Archive for the ‘ECONOMIQUE’ Category

Logistique. Marseille peut-elle devenir le hub du marché halal ?

Après les produits halal et les magasins halal, voici la logistique halal. Une nouvelle micro-niche de marché à laquelle le port de Marseille fait les yeux doux, en collaboration étroite avec la Malaisie. Aujourd’hui, un lobbying intensif est à l’oeuvre pour convaincre les logisticiens locaux de se lancer dans l’aventure.

Une enquête de Didier Gazanhes et Alexandre Léoty

Le challenge est de taille : positionner la Cité phocéenne comme le hub de référence de la logistique halal. (Photo D.Gz.) 

Aucun sous-entendu religieux n’est à lire en filigrane dans cette initiative. Juste du business. L’idée avait été officiellement lancée fin 2010, avec la signature d’un accord entre le Grand port maritime de Marseille (GPMM) et son homologue malaisien Port Klang. L’objet de cet accord: lancer un réseau mondial de plateformes de distribution de produits halal, baptisé « Halal Hub to Hub Network ». À l’époque, le directeur du développement du port marseillais, Dirk Becquart, vantait les mérites de cette initiative qui permettrait concrètement de positionner la Cité phocéenne comme le hub de référence de la logistique halal. «Il existe un besoin énorme de développement sur cette filière en Europe, expliquait-il. Cela nécessite la mise en place d’un mode d’organisation spécifique, qui n’existe pas aujourd’hui. À ce jour, le flux existant n’est pas traité de manière halal tout au long de la chaîne. L’idée est de mettre en place un système logistique comparable à celui qui existe pour les produits casher». En clair: faire en sorte que les produits halal le restent bien tout au long de la chaîne logistique, ce qui n’est pas forcément le cas actuellement. Car si la production est certifiée, la logistique, elle, ne l’est pas encore. Pour le GPMM, l’enjeu est de taille. Car prendre une place de leader dans la logistique halal, secteur en plein boom, pourrait lui permettre de servir plus de 220millions de consommateurs en Europe et en Méditerranée.

Trois entrepôts à la Feuillane
Plus d’un an après le lancement de cette initiative, le dossier est plus que jamais d’actualité. Discrètement, sans effets d’annonces, un lobbying intensif est à l’oeuvre. Caroline Couronne, directrice du cabinet d’intelligence économique et de développement international Tios, a en effet été mandatée par le gouvernement malaisien pour convaincre les acteurs économiques locaux, logisticiens en tête, de passer au tout halal. «Marseille a été identifiée par la Malaisie comme étant la plate-forme idéale pour développer le halal. C’est une ville qui cultive en effet une forte proximité avec le monde musulman et la culture du bassin méditerranéen. Il y a vraiment une place à prendre sur ce marché». Dans son entreprise de persuasion, Caroline Couronne s’est trouvé un allié naturel, le port de Marseille. «Nous restons dans notre rôle de facilitateur, précise François Lasbleiz, responsable de l’activité projets industriels et logistiques au GPMM. Le marché du halal tend à se structurer. Un maximum de cohérence est désormais demandé, de la ferme à la fourchette. Le port n’a pas vocation à être halal, mais à faciliter le développement de ce type d’activités qui sont porteuses en terme de flux entrants, en provenance d’Asie et d’Amérique du Sud, mais aussi en flux sortants, à destination des pays de la Méditerranée. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à mettre à la disposition des entreprises des espaces dédiés à des marchés spécifiques, et notamment au halal». Ainsi, le GPMM a lancé le mois dernier un appel à projets concernant l’implantation de trois entrepôts logistiques froids, au sein de la zone de la Feuillane. Le choix des logisticiens devrait être acté dès cette année. «Ce sont eux qui se chargeront d’intégrer la démarche et de faire certifier leurs entrepôts », ajoute François Lasbleiz, pour qui seul l’engagement profond des spécialistes du secteur pourra transformer cette initiative en succès, ce qui n’avait pas été le cas d’une précédente tentative à Rotterdam.
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DAVOS (Suisse) – Islam et démocratie sont compatibles: les responsables arabes veulent rassurer Davos

Des participants au Forum de Davos le 25 janvier 2012

Des participants au Forum de Davos le 25 janvier 2012 FABRICE COFFRINI AFP.COM

DAVOS (Suisse) – Plusieurs responsables arabes dont des membres des gouvernements islamistes récemment arrivés au pouvoir, se sont attachés à convaincre jeudi les financiers du monde réunis à Davos qu’islam et démocratie étaient compatibles et qu’ils avaient besoin de leur soutien.

« Aucune contradiction entre démocratie et islam », a affirmé Mohamed Najib Boulif, ministre marocain des Affaires générales et de la gouvernance, soulignant que sa formation, le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste) qui dirige le nouveau gouvernement désigné début janvier avait été le seul à présenter une femme, devenue la seule ministre sur 30 membres.

« Nous confirmons en Tunisie à travers la réalité qu’il est possible d’être arabe, musulman et démocrate. Les islamistes sont des acteurs politiques comme n’importe quels autres », a assuré à son tour le chef de la diplomatie tunisienne Rafik Abdessalem, venu participer comme son collègue marocain à plusieurs débats sur l’après-printemps arabes organisés par le Forum économique mondial (WEF).

« La question de l’islamisation n’a rien à voir avec l’Etat. L’Etat est neutre, il doit travailler dans l’intérêt et le bien-être du peuple. Mais dans la vie quotidienne, la religion, islam ou autres, doit être présente », a-t-il encore affirmé, prenant en exemple les Etats-Unis où, a-t-il dit, religion et Etat sont séparés mais où la religion est très présente dans la sphère publique. « Et je pense que c’est ce qui va arriver dans la plupart des pays du Moyen-Orient », a-t-il affirmé. Lire le reste…

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Les exportateurs de produits halal organisent leur business

 

 

 

 

 

 

 

L’industrie du halal a désormais son rendez-vous professionnel. Une cinquantaine d’exposants marocains et surtout étrangers sont attendus à Meknès du 13 au 15 septembre prochain.

La filière halal est en train de connaître un développement inédit au Maroc. Nouveaux besoins obligent, les industriels de ce secteur s’emploient à mieux accompagner ce développement en investissant dans l’outil de production et en sondant les marchés à l’international. C’est dans le cadre de la 10ème Convention France Maghreb, organisée à Marrakech en septembre 2011, qu’est née l’idée de doter le Maroc d’un rendez-vous annuel des professionnels de l’export des produits halal. Pour la première fois au Maroc, en effet, un salon d’envergure internationale dédié à l’export du halal est instauré et fixé sur le calendrier, en l’occurrence du 13 au 15 septembre 2012, à Meknès, qui accueille, par ailleurs, chaque année, le Salon International de l’Agriculture (SIAM). Un salon qui a enregistré quelque 750.000 visiteurs lors de sa dernière édition en 2011.

La nouvelle vitrine du halal au Maroc porte le nom d’Expo Halal International, fruit d’un partenariat entre la société Maghreb Centre de Contacts (MCC) et le Centre Régional des Investissements (CRI) de Meknès-Tafilalet. Le concept du salon est né d’une étude d’opportunité qui estime a près de 500 milliards de dollars le marché halal dans le monde pour une population mondiale de 1,3 milliard de musulmans. C’est dire que plus que jamais, le halal offre aux professionnels de l’agroalimentaire, et même d’autres secteurs concernés, de grandes perspectives de développement, étant entendu que le taux de croissance de ce marché est estimé actuellement à 10% par an. Lire le reste…

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Lancement de la version arabe des Normes de qualité pour l’évaluation du développement de l’OCDE CAD

Une version en langue arabe des Normes de qualité pour l’évaluation du développement
de l’OCDE CAD est lancée à la suite d’une collaboration entre la Banque Africaine de
Développement (BAFD), la Banque Islamique de Développement (BID), l’Organisation de
Coopération et de Développement Économiques (OCDE), le Réseau du Comité D’aide au
Développement (CAD) sur l’évaluation du développement et le Bureau pour la
Coordination de l’Aide Étrangère (OCFA) des Émirats Arabes Unis (EAU). Les Normes
doivent servir de guide, de motivation et d’inspiration pour améliorer la pratique de
l’évaluation et améliorer l’efficacité des programmes du développement.
Jeddah, Abu Dhabi, Paris, Tunis – 20 Janvier 2012
Une version trilingue (Arabe, Anglais, Français) des Normes de qualité pour l’évaluation du
développement de l’OCDE CAD sera lancée ce dimanche 22 Janvier 2012 pendant un colloque
d’évaluation organisé par la Banque islamique de développement à Jeddah au Royaume de
l’Arabie Saoudite.
Les Normes de qualité pour l’évaluation du développement – qui font partie des Lignes directrices
et ouvrages de référence de l’OCDE CAD – ont été harmonisées à l’échelle internationale et
incluent les critères nécessaires pour évaluer les projets et les programmes du développement.
Les Normes sont une référence principale pour les gouvernements et les agences du
développement dans le monde entier.
La version en langue arabe des Normes de qualité pour l’évaluation du développement s’est
développée grâce aux efforts de collaboratiion des quatre parties : le Bureau pour la
Coordination de l’Aide Extérieure (OCFA) des Émirats Arabes Unis, la Banque islamique de
développement (BID), la Banque africaine de développement (BAFD) et le réseau d’évaluation
du Comité d’Aide au Développement (CAD) de l’OCDE. Les quatre institutions ont reconnu le
besoin d’une traduction en langue arabe afin de contribuer à renforcer l’évaluation dans les pays
arabophones dans le cadre du développement et la réduction de la pauvreté.
Fruit d’un consensus international, les Normes de qualité détaillent les éléments clés qui font la
qualité de chacune des phases d’un processus type d’évaluation, à savoir la définition de la
finalité de l’évaluation, la planification et conception de cette dernière, sa mise en œuvre et
présentation des résultats, et enfin l’examen des leçons à tirer et l’utilisation de ces résultats.
Ces Normes visent à améliorer la qualité des évaluations et in fine, à renforcer leur contribution à
améliorer les résultats du développement. Lire le reste…

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La saga du géant du plat cuisiné

Norbert Glemet est directeur général de Raynal et Roquelaure, une entreprise florissante./Photo DDM
Norbert Glemet est directeur général de Raynal et Roquelaure, une entreprise florissante./Photo DDM

Depuis 1866, Raynal et Roquelaure mise sur l’appertisé, c’est-à-dire le plat cuisiné conditionné sous emballage hermétique. L’entreprise a une activité florissante dans un marché au contexte difficile. La discrète société s’ouvre enfin au public.

Qui n’a jamais mangé un cassoulet des familles Raynal et Roquelaure ? La marque fait partie du patrimoine industriel et publicitaire français, et la firme est née comme un conte de fée au XIXe siècle à Capdenac. Il était une fois Théophile Raynal, gérant du buffet de l’énorme gare de triage, et son cuistot Ernest Roquelaure. Ils eurent l’idée géniale, en 1876, de créer sur place une société de commercialisation de leurs plats stérilisés et sous vide, dans des bocaux ou boîtes de fer blanc, c’est-à-dire « appertisés ». 135 ans plus tard, c’est toujours la même histoire. Une histoire d’hommes et de femmes passionnés qui tiennent une entreprise qui négocie avec bonheur le virage du XXIe siècle.

Il y a 15 ans, le directeur général de l’époque, Maxime Dargegen, analyse qu’il « faut rebâtir Raynal et Roquelaure. » Il confie la mission à un commercial de chez Danone qui deviendra son successeur et qui est aujourd’hui à la tête du groupe : Norbert Glemet. « On a pris notre courage à deux mains, et on a reconstruit », déclare Norbert Glemet.

En 2003, Raynal et Roquelaure rachète à Nestlé l’immense usine de Camaret-sur-Aigues (Vaucluse). Les volumes et les ventes explosent. D’un chiffre d’affaires de 46,3 millions d’euros en 2003, on en est à 138 millions pour 2011, avec, au passage, en 2005, le rachat du label des sauces Buitoni. Et la marque se diversifie dans les sauces et le micro-ondes. Elle rajeunit son image en faisant partir de rien une marque qui cartonne : Zapetti. Lire le reste…

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Serons-nous les précurseurs d’un Islam des lumières ?

Par Neïla Charchour Hachicha *

Le jugement de la chaîne de télévision Nessma pour la diffusion du film Persepolis sera une occasion de découvrir notre réel degré de tolérance par rapport à certaines valeurs fondamentales politiques et religieuses.
A savoir,
• Dans quelle mesure notre justice post révolutionnaire se veut aujourd’hui indépendante du pouvoir mais aussi des dogmes religieux.
• Dans quelle mesure la liberté d’expression et la liberté de croyance sont garanties dans notre Tunisie post révolutionnaire.
• Enfin, dans quelle mesure la tolérance fait réellement partie de notre culture musulmane.
Une condamnation de la chaîne Nessma remettrait gravement en question nos espoirs de voir notre pays avancer vers un Islam des lumières.
Par contre un non lieu inscrirait la Tunisie parmi les pays musulmans non seulement les plus modérés mais surtout les plus avant-gardistes en matière de concordance entre l’Islam et la démocratie.
Le monde nous observe et nous avons le choix d’être les passifs consommateurs d’un Islam dogmatique et obscurantiste importé ou alors les défenseurs d’un Islam moderne, éclairé, ouvert et tolérant.
Persépolis n’est qu’un dessin animé qui ne peut perturber qu’une foi faible et fragile basée sur la peur du châtiment. Quant à la vraie foi, basée sur le libre arbitre et la conviction, elle ne saurait être perturbée par aucun élément extérieur et encore moins un dessin animé.
Par conséquent, je considère qu’une condamnation de Nessma serait un manque de respect à l’intelligence du Musulman et une dévalorisation de sa capacité à avoir une vraie foi apaisée, sereine et constructive.
Comme je souhaite que mon pays soit un exemple en choisissant la voix des lumières !

* Neila Charchour Hachicha – Militante d’Afek Tounes et femme d’affaires

http://www.businessnews.com.tn/

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Un quartier DIX30 islamique à Istanbul


Basaksehir a peut-être des airs de DIX30, le... (Photo: Kiptas)

Basaksehir a peut-être des airs de DIX30, le centre commercial et résidentiel de Brossard, ceux qui y habitent ne tardent pas à expliquer la différence entre leur quartier et le reste d’Istanbul.

PHOTO: KIPTAS

Laura-Julie Perreault, envoyée spéciale
La Presse

(Istanbul) Du café Sheesha, la vue est imprenable sur Basaksehir, un des quartiers de la périphérie d’Istanbul dont la population a explosé au cours des 10 dernières années. En bas, on voit un immense parc linéaire couvert de plans d’eau, de fontaines. Des dizaines de familles y déambulent. Au loin, un centre commercial. Un Burger King. À droite et à gauche, éparpillées à travers les dizaines d’édifices d’habitation ultramodernes, six mosquées flambant neuves laissent monter fièrement leurs minarets vers le ciel.

Six mosquées? Basaksehir a peut-être des airs de DIX30, le centre commercial et résidentiel de Brossard, ceux qui y habitent ne tardent pas à expliquer la différence entre leur quartier et le reste d’Istanbul. «Basaksehir, c’est une communauté qui regroupe surtout des familles conservatrices et musulmanes pratiquantes», laisse tomber tout de go Zehra Aydin, une jeune femme de 23 ans qui porte le voile. Lire le reste…

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Luxe : un rosé français sans alcool, certifié halal pour l’export

Vendre en France et à l’international un « vin mousseux » sans alcool et le faire certifier halal, c’est le pari qu’a réalisé la Maison Honoré du Faubourg avec son « 1688 Grand Rosé ».

Lancé en avril 2011, ce produit français est né de la volonté de « proposer une offre haut de gamme sans alcool pour tout événement festif, particulier ou professionnel. » Fruit d’un assemblage de raisin rouge et blanc, ce rosé est élaboré sans sucres ajoutés avec des ingrédients naturels. Les 3500 bouteilles mises en ventes au lancement « se sont toutes vendues rapidement », explique au MOCI Rémi Rossano, directeur de l’entreprise. Signe que le produit avait son marché.

D’abord en France, avec de « gros clients » tels le Quai d’Orsay, l’Assemblée nationale ou encore Air France, puis l’export. « Nous voulons réaliser notre volume de chiffre d’affaires à l’international », précise le dirigeant. Il trouve alors un important distributeur en Malaisie, qui, satisfait de l’échantillon, lui commande quatre palettes de bouteilles. Puis, ce client suggère de certifier le produit en halal pour « faciliter les ventes ». Cela signifiant « ce qui est permis par l’islam » et ne comporte donc ni porc et, pour ce cas-là, ni alcool.

Convaincu, le patron décide de contacter la Mosquée de Paris et de Lyon. « Cela a été très compliqué, personne ne me répondait ou bien on me disait que ma bouteille ressemblait trop à du champagne…Je me suis finalement tourné vers la Belgique, plus ouverte, et la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Bruxelles qui donne une certification européenne halal ». Résultat, depuis le 20 décembre, l’entreprise française dispose du fameux certificat, véritable visa pour l’exportation. Bruno Bernard, un consultant de la CCI et créateur de la certification européenne, est venu chez leur embouteilleur à Beauvais pour faire un audit industriel, supervisé par un imam d’Algérie, raconte Rémi Rossano.

Maintenant, la PME peut se tourner vers d’autres marchés plus conséquents : le Liban notamment, qui redistribue vers les pays limitrophes (Jordanie, Yémen, Syrie jusqu’en Turquie) et l’Indonésie. « La certification halal est un plus, mais je ne veux pas être sectorisé. Mon produit est pour tout le monde », nuance le chef d’entreprise. Certes le produit halal est un marché de niche et au marketing très porteur, mais le vin 1688 n’aura pas attendu cette certification pour se faire connaître. En plus de la Malaisie, l’entreprise dispose déjà d’un distributeur en Allemagne, au Japon et aux Emirats arabes unis. Un maillage international « très long à développer » et bien parti pour s’élargir.

http://www.lemoci.com/

 

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Tirer profit de l’industrie Halal au Québec

MONTRÉAL, le 19 déc. 2011 /CNW Telbec/ – Un sondage en ligne réalisé par MarkEthnik auprès d’un échantillon de personnes musulmanes vivant au Canada sur la question du Halal démontre que 95% des répondants considèrent l’aspect Halal des viandes comme IMPORTANT ou TRÈS IMPORTANT.

En ce qui concerne la consommation, 92,5% des répondants déclarent consommer de la viande rouge halal et 88,1% quand il s’agit de volailles.

Selon une étude d’Alberta Agriculture, Food & Rural Development (2004), un ménage canadien musulman dépense presque deux fois en produits carnés qu’un ménage canadien moyen et selon Statistiques Canada, la communauté musulmane connaitra une croissance de 149% entre 2001 et 2017, soit 149%, pour constituer ainsi 7,3% de la population. Ces chiffres montrent bien le potentiel du marché Halal pour la filière de l’élevage.

L’Union des Producteurs Agricoles rapporte que, depuis 2008, le Québec a perdu 23 % de sa production de bouvillon d’abattage et 10 % de ses fermes ovines. Un repositionnement de la filière pourrait ouvrir les portes sur un marché de 661 milliards USD au niveau mondial. La majorité des besoins des musulmans au Canada sont satisfaits par un secteur peu organisé et dont les normes de qualité et les standards demeurent non homogénéisés.

L’Agence Canadienne d’Inspection des Aliments avait lancé une consultation avec les acteurs du secteur Halal sur la certification et les contours de ce marché, risqueront de se dessiner sans le Québec.

Les éleveurs du Québec pourraient repositionner une partie de leur production pour satisfaire la communauté musulmane locale avant de s’attaquer au marché américain et international.

Renseignements :

Monsieur Bouazza Mache
514.658.5908
mache@markethnik.com

http://www.newswire.ca

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Le microcrédit : une invention du Sud adoptée par le Nord

CAROLINE CABOCHE, PARIS

12.000 projets de création d’entreprise sont financés chaque année par l’ADIE, comme des salons de coiffure ou des épiceries.

Du 7 au 11 juin s’est déroulée la semaine du microcrédit en France, une alternative économique menée pour soutenir les personnes exclues du marché du travail et du système bancaire classique en leur permettant de créer leur entreprise et donc leur emploi.
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Le ramadan a sa place dans les magasins américains

Aux Etats-Unis, la récente stratégie commerciale de promotion des produits halal des supermarchés Whole Foods n’a pas reçu que des échos favorables.

Spécialisée dans le commerce de produits bio, la chaîne a souhaité, en ce mois de ramadan, «promouvoir des produits halal» pour leurs clients musulmans pratiquants, selon les directives de ses managers régionaux. Un choix qui a provoqué une levée de boucliers dans les rangs de blogueurs islamophobes et d’autres issus de la droite américaine, rapportait le site de la chaîne saoudienne Al Arabiya vendredi 12 août.

Sous la pression de certains de ces blogueurs, «qui associent aveuglément ramadan et musulmans avec terrorisme et burqa», le 1er août, un responsable de Whole Foods pour la région sud-ouest a sommé par e-mail tous ses magasins de cesser «ne pas mettre en valeur le ramadan via la signalisation dans (nos) magasins», indique Houston Press, qui s’est procuré le courrier. Lire le reste…

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La supérette halal profite du ramadan

MATTHIEU PELLOLI

Ouverte il y a dix-huit mois en plein centre-ville de Nanterre, la supérette Hal’shop ne désemplit pas depuis le début du ramadan. Son fondateur a créé un deuxième supermarché à Paris.

Nanterre, la semaine dernière. Avec ses rayons régulièrement approvisionnés, la supérette Hal’shop attire de nombreux musulmans désireux, en cette période de ramadan, de rompre le jeûne avec des produits traditionnels. | (lp/M.P.)

En haut de la rue Maurice-Thorez, à proximité de la gare RER de Nanterre-Ville, c’est la bonne adresse que s’échangent les musulmans. Hal’shop, une supérette entièrement halal et haut de gamme, a ouvert ses portes il y a un an et demi. Toutefois, c’est en ce moment, pendant le ramadan, que le magasin enregistre des taux de fréquentation records.

« C’est notre plus gros mois de l’année, confirme un responsable. Culturellement, le ramadan est très suivi. Même ceux qui ne font pas attention à manger halal pendant l’année font l’effort à ce moment-là. » Lire le reste…

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Les entreprises s’adaptent au ramadan

Pendant longtemps, le ramadan n’a pas fait partie des préoccupations des entreprises françaises. Mais avec une pratique et des demandes de plus en plus présentes de la part des salariés, les directions ont dû se saisir de la question, tout en garantissant la bonne gestion de leurs entreprises.

Bien que le principe de laïcité ne s’applique qu’au service public, certaines entreprises l’évoquent pour refuser les demandes des salariés faisant le ramadan. Ces demandes sont en général des aménagements d’horaires pour les métiers physiques, en extérieur ou pour finir une heure plus tôt étant donné que la pause-déjeuner n’est pas prise. Pour pouvoir rompre le jeûne, Brahim, employé dans une société d’exportation, demande à partir plus tôt quand le ramadan tombe en hiver, ce à quoi sa direction a toujours répondu favorablement. D’autres au contraire ne demandent pas d’aménagements, soit parce que le principe du ramadan est justement l’apprentissage de la maîtrise de soi et de la patience, soit par discrétion. Mohamed, employé dans une société de transit maritime et aérien, est dans ce dernier cas. Il n’éprouve pas vraiment le besoin de modifier son emploi du temps et ne veut pas s’imposer. Il est pourtant convaincu que sa direction serait ouverte à ce genre de demandes. Les blocages dans son entreprise viendraient plutôt de certains employés qui montrent leurs collègues musulmans du doigt pour leurs pratiques. Lire le reste…

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Les abus du business halal

Par Cécilia Gabizon

Pour qu'une viande bénéficie de l'étiquette halal, l'animal doit être égorgé à la main, la tête
Pour qu’une viande bénéficie de l’étiquette halal, l’animal doit être égorgé à la main, la tête Crédits photo : Magnéto Presse/Capture vidéo

Le magazine «Spécial Investigation» dénonce les nombreuses arnaques en vigueur dans ce marché en plein boom.

Le halal est un marché florissant. Le magazine «Spécial Investigation» a tenté d’en savoir plus sur cette offre qui a explosé ces dernières années: à la traditionnelle boucherie s’ajoutent des supérettes modernes ou encore ce restaurant couru qui propose de la cuisine du terroir, avec des produits confessionnels. Le chiffre d’affaires de l’alimentaire halal devrait atteindre 5,5 milliards d’euros en 2010, dont 1 milliard d’euros pour la restauration selon le cabinet de marketing Solis, qui vient de publier une étude du secteur. 

En apparence, le croyant dispose maintenant d’une gamme variée de produits… En réalité, il est souvent berné. Car l’étiquette halal que l’on voit fleurir partout n’offre aucune garantie, rappellent les journalistes. Chacun peut décider de l’arborer, met en garde le gérant d’une supérette. Les arnaqueurs profitent du flou réglementaire. Une marque vend ainsi impunément des bonbons halal… faits avec la gélatine de porc pourtant totalement proscrite !

Au-delà de ces cas extrêmes, le ­reportage s’intéresse au gigantesque marché du poulet halal. Beaucoup de portes fermées, de personnes se disant «non habilitées à parler», un climat de méfiance évident. En caméra ­cachée, les enquêteurs ont filmé plus de silence que de séquences révélatrices. Ils ont tenté de vérifier si Doux, le géant du secteur, qui exporte jusqu’en Arabie saoudite, respectait bien les obligations du halal. Les animaux doivent,affirment les journalistes, être égorgés à la main, par un sacrificateur musulman, sans être étourdis préalablement. Or, les poulets du producteur breton perdent leur tête à la chaîne, sans voir un sacrificateur. Pis encore, un employé raconte que les poulets sont légèrement étourdis par électronarcose avant de mourir. Ce serait donc des volailles sans confession qui parviendraient dans les assiettes des consommateurs musulmans.

Le problème, c’est que ce reportage construit sa démonstration autour d’une norme halal fondamentaliste. La définition avancée comme une règle intangible n’est qu’une des lectures de l’islam. Celle des plus rigoristes.

 

Surenchère religieuse

Le Coran dit peu sur le halal. Il établit qu’il faudra manger des aliments licites (halal), ce qui exclut le porc et les bêtes mortes. L’animal devra être égorgé et saigné. Le Coran autorise même les musulmans à manger la nourriture des «gens du livre», les chrétiens et les juifs. On n’y parle point d’étourdissement… Le Codex alimentaire, qui régit la norme halal internationale à l’exportation, ne proscrit pas l’étourdissement (s’il est léger et réversible), pour améliorer le bien-être de l’animal. De nombreux pays européens dont la Grande-Bretagne étourdissent les animaux avant de les sacrifier avec l’accord de leurs musulmans. Quant aux volailles, elles étaient ­jusqu’à présent partout légèrement étourdies.

Mais «les nouveaux entrants sur ce marché dénigrent les pratiques anciennes pour se faire une place» et font de la surenchère religieuse, analyse la spécialiste Florence Bergeaud-Blackler, chercheuse à l’Institut de recherche et d’étude sur le monde arabe et musulman. Le reportage semble ignorer ces enjeux, complexes, qui bloquent jusqu’à présent la mise au point d’un label.

http://www.lefigaro.fr/

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Bio, terroir, halal… l’offre s’élargit

Par Keren Lentschner, Annelot Huijgen

L'offre bio de la marque Carrefour, un segment qui a progressé de 18 % l'année dernière.
L’offre bio de la marque Carrefour, un segment qui a progressé de 18 % l’année dernière. Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

Les enseignes misent désormais sur l’égargissement de l’offre de leur marques de distributeurs pour couvrir tous les besoins des consommateurs.

Cassoulet, nems, fajitas, jambon de Serrano… Avec sa nouvelle gamme «Itinéraire de saveurs», Intermarché rassemblera d’ici à la fin 2011 deux cents produits «ethniques et de terroirs». Les Mousquetaires souhaitent «offrir le meilleur rapport qualité prix» mais aussi «anticiper les tendances et envies futures des consommateurs, qui veulent des produits plus pratiques, source de plaisir et nutritionnellement équilibrés».

Si les enseignes continuent de rénover leur assortiment de cÅ“ur de gamme et leurs produits «premiers prix», elles misent désormais sur l’élargissement de leur offre sous marques de distributeurs (MDD). «Sur plusieurs catégories de produits, nous semblons clairement arrivés à saturation, assure Daniel Ducrocq, consultant chez Nielsen. Certaines enseignes ont fait le plein sur les produits de base, à la fois en nombre de références et en chiffre d’affaires. Une fois sur deux, l’élargissement de l’offre pénalise les ventes du rayon.»

Même si la plupart des experts doutent que le marché des MDD ait atteint un plafond en France, vue sa taille en Angleterre ou en Suisse, les distributeurs, désireux de pousser la croissance de leurs marques, s’activent pour défricher de nouveaux territoires. Après avoir chassé sur les terres du hard discount avec leurs gammes premiers prix, ils attaquent frontalement les marques nationales, en lançant leur propres catégories «premium», avec des recettes élaborées.

Hausse de fréquentation

«Les enseignes essaient de sursegmenter davantage le marché, pour couvrir tous les besoins des consommateurs», explique Daniel Ducrocq. En Grande-Bretagne, Tesco avait été le premier à le faire. En France, le dynamisme des MDD haut de gamme (Casino Délices, Monoprix Gourmet, Carrefour Sélection…) ne faiblit pas. L’an passé, c’est l’un des segments qui ont le plus progressé (+8,7%).

Constat identique sur le segment des MDD bio, en progression de 18% l’an passé. Elles captent désormais 45% du marché en valeur. Cette catégorie est devenue l’une des priorités de Leclerc, qui a même lancé un comparateur de prix de produits bio. «Le premier frein à l’achat de ces produits est le prix, souligne Nathalie Mesny, du cabinet Brand & Retail. De plus, il n’existe pas de marque nationale reconnue dans ce segment.»

Les distributeurs n’hésitent plus à se positionner sur de nouvelles niches, même là où les marques nationales hésitent encore à aller. Auchan propose ainsi depuis quelques mois des produits sans gluten, ainsi qu’une ligne «terroir».

Casino et Carrefour ont, de leur côté, développé leur gamme de produits halal. Un segment encore marginal (134 millions de chiffre d’affaires en 2010) mais qui a crû l’an passé de 25%. «Ces références font encore peu de volume, mais elles apportent de la fréquentation additionnelle pour les magasins », précise Daniel Ducrocq.

http://www.lefigaro.fr/

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Banques halal, le paradoxe français

par FOSSATI Martin

Distributeur d'une banque en Jordanie Annoncé depuis quelques semaines, le débat national sur la laïcité de Jean-François Copé n’aura finalement débouché que sur des tables-rondes et 26 propositions. Le patron de l’UMP se défend d’avoir provoqué une « stigmatisation » des musulmans. Depuis 2004, les polémiques sur l’Islam n’ont pas manqué: voile, minarets et burqa.

Mais en France un autre débat  en lien avec la religion musulmane est oublié, celui de la finance islamique. C’est à dire un système financier régi par des principes religieux tirés de la Shari’a (Coran et Sunna) et qui rejette notamment le recours à un prêt avec intérêt, car contraire à des valeurs morales.  Au pays des lumières, les banques islamiques, aussi appelées banques halal, peinent à sortir de l’ombre.

Avec la plus grande communauté musulmane d’Europe, estimée entre 5 et 6 millions de personnes par le ministère de l’Intérieur chargé des Cultes, la France pourrait devenir un acteur d’importance de la finance halal de détail. La demande existe, le cadre juridique et les professionnels aussi. Mais à ce jour, aucune banque ne propose de produits conformes aux principes du Coran sur le territoire hexagonal. Décryptage d’un paradoxe français.

Crédit photo: cogdogblog/Flickr/CC

Les grandes surfaces ont franchi le cap en développant des rayons halal. Puis, des magasins entièrement dédiés à ces produits sont nés. On y trouve des spécialités de la gastronomie française, telles que le foie gras, la charcuterie et le confit de canard, préparées tout en respectant la tradition musulmane. La chaîne de fast-food Quick est allée encore plus loin, en ouvrant 22 restaurants qui servent quasi exclusivement des hamburgers halal. Mais pour l’instant, les banques françaises se tiennent à l’écart. Aucun produit financier halal n’a vu le jour en France. Impossible aujourd’hui pour un particulier d’ouvrir un compte épargne ou de souscrire un crédit immobilier conforme aux prescriptions du Coran.

Pourtant, la France possède plusieurs atouts pour favoriser le développement de la finance islamique : une large population musulmane (estimée entre 3,7 et 4,1 millions de personnes, selon la démographe Michèle Tribalat et entre 5 et 6 millions selon le ministère français de l’Intérieur chargé des cultes), des banques avec une expertise avérée en la matière grâce à leurs filiales au Moyen-Orient, des professionnels qui connaissent le secteur, des formations universitaires spécifiques. La liste n’est pas exhaustive. De plus, la place de Paris est située dans la zone euro, ce qui la rend encore plus attractive auprès des investisseurs du Moyen-Orient. Pourquoi, alors, ce sous-développement de la filière?

A ce stage, une explication théorique s’impose. Loin de la caricature d’une finance contrôlée par des terroristes barbus qui interdisent l’utilisation de l’argent aux femmes, la banque halal cherche à développer ses activités tout en respectant la loi islamique, ou Charia. Ainsi, la spéculation et l’intérêt, bases du système financier occidental, sont bannis. Impossible donc de placer son argent dans un livret d’épargne classique. Les fidèles ne sont pas autorisés non plus à investir dans des secteurs jugés illicites par la tradition musulmane, tel que les jeux de hasard, l’alcool, le tabac, la pornographie ou encore l’armement. Ils doivent également partager les profits et les pertes de leur investissement avec la banque qui les a financés. Dernière prescription : il est fondamental d’investir dans l’économie réelle. « La finance islamique ne se sert pas de l’industrie, elle est à son service », martèle Anouar Hassoune, analyste chez Moody’s.

Un marché porteur

Les premiers produits financiers halal ont été commercialisés dans les pays du Golfe au début des années 70. D’après l’International Financial Services London (IFSL), cette région concentre aujourd’hui 60 % du marché mondial, dont 38 % contrôlé par l’Iran et 14 % par l’Arabie Saoudite. Le secteur s’est aussi développé en Asie du Sud-Est, notamment en Malaisie. Preuve que ce marché est en plein essor, selon l’agence de notation Standard & Poor’s, la finance islamique pesait quelques 1000 milliards de dollars (709 milliards d’euros) dans le monde en 2010. Soit sept fois plus qu’en 1995. Lire le reste…

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La banque islamique expliqué dans l’évènement du jeudi

Jean Claude Le Roy 

Dr. Munir Lallmahamood, spécialiste de la finance islamique, conseiller et auditeur certifié a démontré avec des exemples les types de financement qui sont possible avec un banque islamique.

La banque islamique expliqué par le Dr. Munir Lallmahamood.La banque islamique expliqué par le Dr. Munir Lallmahamood.

C’est quoi un financement islamique?

La finance islamique, en accord avec le droit musulman, est basée sur deux principes : l’interdiction de l’intérêt et la responsabilité sociale de l’investissement. Elle lie plus étroitement la rentabilité financière d’un investissement avec les résultats du projet concret associé. L’islam interdit les transactions tant civiles que commerciales faisant recours à l’intérêt (ribâ), à la spéculation (gharar) ou au hasard (maysir). La finance islamique se chiffre à 700 milliards de dollars sur le marché mondial en 2008.

Selon une étude publiée en 2005 par l’université de Princeton (États-Unis), l’économiste Timur Kuran a établi que les principes théoriques de la finance islamique ont une histoire relativement courte, ayant été formulés en grande partie par le théologien pakistanais Sayyid Abul Ala Maududi à partir des années 1940. Il semble que la première banque islamique moderne ait été créée en Égypte, à Mit Ghamr aux alentours de 1963.

our rester dans la légalité islamique, les banques islamiques et les filiales islamiques des banques conventionnelles ont développé des mécanismes juridico-financiers pour contourner l’interdiction du prêt à intérêt (hiyal) et rémunérer l’apporteur de capitaux. Ces derniers se fondent sur des concepts nommés moudaraba, mousharaka, mourabaha, ijara.

La moudaraba permet à un promoteur de mener un projet grâce à des fonds avancés par des apporteurs de capitaux dont la clé de répartition des gains et des pertes est fixée dans le contrat. Les apporteurs de capitaux supportent entièrement les pertes, les promoteurs ne perdant que le fruit de leur travail. Lire le reste…

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Des produits halal

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La nature, c’est bien connu, a horreur du vide, et c’est pour combler celui ci que Abdel Kader Jmili a décidé d’ouvrir, en lieu et place du magasin de vêtements faisant office également de bazar et tenu par sa compagne, une petite surface d’alimentation. Petite est le mot qui convient puisque le magasin ne dépasse pas les 60 m², avec pour objectif clairement affiché le service rendu, principalement au troisième âge, d’un magasin de proximité ou l’on peut trouver les produits de première nécessité. Huile, sucre, café et bien d’autres trouvent leurs places sur les rayons, mais aussi pains, viandes et légumes alors que boulanger, boucher et marchand de légumes sont installés à moins de 20 m. De cette concurrence qui pourrait devenir problématique, Abdel Kader affirme son désir de ne gêner personne en tenant les propos suivants: « pains et légumes ne sont dans le magasin que de manière anecdotique, quand à la viande, et il insiste sur ce sujet, ce ne sera que de la viande halal qui n’est commercialisée à ce jour nul part sur la commune, et puis conclu t’il, lorsque le « Lidl » était ouvert, tout ces produits étaient également disponibles avec la même proximité. La seule question qui vaille, que se passera t’il si une nouvelle surface alimentaire voit le jour prochainement en lieu et place du fameux « Lidl ».
D. Charpentier

http://carbon-bassens.blogs.sudouest.fr/

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Une société de cosmétiques « halal » à Reims

Jamal veut dire beauté en arabe. Sandrine Jathet et sa mère, Chantal, en ont fait une marque commerciale qui n’est pas passée inaperçue à Innovact. C’est un nom auquel il faudra s’habituer à Reims, puisque Jamal ne va pas tarder à s’installer dans des locaux de la pépinière Farman, à Reims. « C’est une holding coiffant nos deux sociétés parisiennes Candea et CBFP, qui va venir à Reims. Nous y avons reçu un excellent accueil dès notre première participation à Innovact en 2010, avec le Technopole de Reims » explique Chantal Jathet.

Jamal, c’est une gamme de dix produits cosmétiques halal, qui ne contiennent pas, en l’occurrence, de graisses animales. Ces crèmes végétales de jour et de nuit, laits démaquillants et autres soins de la peau ont été certifiées par la Grande mosquée de Paris et son recteur, Dalil Boubakeur, également médecin. « Il a vérifié les formules. » Seul parfum autorisé, le chèvrefeuille qui est anallergique.
Ces produits fabriqués à Montpellier sont déjà diffusés à partir d’un site marchand. Après quelques pharmacies, ils auront demain leur place dans certaines parfumeries sélectives espère Chantal Dathet, qui mise également beaucoup sur de la vente à domicile. « Il faut créer un climat de confiance, pénétrer les communautés musulmanes où les soins corporels sont très associés à l’esprit de purification. »

Cosmétique ethnique
La créatrice de Jamal réfute tout esprit de communautarisme. « Des Occidentales se sont ruées sur un stand que nous tenions à Paris La Défense, car nos produits sont très sécurisants. Les certifications que nous imposons à leur élaboration sont encore plus contraignantes que pour les produits bio. »
Chantal Jathet fait également la promotion de la cosmétique dite ethnique naturelle. Ce sont des produits cosmétiques qui aident la peau à se régénérer pour des femmes de couleur utilisant des produits éclaircissants. « Il existe dans ce domaine beaucoup de produits qui se vendent sous le manteau. Nous voulons travailler dans ce domaine avec des laboratoires de R & D, pour devenir centre d’expertise. »

http://www.lunion.presse.fr/

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Produits halal, « beauté noire »… Et si c’était ça l’intégration?

Mai Lam Nguyen-Conan, auteur et spécialiste du marketing ethniqueMai Lam Nguyen-Conan, auteur et spécialiste du marketing ethnique © DR / Michalon / TF1 News

La diversité, les mélanges, c’est sa vie, depuis une enfance entre le Laos et la Normandie. Après quinze années passées au sein de directions marketing dans de grands groupes internationaux, Mai Lam Nguyen-Conan en a même fait son métier. Pour l’Institut Viavoice, elle conseille désormais entreprises et organisations sur les meilleures pratiques en la matière. Dans un livre qui vient de paraître, elle démonte les idées reçues sur le « marketing ethnique ». Sa conviction, c’est que le halal et d’autres produits à destination de minorités, si souvent décriés, sont en réalité de formidables signes d’intégration. Mai Lam Nguyen-Conan nous explique pourquoi.

TF1 News : Le marketing ethnique, c’est quoi?

Mai Lam Nguyen-Conan, auteur : Cela reste du marketing et cela consiste à développer des produits, des campagnes de communication, des réseaux de distribution en adéquation avec des consommateurs…  Sa particularité, c’est qu’il est à destination des minorités visibles dans les pays développés.

TF1 News : D’où vient cette tendance ?

M. L. N-C. : Le marketing ethnique est né aux Etats-Unis car c’est un pays où la lutte des Noirs pour les libertés civiques a été très importante. Il y a eu une revendication forte d’une spécificité ethnique et identitaire qu’est l’afro-américanisme, prolongée dans le monde universitaire avec les Cultural Studies. Mais c’est l’arrivée massive d’autres minorités – hispaniques et asiatiques – qui a tout changé. Les entreprises ont alors réalisé que des populations autrefois minoritaires, un marché de niche, sont devenues majoritaires dans certains Etats, comme la Californie. Alors qu’elles vendaient auparavant à tous le monde les mêmes produits, elles ont décidé de s’adapter à chacun, par exemple en utilisant sa langue d’origine. C’est cela la révolution du marketing ethnique.

TF1 News : Progressivement, cela a essaimé dans le monde entier…

M. L. N-C. : Oui, car des multinationales comme L’Oréal, Nestlé ou Carrefour, pensent leur marketing au niveau mondial. Ils ne se limitent pas aux frontières nationales. Par exemple, L’Oréal va s’intéresser aux populations aux peaux noires ou basanées sur l’ensemble du globe. Ce qu’ils vont faire avec leur marque Soft SheenCarson aux Etats-Unis, va être décliné en France ou en Afrique, avec des adaptations, comme un niveau de prix différent. Avant  de se lancer en France, Nestlé s’est aussi beaucoup servi de son expertise sur le halal car une des ses marques, Maggi, était déjà très présente en Malaysie et en Indonésie. Lire le reste…

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