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Archives pour la catégorie ‘MANIFESTATION’

Chasse au voile : une entreprise de purification nationale

Laurent Bazin | Anthropologue au CNRS

Cela fait plusieurs décennies que la France est engagée dans une chasse aux sorcières qui se fait chaque jour plus insidieuse, plus implacable.

Le récent scandale provoqué par l’arrêt de la Cour de cassation, dans le litige qui oppose à son employeur une femme licenciée d’une crèche pour avoir refusé d’enlever son voile, n’en est que le dernier rebondissement.

Comme dans chacun des épisodes précédents, la réaction dans les médias est quasi unanime et présente la laïcité comme une citadelle assiégée par l’islam.

L’ex-présidente de la Haute autorité contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), Jeannette Bougrab, estime que « la dernière digue a cédé » et que la république est menacée.

Un groupe d’intellectuels réclame déjà à cor et à cri un aménagement du droit pour étendre la laïcité au secteur privé (sic) et interdire aux femmes dites voilées l’accès aux professions de la petite enfance. Comme en écho, le Défenseur des droits réclame une « clarification » de la loi et le gouvernement s’est dores et déjà dit prêt à en examiner l’opportunité. Une loi de plus sur le voile ?


Une femme voilée à Vénissieux, en 2009 (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK/AFP)

Des femmes dont on dénie les droits les plus élémentaires

L’acharnement dans la traque du voile ressemble au jeu cruel d’un enfant qui arrache une à une les ailes d’une mouche. Après que l’on eut exclu des jeunes filles des collèges publics et incité – au nom de la laïcité et du refus du communautarisme – à les enfermer dans des écoles musulmanes, des mères ont été interdites d’accompagnement des sorties scolaires, puis décrétées indésirables à la porte des écoles.

Le foulard a été proscrit des photos des pièces d’identité, signe s’il en est de l’appartenance nationale. Ecoles, crèches, hôpitaux, police, administrations, services parapublics doivent être purgés de leurs femmes voilées et le secteur privé emboîte le pas.

Ces femmes voilées devraient disparaître de la vue du public, et particulièrement des jeunes enfants, comme si elles constituaient une intolérable obscénité. Les universités ne sont pas en reste, qui déjà sont tentées de faire enlever leur foulard aux étudiantes.

La burqa a été bannie de l’espace public au terme d’un gigantesque emballement médiatico-politique pour quelques centaines de cas recensés : une unanimité facilement acquise derrière un gouvernement engagé dans la promotion de l’identité nationale.

Une chanteuse (Diams) a été traînée dans la boue par la presse pour avoir discrètement posé un bonnet sous sa capuche de rappeuse, et les dénigrements les plus virulents émanaient d’une secrétaire d’Etat l’accusantd’être « un vrai danger pour les jeunes filles des quartiers populaires ».

Une militante du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a subi la même campagne houleuse qui a tenté de l’empêcher de présenter sa candidature à des élections… La liste continue à s’allonger des femmes dont on dénie les droits les plus élémentaires – droit à la scolarisation, droit au travail, droit d’accompagner leurs enfants à l’école, éligibilité – pour une pièce de tissu recouvrant leurs cheveux.

Derrière le voile, une religion : l’islam

Derrière le voile, une religion : l’islam. La laïcité ne serait plus la séparation de l’Etat et de la religion, elle ne serait plus la neutralité de l’Etat vis-à-vis des religions, ni ce principe visant à garantir le droit de pratiquer le culte de son choix et le droit d’exprimer librement ses convictions.

Dans son nouvel habillage, la laïcité devrait extirper toute manifestation de la religion (c’est-à-dire de l’islam) d’une sphère publique qui s’avère à géométrie variable, puisqu’il s’agirait non plus seulement de l’extirper de l’Etat, mais de l’espace public (pourtant lieu par excellence de l’expression de la liberté d’expression) et désormais du secteur privé.

Le droit ne le permet pas ? Il n’y a qu’à le détourner. « Aux élus de nous sortir de la confusion » dit l’appel « pour une loi sur les signes religieux ». « Notre loi doit impérativement être modifiée […] nous en appelons au législateur. »

Par petites touches, en prenant le prétexte des signes religieux, qui fait illusion malgré son caractère ouvertement fallacieux, une législation dérogatoire pour l’islam se fabrique, comme au temps des colonies, lorsqu’il fallait surseoir au principe fondateur du droit français depuis l’abolition des privilèges en 1789 – l’égalité de tous devant la loi – pour doter les « indigènes » d’un statut particulier.

L’idée d’une incompatibilité de l’islam avec une république laïque

Faut-il rappeler que la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat ne s’est jamais appliquée dans les trois départements de l’Algérie « française » et que la « république laïque » a substitué à la catégorie « indigène » celle de Français musulman d’Algérie (FMA) pour restreindre les droits de ceux qu’elle désignait ainsi jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie et au-delà ?

Cette histoire n’est pas si ancienne. C’était alors la République qui imposait une censure sévère sur toute expression critique de sa politique coloniale. Alors que la question du foulard n’en finit pas de rebondir pour servir de prétexte à de continuelles restrictions de l’expression de l’islam dans la société française, c’est l’islam qui est très directement accusé de constituer une menace pour la liberté d’expression.

Une telle rhétorique fondée sur l’inversion fantasmatique des rapports réels est une caractéristique récurrente des politiques d’oppression. L’idée d’une incompatibilité de l’islam avec une République laïque était il y a trente ans portée, au mieux, par quelques dizaines d’intellectuels qui s’exprimaient constamment dans les médias. Ils partageaient en cela parfaitement les idéaux des mouvements intégristes qui prenaient de l’ampleur dans le monde à la même période.

L’idée a gagné les médias

C’est une idée qui a largement gagné les médias, et ceux-ci multiplient les sondages visant à montrer qu’elle est désormais répandue dans les deux tiers, voire les trois quarts de la population française. Depuis trente ans cependant, toutes les études sérieuses ont montré que les musulmans en France ne se distinguaient pas par leurs opinions des autres citoyens et adhéraient en particulier massivement au principe d’un Etat laïc.

N’est-ce pas la « République », par la voix de ceux qui s’en revendiquent les défenseurs, qui proclame son incompatibilité avec l’islam, avançant chaque jour d’un cran dans la violence verbale et symbolique, exigeant sans cesse de nouveaux dispositifs juridiques ? Que l’islam soit une menace pour la France était jadis l’un des slogans du Front national. Ce temps semble déjà très loin.

Des intellectuels ont depuis largement pris le relais pour accréditer cette idée, avec une efficacité bien plus redoutable, et une agressivité qui ne cesse de s’amplifier.

Sous les foulards, les bonnets et les hidjabs, ce sont des femmes

Certains de ses mouvements, de ses courants et de ses figures intellectuelles tentent de faire du féminisme un appareil idéologique d’Etat, pièce maîtresse de l’idéologie de l’identité nationale qui s’érige sur le culte de la république et le rejet symétrique de l’islam. La sacralisation de la laïcité et sa production en slogan politique déconnecté de ses ancrages juridiques historiques est le dispositif central de cette collusion.

Par les exclusions qu’il prononce, cet ordre nationaliste du « genre » qui se construit n’est pas moins sexiste et violent que le vieil ordre sexuel qu’il a remplacé ni que le machisme qu’il prétend aujourd’hui combattre en arrachant leur voile aux musulmanes.

Car derrière le voile, l’islam, mais sous les foulards, les bonnets et les hidjabs, ce sont des femmes. Ce sont des femmes que l’on regarde de travers, que l’on montre du doigt, que l’on érige en menace, en souillure dont il faut préserver les enfants, des femmes dont on restreint chaque jour un peu plus les droits.

Ce sont des femmes – et non des hommes – qui sont expressément visées, qui subissent l’opprobre le plus violent et qui se voient interdire l’accès aux espaces publics, de l’école, du travail… et sans doute bientôt des élections.

Si ce sont des femmes que l’on persécute de la sorte, c’est qu’elles sont perçues comme vulnérables et doublement inférieures parce que femmes et parce que porteuses d’une religion considérée comme étrangère.

Ne comprennent-elles pas qu’on veut faire leur bien, ces ingrates ?

Le féminisme des années 70 se donnait comme objectif d’émanciper les femmes, toutes les femmes. Ce n’est plus le cas de certains courants du féminisme contemporain qui, en s’adossant à l’Etat, prononcent des excommunications et secrètent des figures de sorcières malfaisantes.

Ne comprennent-elles pas qu’on veut faire leur bien, ces ingrates, ces salopes ? Les prises de position médiatiques se déchaînent : lorsqu’elles ne sont pas victimes ou aliénées, c’est qu’elles sont comploteuses, manipulatrices, dangereuses.

De la femme qui refuse de se soumettre à la salope, la prostituée, il n’y a jamais qu’une frontière ténue, car la femme scandaleuse est par définition celle qui échappe aux prescriptions et ne se cantonne pas à la place qui lui est assignée.

Et dans les campagnes médiatico-politiques qui se déploient, il en va effectivement des femmes voilées comme des prostituées : au nom de la laïcité, au nom de l’égalité homme-femme, au nom de la république, cette nouvelle Trinité du « bien », la frénésie qui tente de les faire disparaître de la vue en prétendant les arracher à leur soumission, cette frénésie ne semble connaître aucune limite.

Ces sorcières du temps présent dans leurs voiles maudits

Cette frénésie a un nom, et ce nom est particulièrement inquiétant : c’est une véritable entreprise de purification nationale qui peu à peu s’est mise en place à partir de la première « affaire du voile » des années 90. Et il serait temps d’en prendre conscience, car il ne peut y avoir aucune limite à une telle entreprise de purification.

Son objet étant fantasmatique, la poursuite de son éradication ne pourra trouver aucune borne. A l’invention de quel genre de bûcher va-t-on assister demain pour brûler ces sorcières du temps présent dans leurs voiles maudits ?

http://www.rue89.com/

Islamophobie : un collectif part en campagne

Par Sophie Amsili avec Matthieu Bock

Le Collectif contre l’Islamophobie en France lance une campagne pour « déconstruire les clichés ».

Un couple tient ses deux fillettes sur ses genoux et les observe en souriant. La famille semble épanouie. Un détail : la femme est voilée. Elle est bretonne, enseignante et s’est convertie à l’islam. Cette image fait partie des trois affiches qui sont apparues au bord du périphérique parisien depuis le 31 octobre. Elle est l’un des supports de la campagne lancée par le Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF). Objectif : « ouvrir le dialogue » et surtout « déconstruire les clichés » sur les musulmans en France.

Islamophobie : un collectif part en campagne© CCIF

Le message est dans le nom de cette campagne : « Nous (aussi) sommes la Nation ». Les musulmans font partie, eux aussi, de la société française « par naissance, mais aussi par leur sentiment d’appartenance, par leur contribution quotidienne et historique à la vie du pays », explique le CCIF sur son site. Et de rappeler : « L’islamophobie n’est pas une opinion, c’est un délit ».

Une « explosion des actes islamophobes »

A l’origine de cette campagne, une « explosion des actes islamophobes », explique le CCIF : « Il y a une hausse de 58% par rapport à l’année précédente. Pour 2011, on a enregistré 298 actes de violences et de discriminations », détaille Marwan Muhammad, porte-parole du CCIF au micro d’Europe 1. A cela s’ajoute une « aggravation des faits » : « On avait jusqu’ici des violences verbales, poursuit-il. On a désormais beaucoup de violences physiques, y compris envers des institutions, des profanations et des mosquées dégradées… Pour nous, c’était vraiment le moment décisif pour lancer une campagne. »

Avec un budget – restreint – de 70.000 euros, la campagne se décline également sur un site Internet dédié, sur les réseaux sociaux, dans des opérations de « street-marketing » ou encore à la radio. Europe 1 est l’une des deux stations, avec Beur FM, à diffuser un spot à partir du samedi 4 novembre. Le CCIF organise aussi une série de conférences en France, ainsi qu’à Londres ce week-end pour donner une envergure européenne au projet. Ce marathon d’un mois veut « dépasser les discours [et] convoquer, dans l’opinion publique, une prise de conscience sur une réalité souvent difficile », l’islamophobie. Le pari est ambitieux.

http://www.europe1.fr/

MEKNÈS PRÉPARE SON SALON DES PRODUITS «HALAL»

C’est officiel. Meknès prépare son «Expo halal international au Maroc». L’événement, qui se tient du 13 au 15 septembre dans le somptueux complexe des Habous, résulte d’une étude d’opportunité qui souligne les trois grands marqueurs d’un marché en pleine évolution. Un potentiel que l’on estime aujourd’hui être porté par une population mondiale de 1,3 milliard de musulmans, peser plus de 500 milliards de dollars, et connaître une croissance remarquable de 10% par an. C’est dans cette optique que le salon de Meknès est pensé. Organisée en partenariat avec les ministères de l’Agriculture, du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles technologies, et des Affaires générales et de la Gouvernance, cette première édition jouit de l’appui du Centre régional d’investissement de Meknès-Tafilalet, la direction régionale de l’agriculture, la CGEM, la Chambre de commerce, d’industrie et de services, la Chambre d’agriculture, la direction régionale de l’ONSSA, la commune de Meknès, et la délégation régionale du ministère du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles technologies.
Bref, tous les partenaires voulant marquer le calendrier de la capitale ismaïlienne par la naissance d’une nouvelle manifestation sont présents. «Nous voulons accompagner la mise en place d’une nouvelle filière d’export et de production, basée sur le strict respect de la norme halal marocaine, appelée à devenir une référence internationale, avec l’appui de l’Ompic, partenaire du salon», explique Mohamed El Ouahdoudi, Lire la suite…

Manifestation pour la charia à Benghazi

Agence France-Presse

BENGHAZI – De 2 000 à 3 000 personnes ont manifesté vendredi à Benghazi, le berceau de la révolution libyenne dans l’est du pays, pour réclamer que la charia (loi islamique) figure dans la future Constitution, selon un correspondant de l’AFP sur place.

«Islamique! Islamique!», ont scandé en allusion à l’État les manifestants, dont certains brandissaient des exemplaires du Coran.

Un communiqué distribué pendant le rassemblement demande qu’un article stipulant que l’islam est religion d’État figure dans la future Constitution libyenne et qu’il ne soit pas soumis à référendum comme pourrait l’être le reste de la loi fondamentale.

Les Libyens doivent se rendre aux urnes en juin pour élire une assemblée constituante d’environ 200 membres.

«Les manifestants demandent que la charia soit la référence des lois et que cela soit clairement dit dans la Constitution», a déclaré à l’AFP Ghaith al-Fakhri, figure islamiste libyenne, présent sur la place Tahrir de Benghazi.

Les manifestants se sont aussi dits opposés à tout projet de fédéralisme en Libye.

Lors de la proclamation de la «libération» de la Libye le 23 octobre, trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi, le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, avait affirmé que la charia serait à l’avenir la principale source de la législation en Libye.

http://fr.canoe.ca/

Serra, un solitaire au Qatar

Par Valérie Duponchelle
7, la plus haute sculpture jamais réalisée par Richard Serra, paraît presque petite
7, la plus haute sculpture jamais réalisée par Richard Serra, paraît presque petite

Le sculpteur américain a créé une œuvre monumentale, postée comme un phare en face du Musée d’art islamique de Doha. Rencontre au désert.

Serra l’Américain a choisi son chiffre symbole pour sa première grande œuvre publique au Moyen-Orient, ce sera 7. C’est le titre, digne d’un mystique du Coran ou d’un thriller de David Fincher, de sa tour d’acier Corten posée comme un phare du futur dans la baie de Doha. Pile en face du Musée d’art islamique (MIA), dessiné tout en gradins géants par l’architecte américain d’origine chinoise Ieoh Ming Pei, 94 ans. Trois ans après l’inauguration princière de ce bloc de pierre, aussi massif que la Grande Pyramide de Gizeh,la sculpture de Richard Serra est un signal fort vers l’art minimal et contemporain. C’est aussi la démonstration de la volonté du Qatar de s’imposer, vite et bien, comme le fer de lance culturel des émirats, ces riches terres arabes du golfe Persique qui marient les contraires.

«Il y a trois ans et demi, j’ai reçu à New York la visite de S.E. la cheikha al-Mayassa qui pensait déjà à l’avenir autour du MIA alors que le musée n’était même pas achevé», raconte Richard Serra, de noir vêtu comme un clergyman. La fille chérie de l’émir du Qatar, SA le cheikh Hamad Ben Khalifa al-Thani, voulait un projet fort pour marquer son «MIA Park», espace public de 25 hectares au bord de la corniche de cette capitale du désert. L’artiste de 72 ans n’aime rien tant que les défis monumentaux, comme il l’a prouvé avec ses stèles d’acier dignes de Stonehenge au Grand Palais, en 2008. Buriné, fatigué mais souriant sous le soleil d’hiver du Qatar, cette star de l’art international ressemble toujours à l’architecte un peu menaçant que lui a fait jouer le plasticien américain Matthew Barney dans sa vidéo Cremaster. Lire la suite…

Après le PSG, le Qatar au chevet des banlieues françaises

Abderrezak Khachane, président de l'association "Mieux vivre au Valibout", a écrit à l'ambassade du Qatar pour obtenir des fonds pour la rénovation du quartier.

Abderrezak Khachane, président de l’association « Mieux vivre au Valibout », a écrit à l’ambassade du Qatar pour obtenir des fonds pour la rénovation du quartier.Jean-Gabriel Bontinck/PHOTOPQR/LE PARISIEN

Jusqu’où ira le Qatar? Le pays est grand comme la Corse mais possède une impressionnante force de frappe financière. Après le PSG et les droits télé de la Ligue des champions, c’est dans les banlieues françaises que le petit émirat a décidé d’investir. Il a annoncé, le 9 décembre 2011, la création d’un fonds d’investissement de 50 millions d’euros destiné aux quartiers français en difficulté, pour 2012. La somme est d’importance. C’est près de 10 % des 548 millions d’euros du budget du ministère de la ville de cette année.

L’enveloppe doit servir à financer les projets des jeunes entrepreneurs des cités en mal de reconnaissance et de subsides pour créer leurs entreprises. L’initiative a faitgrincer des dents certains. Elle a été saluée par d’autres. Pour une écrasante majorité, elle souligne surtout un peu plus l’abandon des banlieues par l’Etat français.

L’idée d’un rapprochement entre les banlieues et le Qatar n’est pas venue de la pétromonarchie mais de l’Association nationale des élus locaux de la diversité (Aneld). Un collectif d’élus de droite et de gauche ayant en commun d’être fils ou petit-fils d’immigrés et qui constate l’impasse dans laquelle se trouvent les banlieues françaises depuis plusieurs années. « On y est allés au culot », expliqueHaouaria Hadj-Chikh, élue du Front de gauche à Marseille et membre de l’association.

Cet automne, les élus écrivent à l’ambassadeur du Qatar en France, qui accepte de les recevoir. Peu de temps après, ce dernier organise un voyage d’une semaine à Doha, la capitale de l’émirat. Dix élus s’y rendent. Là-bas, la délégation déjeune avec l’émir cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, rencontre plusieurs responsables et distribue plusieurs dizaines de CV français. « Pour une fois, notre identité était valorisée et n’était plus un handicap », explique Kamel Hamza, président de l’Aneld et conseiller municipal UMP à La Courneuve. « L’aide du Qatar n’est que le résultat de difficultés exacerbées », plaide Haouaria Hadj-Chikh. Lire la suite…

Au Qatar, l’art pour l’image

DOHA (QATAR), ENVOYÉ SPÉCIAL - Doha, Qatar, 5 décembre 2011. Beau temps, 20 °C, fraîcheur inopinée d’un vent marin. Soudain, une série d’explosions, et la température monte d’un coup, une rafale torride cuit le visage : l’artiste chinois Cai Guo-Qiang vient de mettre le feu à ses poudres à canon, et le souffle a atteint les spectateurs, installés à une centaine de mètres. A Doha, l’art contemporain réchauffe même le désert. Du public viennent des « Oh ! » et des « Ah ! » Le ciel bleu est ponctué de nuages roses et verts, d’autres canonnades expédient des taches noires, comme celles qui signalent l’activité de la DCA allemande dans les films de guerre. Un feu d’artifice en plein jour.

Cai Guo-Qiang, 54 ans, est coutumier du fait. Sa rétrospective en 2008 fut un des grands moments de l’histoire du Musée Guggenheim de New York. C’est à lui que furent confiées les illuminations – spectaculaires – qui ont ouvert la même année les Jeux olympiques de Pékin. La veille, le 20e Congrès mondial du pétrole se tenait dans un tout nouveau bâtiment, le Qatar National Convention Center (QNCC), conçu par l’architecte japonais Arata Isozaki : 40 000 m2 et une façade – assez lourdingue – dont la superstructure évoque des branches d’arbre. Dans l’avion, on a aussi croisé l’artiste franco-chinois Yan Pei-Ming, auteur des portraits de l’émir et d’une de ses épouses, Mozah Bint Nasser Al-Misnad, qui ornent le hall du Mathaf, le Musée d’art moderne arabe construit en 2010 par Jean-François Bodin. Yan Pei-Ming prépare une grande exposition à Doha pour 2013. L’artiste japonais Takashi Murakami est aussi annoncé pour une rétrospective – le Qatar avait en partie financé son exposition controversée au château de Versailles, en 2010.

 Les Qataris tourneraient-ils leurs regards vers l’Extrême-Orient ? Pas seulement. Le QNCC abrite dans son hall Maman, une menaçante araignée de bronze et d’acier sculptée par Louise Bourgeois, qui se dresse sur ses huit pattes à 9 mètres de haut. Le 15 décembre, c’était au tour de l’artiste américain Richard Serra devenir inaugurer une tour d’acier de 24 mètres, installée sur une digue spécialement aménagée dans la baie de Doha. Elle ponctue ce qui sera bientôt un jardin de sculptures de 25 hectares, reliant l’oeuvre de Serra au Musée d’art islamique, achevé en 2008 par l’architecte Ieoh Ming Pei (la pyramide du Louvre, c’est lui).

Quand la cheikha Al-Mayassa Bint Hamad bin Khalifa Al-Thani, fille du monarque local et présidente du Qatar Museums Authority, lui en a passé commande, Richard Serra est venu à Doha pour décider d’un lieu d’implantation. Aucun ne lui convenait, à part un emplacement au milieu de la baie, en pleine eau. Pas de problème, il a suffi de construire une presqu’île artificielle pour installer la structure… Intitulée Seven, elle est constituée de sept rectangles d’acier posés verticalement qui tendent à former un cercle à leur sommet. Une oeuvre inspirée, dit Serra, de célèbres minarets. Le résultat est un défi, un chef-d’oeuvre, et un étalon pour ce qui se construira ici à l’avenir. Lire la suite…

Capitale de la culture islamique 2011 Tlemcen Algerie

Année 2011, Tlemcen capitale de la culture islamique

TLEMCEN – La capitale des Zianides, Tlemcen, consacrée tout le long de 2011, « Capitale de la culture islamique » aura vécu une année intense et chargée d’activités scientifiques, artistiques et culturelles de haute facture présentées par des troupes nationales et internationales.
Cet événement, inauguré en grande pompe, a rendu à Tlemcen son lustre d’antan. Il a contribué de manière significative, par le biais des films documentaires, des colloques, des semaines culturelles nationales ou étrangères, du théâtre, des expositions, à dépoussiérer une grande partie du patrimoine immatériel et matériel que recèle la « Perle du Maghreb ».
Les films produits et présentés par leurs réalisateurs dans ce cadre -plus d’une trentaine-, constituent un fond cinématographique de grande importance puisqu’il met en valeur des hommes et des femmes et d’autres figures illustres qui ont marqué l’histoire de Tlemcen et de sa région dans divers domaines.
Le 4ème art s’est, quant à lui, penché sur l’histoire et les hommes qui ont fait l’histoire de la cité en présentant des spectacles abordant Sidi Haloui, Sidi Boumediène et autres faits historiques mettant en exergue un patrimoine et une histoire inégalable aussi riche que variée. Au total, ce sont 17 pièces théâtrales sur les 19 programmées qui ont été présentées à un public avide de connaître et de s’approprier son histoire. Lire la suite…

A Nice, les tombes musulmanes au centre d’une controverse

L’exhumation de certains corps, souhaitée par la mairie pour des raisons de place, soulève des questions au sein de la communauté musulmane.

Début décembre, les familles venues se recueillir sur la tombe de leurs proches dans l’un des carrés musulmans du cimetière de l’Est, à Nice (Alpes-Maritimes) ont découvert des affichettes évoquant une prochaine exhumation et les invitant à prendre contact avec les responsables du cimetière. Dans la panique, quatre d’entre elles ont fait rapatrier les corps dans leur pays d’origine. Avec l’aide d’un conseiller municipal de l’opposition socialiste, Abderrazak Fetnan, elles ont créé le collectif « Touchez pas à nos tombes » et organisé une manifestation dimanche 18 décembre.

Dès 2010, le vice-président du conseil régional du culte musulman, Boubekeur Bekri, a soulevé devant le maire de Nice, Christian Estrosi, le problème de la « saturation » des quatre carrés musulmans existants.

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A Dearborn, les musulmans sur la défensive

Des manifestants protestent contre la venue du pasteur Terry Jones à Dearborn en avril 2011. Le p...

Des manifestants protestent contre la venue du pasteur Terry Jones à Dearborn en avril 2011. Le pasteur controversé a été condamné pour avoir projeté de brûler un coran lors du neuvième anniversaire du 11 septembre.

Bill Pugliano/Getty Images/AFP

Avec sa tour et ses hautes fenêtres, sa pelouse et ses murs épais de grès et de granite, le lycée Fordson de Dearborn, en banlieue de Detroit, évoque immanquablement la Grande-Bretagne. « Dessinée dans le style néo-Tudor, l’école s’inspire des universités et des manoirs anglais du XVIe  siècle », confirme un panneau planté près de l’entrée.

À en juger par l’état du bâtiment, qui semble n’avoir pas vieilli depuis sa construction en 1928, et par l’herbe impeccable qui l’entoure, on se dit que ce lycée public a aussi hérité de l’ancienne puissance coloniale le goût des traditions. Un respect d’hier qui aurait touché droit au cœur celui qui a donné son nom à l’école comme à la large avenue qui la longe – le constructeur automobile Henry Ford, natif de Dearborn et fervent conservateur (1).

DE JEUNES FEMMES VOILÉES

Pourtant, quand retentit la sonnerie et que s’ouvrent les portes de la Fordson High School, l’atmosphère change du tout au tout. Alors qu’en 1928 l’Amérique vivait à l’heure des quotas migratoires privilégiant l’Europe du Nord, c’est le plus souvent voilées que les jeunes femmes d’aujourd’hui se rendent en classe – pour enseigner comme pour apprendre. Et les jours de championnat de football américain, c’est Allah que les joueurs invoquent ensemble dans la prière d’avant-match. À Fordson, 95 % des élèves sont musulmans. Lire la suite…

Une fête, un thé… et des reproches

Par STÉPHANE DURAND

Le maire socialiste Jean Rouger a répondu à l’invitation de la communauté musulmane. L’opposition s’émeut

 Un thé à la menthe pour le maire Jean Rouger.  photo stéphane durand

Un thé à la menthe pour le maire Jean Rouger. PHOTO STÉPHANE DURAND

Un maire doit-il fêter la fin du ramadan avec la communauté musulmane ? Pour le maire PS de Saintes, Jean Rouger, la question ne se pose pas. Il était présent avec sa première adjointe Margarita Sola samedi après-midi, salle Camélia, pour « un moment festif » ne voit pas où est le problème. Lire la suite…

Ramadan : les musulmans de Saint-Gratien font plier la mairie

Écrit par Ilyess

Nouvel épisode dans lebras de fer qui oppose la mairie de Saint-Gratien à l’Association franco-musulmane de la ville. Hier, la ville lui a accordé une salle municipale sous la pression du tribunal administratif. Pour la deuxième fois en moins de deux semaines, les juges ont en effet condamné la commune, mardi, pour avoir refusé de louer aux musulmans la salle qu’ils réclamaient pendant le ramadan.

L’élue déplore les deux jugements défavorables
Cette fois, une astreinte de 1 000€ par jour, à compter d’aujourd’hui et jusqu’au 27 août inclus, a été prononcée, tant qu’aucune salle ne serait mise à disposition de l’association. Hier, la mairie a décidé de leur attribuer le gymnase du Piccolo, durant deux heures, entre 14 h30 et 16h30, aujourd’hui puis vendredi.
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Communiqué Association « NIAMA LE BENFAIT »

L’Association « NIAMA LE BIENFAIT » a été créée le 07 juillet 2009 par une dame au grand coeur Mme Djellali Cherifa.

Les principales missions de l’association sont de :

  • Collecter du matériel médical (fauteuils roulants, béquilles, déambulateurs, matelas, coussins, pansements anti-escarres, lits médicalisés,couches pour incontinents …) afin de les acheminer vers des centres de malades handicapés et des structures d’enfants cancéreux en Algérie et au Maroc.
  • Rendre visite aux malades (originaires d’Algérie,Tunisie, Maroc ect…) hospitalisés à Paris et vivant seuls, éloignés de leurs proches dans un pays étranger. L’association NIAMA les accompagne à affronter leur maladie et leur apporte du soutien.
  • Sensibiliser les commerçants situés à proximité des hôpitaux à aider les malades venant de l’étranger en leur fournissant 1 fois par semaine des denrées alimentaires (poisson, viande, fruits et légumes, pain et féculents…)
  • Aider les malades dans les démarches administratives liées à la prise en charge des frais d’hospitalisation et de soins.
  • Permettre au malade de s’échapper de son environnement  austère en lui proposant des sorties. En effet, selon la pathologie du malade nous lui offrons une sortie en voiture, et nous lui faisons découvrir Paris et ses curiosités. Nous terminons autour d’une table dans un restaurant au choix du résident.
  • Collecter des vêtements, des jouets, des livres éducatifs pour les orphelinats de Tamara (Maroc) et d’Oran ( Algérie) mais aussi des vêtements destinés à des adultes démunis. Lire la suite…

Manipulation et propagande

L’objet de cet article est de dénoncer ce que l’on nomme communément le « complotisme » ou le « conspirationnisme ». Fléau majeur de notre temps, il est révélateur de la fuite en avant d’un nombre croissant d’individus qui en préférant se réfugier dans un monde virtuel plus facilement adaptable à leurs errances idéologiques, démontrent en réalité une incapacité totale à accepter les réalités de notre monde. On pourra y voir les mêmes caractéristiques sur lesquelles se basent les mouvements « extrémistes » assimilables aux symptômes que développerait un drogué enfermé dans son monde et qui soutiendrait que la vérité est bien son monde à lui et non celui communément décrit par des médias forcément impliqués dans un grand complot fomenté par une mystérieuse élite composée d’individus maléfiques.

Tout ceci n’est donc qu’un pur exercice de style destiné à distraire ceux qui ont un petit quart d’heure à perdre autrement que devant la télé. La théorie proposée qui se dévoilera au fur et à mesure de ce récit est volontairement choisie pour son aspect extrême, complètement irréaliste et dénuée de sens. Un choix judicieux de propos ou de faits, leur interprétation subjective, une rhétorique adaptée à la fourberie permettront chemin faisant d’enchaîner des preuves qui ne sont évidemment que mensonges et déformations de la réalité. Seuls les plus perspicaces, les plus attentifs, ceux familiers de ce genre de techniques de manipulation arriveront à cibler les failles béantes forcément inévitables mais qui seront néanmoins difficiles à déceler si l’exercice est réussi. Dans ce texte, les traductions, sauf erreur bien involontaire, sont exactes, vous pourrez vérifier. Détendez-vous, souriez, nous partons jusqu’au point final dans la fiction, dans le délire conspirationiste. Bonne lecture.

Il est beaucoup évoqué dans les médias, parmi un nombre incroyable d’affirmations complètement gratuites le fait que Breivik soit un « nazi ». Je serai très curieux de connaître en France le nombre de ceux qui savent que « nazi » provient de l’abréviation de « national-socialisme ». Je serais très curieux aussi de savoir combien savent exactement ce qu’est le national-socialisme. Reprenons le Larousse pour les plus étourdis. Lenational-socialisme est une « doctrine exacerbant les tendances nationalistes et racistes et qui a été l’idéologie politique de l’Allemagne hitlérienne (1933-1945). » On peut, ce qui est communément admis chez ceux qui « étudient » ce type de doctrine, l’extrapoler à une problématique plus large et donc ne pas exclure que la doctrine puisse expliquer d’autres mouvements qui ont les mêmes principes, les même fondements idéologiques et que cela ne soit pas forcément et uniquement relié à l’Allemagne hitlérienne. Seulement dans ce joli paquet cadeau qu’est cette doctrine, il y a des éléments biens précis. Le nationalisme notamment. Breivik veut-il défendre son pays, la Norvège ? Non. Pas seulement, il s’agit de l’Europe de l’Ouest dans son ensemble. Vise-t-il une race ? Non. Il vise le monde islamique. Cela ne « définit » pas une race. Y aurait-il une race supérieure pour Breivik ? Non. Il y a pour Breivik une incompatibilité de « vivre » ensemble, de pouvoir coexister tant il voit l’islam néfaste et destructrice. Il n’est pas question d’infériorité ou de supériorité. Nous sommes dans ce que l’on nomme « l’islamophobie ».  Lire la suite…

Un modèle de démocratie pour la région ?

Par Assia Shihab

Les révolutions tunisienne et égyptienne font planer espoir mais aussi inquiétudes au Moyen-Orient. Certains craignent l’ascension d’islamistes, voire un scénario à l’iranienne. Mais d’autres imaginent une autre voie et citent le modèle turc. La Turquie est en effet un grand pays musulman, qui est passé d’un régime dominé par les militaires à un régime civil.

Une économie dynamique, une société relativement ouverte, des élections libres et une population à 99% musulmane : la Turquie est la preuve que démocratie et islam ne sont pas contradictoires.

Wagdy Ibrahim, un Égyptien qui vit et travaille à Istanbul dans le secteur du tourisme, aimerait voir un miracle turc se produire en Egypte : « En Turquie en ce moment le système marche, et la majorité de la population le soutient. Avoir un système similaire en Egypte serait une bonne chose ».

La révolte égyptienne a été suivie de près par Ankara. Le premier ministre turc a d’ailleurs été l’un des rares dirigeants à appeler au départ du président Moubarak. « Vous devez répondre aux demandes du peuple égyptien qui souhaite le changement », avait déclaré Recep Tayyip Erdogan le 1er février.

La fermeté du premier ministre a contribué à augmenter le capital sympathie de la Turquie aux yeux des Égyptiens. C’est ce qu’a constaté le journaliste Mete Cubukcu, envoyé spécial de la chaîne turque NTV en Egypte pendant la révolution. Lire la suite…

De la démocratie en terre d’islam

« La démocratie et les pays musulmans, est-ce compatible ? Je m’interroge. » Liberta et bien d’autres se posent la question, sous la chronique de Michel Colomès.

De la démocratie en terre d'islamPrière sur la place Tahrir au Caire. © Matej Leskovsek / Sipa

Par Jean-Jacques Héry, pour l’équipe de modération

Disons-le sans ambages : la majorité d’entre vous ne croient pas à l’avènement d’une démocratie arabe. Panorama des arguments développés selon les thèmes essentiels qui se dégagent de vos réflexions.

Le poids du religieux dans la société civile arabe

C’est l’argument principal de ceux qui jugent incompatibles démocratie et monde arabe. Pour eux, l’islam a trop d’influence dans la vie publique pour permettre à une véritable démocratie de se mettre en place. « La démocratie est avant tout le résultat d’un long ferment intellectuel libéré des contraintes religieuses. Or, ces préalables sont loin d’être établis dans les pays arabo-musulmans », note Celtibère. Pensiero enchaîne, moins catégorique : « Ces populations, si elles reçoivent une instruction développant leur sens critique, s’émanciperont peut-être de cette tutelle [religieuse], mais ce ne sera pas immédiat, et ce ne sont pas les Frères musulmans qui y aideront. » Certains sont plus péremptoires : « La dictature, le mouvement populaire libératoire pour la démocratie, et pour finir la dictature islamique totalitaire. Voilà la suite logique qui attend le monde arabe. Trop imprégnés par la religion, comme nous l’étions au Moyen Âge », explique silver surfer.

Dans le camp d’en face, ceux qui croient à la possibilité d’une démocratie en terre d’islam bataillent pour tenter de minimiser l’emprise religieuse. Serge Lebeau puise dans les arguments sociologiques pour parler de l’Égypte. Premier argument : « Ces dernières années, l’Égypte était l’un des pays les plus modérés parmi les pays musulmans. » Deuxième argument : « Une population très jeune et avide de libertés à l’occidentale. Cette révolution est avant tout le résultat du modernisme contre le passéisme d’une religion trop étroite, car non évolutive. » Et d’interpeller les défenseurs de la thèse adverse : « Admettez avec moi que ces seuls facteurs suffisent à éloigner l’hypothèse d’une quelconque prise de pouvoir par les Frères musulmans ! » Lire la suite…

Tlemcen, capitale de la culture islamique : Riche programme d’activités scientifiques et intellectuelles

Treize (13) journées d’étude seront organisées dans la capitale des Zianides sur des thèmes abordant des thèmes tels que « l’Islam, l’orientalisme et le dialogue des civilisations », « La vie économique et le wakf dans le monde musulman », « Tlemcen et ses régions.

D.R

L’université « Abou Bekr- Belkaid » de Tlemcen a arrêté  un riche programme d’activités scientifiques et intellectuelles,dans le cadre  de sa participation  à la manifestation internationale « Tlemcen, capitale de  la culture islamique 2011″, a-t-on appris du chargé de la communication de cette  structure universitaire.
Cette contribution prévoit, entre autres, l’organisation de journées  d’étude, de colloques internationaux et diverses expositions, ainsi que des  échanges entre les universités et la publication de travaux de recherche, de  thèses et de mémoires réalisées par des étudiants et des enseignants-chercheurs  dans le domaine de l’histoire de la capitale des Zianides. Treize  journées d’étude seront organisées sur des thèmes abordant  des thèmes tels que « l’Islam, l’orientalisme et le dialogue des civilisations »,  « La vie économique et le wakf dans le monde musulman », « Tlemcen et ses régions: étude toponymique à la lumière des systèmes d’informations » et « Le juste-milieu  dans le développement de la culture islamique ». Une dizaine de colloques sont également programmés, abordant d’autres  thèmes tels que « L’Islam au Maghreb et le rôle de la ville de Tlemcen dans sa  propagation », « Les penseurs et personnalités célèbres à Tlemcen », « La poésie  et la musique andalouse : l’école de Tlemcen », « Les connaissances et les œuvres  des ancêtres à Tlemcen et ses régions », « L’histoire de la civilisation de Tlemcen  et ses régions » et autres.
Sur un autre registre, l’université de Tlemcen abritera, au courant  de cette année, onze expositions, qui font connaitre aux visiteurs, « la production  scientifique et intellectuelle de l’université de Tlemcen et d’autres universités  du pays » ainsi que  les sciences comme « l’astronomie et les arts de Tlemcen ». Des communications à distance seront également organisées par cette l’université  et ce  entre les étudiants et leur paires des universités islamiques, autour  de faits historiques sur la civilisation islamique et pour faire connaitre « comment  la culture du dialogue et de la tolérance a marqué plusieurs étapes de notre  civilisation, nos pays et nos villes », a indiqué la même source.
Divers concours seront organisés en marge de ces activités et les meilleurs  travaux scientifiques, littéraires et artistiques seront récompensés, a-t-on  ajouté.

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Paris Halal expo : 29 et 30 mars 2011 – La maturité du marché Halal

Communiqué de presse :

La 8ème édition de Paris Halal expo, les 29 et 30 mars 2011, annonce sa volonté de participer au débat sur la clarification de l’offre Halal sur les marchés français et européen.

Devenu le salon incontournable et de référence pour tous les professionnels de la distribution des produits et services Halal en Europe, Paris Halal expo participe au débat sur la transparence de l’étiquetage et la clarification des certifications Halal.

l’étiquetage et la clarification des certifications Halal.

Dans un souci constant d’apporter toujours plus de services et de professionnalisme, les visiteurs trouveront sur Paris Halal Expo une large gamme de produits alimentaires et non alimentaires Halal de qualité, sains et répondant aux exigences culturelles et religieuses. Lire la suite…

Laïcité n’est pas racisme

Par Ivan Villa

Appel Europe Ecologie – Les Verts : Laïcité n’est pas racisme

A l’attention de Tous les citoyens désirant Liberté, Egalité et Fraternité

Depuis quelques années, nous assistons à une véritable libération de la parole raciste visant les personnes issues de nos anciennes colonies : loi sur l’apport positif de la colonisation, présentation de l’immigration comme un danger pour la supposée « identité nationale », lois visant spécifiquement les musulmans, ethnicisation de la question sociale en ce qui concerne les difficultés que rencontrent les banlieues, campagnes contre « l’islamisation » de la France, amalgames entre terrorisme, islamisme, musulmans, jeunes de banlieue.

Cette vision culturaliste d’un monde traversé par un « choc » entre « civilisations » supposées incompatibles est en train de gagner la « bataille des esprits » et de transformer durablement la matrice d’analyse de la réalité sociale et politique.

Aujourd’hui ces discours ne sont plus l’apanage de l’extrême droite mais traversent l’ensemble de nos sociétés. En France, cette vision est entrée en résonnance avec une certaine tradition de hiérarchisation des cultures héritées de notre histoire coloniale. Lire la suite…

Italie : La ville de Turin aura sa mosquée en 2012

La capitale du Piémont en Italie, Turin, aura sa mosquée  en 2012, après la récente décision du maire de la ville, Sergio Chiamparino,  de délivrer un permis de construire d’un lieu de culte, selon un responsable  de l’Union des Conseils des musulmans d’Italie (UCMI), Abdelaziz Khounati,  cité hier  par un média online, à Rome.
« La ville de Turin a délivré le 30 décembre dernier un permis pour la construction  d’un lieu de culte pour la communauté musulmane, a indiqué ce responsable, précisant  que « la mosquée du Miséricordieux est prévue en 2012″.       
Selon Khounati, « la communauté musulmane est d’environ 35.000 fidèles à  Turin, et « la nouvelle mosquée sera un lieu de culte qui ne fournira pas seulement  un lieu de prière, mais aussi des activités sociales et culturelles propices  au dialogue avec les citoyens et les autres religions ».
Ce responsable a fait savoir que « l’actuelle mosquée faite pour accueillir  150 personnes seulement, est utilisée par 500 fidèles », ajoutant que « le processus  bureaucratique afin d’obtenir un permis de construire (d’une nouvelle mosquée)  a été certainement long ».
Le projet rencontre cependant, une résistance quant à sa concrétisation,  émanant des élus du parti populiste la Ligue du Nord.
Ainsi, le secrétaire provincial de ce parti, à Turin, Stephen Allard, a  affirmé au maire issu du parti démocratique, qui a octroyé l’autorisation, craindre  que « Torino devienne une autre Alexandrie ».
C’est que l’annonce de cette autorisation a coïncidé avec l’attentat sanglant  perpétré contre un lieu de culte copte en Egypte.
« L’islam et le terrorisme ne sont pas toujours, liés, mais personne ne  peut garantir qu’avec la nouvelle mosquée, il n’y aura pas quelqu’un prêt à imiter  les exploits d’Alexandrie », a ajouté cet élu opposé au projet et qui cherche  un moyen règlementaire », pour son annulation, selon Khounati.

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