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Archives pour la catégorie ‘MUSULMANS’

Des musulmans sauvent une synagogue en Grande-Bretagne

 

A Bradford, une ville située en Angleterre, une petite communauté juive de trente personnes a vu sa synagogue sauvée par des musulmans de la même ville. Construite en 1880, l’édifice religieux, remarquable de par son architecture mauresque et victorienne, était sujet à l’érosion et menacé de fermeture. Face à cette situation, les représentants de la communauté musulmane se sont mobilisés avec les autorités de la ville afin d’organiser une levée de fonds pour s’assurer que ce lieu de prière en péril reste «un espace sacré pour les générations futures». En recueillant 2.000 livres sterling (environ 2.400 euros), les musulmans ont ainsi permis de sauver la synagogue.

http://www.zamanfrance.fr/

Prêtre agressé à Avignon : les musulmans soutiennent le père Grégoire

Le père Grégoire entouré des représentants religieux musulmans
Le père Grégoire entouré des représentants religieux musulmans (KATHY HANIN)

Lundi, ce prête de la communauté Saint-Jean a été passé à tabac. Jeudi, ils ont ensemble dénoncé le silence des élus, interpellé le maire et mis en garde contre les amalgames hatifs.

« Je n’ai reçu aucun soutien des élus locaux. Pas un mail, pas un texto, pas un coup de fil, se désole le père Grégoire, violemment agressé lundi soir, dans le quartier Saint-Ruf, pour s’être défendu alors qu’on lui volait son portable. Seuls les députés Jacques Bompard et Marion Maréchal-Le Pen m’ont envoyé un mail… »

« Ce silence nous blesse, nous sommes à 500 mètres de la mairie de quartier, personne n’est venu », renchérit le père Marie-Christophe, responsable de la communauté de Saint-Jean. La communauté musulmane d’Avignon aussi a été choquée par cette absence de réaction officielle. Alors, elle a spontanément apporté son soutien au prêtre jeudi et avait tenu à le faire savoir dans le hall de la mairie, place de l’Horloge.

« Toucher à un homme d’église et de paix, c’est intolérable, on a franchi un cap. Une société sans foi ni loi, c’est la porte ouverte à l’anarchie. Mais après le désordre risque de venir un grand ordre », s’alarme Abderrahmane Bouaffad, porte-parole de la communauté des musulmans du Grand Avignon, faisant allusion aux tentations extrémistes facilement ravivées par ce genre d’agression.

Un appel au ministre de l’intérieur

Khalid Belkhadir, président du conseil régional du culte musulman avait tenu à venir de Marseille « pour soutenir notre frère agressé par des voyous, pas par des musulmans. Nous devons réfléchir au bien-vivre ensemble pour éviter les amalgames faciles. » « La démission des élus a entraîné la création de ghettos, la marginalisation des jeunes, l’insécurité ambiante, on appelle le ministre de l’Intérieur, qui est aussi celui des cultes, à venir nous rencontrer tous ensemble à Avignon », lance Abderrahmane Bouaffad qui suggère d’aller jusqu’au bureau du maire.

Les frères rackettés

Pas la peine. « Le Bon Dieu fait bien les choses », voilà Marie-Josée Roig qui traverse le hall et se retrouve bientôt interpellée par le petit groupe. « Je rentre juste de Paris, s’excuse l’élue qui assure avoir contacté l’évêque dès qu’elle a appris la nouvelle. Pour le père Grégoire, cette agression doit servir à aider les autres, « tous ceux qui se font attaquer et dont on n’entend pas la voix. » « Je suis d’accord, j’irai dans votre paroisse », promet le maire avant de s’éclipser.  »Elle nous a joué un morceau de flûte », réagit, désabusé, le père Marie-Christophe dont la paroisse est régulièrement la cible des petits malfrats. Régulièrement, le tronc de l’église est pillé,scooters et ordinateurs sont volés. « Le Jeudi saint, des jeunes en planque m’ont dit : “Si tu ne veux pas être volé, tu paye”. On ne supporte plus ce racket permanent. »

Une marche inter-religieuse

Un portable volé, c’est tragiquement la banalité quotidienne de la petite délinquance opportuniste. « Il faut que les élus réfléchissent à l’irrespect, la violence, l’éducation, à la zone de non-droit, qui se développent », lancent les hommes de foi. Eux, imaginent une marche inter-religieuse pour la paix par exemple. « Il faut sacraliser le vivre ensemble, dit Abderrahmane Bouaffad. À la mosquée ou à l’église, nous sommes avec nos frères en religion, mais dans la rue, nous sommes tous avec nos frères et sœurs en humanité. » Certains le savent déjà qui, non croyant et n’habitant même pas Avignon, ont spontanément contacté le père Grégoire pour lui donner un téléphone, de l’argent pour un nouveau forfait. Un petit geste de solidarité pour croire encore en l’homme.

http://www.midilibre.fr/

Belgique : Des cours de religion islamique dans les écoles catholiques ?

Les écoles catholiques en Belgique souhaiteraient dispenser des cours de religion islamique à l’école « dans une perspective de dialogue interreligieux ». A l’occasion d’un congrès sur l’avenir de l’enseignement catholique pour les dix prochaines années, qui s´est tenu à Louvain-la-Neuve, au sud-est de Bruxelles, le 20 octobre 2012, Etienne Michel, directeur du SeGEC (Secrétariat général de l´enseignement catholique), s’est publiquement demandé s’il était « juste, lorsqu´une majorité des élèves qui fréquentent une école catholique est de confession musulmane, de ne pas offrir le choix de suivre un cours de cette confession » ?

Dans des propos repris le 20 octobre dernier par l’édition en ligne de l’hebdomadaire Le Vif/L´Express, il estime qu´il est « nécessaire, pour construire un vrai dialogue ‘interconvictionnel’ dans les écoles, de ne pas reléguer le religieux dans la sphère privée. Car une telle attitude de rejet n´offre aucune solution à l´égard des risques de dérive fondamentaliste. »

Actuellement, une seule école catholique à Cheratte (province de Liège) bénéficie d’une dérogation pour pouvoir dispenser un tel cours, que le cadre légal exclut de l’enseignement catholique depuis plus d’une dizaine d’années contrairement à l’enseignement public.  (Sources : apic/Le Vif L’Express  DICI n°265 du 23/11/12)

http://www.dici.org/

La Défense : quand l’imam fait visiter la mosquée au rabbin

Yann Foreix

Zoom

 

« Alors qui n’est jamais entré dans une mosquée ? » Trois, puis quatre doigts se lèvent. Mohamed El Madani, administrateur de la mosquée de Puteaux, dans le quartier de La Défense (Hauts-de-Seine), est gêné : «On aimerait vous accueillir dans de meilleures conditions que sous ce chapiteau froid mais notre mosquée est en travaux».

En face de lui, Stephen Berkowitz, le rabbin du 15ème arrondissement de Paris, et une dizaine de personnes de la communauté juive française. Juifs et Musulmans se rencontrent lors de cette journée porte ouverte particulière sur l’invitation de l’AJMF, l’Amitié Judéo-Musulmane de France.

« Donc, il faut enlever ses chaussures ? C’est ça ? » Joignant le geste à la parole, une des visiteuses se déchausse et pénètre dans l’édifice religieux. « J’en rêvais depuis si longtemps, s’exclame Christine, membre de la communauté juive. Quand je rencontrais un musulman avec sa grande robe et sa grande barbe, je ne savais pas comment le regarder. Aujourd’hui, je peux le regarder droit dans les yeux et dialoguer avec lui ».

Autour d’un thé à la menthe, les deux groupes échangent et la discussion se fait plus animée. « Il s’agit de se connaître, de se comprendre… », lance un participant. Pourtant, malgré la bonne humeur, les débats divisent. « Quand on entend parler en arabe, on est surpris, admet Marc Konczaty, président du Mouvement juif libéral de France. On se dit : pourquoi ces gens qui sont Français ne parlent-ils pas français ? » Un membre de la mosquée de Puteaux lui répond : « On a besoin que nos enfants parlent arabe pour qu’ils n’oublient pas leurs traditions. »

Le Parisien.fr a assisté à la rencontre.

http://www.leparisien.fr/

Communauté musulmane : les pratiques varient, les préceptes demeurent

La communauté musulmane mondiale, forte de 1,6 milliard d’individus, affiche une grande unité en ce qui concerne les principaux préceptes religieux mais se montre plus partagée, selon les régions, en matière de doctrines et de pratiques, indique une enquête publiée jeudi.

© Reuters

« Les musulmans sont unis quand il s’agit des grands préceptes » tels que la croyance en un Dieu unique et son prophète Mahomet ou la pratique du Ramadan mais « sont divers, et quelquefois de beaucoup » en matière d’implication religieuse, d’interprétation de l’islam ou dans l’acceptation du chiisme, indique son principal auteur James Bell, l’un des directeurs de Pew.
Cette vaste étude, « sans précédent » selon M. Bell, a été conduite en plus de 80 langues dans 39 pays représentant 67% des musulmans du monde, auprès de 38.000 personnes interrogées en 2008-2009 et 2011-2012. Inscrite dans un projet plus large sur le changement religieux mondial, elle sera suivie d’une enquête sur les attitudes sociales et politiques des musulmans.
Entre 85 et 100% des musulmans croient en Dieu et en Mahomet, relève l’enquête. En revanche, si pour huit personnes sur dix dans les pays d’Afrique subsaharienne, en Asie du sud-est et du Sud, la religion est « très importante », elles sont six sur dix au Moyen-Orient et Afrique du nord (Egypte, Tunisie, Maroc) et pas plus d’une sur deux dans des pays anciennement communistes comme la Russie et les anciennes républiques d’Asie centrale.
Au Moyen-Orient et en Afrique du nord, la différence est aussi générationnelle, les plus de 35 ans étant plus religieux que les jeunes alors que c’est le contraire dans la seule Russie.
Si les hommes vont plus souvent à la mosquée que les femmes, pour « des raisons plus culturelles que religieuses », selon M. Bell, la lecture du Coran ou l’observance du Ramadan sont partagées.
Globalement, 63% des musulmans – mais seulement 37% des musulmans américains – estiment qu’il n’y a qu’une seule façon d’interpréter l’islam.
L’étude remarque néanmoins que les pays où sunnites et chiites vivent côte à côte sont ceux qui ont davantage tendance à accepter le courant chiite. A contrario, au Pakistan, à écrasante domination sunnite, 41% des musulmans sunnites pensent que les chiites ne sont pas de vrais musulmans.
Par ailleurs, neuf musulmans sur dix sont nés musulmans. Les ex-pays communistes sont ceux qui enregistrent la plus forte conversion (7% en Russie), souvent de fidèles élevés dans l’athéisme. « La conversion à l’islam ne joue pas un rôle important dans la croissance de la population musulmane », conclut M. Bell, qui évoque plutôt le taux de fertilité.

http://www.levif.be/

25% de musulmans dans des écoles catholiques

Julien Heyligen

Les inscriptions d’élèves musulmans dans les 59 établissements catholiques de l’Essonne sont en hausse constante. Il y en aurait plus de 2000, soit près de 10% des effectifs.

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Quelle que soit leur religion, les jeunes bénéficient d’un enseignement de culture générale religieuse commun, mais ils sont séparés lors de la préparation pour les sacrements notamment.  </p><br />
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Quelle que soit leur religion, les jeunes bénéficient d’un enseignement de culture générale religieuse commun, mais ils sont séparés lors de la préparation pour les sacrements notamment. | (AFP.)

Les établissements scolaires catholiques du département accueillent de plus en plus d’élèves musulmans. Aucune statistique officielle n’existe, mais, selon la direction diocésaine de l’enseignement catholique (DDEC), il y aurait près de 10% d’élèves musulmans sur un total de 22000 dans les 26 écoles, 16 collèges et 17 lycées chrétiens qu’elle gère dans l’Essonne.

 certains secteurs géographiques, comme à Evry, cela monte à près de 25% », précise Gérald Omnes, directeur adjoint à la DDEC. Un phénomène en pleine expansion, à l’heure ou deux projets d’établissement scolaire musulman, dont le département est aujourd’hui totalement dépourvu, sont en projet à Evry et à Corbeil (voir ci-contre). Lire la suite…

Première rencontre entre le Crif et la Grande Mosquée de Paris

Mardi 17 janvier, le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Richard Prasquier a officiellement rencontré pour la première fois le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur.

« Juifs et musulmans, pour une citoyenneté en partage ». C’est sous cet intitulé que se sont officiellement rencontrés pour la première fois le président du Crif, Richard Prasquier, et le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur. Une rencontre placée sous le signe de la proximité entre les deux religions, la paix et la compréhension mutuelle. Le président du Crif a, dans son discours, d’abord expliqué la nécessité de mieux se comprendre, d’œuvrer pour le rapprochement des juifs et musulmans de France. Il a ensuite rappelé les liens qui unissent les deux communautés depuis des décennies, que ce soit pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque des juifs ont trouvé refuge dans l’enceinte de la Grande Mosquée, ou plus tard lors de rapprochements entre l’ancien recteur Hamza Boubakeur et les Grands Rabbins de France Jacob Kaplan et René-Samuel Sirat.

Richard Prasquier a brièvement évoqué le conflit israélo-palestinien, exhortant les deux parties à ne pas exporter le conflit en France : « Il s’agit d’un différend d’ordre politique et non métaphysique, qu’il doit avoir des solutions politiques locales et qui ne doit en aucun cas être instrumentalisé chez nous ». Il a enfin explicité les motifs de cette rencontre entre les deux institutions que sont le Crif et l’Institut musulman de la Mosquée de Paris, « pour marquer la priorité de l’enjeu d’une relation forte et apaisée entre juifs et jusulmans en France. Pour un vivre ensemble harmonieux, respectueux des valeurs républicaines et citoyennes ». Le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a quant à lui commencé par illustrer, dans son discours, la proximité entre juifs et musulmans qui se retrouve au sein même du Coran : citant plusieurs versets faisant référence aux juifs (désignés comme  »fils d’Israël »), le recteur a rappelé que le nom de Moïse se retrouve 134 fois dans le Livre saint et celui d’Abraham 44 fois. Lire la suite…

Crif et Grande mosquée de Paris appellent à « faire tomber le mur de la méfiance »

La Grande mosquée de Paris et Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) se sont engagés, lors de leur première rencontre officielle mardi 17 janvier à la mosquée de Paris, « à faire tomber le mur de la méfiance » entre leurs deux communautés.

Prenant la parole devant une cinquantaine de représentants juifs et musulmans, Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, a souhaité « juguler l’impression de malaise et de non-communication entre les deux familles spirituelles concernées ». « Constatons qu’avant tout, c’est l’ignorance ou la volonté d’ignorance réciproque qui peut être un facteur qu’il urge avant tout de combattre. Il faut reconstruire une mémoire commune », a-t-il martelé.

Soulignant que « l’islam n’est pas antisémite », Dalil Boubakeur a proposé que des commissions œuvrent pour rétablir la connaissance réciproque des deux communautés, notamment par un travail dans le domaine de l’histoire, de la civilisation.

« UN DIFFÉREND D’ORDRE POLITIQUE ET NON MÉTAPHYSIQUE »

Une autre commission œuvrerait pour « éviter que les tensions nées hors de France aient un retentissement chez nous » et empêcher chaque communauté de se « communautariser dans l’inquiétude ».

Dans son intervention, Richard Prasquier, président du Crif, a souligné en préambule que son organisme, qui rassemble représente 72 organisations juives en France, n’a aucune légitimité théologique dans cette rencontre.

« La problématique qui est la nôtre est politique et non pas religieuse », a-t-il donc expliqué, soulignant que les difficultés nées du conflit israélo-palestinien « parfois inutilement invoqué » comme enjeu de politique intérieure, est avant tout « un différend d’ordre politique et non métaphysique, qu’il doit avoir des solutions politiques locales et qu’il ne doit en aucun cas être instrumentalisé chez nous ». Lire la suite…

Hollande, Mélenchon… la saison des pèlerinages est ouverte

par Bernard Dugué

Un chrétien ira se recueillir à Lourdes le 15 août, un musulman effectuera un pèlerinage à La Mecque, un juif priera face au mur des lamentations. Chacun sa foi, chacun son pèlerinage ou sa prière. Et nos politiques ? Eh bien ça ressemble fortement à la religion. On se souvient du candidat Sarkozy en pèlerinage au mont Saint-Michel, haut lieu de la chrétienté. Il y a quelques décennies, Mitterrand effectuait chaque année un pèlerinage à la roche de Solutré. Pas de symbolique particulière si ce n’est que cet événement était censé commémorer un lieu de rencontre choisis par de jeunes résistants dont faisait partie Mitterrand. Cette ascension n’a pas à être moquée, même si quelques parvenus en profitaient pour se donner un air. Enfin, on peut aussi imaginer une symbolique ésotellurique mais si c’est le cas, cela n’a aucune incidence sur la politique. En ce début de campagne pour 2012, la saison des pèlerinages a été lancée. Nicolas Sarkozy s’apprête à commémorer Jeanne d’Arc, afin de bien montrer son attachement à la France. Mais s’il est une valeur à laquelle les politiques se doivent de croire, c’est le « travail ». Surtout si l’on est socialiste ou de gauche. Mélenchon avait même grillé ses concurrents en se déguisant en faux père Noël lors du conflit des agents de sécurité dans les aéroports.

Ainsi, la raffinerie sise près de Rouen et appartenant au groupe Petroplus fait l’objet de toutes les attentions. Hervé Morin, Jean-Luc Mélenchon se rendront en pèlerinage à Petroplus, après François Hollande qui fut précédé par Philippe Poutou, le candidat du NPA. Et la droite ? Eh bien elle est dispensée de faire le déplacement puisque c’est le directeur de Petroplus qui est reçu à Matignon. Ainsi se déroule la campagne politique, non sans quelques habiles marchandages. Un proverbe apocryphe prononcé à l’ENA dit que : « emploi menacé pendant la campagne, emploi préservé pendant la campagne, mais emploi menacé une fois connu l’élu, emploi foutu ». Quoi qu’il en soit, les hommes politiques doivent afficher leur foi dans les valeurs qu’ils défendent et le montrer aux médias. Il fut un temps où les chefs d’Etat se devaient d’être vus à l’église pour une célébration de la messe. La politique est comme ça. Même à une époque où la religion et l’Etat sont séparés, les politiques doivent montrer qu’ils sont soucieux de certaines valeurs auxquels ils croient. Que ce soit utile ou dévoyé n’est pas important du moment que ces pratiques servent à gagner les élections. Et l’on imagine pas une seconde un François Hollande ignorant les travailleurs, même si la classe ouvrière ne pèse qu’un dixième du corps électoral. Les journalistes bavards jouent les singes savants en comparant le « sale mec » de Hollande au « Chirac fatigué » prononcé par Jospin, piètre parole qui lui aurait porté la scoumoune et signé sa perte le 21 avril 2002. En vérité, l’un des facteurs ayant pesé sur la chute de Jospin, c’est l’indifférence affichée face à des travailleurs menacés de licenciement. Cela remonte à loin mais nous avons gardé le souvenir d’un premier ministre candidat susurrant à la presse qu’on ne pouvait pas faire grand-chose face aux multiples plans sociaux. Et en 2012 et c’est bien sûr, le candidat socialiste ne se fera plus piéger sur cette faute tactique impardonnable. D’où l’insertion bien calculée de pèlerinages effectués par le candidat Hollande partout où des inquiétudes se présentent et surtout auprès du monde du travail. Lire la suite…

Christianisme et islam ?

Jean-Marie Guénois
DÉCRYPTAGE – Les statistiques de Pewforum permettent de relativiser l’idée reçue que l’islam serait la religion définitivement dominante et conquérante dans le monde.

Il est toujours périlleux de travailler sur des statistiques religieuses car elles se heurtent souvent à des problèmes de fiabilité. De ce point de vue, l’enquête réalisée par le think-tank américain Pewforum est sérieuse: elle est fondée sur une compilation de résultats issus de 2400 instituts statistiques dans le monde qui travaillent en réseau. Tout est consultable et vérifiable.

Réfléchir en ce jour de Noël – toujours pas célébré en commun par ces deux milliards de chrétiens, en raison d’une différence de calendrier chez les orthodoxes – permet de saisir le poids réel, religieux, culturel, social et politique de cette religion dans le monde.

Et peut-être de relativiser l’idée reçue et l’impression – fausse – que l’islam serait la religion définitivement dominante et conquérante dans le monde. Il ne s’agit pas de nourrir la dialectique du choc inéluctable entre ces deux civilisations mais de voir précisément où sont les vrais enjeux.

Car ces chiffres sont très éclairants sur la comparaison christianisme-islam. Il apparaît en effet que la confrontation annoncée est déjà jouée, à la défaveur du christianisme, au Proche-Orient et dans le nord de l’Afrique. Même si le développement des évangéliques protestants est remarquable en Algérie et plus souterrainement en certains pays comme l’Iran. Souvent au prix d’un héroïsme inouï puisque les lois d’État, inspirées de près ou de loin par l’islam, interdisent au prix du bannissement et de la mort la conversion au christianisme.

Confrontation en Afrique
Il apparaît aussi que cette confrontation est en partie jouée en Europe occidentale où l’islam est durablement installé, à hauteur de 6% de la population européenne, et où il devrait croître de seulement 2% dans les 20 années qui viennent (selon une autre étude publiée par ce même institut en janvier dernier). En partie jouée parce que le rapport de forces entre la civilisation d’inspiration chrétienne européenne et le mode de vie musulman est déjà nettement visible et, somme toute, assez prévisible. Il ne pourra pas remettre en cause un équilibre général établi sur une double culture, chrétienne et issue des Lumières.

En revanche, c’est en Afrique subsaharienne et en partie en Asie que cette confrontation va se produire, sur une base essentiellement démographique. Mais là, rien n’est joué, tant le dynamisme des chrétiens évangéliques n’a pas fini de réserver des surprises.

http://www.lefigaro.fr/

Autour d’un thé, la Norvège tente de se réconcilier avec l’islam

Une tasse de thé (I'm George/Flickr/CC).

Nom de code : opération « l’heure du thé ». Depuis le mois de mars, des musulmans norvégiens invitent des non musulmans à leur domicile pour boire le thé. Le but est de faire connaissance, lutter contre les préjugés. Depuis les attentats de juillet, les« Tea Time » cristallisent tous les désirs de concorde et de rédemption des Norvégiens.

L’immigration non occidentale est un phénomène relativement nouveau en Norvège qu’André Grjebine, chercheur en sciences politiques au Ceri, a récemment très bien décrypté à la lumière des attentats perpétrés par Anders Behring Breivik le 22 juillet.

L’islam autant mentionné que le premier ministre dans les médias

La directrice du Centre norvégien pour la lutte contre le racisme, Kari Helene Partapuoli, à l’origine de l’opération Tea Time, explique à Rue89 dans quel climat elle a été imaginée :

« Les trois dernières années ont été marquées par un débat public très rude à l’encontre des musulmans. Les Norvégiens les connaissent seulement à travers les médias, qui ne présentent que des problèmes. Lire la suite…

Le président autrichien : « Il faut poursuivre les négociations entre la Turquie et l’UE »

Alors que le président Gül était en visite à Vienne cette semaine, le président autrichien, Heinz Fischer, a déclaré dans un entretien à Zaman que son pays était favorable à la poursuite des négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’UE.

« Il est évident que le chemin sera long et difficile mais il faut poursuivre les négociations entre la Turquie et l’UE. L’Autriche approuve le lancement de discussions officielles sur l’intégration de la Turquie. D’ailleurs, le seul chapitre concernant l’adhésion qui ait été clos l’a été sous notre présidence » a confié le président Heinz Fischer. Le chef d’Etat a tenu à rappeler la position autrichienne en affirmant, par ailleurs, que les négociations ne mèneraient pas automatiquement à l’intégration de la Turquie. D’après lui, l’Europe des 27 traverse des temps difficiles à cause de la crise économique, ce qui renforce le scepticisme vis-à-vis d’un élargissement, dans l’opinion publique. « La question c’est de savoir si l’UE est prête à accepter un grand pays comme la Turquie qui compte 70 millions d’habitants » soutient-il. De plus, le président insiste sur le fait qu’il y a aussi d’autres problèmes comme la question chypriote qui doit encore être réglée. Par ailleurs, il a refusé de donner une estimation quant au moment où la Turquie pourrait devenir un membre à part entière. Lire la suite…

Réponse à Jean-François Copé venant d’un UMP (Un Musulman Pratiquant), un français pratiquement

06/04/2011 un commentaire

Au nom de Dieu, le tout miséricordieux, le très miséricordieux.

Mon cher ami,

Je commencerais bien cette lettre par « j’ai fais un rêve, celui de voir tous les enfants de la république : blacks, blancs, beurs ensemble sur le perron bleu, blanc, rouge », mais nous ne sommes pas ici pour tomber dans le larmoyant ; l’heure est apparemment au débat, car c’est le rêve de beaucoup de vos amis politiques.
Je réponds donc à votre lettre, en commençant par me présenter brièvement.

Je me prénomme Abou Abdennour, 32 ans, cadre commercial, marié et deux enfants.
Les discours actuels autour de l’islam m’amènent aujourd’hui à vous écrire Monsieur Copé. Puisqu’il faut bien le reconnaître ; la France est un pays où l’on peut exprimer son point de vue, sans risquer de finir ses jours en prison.
Je prends donc cette liberté d’expression pour participer à ce débat, bien que mon appétence pour la politique française ne soit pas des plus aiguisées.
Ma définition de l’Homme politique est la suivante : « un Homme sourd qui reste à votre écoute », il est donc inutile de vous dire au creux de l’oreille que je suis indigné par cette lapidation médiatique.
Je vais donc parler directement à votre cœur, sans haine, sans rancune, sans violence car l’islam me l’interdit.
J’essaie simplement de comprendre le but recherché.
Je suis le frère de celui ou celle qui partagent mes valeurs et l’ami de celui ou celle qui ne les partagent pas. Je comprends donc parfaitement Monsieur Cope que vous me considériez comme un ami.
Mais est-ce pour cela que nous devons nous tourner le dos?

Un débat ne mérite ce nom, que s’il implique tous les partis concernés.
Le fait de consulter de soi-disant intellectuels musulmans ne donne pas à ce débat le crédit que vous espérez lui donner.
Cher Ami, un débat nécessite de la sincérité, et si vous êtes vraiment sincère, vous ne pourrez arriver qu’à la conclusion suivante : cette ambiance délétère n’a pour but que de stigmatiser les musulmans de France. Votre lettre parue dans l’Express ne fait de vous que le Ponce Pilate de la République.
Les musulmans sont stigmatisés et je m’en lave les mains, je n’en suis pas responsable. (Bien que Ponce Pilate ne soit pas responsable de la mort de JESUS, Paix et bénédiction de Dieu sur lui, puisque JESUS n’a pas été crucifié selon l’Islam.)

Cher ami, vous demandiez à ce que ce débat soit « l’occasion magnifique de se mettre à l’écoute, pour mieux se connaître, se respecter et construire l’avenir »
Ce débat veut réfléchir sur la place de l’Islam en France ; Mr Copé si l’Islam est au fond du bus, sachez qu’il y a des millions de Rosa Parks en France, car nous avons payé chèrement notre ticket. Lire la suite…

Laïcité : le CRIF juge « grotesque » le port d’une « étoile verte »

L’ex-conseiller à l’Elysée Abderahmane Dahmane avait appelé à porter une « étoile verte » pour protester contre le débat sur la laïcité et l’islam voulu par l’UMP.?

Le président du Crif, Richard Prasquier. (AFP)
Le président du Crif, Richard Prasquier. (AFP)
Le président du CRIF Richard Prasquier juge, mardi 29 mars, « grotesque » l’appel de l’ex-conseiller à l’Elysée Abderahmane Dahmane à porter une « étoile verte » pour protester contre le débat sur la laïcité et l’islam voulu par l’UMP.
« C’est totalement grotesque », a déclaré mardi à l’AFP le président du Conseil représentatif des institutions juives de France. « C’est une déclaration assez méprisable faite par quelqu’un qui veut exister dans le domaine médiatique et qui n’a peur de rien pour exister ».
« Cela participe malheureusement d’un mouvement plus large qui fait qu’on amalgame tout et que tout devient équivalent à la Shoah », a ajouté Richard Prasquier.
L’ex-conseiller à l’Elysée chargé de la Diversité Abderahmane Dahmane avait appelé lundi les musulmans à porter une « étoile verte » pour protester contre le débat du 5 avril, en référence à l’étoile jaune portée par les Juifs pendant la Seconde guerre mondiale.

« Ne pas stigmatiser une religion »

« L’étoile verte est le signe vestimentaire que les musulmans de France ont décidé de porter pour demander l’annulation du débat sur l’islam et la fin de l’islamophobie de l’UMP de Jean-François Copé », selon un communiqué signé d’Abderahmane Dahmane et Hassan Ben M’Barek, porte-parole de Banlieues Respect, un collectif d’associations.
Pour Richard Prasquier, « il y a un certain nombre de problèmes que l’on peut résoudre de manière pragmatique, avec des aménagements et avec de la bonne volonté ».
« Mais s’il est nécessaire de ne pas stigmatiser une religion, de ne pas généraliser, il ne faut pas se voiler la face quant à la réalité de certains problèmes. L’ingénuité crée des boulevards pour le populisme ».
« L’émergence du Front national, qui elle-même repose sur un sentiment d’insécurité et aussi la tactique habile de Marine Le Pen qui a kidnappé la revendication de laïcité, doit pousser tous les autres partis à réanalyser leurs positions. Mais il faut le faire de façon calme », a-t-il ajouté.

Nouvelobs.com avec AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com/

Juifs, chrétiens et bouddhistes contre le débat sur l’islam

ANNICK BENOIST, PARIS

Gilles Bernheim, Grand rabbin de France et le cardinal André Vingt-Trois.

Les représentants des six religions en France (juifs, catholiques, protestants, orthodoxes, bouddhistes et musulmans) ont signé une tribune commune pour marquer leur refus du débat de l’UMP sur l’islam, qu’ils qualifient de « malsain. »
Les responsables des cultes en France, déjà opposés au débat du 5 avril sur la laïcité et l’islam, sont revenus à la charge mercredi avec une déclaration commune soulignant « les confusions préjudiciables » qu’il engendre. « Faut-il dans le contexte actuel un débat sur la laïcité ? » s’interrogent les représentants des six grandes religions de France (catholique, orthodoxe, musulmane, protestante, juive, bouddhiste), réunis au sein de la Conférence des responsables de culte en France (CRCF). « Le débat est toujours signe de santé et de vitalité. Le dialogue est toujours une nécessité. Mais un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul ? » s’interrogent les religieux. « L’accélération des agendas politiques risque, à la veille de rendez-vous électoraux importants pour l’avenir de notre pays, de brouiller cette perspective et de susciter des confusions qui ne peuvent qu’être préjudiciables. » Déjà, la semaine dernière, Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France déclarait : « Depuis le début, notre impression est que ce débat est comme trop marqué du sceau d’un calendrier électoral. » Impression partagée par le Pasteur Claude Baty : « On voit bien que le grand souci d’un certain nombre, ce n’est pas la laïcité, mais comment utiliser les religions à leur profit dans une période électorale.

Pudeur sémantique

Dès le départ, j’ai souligné que ce débat était malsain », rappelle-t-il. « Malsain », c’est également le terme choisi par le grand rabbin de France Gilles Bernheim, interrogé par Le Monde pour qualifier le climat ambiant d’une société « très malade » qui cherche des « boucs émissaires. » Malgré les démarches du secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé et du ministre de l’Intérieur chargé des Cultes, Claude Guéant, les responsables religieux ont pris leurs distances et refusent de participer au débat, préférant envoyer des « observateurs. » « Faut-il recencer tous les colloques et autres séminaires qui ont abordé en long et en large la question de la laïcité et de ses applications dans notre pays depuis des années? » s’interroge la CRCF dans sa déclaration commune. « Faut-il rappeler les travaux étendus et exhaustifs de la Commission présidée par le Pr Jean-Pierre Machelon, qui ont donné lieu à un rapport remis au ministre de l’intérieur le 20 septembre 2006 ? » Au centre d’une vaste polémique, le « débat sur l’islam » de l’UMP – devenu « colloque sur la laïcité » par pudeur sémantique, puis « convention » – qui se tiendra le 5 avril devrait aborder les sujets des prières dans la rue, des soins à l’hôpital, de la formation des imams, de la viande halal dans les cantines et de l’accompagnement des sorties scolaires.

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Prasquier : «Le Crif prône le dialogue avec l’islam»

Par Cécilia Gabizon

«Nous lutterons contre l'extrême droite comme par le passé», déclare Richard Prasquier, président du Crif.
«Nous lutterons contre l’extrême droite comme par le passé», déclare Richard Prasquier, président du Crif. Crédits photo : HAMILTON/REA/HAMILTON/REA

INTERVIEW – Le président de l’organisation juive, qui a reçu mercredi soir Nicolas Sarkozy et plusieurs ministres, commente les évolutions des pays arabes et condamne les appels au boycott d’Israël.

Mercredi soir, Nicolas Sarkozy était l’invité d’honneur du dîner du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France). À l’occasion de cette manifestation tout à la fois politique et people, qui réunit près d’un millier de personnes dont 25 membres du gouvernement, Richard Prasquier, son président, s’inquiète de la montée de l’islamisme en Europe.

LE FIGARO. – Les actes antisémites ont baissé en 2010. Êtes-vous moins inquiet?

Richard PRASQUIER. – La situation reste tendue. Nous avons encore répertorié 466 actes en 2010. Les auteurs sont plus jeunes et plus violents que par le passé. Le phénomène s’est ancré dans certaines banlieues ces dix dernières années. La répression est nécessaire mais elle ne suffit pas. Il n’existe qu’un seul rempart contre l’antisémitisme: la République, qui fait partager ses valeurs à toutes les convictions religieuses. Mais ce modèle est menacé. Par le relativisme, qui affaiblit ses défenses, et par l’islamisme, qui veut placer la charia au-dessus de la loi de la République. La communauté juive reste attachée à son identité, mais au sein de la République, laïque, où la religion intervient dans la sphère privée.

À un an de la présidentielle, le Crif s’est-il positionné sur l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du FN ?

Nous lutterons contre l’extrême droite comme par le passé; je ne vois pas de différence entre la fille et le père, si ce n’est l’apparence. Elle a l’habilité d’être moins provocatrice. Mais je connais le passé des membres de son entourage. Leurs méthodes reposent sur la dénonciation et la stigmatisation d’une population. Ce ne sont peut-être plus les Juifs, mais cela ne saurait me satisfaire. C’est une chose de s’opposer aux radicalismes, à l’islamisme qui progresse en Europe. Une autre de rejeter l’islam et de jeter le soupçon sur tous les musulmans. Le Crif prône à l’inverse le dialogue, la tolérance. Lire la suite…

L’islam et nous : pour une approche lucide

Contribution au débat, par J. Warren

Que devient l’islam ? Une question capitale, en effet. Et il est tout aussi capital pour nous de comprendre les évolutions en cours, et leurs ressorts principaux. A cet égard, sans s’arrêter sur l’islamophobie primaire et haineuse qui prévaut dans certains milieux ‘tradis’ et apparentés, on peut regretter que notre vision des choses – en tant que ‘cathos engagés’- pèche parfois par simplisme.

En effet, nous sommes influencés – plus souvent qu’à l’occasion – par ce qu’on pourrait appeler une vision ‘essentialiste’ de tout ce qui a trait de près ou de loin à l’islam et aux musulmans.

A un ‘essentialisme’ angélisant et naïf (« la violence des ‘terroristes’ provient d’un dévoiement de l’islam, le ‘vrai islam’ est tolérant, etc. »), répond un ‘essentialisme’ qui – à partir d’analyses – légitimes et intellectuellement valides – surtout théologiques et philosophiques du ‘système de pensée’ musulman, – néglige parfois les aspects contingents (politiques, économiques, sociologiques, etc.) dans l’évolution des différentes écoles de pensée, et surtout de leur succès relatif dans différentes régions du monde.

De très bons ouvrages ont été écrit – notamment par des cathos – sur la ‘nature’ de l’islam ou ‘des islams’, l’anthropologie et les modèles culturels qui en découlent, et peuvent nous conduire à penser qu’il existe « un vrai islam » en tout temps et en tout lieux, et plutôt négatif.

Comparaison n’est pas raison, mais en forçant un peu le trait, c’est comme si un sociologue prétendait rendre compte de la vie quotidienne et du ‘fonctionnement’ concret de 1,2 milliards de cathos – ou étiquetés comme tels – en se basant essentiellement sur une analyse théologique et philosophique des textes sacrés ou des textes du magistère. Lire la suite…

La ligue du monde musulman condamne l’attentat terroriste d’Alexandrie

Le Secrétariat général de l’Organisation de la Ligue du monde musulman a exprimé sa condamnation de l’attentat terroriste perpétré dans la ville d’Alexandrie en Egypte faisant plusieurs morts et des dizaines de blessés.

La ligue du monde musulman condamne l'attentat terroriste d'Alexandrie

Selon un communiqué du secrétaire général de la Ligue du monde musulman, M. Abdellah Ben Abdellmohcine El-Torrki, la ligue condamne cet attentat qui fait partie des actes bannis par la religion islamique, qui incrimine l’assassinat et interdit toute violence contre les innocents et toute atteinte à leur droit à la vie.

La ligue du monde musulman condamne, au nom des Musulmans et des organisations islamiques, membres de la ligue, cet acte abject banni par l’humanité tout entière, a indiqué M. El-Torrki.

La ligue a toujours pris des positions fermes face au terrorisme et ses actes ignobles qui visent la sécurité des gens à travers le monde, souligne le communiqué, rappelant que la ligue a expliqué, à plusieurs occasions, la position de l’Islam vis-à-vis de la violence, et condamné les actes terroristes commis en Egypte, en Grande Bretagne, en Espagne, aux USA, en Indonésie, au Maroc, en Arabie Saoudite et dans d’autres pays du monde.

Le secrétaire général de la ligue a également noté que le terrorisme n’a ni nation ni nationalité et n’appartient à aucune religion, précisant que les religions célestes sont porteuses de messages de sécurité et de paix. Il a, de même, appelé à la mobilisation de tous pour lutter contre la violence et le terrorisme, soulignant la détermination de la ligue à la coopération en la matière au niveau mondial.

Atlasinfo avec MAP

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La promesse du prophète Muhammad aux chrétiens

A elles deux, les communautés musulmanes et chrétiennes représentent plus de 50% de la population mondiale. Si elles s’entendaient, nous serions à mi-chemin de la paix dans le monde. D’ailleurs, nous pouvons contribuer à plus d’harmonie entre musulmans et chrétiens en faisant un simple geste : toujours évoquer des récits positifs et s’abstenir de diaboliser l’autre.

Pour ma part, je voudrais rappeler aux musulmans et aux chrétiens une promesse que le prophète Muhammad avait faite à ces derniers. Prendre connaissance de cette promesse peut avoir un énorme impact sur la conduite des musulmans à l’égard des chrétiens. Les musulmans respectent généralement les précédents établis par leur prophète et s’efforcent de les mettre en pratique dans la vie de tous les jours.

En 628, une délégation de moines du monastère Sainte-Catherine se rendit auprès du prophète pour lui demander sa protection. Celui-ci leur octroya une charte leur garantissant des droits, que je vais reprendre ci-dessous dans son intégralité. Sainte-Catherine, le monastère le plus ancien au monde, est situé au pied du Mont Sinaï en Egypte. Doté d’une immense collection de manuscrits chrétiens, la plus grande après celle du Vatican, ce site figure sur la liste du Patrimoine mondial. Ses moines sont fiers d’y abriter également la plus ancienne collection d’icônes. Sainte-Catherine renferme les trésors de l’histoire chrétienne, ils y sont en sûreté depuis 1400 ans, grâce à la protection des musulmans

La Promesse à Ste Catherine :

« Ceci est un message de Muhammed ibn Abdoullah, constituant une alliance avec ceux dont la religion est le christianisme ; que nous soyons proches ou éloignés, nous sommes avec eux. Moi-même, les auxiliaires [de Médine] et mes fidèles, nous nous portons à leur défense, car les chrétiens sont mes citoyens. Et par Dieu, je résisterai contre quoi que ce soit qui les contrarie. Nulle contrainte sur eux, à aucun moment. Leurs juges ne seront point démis de leurs fonctions ni leurs moines expulsés de leurs monastères. Nul ne doit jamais détruire un édifice religieux leur appartenant ni l’endommager ni en voler quoi que ce soit pour ensuite l’apporter chez les musulmans. Quiconque en vole quoi que ce soit viole l’alliance de Dieu et désobéit à Son prophète. En vérité, les chrétiens sont mes alliés et sont assurés de mon soutien contre tout ce qui les indispose. Nul ne doit les forcer à voyager ou à se battre contre leur gré. Les musulmans doivent se battre pour eux si besoin est. Si une femme chrétienne est mariée à un musulman, ce mariage ne doit pas avoir lieu sans son approbation. Une fois mariée, nul ne doit l’empêcher d’aller prier à l’église. Leurs églises sont sous la protection des musulmans. Nul ne doit les empêcher de les réparer ou de les rénover, et le caractère sacré de leur alliance ne doit être violé en aucun cas. Nul musulman ne doit violer cette alliance jusqu’au Jour du Jugement Dernier (fin du monde). » Lire la suite…

Condamnation de l’attentat contre les chrétiens !

Les Musulmans condamne les attentat contre nos cousin chrétiens, avec la plus grande vigueur l’attentat terroriste abject perpétré contre l’Eglise des saints à Alexandrie dans la nuit du nouvel An faisant de nombreuses victimes parmi les fidèles qui assistaient à la messe de minuit.

Nous exprimons notre indignation la plus vive face à la barbarie de ces actes criminels que saurait justifier

La Communauté Musulmane de Geispolsheim fait part de sa profonde inquiétude quant à la situation des Chrétiens d’Orient et leurs droits de pratiquer librement et en toute sécurité leur religion, et appelle toutes les personnes éprises de paix et de justice d’unir leurs forces pour combattre cette haine et cette intolérance.

Nous présentons nos condoléances les plus sincères aux familles endeuillées, et nous exprimons notre solidarité avec le peuple égyptien face à cette tragédie qui a touché sa composante Copte et élève des prières pour que les musulmans et les chrétiens d’Orient puissent résister par leur unité et leur fraternité aux adeptes de la haine et de la violence.

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