Faut-il craindre le marketing ethnique?
Par Claire Chartier
Quick halal, produits de beauté pour peaux noires… La pratique se développe en France. Entre stratégie commerciale et pratique discriminatoire, le marketing ethnique suscite le débat. Que pensez-vous de ce type d’argument de vente?
D’un côté, des minorités ethniques de plus en plus visibles et de plus en plus désireuses d’assouvir leurs goûts « à elles » au moment de se mettre à table, de se coiffer ou de s’acheter une crème de beauté. De l’autre, de grandes ou petites entreprises, alléchées par ce nouvel horizon de prospérité, qui ne demandent qu’à les satisfaire.
Hormis cette petite affiche, difficile de différencier ce Quick halal d’un autre.
LEXPRESS.fr / Aurélien Chartendrault
La chaîne Quick en est ainsi à une vingtaine de restaurants halal en France. Le « marketing ethnique », formule de plus en plus en vogue, serait-il en train de nous mener, mine de rien, sur la pente périlleuse du communautarisme? Robert Rochefort le redoute, au contraire de Mai Lam Nguyen-Conan, consultante en marketing d’origine vietnamienne, qui ose une thèse hardie sur le sujet (1): les stratégies développées par les enseignes pour cibler les minorités en partant de leurs besoins luttent, peut-être mieux que tout autre dispositif sociopolitique, contre les discriminations. Consommer pour s’intégrer?
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MANTES-LA-JOLIE, MERCREDI. La ville figure en tête des communes d’Ile-de-France pour son offre de boucheries. Cela est dû surtout au grand nombre de boutiques halal,qui représentent la moitié des commerces de bouche à Mantes-la-Jolie. | (LP/M.G.)



IlS rappellent ainsi que certains considèrent que les banques islamiques sont restées à l’abri de la crise parce qu’elles n’étaient pas exposées aux types de prêts et de titres qui ont causé les pertes des banques classiques (la finance islamique reposant sur le nantissement d’actif et le partage du risque). D’autres assurent que les banques islamiques ont eu recours à l’endettement et ont pris des risques importants, au même titre que les autres banques, ce qui les a rendues vulnérables aux « effets secondaires » de la crise financière. Les deux économistes du FMI ont dans ce sens étudié les résultats effectifs des banques islamiques et ceux des banques classiques dans des pays où ces deux types d’établissement se côtoient avec des parts de marché significatives, en tentant de répondre à trois grandes questions : les banques islamiques ont-elles traversé la crise différemment des banques classiques? Dans l’affirmative, pourquoi? Et quelles difficultés la crise a-t-elle mis en évidence pour les banques islamiques? A l’aide de données bancaires des années 2007-10 provenant d’environ 120 banques islamiques et classiques dans huit pays (Arabie Saoudite, Bahreïn, Émirats Arables Unis (E.A.U), Jordanie, Koweït, Malaisie, Qatar et Turquie), les deux experts ont suivi l’évolution de quatre indicateurs clés : rentabilité, prêts bancaires, actifs bancaires et notation externe des banques. Il en résulte ainsi que la finance islamique s’appuie sur la notion de justice, laquelle est assurée principalement par le partage du risque. Les différents acteurs sont censés partager leurs bénéfices et leurs pertes.
Mais que signifie ce diagnostic ? Qu’est-ce qu’un musulman « intégré » ? Un musulman qui parle le français ? C’est le cas de la majorité, qui le parle fort bien, et bien mieux que le président de la République. Un musulman qui boit l’apéro ? Il y en a, comme il y a des Français qui n’en boivent pas. Un musulman qui mange du porc ? Mais bien des Français préfèrent le poulet ou le poisson. Un musulman monogame ? Mais quasiment tous le sont, et de nombreux Français sont officieusement bi- ou trigames, sinon plus…
Des cas concrets seront exposés au cours de cette rencontre de haut niveau qui sera animée par des experts de la finance conventionnelle et islamique, ces derniers feront le point sur la réalité de la finance islamique dans le monde et en Algérie, en 2010. Le directeur d’Isla Invest, un bureau de consulting basé à Paris, Zoubeir Ben Terdeyet a indiqué récemment dans une interview, qu’il a accordé à econostrum.info que « l’Algérie pourrait être le Hub de la finance islamique en Méditerranée ».
Le secrétaire général de la Ligue Islamique Mondiale (L.I.M.), le Dr Abdullah Bin Abdulmohsen Al Turki, a reçu, samedi le 1er Janvier 2011, relatif au 22 Muharram 1432, le Président de l’Association « Islam et de Occident » en France, le Dr. Francis Lamand, accompagné par le Vice-Président de l’Association, le Dr Hashim Mohammed Ali Mahdi.
Le terme « Riba » désigne, dans le droit musulman, tout avantage ou surplus perçu par l’un des contractants sans aucune contrepartie acceptable et légitime du point de vue de la Sharia. Le Riba a deux formes principales:
Le groupe de travail constitué de statisticiens de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), ont confirmé l’importance d’avoir des données statistiques de haute qualité permettant de mesurer l’impact de la crise économique mondiale sur les Etats membres de leur organisation en appelant, justement, à la création de nouveaux indicateurs statistiques pour faire face aux défis du développement des États faisant partie de cette organisation régionale.
En novembre, les responsables des banques centrales islamiques se retrouveront à Luxembourg. Pas un hasard.

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