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La Finance Islamique : De nouvelles solutions d’épargne

Dans le contexte de crise actuelle, la finance est souvent pointée du doigt voir diabolisée. En effet, ses détracteurs lui reprochent d’avoir favorisé la recherche de profit rapide  au détriment de son rôle initial, à savoir le développement de l’activité économique.

Pour nombre d’investisseurs, la finance éthique apparait comme une porte de salut vers un développement responsable, centrée sur l’intérêt général. En effet, la finance éthique intègre des critères autres que la rentabilité dans les choix de placements et la gestion de portefeuilles.  Elle se distingue notamment par la sélection de valeurs basée sur des critères sociaux, environnementaux et moraux. Les fonds éthiques permettent donc aux épargnants de financer des activités en accord avec leurs croyances et leurs convictions.

La finance éthique n’est cependant pas une nouveauté, en effet, on en retrouve les prémices dans le code d’Hammourabi, la Genèse ainsi que dans le Coran. Parmi les courants de la finance éthique ayant le vent en poupe, la finance islamique semble tirer son épingle du jeu. En effet, depuis plusieurs années la finance islamique connait une croissance importante et représente à ce jour un encours dépassant les 1 000 milliards de dollars.

Dans le cadre de la finance islamique, les investissements réalisés doivent répondre à des critères sociaux et moraux. Ces principes directeurs sont au nombre de cinq :

  • L’équité dans les rapports : risques et bénéfices doivent être partagés,
  •  L’interdiction de « l’incertitude » (gharar) et de la « spéculation » (maysir),
  • L’adossement de l’investissement à un actif tangible,
  •  L’interdiction de l’usure et de l’intérêt (riba),
  •  La licéité des secteurs investis : ainsi, les jeux de hasard, les activités liées à l’alcool, à l’élevage porcin, à  l’armement ou encore à l’industrie pornographique sont exclues.

L’islam n’est pas opposé au profit financier tant qu’il n’entre pas en contradiction avec la Sharia et qu’il aboutit à une augmentation de valeur du travail ou du bien produit. Les intérêts étant interdits, les bailleurs de fonds deviennent des investisseurs, et non des créanciers. Ils partagent avec l’entrepreneur les bénéfices et les risques de l’opération. La finance islamique prohibe l’enrichissement sans cause (la thésaurisation), l’argent représente ici un moyen d’échange et non une finalité.

Malgré une croissance annuelle à deux chiffres (21,4% entre 2010 et 2011), la finance islamique représente seulement 1% de la finance mondiale. Ce secteur, bien qu’encore peu exploité, possède une marge de progression énorme. En effet, la population musulmane représente 25% de la population mondiale et on estime que d’ici 10 ans, 40 à 50 % de son épargne sera gérée par la finance islamique. Bien que l’intérêt de la finance islamique ne soit plus à démontrer, la France à pris du retard par rapport à ses voisins européens. Le Luxembourg en 2002, puis le Royaume Uni et l’Allemagne en 2004 ont mis sur le marché des produits « Sharia compatibles ». La France comble cependant petit à petit ce retard. En effet, face à une demande croissante, quelques banques de détail françaises développent des produits d’épargne conformes à la Sharia.

Ces produits d’épargne s’apparentent à des contrats en unités de compte au sein desquels  l’épargnant peut choisir parmi différents supports d’investissement. Ces contrat dits « Sharia compatibles » permettent d’investir dans un ou plusieurs fonds (SICAV, FCP…).  En France, les banques qui proposent ce type de placement restent peu nombreuses. C’est BNP Paribas qui fit office de précurseur en lançant en 2006 un Fonds Commun de Placement (FCP), le « BNP PARIBAS Islamic Fund ». Il permet d’investir parmi les composantes de l’indice Dow Jones Islamic Titans 100 Index. Plus tard, en 2012, il fut rejoint par le premier contrat d’assurance vie Sharia compatible, Salam Epargne et Placement par SwissLife. Salam Epargne et Placement est un contrat multi supports qui permet d’investir au sein de Salam-Pax Sicav Ethical Fund of Funds dont les investissements sont composés d’OPCVM conformes à la Sharia.

Un nouveau type de placement s’apprête à voir le jour : en effet, France Sukuk doit mettre sur le marché une Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) conforme aux principes de la Sharia. Cette SCPI sera le premier produit d’épargne immobilière Halal. Le placement à un horizon de 9 ans se compose d’actifs immobiliers parisiens. Cet investissement permettra à ses détenteurs de recevoir un revenu annuel qui évoluera en fonction des loyers et des plus values immobilières en rapport avec le marché locatif de bureaux.

Ainsi, la finance islamique bien que longtemps délaissée séduit de plus en plus d’investisseurs pour ses principes éthiques et sa capacité à résister à la crise. Ses perspectives d’évolution en France sont réelles, compte tenu de l’importance de la population de confession musulmane. On peut donc prévoir un avenir prometteur à ce secteur encore trop peu connu de l’économie française.

Envoyé par mail Anthony Amour

http://www.financiereconseil.net/

Maroc – 1ère conférence internationale sur la finance islamique le 29 novembre à Casablanca

La première conférence internationale sur la finance islamique banques alternatives et assurances Takaful organisé par l’ agence Comesm et qui aura lieu le 29 novembre 2012 à Casablanca, connaît un grand intérêt de la part des acteurs financiers. Selon les organisateurs, les banques, les compagnies d’ assurance, les organismes financiers ont déjà confirmé leurs participations avec la présence des principaux managers.

Cette conférence sera animée par des banquiers, des assureurs des experts financiers de haut niveau, spécialistes de la question, issus de la Malaisie, de Bahreïn, des Emirats Arabes Unis, de France, Tunisie, Luxembourg, pays ayant déjà mis en place des banques participatives et des assurances Takaful, et du Maroc.

En effet, le secteur de la finance islamique mondial connaît actuellement une croissance soutenue. En effet, le marché financier islamique (Banque alternative et Assurance Takaful) regroupe dans le monde quelques 300 banques islamiques et 250 compagnies d’ assurance Takaful. Les pays qui ont mis en place un système financier islamique conforme à la Charia (loi islamique) et certifié par des organismes spécialisés ont créé, des banques islamiques, un marché islamique de capitaux notamment en matière de fonds islamiques, des compagnies d’ assurances Takaful et un système de micro-finance islamique.

Le Maroc, sur le plan bancaire est en phase de développement du cadre législatif pour les banques participatives conformes à la Charia. Le législateur et le régulateur ont déjà apporté les dernières modifications juridiques et fiscales afin de créer un environnement favorable au développement des services de la finance Alternative.

De même, plusieurs banques islamiques cherchent à s’ implanter au Maroc et de nombreuses banques ont déjà postulé pour un agrément de banque. Pour rappel, le chef du gouvernement du Maroc, M. Abdelilah Benkirane, a annoncé l’ introduction prochaine de principes de la finance islamique dans la nouvelle loi bancaire marocaine 2012. Le texte définit les principes généraux qui régissent les produits actuellement commercialisés dans les banques, à savoir l’ autorisé et l’ interdit, selon la loi islamique.

Il précise que le crédit ne doit pas être une source de profit. L’ intérêt est proscrit. Les prêts ne doivent pas faire l’ objet de commerce. L’ argent, en tant que capital, peut servir de moyen pour faire du commerce et non pas constituer un objet de commerce.

Pour l’ assurance Takaful, le marché mondial se développe et connait une forte croissance. Ainsi entre 2010 et 2011, le marché s’ est accru à raison de 20 à 40% selon les régions alors que le Maroc, deuxième marché en Afrique et le troisième dans le monde arabe, reste l’ un des rares pays où l’ assurance islamique n’ a pas encore démarré.

Les autorités marocaines soucieuses d’ offrir aux assurés une alternative aux produits classiques d’ assurance et d’ augmenter la pénétration d’ assurance dans le pays étudient la possibilité de réviser la législation marocaine actuelle afin de s’ adapter aux spécificités de l’ assurance Takaful.

Cette première conférence internationale, à caractère scientifique, est un espace de réflexion et d’ échange entre experts internationaux, hauts responsables et décideurs financiers, régulateurs et acteurs politiques.

Elle permettra de présenter le marché de la finance islamique, de montrer ses caractéristiques et de faire un benchmark des expériences des pays qui ont adopté ce système afin de tirer des enseignements dans la perspective de l’ élaboration et de la mise en place d’ un système adapté aux spécificités et aux choix du Maroc, assurent les organisateurs.

xinhua

http://www.maghrebemergent.info/

Finance islamique : Le Maroc abritera la première conférence internationale

C’est le 29 novembre prochain, à Casablanca, que se tiendra la première conférence internationale sur la finance islamique, banques alternatives et assurances Takaful.

Le Maroc a beau être en retard en matière de finance islamique, banques alternatives et assurances Takaful, c’est bel est bien le Royaume chérifien qui accueillera le 29 novembre prochain la première conférence internationale en la matière. A cette occasion, les organisateurs ont reçu la confirmation de la présence de nombreux acteurs internationaux actifs dans ce secteur, que cela soient des banques, des compagnies d’assurance ou des organismes financiers.

Avec des orateurs en provenance de Malaisie, de Bahreïn, des Emirats Arabes Unis, de France, de Tunisie et du Luxembourg notamment, cette conférence sera animée par des banquiers, des assureurs, des experts financiers et des spécialistes de la finance islamique mondial.

Il est à noter que le secteur de la finance islamique mondial, un système financier islamique conforme à la Charia, est en pleine croissance alors qu’il est encore à la peine au Maroc. Le plan bancaire est en phase de développement législatif alors que rien n’existe pour le moment du côté de l’assurance Takaful.

Alors que ce secteur regroupe dans le monde quelques 300 banques islamiques et 250 compagnies d’assurance Takaful, qui tentent également de s’implanter au Maroc, la tenue de cette conférence à Casablanca pourra certainement donner un coup de pouce à l’avancée de ces produits au Maroc.

http://biladi.ma/

Paris : futures mosquées cherchent acheteur

Cécile Beaulieu

Les deux lieux de prière du futur Institut des cultures d’islam (XVIIIe) cherchent un financeur. L’association pressentie n’a pas réussi à réunir les fonds nécessaires.

 

Ce devait être l’une des réalisations les plus ambitieuses de la seconde mandature de Bertrand Delanoë : l’Institut des cultures d’islam (ICI), un vaste lieu culturel et cultuel de 4500 m2, comprenant deux mosquées de 2000 m2 au total, en plein cœur du quartier populaire de la Goutte-d’Or (XVIIIe). Seulement voilà : l’Association des musulmans de l’ouverture (AMO), qui devait acquérir les futurs lieux de culte de l’ICI, pour que soit respectée la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, n’est pas parvenue à réunir les fonds nécessaires.

Malgré les efforts déployés auprès de différents pays donateurs et sur fond de divisions endémiques entre les communautés musulmanes de la Goutte-d’Or, l’AMO n’est pas en mesure, aujourd’hui, de signer le chèque de 2,7 M€ demandé par la mairie de Paris.

Les fidèles prient toujours dans une caserne rue des Poissonniers

Et, pourtant, il faut faire vite : la partie de l’ICI implantée 56, rue Stephenson est déjà en construction. Sa livraison est prévue en 2013, avant celle du bâtiment prévu au 55 de la rue Polonceau. Outre la promesse de bénéficier des équipements culturels du futur institut, ce sont surtout les salles de prière de 1000 places chacune qui sont attendues avec impatience par les fidèles. Fidèles que les deux mosquées actuelles — Ibn-Walid, rue Myrrha, et El-Fath, rue Polonceau — ne peuvent plus contenir. Contraints de prier dans la rue pendant plus d’une décennie, les musulmans sont temporairement accueillis dans l’ancienne caserne de la porte des Poissonniers, mais restent dans l’attente de véritables lieux de culte.

« La mairie est entrée en négociation avec l’équipe du recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, souligne Michel Neyreneuf, l’adjoint à l’urbanisme de Daniel Vaillant, le maire (PS) du XVIIIe arrondissement. Une solution devrait être dégagée, au moins, dans un premier temps, pour la salle de prière de la rue Stephenson. Quant à Polonceau… nous n’avons pas de certitudes. Il faut trouver des pays financeurs, car les sommes en jeu ne peuvent pas être réunies par de petits souscripteurs. »

Un second coup dur pour le futur ICI, qui avait déjà dû se séparer de son ancien président, Hakim El Karoui, sur fond de scandale : ce jeune intellectuel, ex-plume de Jean-Pierre Raffarin et dirigeant de la Banque Rothschild, qui avait été choisi par Bertrand Delanoë pour présider à la destinée de l’institut, a été limogé pour avoir rédigé des notes de synthèse pour l’ex-président tunisien Zine Ben Ali, pendant la révolution de Jasmin…

http://www.leparisien.fr/

Une réflexion est engagée sur la réglementation de la finance islamique

Bank Al-Maghrib et le ministère de l’Economie et des finances ont entamé la réflexion dans l’objectif d’enrichir les règles traitant de la finance islamique au niveau de la nouvelle loi bancaire, selon le directeur adjoint de la supervision bancaire à la banque centrale, Lhassane Benhalima.

Dans un entretien publié mardi dans les colonnes du quotidien L’Economiste, M. Benhalima a tenu à souligner que la nouvelle loi bancaire portera sur “deux nouvelles catégories d’établissements assimilés à des établissements de crédit, à savoir les établissements de paiement et les entreprises d’investissement”, expliquant que la première catégorie concerne les établissements qui offriront des services de paiement à l’image du transfert de fonds, tandis que la seconde porte sur les entreprises qui fourniront à titre de profession habituelle des services d’investissement, notamment le placement, la souscription, l’achat ou encore la gestion de valeurs mobilières.

« Les nouveaux amendements qui seront introduits vont devoir donc mieux encadrer certaines activités (…) afin d’éviter toute distorsion de la concurrence« , a-t-il poursuivi, en soulignant que ces nouvelles dispositions « donneront une nouvelle assurance en matière de stabilité financière et permettront d’améliorer davantage la relation banques/clients.

M. Benhalima a expliqué, en outre, que “ces amendements vont concourir à hisser la supervision bancaire aux meilleurs standards internationaux”, bien qu’ils renforceront la gouvernance au sein des établissements de crédit et la gestion du fonds collectif de garantie de dépôt.

http://zenatanews.unblog.fr

La Mauritanie va émettre ses premiers bons du trésor islamiques

Le gouvernement mauritanien et la Société islamique pour le développement du secteur privé (SIDSP), filiale de la Banque islamique de développement (BID) ont signé dimanche à Nouakchott une convention qui permet à la Mauritanie d’émettre ses premiers bons de trésor islamiques.
« Cette convention nous permet pour la première fois de nous préparer à émettre des bons de trésor islamiques pour bénéficier des financements islamiques et mobiliser l’épargne locale qui rejette le système (usurier) actuel », a affirmé le ministre mauritanien des Affaires économiques, Sidi Oud Tah, lors de la signature de la convention.
Selon lui, « une étude est en cours pour en définir le cadre et les instruments », mais le pays pourra compter sur un apport financier « de l’ordre de 300 millions de dollars » dans le cadre de la convention.
Le directeur exécutif de la SIDSP, Khaled Mohamed El-Abboudi, a pour sa part affirmé que « le financement de l’économie réelle, par opposition à celui des prêts usuriers sans garantie solide, constitue désormais le socle du déveoppement économique dans le monde et a su résister au choc de la crise financière ».
« Notre société se met en place et offre ses avantages au service de la Mauritanie qui est en train d’adapter son système aux conditions qu’impose le financement islamique » a-t-il précisé.
Cette signature a eu lieu en marge du second forum sur le financement islamique au Maghreb qui se tient à Nouakchott pendant deux jours.
« Le Forum va expliquer l’effet du développement et de la réforme de la réglementation sur la croissance de l’investissement et des marchés financiers dans les différents pays du Maghreb et l’impact de la finance islamique dans le développement des économies du Maghreb », selon ses organisateurs.

http://www.lesechos.fr

Le Maroc cède aux sirènes de la finance islamique

PAR FALILA GBADAMASSI

De nouveaux produits bancaires seront proposés en 2013

En 2013, les Marocains découvriront des nouveaux produits de la finance islamique. Un projet de loi est en préparation au royaume chérifien. Les autorités marocaines estiment que la finance islamique serait vitale pour l’économie.

C’était l’une des promesses de campagne du Parti de la justice et du développement (PJD), la formation islamiste qui a remporté les législatives du 25 novembre dernier au Maroc. Le gouvernement d’Abdelilah Benkirane prépare un projet de loi qui permettra d’introduire la finance islamique dans le système bancaire marocain en 2013. L’annonce a été faite mi-mars par Mohamed Najib Boulif, ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé des Affaires générales et de la gouvernance. « Nous devions faire le choix entre deux options, soit mettre en application une loi bancaire 100% islamique ou bien d’introduire progressivement quelques amendements pour ne pas déstabiliser le système bancaire national. C’est ce point qui a été retenu pour le moment tout en mettant l’accent sur la contribution d’un acteur local », a précisé le ministre dans un entretien accordé au journal Aujourd’hui le Maroc. Il estime que les produits issus de la finance islamique « ne peuvent être que vitaux » pour l’économie marocaine. Le Fonds spécial « zakat » devrait être ainsi activé l’année prochaine. Selon l’Association marocaine des études et recherches sur la zakat, cité par Le Matin, l’aumône qui est le troisième pilier de l’islam pourrait constituer un fonds de 15 à 17 milliards de dirhams par an (entre 1,3 et 1,5 milliard d’euros) , soit 3 à 5% du PIB.

Le Maroc n’est pas novice en matière de finance islamique mais le secteur n’a jamais vraiment décollé. En 2007, Bank Al-Maghrib, la banque centrale marocaine, a autorisé les établissements bancaires à commercialiser trois produits : Ijara, Mourabaha et Moucharaqa. La Ijara, tel que défini dans un article d’Hicham El Moussaoui et Nicolas Bouzou, est un mécanisme par lequel « la banque achète un bien et le loue à son client avec une promesse de vente à terme ». la Mourabaha est un prêt à court terme sans intérêt rémunéré par une marge prédéterminée ». Enfin, la Moucharaka est décrite comme « une adaptation islamique du capital investissement où la banque s’engage à financer un projet, et à en partager les profits et les pertes qui en découlent en fonction d’un ratio préétabli ». Mais selon l’agence Ecofin, « l’encours global de ces produits alternatifs n’a atteint que 800 millions de dirhams en 2011 ». Au total, « Les produits islamiques représentent par exemple 4,9% du total de l’actif bancaire en Egypte et 4,3% en Turquie. Au Maroc, ils ne pèsent que 0,1% dans l’actif bancaire à fin 2010 », selon le journal marocain L’Economiste. Lire la suite…

Tunisie: Crise des «subprimes» et «printemps arabe» (re)boostent la finance islamqiue

Par Ali Abdessalem

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    La crise des «subprimes», le «printemps arabe», bien entendu pour des raisons diverses et de manière générale, tous les hoquets du système servent d’excellents tremplins pour la finance islamique. Celle-ci tente, à la lumière de sa percée, opérée à la suite de la crise de 2008, de prétendre à un caractère global. Elle se présente à l’opinion et à la communauté des opérateurs comme la finance vertueuse et se pose comme solution universelle.

    A Tunis, samedi 29 janvier 2012, l’Ordre des experts-comptables s’est joint à une initiative de la CIBAFI, l’Association professionnelle de la finance islamique, pour organiser un séminaire sur les perspectives de son expansion en Tunisie et dans le monde.

    Quel peut être l’apport des experts-comptables dans cette marche triomphale?

    Une croissance vigoureuse

    La finance islamique connaît son âge d’or. Elle gagne du terrain et progresse à un taux de croissance à deux chiffres. En 2011, elle a représenté 1.100 milliards de dollars US environ, soit une croissance de 24% par rapport à 2010. Elle atteindrait 2.000 milliards en 2013. Curieusement, elle a prospéré dans les pays musulmans d’Asie. La Malaisie est la première place financière islamique. Elle est suivie de l’Indonésie. La finance islamique ne représente, par contre, que 60% des transactions en Arabie Saoudite. Depuis, elle s’est taillé des places fortes dans les Etats du Golfe, puis le Soudan. Et, également l’Egypte.

    Il faut rappeler que l’Egypte a été la terre natale de la finance islamique. Il y aurait à l’heure actuelle plus de 500 institutions dont 300 banques qui relèvent de ce régime dans le monde. Dans les pays occidentaux, les enseignes se multiplient. Les pays anglo-saxons ont été une excellente terre d’accueil, et les plus grandes enseignes bancaires, par réactivité commerciale, se sont dotées de départements de finance islamique pour essayer de récupérer le mouvement à leur profit. Lire la suite…

La demande en Sukuk est encore largement supérieure à l’offre !

Selon Fitch Ratings, les souverains hors Moyen-Orient et régions majoritairement islamiques souhaitant exploiter le marché des Sukuk pourraient rencontrer une forte demande insatisfaite des investisseurs institutionnels et des banques islamiques de diversifier leurs avoirs en obligations, rendant le marché des Sukuk une source utile de financement supplémentaire.

« La possibilité d’acheter de la dette conforme à la charia de souverains investment grade qui n’ont pas encore exploité ce marché pourrait générer un solide appétit des investisseurs » indique Fitch Ratings. Pour l’agence de notation, le marché des Sukuk a pris un excellent départ cette année avec l’émission de l’Autorité générale de l’aviation civile de l’Arabie Saoudite garantie par le gouvernement qui pourrait ouvrir la voie à davantage d’émissions en provenance du Royaume, y compris une émission souveraine.

 L’offre est encore très largement le fait de pays musulmans ou de pays avec une population à majorité musulmane. Les émetteurs Malaisiens ont représenté plus de la moitié des émissions de l’année 2011 en volume. 

« Les émetteurs, hors monde islamique, à la recherche d’une diversification pourraient contribuer davantage à terme à l’augmentation de l’offre. De surcroît, l’épargne dans les pays du Moyen-Orient exportateurs de pétrole va continuer à croître à la vue des prix actuels du pétrole, en soutenant une plus grande demande des investisseurs. Les Souverains qui cherchent à lever des fonds, seraient alors bien placés pour capter la demande, car ils peuvent facilement trouver des actifs admissibles en garantie lors d’émission d’obligations conformes à la charia » précise Fitch.

En décembre dernier, le gouvernement d’Afrique du Sud a invité des banques pour du conseil et la structuration d’une émission Sukuk. Bloomberg a signalé à la mi-Janvier que l’Irlande, qui pourrait revenir sur le marché obligataire en 2013 selon les termes du programme d’aide apportée par l’Union européenne et le FMI, envisagerait l’émission de Sukuk.

 En 2004, le Land allemand de Saxe-Anhalt a émis 100 millions d’euros de Sukuk, et en 2009, la France a modifié son code civil pour permettre le développement de la finance islamique. Néanmoins, les émissions prévues en France, au Royaume-Uni et au Luxembourg ne se sont pas matérialisées. 

Secteur bancaire en Mauritanie: Entrée en force des produits de la finance islamique

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En fondant la holding «Tamweel Africa», la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SDISP), une filiale de la Banque Islamique, et la banque ASYA (Turquie) investissent le terrain ouest-africain, pour y développer et promouvoir les produits de la finance islamique. La naissance de la Banque Islamique de Mauritanie (BIM), dont les activités ont été, officiellement, lancées le 27 novembre 2011, est la manifestation concrète, en Mauritanie, de cette nouvelle démarche.
Mohamed Ben Othman, directeur général de la Banque Islamique de Mauritanie (BIM), nouvelle institution étrangère, dans le paysage bancaire mauritanien, est diplômé en gestion des entreprises de l’université de Tunis et titulaire d’un doctorat de 3èmecycle à l’université d’Aix-Marseille-II. Ce haut cadre, âgé d’une cinquantaine d’années, dirige une équipe dont le challenge consiste à accompagner les premiers pas des produits de la finance islamique sur un marché bancaire mauritanien encore en jachère, du fait d’un très faible taux de bancarisation qu’on estime à environ 5%.
Mohamed Ben Othman a débuté sa carrière à la Citibank au sein de laquelle il a occupé différents postes, de 1988 à 1993. Il a, par la suite, gravi les échelons de l’Arab Banking Corporation (ABC) où il a passé plus de 18 ans, jusqu’au poste de directeur général. C’est en 2010 qu’il a été recruté, par la Holding Tamweel Africa, pour diriger la BIM. Une longue expérience et une expertise qui constituent autant d’atouts pour aider au décollage des nouveaux produits de la finance islamique dans un pays entièrement musulman.
Il a accepté de répondre aux questions du Calame et du magazine Les Afriques

Mohamed Ben Othman, Directeur général de la BIM : ‘’Sur la base de sa philosophie du partenariat, la finance islamique protège contre toutes les dérives’’

Les Afriques et Le Calame : Pouvez-vous nous présenter brièvement votre institution? Mohamed Ben Othman : La BIM appartient à la Holding Tamweel Africa (T.A), qui possède également trois autres banques islamiques, dans la sous-région (Banque Islamique du Sénégal, de Guinée et du Niger). T.A. est une holding dont les actionnaires sont la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SID) (filiale de la BID), pour 60% des actions, et la Banque ASYA, première banque islamique de Turquie, pour les 40% restantes.  Lire la suite…

Grâce à sa croissance exponentielle : La finance islamique, une opportunité pour le Sénégal de devenir l’exception économique en Afrique

Après avoir longtemps été qualifié ‘d’exception démocratique’ en l’Afrique, le Sénégal pourrait, s’il investissait judicieusement dans la finance islamique, devenir à présent l’exception économique du continent en mutation.C’est l’idée défendue par le Pdg de Millenium Finance Corporation, Kéba Keinde, qui présidait un séminaire sur la finance islamique hier à Dakar.

‘Qu’on le veuille ou non l’Afrique va se développer. La question est : comment être les principaux acteurs et bénéficiaires de ce développement forcé ?’, s’est interrogé, hier, Kéba Keinde à l’ouverture d’un séminaire de trois jours sur la finance islamique. Pour le Pdg de Millenium Finance Corporation (Mfc – Dubaï), il est important, dans ce contexte de mondialisation, que le Sénégal reprenne sa place de leader, et qu’’après avoir été l’exception démocratique, qu’il devienne l’exception économique’, insiste-t-il. Persuadé que la culture de la Téranga, forte malgré la mondialisation, et la valeur des ressources humaines sénégalaises dans tous les domaines sont des avantages pour le pays, il appelle désormais l’Etat et les investisseurs nationaux à capter tout le potentiel de la finance islamique en Afrique de l’Ouest. ‘Ça crée de la valeur pour le Sénégal et beaucoup d’emplois rémunérateurs et de bonne qualité. Nous ne voulons pas rater cette opportunité mais il faut que le gouvernement soit pro actif dans ce domaine’, a-t-il expliqué. Et cette opportunité consiste, selon lui, à profiter de ce domaine en pleine croissance. En effet, ajoute le Pdg de Mfc-Dubaï, la finance islamique représente, selon les dernières statistiques, environ mille milliards de dollars, alors qu’au début des années 2000 elle n’en représentait que 150. Et, poursuit-il, les prévisions pour 2020 tablent sur 4 mille milliards de dollars Us.

C’est donc une ‘croissance très rapide, voire exponentielle’, conclut-il avant d’en développer les caractéristiques qui la différencient de la finance dite ‘conventionnelle’. Tout d’abord, dit Keinde, il s’agit d’un système financier basé sur un partage de profit et non pas sur des intérêts. Ensuite, elle a une composante éthique importante puisqu’elle obéit aux principes de la Charia (loi islamique). Enfin, sa structure de fonds est censée ‘attirer des fonds d’investissements car elle crée des places d’actifs modernes ; ce qui permet d’avoir accès à une manne financière importante des pays arabes mais aussi des pays européens’, explique le président de séance. Qui estime que ces différents intérêts pourraient bénéficier au Sénégal s’il a une attitude pro active pour attirer les investissements. Cela passerait, selon Kéba Keinde, par des réformes. Du cadre réglementaire, dans un premier temps, pour permettre aux banques islamiques de se refinancer sur le marché local. Mais aussi des réformes d’ordre fiscal, dans un second temps, pour éviter de rendre les banques islamiques moins compétitives que celles conventionnelles. Lire la suite…

Les Comptes Forex Islamiques

Présentation de la finance islamique.

La finance islamique est apparue dans les années 70 afin de rendre compatible les services bancaires et les produits financiers aux préceptes du Coran. Ainsi, ces dernières années, et ce, malgrè la crise de Dubaï qui a quelque peu perturbé ce modèle, la finance islamique (qui se décline d’ores et déjà sur presque tous les marchés financiers) séduit de façon croissante un nombre considérable d’acteurs qui opèrent soit pour des motifs religieux soit par la perspective d’importants gains financiers.

Le Royaume-Uni, ainsi que son cœur financier, la City, apparaissent comme les pionniers occidentaux de la finance islamique, ainsi on constate que, dès 2004, le pays a intégré des produits financiers islamiques dans ses portefeuilles. Toutefois, comme à l’accoutumée, nous voyons qu’en France le mouvement est, encore une fois, plus lent. En effet, ce phénomène n’a commencé à intéresser les acteurs financiers français qu’à partir de 2008, date où les crédits hypothécaires ont remis en cause le modèle du capitalisme financier.

Les principes fondamentaux de la finance islamique. 

Globalement on peut considérer que la finance islamique repose sur deux principes fondamentaux :

1. Interdiction sur le paiement et la réception de toutes formes d’intérêt (RIBA).

Dans le droit musulman, le terme « Riba » désigne : tout avantage ou surplus perçu par l’un des contractants sans aucune contrepartie acceptable et légitime du point de vue de la Charia.

Principalement, le « Riba » peut se présenter sous deux formes : le Riba-Al-Fadl ou le Riba-Annasssia. Ce dernier désigne le surplus qui est perçu lors de l’acquittement d’un dû, dont le paiement a été posé comme condition de manière explicite ou implicite dans le contrat, et ce, en vertu du délai qui a été accordé par le règlement différé. Dans notre société actuelle, du fait des crédits, des prêts et des placements que proposent les établissements bancaires et les organismes de financements traditionnels, c’est bien entendu le type le plus commun et le plus répandu. Lire la suite…

Une banque qatarie rachète 15% d’Al Rifaï

source: QFIB

Qatar First Investment Bank (QFIB), une banque islamique d’investissement qatarie, a racheté 15% de la société libanaise Al Rifaï International Holding, spécialisée notamment dans la production de cacahuètes, pistaches, noix et amandes.

Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Elle marque cependant l’entrée de la QFIB dans l’industrie alimentaire. La présence d’Al Rifaï sur plusieurs marchés européens permettant à la banque de s’y implanter.

« Nous sommes fiers de notre partenariat avec Al Rifaï dont les performances étaient bonnes durant les dernières années », a souligné le PDG de la QFIB, Emad Mansour.

Représentée au sein du Conseil d’administration d’Al Rifaï, la banque qatarie sera impliquée dans les efforts de développement du Groupe.

Selon Euromonitor International, le marché des douceurs et des pistaches au Moyen-Orient devrait croître de 21% entre 2010 et 2014. Le chiffre d’affaires d’Al Rifaï a augmenté de 50% en 2011 et une croissance de 33% est prévue en 2012.

En 2010, Al Rifaï avait procédé à une augmentation de son capital de 15 millions de dollars à travers un placement privé d’actions dans le but de financer sa croissance au Liban et sur les marchés étrangers et investir dans de nouveaux équipements.

Au Liban, Al Rifai Roastery dispose de trois usines (deux à Mazraa et une à Sofar). Depuis 1997, une joint-venture libano-koweïtienne créée au Koweït couvre la demande des pays du Golfe et depuis 2008 Al Rifai Roastery produit des cacahuètes et des graines de toutes sortes à partir de ses unités industrielles implantées sur 10.000 m2 à Helsingborg, en Suède.

http://www.lecommercedulevant.com/

Tunisie Finance islamique- Conférences «Ijara»:concepts et applications

 «Ijara»: concepts et applications, est le thème choisi pour la deuxième conférence internationale de l’Association tunisienne de la finance islamique (ATFI) qui se tiendra les 21 et 22 janvier 2012, à Tunis, a annoncé Mme Amri, présidente du bureau exécutif de l’ATFI.
 Finance islamique- Conférences « Ijara »:concepts et applications

Tenant une conférence de presse, lundi à Tunis, M.Ali Tebib, membre et consultant de l’association, a indiqué que «Ijara » qui signifie la mise à la disposition d’un bien moyennant un loyer est un produit financier islamique se caractérisant par sa souplesse par rapport à la « mourabaha ».

En effet, a-t-il expliqué, contrairement à la Mourabaha qui consiste en un contrat de vente au prix de revient majoré d’une marge bénéficiaire connue et convenue entre le vendeur et l’acheteur, le produit Ijara est variable, dans le sens ou il peut être modifié dans le temps, suivant les exigences de la situation économique que traverse un pays.

M.Tebib a indiqué, à la TAP, que Ijara, selon la CHARIA (droit musulman) consiste en un contrat de location accompagné d’une promesse de vente, stipulant que le propriétaire de l’objet est responsable de tout dommage survenant ultérieurement, contrairement au système de leasing actuel.

Ce système est un seul contrat combinant à la fois vente et location par le propriétaire: Ce dernier est vendeur vu qu’il n’assume aucune responsabilité future quant à l’objet du contrat mais en même temps il est percu comme propriétaire puisqu’il reçoit la commission de la vente de prestation.

» Pour les banques qui envisagent de s’orienter vers la finance islamique, Mme Amri a précisé, que celles-ci sont appelées à mettre en place des agences spécialisées dans les transactions islamiques. Lire la suite…

Le Maroc envisage de promouvoir la finance islamique

Avec l’arrivée au pouvoir d’un parti islamiste, la finance islamique devrait connaître de beaux jours au Maroc.

Par Siham Ali pour Magharebia à Rabat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La question de la finance islamique occupe le devant de la scène au Maroc depuis le triomphe électoral du Parti pour la justice et le développement (PJD).

Les partisans d’un système bancaire conforme à la charia fondent leurs espoirs sur le nouveau gouvernement pour créer la première banque islamique du royaume.

Le PJD a, à plusieurs reprises, prôné la finance islamique. A peine désigné chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane a reçu la visite de Sheikh Khalid Bin Thani Al Thani, le président de la Qatar International Islamic Bank (QIIB), qui lui a présenté un projet de création d’une banque d’investissement et d’une société d’assurance islamiques au Maroc.

Le gouverneur de la Banque Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, avait déclaré le mois dernier que le Maroc était intéressé par la finance islamique et envisageait de créer des banques islamiques dans le cadre de la nouvelle plateforme financière de Casablanca. Un chapitre concernant les financements répondant aux exigences de la charia sera introduit dans la nouvelle loi bancaire, a-t-il précisé. Lire la suite…

La banque islamique arrive en France

 

L’islam interdit scrupuleusement l’usure, la spéculation mais également le hasard .

Conséquemment, pour rester dans la légitimité islamique, les offices financiers ont mis en place des règlements compatibles dont la Moudaraba ou la Moucharaka entre autre. La banque islamique peut alors vendre ou louer des bienfaits qu’elle aura par le passé capté, cela prend l’aspect des moyens de Leasing et location vente. La personne peut d’autre part se rémunérer par exemple au travers de la construction de appartements

De par le fait de son nouveau épanouissement planétaire, la banque islamiqueest communément en phase à des difficultés juridiques et de surcoûts fiscaux. C’est ainsi que des territoires comme le Luxembourg ou le Pays Bas avec la résolution d’ ne désigner que les principaux, ont adapté le droit avec la résolution d’ épurer ces difficultés et ces surcoûts. La France est encore en retard mais depuis 2010 s’y met solidement.

Le premier crédit immobilier conforme aux principes de l’islam a été lancé en France lors du Salon international mondial musulman. l’agence 570 easi est à l’origine de ce produit inédit, dès lors commercialisé par la banque marocaine Chaabi, qui avait lancé en juin les premiers comptes courant charia-compatible. La durée de ce prêt est fixée obligatoirement à dix ans cependant 570 easi assure travailler sur d’autres produits de financement immobilier de longue durée.

Bonne nouvelle également pour tous ceux qui attendent la finance islamique en France : selon une interview du directeur exécutif de la Qatar Islamic Bank, banque qui a signé un accord avec le groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne en France, une banque islamique devrait voir le jour en France en 2012.

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La finance islamique débarque en Tunisie !

Les banques islamiques n’attendent qu’un signe pour envahir le paysage financier tunisien. Les cachotteries médiatiques et éducatives concernant l’économie peuvent récolter ses fruits : un peuple incapable de comprendre les fondements de l’économie et de la monnaie, et par conséquent incapable de différencier une banque islamique d’une banque qui ne l’est pas, si l’affiche « banque islamique » ne lui est pas exhibée. Ainsi, la définition de l’usure s’est perdue par l’injure du temps, et les orientations politiques et idéologiques de chacun l’emportent sur sa raison. Dans ce sens, un colloque sera organisé à Sfax, à la faculté des sciences économiques et de gestion, le 22 et le 23 juin 2012, concernant la finance islamique. Mis à part la valeur scientifique d’un tel colloque, ce qui surprend c’est sa date, et les questions qui s’imposent à l’esprit concernent les orientations du colloque. Si du temps de Ben Ali des conférences ont été organisés pour discuter de ce sujet, mais plus pour « vacciner » la population contre les morsures du dragon économique islamique qu’autre chose, du temps d’Ennahdha l’on assiste à des conférences tournées vers le sens contraire, du moins c’est ce que laisse présager les thèmes qui seront traités. Des conférences concernant ce qui régit la valeur de la monnaie, cette chose si pratique et si abstraite en même temps pour nous éclaireraient bien des esprits sur la réalité des choses : La monnaie en elle-même, celle que vous tenez entre vos mains, tient sa valeur des prêts non encore remboursés de vos autres concitoyens. Tout est problème de valeur, pris dans les deux sens. L’on espère donc que dans ce colloque, on parlera des effets positifs de l’adoption de certaines règles éthiques financières, et l’on redoute que le colloque ne serve qu’à faire de la publicité à des partis économiques sinon politiques directement ou indirectement.

Mohamed Anis Abrougui

http://www.tiwinoo.com/

Tunisie : quel apport de la finance islamique ?

By H.M

Selon une étude publiée par la BAD (Banque africaine de développement), les montants des actifs conformes à la Chariaâ augmentent à un rythme annuel de plus de 10%. Cette évolution n’a pas cessé même pendant la crise financière de 2008.

L’étude s’intéresse aux services bancaires et à la finance islamique en Afrique du Nord. Elle traite de près l’évolution et les perspectives du secteur de la finance islamique.
La finance islamique est une activité qui continue à souffrir de certaines faiblesses, entre autres, une dépendance excessive d’un nombre limité de marchés. Dans certains pays, ce sont des facteurs politiques internes qui empêchent le développement des services bancaires islamiques, tel est le cas des pays d’Afrique du Nord, révèle l’étude.
Il y a un important débat sur le vrai rapport entre le développement de la finance islamique et le développement économique, précise-t-on encore. Les services bancaires islamiques peuvent contribuer au développement de l’intermédiation financière pour autant qu’ils attirent les personnes réticentes à traiter avec les banques classiques. Cependant, le facteur religieux n’est pas le seul attrait de la banque islamique, cette dernière aurait des avantages financiers, tel le fait qu’elle peut assurer un accès supplémentaire au crédit.
S’agissant du cas de l’Afrique du Nord, le bien-fondé des services bancaires islamiques réside dans le fait qu’ils peuvent attirer des dépôts en provenance de pays situés en dehors de la région, notamment des pays du Conseil de coopération du Golfe (GCC). Les services bancaires islamiques peuvent, également, renforcer les liens financiers mutuellement avantageux qui existent entre l’Afrique du Nord et les autres régions du monde musulman et promouvoir l’intégration économique, lit-on à ce propos. Lire la suite…

Après le PSG, le Qatar au chevet des banlieues françaises

Abderrezak Khachane, président de l'association "Mieux vivre au Valibout", a écrit à l'ambassade du Qatar pour obtenir des fonds pour la rénovation du quartier.

Abderrezak Khachane, président de l’association « Mieux vivre au Valibout », a écrit à l’ambassade du Qatar pour obtenir des fonds pour la rénovation du quartier.Jean-Gabriel Bontinck/PHOTOPQR/LE PARISIEN

Jusqu’où ira le Qatar? Le pays est grand comme la Corse mais possède une impressionnante force de frappe financière. Après le PSG et les droits télé de la Ligue des champions, c’est dans les banlieues françaises que le petit émirat a décidé d’investir. Il a annoncé, le 9 décembre 2011, la création d’un fonds d’investissement de 50 millions d’euros destiné aux quartiers français en difficulté, pour 2012. La somme est d’importance. C’est près de 10 % des 548 millions d’euros du budget du ministère de la ville de cette année.

L’enveloppe doit servir à financer les projets des jeunes entrepreneurs des cités en mal de reconnaissance et de subsides pour créer leurs entreprises. L’initiative a faitgrincer des dents certains. Elle a été saluée par d’autres. Pour une écrasante majorité, elle souligne surtout un peu plus l’abandon des banlieues par l’Etat français.

L’idée d’un rapprochement entre les banlieues et le Qatar n’est pas venue de la pétromonarchie mais de l’Association nationale des élus locaux de la diversité (Aneld). Un collectif d’élus de droite et de gauche ayant en commun d’être fils ou petit-fils d’immigrés et qui constate l’impasse dans laquelle se trouvent les banlieues françaises depuis plusieurs années. « On y est allés au culot », expliqueHaouaria Hadj-Chikh, élue du Front de gauche à Marseille et membre de l’association.

Cet automne, les élus écrivent à l’ambassadeur du Qatar en France, qui accepte de les recevoir. Peu de temps après, ce dernier organise un voyage d’une semaine à Doha, la capitale de l’émirat. Dix élus s’y rendent. Là-bas, la délégation déjeune avec l’émir cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, rencontre plusieurs responsables et distribue plusieurs dizaines de CV français. « Pour une fois, notre identité était valorisée et n’était plus un handicap », explique Kamel Hamza, président de l’Aneld et conseiller municipal UMP à La Courneuve. « L’aide du Qatar n’est que le résultat de difficultés exacerbées », plaide Haouaria Hadj-Chikh. Lire la suite…

Les gains des banques islamiques du Golfe n’ont cessé de progresser

La part de marché détenue dans le golfe par les banques islamiques a franchi le seuil de 25% de la totalité des actifs bancaires selon le rapport publié par Ernst & Young sur la compétitivité des banques pour l’année 2011.

Les actifs bancaires des banques commerciales islamiques au niveau mondial devraient atteindre 1100 milliards de dollars l’an prochain soit un bond de 33 % par rapport à 2010 (826 milliards de dollars).
Les actifs bancaires islamiques au Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena) sont estimés à 416 milliards de dollars en 2010, soit une croissance supérieure à 20% alors qu’elle n’est que de 9 % pour les banques classiques. Pour la région de Dubaï la part de marché s’élève à 14%.
Le rapport prévoit que les actifs bancaires islamiques de la région Mena devrait plus que doubler à 990 milliards de $ en 2015 avec l’ouverture des banques islamiques au grand publique afin de concurrencer les banques commerciales conventionnelles.

« La concurrence pour les clients grand public n’est pas sur tout les produits, les banques ont besoin de penser à des services novateurs afin de satisfaire les besoins des clients. Les clients cherchent la meilleur banque quelle soit classique ou islamique » a déclaré Nazim Ashar, Mena Islamic Financial Services Leader chez Ernst & Young.
Les changements de régime ces derniers temps et l’ouverture vers les économies régionales sont des facteurs positifs pour améliorer le changement de réglementation. Ernst & Young prévoit que ces modifications aideront à l’expansion de la banque islamique à travers la région. Lire la suite…