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L’Islam protège la France (Benzine)

04/11/2010

Le titre de cette chronique paraîtra un brin provocateur. Pourtant, il n’est pas incongru. Et je me mets à rêver, aujourd’hui, qu’il orne la première page des grands quotidiens français.

Rachid Benzine

Rachid Benzine

Imaginez un pareil titre à la «Une» du «Figaro», du «Monde»… ou de «La Croix»! En attendant, j’anticipe la réaction de plusieurs parmi mes lecteurs réguliers. N’ont-ils pas pris l’habitude de me voir utiliser le vocable «islam» avec beaucoup de précautions? Tant de réalités diverses et contradictoires peuvent se cacher sous cette appellation! Comment donc parler de «L’islam» (avec ou sans «i» majuscule) qui couvrirait la France de son manteau protecteur, épargnant à cette nation les foudres de ses ennemis ? Faisons état, justement, des ennemis actuels de la France, avant de regarder qui sont «ses amis». Ces derniers jours, dans un message audio «au peuple français» diffusé par la chaîne de télévision quatarie «Al-Jazeera», l’idéologue terroriste Oussama Ben Laden a désigné la France comme une cible désormais privilégiée des attentats «djihadistes». Ainsi, l’inspirateur d’Al-Qaida, disparu au Waziristan pakistanais en décembre 2001, ne serait pas mort et pourrait encore nuire. Jamais Ben Laden, ou son «frère jumeau» l’idéologue égyptien Ayman Al-Zawahiri, n’avait donné jusque-là une telle importance à la France dans son combat. C’est, aussi, la première fois que le «père» du réseau international terroriste Al Qaïda consacre un message entier à un autre pays que les Etats-Unis. «De même que vous détruisez notre sécurité, nous détruirons votre sécurité», dit le message, faisant référence à l’intervention des soldats français en Afghanistan, et à l’implantation de la France en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest. Une menace prise très au sérieux par les autorités françaises et par l’ensemble des pays soucieux d’éradiquer l’horreur terroriste, que celle-ci soit «islamique» ou pas. Mais voilà déjà au moins trente ans que la France se sait une cible potentielle d’attentats de la part de groupes se réclamant d’un islam politique et guerrier. Le pays a connu plusieurs vagues d’attentats qui, toutefois, n’ont pas eu l’ampleur de ceux qui ont frappé Casablanca (en 2003), Madrid (en 2004) et Londres (en 2005). Même si la menace terroriste entretient une peur constante à l’égard de tout ce qui relève de l’islam, la majorité des Français, heureusement, continue de refuser l’amalgame systématique entre «islam» et «terrorisme». Peu d’entre eux, cependant, sont conscients que leurs meilleurs alliés contre ces menaces sont les musulmans de France eux-mêmes (et, aussi, les gouvernements et les peuples du Maghreb). Car les premiers résistants à l’islam perverti et pervers de Ben Laden et de ses disciples, ce sont bien ces centaines de milliers de familles musulmanes de France qui vivent un islam pacifique, et qui ne veulent pas que la France devienne un champ de désolation. Ce sont ces musulmans qui, les premiers, font preuve quotidiennement de vigilance, veillant à ce que leurs enfants ne se laissent pas entraîner par des idéologues meurtriers. Ce sont eux qui, massivement, opposent un islam de paix à un «islam» de haine. Oui : «qu’Allah bénisse la France !», comme l’a écrit le rappeur Abdelmalik!

Par Rachid Benzine

http://www.atlasinfo.fr/

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Moi, Karim, musulman ?

24/10/2010

LE FIL TéLéVISION – En finir avec l’amalgame Maghrébins-musulmans, éclairer les rapports qui lient ces “Français avec une histoire différente” depuis un siècle à la société hexagonale : c’est le pari, réussi, du mal nommé “Musulmans de France”, un documentaire subtil de Karim Miské et Emmanuel Blanchard, diffusé ce soir sur Public-Sénat. Indispensable.

Avant les Roms, il y eut le nauséabond débat sur l’identité nationale. Et tandis que les argumentaires allaient puiser dans les culs-de-basse-fosse de la stigmatisation et de l’instrumentalisation politique, France 5 choisissait, en février dernier, de diffuser Musulmans de France, de Karim Miské et Emmanuel Blanchard. Un triptyque subtil et inestimable que Public Sénat remet à l’antenne. L’occasion de revenir sur la genèse du film, les réactions qu’il suscita. Car, entre-temps, Karim Miské a pu mesurer l’impact de sa fresque, qui décortique plus d’un siècle de relations entre les musulmans de France et la société hexagonale.

« La période était lourde. Nombre de gens issus de l’immigration avaient le sentiment de se faire insulter à longueur de déclarations des autorités. Ils ont vu le documentaire comme une réparation symbolique. La preuve que, eux aussi, faisaient partie de l’histoire française. » De plateaux télé en studios de radio, les témoignages affluent. Regrettant que ce pan d’histoire commune ne soit pas évoqué à l’école de la République, manifestant l’émotion de découvrir des strates insoupçonnées de la vie de leurs aînés souvent taiseux, revendiquant de n’être pas réduits à une identité religieuse… Fausse piste, le titre du film, Musulmans de France, peut en effet dérouter. « Il était déjà choisi par la boîte de production quand je suis arrivé sur le projet. Je me suis demandé ce que je pouvais en faire. » Franco-mauritanien, Miské, qui a vécu une partie de son enfance avec sa mère, agnostique, dans le 5e arrondissement de Paris, fait appel à son expérience personnelle : une histoire de choucroute – qu’il ne goûte guère et dont il ne veut pas – servie à la cantine. Rudement, le personnel lui fait comprendre que, musulman ou pas, « ici on mange de tout ». Il a 8 ans et ne connaît rien de l’islam. « Je me suis retrouvé musulman dans le regard de l’autre », sourit-il. Un rapt qui se perpétue à l’âge adulte. « Je ne me définis pas de manière religieuse. Pourtant, on n’en finit pas de me demander si je fais le ramadan. Quand on s’appelle Karim, on est de toute façon mis à cette place-là. »

Il décide alors de prendre en compte ce regard de l’autre, de considérer comme musulman celui qui est perçu comme tel, qu’il soit croyant ou non. Et en tissant les fils de l’Histoire, de faire voler en éclats cette catégorisation religieuse, affaire privée s’il en est. Entrelaçant la parole d’historiens, de politiques, d’artistes et d’anonymes issus de cet enracinement de l’immigration, il donne à entendre une voix chorale, une pluralité riche, partie constitutive de la nation française. « Je voulais faire entendre la parole de ces gens qui sont aujourd’hui français avec une histoire différente. Montrer en quoi, comme styliste, scénariste, historien ou politique, ils construisent, en puisant aussi dans leur singularité, les représentations à venir. »

Sans édulcorer l’ambivalence des sentiments qui préside à cette interpénétration des histoires, sans esquiver les aspérités qui fâchent – le racisme intra-africain –, Miské ne cède pas aux simplifications. Entre ceux qui pourfendent l’islam inassimilable et ceux qui voient dans la colonisation l’unique source de tous les maux, il refuse de s’arc-bouter sur des histoires antagoniques. Il préfère rêver un avenir apaisé. « Peut-être y a-t-il besoin de cet affrontement existentiel ? C’est comme une épreuve de vérité. Mais le mélange existe en profondeur. Ce ne sera pas si facile de défaire tout cela, en dépit des tentatives actuelles de détruire le lien social. Il tient. »

Marie Cailletet

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« Être musulman et Américain, ce n’est pas contradictoire »

23/10/2010

Hassan, Cedar Rapids (Damien Spleeters)

(De Cedar Rapids, Iowa) « Mon grand-père est arrivé en Iowa en 1929, de la vallée de la Bekaa, de ce qui est aujourd’hui le Liban. » Hassan commence à parler. Je le rencontre au siège de sa société d’imprimerie, Cedar Graphics. Il revient d’un match de football, on s’assied dans son bureau. « La migration des musulmans aux Etats-Unis date d’il y a longtemps. » Nous sommes à Cedar Rapids, où vit une importante communauté musulmane.

« Ça fait longtemps qu’on est intégré dans le mode de vie américain »

« C’est très difficile en Amérique aujourd’hui à cause de ce qui s’est passé le 11 septembre 2001. On avait pas beaucoup de soucis avant, pas tellement de préjugés à notre encontre, plutôt de l’ignorance. Aujourd’hui on doit faire face aux deux : l’ignorance et les préjugés. (…)

Une partie de cette ignorance est de notre faute. Nous n’avons pas été assez proactifs, nous n’avons pas assez informé les gens sur l’Islam, même si on est dans ce pays depuis plus de cent ans. On s’est battu dans les guerres de ce pays, on y est mort. Ça fait longtemps qu’on est intégré dans le mode de vie américain. (…)

La tragédie du 11 septembre fait naître encore beaucoup d’extrémismes. On voit ça dans les guerres d’Irak et d’Afghanistan. Nos troupes et les troupes de la coalition sont là-bas, des gens y meurent tous les jours et on y prête pas beaucoup d’attention parce qu’on est isolé ici sur notre petite île des Etats-Unis. Ce n’est pas seulement des Américains ou nos alliés qui meurent, mais aussi beaucoup d’innocents irakiens et afghans. (…)

Aujourd’hui on fait beaucoup d’efforts pour informer les gens sur l’Islam et pour plus de dialogues inter-religieux. On renforce nos déclarations contre le terrorisme, contre le meurtre, contre le suicide. Parce que les événements ont beaucoup entaché l’image des musulmans, pas seulement dans ce pays mais dans le monde entier. »

Panneau publicitaire, Iowa City (Damien Spleeters)

« Une nation n’est pas une religion »

« Regardez les problèmes que l’Europe, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, ont avec les immigrés musulmans. La situation est très différente aux Etats-Unis. Nous ne devons pas faire face à ces inégalités, à cette pauvreté, à ce manque de travail ici dans notre communauté. C’est à cause de tout cela que l’Europe a plus de problèmes. D’une certaine façon, les graines que les Français ou que les Britanniques ont semées poussent et reviennent pour les hanter un petit peu. Parce qu’ils étaient dans ces pays d’Afrique du Nord ou du Moyen-Orient, et ils étaient là en occupants. (…)

Je pense qu’il y a de grandes différences entre les immigrés musulmans des Etats-Unis et d’Europe. Une étude récente a montré que les musulmans américains ont le plus haut niveau d’éducation, et ils gagnent beaucoup plus d’argent. C’est parce que ceux qui sont venus ici, les immigrants musulmans, sont la crème de la crème. Ce sont des docteurs, des professionnels, des éducateurs. Ce sont des gens qui sont très motivés, qui viennent aux USA pour améliorer leur vie et la vie de leur famille. (…)

Mais ce n’est pas comme ça que les gens perçoivent la communauté musulmane américaine pourtant. Les gens ne savent pas grand chose sur l’Islam ou sur les musulmans, néanmoins il y a beaucoup de chances pour que leur docteur soit musulman, ou pour que leur professeur, ou leur associé, soit musulman. Mais ils n’y prêtent pas attention. (…)

Le siège de la société d'Hassan, Cedar Rapids (Damien Spleeters)

Les gens qui travaillent pour moi sont des Américains typiques. C’est pas important pour eux de savoir s’ils travaillent pour un musulman, un juif ou un chrétien. Tout ce qu’ils veulent c’est bosser, être payés, avoir une certaine sécurité d’emploi, c’est ça qui les rend heureux. C’est pas compliqué. Cette entreprise est un peu comme un microcosme de l’Amérique : des travailleurs acharnés avec de bonnes valeurs qui veulent juste vivre une bonne vie. (…)

Moi, je suis né et j’ai grandi ici. Je n’ai aucune envie de vivre autre part. Mais j’ai comme le devoir d’informer les personnes qui m’entourent sur ma religion. Être musulman et Américain, ce n’est pas contradictoire. J’en suis convaincu parce que je connais l’histoire de la communauté musulmane aux Etats-Unis et en Iowa. Les Américains doivent faire face à leurs phobies, à leurs peurs, et il faut les informer. Les gens tendent à confondre l’Amérique et la Chrétienté. Mais une nation n’est pas une religion. Les Pères Fondateurs ont écrit la Constitution en permettant la liberté de culte pour chacun. »

Les mains d'Hassan, Cedar Rapids (Damien Spleeters)

Photos : portrait et mains d’Hassan, Cedar Rapids (Damien Spleeters) ; Panneau publicitaire, Iowa City : « Islam : Vous avez des questions ? Obtenez des réponses ! » (Damien Spleeters) ; Le siège de la société d’Hassan, Cedar Rapids (Damien Spleeters)

http://www.rue89.com/

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Baptême du feu réussi pour le président

21/10/2010
Publié par Sylvie Ernoult, Deutsche Welle

A la une des journaux allemands aujourd’hui, la visite du président allemand Christian Wulff en Turquie et son discours devant le parlement à Ankara.

« Merci monsieur le président » titre die tageszeitung qui le félicite de ne pas se laisser influencer par les opposants à l’islam en Allemagne et d’avoir prononcé un discours à destinataires multiples : les Turcs en Turquie mais également les Turcs domiciliés en Allemagne.

Le président a notamment rendu hommage à l’excellent travail réalisé par les immigrés turcs depuis des décennies en Allemagne, se mettant, comme le souligne le quotidien, clairement en porte-à-faux avec le ministre président bavarois Horst Seehofer.

Ce dernier a préconisé un gel pur et simple de toute immigration en provenance de Turquie et du monde arabe. La critique à peine voilée à l’encontre du ministre président bavarois est aussi relevée par la Süddeutsche Zeitung qui n’y va pas de main morte. Le président n’accepte aucune forme de fondamentalisme et n’a pas hésité à évoquer les problèmes liés à l’intégration souligne le quotidien.

Mais, Christian Wulff n’accepte aucune forme d’extrémisme. Et il ne l’accepte par conséquent pas davantage lorsque cet extrémisme est exprimé par Horst Seehofer. Car même si ce dernier n’a bien entendu pas été attaqué nommément, le choix des mots du président allemand était sans équivoque. Christian Wulff un président qui dit des choses justes, c’est largement préférable à un ministre président qui parle pour dire des sottises conclut la Süddeutsche Zeitung.

La tageszeitung félicite également le chef de l’Etat qui a non seulement remis l’accent sur l’appartenance de l’islam à l’Allemagne mais qui a également souligné les devoirs des immigrés qui vivent en Allemagne. Il a notamment évoqué le respect de la constitution allemande, l’apprentissage de l’allemand et le respect de l’égalité homme-femme.

Par ailleurs, Chrisitan Wulff a fait appel à la Turquie pour qu’elle lutte contre la discrimination des chrétiens sur son territoire soulignant que l’Islam faisait partie de l’Allemagne et le Christianisme de la Turquie.

Un point particulièrement relevé par La Frankfurter Allgemeine Zeitung qui approuve que Christian Wulff se mêle de la question de la liberté de culte en Turquie. Car, si les musulmans peuvent vivre leur religion librement en Allemagne, il faut qu’il en soit de même pour les chrétiens de l’autre côté de la Méditerranée.

Auteur: Sylvie Ernoult/ Edition: Konstanze von Kotze

http://afriqueactu.net/

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Iran : Les chrétiens pratiquent librement, selon un religieux musulman

16/10/2010

Intervention de l’ayatollah Mohaghegh Ahmadabadi

ROME, Vendredi 15 octobre (ZENIT.org) – En Iran, les « relations entre l’islam et le christianisme » sont basées « sur l’amitié, le respect et la compréhension mutuelle », estime l’ayatollah Seyed Mostafa Mohaghegh Ahmadabadi, professeur de la faculté de droit à l’université ‘Shahid Beheshti’ de Téhéran, membre de l’Académie iranienne des Sciences.

Invité spécial du synode pour le Moyen-Orient, il est intervenu hier, le 14 octobre, en présence de Benoît XVI.

Dans son intervention, il a regretté « qu’au cours des derniers 1 400 ans, parfois du fait de considérations politiques, ces relations aient connu des moments sombres ». « Mais il ne faudrait pas imputer ces actes illégitimes accomplis par certains individus ou groupes à l’islam ou au christianisme », a-t-il insisté.

« Selon les enseignements du Coran, dans la plupart des pays islamiques, notamment en Iran, comme la loi même l’a stipulé, les chrétiens vivent côte à côte et en paix avec leurs frères musulmans », a-t-il ajouté. « Ils jouissent de tous les droits juridiques comme les autres citoyens et exercent librement leurs pratiques religieuses ».

L’ayatollah iranien a voulu remercier Benoît XVI « pour ses remarques opportunes et capitales dans les discours à Jérusalem et à Istanbul relatives à l’importance d’assurer des relations saines, amicales et continues entre chrétiens et musulmans ». « Une telle approche et de telles manières sont essentielles pour tous les croyants et assurément importantes pour la paix dans le monde », a-t-il ajouté.

La constitution de la République islamique d’Iran reconnaît la minorité chrétienne dans le pays. Interviewé par Radio Vatican le 13 octobre dernier, Mgr Ramzi Garmou, archevêque chaldéen de Téhéran, a rappelé que les chrétiens se trouvent « dans ce pays depuis l’aube du christianisme ».

« Nos églises sont ouvertes pour les célébrations liturgiques, pour l’enseignement et différentes activités pastorales », a-t-il expliqué. Mais « on n’a pas le droit d’évangéliser d’une manière directe. Les conversions sont interdites », a-t-il ajouté en soulignant combien, selon lui, l’évangélisation passait « par le témoignage de la vie quotidienne ».

Marine Soreau

http://www.zenit.org/

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Les droits des non musulmans en terre d’islam

10/10/2010

Au nom d’Allah le Clément, le Miséricordieux, Louanges à Allah

L’islam est la religion de vérité, elle permet non seulement aux musulmans de vivre entre eux d’une manière fraternelle et harmonieuse, mais également de coexister paisiblement avec les concitoyens non musulmans.
À l’époque des califes Umayyades, les gens du Livre bénéficiaient d’une certaine autonomie puisqu’ils étaient entre autre, jugés d’après les lois de leur religion respective.
Cette dignité humaine et cette liberté de croyance ne sont pas des cas isolés, mais font parti des fondements de l’islam.
Pourtant, nombreux sont ceux qui, par manque de connaissances, ou pour de vils intérêts s’empressent d’altérer l’image de l’islam. Cela conduit à l’islamophobie, dont le but est de rebuter les gens de l’islam, à un point où ils ne veulent que se boucher leurs oreilles et crier au diable quand ce qui a un rapport avec l’islam et les musulmans les abordent. Alors que l’islam est vraiment une religion de justice, qui répond aux besoins des êtres humains afin qu’ils vivent ensemble dans la paix avec leur diversité.
Les non musulmans ont des droits dans une société musulmane, dans l’islam, ils ne sont pas des esclaves. Il y a les gens du Livre (dhimmi) et les protégés (musta’minun) pour le travail ou d’autres raisons.
La dénomination de « dhimmi » est parfois considérée comme péjorative. Ce mot signifie seulement « les gens du pacte et de la confiance », parce qu’ils sont sous la protection du pacte les liants au prophète et aux musulmans. Ce pacte est valide pour toujours. Cela est souligné dans le hadith narré par Buraydah, qui raconte que lorsque le prophète envoyait un commandant au jihad, il lui ordonnait:

« Si vous arrivez à une forteresse, et que ses habitants désirent faire une trêve au nom d’Allah et de Son Messager, ne faites pas de pacte au nom d’Allah et de Son Messager, faite le à votre nom et celui de vos compagnons parce que si le pacte est brisé, il n’y aura pas un aussi grand méfait que la rupture d’un engagement au nom d’Allah et de Son Messager. »

Cet article ne va pas rentrer dans tous les détails se rapportant à ce sujet, mais se contenter de citer, dans leurs grandes lignes, les droits généraux et fondamentaux des non musulmans (dhimmi et musta’minun) et les illustrer autant que possible par des faits réels.

En comparant la charte des nations unis avec la Sharia islamique, on constate au combien l’islam était en avance sur tous les autres pays, intellectuellement et moralement, en ce qui concerne les droits de l’homme. La Sharia est donc le précurseur, puisque ses lois incluent à la fois les droits des musulmans, mais aussi et surtout ceux des non musulmans. Voyons ensemble quelques uns de ces droits fondamentaux:

Le droit à la dignité humaine
Dieu a élevé le statut de l’être humain au dessus des autres créatures. Il l’a comblé de Ses bienfaits apparents et cachés, Il l’a honoré.

« 70. Certes, Nous avons honoré les fils d’Adam. Nous les avons transportés sur terre et sur mer, leur avons attribué de bonnes choses comme nourriture, et Nous les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures. »
(Sourate Al isra)

Et Allah dit également :

« 13. ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. »
(sourate Al Hujurat)

On rapporte qu’un jour un convoi funéraire passa et que le prophète se leva. Les gens protestèrent : « Mais ce sont les funérailles d’un juif », et il répondit : « N’est-il pas un être humain? ».

Le droit à la liberté de croyance
Notre prophète donnait le choix au gens d’entrer dans l’islam ou de rester dans leur religion. Comme le dit Allah dans le saint Qur’an :

« Pas de contrainte en religion »

Ce verset a été révélé quand des Ansars convertis à l’islam voulurent obliger leurs enfants juifs et chrétiens à embrasser l’islam, ce verset est descendu pour les en empêcher. Cet enseignement fut suivi par les califes ainsi Abu Bakr commanda à Usamah ibn Zayd :

« Je vous commande de faire dix choses : vous ne devez pas tuer ni une femme, ni un enfant, ni un personne âgée, n’abimez pas les arbres et ne les brûlez pas, surtout ceux qui ont des fruits. Ne massacrez pas le bétail, gardez en pour vous nourrir, vous allez passer devant des gens qui ont dédié leur vie au service monastique, laissez les tranquilles. »

C’est donc dans la paix et la sécurité que les non musulmans vivaient avec les musulmans comme le pacte d’Ilya le montre également :

« C’est ce qu’Omar, Amir al mouminine, a donné aux gens de Ilya de paix (à savoir) que les musulmans ne vont pas habiter leurs églises, ni les détruire, ni les piller, même pas prendre les terres attachées aux églises et ils ne toucheront pas à leur croix et ni à leurs biens et ils ne les obligeront pas à changer de religion et personne d’entre eux ne sera agressé »

Etienne Denier écrit :

« Les musulmans sont l’opposé de ce que les gens croient : ils n’ont jamais utilisé la force en dehors du Hijaz. La présence des chrétiens était la preuve de ce fait : ils conservèrent leur religion dans une sécurité absolue durant les huit cents ans où les musulmans ont dirigé leurs pays. Certains avaient même des postes importants à Cordoba, mais quand ces mêmes chrétiens reprirent le pouvoir sur leur pays, leur première préoccupation fut d’exterminer les musulmans. »

Le droit de suivre leurs lois religieuses
L’islam est tellement tolérante qu’elle n’a pas obligé ces citoyens non musulmans à être gouvernés par ses lois religieuses. Par exemple, les non musulmans ne payent pas la zakat, ni ne font le service militaire. En échange, ils payent une petite taxe ou jizyah.
Sir Thomas Arnold a écrit :

« Cette jiziyah était si légère qu’elle ne constituait pas un fardeau sur eux surtout quand nous remarquons qu’elle les dégageait du service militaire qui était une obligation pour leurs frères citoyens, les musulmans. »

En matière de crimes, les sentences sur des péchés comme le vol et l’adultère sont décidés dans les cours et selon les lois des non musulmans.

Le mariage, le divorce ainsi que tout acte appartenant à cette catégorie sont également réglementés par leurs lois respectives.

Umar ibn Abdel Aziz trouvait difficile d’accepter le code social des non musulmans et leurs principes si différents de l’islam. Alors il a écrit à Hassan Al Basri pour lui demander conseil:

« Comment se fait il que les califes bien guidés aient laissé les gens du Livre vivre comme ils le font, marier leurs proches et garder du vin et des cochons? »

Alors Hassan Al Basri lui a écrit en réponse:

« Ils payent la jiziyah afin de pouvoir pratiquer leurs croyances, et tu ne peux que suivre la Loi, pas inventer quelque chose de nouveau. Salam »

Gustave le Bon dit dans son livre intitulé la civilisation des arabes:

« Les arabes auraient pu facilement être aveuglés par leurs premières conquêtes et commettre des injustices ce qui est d’habitude commis par des conquérants, ils auraient pu maltraiter leurs opposants vaincus, les forcer à embrasser leur religion, qu’ils souhaitaient propager sur toute la terre. Mais les arabes ont évité cela. Les premiers califes qui avaient le génie politique ce qui est rare pour des partisans d’une nouvelle religion, réalisèrent qu’une religion et un système ne peuvent être imposés de force. Aussi, ils traitèrent avec les gens de Syrie, d’Egypte, d’Espagne et de tous les pays qu’ils prirent avec une grande bonté, et leur imposèrent seulement la jiziyah, ce qui était dérisoire comparé à ce qu’ils payaient en taxes auparavant, en échange de la sécurité. La vérité est qu’aucune nation n’a jamais connu des conquérants plus tolérants que les musulmans et une religion plus tolérante que l’islam. »

Le droit à la justice
La justice en islam doit être respectée qu’il s’agisse d’un musulman ou pas, d’un proche ou d’un étranger, d’un puissant ou d’un faible…
L’histoire la plus étonnante à propos de la justice des musulmans envers les non musulmans est celle du dirigeant Qutaybah ibn Muslim Al Bahili, le conquérant de Transoxiane et de la Chine. Quand il a pris la ville de Samarkand, il n’a pas offert aux gens le choix de devenir musulmans, de faire un pacte, ou de se battre. Vingt ans après, Umar bin Abdel Aziz devint calife et les habitants de Samarkand entendirent parler de son consciencieux sens de la justice. Alors ils lui envoyèrent une délégation de gens et celle-ci déposa une plainte contre Qutaybah qui était mort. Ils dirent :

« Qutaydah ne nous a pas offert le choix comme l’exige la Loi de l’islam »
Alors Umar écrivit au gouverneur de Samarkand et lui ordonna de quitter la ville avec son armée, et d’offrir aux gens les trois choix. Quand les musulmans quittèrent la ville, la plupart des habitants furent tellement étonnés qu’ils embrassèrent l’islam.

Nadhmi Luqa a écrit :

« Aucune loi ne peut éradiquer l’injustice et les préjudices mieux que celle qui établie,

 » Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. »
Sourate Al Maidah, verset 8

Le droit à la sécurité pour leur vie, leur possession et leur honneur
L’islam est une religion humanitaire qui protège les droits fondamentaux de tous les êtres humains. Ces droits sont la préservation de la vie, des personnes, de leurs biens, et de leur honneur. Les musulmans et les non musulmans sont égaux dans ces droits, qu’ils soient résidants ou étrangers. Il y a des lois sacrés qui sont soigneusement gardées et ne peuvent être abrogées pour aucune raison sauf celles définies par la loi. Il n’est pas permis de tuer un non musulman sauf si il est condamné pour un meurtre ou un crime capital, car Allah a dit :

« 151. Dis : “Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien; et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. N’approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. Ne tuez qu’en toute justice la vie qu’Allah a fait sacrée. Voilà ce qu’[Allah] vous a recommandé de faire; peut-être comprendrez-vous. »
(Sourate Al An’am)

« 32. C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre .
(Sourate Al Maidah)

Il n’est pas permis de porter préjudice à un non musulman, ni d’outrager son honneur, ni de le tuer sans droit. Un homme avait tué une personne appartenant aux gens du pacte durant le califat d’Ali bin Talib. Sa culpabilité fut prouvée et le calife ordonna son exécution. Le frère du mort vint demander au calife de ne pas l’exécuter disant qu’il lui avait pardonné. Le calife le questionna, lui demandant s’il avait été influencé dans sa décision. Il répondit :

« Non, mais le tuer ne ramènera pas mon frère. Paye moi une somme (le prix du sang) en contrepartie et je serai satisfait. »

Le calife répondit :

 » Tu sais mieux. Si nous avons fait notre pacte avec quelqu’un, son sang a la même valeur que le notre et sa réparation est la même que la notre. »

Même la guerre, connue sous le nom de jihad, ne peut arriver que pour des raisons valides et pour des buts moraux, elle peut avoir lieu seulement dans les cas suivants:

1/En réponse à une agression:

« 190. Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n’aime pas les transgresseurs !

194. Le Mois sacré pour le mois sacré ! – Le talion s’applique à toutes choses sacrées -. Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. Et craignez Allah. Et sachez qu’Allah est avec les pieux. »
(Sourate Al baqarah)

2/Comme sanction pour ceux qui brisent un traité ou violent une trêve:

« 12. Et si, après le pacte, ils violent leurs serments et attaquent votre religion, combattez alors les chefs de la mécréance – car, ils ne tiennent aucun serment – peut-être cesseront-ils ? »
(Sourate Tawbah)

3/Comme un moyen de dissuasion envers ceux qui empêchent les prédicateurs d’aller vers les gens :

193. Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes.
(Sourate Al Baqara)

4/Pour aider les gens oppressé dans le but de les délivrer de cette oppression :

« 75. Et qu’avez vous à ne pas combattre dans le sentier d’Allah, et pour la cause des faibles : hommes, femmes et enfants qui disent : “Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur”. »
(Sourate Nissa)

Vijay Roderick d’Inde a écrit :

« L’Islam a permis au Messager de faire le jihad afin d’effacer l’injustice et l’oppression, et d’ôter les obstacles de ses missionnaires. Ces missionnaires n’ont obligé personne à joindre l’islam, ils les ont invité à le faire et leur ont laissé la liberté de choisir. Pour cela, à chaque fois qu’une personne rentrait dans l’islam elle s’y attachait et devenait un de ses plus ardents défenseurs. L’Islam est la religion de paix : paix avec Dieu et paix avec tous les gens. »

Les non musulmans ont le droit de voir leur honneur protégé contre le mal et les méchants commérages. En ayant un pacte avec les musulmans ils disposent des mêmes droits.

« 6. Et si l’un des associateurs te demande asile, accorde-le lui, afin qu’il entende la parole d’Allah, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Car ce sont des gens qui ne savent pas. »
(Sourate Tawbah)

Le droit d’être protégé contre les agressions
L’état islamique protège ceux qui se trouvent sur son territoire contre les attaques ennemis.
Un exemple de la défense de ses citoyens non musulmans est la position prise par le premier savant de l’islam, Ibn Taymiyah, quand les Tatars envahirent la Syrie. Ibn Taymiyah vint voir leur leader Qultusha pour demander la libération des prisonniers et le leader accepta de libérer les prisonniers musulmans. Ibn Taymiyah protesta :

« Nous serons satisfait uniquement avec la libération de tous les juifs et chrétiens, ils sont des gens avec lesquels nous avons un pacte. Nous n’abandonnons pas un prisonnier qu’il soit de nos gens ou qu’il fasse parti des gens avec qui nous avons un pacte. »

Il persista ainsi jusqu’à ce que finalement le leader Tatar les délivre tous.

Le prophète  a dit :

« Celui qui nui au dhimmi, je suis alors son adversaire, si je suis son adversaire, je m’opposerai à lui au jour du jugement. »

Umar ben al Khattab demandait toujours la situation des gens du pacte, et même sur son lit de mort, il a demandé à ce que son successeur les traite bien et perpétue le pacte.

Tout ceci montre avec quelle solennité les musulmans considèrent ce pacte institué par Allah.

Le droit au bon traitement
C’est aussi un droit donné par Allah aux non musulmans pour que les échanges entre eux et nous s’effectuent dans un esprit de générosité et de bienfaisance, aussi longtemps que ces derniers ne montrent pas d’hostilité envers nous.

« 8. Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables.

9. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes. »
(Sourate Al mumtahana)

Être bienfaisants a un sens plus élevé et plus profond que le bon traitement.
L’ordre divin de bien traiter les non musulmans n’est pas seulement un ensemble de mots écrits sur papier et non appliqués. Il a été exécuté par le prophète, ses califes, les gouverneurs musulmans, et les croyants. La biographie du prophète donne de beaux exemples de ses échanges avec les non musulmans. Certains voisins du prophète n’étaient pas musulmans et il était généreux avec eux, il leur offrait des cadeaux et ils les acceptaient, même si un jour une juive lui envoya une cuisse d’agneau empoissonnée. Il les visitait quand ils étaient malades, leur donnait la charité et leur faisait confiance dans les transactions commerciales. Il y avait une famille juive à laquelle il donnait régulièrement la charité, et la communauté musulmane garda cet acquis et cet engagement après sa mort.

Un document historique marocain nous donne une idée de la manière dont les dirigeants musulmans souhaitaient que leurs gouverneurs traitent bien la population non musulmane. Il s’agit d’un mémo du sultan du Maroc, Muhammed ibn Abdullah, écrit le 25 shaban 1280 A.H. (5 février 1864) destiné aux représentants de l’autorité sur les territoires musulmans, où il leur donne l’ordre de bien traiter les résidents juifs de ces territoires selon les prescriptions de la justice établie par Allah, Tout Puissant.

Le droit à la sécurité sociale
Certains pays sont fiers d’octroyer des aides sociales aux nécessiteux, il faut cependant rappeler que l’islam a précédé toutes les nations dans ce domaine: la zakat est un impôt obligatoire pour les nécessiteux et la sadaqah (charité) bien que non obligatoire, est encouragée. L’islam a prévu de donner aussi bien aux nécessiteux musulmans qu’aux non musulmans et si les responsables ne le font pas, ils sont jugés fautifs.
Umar passa ainsi à côté d’un vieil homme de confession juive qui mendiait pour payer la jiziyah après s’être enquit de sa condition Umar demanda à ce qu’on fasse attention à lui et à tous ceux qui seraient dans sa condition, il l’envoya à Bayt al mal, le trésor public, pour qu’il soit pris en charge, il cita le verset suivant :

« 60. Les Sadaqats ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les cœurs sont à gagner (à l’Islam), l’affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d’Allah, et pour le voyageur (en détresse). C’est un décret d’Allah ! Et Allah est Omniscient et Sage. »
(sourate Tawbah)

Puis il dit : « (le mot) fuqara (pauvres) fait allusion aux musulmans et (le mot) masakin se rapporte aux gens du Livre comme cet homme (juif). Puis Umar ordonna qu’on ne prélève pas la jiziyah de cet homme, ni de tous ceux qui seraient dans sa condition.

Parmi les premières générations de musulmans certains distribuaient même une partie de la zakat al fitr aux moines chrétiens se basant sur leur compréhension du verset suivant :

« 8. Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. »
(Sourate AL Mumtahanah)

Suivant cette interprétation, certains savants ont déclaré qu’il est également permis de donner la zakat aux non musulmans.

Nous n’avons pas évoqué ici d’autres droits élémentaires comme le droit au travail, à un logement, au transport, à l’éducation etc. car ils sont évidents.
Certains diront que tout cela n’est plus le cas de nos jours, alors que cela l’est, les non musulmans occupent mêmes dans certains pays des rangs prépondérants alors qu’ils sont minoritaires.

« 135. ô les croyants ! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Allah l’ordonne, fût-ce contre vous mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu’il s’agisse d’un riche ou d’un besogneux, Allah a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez, [sachez qu'] Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. »
(Sourate An nissa)

Par contre, si nous comparons la condition des minorités musulmanes chez les non musulmans, que ce soit aujourd’hui ou avant, il n’y a pas de différences, et de grandes injustices sont régulièrement commises envers les musulmans. Les non musulmans n’arrivent pas à être justes malgré leurs prétentions d’êtres les représentants fidèles des droits de l’homme, car leur haine et ou leur rejet de l’islam les aveuglent : interdictions du port du voile dans les écoles et pour certains postes, attaques racistes, caricatures, islamophobies, rejet, la haine islamique devient même une manière de se faire de la publicité ou de gagner des électeurs, sans parler des guerres, que se passe t-il en effet dans les Balkans, en Russie, en Palestine, en Irak, en Afghanistan et en Inde, quand aux périodes précédentes parlons des croisades, de l’inquisition espagnole, du communisme en Chine, il serait bon de répondre à ses questions avec équité et avec un vrai sens de la justice et de la vérité.

Dans les livres scolaires d’histoires, on trouve très peu de renseignements sur cette partie de l’histoire (pourtant au moins 800 ans passés sous silence!) qui montre l’humanisme de l’islam et la bonté des musulmans. On y considère Mohammed comme l’inventeur du Qur’an et le fondateur (inventeur) de l’islam, quand à ce qui est positif, si il est évoqué, il est en général à peine visible ou attribué aux arabes et pas aux musulmans.

La situation spéciale de la péninsule arabe
Dans la péninsule arabe par contre, les non musulmans n’ont pas le droit de pratiquer leur religion de manière publique, ni d’en faire la publicité, ni d’y construire des églises ou des temples, car l’Arabie est le sanctuaire de l’islam et il ne peut s’y trouver qu’une seule religion selon les ordres du prophète et de son Seigneur. Il n’est donc pas possible de changer cette Loi. Il en est ainsi car c’est le territoire des lieux saints, de la Ka’bah où se dirigent chaque année des millions de musulmans pour le Hajj et la Oumra, il n’est donc pas permis que des non musulmans pénètrent dans ces lieux saints, ni que les musulmans y ramassent des plantes ou les arrachent.
Ce n’est pas le cas pour tous les pays qui se situent en dehors de la péninsule arabe comme nous l’avons évoqué. On peut rappeler également que les musulmans ne souhaitent pas fonder des mosquées au Vatican, ni à Saint-Jean de Compostelle bien que ces lieux n’aient rien à voir avec Jésus.

Source : the rights of non Muslims in the Islamic world, WAMY.

Que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur le prophète Mohammad, celui qui a tenu sa promesse, le confident. Ô Allah nous ne savons que ce que Tu nous as appris, c’est Toi qui détiens la science. Ô Allah apprend nous ce qui nous apportera du bien et fais nous profiter du bien de ce que Tu nous as appris et augmente nos connaissances. Et embelli le bien à nos yeux et aide nous à le suivre. Et enlaidi le mal à nos yeux et aide nous à nous en détourner. Et mets nous parmi ceux qui écoutent la parole et suivent les meilleures d’entre elles. Et fais de nous tes bons adorateurs par Ta miséricorde.

Gloire à Toi Seigneur, que Tes louanges soient célébrées, j’atteste qu’il n’y a de divinité que Toi, j’implore Ton pardon et je reviens vers Toi repentante.

http://www.aslamna.info/

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Quatre religions unies contre les actes de haine

08/10/2010
De gauche à droite : Mgr Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg, Jean-François Collange, président de l’Union des églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, Roland Ries, maire de Strasbourg,  Driss Ayachour, président du Conseil régional du culte musulman, et Claude Heymann, adjoint  au grand rabbin du Bas-Rhin. Photo Jérôme Dorkel/Ville de Strasbourg

De gauche à droite : Mgr Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg, Jean-François Collange, président de l’Union des églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, Roland Ries, maire de Strasbourg, Driss Ayachour, président du Conseil régional du culte musulman, et Claude Heymann, adjoint au grand rabbin du Bas-Rhin. Photo Jérôme Dorkel/Ville de Strasbourg

Les représentants en Alsace du catholicisme, du protestantisme, de l’islam et du judaïsme ont « condamné solennellement » hier toute forme de racisme ou d’antisémitisme, dans une déclaration commune adoptée à Strasbourg où les actes de haine se sont récemment multipliés.

Dans une démarche solennelle, les représentants des quatre plus importants cultes d’Alsace, les trois religions concordataire ou reconnues ainsi que le Conseil régional du culte musulman d’Alsace, ont rendu publique hier une déclaration commune condamnant la vague récente de profanations, agressions et autres gestes d’intolérance survenus sur le territoire de la Communauté urbaine de Strasbourg (Cus).

Un passager attendant son tram agressé en plein centre-ville parce qu’il est juif et porte une kippa, des carrés musulmans et des cimetières juifs profanés, le domicile du maire de Strasbourg ou du professeur d’obstétrique Israël Nisand dégradés par des croix gammées et des tags à connotation nazie, les voitures de Faruk Gunaltay, directeur franco-turc du cinéma L’Odyssée, incendiées… La liste des exactions à caractère ouvertement raciste et xénophobe s’allonge depuis le début de l’année. La municipalité en recense près d’une quinzaine, à un rythme proche de deux par mois.

Après l’indignation et la condamnation, les quatre principaux cultes ont tenu à passer à la vitesse supérieure avec cette déclaration commune signée et rendue publique par Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg, Jean-François Collange, président de l’Union des églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, René Gutman, grand rabbin du Bas-Rhin, et Driss Ayachour, président du Conseil régional du culte musulman. Dans cette brève déclaration de quatre paragraphes remise au maire Roland Ries, les signataires affirment notamment : « Nous voulons dire solennellement, en même temps que nos convictions religieuses respectueuses de tous, notre adhésion aux principes républicains qui fondent notre ‘‘vivre ensemble’’ dans le respect mutuel et la fraternité… »

Michel Arnould
http://www.lalsace.fr/

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Aider les écoles catholiques à intégrer les musulmans

06/10/2010
Par Marion Brunet
Des élèves de troisième de confession musulmane assistent à un cours de philosophie, en octobre 2009, au collège privé catholique Saint-Mauront à Marseille.
Des élèves de troisième de confession musulmane assistent à un cours de philosophie, en octobre 2009, au collège privé catholique Saint-Mauront à Marseille.

Le nombre d’élèves de confession musulmane est en hausse dans ces établissements privés, où ils se retrouvent même parfois en majorité. L’enseignement catholique distribue à ses enseignants un manuel de «bonne conduite».

Dans un lycée catholique, un groupe d’élèves de Terminale refuse d’aller à la piscine pendant le Ramadan sous prétexte qu’ils risquent d’avaler de l’eau. Invoquant une raison d’ordre médical, leurs parents réclament une dispense d’activités sportives. Malaise du côté du corps enseignant : ces activités donnent lieu à une évaluation qui compte pour l’obtention du baccalauréat. Autre lieu, autre scène : une école primaire catholique accueille plus de 200 élèves. Parmi eux, environ 70% sont de confession musulmane. Or, le chef d’établissement décide d’installer une crèche dans le hall pendant l’Avent. Un parent musulman exige alors le retrait de celle-ci, «un musulman ne pouvant pas entendre que Jésus est Fils de Dieu.»

Les écoles catholiques ne savent pas toujours quelle attitude adopter face à l’islam. Et ce d’autant qu’elles y sont de plus en plus confrontées avec un nombre d’élèves musulmans en hausse ces dernières années. Ils sont même devenus majoritaires dans certaines écoles, notamment à Villeurbanne (Rhône), Marseille ou Mantes-la-Jolie (Yvelines). Un phénomène récent sur lequel a décidé de se pencher le Secrétariat général de l’enseignement catholique (SGEC) en partenariat avec le Service pour les relations avec l’islam (SRI) de la Conférence des évêques. Pendant deux ans, des chefs d’établissements et des experts ont ainsi planché sur cette question. Résultat : un dossier intitulé «Musulmans en école catholique» et chargé d’apporter des conseils pratiques et des outils théoriques aux enseignants. La direction de l’enseignement catholique le diffuse depuis la rentrée auprès de ses équipes éducatives.

«Rester ouvert sans se renier»

Quelles raisons poussent aujourd’hui certains parents musulmans à se tourner vers les écoles catholiques ? La loi, déjà. Elle les y autorise depuis 1959, au motif qu’aucun établissement catholique sous contrat ne peut refuser un élève à cause de sa religion. «Ils pensent aussi que dans ce type d’établissement, au moins, on parlera de Dieu aux jeunes. D’autres y voit également une formation de bon niveau pour leurs enfants», explique Pierre Robitaille, l’animateur du groupe de travail sur les «Musulmans en école catholique» pour la SGEC. Parmi les cinquante premiers lycées du Palmarès Figaro 2010 figurent en effet 80% d’établissements privés, alors même que ceux-ci ne représentent que 20% de l’effectif général. Sans compter que le privé est un bon moyen de contourner la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école puisque celle-ci ne s’applique qu’au public.

Dans le dossier, seize fiches pratiques sont donc mises à disposition des enseignants pour leur permettre de mieux appréhender la religion musulmane et d’en comprendre les mécanismes : «Vocabulaire islamique élémentaire», «Fêtes et évènements en Islam», «Place traditionnelle de la femme en société musulmane» ou encore «Le voile islamique». En plus, le rapport aborde quatorze cas concrets déjà rencontrés dans des écoles et y apporte des «pistes de réflexion et d’action». Car le défi de l’enseignement catholique ici est bien de parvenir à rester ouvert à tous sans pour autant se renier. «La foi doit s’exprimer, mais on ne cherche pas pour autant à faire du prosélytisme, prévient Pierre Robitaille. Attention toutefois, si l’ouverture aux autres compte, les enseignants doivent aussi être prudents afin d’éviter que certaines situations ne deviennent ingérables». En témoigne ce geste d’une directrice qui a proposé à des lycéens musulmans une salle pour prier, afin qu’ils évitent de se faire mouiller par la pluie dans la cour de l’école. Ils l’ont transformée en salle de prière et y invitent parfois des personnes extérieures à l’établissement pour prier avec eux. Depuis, la directrice ne parvient plus à utiliser cette pièce pour d’autres activités.

«L’idée est que les élèves d’autres confessions religieuses pratiquent plutôt leur religion à l’extérieur de l’école, avec des exceptions pour les internats. Dans ces derniers, on peut mettre des salles polyvalentes à la disposition des jeunes, mais elles ne doivent pas se transformer en salle dédiée à la prière, souligne l’animateur du groupe de travail sur «Les Musulmans à l’école». Nous avons une mission d’Eglise. Nous ne sommes pas un self des religions !»

http://www.lefigaro.fr/

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Médias : le Ramadan plus tendance que le Carême catholique

06/09/2010

Rédigé par maximus

Le Ramadan a commencé mercredi et fait la une de tous les médias. Que la presse reconnaisse et respecte cette période sacrée de jeune et de prière, très bien ! Mais qu’ils daignent en faire de même pour le carême de l’Eglise catholique, première religion de France faut-il le rappeler !

« Ramadan au travail », « Ramadan et sport de haut niveau », « Business et Ramadan », « sens et portée de cette période de jeune des musulmans »,… Depuis plusieurs jours (et depuis plusieurs années), les journalistes français, d’habitude si peu enclin à la chose religieuse, sont entrés en adoration pour le culte musulman.

Il y a tout d’abord quelque chose de grotesque à s’émerveiller devant une pratique religieuse « exotique », qui existe en France à travers le catholicisme depuis près de 2000 ans ! Ca s’appelle le Carême et ça dure 40 jours avant Paques !

Pourquoi ensuite un tel traîtement de faveur pour l’Islam ? Par peur de stigmatiser ? Volonté de faire contre-poids à ce que les journalistes perçoivent comme des mesures anti-musulmans du gouvernement ?

C’est tout de même hallucinant que la religion de 60% des Français, qui est n’en déplaise aux journalistes est tout aussi respectable que les autres, soit moins bien représentée dans les médias que l’Islam, qui concerne à peine 5% de nos concitoyens !

Pendant que les médias font de grands articles élogieux sur les valeurs spirituelles du Ramadan, l’église catholique ne reçoit comme à l’accoutumée que quolibets et moqueries. Voire, pire encore, que le dédain le plus absolu des médias.

D’un point de vue spirituel, le carême catholique ressemble beaucoup au Ramadan. Période de prière et de jeûne (bien que limité pour les catholiques), le carème a également pour but de rapprocher le croyant de Dieu en l’éloignant des tentations terrestres.

Tout le contraire de la société du spectacle dans laquelle nous vivons qui s’est entichée des rites « orientaux » de l’Islam. Mais les modes médiatiques passent vite à la différence des sillons creusés par la foi… qu’elle soit catholique ou musulmane !

http://24heuresactu.com/

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