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Archives pour la catégorie ‘ARTS’

Ancrer l’islam dans le patrimoine français

SELAMI VARLIK, PARIS

Plusieurs voix se sont fait entendre à droite et à l’extrême-droite contre l’organisation par la mairie de Paris d’un concert à l’occasion du ramadan.

Après un député UMP et le conseiller Nouveau Centre de Paris, le préfet de la région Ile-de-France, Daniel Canepa, a écrit à Bertrand Delanoë en dénonçant le « caractère cultuel » de la manifestation, dont il a également critiqué le mode de financement. Si la réponse du maire de Paris a été de rappeler qu’il s’agissait avant tout d’une programmation artistique et festive, cette façon de concevoir une soirée dédiée au ramadan est également contestée par certains musulmans eux-mêmes. Ils reprochent, notamment sur le net, à la Ville de Paris d’instrumentaliser l’islam en identifiant le mois de ramadan, symbole de spiritualité et de renoncement, à une soirée de festivité. La soirée est donc trop religieuse pour les uns, et pas assez pour les autres. Les événements qui attirent les critiques, parfois convergentes, de groupes d’opinion diamétralement opposés les uns aux autres ont toujours quelque chose d’intéressant. Comme si les postures idéologiques et politiques des uns et des autres se neutralisaient entre elles. Lire la suite…

Pourquoi les juifs sont si puissants et les musulmans si impuissants ? Par le Dr Saleem Farrukh

L’auteur est le directeur exécutif pakistanais du Centre pour la recherche et les Etudes sur la sécurité centre crée en 2007. Il est aussi un chroniqueur indépendant à Islamabad

Il y a seulement 14 millions de Juifs dans le monde, dont sept millions aux Etats-Unis d’Amérique, cinq millions en Asie, deux millions en Europe et 100.000 en Afrique.

Il y a seulement 14 à 15 millions de Juifs dans le monde ; dont 5,8 millions en Israël ; 5,5 millions aux Etats-Unis d’Amérique ; trois millions en Asie, deux millions en Europe et 100.000 en Afrique.

Pour chaque Juif dans le monde, il ya 100 musulmans.

Pourtant, les Juifs sont cent fois plus puissants que tous les musulmans réunis.

Vous êtes vous demandé pourquoi ?

Jésus était juif. Albert Einstein, le savant le plus influent de tous les temps et le magazine TIME a désigné « personne du siècle », Sigmund Freud Moi, Surmoi – le père de la psychanalyse qui était un Juif. C’était aussi le cas de Karl Marx, Samuelson Paul et Milton Friedman.

Voici d’autres Juifs, dont la production intellectuelle a enrichi l’ensemble de l’humanité :

- Benjamin Rubin a donné à l’humanité l’aiguille vaccination.
-  Jonas Salk a mis au point le premier vaccin antipoliomyélitique.
-  Alerte Sabin a développé et améliorée le vaccin antipoliomyélitique.
- Gertrude Elion nous a donné un médicament contre la leucémie.
- Baruch Blumberg a développé le vaccin contre l’hépatite B.
- Paul Ehrlich découvre un traitement de la syphilis (une maladie sexuellement transmissible).
- Elie Metchnikoff remporté un prix Nobel dans les maladies infectieuses.
- Bernard Katz a remporté un prix Nobel de la transmission neuromusculaire.
- Andrew Schally a remporté un prix Nobel en endocrinologie (troubles du système endocrinien, diabète, hyperthyroïdie).
- Aaron Beck a fondé la thérapie Cognitive (psychothérapie traiter les troubles mentaux, la dépression et les phobies).
- Gregory Pincus développés la première pilule contraceptive.
- George Wald a remporté un prix Nobel pour son travail sur la compréhension de l’œil humain.
- Stanley Cohen a remporté un prix Nobel en embryologie (Étude des embryons et leur développement).
- Willem Kolff a crée la machine de dialyse rénale.
- Au cours des 105 dernières années, 14 millions de Juifs ont remporté 180 prix Nobel tandis que seulement 3 prix Nobel ont été remportés par 1,4 milliard de musulmans (autre que le Prix pour la paix). Lire la suite…

COMMENT SORTIR DE LA DÉPENDANCE? Science et projet de société

Nul ne peut, ni ne doit, arrêter le progrès scientifique. Qui maîtrise la science, détiendra les outils du développement.

Dans une époque que dominent la connaissance technoscientifique et le concept de la société du savoir, la production scientifique des pays musulmans est encore marginale, selon le dernier rapport de l’Unesco sur la science. Les données fournies par le rapport, établi tous les cinq ans, concernant la production scientifique des pays musulmans, sont significatives d’une situation alarmante. En matière de techno-sciences le monde musulman, avec une population d’environ 1,5 milliard, près du quart de la population mondiale, ne produit que moins de 5% de la production scientifique mondiale! Le sous-développement du Monde arabe est symbolisé par un autre taux dramatique: environ 40% des populations sont analphabètes.

Forger au savoir et humaniser
Les capacités de production de la science permettent le développement, la sauvegarde de la souveraineté et de nouvelles perspectives. La situation des sociétés musulmanes est préoccupante. Jusqu’à quand les alarmes seront-elles ignorées? Même la Banque islamique de développement, en 2008, confirmait le constat alarmant: «Les 57 pays à population majoritairement musulmane ont sensiblement 25% de la population mondiale, mais moins d’1% des scientifiques produisent moins de 5% de la science et font à peine 0,1% des découvertes originales mondiales liées à la recherche chaque année.» La fuite des cerveaux et la mainmise par des politiciens médiocres sur les organes de décisions aggravent la situation. Lire la suite…

« L’islam sera de plus en plus prépondérant dans les relations internationales, notamment sur le plan financier »

Les effets de la crise financière internationale, ajoutés à la fin des blocs et des pré carrés, préfigurent une reconfiguration des relations internationales, avec un rôle de plus en plus important dévolu au facteur religieux islamique, a soutenu le politologue et chercheur sénégalais Dr Bakary Sambe.

’’La crise financière internationale, la multiplication des partenaires, la mise en valeur de la coopération Sud-Sud, la fin des blocs, des pré carrés tout ceci prédestine le facteur religieux, le facteur islamique’’ comme un élément ‘’de plus en plus important’’, a notamment souligné M. Sambe.

Auteur d’un livre récemment présenté à Dakar et intitulé « Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc », le chercheur relève qu’avec les dérèglements nés de la crise économique et financière, ‘’on pense beaucoup plus aux fonds souverains etc. et à la finance islamique’’ de façon générale.

’’Je pense que cette conscience –là qui était sans cohésion peut-être renforcée par un sentiment de pouvoir représenter quelque chose sur la balance des pouvoirs sur le plan international’’, a analysé Dr Bakary Sambe, chercheur à la Fondation européenne pour la démocratie à Bruxelles.

Le monde musulman se présentant ‘’comme une forme d’alternative Sud-Sud’’, il ‘’pourrait apporter quelque chose de nouveau dans la configuration des rapports internationaux’’, a ajouté M. Sambe, également chercheur associé au Groupes de recherches sur la Méditerranée et le Moyen Orient (Lyon). Lire la suite…

ESRA, quand l’Iran introduit le concept du jeux vidéo Halal

Posté par Dereck

L’annonce date du 29 novembre, mais c’est seulement maintenant qu’elle frappe le web occidental de plein fouet. A Dubai, lors d’une conférence de Presse faite à l’occasion du Dubai World Game Expo, un porte-parole d’Index Holding a annoncé la création d’un nouvel organisme de classement des jeux vidéo, en collaboration avec l’INFCG / Iran National Foundation of Computer Games. Le groupe, nommé ESRA / Entertainment Software Rating Association a ainsi été présenté par Anas Al Madani, VP d’Index Holding et par le Dr Behrouz Minaei, DG de l’INFCG.

La nomenclature de l’ESRA a été établie par une équipe de chercheurs au sein de l’INFCG, en fonction de critères intimement liés au valeurs musulmanes. Il est donc question, comme l’ESRB, de déceler la représentation de tabagisme, d’alcolisme, de violence ou de sexualité pour proposer une classification et « maintenir l’équilibre psychologique des enfants et des joueurs ». Néanmoins, le Dr Minaei rappella que l’ESRA a choisi une approche de l’Islam tourné vers l’inné – Al Fitra – et que « les plus importantes valeurs innées sont la vérité, la vertue, la générosité, l’excellence, l’innovation et la créativité« . Il précisa également que l’équipe de chercheurs qui ont étébli le classement avaient des connaissances approfondies en religion, psychologie, sociologie ou pédagogie, afin de travailler sur un système murement réfléchi.

La méthodologie de l’équipe s’est basée sur les autres types de classement en vigueur pour en dégager 7 domaines, puis pour distinguer les catégories d’âge et mettre en place un processus d’évaluation. La nomenclature obtenue serait ainsi dans en accord avec « la culture, la société et les valeurs particulières de l’Islam« . Ce à quoi le Vice-Président d’Index Holding a ajouté que « l’ESRA fonctionnera comme un indicateur pour les entreprise de jeux video, afin de savoir si le jeu est en phase avec les valeurs musulmanes, et ne viole aucune des traditions musulmanes des pays musulmans« . Son intervention ne s’est pas faite sans qu’il confirme que ce classement « maintiendrait l’aspect conservateur de l’Islam auprès des enfants et de la société en général« . Lire la suite…

Tourisme en Algérie: à quand l’embellie ?

Par Constance Desloire, envoyée spéciale

Les vestiges romains continuent d'attirer les touristes. Les vestiges romains continuent d’attirer les touristes. © AFP

Malgré le volontarisme affiché des autorités, le nombre de visiteurs étrangers n’a toujours pas décollé. Et pas seulement pour des raisons logistiques.

« L’Algérie n’est pas un pays, c’est un continent ! » s’enorgueillissent parfois les Algériens. Des centaines de kilomètres de plages, les vastes étendues du Sahara, un riche patrimoine culturel, la proximité avec l’Europe… : le potentiel touristique du pays est immense. En 2009, on a enregistré 1,9 million de visiteurs, pour 330 millions de dollars de recettes (+ 10 % par rapport à 2008). Mais l’État veut porter ce nombre dans un premier temps à 3 millions, pour 530 millions de dollars de recettes, à l’horizon 2015. Pour ce faire, il a lancé en 2008 un vaste plan de développement.

Gare cependant aux chiffres ! Sur les 2 millions de personnes entrées sur le territoire en 2009, plus de la moitié sont des Algériens expatriés ou binationaux, 300 000 des hommes d’affaires et seulement quelques milliers des touristes étrangers. Beaucoup visitent les vestiges romains ou reviennent, pour les pieds-noirs, sur les lieux de leur enfance. La destination principale reste cependant le Sud, avec ses circuits dans les massifs et le Tassili du Hoggar. Lire la suite…

La musique classique d’islam, de l’Espagne à la Chine

Le maqam (musique classique) irakien se meurt. Cette forme musicale à la fois savante et populaire, profane et religieuse, est victime de la guerre, mais aussi de la chanson de variété, qui inonde les chaînes satellitaires arabes.

Reconnaissance internationale, mais aussi signe que le péril est réel, le maqam irakien figure depuis 2008 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité établie par l’Unesco. Mais avant d’être une forme musicale, le maqam est un genre (un système général de modes musicaux). Il constitue même le seul genre musical dont l’extension géographique soit aussi vaste : des rives de l’Atlantique (hier, l’Espagne, aujourd’hui, le Maroc) jusqu’en Chine (Turkestan chinois). Il est le produit direct de l’expansion musulmane, au 13e siècle. Il recouvre donc, par là même les grandes aires ethnolinguistiques de l’islam traditionnel : arabe, persane, turque et indienne.

Si les formes varient, la structure des maqams demeure, commune à toutes ces cultures d’islam. Un musicien algérien, à Constantine, comprend très bien ce que fait un musicien cashemiri à Gilgit, et un joueur de saz à Istanbul peut improviser un taksim avec un joueur de qanûn à Tunis, alors qu’un musicien ouïghour peut très bien saisir, ce que fait un musicien marocain.Le maqam est né en Irak, au centre de l’Empire abbasside (750-1258), au sein d’un milieu raffiné, ouvert aux influences persanes et grecques. Arabe, le maqam est néanmoins l’héritier de la musique des églises byzantines, et plus encore des douze systèmes modaux de la tradition musicale perse, connus sous le nom de dastgâh. D’où le grand nombre de maqams qui portent un nom d’origine persane : nikriz, rast, sikah, nairuz…

Un maqam, à New-York

Les ouvrages arabes anciens sur la musique ont recensé jusqu’à 400 maqams. Si l’on y ajoute la production des aires persane, turque et indienne au fil de l’Histoire, ce chiffre s’élève à plusieurs milliers. Toutefois, beaucoup de maqams sont propres à une tradition locale (ainsi l’asba’ayn en Tunisie) et pratiquement inconnus ailleurs. Au sein de l’aire arabe, les maqams les plus connus et les plus utilisés s’élèvent à une quarantaine. Tant dans les traditions arabe orientale, que turque ou persane, chaque maqam se caractérise par une échelle de notes spécifique et soumise à une hiérarchie précise, de sorte que chaque mode est censé donner sa couleur émotionnelle à la musique qui est jouée.

Le savant arabe Safî al-Dîn al-Urmawî (XIIIe s.) dresse dans son Livre des cycles, une correspondance entre les modes et leurs répercussions sur l’individu, un ethos des modes : force et bravoure sont les affects des modes ushshaq, bousalik, nawa. C’est, en substance, précise l’auteur, l’essence même du caractère des Turcs, des Ethiopiens et des habitants des montagnes. Caractère paisible et tranquillité sont les attributs des modes rast, nowrouz, iraq, isfahan. La tristesse, quant à elle, caractérise les modes rahawi, zirakfand, zinkulah et huseini. Cette conception explique en partie l’utilisation des maqams, musique profane, comme musique liturgique, tant en islam (liturgie soufie syrienne ou turque), dans le christianisme (liturgies copte et maronite, notamment) que dans le judaïsme : ainsi chez les Juifs arabes du Maghreb, de Syrie et d’Irak, la mélodie de la liturgie du shabbat est-elle choisie en fonction du contenu de la parasha de la semaine (section de la Bible à lire). Ils emploient ainsi dix maqams différents, possédant chacun son usage, sa tonalité propre. Paradoxe cruel enfin, tandis que le maqam, né à Bagdad, se meurt dans l’Irak sous occupation américaine, c’est à Brooklyn, à New York, que le plus vaste projet de préservation d’une tradition maqame, celle de la liturgie juive arabe, a été mis en œuvre.

Seyfeddine Ben Mansour Lille

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Alger Medina : un rêve de grandeur algérien

Un centre d’affaires et de loisirs ambitieux
par Djamel Belayachi

Tours d’affaires, résidences de luxe, centres commerciaux, parcs de loisirs, marina, péninsule artificielle : A travers le projet Alger Médina, l’Algérie veut se doter d’un pôle digne des grandes destinations d’affaires et de loisirs.

Doter la capitale algérienne d’un vrai pôle d’affaires et de loisirs : c’est l’ambition du projet Alger Medina, le futur business district situé sur la baie d’Alger. Tours d’affaires, résidences de luxe, centres commerciaux, parcs de loisirs, marina, le projet s’inspire des grands ensembles commerciaux de Dubaï. Une partie de la future cité, bâtie sur une superficie de 75 hectares, sera livrée courant 2011, selon le promoteur du projet, le groupe algérien Dahli. L’ensemble de la Médina sera opérationnelle à l’horizon 2016.

Une des trois tours prévues dans l’ensemble « City Center » est en outre opérationnelle depuis 2005 et abrite le siège d’une cinquantaine de firmes internationales. L’Hôtel Hilton d’Alger, situé non loin du site, est également intégré à l’ensemble par le promoteur qui en avait fait l’acquisition peu avant le lancement du projet en 2002.

Un coût global de 2,5 milliards d’euros

La Marina, qui peut arrimer jusqu’à 600 bateaux de plaisance, constitue l’un des joyaux d’Alger Medina. Mohamed Abdelwahab Rahim, le PDG de Dahli, espère qu’elle sera à même de dynamiser les activités liées à la plaisance en mer, qui sont très rares en Algérie.

Plus spectaculaire : une société émiratie, Emaar Properties PJSC, a lancé dans la médina la construction d’un ensemble d’îlots artificiels formant un croissant (symbole de l’islam) et reliés par des ponts. La nouvelle mosquée d’Alger, la future plus grande mosquée du monde dont les travaux de construction ont été lancés il y a quelques années, est elle aussi intégrée à la cité. Une promenade longue de 20 km, dotée de centres de loisirs, devrait également y voir le jour.

Pour financer une partie de son projet, dont le coût global s’élève à 2,5 milliards d’euros, le groupe Dahli a lancé un emprunt obligataire grand public – le premier du genre en Algérie – en janvier 2009. Un pari risqué dans un environnement économique où les instituions financières sont très frileuses vis-à-vis des investisseurs privés, surtout depuis l’éclatement du scandale Khalifa. En effet, la société n’a réussi à lever que 2,9 milliards de DA, soit 30% des 8,3 demandés. Abdelouahab Rahim, PDG du groupe, s’est toutefois montré confiant. « Pour l’heure, nous n’avons aucune difficulté, nous avons notre propre trésorerie et nos propres financements. Alger Médina verra le jour, indépendamment des instruments financiers, selon la volonté du marché et du pays », a-t-il indiqué dans une interview récente à l’hebdomadaire Les Afriques.

Alger Médina n’est pas encore sortie de terre qu’elle jouit déjà d’une aura internationale. La directrice du projet, Sonia Ziamni, était parmi les invités du président Obama lors sommet des entrepreneurs, tenu les 26 et 27 avril dernier à Washington.

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«Un hommage au monde musulman»

Renaud Malik -

Parmigiani a présenté la première horloge mécanique qui décompte le temps selon le calendrier islamique. Un bijou de technologie à 2,5 millions

Michel Parmigiani (à dr.) a présenté le prototype de son calendrier lundi à Abu Dhabi, en présence d’officiels émiriens Image © DR

Michel Parmigiani (à dr.) a présenté le prototype de son calendrier lundi à Abu Dhabi, en présence d’officiels émiriens

L’objet ne fait que 30 centimètres de haut pour 17 kilos, mais il fera date dans l’histoire de l’horlogerie. Présentée lundi à Abu Dhabi, dans les Emirats arabes unis, l’horloge conçue par le Neuchâtelois Michel Parmigiani est la première du monde à décompter le temps selon un calendrier perpétuel musulman. Coût de ce petit bijou de technologie: 2,5 millions de francs. Ce qui en fait, reconnaît son inventeur, le calendrier le plus cher et le plus complexe du monde.

Désignée comme un «hommage au monde musulman», l’horloge a exigé quatre ans de travail acharné. Quatre ans pour parvenir à créer un mécanisme capable de s’aligner sur le cycle de la lune. Car le calendrier islamique, ou hégirien, est un calendrier lunaire, rappelle Michel Parmigiani. Il compte en moyenne 11 jours de moins que notre calendrier solaire. Toute la difficulté étant de tenir compte des années communes de 354 jours et des années abondantes de 355 jours. Un vrai casse-tête.

Laïc et scientifique
Créer des objets destinés au monde musulman, et en particulier aux très riches pays du Golfe, serait-ce une nouvelle tendance dans l’horlogerie? A La Mecque, c’est un ingénieur schwytzois qui a conçu l’immense Makkah Clock, qui servira à appeler cinq fois par jour les pèlerins à la prière. «Mon calendrier n’a rien à voir avec ce monument», tranche Michel Parmigiani, qui se défend d’avoir créé un objet religieux: «C’est une pièce d’art horloger, un objet laïc et scientifique. Bien sûr, tous les calendriers ont une base religieuse. Mais le mien n’indique ni les heures de la prière ni les fêtes religieuses.»

Et, comme pour se défendre d’avoir cédé à une mode, il explique que l’idée lui est venue il y a plus de vingt-cinq ans: «En 1984, j’avais restauré une pièce d’horlogerie datant de la Renaissance, destinée à l’époque à un sultan de l’Empire ottoman. Elle possédait un calendrier lunaire, ce qui m’avait interloqué. Mais il s’agissait d’un calendrier simple, qui se déréglait chaque année. Depuis, j’ai toujours voulu relever le défi de créer un calendrier perpétuel hégirien. Les calendriers me passionnent. Ils représentent les différentes civilisations, leur histoire. A Abu Dhabi, les gens étaient d’ailleurs très étonnés de voir un Occidental s’intéresser à cette science et à cet aspect de leur vie culturelle!» Destinée à une clientèle fortunée et cultivée, l’horloge sera présentée en janvier au Salon de la haute horlogerie de Genève. Elle sera commercialisée au mois de février. Quelques exemplaires seulement seront mis sur le marché: chaque pièce nécessitant une année de travail, la maison Parmigiani Fleurier ne pourra guère en produire plus de deux par an.

La marque neuchâteloise n’exclut pas, à l’avenir, de produire aussi une version de poche, à un prix un peu plus démocratique. «L’horloge actuelle est un objet d’art, totalement atypique par son mécanisme et ses matériaux. Une version plus basique est envisageable», observe Michel Parmigiani. Et l’horloger d’ajouter qu’il songe surtout aujourd’hui à son prochain défi: commercialiser, sur le modèle de son calendrier musulman, un calendrier maya. Destiné lui aussi à une clientèle plutôt exclusive, cela va de soi.

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Le plus grand tapis du monde se trouve où ?

Le plus grand tapis du monde se trouve où ?

tapis iran

Le tapis le plus grand du monde est iranien : 5.625 mètres carrés, la carpette fait pratiquement la taille d’un terrain de football. Il aura fallu pas moins de 1.200 tisserands, soit la population de trois villages pendant un an et demi.

Les tisserands iraniens de la province de Khorasan ont utilisé 38 tonnes de laine et de coton provenant d’Iran et de la Nouvelle-Zélande. Le processus de tissage aura nécessité 2,2 milliards de nœuds.

On peut considérer ce tapis comme une merveille, une œuvre d’art ou un témoignage de l’artisanat iranien, mais ce joli tapi a été vendu à 5,8 millions de dollars pour la grande mosquée d’Abu Dhabi.

Selon les autorités iraniennes, la moitié du prix de vente fut reversé aux villageois.

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Le Louvre s’agrandit pour les arts islamiques

Le Louvre, qui n’a pas assez de place pour exposer les 18.000 pièces de la collection des œuvres islamiques rares, prévoit l’ouverture prochaine d’une nouvelle galerie spécialement construite pour l’occasion.

Coran du Sultanat Qut bshahi du Deccan (Inde), 16e siècle, collection du Louvre

Coran du Sultanat Qut bshahi du Deccan (Inde), 16e siècle, collection du Louvre

Le Louvre, l’un des plus grands musées du monde, va ouvrir une nouvelle galerie de 3.000 m2 pour accueillir la collection d’œuvres islamiques, en nombre croissant. Le bâtiment moderne, en construction au sein du musée, ouvrira en 2012. Il y a près de 10 ans, les œuvres délaissées de Sehr-i Istanbul, dont nul ne savait quels trésors s’y cachaient, nous avaient profondément blessés, nous les enfants qui ne prenons pas soin de notre héritage. La porcelaine brisée, les bijoux et chandeliers en argent, les rideaux pourrissants, et les meubles rongés par les vers nous avaient adressé, depuis les chambres 64, 68 et 50/5 du Palais de Dolmabahçe, un salut pareil à celui des prisonniers attendant la mort. Heureusement, les petites agitations ressenties ces jours-ci au Musée Sultanahmet des Œuvres islamiques turques, nous ont rappelé qu’il peut y avoir encore des petits bonheurs. Les rares pièces de la collection du Sam evraki qui comporte 250.000 pages considérées comme étant les premiers exemplaires du Coran, ainsi que des manuscrits inédits, ont été exposées lors de l’événement « Coran : 1400 ans après la révélation ». Le tout a été rendu possible grâce aux  précieux efforts de Sevgi Kutluay et de son équipe de spécialistes. La conservatrice du département des arts de l’islam du musée du Louvre, Sophie Makariou, la conservatrice des collections du Moyen-Orient islamique et contemporain au Musée national britannique, Venetia Porter, ainsi que l’assistante chercheuse du Musée des arts islamiques de Berlin, Filiz Cakir, se sont rendus à Istanbul pour voir la collection de plus près. Nous profitons de notre rencontre avec Sophie Makariou du Louvre, l’un des plus grands musées du monde et qui détient la plus importante collection d’œuvres islamiques, pour lui poser certaines questions. La conservatrice qui ressent une affection particulière pour Istanbul, est la responsable d’une collection de 18.000 pièces couvrant tout le monde islamique de l’Espagne à l’Inde entre les 7e et 9e siècles. Makariou précise qu’une nouvelle collection va arriver du Musée des Arts Décoratifs, venant s’ajoutant aux pièces déjà conservées.

La Turquie ne veut plus des tuiles du mausolée de Selim II

Nous avons demandé l’avis de Sophie Makariou sur les polémiques au sujet de l’exposition au Louvre où sont exposées des tuiles du mausolée de Selim II qui se trouvaient initialement dans la cour du Musée Sainte-Sophie. Makariou a répondu que : « Le gouvernement français a donné une réponse officielle au gouvernement turc, lequel n’a pas d’autre revendication à ce sujet. A ma connaissance, le problème est résolu. Il se trouve aussi que pendant le tremblement de terre de 1894, Sainte-Sophie était accessible aux réfugiés. Durant le tremblement de terre, bon nombre de pièces ont été volées, mais ceci reste une affaire diplomatique à résoudre au sein des administrations.

Nous avons, par exemple, acheté dernièrement une petite murakka. C’est une pièce ottomane qui se trouve dans la collection française depuis le milieu du 19e siècle. Si vous me dites en tant que représentante du Louvre ‘vous n’avez pas le droit d’acheter cette pièce car c’est une œuvre appartenant à l’art turc et elle doit rester en Turquie’ alors cela signifierait que l’on ne peut trouver les œuvres de l’art ottoman ou des Seldjoukides nulle part en dehors de la Turquie. Ce n’est pas une bonne chose. Le Louvre compte 8,5 millions de visiteurs par année. Nous sommes heureux de pouvoir exposer l’art ottoman à Paris. J’espère que nous pourrons un jour exposer les tableaux français à Istanbul ».

La pièce d’art islamique qui suscite le plus d’intérêt au Louvre

D’un intérêt particulier, la boîte El Mughara se détache de la collection du Louvre par sa singularité. Cette œuvre du 10e siècle façonnée à Cordoba, a été réalisée pour un prince, le fils du khalife Abderrahmane. Avec une hauteur de 16 cm, et construite en ivoire, cette petite boîte est un chef d’œuvre dans le domaine de la sculpture. Cette pièce compte 69 figures humaines et animales, même si l’art islamique est connu pour interdire leur représentation. Cette œuvre, parvenue au musée du Louvre par le biais de la Collection royale, fut achetée en 1898.

Seyma Akkoyunlu İstanbul

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