Les sociétés musulmanes qui sont d’esprit profondément religieux, accordent une valeur particulière à la qualité religieuse des individus. De même, l’Islam qui est une religion « révélée », s’intéresse à tous les actes, mêmes les plus ordinaires, de l’individu. En somme, il est à vrai dire une civilisation complète qui n’a pas manqué de donner aux rapports sociaux, à la politesse, à la bienséance, qui en sont les manifestations les plus fréquentes et les plus apparentes, son caractère particulier.
Le Coran, et la Tradition prophétique (hadiths) sont par certains côtés des codes de politesse très étudiés, très suivis et ils confèrent aux règles de la bienséance musulmane une autorité indiscutable et une immuabilité évidente.
LES FÊTES RELIGIEUSES, LE PELERINAGE.
La petite fête : l’Aïd-el-séghir
L’Aïd-el-séghir est la petite fête qui célèbre la rupture du Jeûne. Le premier jour, on fait hors des remparts, à la m’çalla une prière en commun que dirige l’Imam. Ce jour et les deux jours suivants, on rend des visites, on échange des vœux et on fait des aumônes aux pauvres. En principe, chacun doit donner une mesure d’un repas quotidien par membre de sa famille. Cette aumône est dite «zakat de la fitra : c’est une sorte de purification », c’est-à-dire purification de la fortune acquise, qu’elle soit grande ou petite.
La grande fête : l’Aïd-el-Kebir et le pèlerinage.
La fête passée, ceux qui ont l’intention d’accomplir le pèlerinage de la Mecque font leurs préparatifs afin de se trouver dans le lieu Saint au moment de l’Aïd-el-kébir, la grande fête. Elle a lieu deux lunaisons et dix jours après la rupture du Jeûne. Lire la suite…
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