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Archives pour la catégorie ‘MOSQUEE’

Paris : futures mosquées cherchent acheteur

Cécile Beaulieu

Les deux lieux de prière du futur Institut des cultures d’islam (XVIIIe) cherchent un financeur. L’association pressentie n’a pas réussi à réunir les fonds nécessaires.

 

Ce devait être l’une des réalisations les plus ambitieuses de la seconde mandature de Bertrand Delanoë : l’Institut des cultures d’islam (ICI), un vaste lieu culturel et cultuel de 4500 m2, comprenant deux mosquées de 2000 m2 au total, en plein cœur du quartier populaire de la Goutte-d’Or (XVIIIe). Seulement voilà : l’Association des musulmans de l’ouverture (AMO), qui devait acquérir les futurs lieux de culte de l’ICI, pour que soit respectée la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, n’est pas parvenue à réunir les fonds nécessaires.

Malgré les efforts déployés auprès de différents pays donateurs et sur fond de divisions endémiques entre les communautés musulmanes de la Goutte-d’Or, l’AMO n’est pas en mesure, aujourd’hui, de signer le chèque de 2,7 M€ demandé par la mairie de Paris.

Les fidèles prient toujours dans une caserne rue des Poissonniers

Et, pourtant, il faut faire vite : la partie de l’ICI implantée 56, rue Stephenson est déjà en construction. Sa livraison est prévue en 2013, avant celle du bâtiment prévu au 55 de la rue Polonceau. Outre la promesse de bénéficier des équipements culturels du futur institut, ce sont surtout les salles de prière de 1000 places chacune qui sont attendues avec impatience par les fidèles. Fidèles que les deux mosquées actuelles — Ibn-Walid, rue Myrrha, et El-Fath, rue Polonceau — ne peuvent plus contenir. Contraints de prier dans la rue pendant plus d’une décennie, les musulmans sont temporairement accueillis dans l’ancienne caserne de la porte des Poissonniers, mais restent dans l’attente de véritables lieux de culte.

« La mairie est entrée en négociation avec l’équipe du recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, souligne Michel Neyreneuf, l’adjoint à l’urbanisme de Daniel Vaillant, le maire (PS) du XVIIIe arrondissement. Une solution devrait être dégagée, au moins, dans un premier temps, pour la salle de prière de la rue Stephenson. Quant à Polonceau… nous n’avons pas de certitudes. Il faut trouver des pays financeurs, car les sommes en jeu ne peuvent pas être réunies par de petits souscripteurs. »

Un second coup dur pour le futur ICI, qui avait déjà dû se séparer de son ancien président, Hakim El Karoui, sur fond de scandale : ce jeune intellectuel, ex-plume de Jean-Pierre Raffarin et dirigeant de la Banque Rothschild, qui avait été choisi par Bertrand Delanoë pour présider à la destinée de l’institut, a été limogé pour avoir rédigé des notes de synthèse pour l’ex-président tunisien Zine Ben Ali, pendant la révolution de Jasmin…

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Table ouverte à la mosquée pour le ramadan

Lætitia VOLGA

La mosquée d’Angoulême sert les repas de rupture du jeûne pendant le mois du ramadan. Ce moment de partage est ouvert à tous, en particulier aux plus démunis.

L\'année prochaine, les femmes pourront cuisiner dans une pièce deux fois plus grande. Elle est actuellement en cours de travaux. Photos Quentin Petit

L’année prochaine, les femmes pourront cuisiner dans une pièce deux fois plus grande. Elle est actuellement en cours de travaux. Photos Quentin Petit

Ça sent bon dans la cuisine de la mosquée d’Angoulême, rue de la Charité. Une dizaine de femmes cuisinent, des mères au foyer et beaucoup de retraitées. Les unes coupent les légumes pour la soupe, d’autres s’occupent de roussir la viande. Dans l’espace réduit, on peut aisément se marcher sur les pieds. Mais comme elles sont organisées, les préparations avancent lentement mais sûrement.

Pendant le ramadan, le rituel est chaque jour le même. Les femmes du quartier se retrouvent à la mosquée pour préparer l’iftar, le repas de rupture du jeûne. Bénévoles, elles prennent de leur temps pour préparer de bons petits plats pour les personnes seules, célibataires ou étudiants.

Aujourd’hui, le menu est copieux: une soupe de légumes, un tajine tunisien (une quiche sans pâte, à base de viande, d’oeufs et de curcuma), de la choukchouka (une ratatouille relevée à partager dans un même plat) et de la viande d’agneau accompagnée de salsifis.

Cette rupture du jeûne à la mosquée a été mise en place l’année dernière. «Une des bénévoles a vu à la télévision que cela existait ailleurs», explique Zoulikha, la coordinatrice du groupe.

Pratiqué par 80 % des musulmans, le ramadan revêt une importance bien particulière.«On se doit de penser davantage aux pauvres et de les aider. Grâce aux aumônes des fidèles, on peut offrir un tel service gratuitement», déclare Kader Bouazza, président de l’Association des musulmans de Charente.

Entre les débuts du projet et aujourd’hui, le nombre de bénévoles a doublé. Et vient qui veut, selon ses disponibilités. A travers les assiettes, on voyage dans différents pays d’Afrique – Soudan, Algérie, Maroc ou Sénégal. Pour les femmes, c’est l’occasion d’apprendre de nouvelles recettes, de partager un moment entre amies et d’aider les autres.

Un dîner ouvert à tout le monde

Et où sont les hommes pendant ce temps-là ? À la maison pour beaucoup. Ils ne prennent le relais qu’une fois les marmites pleines, en assurant le service du soir. A ce moment-là, les femmes rentrent chez elles se reposer… et préparer le repas de leur famille. «On cuisine pour les nécessiteux et après pour notre foyer. Au moment de casser le jeûne, on reste chez nous en famille.»

Le soir venu, la mosquée se remplit pour la quatrième prière de la journée. Celle qui a lieu à la tombée du soleil. Les bénévoles masculins ont déjà dressé les deux longues tables dans la salle à manger.

Après la rupture du jeûne, avec une datte et un verre de lait, une douzaine d’hommes se mettent à table. Des jeunes, des vieux, que des hommes. «À la mosquée, les hommes et les femmes sont toujours séparés, rappelle Mohamed, de l’Association des musulmans de Charente. Si des femmes veulent venir manger, on mettra une table dans leur salle, mais il n’y a pas de demande.»

Moussa est à Angoulême depuis un an. Il a trouvé à la mosquée une nouvelle famille.«Le repas du ramadan a une autre signification et je préfère venir à la mosquée le partager», explique le jeune Comorien.

Il n’y a pas que les musulmans qui peuvent venir souper à la mosquée. Tout le monde est bienvenu. Si quelqu’un est dans le besoin, «on va l’accueillir», souligne Mohamed.«C’est l’esprit du ramadan.»

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Mosquée profanée. Le Culte Musulman et des associations juives « indignés »

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) et les représentants du culte juifs se sont indignés de la profanation de la mosquée. Deux têtes de cochon ont été découvertes tôt mercredi devant celle-ci.

Faire en sorte que les auteurs de la profanation soient arrêtés

« Le CFCM dénonce avec force la profanation odieuse, en ce mois sacré de ramadan, de la mosquée de Montauban. Le CFCM est profondément indigné par cet acte abject qui a visé un lieu de prière et de recueillement », a dit son président Mohamed Moussaoui par téléphone, lançant « un appel pressant et urgent aux pouvoirs publics pour que les auteurs de cette profanation soient arrêtés et jugés avec la sévérité qui s’impose ».

M. Moussaoui a appelé « les musulmans de France à affronter cet acte de provocation avec la sérénité qu’inspire le mois sacré de ramadan ».

« Le CFCM tient à exprimer à la communauté musulmane de Montauban son entière solidarité face à cette provocation raciste et xénophobe », a-t-il conclu.

Le Crif adresse ses sentiments d’amitiés aux Musulmans

De son côté, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a réagi sur le même ton, dans un communiqué.

« Le Crif est indigné par l’odieuse profanation de la mosquée Salam à Montauban. Il s’associe à la colère de la communauté musulmane profondément insultée pendant le mois du ramadan et lui adresse ses meilleurs sentiments d’amitié », indique le document.

L’Union des étudiants juifs de France (UEJF) s’est aussi montrée« indignée par la profanation. ».

Cet acte intervient alors que les musulmans entrent dans le 12e jour du ramadan et dénote « un climat de haine inquiétant », indique le communiqué.

Pour l’UEJF, « il est urgent de prendre aujourd’hui les mesures nécessaires afin de mettre fin à ce climat inquiétant où le passage à l’acte semble permis », notamment par « la mise en place d’un travail en profondeur de lutte contre le racisme dans les régions concernées ces dernières années ».

http://www.ouest-france.fr/

Profanation de la mosquée de Montauban

Les fidèles ont découvert ce matin deux têtes de cochon déposées à l’entrée de la mosquée.

La mosquée de Montauban profanée en plein ramadan.La mosquée de Montauban profanée en plein ramadan. © JEAN-PIERRE MULLER / AFP

Deux têtes de cochon ont été découvertes tôt mercredi devant la mosquée de Montauban, une profanation qui soulève l’indignation de la communauté musulmane en plein ramadan, ont indiqué la mairie et l’imam.

C’est peu avant la première prière, entre 4 et 5 heures, que les fidèles ont été confrontés au spectacle des deux têtes de porc déposées sur le portail de la mosquée, une maison comme toutes les autres que rien ne signale comme un lieu de culte musulman en pleine ville près de la gare, ont rapporté différents interlocuteurs. Sur le sol a été déversée une importante quantité de sang, comme jetée au seau et laissant une impressionnante trace sur l’accès en pente à la mosquée, a constaté un journaliste de l’AFP.

C’est le premier acte du genre dans le Tarn-et-Garonne, a dit à l’AFP Abdallah Zekri, président de l’Observatoire de l’islamophobie. Mais ce n’est pas en revanche une première en France, a-t-il dit, citant des précédents à Castres (des pieds de cochon accrochés au portail de la mosquée en 2009) ou à Reims. L’observatoire qu’il dirige a constaté une hausse de près de 15 % des actes islamophobes au cours du premier semestre, a-t-il dit. Mais, « pendant le mois sacré du ramadan, c’est inqualifiable, c’est de la provocation raciste », a-t-il dit.

17 actes islamophobes début 2012

Le geste a provoqué une vive émotion dans une ville qui, dit-on à la mairie, n’a jamais eu « aucun souci » avec une communauté musulmane importante. Si Montauban a été profondément choquée en mars par l’assassinat de deux parachutistes par Mohamed Merah, tous les interlocuteurs interrogés par l’AFP se sont refusés à établir un lien entre les deux affaires. « C’est indigne… S’attaquer à la religion… Je ne sais pas ce qui se passe, les gens perdent la tête, surtout pendant le ramadan, alors qu’on prône le dialogue entre les religions », a dit à l’AFP l’imam de la mosquée Hajii Mohamed, président régional du Rassemblement des musulmans de France.

Dans un communiqué, la maire UMP Brigitte Barèges a condamné « fermement cet acte odieux et blasphématoire à l’endroit de la communauté musulmane, en pleine période de ramadan de surcroît ». Elle a souhaité que la police et la justice fassent la lumière sur cette affaire « le plus rapidement possible ».

L’Observatoire national contre l’islamophobie a dénombré 17 actions islamophobes (violences, attentats, vandalisme…) au premier semestre 2012, au lieu de 11 en 2011, soit une augmentation de 54,54 % ; les menaces en tous genres ont augmenté de 6,89 % ; cela représente une augmentation totale de 14,49 % des actes antimusulmans, dit-il. L’année 2012 confirme la tendance à l’augmentation relevée en 2011 et renforcée par différentes controverses politiques sur le voile islamique, la viande halal ou l’identité nationale, débats qui ont « libéré la parole des extrémistes », dit l’Observatoire. Encore les chiffres sont-ils « au-dessous de la réalité, car nombreux sont les musulmans qui ne souhaitent pas porter plainte, considérant à tort ou à raison qu’il n’y aura pas d’aboutissement », note-t-il.

http://www.lepoint.fr/societe

Manuel Valls veut un islam de France laïc et indépendant de la tutelle étrangère

Manuel Valls à la sortie du conseil des ministres, le 23 mai 2012.

Manuel Valls à la sortie du conseil des ministres, le 23 mai 2012. V. WARTNER / 20 MINUTES

RELIGION – C’était le premier discours du ministre de l’Intérieur sur la deuxième religion de France…

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a exposé ce vendredi, jour de grande prière hebdomadaire pour les musulmans, sa vision de l’islam «élément constitutif à part entière de la France d’aujourd’hui», mais indépendant de la tutelle étrangère et respectueux de la laïcité.

Dans son premier discours sur la deuxième religion de France, au coeur de la dernière campagne présidentielle, le ministre s’est clairement démarqué deNicolas Sarkozy et a tancé le Conseil français du culte musulman (CFCM), miné par des crises à répétition, près de dix ans après sa création en 2003.

«Trop souvent, l’islam a été instrumentalisé»

S’exprimant deux semaines avant le début du ramadan, pour l’inauguration de la Grande mosquée de Cergy (Val-d’Oise), Manuel Valls entend «changer avec ce que nous avons connu ces dix dernières années» marquées par le passage deNicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur puis à l’Elysée.

«Trop souvent, l’islam a été instrumentalisé, trop souvent son nom a été prononcé pour véhiculer une suspicion, de la défiance, du mépris», a dénoncé le ministre, dans une allusion claire à l’ancien chef de l’Etat, en plaidant pour un islam indépendant de toute tutelle étrangère.

«Le culte musulman est par essence difficile à organiser»

Les crises vécues par le CFCM s’expliquent en grande partie par les liens entre ses composantes et les pays étrangers, notamment les deux grand rivaux algérien et marocain, dont les communautés forment la plus grosse partie des musulmans de France.

Des rapports de force sous-estimés par Nicolas Sarkozy, juge-t-on dans l’entourage de Manuel Valls, même si l’on concède que «le culte musulman est par essence difficile à organiser». «Les divisions, les égoïsmes, la concurrence ne peuvent pas différer plus longtemps le dialogue indispensable qui doit s’ouvrir sur les sujets cultuels», a tancé vendredi le ministre.

Un projet de réforme proposé début 2012

«Un cadre existe; il est sans doute imparfait. Il mérite peut-être d’évoluer. Il doit être dédié uniquement aux questions liées au culte. Je ne veux pas que soient confondus les questions d’immigration, d’intégration, et les questions liées aux cultes», a balisé Manuel Valls qui entend associer les intellectuels et la jeunesse à ce dialogue.

Le président du CFCM, Mohamed Moussaoui, a rappelé qu’un projet de réforme a été proposé début 2012: «Il convient de l’affiner et de le faire évoluer pour que l’instance représentative du culte musulman puisse rassembler d’avantage». Alors que le débat public a été parfois empoisonné par des polémiques sur les prières dans les rues, le port du voile ou l’abattage rituel, le ministre a insisté sur la place de la laïcité qui «a garanti l’unité de la France».

«L’Islam est un élément constitutif de ce qu’est la France d’aujourd’hui»

«La laïcité n’est pas l’expression d’une ignorance, d’une indifférence, pire d’une hostilité vis-à-vis de la religion. Elle dit simplement que la religion n’a pas d’emprise sur la société, qu’elle n’a pas d’emprise sur l’Etat qui doit rester neutre», a-t-il expliqué. Le ministre a rappelé le devoir de neutralité des agents publics et le principe d’égalité entre les hommes et les femmes contestés parfois par des croyants extrémistes.

Pour autant, le ministre a dit «condamner tous les clichés, toutes les petites phrases, que l’on entend, ou que l’on tolère, et qui visent les musulmans, des clichés alimentés, d’ailleurs, par certains responsables politiques, irrespectueux, irresponsables ou ignorants de ce qu’est l’Islam de France». «L’Islam, dans sa dimension universelle, est un élément constitutif, à part entière, de ce qu’est la France d’aujourd’hui».

http://www.20minutes.fr/

Valls veut un islam de France indépendant de la tutelle étrangère et laïc

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a invité vendredi les musulmans à construire un islam de France indépendant de toute tutelle étrangère, appelant à la fin des

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a invité vendredi les musulmans à construire un islam de France indépendant de toute tutelle étrangère, appelant à la fin des « divisions » et à la mise en place d’un « dialogue serein » entre responsables du culte musulman et pouvoirs publics. |Bertrand Langlois

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a exposé vendredi, jour de grande prière hebdomadaire pour les musulmans, sa vision de l’islam « élément constitutif à part entière de la France d’aujourd’hui », mais indépendant de la tutelle étrangère et respectueux de la laïcité.
Dans son premier discours sur la deuxième religion de France, au coeur de la dernière campagne présidentielle, le ministre s’est clairement démarqué de Nicolas Sarkozy et a tancé le Conseil français du culte musulman (CFCM), miné par des crises à répétition, près de dix ans après sa création en 2003.

S’exprimant deux semaines avant le début du ramadan, pour l’inauguration de la Grande mosquée de Cergy (Val-d’Oise), M. Valls entend « changer avec ce que nous avons connu ces dix dernières années » marquées par le passage de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur puis à l’Elysée.
« Trop souvent, l’islam a été instrumentalisé, trop souvent son nom a été prononcé pour véhiculer une suspicion, de la défiance, du mépris », a dénoncé le ministre, dans une allusion claire à l’ancien chef de l’Etat, en plaidant pour un islam indépendant de toute tutelle étrangère.
Les crises vécues par le CFCM s’expliquent en grande partie par les liens entre ses composantes et les pays étrangers, notamment les deux grand rivaux algérien et marocain, dont les communautés forment la plus grosse partie des musulmans de France.
Des rapports de force sous-estimés par Nicolas Sarkozy, juge-t-on dans l’entourage de M. Valls, même si l’on concède que « le culte musulman est par essence difficile à organiser ».
Polémiques
« Les divisions, les égoïsmes, la concurrence ne peuvent pas différer plus longtemps le dialogue indispensable qui doit s’ouvrir sur les sujets cultuels », a tancé vendredi le ministre.
« Un cadre existe; il est sans doute imparfait. Il mérite peut-être d’évoluer. Il doit être dédié uniquement aux questions liées au culte. Je ne veux pas que soient confondus les questions d’immigration, d’intégration, et les questions liées aux cultes », a balisé M. Valls qui entend associer les intellectuels et la jeunesse à ce dialogue.
Le président du CFCM, Mohamed Moussaoui, a rappelé qu’un projet de réforme a été proposé début 2012: « Il convient de l’affiner et de le faire évoluer pour que l’instance représentative du culte musulman puisse rassembler d’avantage ».
Alors que le débat public a été parfois empoisonné par des polémiques sur les prières dans les rues, le port du voile ou l’abattage rituel, le ministre a insisté sur la place de la laïcité qui « a garanti l’unité de la France ».
« La laïcité n’est pas l’expression d’une ignorance, d’une indifférence, pire d’une hostilité vis-à-vis de la religion. Elle dit simplement que la religion n’a pas d’emprise sur la société, qu’elle n’a pas d’emprise sur l’Etat qui doit rester neutre », a-t-il expliqué.
Le ministre a rappelé le devoir de neutralité des agents publics et le principe d’égalité entre les hommes et les femmes contestés parfois par des croyants extrémistes.
Pour autant, le ministre a dit « condamner tous les clichés, toutes les petites phrases, que l’on entend, ou que l’on tolère, et qui visent les musulmans, des clichés alimentés, d’ailleurs, par certains responsables politiques, irrespectueux, irresponsables ou ignorants de ce qu’est l’Islam de France ». « L’Islam, dans sa dimension universelle, est un élément constitutif, à part entière, de ce qu’est la France d’aujourd’hui ».

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Le maire de Nice,  Christian Estrosi, devant la salle de prière de l’avenue Saint-Joseph.

Le maire de Nice, Christian Estrosi, devant la salle de prière de l’avenue Saint-Joseph. Photo : M.B/ Metro

Christian Estrosi a annoncé qu’il ferait voter lundi matin en conseil municipal une « déclaration d’utilité publique » pour installer un poste de police municipale à la place de ce lieu de culte.

Les jours de la petite salle de prière musulmane de l’avenue Saint-Joseph sont comptés. Christian Estrosi a annoncé qu’il ferait voter lundi matin en conseil municipal une « déclaration d’utilité publique » pour installer un poste de police municipale à la place de ce lieu de culte, ouvert dans des conditions « non réglementaires ».

Dans cette petite impasse, perpendiculaire au boulevard Gambetta, il n’y a pourtant pas de « prières de rue », pas même un drapeau étranger où un quelconque signe religieux extérieur. Mais un malaise qui grandit chez certains riverains, car derrière le rideau de fer anonyme d’un ancien garage, des musulmans se retrouvent pour prier.

Une activité qui générerait des encombrements dans la rue et aux abords. Et pas seulement. « Il y a des agressions de personnes âgées, des problèmes de drogue, un nombre de cambriolages exponentiel », assure le président de l’association Ma rue est un village. Une présumée flambée de la délinquance qui serait « concomitante à l’ouverture de ce lieu de prière, qui gêne et encombre la rue », souligne Jean-Louis Labrosse.

Bientôt un poste de police
Alors les riverains ont réclamé un poste de police, que Christian Estrosi leur a promis deux jours avant le premier tour des législatives. « Ce local est le plus adapté du quartier pour la police municipale, qui s’y installera d’ici à la fin de l’année », précisait sur place, durant l’entre-deux-tours, le député-maire de Nice. L’édile a d’ailleurs confirmé que cet ancien garage pour autos de 140 m² avait « une capacité insuffisante » par rapport au nombre de fidèles qui le fréquentent.

http://www.metrofrance.com/nice-cannes

L’histoire du docteur Jeffrey Lang

voici une histoire que j’ai eu le plaisir de découvrir.

Jeffrey Lang est un professeur américain en mathématiques, il s’est convertit à l’islam et raconte son histoire dans son livre:  » le combat pour la foi », et dernièrement il a publié ses livres: »même les anges demandent »et « le voyage de l’islam vers l’Amérique »

Il nous raconte lui même son histoire:

 » c’était une petite chambre, il n’y avait pas de meuble, sauf un tapis rouge , il n’y avait aucune décoration sur ses murs gris, et il y avait aussi une petite fenêtre d’où pénétrait une petite lumière, nous étions tous dans des rangs, moi j’étais dans le troisième rang, je ne connaissais aucun d’eux, nous nous courbions tous dans un mouvement monotone jusqu’à ce que nos fronts touchent la terre; le temps était calme, et une vague de sérénité régnait, j’ai regardé devant moi et une personne nous dirigeait, debout sous la fenêtre, elle portait une tenue blanche…je me suis réveillé de mon sommeil! J’ai vu ce rêve là plusieurs fois durant ces dix dernières années, et je me réveille toujours paisible après ».

A l’université de San Francisco; j’ai fait la connaissance d’un étudiant arabe que j’enseignais, et j’ai noué une bonne relation avec lui, il m’avait offert une copie du Coran, et quand je l’avais lu pour la première fois, j’ai senti comme si c’était le Coran qui « me lisait »!

Et un jour j’ai voulu rendre visite à cet étudiant à la mosquée de l’université, j’ai descendu les escaliers et je me suis trouvé devant la porte. Redoutant d’entrer, je suis donc remonté et j’ai pris une longue respiration, ensuite je suis redescendu et j’ai senti que mes pieds ne pouvaient plus me porter , j’ai posé ma main sur le passe de la porte , et je tremblais, puis je suis remonté une deuxième fois , et je me suis senti vaincu… j’ai pensé à retourner à mon bureau…plusieurs secondes se sont écroulées , des secondes pleines de mystères, des secondes qui m’ont poussé à regarder vers le ciel, et là le combat s’est achevé et j’ai fait une prière vers le ciel:

« Mon Dieu offrez moi la force d’entrer à la mosquée si tel est votre volonté.. »

J’ai descendu les escaliers, j’ai poussé la porte, à l’intérieur j’ai trouvé deux jeunes hommes qui discutaient, ils m’ont salué, et l’un d’eux m’a demandé si je voulais savoir quelque chose sur l’islam? J’ai répondu: « oui, oui……je le veux ». Et après une longue conversation, j’ai montré ma volonté de me convertir à l’islam, l’Imam m’a alors dit:  » dit: J’atteste  » j’ai répété: « J’atteste », et il dit: « Qu’il n’y a pas de Dieu – je croyais toute ma vie à cette expression – sauf Allah », j’ai répété après lui, et il continua: »et que Mohamed et le prophète de Allah »,je l’ai répété après lui. Lire la suite…

Un incendie raciste vise une salle de prière musulmane à Ajaccio

Un gendarme se reflétant sur la carosserie d'une ambulance des pompiers

Un gendarme se reflétant sur la carosserie d’une ambulance des pompiers THIERRY ZOCCOLAN AFP.COM

Une salle de prière fréquentée par la communauté musulmane à Ajaccio a été « partiellement » détruite dans la nuit de dimanche à lundi, ont indiqué le parquet d’Ajaccio et le ministère de l’Intérieur, ce dernier précisant qu’il s’agissait d’un « incendie raciste ».

« Le 9 avril 2012 à 2H35, un incendie d’origine criminelle a partiellement détruit une salle de prière fréquentée par la communauté musulmane à Ajaccio. Des inscriptions à caractère raciste ont été découvertes sur la façade de l’immeuble qui abritait ce lieu de culte », a indiqué le ministère dans un communiqué.

De son côté, le parquet d’Ajaccio indique qu’une fenêtre de ce local de prière du centre-ville « a été cassée, des barreaux forcés et un produit inflammable a été répandu puis allumé ».

Le parquet ajoute que des inscriptions racistes en langue corse ont été trouvées sur l’immeuble, notamment « dehors les arabes (ndlr, arabi fora) ». Un cercueil a été également dessiné sur la façade. Il précise en outre que cette salle était « un lieu cultuel qui n’était pas officiellement recensé ».

L’enquête de flagrance a été confiée à la DIPJ d’Ajaccio. Lire la suite…

Mosquée du Grand Parc : Le vendeur est le diocèse de Bordeaux !

Mosquée du Grand Parc : Le vendeur est le diocèse de Bordeaux !

Dans un article publié hier sur Infos Bordeaux, nous vous annoncions l’achat prochain d’un terrain (rue Henri-Expert) par l’association culturelle des musulmans de Bordeaux Nord en vue de la construction d’un lieu de culte islamique au Grand Parc (photo).

Nos confrères du Sud-Ouest publient ce matin un article sur cette transaction. Et surprise, on apprend que le vendeur est le diocèse de Bordeaux ! Jean Rouet (photo), curé de Notre-Dame et vicaire du diocèse, justifie cette décision : « il ne nous servait plus à rien ». Quand on l’interroge sur le fait qu’il vende à une autre religion, celui-ci répond : « pourquoi pas » !

L’UMP et le Parti socialiste, ont une fois de plus adoptés une position commune : la satisfaction. Que ce soit l’adjointe au maire, Anne Marie-Cazalet, ou le député Michèle Delaunay (« je suis tout à fait favorable à un lieu de prière adapté aux musulmans »).

Pourtant cette décision risque de faire grincer les dents de nombreux fidèles du diocèse. En effet, alors que les chrétiens sont persécutés par les musulmans dans de nombreux pays du monde, et particulièrement au sud de la méditerranée, à Bordeaux, les autorités catholiques les aident à établir le « Dar al-Islam ».

Crédit Photo : Cliché Api-Photo

http://www.infos-bordeaux.fr/

Musulmans de Gironde : une foi à l’étroit

Par Caroline Campagne

[REPORTAGE] Faute de mosquée au Grand-Parc, le président de l’Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord accueille des fidèles au-dessus de son commerce dans un centre commercial. Petite visite guidée.

« Le minbar où s'assoit l'imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l'association culturelle des musulmans va racheter au diocèse », explique Mohammed Habri.

« Le minbar où s’assoit l’imam, servira dans notre futur lieu de culte sur le terrain que l’association culturelle des musulmans va racheter au diocèse », explique Mohammed Habri. (photo Thierry David)

Hier, peu après 13 heures. Cité du Grand-Parc, à Bordeaux. Centre commercial de l’Europe, au pied des tours, face à la Sécurité sociale. Un petit complexe d’une trentaine de boutiques. Inutile de chercher un panneau indiquant une salle de prière pour les musulmans. Officiellement, il n’y en a pas. Seuls les fidèles initiés connaissent ce lieu de culte des plus insolites, situé dans un appartement, au premier étage du Bamo’so café. Cet établissement est géré depuis trois ans par Mohammed Habri. Ce Lot-et-garonnais, tout sourire, originaire du Maroc, est également président de l’Union islamique et citoyenne de Bordeaux-Nord.

On accède à son appartement, qui abrite la salle de prière, par une porte discrète, située à l’arrière du magasin. Et ce n’est un secret pour personne. « Comme nous n’avons pas de mosquée dans notre quartier où il y a beaucoup de musulmans, alors je fais les célébrations chez moi depuis deux ans, plusieurs fois par jours. Au-dessus de mon restaurant dans un appartement. C’est chez moi et jusqu’à preuve du contraire je reçois qui je veux », assure-t-il.

Chemise bleue, pantalon beige emmitouflé dans une doudoune noire, l’homme barbu se montre accueillant et ouvert, à l’heure où une partie de la communauté musulmane bordelaise lui reproche d’être dans la mouvance des salafistes, qui prônent une pratique de la religion assez radicale. « Nous sommes musulmans, un point c’est tout et pas dans un groupe comme certains veulent en créer », dément-il. Lire la suite…

La mosquée encore vandalisée

Le Centre islamique de l'Outaouais situé sur la... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Le Centre islamique de l’Outaouais situé sur la rue Lois, à Gatineau, a encore été vandalisé hier. Il s’agit là du quatrième acte de vandalisme en autant de mois.

PATRICK WOODBURY, LEDROIT

« F**k Arab », « F**k Halah (sic) ». « Vive David ». « Terrorist ». La mosquée du secteur Hull a été le théâtre d’une nouvelle vague d’actes de vandalisme, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Cette fois, plusieurs graffitis à caractère haineux ont été peints à l’aérosol sur les murs et les portes d’entrée du lieu de culte, vers 2 h 30. À l’entrée principale, au-dessus du « F**k Arab », des étoiles de David, symbole de l’État hébreu, ont été peintes en blanc dans les petites fenêtres des portes brunâtres.

Ces actes de vandalisme surviennent moins de 72 h après que des fenêtres du Centre islamique de l’Outaouais, situé sur la rue Lois, aient été fracassées et que des voitures garées dans le stationnement aient été partiellement incendiées.

C’est la quatrième fois en quatre mois que ce temple musulman est la cible d’un vandale. Une provocation de plus en plus soutenue qui fait monter l’inquiétude déjà grandissante des quelque 4000 fidèles de la communauté musulmane qui fréquentent la mosquée.

Appel au calme

Hier, la direction a lancé un appel au calme. « On demande à la communauté de rester sereine face à la provocation », a lancé, exaspéré, Amadou Oumar Thiam, l’un des membres du conseil d’administration du centre.

« On demande aux autorités policières de ne ménager aucun effort et de faire tout ce qui est possible pour attraper la personne responsable », ajoute-t-il.

http://www.cyberpresse.ca/


Prudence du Qatar sur le financement de mosquées


Billet de banque du Qatar

Alors que le Qatar vient d’annoncer son intention de financer à hauteur de 50 millions d’euros des projets dans les banlieues françaises (lire l’enquête dans Le Monde du 6 janvier), l’émirat se montre plutôt discret sur les sujets relatifs à l’islam. « Comme l’Arabie saoudite, l’émirat marche désormais sur des œufs pour ne pas apparaitre comme un financeur de mosquées ou comme un soutien à des mouvements extrémistes », estime un bon connaisseur du milieu. La crainte d’être soupçonné « d’ingérence » limite aussi les investissements, souligne le chercheur Nabil Ennasri, qui ajoute: « certains responsables qataris considèrent en outre que les besoins des musulmans sont ailleurs, en Afrique ou en Asie du Sud-Est ».

L’émirat, fréquemment sollicité par des associations françaises gestionnaires de mosquées, préfèrerait donc s’appuyer sur les aspects culturels de l’islam de France ou sur des projets précis estampillés par les pouvoirs publics français. Ainsi, l’Institut des cultures d’islam (ICI), le projet porté par la mairie de Paris, qui doit à terme fournir un ensemble cultuel et un lieu culturel au 18ème arrondissement de la capitale, devrait bénéficier dès cette année d’aides financières qataries pour des expositions prévues dans la partie culturelle de l’Institut. Lire la suite…

Lille : une mosquée en travaux perpétuels


La salle de prière a été rénovée. Les ogives témoignent du passé du lieu, ancienne chapelle des soeurs dominicaines.

La salle de prière a été rénovée. Les ogives témoignent du passé du lieu, ancienne chapelle des soeurs dominicaines.

Au bout de la rue du Faubourg-de-Roubaix, la mosquée El Forkane est en travaux, et ce depuis longtemps. Financés par les fidèles, ceux-ci ne peuvent se faire que petit à petit.

Alors que la salle de prière est maintenant terminée, le reste du bâtiment est encore en chantier.
MARIE TRANCHANT > marie.tranchant@nordeclair.fr
La porte, en bois travaillé, rappelle dès l’entrée qu’on accède ici à un lieu de culte musulman. Mais voilà, l’entrée de la mosquée El Forkane ne se fait plus depuis quelques temps par la rue du Faubourg-de-Roubaix sinon par la cour attenante. La cause, des travaux qui n’en finissent plus, et qui demandent aux fidèles de pénétrer dans les lieux par le côté pour venir y prier. « Les travaux durent depuis plus de deux ans, explique Yahia Zenagui, secrétaire de l’association Amal*. Ils se font avec la générosité des fidèles. » Il faut donc attendre patiemment les dons, ou l’offre de main d’oeuvre bénévole pour certaines tâches pour refaire la salle de prière, les couloirs, aménager des issues de secours, des portes coupe-feux… « On fait des quêtes, et les fidèles donnent plus pendant le Ramadan », constate-t-il. Pas d’amertume dans la voix, mais un simple état des lieux. La mosquée n’attire d’ailleurs pas l’attention sur ce chantier qui dure et il faut en passer la porte pour découvrir des ouvriers en plein travail. Lire la suite…

Internet détourne une visite d’élèves à la mosquée

Les élèves d’un établissement privé y avaient approché la culture de l’Islam. L’article a été repris sur le web. DL;Et détourné. Accompagné de photos anglaises, il a été exploité par des sites d’extrême droite.

L’histoireLe samedi 22 octobre, nous relations dans nos colonnes la visite de collégiens à la mosquée de La Roche-sur-Yon. Les élèves en 5e ont découvert la culture de l’Islam, en posant des questions à Ali Bensaada, aumônier musulman auprès des maisons d’arrêt. La rencontre a été riche, pour des jeunes appréhendant la religion de l’Islam dans le programme scolaire. Cela aurait pu s’arrêter là.L’article a ensuite véhiculé sur le net. Et il a été récupéré par des sites d’extrême droite, collant une photo prise en Angleterre. Elle montrait des élèves non-musulmans en train de prier dans une mosquée. Avec un nouveau titre : « Des collégiens s’islamisent. » Une forme de propagande et un effet boule de neige, nourrissant blogs et forums, servant des idéologies d’extrême droite.

« Ce n’est pas une conversion déguisée »

Des réactions vives n’ont pas aussi tardé à déborder, à la rédaction Ouest-Francecomme dans le collège privé cité « Nous avons reçu une quantité de mails et de nombreux coups de téléphone, explique le directeur Benoit Dugast. S’il n’y avait pas eu cette photo sur les réseaux sociaux, laissant sous-entendre que les collégiens de l’établissement priaient, je ne serais pas rentré dans ce débat. » Lire la suite…

La mosquée d’Is-sur-Tille au centre de l’actualité

A l’échelle locale, la mosquée d’Is-sur-Tille, ou plutôt la salle de prière – les musulmans ne font pas la distinction entre les deux termes –, est probablement le sujet religieux qui aura fait le plus parler. La question faisait parler dès le mois de janvier, quand la communauté musulmane d’Is annonçait avoir trouvé un accord avec la mairie pour l’achat d’un terrain. L’objectif était de construire un lieu de culte, selon la dénomination officielle, susceptible d’accueillir les fidèles d’Is-sur-Tille et de Selongey. Le permis a été signé fin septembre par le maire de la commune, Michel Maillot.

Sortira donc de terre un bâtiment d’une surface de 200m², de quoi donner un peu plus d’espace que dans l’ancienne salle, qui faisait, selon la communauté musulmane locale, seulement 27 m². Reste à savoir quand elle sera mise en service, probablement courant 2012. Contrairement à ce que certains esprits chagrins auraient espéré, cette construction n’a pas fait trop de bruit. Il faut dire qu’à Is-sur-Tille, l’histoire locale est teintée d’Islam : dans les années 1960, le bourg a accueilli des Harkis, ces soldats musulmans restés fidèles à la France après la fin de la guerre d’Algérie. Lire la suite…

Les musulmans veulent un local de prière

Lors des questions diverses, Johanne Masclet, d’Union pour Sin, …s’est interrogée sur la question de la pratique religieuse des membres de l’Association musulmane de l’union sinoise (AMU). Ceux-ci prient dehors par manque de place.

Christian Entem a confirmé que le projet architectural avait été validé par la Communauté d’agglomération du Douaisis (les terrains pressentis font l’objet d’une procédure d’acquisition par la CAD, par voie amiable pour partie et par la voie de l’expropriation pour cause d’utilité publique pour le surplus) tout comme le projet de voirie pour y accéder. Il a ajouté que la promesse faite lors de la campagne électorale de 2008 sera tenue tout en précisant qu’actuellement, malgré la demande faite par l’association, aucun local ni aucune parcelle n’est à vendre ou à louer pour permettre aux musulmans de pratiquer leur religion dans de bonnes conditions en attendant la réalisation du projet.

Yves Bottiaux, secrétaire de l’AMU présent dans le public nous confiera, une fois la séance achevée du besoin d’une aide provisoire qui permettrait aux fidèles de prier dans des conditions dignes. Le retard pris dans laréalisation de la mosquée résulte de celui prispar la CAD dans la mise en oeuvre de l’écoquartier du Raquet. Créée en 2005, l’AMU revendique plus de 1 000 fidèles « sans distinction de nationalité ». Lire la suite…

Le projet de mosquée à Saint-Germain tenu secret

Yves Fossey

La mairie préfère ne pas en parler, mais, oui, un projet de mosquée à Saint-Germain-en-Laye est bien à l’étude. Du coup, l’opposition, de gauche comme de droite, dénonce la méthode.

Stupeur à Saint-Germain-en-Laye. Les rumeurs les plus folles circulent parmi les habitants de la ville, une des plus huppée des Yvelines, autour d’un projet de construction de mosquée dans le quartier du Bel-Air. Et le comité de défense des citoyens et des contribuables souffle sur les braises. Dans un tract distribué la semaine dernière, il évoque « un cadeau royal du maire » à la communauté musulmane.

Agacé, Emmanuel Lamy (UMP), le maire, a publié un démenti pour dénoncer, selon lui, « les informations erronées concernant la vente éventuelle d’un terrain et la construction d’un bâtiment » à destination de la communauté musulmane.

A proximité de la gare, en bordure du viaduc

Un dossier complet du projet, composé des plans et de l’estimation budgétaire mais aussi du mode de financement, a été remis au maire le 12 décembre. Dans le document, le terme mosquée n’apparaît à aucun moment. L’équipement, d’un coût estimé à un peu plus de 1 M€, pourrait être construit sur un terrain en bordure du viaduc de la ligne SNCF et situé à proximité de la gare du Bel-Air ainsi que de l’hôtel des impôts.

L’union de défense des citoyens et des contribuables redoute un accord secret. « La mairie a cédé un terrain à un tarif 45 fois inférieur au prix du marché », écrit-elle dans son tract. Le comité dénonce ainsi « un bradage scandaleux ». Afin de tordre le cou aux rumeurs, la mairie a publié un communiqué vendredi soir. Il a aussi été distribué aux élus lors de la réunion du conseil municipal qui se déroulait dans la soirée. « Je regrette la crispation, indique Pascal Lévêque (PS), élu d’opposition. La mairie n’a pas brillé par sa transparence. Le maire traite seul les dossiers sans débat ou discussion avec les élus. » Arnaud Péricard (DVD) partage cet avis : « Je dénonce cette méthode du secret et de la dissimilation qui n’aboutit qu’à un résultat, diviser les Saint-Germanois », regrette-t-il.

Si Emmanuel Lamy dément les attaques, il confirme les contacts avec l’association Mosaïque. « La ville tient à rappeler son attachement au principe de laïcité et de libre exercice des cultes, dans le cadre de la législation républicaine », conclut-il.

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Une mosquée de la banlieue de Lyon vandalisée

Deux croix gammées ont été taguées sur les portes de la mosquée de Décines.

Deux croix gammées ont été découvertes mardi, taguées sur les portes de la mosquée de Décines, dans la banlieue de Lyon. « Il y a une montée de l’islamophobie dans la région », a réagi le président de la Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI), Abdelaziz Chaambi, qui s’est rendu sur place et a alerté les médias sur ces tags de « nazillons ». Deux croix gammées surmontées des mentions « SS » et « France » étaient visibles sur la porte de cette petite mosquée.

« Nous exigeons des pouvoirs publics de tout mettre en oeuvre pour retrouver les coupables, dont les images vidéo des multiples caméras installées aux entrées et sorties de nos banlieues peuvent facilement retrouver les traces », demande la CRI dans un communiqué. « Nous considérons certains de nos hommes et femmes politiques responsables indirects de ce genre d’agressions qui se multiplient, car leurs paroles racistes et islamophobes ont entraîné et banalisé ces passages à l’acte », ajoute la coordination, appelant le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, à se rendre sur place.

« Nous allons dans les mois qui viennent assister à un certain nombre d’actions de ce genre, compte tenu du discours politique qui prévaut à l’approche des élections » présidentielles, craint aussi Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon. Il devait se rendre sur les lieux en début d’après-midi.

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Christianisme et islam ?

Jean-Marie Guénois
DÉCRYPTAGE – Les statistiques de Pewforum permettent de relativiser l’idée reçue que l’islam serait la religion définitivement dominante et conquérante dans le monde.

Il est toujours périlleux de travailler sur des statistiques religieuses car elles se heurtent souvent à des problèmes de fiabilité. De ce point de vue, l’enquête réalisée par le think-tank américain Pewforum est sérieuse: elle est fondée sur une compilation de résultats issus de 2400 instituts statistiques dans le monde qui travaillent en réseau. Tout est consultable et vérifiable.

Réfléchir en ce jour de Noël – toujours pas célébré en commun par ces deux milliards de chrétiens, en raison d’une différence de calendrier chez les orthodoxes – permet de saisir le poids réel, religieux, culturel, social et politique de cette religion dans le monde.

Et peut-être de relativiser l’idée reçue et l’impression – fausse – que l’islam serait la religion définitivement dominante et conquérante dans le monde. Il ne s’agit pas de nourrir la dialectique du choc inéluctable entre ces deux civilisations mais de voir précisément où sont les vrais enjeux.

Car ces chiffres sont très éclairants sur la comparaison christianisme-islam. Il apparaît en effet que la confrontation annoncée est déjà jouée, à la défaveur du christianisme, au Proche-Orient et dans le nord de l’Afrique. Même si le développement des évangéliques protestants est remarquable en Algérie et plus souterrainement en certains pays comme l’Iran. Souvent au prix d’un héroïsme inouï puisque les lois d’État, inspirées de près ou de loin par l’islam, interdisent au prix du bannissement et de la mort la conversion au christianisme.

Confrontation en Afrique
Il apparaît aussi que cette confrontation est en partie jouée en Europe occidentale où l’islam est durablement installé, à hauteur de 6% de la population européenne, et où il devrait croître de seulement 2% dans les 20 années qui viennent (selon une autre étude publiée par ce même institut en janvier dernier). En partie jouée parce que le rapport de forces entre la civilisation d’inspiration chrétienne européenne et le mode de vie musulman est déjà nettement visible et, somme toute, assez prévisible. Il ne pourra pas remettre en cause un équilibre général établi sur une double culture, chrétienne et issue des Lumières.

En revanche, c’est en Afrique subsaharienne et en partie en Asie que cette confrontation va se produire, sur une base essentiellement démographique. Mais là, rien n’est joué, tant le dynamisme des chrétiens évangéliques n’a pas fini de réserver des surprises.

http://www.lefigaro.fr/