témoigne Amar, 42 ans, qui vit à Pantin dans le 18e arrondissement depuis bientôt 13 ans. Selon lui, les jeunes générations issues de l’émigration sont très attachées à l’islam : « Elles sont de plus en plus pieuses : elles font la prière, observent le jeûne, mangent halal. » Certaines mosquées offrent également aux nécessiteux et autres personnes vivant seules la possibilité de rompre le jeûne en groupe. Au menu, l’incontournable chorba, un plat de résistance avec viande et un dessert le plus souvent.
La particularité du ramadan cette année dans la capitale française pour Amar, ce sont « les rayons de produits halal introduits par les grandes enseignes de distribution.

Pratiquement, toutes ont lancé des campagnes publicitaires quelques jours avant le mois sacré pour faire connaître leurs nouveaux produits. Il faut dire que les musulmans dans la région parisienne sont très nombreux ». Sur un autre registre, il indique que les soirées sont un peu plus animées que d’habitude. « Ceci est dû au fait que le mois sacré intervient cette année en plein mois d’août. Beaucoup sont en congé et une fois n’est pas coutume, ils ne sont pas partis au bled. Du coup, ils sortent le soir et veillent jusqu’à une heure tardive », explique-t-il, non sans signaler que des concerts et des galas sont organisés un peu partout…

Kamel Imarazène

http://www.el-annabi.com/

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Jour de prières de ramadan à la mosquée Ennour de Lomme

 Une centaine de fidèles ont participé à la prière de la nuit à la mosquée de Lomme.
Une centaine de fidèles ont participé à la prière de la nuit à la mosquée de Lomme.

L’appel retentit dans la mosquée Ennour de Lomme. C’est l’heure de la prière de la nuit que l’on nomme Isha. Dans les pays arabes, ce rite de l’Islam se fait à l’extérieur pour prévenir les fidèles. Rue de la Mitterie, il a lieu à l’intérieur. Question de respect pour le quartier et signe d’intégration au mode de vie du pays d’accueil.

PAR CAROLE MOCELLIN

lambersart@lavoixdunord.fr

La mosquée a vu le jour en 1991 sous l’impulsion de l’association islamique d’entraide et de fraternité qui a aménagé un ancien magasin de meubles en lieu de culte. Sur la façade, aucune inscription. « L’islam dans les caves, c’est fini », dit Uhaud Chaïb, le président de l’association. « Nous n’avons rien à cacher, mais indiquer sur la porte qu’il s’agit d’une mosquée ne fait pas partie pour l’instant des priorités ». Soixante à soixante-dix personnes de confession musulmane hommes et femmes la fréquentent quotidiennement et entre deux à trois cents durant le mois sacré du ramadan.

Depuis neuf années qu’il préside au fonctionnement de la mosquée, Uhaud Chaïb préfère s’attarder sur la modernisation apportée au lieu. Une bibliothèque avec des livres qui permettent d’aborder le Coran. La nouvelle moquette de la salle de prières conforme aux consignes de sécurité anti-incendie, les salles de classes pour les jeunes et pour tous ceux qui souhaitent apprendre l’arabe et… le français. Il y a par exemple des dames qui font partie de la première génération d’arrivants en France qui n’ont jamais eu la possibilité d’étudier le français. Ici, elles peuvent le faire.

Mais les activités à la mosquée sont centrées sur la religion, insiste le président. « Ici pas de politique, je n’en veux pas !

» lance-t-il. « Depuis la tragédie du World Trade Center, les musulmans du monde entier sont mal vus. » Une tragédie dont les effets ont été aussi dévastateurs pour les musulmans qui veulent vivre un Islam moderne et intégré dans la société française. Ce qui prend tournure avec par exemple la normalisation du ramadan dans les entreprises notamment dans les secteurs du BTP et de l’automobile… « Les racines nous devons les garder. Mais on vit en France et on remercie la France », appuie Uhaud Chaïb.

Au sein de la mosquée, le personnage de référence est l’imam. Et pour savoir « comment bien se conduire selon les enseignements du Coran », les fidèles peuvent s’en ouvrir à leur « saint homme ». « Dieu nous a donné une religion simple et facile à pratiquer que chacun adapte en fonction de sa vie personnelle et des horaires de travail » précise Uhaud Chaïb.

Outre les cinq prières quotidiennes, Ahmed Ellabbar assure également des conférences sur des thèmes de la vie courante. Celle d’hier soir s’attachait à définir quelle était la meilleure façon de vivre entre gens de différentes cultures. « Avec respect.. » a répondu un fidèle. •

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Le Ramadan : un mois de jeûne et d’entraide

Prière, jeûne et solidarité marquent le Ramadan pour les musulmans de l’agglomération||Imam khalil à Pau depuis dix-huit mois, il souligne l’essor de l’islam en France et Europe.

La Communauté Musulmane est entrée dans la période de jeûne

Pendant 29 ou 30 jours, les Musulmans pratiquant le jeûne ne pourront se restaurer qu'à la nuit tombée.
Pendant 29 ou 30 jours, les Musulmans pratiquant le jeûne ne pourront se restaurer qu’à la nuit tombée.

Le calendrier musulman est un calendrier lunaire, le mois débute lorsque le premier croissant de la nouvelle Lune est visible. « Ramadan », est le nom du neuvième mois lunaire et les dates de début et de fin du mois dépendent de l’observation du croissant de lune pour déterminer l’observance du jeûne.

Le mot ramadan est employé indifféremment en français pour indiquer le mois saint des musulmans et le mois du jeûne (le saoum en arabe), l’un des cinq piliers de l’Islam. La date peut varier d’un jour et prend le nom de «jour de doute», ceci est le résultat du cycle lunaire.
Chaque année, cette période avance donc de dix à douze jours par rapport à l’année précédente.
Durant ces 29 à 30 jours, les musulmans s’abstiennent dans la journée, du lever au coucher du soleil, de nourriture, boisson, paroles ou regards préjudiciables, pensées ou activités sexuelles, consommation de tabac et tout ce qui pourrait rompre le jeûne. Toutefois, quiconque mettrait sa santé en péril en est exempté, mais peut nourrir des personnes en remplacement, ou pour les voyageurs rattraper ensuite les jours manqués. L’acte de jeûne est une pratique du contrôle de soi. Le musulman doit s’attacher à développer en lui, patience, modestie, spiritualité et compassion. Une pureté de pensées et d’actions destinée à être un acte de foi personnel et profond ressenti non comme une contrainte mais comme une source de bienfaits. Il s’agit d’un mois de partage, qui implique aussi l’invitation des plus pauvres au repas clôturant le jeune journalier, préparé par des bénévoles comme nous l’avons vu à la mosquée d’Arras. Rompu par trois dattes et un verre de lait avant la prière du couchant (maghrib), le repas de l’iftar se compose de chorba, de viande, légumes, et salade. Puis vient la cinquième prière (‘isha’), celle du soir. Les horaires sont fixés par avance, pour chaque journée. Le Coran dit «mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit. Jeûnez ensuite jusqu’à la nuit» (sourate II – verset 187). A l’aube, une dernière collation est prise avant la première prière(fajr). Avec le jeûne, les musulmans se doivent de lire la totalité du Coran lors de prières spéciales chaque soir dans les Mosquées. Vers la fin du mois, un jour impair, a lieu la Nuit du destin, considérée comme la plus sainte de l’année, celle où le Coran a été révélé par l’archange Gabriel au prophète Mahomet, les prières durent la nuit entière.
A la fin du mois sacré, l’Aïd-el-Fitr, marque la fin du ramadan, à un jour près, dès que la nouvelle Lune a été repérée. Arrive alors l’occasion de joyeuses fêtes entre parents et amis, mais aussi pensées pour les ancêtres. Tous se souhaitent bonne fête et se rendent à la Mosquée pour la prière de l’Aïd.
À Arras-Ouest, la Mosquée est en cours d’aménagement, la grande salle de prières est terminée, mais il reste beaucoup à faire car les travaux avancent peu à peu réalisés avec les seuls dons des croyants.

Marie Paule DELORY

http://www.lavenirdelartois.fr/

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