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« Le mois où nous travaillons le plus »

20/08/2010
Abdelkader Ben Bahaffa, devant l'étal du rayon boucherie halal.
Abdelkader Ben Bahaffa, devant l’étal du rayon boucherie halal.

Coincé à l’angle du centre Saint-Jacques à Grande-Synthe, lundi en milieu d’après-midi, c’est l’effervescence dans cette épicerie.

Un client s’éclipse, les traits tirés, jeûne oblige. L’accueil est chaleureux, les clients discutent patientant dans la queue à la caisse, les rayons croulent sous les produits, qui fleurent l’exotisme.

Le Noël commercial des Musulmans
C’est simple : « normalement le mois de Ramadan s’avère celui où nous travaillons le plus », avance Abdelkader Ben Bahaffa, gérant des lieux, mardi matin. Plus que les autres mois, les pâtisseries orientales partent comme des petits pains, la viande halal ou les farines pour gâteaux s’écoulent en plus grandes quantités.
« Je compare souvent cette période à Noël ou à la fin d’année. Les gens sont plus solidaires, plus « famille » ». Depuis plus de 20 ans, l’établissement draine une clientèle habitant Dunkerque et toute l’agglomération, et au-delà vers Bergues, Calais, Hazebrouck.
Ici, on ressent l’élargissement de la gamme « halal » proposée par les grandes surfaces « traditionnelles », les Auchan, Carrefour et autres Cora. « Cela représente une concurrence, depuis 5 à 6 ans et elle se renforce », concède l’épicier grand-synthois. « Le halal devient de plus en plus connu. J’en reviens à Noël, qui de fête religieuse a glissé en fête familiale, et en un business ». Les acteurs de la grande distribution l’ont bien compris.

Des achats
en direct auprès d’importateurs

Le commerce grand-synthois joue la carte de la proximité, avec ses clients et avec ses fournisseurs. Rien d’impersonnel dans ces lieux animés par sept salariés, deux de moins la période de Ramadan passée.
La marchandise, sa provenance surtout, attire l’oeil. « Je passe commande à un importateur, qui traite directement avec les fabricants sur place ».
Dernière « diversification » en date : les produits kosovars, turques, bosniaques, « qui ne se font pas ailleurs sur Dunkerque ».
Cette authenticité, Abdelkader la revendique : nos dattes d’Algérie et de Tunisie n’ont rien à voir avec celles produites là-bas puis emballées en France.
Les noms de marques font voyager l’acheteur : les figues de Turquie, le couscous du Maroc. Les boissons algériennes ou tunisiennes trustent l’allée centrale. Même les pâtes sont italiennes (clin d’oeil à Panzani). Et les fruits et légumes flattent la vue. Penchez-vous aussi sur les rayons des épices, maghrébines, libanaises, turques, indiennes, elles s’avèrent autant de marqueurs des cuisines nationales.
De toutes les spécialités, certaines sont très certainement introuvables en grandes surfaces.
Côté boucherie, « nous travaillons des bêtes qui affichent la même provenance que les autres bouchers, tout réside dans la manière d’abattre, sinon nous découpons de la même façon et notre présentation des produits reste identique. » Alors une clientèle « mitigée » passe la porte du magasin. « Notre cible n’est pas la communauté », commente Abdelkhader, prenant à témoin les clients présents ce matin-là. « On accueille tout le monde de la même manière et avec la même joie. On a, effectivement, beaucoup plus de Français chaque année. C’est vrai pour tous nos produits. Ils viennent parfois par curiosité, et reviennent car c’est bon ! » Toute résistance est impossible devant les cornes de gazelle et autres délices sucrés.

Ludovic BOUTIN

http://www.lepharedunkerquois.fr/

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Les smartphones à l’heure du ramadan

20/08/2010

L’explosion des smartphones s’accompagne de nouvelles applications aussi diverses que variées. A l’occasion du Ramadan 2010, les développeurs se sont attachés à créer des applications visant à faciliter la vie des croyants durant ce mois sacré. De l’horaire du jeûne au scanner halal en passant par la boussole indiquant la direction de la Mecque, tout est maintenant disponible via les smartphones.

Le Coran sur son téléphone. C’est une des applications proposées par les développeurs de smartphones. C’est la firme finlandaise Nokia qui fut l’une des premières à présenter des guides pratiques pour les musulmans lors du ramadan 2009. Ces applications avaient alors rencontré un franc succès et le nombre de téléchargements avait dépassé la barre du million. Cette année, les autres firmes se sont mises au diapason et la création de ce style d’application s’est diversifié au possible.

Cette année, l’Ovi Store – boutique d’applications en ligne de Nokia – repropose ses classiques de l’année dernière : Prayer Times (horaire de prière et de rupture du jeûne pour 1000 villes dans le monde), Arabica (lexique pour les musulmans non-arabophones), Boyoot Allah (géolocalisation des mosquées sur les cartes Ovi). Les applications Saint Coran (lecture et écoute du Coran), Hadith (recueil des actes et paroles du prophète), et « Makkah et Madinah » (guide virtuel des lieux saints de l’Islam) feront office de nouveautés de l’année.

Sur l’Android Market, les utilisateurs musulmans d’un « Google Phone » peuvent par exemple télécharger Ramadan Lite, qui procure les horaires des prières et de début et fin de jeûne en fonction de l’endroit où l’on se trouve, « Duas for Fasting », qui fournit prières et récitations sacrées en rapport avec le Ramadan, ou encore le guide pratique « Live Ramadan ».

Un « scanner halal » pour l’Iphone

Première boutique d’applications mobiles par le nombre (plus de 200 000), l’App Store propose également au téléchargement, un certain nombre de programmes consacrés au Ramadan ou à l’Islam de manière générale pour iPhone, iPad ou iPod Touch. Parmi lesquels « Ramadan Guide », qui fournit des informations complètes sur ce mois (règles, vidéos, bénéfices, questions/réponses, etc.), l’Islam pour les Nuls, version mobile de l’ouvrage éponyme, ou encore Annu-Halal, annuaire des restaurants halal de France. L’application Find Mecca (trouver La Mecque) ressemble à une boussole dont l’aiguille passe du rouge au vert lorsque l’utilisateur fait face à La Mecque depuis n’importe quel lieu dans le monde. Enfin l’application Scanner Halal permet de scanner les ingrédients d’un produit et d’en ressortir les éléments à base de porc. Pour cela, il suffit de photographier la liste des ingrédients d’un produit, de traiter le cliché avec l’application et le tour est joué.

Plusieurs applications ne servent pas exclusivement au ramadan. On retrouve des logiciels qui aident les utilisateurs à trouver le supermarché le plus près où ils pourront acheter de la nourriture halal. D’autres permettent d’apprendre la prononciation arabe de prières quotidiennes où de compter le nombre de pages du Coran lues quotidiennement.

Certaines applications sont gratuites. Celles qui ne le sont pas varient généralement entre 0,79€ et 3,99€, bien qu’il en existe de plus coûteuses.

http://www.afrik.com/

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Avec le ramadan, les boucheries halal font le plein

17/08/2010
Driss Aït Mouhand tient la boucherie Halal rue Monseigneur-Mouëzy. Le commerce ne désemplit pas avec le ramadan.

Driss Aït Mouhand tient la boucherie Halal rue Monseigneur-Mouëzy. Le commerce ne désemplit pas avec le ramadan.

Le ramadan donne l’occasion aux musulmans de festoyer après le coucher du soleil. Les ruptures de jeûne remplissent les boucheries et charcuteries halal de la ville.

La boucherie El Baraka, rue Monseigneur Mouëzy ne désemplit pas. Du matin au soir, les clients font la queue, patiemment et en silence, devant la boutique du boucher traiteur. Une grande agitation règne dans le commerce. Une odeur de tajine, d’épices et de cuisine orientale caresse les narines. Les étals présentent des merguez, des cuisses de poulet et autres côtes d’agneau. Difficile de ne pas craquer sur les plats que le traiteur concocte chaque jour.Cela fait trois ans que Driss Aït Mouhand tient sa boucherie halal. Sa marchandise, il l’achète à Nantes. « Ça marche bien, se réjouit-il. Je vends de la qualité comme certaines boucheries françaises. La différence, c’est que les animaux sont égorgés selon le rite musulman. Le sang ne reste pas dans l’animal. »

Devant lui, des clients commencent à s’impatienter. Le patron dispose de peu de temps pour échanger quelques paroles. On l’appelle déjà dans son magasin.

« Rien n’est laissé au hasard »

Tous confirment la qualité de la viande qu’ils achètent à la El Baraka. « Elle est meilleure et on sait qu’ici, elle est vendue selon les rites de l’islam », confie un retraité habitué de la boucherie. Mais il n’y a pas que des musulmans à venir faire ses courses chez Driss. « Toutes les nationalités achètent de la viande ici », précise un autre client.

Il existe huit boucheries halal à Rennes. Certaines grandes surfaces commencent à s’y mettre mais elles ne proposent pas la variété des morceaux exposés sur les étals des artisans. « On peut trouver de la viande hachée ou des steaks mais ce n’est pas comme ici », explique un habitué.

De plus, la grande distribution ne dispose pas aussi facilement d’une personne habilitée à égorger l’animal, comme l’exigent les textes. « Rien n’est laissé au hasard, confie un fidèle. Des associations contrôlent que le rite a bien été respecté. »

Le ramadan n’est pas pour rien dans la belle affluence que connaissent les bouchers musulmans en ce moment. Si les pratiquants jeûnent la journée, les plats, copieux, envahissent les tables familiales quand le soleil se cache. « Nous mangeons le soir, et puis trois heures plus tard, et encore avant la prière du matin, expose un père de famille. Les plats sont variés, il y en a parfois cinq ou six. On fait des efforts pour se sentir bien. »

Serge LE LUYER.
http://www.ouest-france.fr/

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Le halal s’affiche… tout doucement

17/08/2010
Alors que le ramadan a commencé mercredi, les industriels du marché halal multiplient les campagnes publicitaires. Les grandes surfaces sont plus discrètes sur leur stratégie de communication.
Le marché du halal se frotte les mains avant le ramadan
Les cinq à six millions de musulmans de France entreront mercredi dans le mois du ramadan. L’occasion de se pencher sur le marché halal qui ne cesse de se développer. © TF1/LCI

Des lardons, des nems ou encore du chorizo halal… Aujourd’hui, dans les rayons des grandes surfaces, voir des produits halal n’est plus tout à fait exceptionnel. Avec un marché évalué à 5,5 milliards d’euros en 2010, d’après une étude du cabinet Solis, les enseignes ont bien compris que le halal était un secteur à conquérir. Mais depuis moins d’un an, le marché du halal a franchi un nouveau cap en s’affichant sur les panneaux publicitaires et à la télévision.

  • Ces non-croyants qui font le ramadan

    Certaines personnes font le ramadan sans avoir aucune conviction religieuse. Pas toujours par solidarité envers leurs collègues ou compagnons musulmans.

    Ces non-croyants qui font le ramadan
    Les musulmans sont entrés mercredi en période de ramadan. A cette occasion, le budget alimentaire des ménages pratiquant le jeûne explose. Un phénomène qui profite avant tout au marché du halal. Décryptage.

  • Six questions sur le halal

Les premiers à se lancer sur ce terrain ont été les marques spécialisées, comme Zakia halal, qui ouvre la voie en 2009 avec son spot de pub diffusé sur deux grandes chaînes de télévision. Le leader sur le marché du halal, Isla Délice, ne tarde pas non plus à s’afficher. La marque a lancé le 2 août dernier une campagne publicitaire massive à l’échelle nationale : 6000 panneaux dans 150 villes en France. Objectif : toucher sa principale cible, les jeunes, et surtout envoyer un message clair aux grandes surfaces : nous sommes là.

Car si les marques spécialisées n’ont pas hésité à se lancer dans la publicité, pour les grandes enseignes, la stratégie de communication est plus ambigüe. Seule publicité mise en place par les grandes surfaces : la promotion dans leur catalogue de produits typiques, durant le ramadan, sans trop en faire non plus. «  Les enseignes qui vendent du halal sont souvent la cible des mouvements d’extrême-droite. Pour ne pas les avoir sur le dos, les grands groupes communiquent en prenant des chemins de traverse, mêlant les produits halal au folklore oriental », explique Florence Bergeaud-blacker, sociologue au CNRS. Et effectivement, les termes utilisés sont plus subtils comme «  Parfums d’ailleurs » pour Lidl ou encore « Mille et une saveurs «  pour Carrefour.

Neutralité des grandes marques

La plupart jouent encore la carte de la discrétion tout en s’adaptant à la clientèle :  » Dans certains magasins, vous trouverez des rayons halal plus grands que d’autres. C’est pareil pour la publicité, certains magazines peuvent faire la promotion de ces produits, d’autres non », explique Angelique Jarnoux des centres E.Leclerc. De leur côté, les marques nationales comme Fleury Michon, Herta, Knorr, Liebig ou encore Maggi ne se lancent pas non plus sur le terrain de la publicité, notamment, parce qu’elles touchent un public plus large et  » n’ont pas envie de heurter leur clients non musulmans », affirme Abbas Bendali, directeur du cabinet Solis, spécialisé dans les études de marketing ethniques.

Un marché assumé au contraire à 100% par les marques spécialisées, qui bien plus que la visibilité veulent aujourd’hui sortir des clichés publicitaires des « Mille et une nuits ». « Zakia halal a créé le buzz l’an dernier avec une pub courte qui va à l’essentiel. Mais le message restait très factuel : je suis Zakia, voilà où me trouver. La publicité sur le halal a bien évolué depuis », explique Abbas Bendali.

En matière d’approche publicitaire, c’est la marque Isla Délice qui frappe un grand coup cette année en dépoussiérant les codes d’un marché discret. La marque met en place une affiche mettant en scène un coq gaulois et un bœuf charolais avec un slogan : Fièrement Halal. Une manière de faire comprendre que les musulmans de France veulent manger aujourd’hui les mêmes produits qu’un Français lambda.

Par Zineb MIRAD
http://lci.tf1.fr/

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« Le ramadan permet de se recentrer » – Saint-Herblain

16/08/2010

Le ramadan est un des cinq piliers de l'islam. Tous ceux qui le peuvent le font.</P>

Des dizaines de familles herblinoises sont entrées dans le mois du ramadan mercredi 11. Jusqu’aux alentours du 10 septembre, elles jeûneront du lever au coucher du soleil. Quelques explications.

Entretien

Avec Jamal, imam à la mosquée Al Houda de Preux, et Zeinab, organisatrice de cours pour enfants.

À quoi correspond le ramadan ?

C’est l’un des cinq piliers de l’islam, un mois consacré à l’adoration d’Allah par le biais du jeûne. C’est l’expiation des péchés, la préparation au paradis, la bénédiction, etc. Durant cette période définie par le calendrier lunaire, les musulmans ont l’obligation de s’abstenir de manger, de boire et d’avoir des rapports sexuels, du lever au coucher du soleil.

Sur le plan humain, qu’est-ce que cela vous apporte ?

Le ramadan permet de couper la monotonie de la vie. Et puis notre religion tient compte de deux choses : le matériel qui a souvent tendance à prendre le dessus et le spirituel. La philosophie de l’islam, c’est de permettre à un homme de vivre son humanité dans de bonnes conditions en ayant une bonne maîtrise intérieure. De ses passions, de ses pensées. Ça permet de se recentrer. Le ramadan est un geste de fidélité et davantage de croyants sont présents à la mosquée pour les prières.

Le ramadan est aussi un temps de partage…

C’est une période de resserrement des liens. Familiaux d’abord. Et les musulmans doivent redistribuer une partie de leur richesse aux plus démunis. À la mosquée, par exemple, nous récoltons des fonds que nous donnons aux mosquées de la Boissière et de Malakoff. Ça leur permet d’acheter de la nourriture pour la rupture du jeûne offerte aux sans-abri.

Qui fait le ramadan ?

Tous ceux qui le peuvent. Les plus jeunes commencent réellement à l’adolescence. Les vieillards, les femmes enceintes, les malades où ceux qui ne supportent pas la soif, par exemple, sont exemptés. Et si un jour est annulé parce qu’on a bu ou mangé, on le rattrape à la fin du ramadan.

À la fin du jeûne, au moment de l’Aïd el-Fitr, comment vous sentez-vous ?

On se sent fier, c’est une victoire. C’est comme avoir réussi un examen. Ensuite, il faut continuer dans cette pureté, ce bon rapport avec le Créateur.

Mosquée Al Houda et Association musulmane de Saint-Herblain (AMSH), 3-5, impasse Marie-Noël. Tél. : 02 40 92 19 35.

http://www.ouest-france.fr/

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Premier ramadan pour le Collectif des musulmans de Roubaix

16/08/2010
 Nordine Khabzaoui est le porte-parole du Collectif des musulmans de Roubaix, créé début juillet.
Nordine Khabzaoui est le porte-parole du Collectif des musulmans de Roubaix, créé début juillet.

|  LE VISAGE DE L’ACTUALITÉ |

Depuis sa création début juillet, le Collectif des musulmans de Roubaix n’a pas oublié de faire avancer ses projets, dont celui concernant le ramadan qui démarre cette semaine, avec l’idée d’une grande fête de l’Aïd collective. Mais indépendamment, des mosquées sont force de proposition pour faire du ramadan un rassemblement spirituel mais aussi convivial. PAR BRIGITTE LEMERY

blemery@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »

Le ramadan est l’un des cinq piliers de l’islam. La Grande mosquée de Paris et le CFCM (Conseil français du culte musulman) se sont réunis mardi pour consulter les astrologues et vérifier les dates de début du ramadan (aujourd’hui ou demain jeudi), et de fin. Pendant environ 30 jours, les fidèles devront se conformer à un rituel comportant des interdits (boire et manger, avoir des rapports sexuels du lever au coucher du soleil, prononcer de mauvaises paroles, regarder des choses indécentes). Nordine Khabzaoui de la mosquée Abou Bakr du Pile (place Faidherbe), porte-parole du Collectif des musulmans qui regroupe pour le moment 5 des 6 mosquées de Roubaix, s’exprime sur le ramadan et les chantiers du Collectif : > Comment êtes-vous informé du début du ramadan ?

« Nous avons la confirmation mardi soir entre 21 h et 22 h de la Grande mosquée de Paris et du CCFM par contact téléphonique, mais l’information est aussi mise en ligne en temps réel sur leurs sites internet. Nos frères turcs ne procèdent pas ainsi, ils utilisent des calculs astronomiques. Leurs dates étaient déjà programmées. Il a démarré aujourd’hui à la prière du matin, à 5 h. » > Le Collectif organise une fête collective de l’Aïd ?

« L’un des deux premiers chantiers que le collectif voulait aborder, c’est la possibilité de fêter ensemble la fin du ramadan en un même lieu. Pour l’Aïd, le travail a bien avancé avec les services municipaux et de police. Cette fête se fera au parc des sports pour la première fois, avec la participation des fidèles des 5 mosquées. » Nordine Khabzaoui croit au rattachement de la 6e mosquée de Roubaix (Dawa, à l’Alma) au collectif : « Je reste confiant c’est une histoire de temps. » > D’autres initiatives prévues durant le ramadan ?

« Rien de particulier lié au collectif mais des repas de rupture de jeûne pour 50 couverts à la Solidarité avec le comité de quartier du Pile (lire ci-dessous), une bonne initiative basée sur la générosité, non subventionnée. Sinon, la mosquée rue d’Anzin organise des repas de rupture de jeûne pour 80 à 100 couverts et la mosquée Abou Bakr ouvre comme l’an dernier une petite échoppe avec des produits alimentaires, des pâtisseries traditionnelles, des fruits secs de 13 h jusqu’au moment de la rupture de jeûne. Cette année, la mosquée turque ne fait pas de repas comme les autres années et la mosquée Bilal de l’Épeule, actuellement en chantier, est dans l’impossibilité d’en faire. » > Qu’exprime pour vous le ramadan ?

« Le ramadan, c’est la période où la pratique et les sentiments religieux sont plus exacerbés. On constate dans les mosquées une dévotion plus importante, avec des fidèles venant lire le Coran ou suivre des cours de théologie. C’est une période spirituelle intense. L’idée reçue du ramadan dans les médias c’est de ne s’intéresser qu’à l’Aïd, la fête de rupture du jeûne, ce qui est le moins religieux. Mais le jeûne est le plus important, c’est une purification physique et spirituelle pour brûler nos mauvaises actions. » > Où en est la réflexion sur le carré musulman ?

« Le carré musulman au cimetière de Roubaix est saturé depuis trois ans, donc toutes les conditions religieuses ne sont plus remplies lors d’une inhumation. Notre réflexion est reportée à la 2e quinzaine des vacances. On regarde actuellement comment ça se passe ailleurs, notamment à Dunkerque, on étudie les demandes précises des fidèles. » •

http://www.lavoixdunord.fr/

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Ramadan : 3500 fidèles en Lot-et-Garonne

16/08/2010
Premier jour du ramadan et premiers fidèles, hier après-midi, à la mosquée d'Agen de la rue du Jourdain./Photos  Morad Cherchari

Premier jour du ramadan et premiers fidèles, hier après-midi, à la mosquée d'Agen de la rue du Jourdain./Photos  Morad Cherchari
Premier jour du ramadan et premiers fidèles, hier après-midi, à la mosquée d’Agen de la rue du Jourdain./Photos Morad Cherchari

La mosquée d’Agen, dont les travaux de gros œuvre pour sa rénovation sont juste achevés, a accueilli hier en nombre les fidèles de l’Agenais, pour le premier jour du ramadan. On estime à environ 3 500 le nombre de musulmans pratiquants dans le département.

Depuis plusieurs mois en travaux de restructuration, l’édifice de la mosquée d’Agen, posé rue du Jourdain, était fin prêt, hier, pour accueillir les musulmans de l’Agenais venus sacrifier aux prières de ce premier jour du ramadan. Certes, le chantier est toujours là et, pour de nombreux mois encore, de nombreux aménagements restent à effectuer avant que le lieu de culte ne soit totalement rénové. Mais le gros œuvre (pour un coût total de 260 000 €, financé par la communauté musulmane) a été terminé à temps pour cette période de jeûne et l’organisation des prières quotidiennes qui rythment ce neuvième mois du calendrier musulman.

Combien sont-ils, dans le département, à suivre cette prescription de l’islam ? Difficile de le dire avec précision, ce genre de « statistiques » n’étant pas ouvertement admis. L’Agenais Kamel Regoug, conseiller régional du culte musulman et porte-parole de l’Association des musulmans de l’Agenais, estime entre 3000 et 4000 personnes le nombre de ses coreligionnaires pratiquants. Une estimation basée sur la fréquentation des lieux de cultes en Lot-et-Garonne.

Mais pour celui qui est aussi responsable de la mosquée d’Agen, ce n’est pas tant l’affluence à la prière qui compte, pas davantage que la fidélité aveugle dans une pratique. « Si on parle de l’homme-animal, c’est effectivement de l’abstinence du manger et du boire qu’il s’agit. Mais si l’on prend l’homme dans toute sa spiritualité, cette abstinence se porte sur ce qui est mal. Quelqu’un qui fait le ramadan et vole un scooter ou un autre qui se bagarre avec son voisin, je lui dis : ce n’est pas la peine de jeûner, va manger ! Le ramadan ne consiste pas à simplement s’affamer… »

« Si tu jeûnes et que tu fais du mal aux autres, ce n’est pas la peine… va manger ! » Kamel Regoug, conseiller régional du culte musulman, responsable de la mosquée d’Agen.

http://www.ladepeche.fr/

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Un mois sous le signe du partage et de la spiritualité

16/08/2010

Un mois sous le signe du partage et de la spiritualité

Le Ramadan a débuté hier soir à la Réunion. Pour la communauté musulmane de l’île, cette période de jeûne va au-delà de la simple privation physique. Il s’agit de réaffirmer sa foi et surpasser ses mauvais instincts.

Le Ramadan est un moment clé dans l’histoire de tout musulman. Et pour cause,cette période de jeûne constitue l’un des cinq piliers de l’Islam, au même titre que le voyage à la Mecque.
L’apparition de la Lune hier soir a marqué le début d’une période de pénitence, de prière et de partage. Les membres de la communauté musulmane se priveront de nourriture, de boisson, de pratiques sexuelles durant 29 ou 30 jours selon la prochaine apparition de l’astre. Et chaque soir, la communauté se retrouvera autour d’un repas familial, signe d’une pleine harmonie entre les individus.
Du lever au coucher du soleil, les musulmans s’évertueront à offrir le meilleur d’eux mêmes, à développer leurs qualités d’écoute et de partage. A la privation physique s’ajoutera la plénitude de l’esprit au travers des nombreuses prières qui rythmeront les journées. En outre, la communauté musulmane de la Réunion bénéficiera d’un avantage par rapport à la Métropole. Le Ramadan qui aura lieu cette année durant l’hiver austral devrait être moins rigoureux qu’en temps normal où les températures élevées rendent vraiment difficile la période de jeûne.
Dans les écoles coraniques, les jeunes préparent eux aussi le Ramadan. Ces dernières journées de congés scolaires seront dédiées à la récitation du Coran. Les textes du livre sacré déjà bien connus par la jeune génération seront relus à différentes périodes de la journée, comme chaque année.
Le Ramadan est obligatoire dès lors qu’un musulman atteint l’âge de puberté. Si cette période se place sous le signe du sacrifice, c’est bien le premier jour de jeûne qui s’avère le plus difficile à passer selon les membres de la communauté.
A l’issue de ce mois de prière, les musulmans célèbreront la fête de l’Aïd El Kebir (El Séghir, ndlr), qui signifie littéralement « la grande fête » (la petite fête, ndlr).
http://www.linfo.re/

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Le monde musulman est entré dans le ramadan

16/08/2010
Un étal au marché de Shorja avant le ramadan, à Bagdad, le 9 août 2010.

Un étal au marché de Shorja avant le ramadan, à Bagdad, le 9 août 2010.

REUTERS/Mohammed Ameen

Les musulmans d’Irak, d’Iran, d’Inde et du Pakistan entament aujourd’hui, jeudi 12 août 2010, le mois sacré du ramadan. Dans le reste du monde, comme le veut la tradition coranique, le doute a été levé mardi soir, 11 août, quand le premier croissant de lune a fait son apparition. Ce sont près de trente jours de jeûne, de prières et de partage pour les pratiquants, une tradition qui se répercute sur les entreprises et jusqu’à la sphère politique.

Djelloul Seddiki

Responsable de la formation des imams à la Mosquée de Paris

(00:39)
par Vincent Souriau

Ni nourriture, ni boissons, ni amour charnel, dans une période, dit le Coran, qui court du « fil blanc de l’aube au fil noir de la nuit ». Pour les fidèles, le mois du ramadan poursuit deux objectifs : prier, pour nourrir son esprit de paroles divines et intensifier l’amour porté à Dieu. Et faire naître la compassion chez le jeûneur, car l’abstinence « met le croyant dans les conditions de l’être humain qui souffre de la faim et inculque un fort sentiment de responsabilité sociale. Cela introduit dans la conscience le sens de la solidarité nationale et internationale », indique Djelloul Seddiki, responsable de la formation des imams à la Mosquée de Paris.En s’abstenant de manger du lever au coucher du soleil, les pratiquants bouleversent leurs habitudes alimentaires de façon parfois déraisonnable : de nuit, les grignotages incessants compensent la discipline de jour, ce qui a le don de contrarier le nutritionniste Alain Delabos. « Gouverner, c’est prévoir. Il faut absolument gérer son alimentation de façon très logique. A la rupture du jeûne, on prend un goûter sucré (lait d’amande, jus de fruits, noisettes, chocolat…) qui va permettre de casser l’appétit et de pouvoir dîner légèrement peu de temps après. L’important, c’est de manger abondamment le matin puisqu’il va y avoir cette année plus de quinze heures de jeûne ! ».

La privation d’eau fait peser des risques sur la santé

Le ramadan court cette année sur une bonne partie du mois d’août, alors que de janvier à juin, la température moyenne du globe a été la plus élevée jamais enregistrée, selon des mesures de l’Agence américaine de l’océan et de l’atmosphère (NOAA). La privation d’eau que s’imposent les musulmans pendant la journée fait donc peser des risques sur leur santé, notamment dans les pays chauds, où le mercure dépasse largement 40°. « Le grand problème du jeûne prolongé, ce n’est pas l’alimentation. Ce n’est pas gênant de manger une seule fois par jour, ajoute le docteur Delabos. Le problème, c’est l’eau. Il faut être à l’ombre, il faut se mettre à l’abri de murs le plus épais possible, il ne faut pas rester exposé au soleil. C’est terriblement risqué parce que vous pouvez perdre pratiquement 1 ou 2 litres d’eau par heure si vous restez en plein soleil dans des régions très ensoleillées ».

C’est le mercredi 11 août 2010 que le ramadan débute, a annoncé la veille Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris
11/08/2010 – France / Religion

Aux Emirats arabes unis, les autorités religieuses viennent ainsi d’autoriser certains ouvriers, notamment ceux du bâtiment, à rompre le jeûne en cas d’efforts extrêmes. Car l’immense majorité des musulmans continue de travailler pendant le ramadan. Autrefois réticentes ou simplement inconscientes du phénomène, les entreprises occidentales, elles, s’adaptent doucement à la pratique de leurs employés. En France, l’une des premières expériences du genre eut lieu dans une usine Peugeot en région parisienne, forte d’une large main-d’œuvre musulmane. « En plus des deux pauses traditionnelles, il y avait une coupure supplémentaire qui faisait que toute l’entreprise s’arrêtait pendant 30 minutes, se souvient le sociologue Moussa Khedimellah. Tout le monde se mettait à manger, même ceux qui n’étaient pas pratiquants, les musulmans apportaient leur petite tambouille et tout se partageait. Cela créait un vrai moment de convivialité dans l’entreprise. De manière générale, beaucoup d’entreprises ont remarqué qu’en faisant de petits aménagements, cela ne changeait pas fondamentalement la productivité des salariés. Depuis 2003, la loi sur l’égalité des chances et le débat sur la diversité ont aussi permis de démocratiser le sujet. Même s’il y a encore de véritables cas de discrimination, les choses vont plutôt dans le bon sens et je crois qu’il y a une vraie prise en considération aujourd’hui de certaines spécificités ».

La vie sociale réorganisée

Libération de prisonniers palestiniens à l’occasion du ramadan, à Gaza, le 11 août 2010.

REUTERS/Mohammed Salem

La réorganisation de la vie sociale induite par le ramadan fait partie intégrante des politiques publiques dans les pays musulmans. Mais, selon la politologue Fariba Adelkhah, spécialiste de la société iranienne à Science Po Paris et auteur de Ramadan et Politique, un autre phénomène émerge à cette période de l’année : les formations partisanes de tous bords tirent profit de ce moment béni du « vivre-ensemble » pour diffuser leurs idées. « C’est une communion nationale, les gens se réunissent, c’est un moment de convivialité, de sociabilité, qui regroupe les écoles, les guildes, les familles, mais aussi les hommes politiques. Ce sont des mois favorisés puisque tout le monde est là, à l’écoute de sa télévision, dans les rues… Les candidats aux élections utilisent ces moments pour distribuer des mets, des tracts, prononcer des discours, organiser des rencontres dans des grandes salles mais aussi sur les voies publiques, on les voit très actifs à ces moments-là pour faire passer leurs messages ».Gaza vient d’en offrir l’illustration. Le mouvement islamiste du Hamas vient d’annoncer qu’il libérait 100 prisonniers pour… célébrer les débuts du ramadan.

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Ramadan: Les supermarchés s’organisent

10/08/2010

Dans les supermarchés les musulmans peuvent trouver  des produits halal.  Photo AFPzoom

Dans les supermarchés les musulmans peuvent trouver des produits halal. Photo AFP

Viande halal, épices ou couscoussiers sont à l’honneur dans certains super et hypermarchés en France à l’occasion du ramadan, temps fort de la consommation chez les musulmans, même si certaines enseignes hésitent à faire de la publicité à ce sujet.

Dans les allées du magasin Auchan de Bagnolet, dans le nord de Paris, les merguez halal, les dattes, les épices et les fruits secs sont en promotion. En tête de gondole du rayon apéritif, l’accent est mis sur les saucissons halal.

Chez Carrefour à Montreuil, pâtisseries orientales, viande halal ou encore feuilles de brick bénéficient de réductions. Le discounter Lidl fait également des offres sur les tajines en conserve ou les boulettes de kefta. Et propose même des vins du Maroc à prix réduit, bien que la consommation d’alcool soit interdite pendant ce mois de jeûne… Mais dans aucune de ces enseignes, il n’est question du ramadan. Les catalogues publicitaires parlent de « parfums d’ailleurs » ou de « saveurs d’Orient », sur fond d’écriture se voulant arabisante ou de Touaregs marchant dans le désert. Les grandes surfaces « sont encore dans la situation où elles estiment que s’afficher trop dans la promotion d’événements comme le ramadan ou la culture musulmane risque de provoquer une réticence de la part de leurs clients non musulmans », estime Jean-Christophe Despres, fondateur de l’agence de communication Sopi, spécialisée dans le marketing communautaire.

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Ramadan: les boucheries halal vont avoir du travail.

10/08/2010

A partir du 12 août, les musulmans devront jeûner de l’aube au couchant

Alors que les musulmans vont entamer un mois sacré, les boucheries halal se préparent quant à elle à un mois…chargé. Hanane Kdider a 32 ans. Elle s’est installée avec son mari en janvier 2009 sur la zone commerciale du Coudoulet et depuis sa boucherie halal, « Le panier Roy’halles », s’est fait une réputation dans la région.

Les clients viennent de Courthézon, Violès ou encore de Valréas pour se fournir en viande certifiée halal. « Il devrait y avoir du monde cette année encore pour le ramadan car c’est un mois où on mange en famille, entre amis, où on compte moins en fait ». Fini les énormes pièces de viande que proposaient les bouchers musulmans traditionnelles il y a encore quelques années. La jeune femme de 32 ans a su s’adapter à la clientèle et à la demande locales. « On propose exactement les mêmes produits et coupes que dans les boucheries classiques ou que les grandes surfaces, le porc en moins bien sûr« . Sur son étalage, trônent en effet des brochettes ou des merguez « pour les barbecues de l’été« , des escalopes ou des pièces plus sophistiquées. Seule différence : l’abattage des bêtes. Après les avoir sélectionnées chez « un éleveurfrançais, non musulman, dans l’Aveyron, on les envoie dans un abattoir certifié halal à Carpentras. La qualité est donc la même qu’ailleurs, puisque ce sont les mêmes bêtes ».

La logique paraît implacable et les clients confirment. Croisé sur le parking, Cédric, 27 ans, n’est pas du tout musulman. Il organise une soirée grillade entre amis le soir même et a fait des provisions. « Je ne vois aucune différence avec la viande classique au niveau du goût et les prix sont même plus intéressants qu’ailleurs. » Le but de Hanane a été atteint semble-t-il. Ne pas faire de son commerce un lieu communautaire. « Je suis neutre et tolérante. On vend de la viande pour tout le monde ici, musulmans ou non, Européens ou Maghrébins, c’est pareil ». En plus de la boucherie, Hanane propose un snack, une épicerie et une boulangerie, classique pour l’instant mais qui devrait se mettre aux pâtisseries orientales pour le ramadan, de quoi attirer des clients gourmands… quelle que soit leur religion.

Anissa HERROU

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