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Archives pour la catégorie ‘ECONOMIQUE’

Faut-il craindre le marketing ethnique?

05/04/2011

Par Claire Chartier

Quick halal, produits de beauté pour peaux noires… La pratique se développe en France. Entre stratégie commerciale et pratique discriminatoire, le marketing ethnique suscite le débat. Que pensez-vous de ce type d’argument de vente?

D’un côté, des minorités ethniques de plus en plus visibles et de plus en plus désireuses d’assouvir leurs goûts « à elles » au moment de se mettre à table, de se coiffer ou de s’acheter une crème de beauté. De l’autre, de grandes ou petites entreprises, alléchées par ce nouvel horizon de prospérité, qui ne demandent qu’à les satisfaire.

Faut-il craindre le marketing ethnique? Hormis cette petite affiche, difficile de différencier ce Quick halal d’un autre.

LEXPRESS.fr / Aurélien Chartendrault

La chaîne Quick en est ainsi à une vingtaine de restaurants halal en France. Le « marketing ethnique », formule de plus en plus en vogue, serait-il en train de nous mener, mine de rien, sur la pente périlleuse du communautarisme? Robert Rochefort le redoute, au contraire de Mai Lam Nguyen-Conan, consultante en marketing d’origine vietnamienne, qui ose une thèse hardie sur le sujet (1): les stratégies développées par les enseignes pour cibler les minorités en partant de leurs besoins luttent, peut-être mieux que tout autre dispositif sociopolitique, contre les discriminations. Consommer pour s’intégrer?

http://www.lexpress.fr/

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Amen Invest décortique le secteur bancaire tunisien

02/04/2011

Dans son enquête sur le secteur bancaire tunisien, Amen Invest détaille un système assez performant mais qui devrait souffrir de la révolution tunisienne.

La Tunisie compte 21 banques, ici l'Amen Bank (photo DR)

La Tunisie compte 21 banques, ici l’Amen Bank (photo DR)
TUNISIE. Dans une enquête publiée fin mars 2011, Amen Invest classe les banques tunisiennes en trois catégories : celles ayant une forte participation de l’Etat dans leur capital (BNA,STB et BH), celles à capitaux privés tunisiens (BIAT,BT et Amen Bank)) et celles à majorité étrangères (UIB-SG, UBCI-BNP Paribas, Attijari Bank et ATB).

A noter que la Zitouna Bank, banque islamique créée en 2009 par Mohamed Sakhr El Materi, proche de l’ancien régime et aujourd’hui en fuite, pourrait être nationalisée. Elle comprend cinq agences.
« Dans ce système financier on retrouve 44 établissements de crédit comprenant 21 banques (dont 11 cotées sur la BVMT), disposant d’un large réseau (1301 agences) toutes enseignes confondues dont 3 sont spécialisées dans la micro-finance, le financement de petites et moyennes entreprises et la finance islamique.  Il regroupe également 14 établissements financiers spécialisés dont 10 sociétés de leasing, 2 établissements de factoring et 2 banques d’affaires ainsi que 8 banques off-shore » précise l’enquête menée par l’intermédiaire en bourse.
Le total des actifs bancaires tunisiens s’établit à 44,97 mrds de dinars tunisiens en 2009 (23 mrds€) proche du Produit intérieur brut du pays (53,4 mrds de dinars tunisiens soit 27,36 mrds €). Les crédits sont majoritairement couverts par les dépôts, et un habitant sur deux dispose d’une compte bancaire ce qui reflète d’une très bonne bancarisation comparée aux pays voisins.
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Le marché des produits halal fait saliver l’agroalimentaire

01/04/2011

A Paris, le salon professionnel Halal Expo qui a fermé ses portes hier, a mis en lumière la bataille que se livrent les entreprises de l’agroalimentaire pour s’attirer les faveurs des consommateurs. Dans ce contexte très fébrile, des Maghrébins tentent de placer leurs produits.

Des industriels maghrébins tentent l’aventure du Halal vers le nord
Des industriels maghrébins tentent l’aventure du Halal vers le nord
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Les chiffres ont de quoi donner le tournis. D’après le cabinet d’études marketing parisien Solis, le marché mondial des produits alimentaires halal atteindrait les 5,5 milliards d’euros. Il ne s’agit que d’une estimation, mais visiblement, l’enjeu est de taille. Il n’y a qu’à voir comment les industriels de l’agroalimentaire fourbissent leurs armes pour conquérir les caddies des consommateurs musulmans soucieux de ne consommer ni porc, ni alcool, ni viande qui ne serait pas abattue selon les préceptes de l’islam.

Au cours du salon professionnel Halal Expo, qui s’est tenu à Paris les 29 et 30 mars, les producteurs redoublent d’imagination pour “coller” aux attentes de consommateurs de plus en plus exigeants. “Nous proposons des recettes traditionnelles françaises, comme par exemple une blanquette de veau à réchauffer en quelques minutes au four micro-ondes”, explique Sébastien Bayhourst, de Zakia Halal, une marque française de plats cuisinés.

Chez Asia Food Co, ce sont les recettes asiatiques qui remportent un franc succès, comme son riz biryani au poulet ou son riz jasmin au curry rouge, présentés en barquettes à réchauffer. Pour maximiser ses profits, la marque fait fabriquer en Thaïlande et importe ensuite les produits en France. Lire la suite…

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Le halal, nouvel eldorado des boucheries

01/04/2011

M.G

Avec 23 boucheries en activité, Mantes-la-Jolie atteint des records et arrive en tête des villes moyennes en termes de commerces de bouche par habitant, un classement qui s’explique d’abord par l’omniprésence du halal.

MANTES-LA-JOLIE, MERCREDI.  La ville figure en tête des communes d’Ile-de-France pour son offre de boucheries. Cela est dû surtout au grand nombre de boutiques halal,qui représentent la moitié des commerces de bouche à Mantes-la-Jolie. MANTES-LA-JOLIE, MERCREDI. La ville figure en tête des communes d’Ile-de-France pour son offre de boucheries. Cela est dû surtout au grand nombre de boutiques halal,qui représentent la moitié des commerces de bouche à Mantes-la-Jolie. | (LP/M.G.)

Les deux bouchers qui viennent de s’installer sur la dalle commerçante du Val-Fourré l’ignorent peut-être, mais leur arrivée a fait de Mantes-la-Jolie l’une des villes les mieux dotées en commerces de bouche en Ile-de-France. Selon la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA), 23 boucheries (artisans bouchers, rayons boucherie des supermarchés…) ont été recensées dans cette ville de près de 40000 habitants.

En excluant Paris, elle arrive en tête des villes moyennes (la comparaison a été faite avec les mêmes critères).

Une étude réalisée en 2009 pour la CMA révèle qu’il existe, en moyenne, 0,39 boucher/1000 habitants en Ile-de-France. A Mantes-la-Jolie, ce ratio atteint 0,5/1000. On y compte un boucher pour 1800 habitants, contre un pour 4400 à Versailles, par exemple. « Ce qui se passe dans cette commune est surprenant, convient-on à la CMA des Yvelines. La ville va à contre-courant de la tendance nationale qui montre une raréfaction de ce type de commerce. »

Outre une tradition locale et ancienne pour les métiers de bouche, cette spécificité s’explique par l’omniprésence du halal. Les boucheries destinées aux musulmans contribuent en effet pour moitié à l’offre de bouche dans la ville. Notamment grâce au marché du Val-Fourré. Situé tout près de la frontière normande, accessible depuis l’A13, il permet d’élargir la zone de chalandise des commerces mantais. « De par sa réputation, il attire des clients venus de très loin. Les gens viennent de Rouen ou Evreux y faire leurs emplettes et s’arrêtent dans nos commerces », assure un employé de la Boucherie mantoise, installée sur la dalle commerçante du quartier. Le maire (UMP), Michel Vialay, se félicite que cette abondance d’offre entraîne une baisse des prix de la viande. Elle-même contribuant à doper la fréquentation des commerces de la commune.

http://www.leparisien.fr/

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SUKUK (finance islamique)

01/04/2011

Les questions relatives à la « finance islamique » se posent aussi bien dans le domaine de l’Epargne et des investissements.

Dans le Bulletin Officiel des Impôts, numéro 22 du 25 Février 2009, on pouvait lire l’acte de naissance officiel des Sukuk sur le plan fiscal. La présentation de la question qui touchait d’ailleurs aussi la Mourabaha insistait sur la vitalité de la finance islamique représentant, pour reprendre l’expression de l’Administration «  environ 400 à 500 Md€ d’investissement à travers le monde » et concernant « les investisseurs qui souhaitent investir dans des instruments financiers  respectueux des principes du Coran et notamment la prohibition de l’intérêt, s’ensuivaient des considérations sur l’importance qu’il y avait aux yeux de l’Administration de mettre en place tous les éléments permettant de soumettre ces montages à l’impôt français et de libérer les initiatives dans ce domaine en clarifiant la position du Fisc.

A l’inverse des produits financiers que sont les Mourabaka, Mourabaha etc , les « Sukuk » sont un moyen de financement mais surtout un moyen de mobilisation de l’Epargne. Pour les investisseurs, disposant de ressources à placer, ils permettent d’obtenir une rémunération en harmonie avec les principes de la Chari’a. La Finance islamique repose en effet sur l’interdiction du prêt à intérêt. La rémunération des placements des agents économiques disposant de fonds disponibles ne peut par se faire sur la base classique d’intérêts versés par les banques ou les entreprises. Le système de Sukuk est une réponse à cette contrainte.

Les Sukuk sont proches de la catégorie des obligations dites « asset backed securities » qui ont donc un sous-jacent sous forme d’actifs, créances ou biens  et valeurs en propriété. La différence, et elle est de taille, est que les Sukuk ne versent pas d’intérêts mais des revenus corrélés aux actifs qui les causent. L’origine de cette répartition de revenu tient au fait que les Sukuks donnent un droit direct de propriétés sur les actifs mentionnés précédemment.

Les Sukuks sont des produits financiers très adaptés au financement de l’immobilier. De façon simplifiée, l’opération se présente ainsi : un groupe, qui peut-être une banque, ou toute autre entreprise financière, la lance en créant un Special purpose vehicle », qui émettra les titres « sukuk » auprès des investisseurs intéressé. Il  recherchera une entreprise ou tout autre agent économique qui souhaite procéder à un investissement immobilier. Le SPV procédera à l’acquisition et le donnera en crédit-bail à l’entreprise intéressée. Les loyers de crédit-bail constitueront les revenus sur lesquels s’appuiera la rémunération des porteurs de Sukuk. En cas de défaillance du débiteur, les investisseurs sont protégés par leur titre de propriété, mais ils peuvent aussi bénéficier d’une option de vente au groupe qui a monté l’opération qui est parallèle avec l’option d’achat que détient l’entreprise au titre de son crédit Bail. Les risques de cette opération, tenant soit au preneur du crédit-bail, soit à la valorisation de l’immeuble reposent sur les porteurs de Sukuk, à moins qu’ils bénéficient d’une garantie « de bonne fin » et sur le groupe qui a mené l’opération. Lire la suite…

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Un modèle de démocratie pour la région ?

16/02/2011

Par Assia Shihab

Les révolutions tunisienne et égyptienne font planer espoir mais aussi inquiétudes au Moyen-Orient. Certains craignent l’ascension d’islamistes, voire un scénario à l’iranienne. Mais d’autres imaginent une autre voie et citent le modèle turc. La Turquie est en effet un grand pays musulman, qui est passé d’un régime dominé par les militaires à un régime civil.

Une économie dynamique, une société relativement ouverte, des élections libres et une population à 99% musulmane : la Turquie est la preuve que démocratie et islam ne sont pas contradictoires.

Wagdy Ibrahim, un Égyptien qui vit et travaille à Istanbul dans le secteur du tourisme, aimerait voir un miracle turc se produire en Egypte : « En Turquie en ce moment le système marche, et la majorité de la population le soutient. Avoir un système similaire en Egypte serait une bonne chose ».

La révolte égyptienne a été suivie de près par Ankara. Le premier ministre turc a d’ailleurs été l’un des rares dirigeants à appeler au départ du président Moubarak. « Vous devez répondre aux demandes du peuple égyptien qui souhaite le changement », avait déclaré Recep Tayyip Erdogan le 1er février.

La fermeté du premier ministre a contribué à augmenter le capital sympathie de la Turquie aux yeux des Égyptiens. C’est ce qu’a constaté le journaliste Mete Cubukcu, envoyé spécial de la chaîne turque NTV en Egypte pendant la révolution. Lire la suite…

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Un réseau national de 2200 parrains et marraines est prêt à vous accompagner en 2011

10/02/2011

Communiqué

Promotion 2011

Nos quartiers ont des talents, recrute pour son reseau d’entreprises, des jeunes diplômés bac+4 et plus,

Rejoignez-nous pour un accompagnement de haut niveau

Nouvelle année, nouvelle promotion ! La mission de Nos Quartiers ont des Talents est d’accompagner dans leur recherche d’emploi, des jeunes diplômés minimum Bac+4, âgés de moins de 30 ans et issus prioritairement des quartiers populaires.

Pour faire partie de cette nouvelle promotion, une seule chose à faire : s’inscrire sur le site internet www.nosquartiers-talents.com.

Une étape incontournable pour les jeunes diplômés : l’inscription en ligne

Vous êtes jeune diplômé(e) Bac+4 et plus, Nos Quartiers ont des Talents vous accompagne dans votre recherche d’emploi GRATUITEMENT. Dès votre inscription sur notre site internet www.nosquartiers-talents.com, nous vous affectons un parrain ou une marraine dans votre domaine d’activité. Ce professionnel vous apportera un suivi personnalisé et le réseau professionnel dont vous avez besoin ! Grâce à Nos Quartiers ont des Talents, des milliers de jeunes ont trouvé un emploi, pourquoi pas vous ?

Des résultats incontestables

En 5 ans, grâce à Nos Quartiers ont des Talents, 3900 jeunes diplômés ont trouvé un emploi qui correspondait à leurs ambitions et leurs niveaux d’étude. « L’association est une réelle

opportunité, elle réussit deux fois plus vite dans un contexte cinq fois plus difficile » explique Yazid Chir, Président de Nos Quartiers ont des Talents.

A propos de Nos Quartiers ont des talents

Nos Quartiers ont des Talents est devenu un acteur incontournable sur le plan de la valorisation des compétences des jeunes hauts diplômés issus prioritairement des quartiers populaires.

Cette expérimentation locale développée en Seine-Saint-Denis a permis de créer l’association du même nom en 2006 et couvre l’ensemble de l’Ile-de-France, la région Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées. Le déploiement national continue en 2011 : Région Aquitaine, PACA, Nord Pas-de-Calais, et Bretagne.

Promotion de l’Egalité des Chances

L’association met en œuvre des actions concrètes qui permettent de décliner en pratique le principe d’égalité des chances : donner à tous les mêmes opportunités d’accéder à un emploi dans la tradition d’excellence par le mérite et non en favorisant les passe-droits. C’est une façon simple et concrète de faciliter les échanges entre jeunes diplômés, cadres et chefs d’entreprises.

Contacts Presse :

Rachida OUBEJJA

Responsable Communication Nationale

Tél. : 01 49 21 94 10

Mail : r.oubejja@nosquartiers-talents.com

Sabrina ABCHICHE

Chargée de Communication

Tél. : 01 49 21 94 18

Mail : s.abchiche@nosquartiers-talents.com

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La finance islamique

15/01/2011

De WikiMémoires

L’économie islamique désigne la pratique de l’économie en accord avec les principes de la doctrine islamique. Elle a été conçue au début du vingtième siècle pour faire face aux idéologies communistes et capitalistes, et avait pour but de libérer les économies des pays musulmans du poids de l’exploitation et de l’oppression des forces coloniales (financialislam.com, 2010). Comme toute théorie économique, l’économie Islamique aspire à atteindre un idéal de société où les besoins humains fondamentaux sont satisfaits, où les ressources sont utilisées de manière optimale et où  les richesses sont partagées équitablement pour toucher toutes les classes sociales, et ceci sans [...]

La finance islamique face à la crise financière
3- La finance islamique
3-1- Les Fondements de l’économie Islamique
[...] les richesses sont partagées équitablement pour toucher toutes les classes sociales, et ceci sans trop limiter la liberté individuelle ou créer des déséquilibres macroéconomiques et écologiques continus.

Toutefois, les principes qui régissent le fonctionnement d’un système économique islamique sont différents de l’esprit des systèmes conventionnels. En effet, le système Islamique se distingue principalement par ses dimensions morale et religieuse dans la définition des problèmes économiques, ce qui implique que les agents économiques ne doivent pas considérer la profitabilité comme l’unique ni le principal critère de prise de décision.

En conséquence, un système financier islamique, tout en intégrant des objectifs de rentabilité et d’efficacité, se doit de respecter l’ensemble des principes éthiques de la Sharia. Ainsi d’autre paramètres sont à prendre en compte lors de toute évaluation économique, ceux-ci comprennent des objectifs tels que la fraternité humaine, la justice socio-économique, la paix mentale, le bonheur, la famille, ou encore l’harmonie sociale.

Bien que ce paradigme Islamique soit pratiquement impossible à quantifier, l’application de la loi Islamique aux activités économiques vise à apposer les règles de la Sharia sur les opérations courantes relatives aux dépenses, à l’épargne, à l’investissement, aux dons, etc. La structure générale de ce système peut s’exposer en trois principaux piliers qui sont, selon Muhammad Umar Chapra (1996) de la Banque Islamique de développement:

1- Le principe de la double propriété.
2- Le principe de la liberté économique dans un cadre limité.
3- Le principe de la justice sociale. Lire la suite…

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Quel avenir pour la finance islamique ?

15/01/2011

Table ronde Une table ronde sur la finance islamique a été organisée hier par le bureau de Beyrouth du groupe Deloitte Middle East. Animée par l’expert mondial du groupe, David Vicary, cette rencontre-débat a porté sur l’expansion de la finance islamique dans le monde au cours de la dernière décennie, ainsi que sur les défis qui guettent ce marché de plus en plus convoité, aussi bien dans le monde islamique que dans les pays non musulmans. « Le marché halal connaît un essor sans précédent, notamment depuis la dernière crise internationale qui a dévoilé au grand jour les failles mais aussi les limites du système en place », a souligné à cette occasion David Vicary. « De plus en plus de pays, comme le Canada, le Brésil, l’Australie, le Japon, l’Inde ou la Chine s’intéressent désormais à ce type de finance » conforme aux normes de la charia.
Basée sur des principes interdisant le recours à l’intérêt (riba), ou encore à la spéculation (gharar) – considérée comme l’une des raisons principales à l’éclatement de la bulle financière en 2008 – la finance islamique est perçue par ses défenseurs comme étant une finance plus éthique, en tout cas plus stable. « Mais il ne s’agit pas uniquement de cela (…). Certains pays, comme la Chine, s’intéressent à cette forme de finance afin de renforcer leurs liens avec les pays du Golfe et de contribuer aux grands projets d’investissements qui s’y développent », a souligné ce vétéran du marché halal, dont l’expérience dans le domaine remonte à plus de vingt ans.

Quant aux pouvoirs publics occidentaux, dont certains ont déjà amendé leurs lois en vue de faciliter l’implantation de banques islamiques, ils y voient une opportunité d’attirer les capitaux des riches monarchies pétrolières, au sortir d’une crise qui a drainé leurs liquidités.
« Cela dit, il existe de nombreux obstacles qui empêchent cette finance alternative de se développer à plus grande échelle (…) », a avoué David Vicary. Le total des actifs des banques opérant selon les lois de la charia s’élève aujourd’hui à près de 1 000 milliards de dollars (contre moins de 150 milliards de dollars il y a 15 ans), soit 1 % de l’ensemble des actifs bancaires dans le monde, a-t-il rappelé à cet égard. Et pour cause : l’absence de standards globaux régissant cette activité, le nombre limité d’experts, le faible soutien étatique et la « perception erronée qu’ont certains de cette finance » à caractère religieux, a-t-il précisé.
Selon lui, la mise en place d’une infrastructure permettant la gestion des liquidités au-delà des frontières de chaque État, à travers, entre autres, une uniformisation et une harmonisation du cadre légal, mais aussi le renforcement du capital humain par le biais de l’éducation, constituent les principaux défis à relever dans les années à venir. « Certains progrès ont déjà été réalisés à ce niveau comme en témoigne la récente création de l’International Islamic Liquidity Management (IILM), une entité regroupant 11 banques centrales (…). Mais il reste encore beaucoup à faire, notamment en termes d’amélioration de l’image », a conclu l’expert mondial de Deloitte.
B.K.

http://www.lorientlejour.com/

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Banques islamiques : De la résilience aux crises

12/01/2011

Les experts et économistes du Fonds monétaire international se penchent sur l’intérêt que présente la finance islamique et sa résistance aux crises cycliques du système financier international. Dans ce contexte Maher Hasan,  chef de division adjoint au Département des marchés monétaires et de capitaux du FMI, et Jemma Dridi, économiste principal au Département Moyen-Orient et Asie Centrale du FMI, ont publié une note dans le dernier numéro de la revue du FMI, Finances et développement afin de mettre en avant la résilience de la finance islamique en temps de crise.
IlS rappellent ainsi que  certains considèrent que les banques islamiques sont restées à l’abri de la crise parce qu’elles n’étaient pas exposées aux types de prêts et de titres qui ont causé les pertes des banques classiques (la finance islamique reposant sur le nantissement d’actif et le partage du risque). D’autres assurent que les banques islamiques ont eu recours à l’endettement et ont pris des risques importants, au même titre que les autres banques, ce qui les a rendues vulnérables aux « effets secondaires » de la crise financière. Les deux économistes du FMI ont dans ce sens étudié les résultats effectifs des banques islamiques et ceux des banques classiques dans des pays où ces deux types d’établissement se côtoient avec des parts de marché significatives, en tentant de répondre à trois grandes questions : les banques islamiques ont-elles traversé la crise différemment des banques classiques? Dans l’affirmative, pourquoi? Et quelles difficultés la crise a-t-elle mis en évidence pour les banques islamiques? A l’aide de données bancaires des années 2007-10 provenant d’environ 120 banques islamiques et classiques dans huit pays (Arabie Saoudite, Bahreïn, Émirats Arables Unis (E.A.U), Jordanie, Koweït, Malaisie, Qatar et Turquie), les deux experts ont suivi l’évolution de quatre indicateurs clés : rentabilité, prêts bancaires, actifs bancaires et notation externe des banques. Il en résulte ainsi que la finance islamique s’appuie sur la notion de justice, laquelle est assurée principalement par le partage du risque. Les différents acteurs sont censés partager leurs bénéfices et leurs pertes. Lire la suite…

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L’explosion du marché halal

11/01/2011
Par: Pascale Colisson

Sa croissance fait rêver entrepreneurs musulmans et grande distribution française. Mais sa justification religieuse suscite encore des réticences. Quoi qu’il en soit, le marché halal touche une nouvelle génération de consommateurs

Février 2010 : le Quick de Roubaix annonce qu’il vendra exclusivement de la viande halal. Scandale devant une attitude jugée communautariste. La polémique met en lumière une face cachée de l’économie : le marché de l’islam. Depuis, la chaîne de fast-food a décidé d’ouvrir une quinzaine de restaurants spécialisés. Les médias évoquent, à la pelle, le marketing ethnique, la finance islamique, l’économie halal.

Le monde économique, lui, lorgne sur un marché en pleine explosion, avec un potentiel de croissance de 15 % par an, et dont le chiffre d’affaires devrait atteindre les 5,5 milliards d’euros en 2010, d’après une étude du cabinet Solis, spécialisé dans l’analyse et les comportements des populations issues de l’immigration.

Plus de 80 % concernent les achats en grandes et moyennes surfaces ainsi que le circuit traditionnel (boucheries et supérettes musulmanes), les 20 % restants dépendent de la restauration hors domicile. Une croissance qui s’explique par la forte demande de la communauté musulmane de France, la plus importante d’Europe. Lire la suite…

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Les musulmans de France sont bien intégrés à la société

11/01/2011

Hypocondriaque, ou réellement malade, et même gravement ? Régulièrement, la France a la fièvre et gémit : si elle souffre, c’est la faute aux étrangers. Plus précisément, aux musulmans – qui, paraît-il, ne s’ »intègrent » pas et, pis, menacent l’ »identité nationale ».

Mais que signifie ce diagnostic ? Qu’est-ce qu’un musulman « intégré » ? Un musulman qui parle le français ? C’est le cas de la majorité, qui le parle fort bien, et bien mieux que le président de la République. Un musulman qui boit l’apéro ? Il y en a, comme il y a des Français qui n’en boivent pas. Un musulman qui mange du porc ? Mais bien des Français préfèrent le poulet ou le poisson. Un musulman monogame ? Mais quasiment tous le sont, et de nombreux Français sont officieusement bi- ou trigames, sinon plus…

Arrêtons cet inventaire absurde : l’intégration n’est qu’un pseudo-concept, ou un concept-prétexte, qui dit autre chose que ce qu’il semble dire. Et quelque chose que, de nos jours, il n’est pas plaisant, il est même dangereux d’avouer : le racisme est un délit. Alors, autant jouer sur les mots, ou avec, et parler d’intégration, ou de non-intégration : une façon, socialement acceptable et politiquement correcte, d’exprimer son rejet de l’autre. Son racisme.

Même surdiplômé et « bien sous tous rapports », un musulman reste en effet un musulman et, si aucune bizarrerie ne révèle cette « musulmanité », elle est quand même là, en lui, invisible, certes, mais capable, on ne sait jamais, de se manifester : quand on s’appelle Mustapha Kessous, un journaliste du Monde, on n’est pas vraiment « intégré ». Ni « intégrable ». Et même si l’on sort de Sciences Po, on a du mal à se faire embaucher. Lire la suite…

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Algérie: Ernst & Young organise un symposium sur la finance islamique

08/01/2011

Ernst & Young Algérie | Le bureau algérien du cabinet international Ernst and Young, spécialisé dans le conseil aux entreprises, organise le 29 Mars prochain à Alger, un symposium sur les enjeux et les perspectives du développement de la finance islamique en Algérie.

Des  cas concrets seront exposés au cours de cette rencontre de haut niveau qui sera  animée par des experts de la  finance conventionnelle  et  islamique, ces derniers    feront le point sur la réalité de la finance islamique dans le  monde et en Algérie, en 2010. Le directeur d’Isla Invest, un bureau de consulting basé à Paris, Zoubeir Ben Terdeyet a indiqué récemment dans une interview, qu’il a accordé à econostrum.info que « l’Algérie pourrait être le Hub de la finance islamique en Méditerranée ».

Il a estimé dans ce sens que les banques islamiques n’ont pas de grandes parts de marché en Algérie , mais sont rentables. Il a aussi estimé que la réglementation algérienne n’est pas adaptée au développement de la finance islamique. M. Ben Terdeyet a également déclaré qu’au niveau maghrébin la Tunisie a une petite longueur d’avance, mais l’Algérie a toutes les chances de devenir le Hub de la finance islamique en Méditerrané.  » Elle part de zéro, elle a moins de remises en cause ou de problèmes « , a-t-il soutenu. Lire la suite…

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«Nous sommes bien positionnés sur l’assurance islamique»

06/01/2011
Eleanor de Rosmorduc (LFF): «Deux secteurs sont bien développés, les fonds d’investissement et les obligations islamiques».
(Photo: Olivier Minaire/archives)

Madame de Rosmorduc, pourquoi lancer un site, ou en tout cas une section de votre site, dédié à la finance islamique?

«C’est une section, mais elle est très visible. On peut presque parler d’un site à part entière. Cela répond à une logique de positionnement et de visibilité. Nous voulions montrer l’étendue de nos compétences dans ce domaine. Depuis deux ans, nous avons mis l’accent sur la promotion d’un secteur sur lequel le Luxembourg est en avance sur la plupart des pays européens. Le Grand-Duché a été le premier à accueillir une compagnie d’assurance (Takaful) conforme à la charia, en 1983. Il a également été le premier à enregistrer la cotation en Bourse d’un sukuk (obligation islamique) en 2002.

Par la suite, le gouvernement a lancé une task force en 2008, avec l’idée de devenir une place de référence dans ce domaine. Et l’Alfi a lancé un groupe de travail à Dubaï. Nous nous sommes rendu compte assez rapidement que notre cadre légal se prêtait très bien à ce genre d’affaires. La Banque centrale du Luxembourg a été la première d’un pays non islamique à devenir membre de l’IFSB (Islamic Financial Services Board), le bureau qui crée les normes et les best practices. La conférence annuelle de l’IFSB se tiendra d’ailleurs en mai au Luxembourg. Lire la suite…

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La Ligue Islamique Mondiale reçoit la Délégation Française

06/01/2011

Le secrétaire général de la Ligue Islamique Mondiale (L.I.M.), le Dr Abdullah Bin Abdulmohsen Al Turki, a reçu, samedi le 1er Janvier 2011, relatif au 22 Muharram 1432, le Président de l’Association « Islam et de Occident » en France, le Dr. Francis Lamand, accompagné par le Vice-Président de l’Association, le Dr Hashim Mohammed Ali Mahdi.

Au cours de la réunion, le Dr. Lamand a souligné l’importance de l’appel du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le Roi Abdullah Ibn Abdulaziz Al Saoud, pour entretenir le dialogue et la communication entre tous les musulmans.

Le Roi Abdullah a également profité de cette réunion afin d’exposer aux membres de la Délégation Française ses résultats positifs sur les actions communes et la compréhension mutuelle entre les nations.

Créée en 1962 par le Prince de La Mecque Khalid Al Fayçal Ibn Abdulaziz, la Ligue Islamique Mondiale a célébré son demi-siècle le 31 Juillet dernier (48 ans selon le calendrier grégorien).

Pendant sa cinquantaine d’années d’activité, la L.I.M. a travaillé sur la propagation de l’Islam dans le Monde ainsi que de ses fondements et principes afin de créer une plus grande unité entre les peuples musulmans.

http://www.go-makkah.com/

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Les principes de la Finance Islamique

06/01/2011

1- Interdiction de la Riba

Le terme « Riba » désigne, dans le droit musulman, tout avantage ou surplus perçu par l’un des contractants sans aucune contrepartie acceptable et légitime du point de vue de la Sharia. Le Riba a deux formes principales:

• Riba-Al-fadl : Il s’agit de tout surplus concret perçu lors d’un échange direct entre deux choses de même nature qui se vendent au poids ou à la mesure.

• Riba-Annassia : Le surplus perçu lors de l’acquittement d’un dû, dont le paiement a été posé comme condition de façon explicite ou implicite dans le contrat, en raison du délai accordé pour le règlement différé. Riba-Annassia  est le type le plus répandu dans la société, notamment à travers les crédits, des prêts et des placements proposés par les établissements bancaires et les organismes de financement traditionnels.

Ce différencie le Riba dans ses deux formes de la vente d’un bien ou d’un service, est que  la contrepartie perçue n’est considérée comme acceptable dans le droit musulman, que qi elle vise à compenser quelque chose de légitime, comme:

• la perte de valeur liée à l’usage d’un bien (dans le cas de la location d’un bien),

• l’effort fourni pour la réalisation d’un objet (dans le cas de la vente d’un bien produit par le vendeur),

• ou le travail accompli pour l’obtention d’un bien matériel et le risque engagé dans sa prise en charge (dans le cas de la vente d’une marchandise achetée à autrui). Lire la suite…

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les responsables des banques centrales Islamiques se retrouveront à Luxembourg

06/01/2011

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La finance islamique au Grand-Duché, «L’histoire remonte déjà à 1983», rappelle Eleanor de Rosmorduc, chargée des relations publiques de l’agence Luxembourg for finance (LFF). À cette date, la première société arabe d’assurance s’installait sur la Place. En 2002, la Bourse de Luxembourg était la première en Occident à coter une action «fonctionnant» selon les critères de la charia.

Aujourd’hui, le Luxembourg est le deuxième pays non arabe en termes de gestion de fonds privés d’investissement islamiques. «Mais au-delà des 500 millions d’euros d’actifs actuels, les établissements pourraient collecter plus». D’où la page spéciale sur le site web de LFF pour présenter aux convertis à l’islam habitant en Europe les possibilités offertes ici. Sachant que Londres a déjà saisi cette chance depuis longtemps. «La finance islamique répond à des règles. Ce ne sont pas des religieux qui veillent à leur respect mais bien des juristes», précise Eleanor de Rosmorduc.

Pas d’argent investi dans toute activité liée au jeu ou à l’alcool, ou aucun taux d’intérêt avancé. «L’idée n’est pas d’attirer une banque de Dubai au Luxembourg, mais bien des fonds occidentaux et les gérer selon la gouvernance de la charia et dans le respect des lois de l’Union».

http://fr.financialislam.com/

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Mesurer l’impact de la crise économique mondiale sur ses membres

06/01/2011

Le groupe de travail constitué de statisticiens de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), ont confirmé l’importance d’avoir des données statistiques de haute qualité permettant de mesurer l’impact de la crise économique mondiale sur les Etats membres de leur organisation en appelant, justement, à la création de nouveaux indicateurs statistiques pour faire face aux défis du développement des États faisant partie de cette organisation régionale.
C’est au cours de sa troisième réunion tenue mardi dernier, au siège de la Banque islamique de développement à Djeddah que le groupe a demandé de renforcer le partenariat entre les États membres grâce à la coordination et à la coopération dans tous les domaines de nature statistiques dans la perspective de soutenir les initiatives lancées par l’Organisation de la conférence islamique y compris le programme d’action décennal de l’organisme en question. Par ailleurs, les membres de la réunion ont souligné l’importance du développement économique et social des Etats membres, appelant les pays membrés à fournir davantage de ressources à ce secteur et créer un environnement favorable pour les entreprises nationales des statistiques afin de mener à bien leurs missions de manière efficace et efficiente. D’autre part, la réunion a salué les progrès réalisés dans l’application des fonctions statistiques par le groupe de travail mandatés en appelant à effectuer davantage d’efforts à travers la Banque islamique de développement pour assurer le suivi avec ses membres  et ce, en conformité avec les calendriers d’exécution spécifiques. Le directeur de la gestion des ressources et des statistiques de la Banque islamique de développement, le Dr Abdul Latif Bello a indiqué que la crise économique et financière a révélé la faiblesse du système statistique mondial qui n’est pas parvenue à livrer les données à partir des indicateurs statistiques relatifs à la crise. Pour sa part, le directeur général du Centre de recherche en statistiques, en  économie et dans les affaires sociales de l’organisation, M. Savas Al Bay, a suggéré l’organisation d’une réunion entre le groupe de travail constitué des statisticiens et les membres de l’Organisation chargés du secteur afin d’assurer des statistiques fiables. Il est utile de savoir que le groupe de travail des statisticiens de l’Organisation de la conférence islamique vise à promouvoir la coordination et l’application des normes appropriées pour les activités statistiques des institutions des États membres de l’Organisation afin d’éviter la duplication des efforts et des chiffres contradictoires publiés dans leurs différentes publications.
Saïd Ben

http://www.lemaghrebdz.com/

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La finance islamique doit trouver sa place

05/01/2011

LUXEMBOURG – Les banques proposent déjà des produits financiers dédiés aux investisseurs de religion musulmane.

storybildEn novembre, les responsables des banques centrales islamiques se retrouveront à Luxembourg. Pas un hasard.

La finance islamique au Grand-Duché, «L’histoire remonte déjà à 1983», rappelle Eleanor de Rosmorduc, chargée des relations publiques de l’agence Luxembourg for finance (LFF). À cette date, la première société arabe d’assurance s’installait sur la Place. En 2002, la Bourse de Luxembourg était la première en Occident à coter une action «fonctionnant» selon les critères de la charia.

Aujourd’hui, le Luxembourg est le deuxième pays non arabe en termes de gestion de fonds privés d’investissement islamiques. «Mais au-delà des 500 millions d’euros d’actifs actuels, les établissements pourraient collecter plus». D’où la page spéciale sur le site web de LFF pour présenter aux convertis à l’islam habitant en Europe les possibilités offertes ici. Sachant que Londres a déjà saisi cette chance depuis longtemps. «La finance islamique répond à des règles. Ce ne sont pas des religieux qui veillent à leur respect mais bien des juristes», précise Eleanor de Rosmorduc.

Pas d’argent investi dans toute activité liée au jeu ou à l’alcool, ou aucun taux d’intérêt avancé. «L’idée n’est pas d’attirer une banque de Dubai au Luxembourg, mais bien des fonds occidentaux et les gérer selon la gouvernance de la charia et dans le respect des lois de l’Union».

Patrick Jacquemot

http://www.lessentiel.lu/

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Islamophobie économique

04/01/2011

Après Isla délice dont la campagne d’affichage « fièrement Halal » a suscité des réactions pour le moins islamophobe, c’est autour du site de rencontre Inchallah.com de subir les foudres des islamophobes obsessionnels ulcérés certainement par la réussite économique d’ entrepreneurs musulmans pourtant créateurs d’emplois en France. Nous publions ci-dessous le communiqué du site Inchallah.com.


Dans le cadre de son développement, inchallah.com (site de rencontre marital musulman) s’offre une grande campagne d’affichage. Durant deux semaines, près de 450 faces en 4X3 positionnés dans toute la région parisienne assure la promotion du célèbre site de rencontre musulman. Une campagne qui aura couté plusieurs centaines de milliers d’euros et qui permet de positionner l’ambition d’inchallah.com.

Néanmoins, cette campagne ne semble pas avoir été du goût de tous. En particulier de certains élus des Hauts-de-Seine (*) qui ont réagi de manière virulente.

Certain bailleurs ont refusé l’affichage sur leur immeuble. Sans parler du déferlement de propos haineux observés sur la toile .

Inchallah.com déplore ces réactions agressives et partisanes, qui ne font que confirmer le triste amalgame effectué entre une majorité musulmane Française, silencieuse et « intégrée », et une minorité « bruyante ».

Inchallah.com souhaite préciser que ces panneaux ne constituent en aucune façon de la provocation. Nous rappelons également que le site Inchallah.com n’est pas un site politisé, et ne s’inscrit donc dans aucune démarche revendicative.

(*) Elu UMP Gérard Brazon : http://puteaux-libre.over-blog.com/article-islamisation-rampante-publicite-pour-la-discrimination-dans-les-rues-64029347.html

http://oumma.com/

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