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Archives pour la catégorie ‘REUSSITES’

Ancrer l’islam dans le patrimoine français

05/09/2011

SELAMI VARLIK, PARIS

Plusieurs voix se sont fait entendre à droite et à l’extrême-droite contre l’organisation par la mairie de Paris d’un concert à l’occasion du ramadan.

Après un député UMP et le conseiller Nouveau Centre de Paris, le préfet de la région Ile-de-France, Daniel Canepa, a écrit à Bertrand Delanoë en dénonçant le « caractère cultuel » de la manifestation, dont il a également critiqué le mode de financement. Si la réponse du maire de Paris a été de rappeler qu’il s’agissait avant tout d’une programmation artistique et festive, cette façon de concevoir une soirée dédiée au ramadan est également contestée par certains musulmans eux-mêmes. Ils reprochent, notamment sur le net, à la Ville de Paris d’instrumentaliser l’islam en identifiant le mois de ramadan, symbole de spiritualité et de renoncement, à une soirée de festivité. La soirée est donc trop religieuse pour les uns, et pas assez pour les autres. Les événements qui attirent les critiques, parfois convergentes, de groupes d’opinion diamétralement opposés les uns aux autres ont toujours quelque chose d’intéressant. Comme si les postures idéologiques et politiques des uns et des autres se neutralisaient entre elles. Lire la suite…

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« La communauté Musulmane en Espagne, bien intégrée, pratique un Islam tolérant et ouvert » selon une étude

30/08/2011

La communauté Musulmane établie en Espagne se sent complètement intégrée dans la société d’accueil, pratique un Islam tolérant et ouvert et rejette toute violence au nom de la religion, selon les résultats d’une étude officielle publiée mercredi.

L’étude sur « la communauté immigrée Musulmane 2010″, réalisée pour la cinquième année consécutive pour le compte des ministères Espagnols de l’Intérieur, de la Justice et du Travail et de l’Immigration révèle que les Musulmans d’Espagne dont le nombre dépasse 1,3 millions de personnes, sont profondément attachés à leur religion et « pratiquent un Islam tolérant et ouvert ».

Selon les conclusions de cette étude, publiées par le ministère Espagnol de l’Intérieur et dont copie a été adressée à MAP-Madrid, l’écrasante majorité des Musulmans d’Espagne soit 82 pc des personnes enquêtées affirment qu’aucune religion n’est supérieure à l’autre et que personne ne peut dicter à autrui comment vivre ou se comporter.

Les Musulmans résidant en Espagne considèrent également dans leur grande majorité, soit 80pc des personnes interrogées, que « les non-croyants ont la même valeur et la même dignité que les personnes croyantes ».

L’enquête a également relevé le haut degré de pacifisme de la communauté Musulmane, l’immense majorité (92pc) rejettent la violence comme façon de défendre ou de diffuser les croyances religieuses et 80 pc sont partisans d’un « Etat neutre » qui n’accorde aucun traitement de faveur à aucune religion. Lire la suite…

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Un penseur universel: Ibn Rochd la raison

29/08/2011

Par Mustapha Cherif

Le monde en voie de développement, plus que jamais, a besoin de raison, de science, d’objectivité, pour progresser et faire face aux difficultés. Un immense penseur du XIIe siècle, Ibn Rochd-Averroès, qui a vécu en Andalousie à Cordoue, est considéré comme le symbole de la pensée rationnelle dans l’histoire de la civilisation musulmane. Il faut dire que le chemin emprunté par Ibn Rochd pour traiter de la question de la raison est singulièrement original. Il fut un des meilleurs avocats de la raison et a éclairé le monde par ses travaux. Le philosophe a traité du thème du rapport entre le savoir et l’éthique, entre morale et société, entre raison et sentiment. Cette approche est centrale.

Rien n’est donné d’avance

Le débat entre philosophie et subjectivité, spécificité et universalité, fait jaillir la question de la validité de la vérité universelle et celle de l’autonomie de la raison. Cette autonomie de la raison se réalise, pour Averroès, du fait de la nécessité de saisir objectivement les problèmes du monde. Abderrahmane Badawi, un des historiens de la vie et de l’œuvre Ibn Rochd-Averroès, précise que, pour étudier la question de la Cité juste chez notre philosophe, nous avons son commentaire de La République de Platon et celui de la Rhétorique d’Aristote. L’ouverture, pour Ibn Rochd, se réalise par le fait d’interpréter, d’une manière inconditionnellement rationnelle, une réalité où rien n’est donné d’avance. Lire la suite…

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Le microcrédit : une invention du Sud adoptée par le Nord

28/08/2011

CAROLINE CABOCHE, PARIS

12.000 projets de création d’entreprise sont financés chaque année par l’ADIE, comme des salons de coiffure ou des épiceries.

Du 7 au 11 juin s’est déroulée la semaine du microcrédit en France, une alternative économique menée pour soutenir les personnes exclues du marché du travail et du système bancaire classique en leur permettant de créer leur entreprise et donc leur emploi.
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Immigration : Guéant exige la « maîtrise de la langue française »

24/08/2011

Claude Guéant, le ministre de l'intérieur, lors d'une conférence de presse, le 31 mars 2011, à Paris.

Claude Guéant, le ministre de l’intérieur, lors d’une conférence de presse, le 31 mars 2011, à Paris.AP/Remy de la Mauviniere

Claude Guéant fait sa rentrée politique en mettant en avant un de ses thèmes de prédilection : l’immigration. Le ministre de l’intérieur annonce dans un entretien accordé à L’Express qu’il a donné aux préfets de nouvelles instructions concernant les conditions de naturalisation des étrangers qui souhaitent s’installer en France. Le ministre choisit également de citer « un sondage » qui indiquerait que dans plusieurs pays européens, « l’immigration n’est pas perçue comme allant de soi, qu’elle n’est pas considérée comme forcément bénéfique. »

Claude Guéant, qui se fixe l’objectif de réduire de 20 000, en un an, le nombre d’immigrants légaux, exige que les étrangers voulant s’installer en France aient une« maîtrise de la langue française » comparable à celle « d’un élève en fin de scolarité obligatoire ». En France, l’enseignement est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans, ce qui correspond généralement à la fin du collège ou à dix années de scolarité. « Je viens de signer une circulaire destinée aux préfets pour les guider dans l’instruction des demandes », annonce-t-il, en soulignant que « les conditions de l’assimilation – c’est le mot utilisé par le Code civil – doivent être étroitement vérifiées. (…) Un étranger qui souhaite s’installer durablement en France doit épouser notre communauté de destin et donc en accepter les principes les plus élémentaires, comme l’égalité hommes-femmes et la laïcité ». Lire la suite…

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Le ramadan a sa place dans les magasins américains

16/08/2011

Aux Etats-Unis, la récente stratégie commerciale de promotion des produits halal des supermarchés Whole Foods n’a pas reçu que des échos favorables.

Spécialisée dans le commerce de produits bio, la chaîne a souhaité, en ce mois de ramadan, «promouvoir des produits halal» pour leurs clients musulmans pratiquants, selon les directives de ses managers régionaux. Un choix qui a provoqué une levée de boucliers dans les rangs de blogueurs islamophobes et d’autres issus de la droite américaine, rapportait le site de la chaîne saoudienne Al Arabiya vendredi 12 août.

Sous la pression de certains de ces blogueurs, «qui associent aveuglément ramadan et musulmans avec terrorisme et burqa», le 1er août, un responsable de Whole Foods pour la région sud-ouest a sommé par e-mail tous ses magasins de cesser «ne pas mettre en valeur le ramadan via la signalisation dans (nos) magasins», indique Houston Press, qui s’est procuré le courrier. Lire la suite…

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Le boom du halal porté par l’intégration à la culture française

16/08/2011

Michel Arnould

Un des cinq supermarchés halal de la chaîne Pro-Inter, à Mutzig. Photos Dominique Gutekunst

Un des cinq supermarchés halal de la chaîne Pro-Inter, à Mutzig. Photos Dominique Gutekunst.

Le rayon alimentaire halal ne s’est jamais aussi bien porté en Alsace et en France, mais contrairement à ce que soutiennent les tenants de la thèse de l’islamisation du pays, c’est une preuve d’intégration au modèle alimentaire français.

« La génération de mon père, née au village, acceptait de manger du bœuf pendant des semaines quand on en tuait un. Ma génération a voulu pouvoir profiter de la gastronomie alsacienne, tartes flambées ou choucroute, ou française, pour autant qu’elles soient halal. Nos enfants ont envie de manger un hamburger ou une pizza comme leurs copains », analyse Salih Asan, 43 ans, président de la holding Pro-Inter, une chaîne de cinq supermarchés halal du Bas-Rhin. 90 salariés et plus de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires l’année dernière, en progression de 5 % à 10 % par an. Lire la suite…

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La supérette halal profite du ramadan

16/08/2011

MATTHIEU PELLOLI

Ouverte il y a dix-huit mois en plein centre-ville de Nanterre, la supérette Hal’shop ne désemplit pas depuis le début du ramadan. Son fondateur a créé un deuxième supermarché à Paris.

Nanterre, la semaine dernière. Avec ses rayons régulièrement approvisionnés, la supérette Hal’shop attire de nombreux musulmans désireux, en cette période de ramadan, de rompre le jeûne avec des produits traditionnels. | (lp/M.P.)

En haut de la rue Maurice-Thorez, à proximité de la gare RER de Nanterre-Ville, c’est la bonne adresse que s’échangent les musulmans. Hal’shop, une supérette entièrement halal et haut de gamme, a ouvert ses portes il y a un an et demi. Toutefois, c’est en ce moment, pendant le ramadan, que le magasin enregistre des taux de fréquentation records.

« C’est notre plus gros mois de l’année, confirme un responsable. Culturellement, le ramadan est très suivi. Même ceux qui ne font pas attention à manger halal pendant l’année font l’effort à ce moment-là. » Lire la suite…

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Les entreprises s’adaptent au ramadan

15/08/2011

Pendant longtemps, le ramadan n’a pas fait partie des préoccupations des entreprises françaises. Mais avec une pratique et des demandes de plus en plus présentes de la part des salariés, les directions ont dû se saisir de la question, tout en garantissant la bonne gestion de leurs entreprises.

Bien que le principe de laïcité ne s’applique qu’au service public, certaines entreprises l’évoquent pour refuser les demandes des salariés faisant le ramadan. Ces demandes sont en général des aménagements d’horaires pour les métiers physiques, en extérieur ou pour finir une heure plus tôt étant donné que la pause-déjeuner n’est pas prise. Pour pouvoir rompre le jeûne, Brahim, employé dans une société d’exportation, demande à partir plus tôt quand le ramadan tombe en hiver, ce à quoi sa direction a toujours répondu favorablement. D’autres au contraire ne demandent pas d’aménagements, soit parce que le principe du ramadan est justement l’apprentissage de la maîtrise de soi et de la patience, soit par discrétion. Mohamed, employé dans une société de transit maritime et aérien, est dans ce dernier cas. Il n’éprouve pas vraiment le besoin de modifier son emploi du temps et ne veut pas s’imposer. Il est pourtant convaincu que sa direction serait ouverte à ce genre de demandes. Les blocages dans son entreprise viendraient plutôt de certains employés qui montrent leurs collègues musulmans du doigt pour leurs pratiques. Lire la suite…

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Les abus du business halal

13/04/2011

Par Cécilia Gabizon

Pour qu'une viande bénéficie de l'étiquette halal, l'animal doit être égorgé à la main, la tête
Pour qu’une viande bénéficie de l’étiquette halal, l’animal doit être égorgé à la main, la tête Crédits photo : Magnéto Presse/Capture vidéo

Le magazine «Spécial Investigation» dénonce les nombreuses arnaques en vigueur dans ce marché en plein boom.

Le halal est un marché florissant. Le magazine «Spécial Investigation» a tenté d’en savoir plus sur cette offre qui a explosé ces dernières années: à la traditionnelle boucherie s’ajoutent des supérettes modernes ou encore ce restaurant couru qui propose de la cuisine du terroir, avec des produits confessionnels. Le chiffre d’affaires de l’alimentaire halal devrait atteindre 5,5 milliards d’euros en 2010, dont 1 milliard d’euros pour la restauration selon le cabinet de marketing Solis, qui vient de publier une étude du secteur. 

En apparence, le croyant dispose maintenant d’une gamme variée de produits… En réalité, il est souvent berné. Car l’étiquette halal que l’on voit fleurir partout n’offre aucune garantie, rappellent les journalistes. Chacun peut décider de l’arborer, met en garde le gérant d’une supérette. Les arnaqueurs profitent du flou réglementaire. Une marque vend ainsi impunément des bonbons halal… faits avec la gélatine de porc pourtant totalement proscrite !

Au-delà de ces cas extrêmes, le ­reportage s’intéresse au gigantesque marché du poulet halal. Beaucoup de portes fermées, de personnes se disant «non habilitées à parler», un climat de méfiance évident. En caméra ­cachée, les enquêteurs ont filmé plus de silence que de séquences révélatrices. Ils ont tenté de vérifier si Doux, le géant du secteur, qui exporte jusqu’en Arabie saoudite, respectait bien les obligations du halal. Les animaux doivent,affirment les journalistes, être égorgés à la main, par un sacrificateur musulman, sans être étourdis préalablement. Or, les poulets du producteur breton perdent leur tête à la chaîne, sans voir un sacrificateur. Pis encore, un employé raconte que les poulets sont légèrement étourdis par électronarcose avant de mourir. Ce serait donc des volailles sans confession qui parviendraient dans les assiettes des consommateurs musulmans.

Le problème, c’est que ce reportage construit sa démonstration autour d’une norme halal fondamentaliste. La définition avancée comme une règle intangible n’est qu’une des lectures de l’islam. Celle des plus rigoristes.

 

Surenchère religieuse

Le Coran dit peu sur le halal. Il établit qu’il faudra manger des aliments licites (halal), ce qui exclut le porc et les bêtes mortes. L’animal devra être égorgé et saigné. Le Coran autorise même les musulmans à manger la nourriture des «gens du livre», les chrétiens et les juifs. On n’y parle point d’étourdissement… Le Codex alimentaire, qui régit la norme halal internationale à l’exportation, ne proscrit pas l’étourdissement (s’il est léger et réversible), pour améliorer le bien-être de l’animal. De nombreux pays européens dont la Grande-Bretagne étourdissent les animaux avant de les sacrifier avec l’accord de leurs musulmans. Quant aux volailles, elles étaient ­jusqu’à présent partout légèrement étourdies.

Mais «les nouveaux entrants sur ce marché dénigrent les pratiques anciennes pour se faire une place» et font de la surenchère religieuse, analyse la spécialiste Florence Bergeaud-Blackler, chercheuse à l’Institut de recherche et d’étude sur le monde arabe et musulman. Le reportage semble ignorer ces enjeux, complexes, qui bloquent jusqu’à présent la mise au point d’un label.

http://www.lefigaro.fr/

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Bio, terroir, halal… l’offre s’élargit

13/04/2011

Par Keren Lentschner, Annelot Huijgen

L'offre bio de la marque Carrefour, un segment qui a progressé de 18 % l'année dernière.
L’offre bio de la marque Carrefour, un segment qui a progressé de 18 % l’année dernière. Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

Les enseignes misent désormais sur l’égargissement de l’offre de leur marques de distributeurs pour couvrir tous les besoins des consommateurs.

Cassoulet, nems, fajitas, jambon de Serrano… Avec sa nouvelle gamme «Itinéraire de saveurs», Intermarché rassemblera d’ici à la fin 2011 deux cents produits «ethniques et de terroirs». Les Mousquetaires souhaitent «offrir le meilleur rapport qualité prix» mais aussi «anticiper les tendances et envies futures des consommateurs, qui veulent des produits plus pratiques, source de plaisir et nutritionnellement équilibrés».

Si les enseignes continuent de rénover leur assortiment de cœur de gamme et leurs produits «premiers prix», elles misent désormais sur l’élargissement de leur offre sous marques de distributeurs (MDD). «Sur plusieurs catégories de produits, nous semblons clairement arrivés à saturation, assure Daniel Ducrocq, consultant chez Nielsen. Certaines enseignes ont fait le plein sur les produits de base, à la fois en nombre de références et en chiffre d’affaires. Une fois sur deux, l’élargissement de l’offre pénalise les ventes du rayon.»

Même si la plupart des experts doutent que le marché des MDD ait atteint un plafond en France, vue sa taille en Angleterre ou en Suisse, les distributeurs, désireux de pousser la croissance de leurs marques, s’activent pour défricher de nouveaux territoires. Après avoir chassé sur les terres du hard discount avec leurs gammes premiers prix, ils attaquent frontalement les marques nationales, en lançant leur propres catégories «premium», avec des recettes élaborées.

Hausse de fréquentation

«Les enseignes essaient de sursegmenter davantage le marché, pour couvrir tous les besoins des consommateurs», explique Daniel Ducrocq. En Grande-Bretagne, Tesco avait été le premier à le faire. En France, le dynamisme des MDD haut de gamme (Casino Délices, Monoprix Gourmet, Carrefour Sélection…) ne faiblit pas. L’an passé, c’est l’un des segments qui ont le plus progressé (+8,7%).

Constat identique sur le segment des MDD bio, en progression de 18% l’an passé. Elles captent désormais 45% du marché en valeur. Cette catégorie est devenue l’une des priorités de Leclerc, qui a même lancé un comparateur de prix de produits bio. «Le premier frein à l’achat de ces produits est le prix, souligne Nathalie Mesny, du cabinet Brand & Retail. De plus, il n’existe pas de marque nationale reconnue dans ce segment.»

Les distributeurs n’hésitent plus à se positionner sur de nouvelles niches, même là où les marques nationales hésitent encore à aller. Auchan propose ainsi depuis quelques mois des produits sans gluten, ainsi qu’une ligne «terroir».

Casino et Carrefour ont, de leur côté, développé leur gamme de produits halal. Un segment encore marginal (134 millions de chiffre d’affaires en 2010) mais qui a crû l’an passé de 25%. «Ces références font encore peu de volume, mais elles apportent de la fréquentation additionnelle pour les magasins », précise Daniel Ducrocq.

http://www.lefigaro.fr/

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L’unité arabe dans la pratique révolutionnaire

11/04/2011
Par Youssef Girard

Après la défaite de juin 1967, certains analystes avaient pronostiqué la mort du nationalisme arabe pulvérisé sous les bombes de l’aviation sioniste. En effet, cette défaite humiliante a marqué un sérieux coup d’arrêt pour le mouvement de libération arabe et une remise en cause de l’idée même d’unité arabe et de nation arabe. Différents courants régionalistes s’exprimèrent dans ce sens au nom d’identités locales singulières. Le nationalisme arabe semblait apparaître comme une réalité évanescente et une idée morte devant disparaître après son échec à mettre en œuvre son projet politique. Lire la suite…

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La révolution arabe et la reconquête de l’identité

11/04/2011

Par Abdelaziz al-Hays

On considère la révolution populaire arabe qui s’est déroulée en Tunisie et en Égypte, comme étant la révolution de masses la plus importante qui ait eu lieu à l’époque contemporaine après les révolutions française, bolchevique et iranienne. Aujourd’hui, dans le monde arabe, on assiste à une approbation populaire générale de cette révolution en raison de son opposition à l’injustice. Elle est aussi considérée comme un passage obligé après une phase de « blocage » par laquelle est passée la société arabe. Elle est également unanimement acceptée car elle est l’expression de la voix des masses ; voix qui est restée très longtemps dans l’attente.

L’élite et les masses

L’idée de l’expression des masses par elles-mêmes est le plus important problème qui se présente à nous. Ancrée dans l’imaginaire arabe et islamique, l’image négative des masses et du peuple en général a été bouleversée par cette révolution. Notre histoire arabe est une histoire des « élites ». De nombreuses pages de notre patrimoine littéraire, qu’il n’est pas utile de citer, rabaissent les masses et le grand public. Elles les décrivent comme étant de la « racaille », des « rebuts » ou uniquement comme des « petites gens ». Ces pages de notre patrimoine littéraire ont peu fait l’éloge des masses comme le fit Ali ibn Abi Talib, qu’Allah soit satisfait de lui, lorsqu’il dit : « Le peuple de la communauté est le pilier de la religion, ce qui rassemble les musulmans et l’arme pour combattre les ennemis ».

Cette représentation négative du peuple existait aussi en Occident. Le philosophe anglais Thomas Hobbes fut le premier à avoir étudié le terme « peuple » dans son livre Le Citoyen (1). Il dit au sujet du peuple qu’il est composé de « barbares », en raison de leur amour de la guerre, et que le mal fait partie de sa nature. Au XIXème siècle, le philosophe hollandais, Spinoza exposa une autre idée. En parlant du peuple, il utilisa le terme « foule » qu’il considère, dans son Traité théologico-politique (2), comme un être doté d’une grande puissance.

D’autres études ont porté sur le concept de « foule ». A la fin du XIXème siècle, l’historien français Gustave Le Bon considérait dans ses deux livresPsychologie des foules et Psychologie des révolutions (3), que les masses étaient une entité désorganisée et irrationnelle. Selon lui, cette entité avait une tendance à avoir une conduite irréfléchie et était encline à l’extrémisme. Cette position de Gustave Le Bon et l’enthousiasme qu’il mit à défendre cette orientation grandirent à mesure qu’il approfondissait son étude sur l’impact dévastateur de la frénésie des masses sur les sociétés. Les cent années qui ont suivi la Révolution française ont été marquées par une succession de révolutions douloureuses. Aujourd’hui, l’Occident a développé des instruments politiques et d’information qui donnent sa place à l’opinion publique et qui font d’elle un acteur influent et souverain. Lire la suite…

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Une révolution globale qui renvoie les Arabes sur la scène de leur histoire

11/04/2011
Par Bachir Moussa Nafi`

Tout comme des millions d’Arabes, j’ai assisté durant les trois mois – du début du mois de décembre au début du mois de mars – que j’ai passé dans le Machrek arabe, au passage du vent de la révolution arabe qui a renversé les plus vils régimes de répression, de despotisme et de corruption. Cette révolution renvoie les Arabes au cœur de leur histoire.

Le Caire fut mon premier arrêt. Elle m’apparut, comme ce fut le cas il y a quelques années, triste, en colère, étouffée et marginalisée.

La ville qui devint à la fin du XIXème siècle le centre de la renaissance culturelle et intellectuelle arabe, la ville qui mena le mouvement politique arabe et au sein de laquelle se sont épanouies les innovations artistiques et littéraires arabes ; cette ville est devenue ces dernières années une ville brisée, souillée et blessée dans son honneur. Une ville qui vit au bord de l’effondrement.

Aujourd’hui, je reviens au Caire, la ville de l’après révolution. Cette ville a retrouvé son âme. Elle a à nouveau confiance en elle-même et en son histoire. Elle a recouvré sa grandeur et sa dignité et elle presse le pas vers un futur nouveau. Le vent de la révolution arabe, qui est né dans une petite ville tunisienne et qui s’est répandu avec bravoure, bon sens et détermination, a renversé jusqu’à présent les régimes tunisien et égyptien. Il cerne le régime libyen et menace l’existence du régime yéménite. Que se passe-t-il dans les profondeurs des terres arabes ? Et pourquoi cela se passe-t-il ?

A peine la Première Guerre Mondiale fut-elle terminée que la plupart des pays arabes sont tombés sous la domination de l’impérialisme européen. Les Arabes n’acceptaient pas la domination étrangère. La révolution arabe contre le régime d’occupation étrangère débuta quelques mois seulement après l’annonce des protectorats et des mandats. Ce fut le cas en Égypte en 1919, en Iraq en 1920 et en Syrie en 1925-1927.

Des années 1930 aux années 1960, les pays arabes accédèrent les uns après les autres à l’indépendance. Au début, il s’agissait d’une indépendance inachevée puis elle devint complète.

L’indépendance ne se fit pas à moindre coût : il y eut des martyrs dans chaque contrée des pays arabes. Les Arabes s’engagèrent dans les batailles pour l’indépendance comme ne le fit aucune autre nation auparavant. L’espoir les stimulait car derrière des années de combat il y avait l’espérance de la liberté apportant des jours meilleurs, l’aspiration à une vie décente, la volonté de se réapproprier l’histoire arabo-islamique et de réaliser les objectifs de renaissance qu’avaient lancés les réformateurs à la fin du XIXème siècle.  Lire la suite…

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Banques halal, le paradoxe français

11/04/2011

par FOSSATI Martin

Distributeur d'une banque en Jordanie Annoncé depuis quelques semaines, le débat national sur la laïcité de Jean-François Copé n’aura finalement débouché que sur des tables-rondes et 26 propositions. Le patron de l’UMP se défend d’avoir provoqué une « stigmatisation » des musulmans. Depuis 2004, les polémiques sur l’Islam n’ont pas manqué: voile, minarets et burqa.

Mais en France un autre débat  en lien avec la religion musulmane est oublié, celui de la finance islamique. C’est à dire un système financier régi par des principes religieux tirés de la Shari’a (Coran et Sunna) et qui rejette notamment le recours à un prêt avec intérêt, car contraire à des valeurs morales.  Au pays des lumières, les banques islamiques, aussi appelées banques halal, peinent à sortir de l’ombre.

Avec la plus grande communauté musulmane d’Europe, estimée entre 5 et 6 millions de personnes par le ministère de l’Intérieur chargé des Cultes, la France pourrait devenir un acteur d’importance de la finance halal de détail. La demande existe, le cadre juridique et les professionnels aussi. Mais à ce jour, aucune banque ne propose de produits conformes aux principes du Coran sur le territoire hexagonal. Décryptage d’un paradoxe français.

Crédit photo: cogdogblog/Flickr/CC

Les grandes surfaces ont franchi le cap en développant des rayons halal. Puis, des magasins entièrement dédiés à ces produits sont nés. On y trouve des spécialités de la gastronomie française, telles que le foie gras, la charcuterie et le confit de canard, préparées tout en respectant la tradition musulmane. La chaîne de fast-food Quick est allée encore plus loin, en ouvrant 22 restaurants qui servent quasi exclusivement des hamburgers halal. Mais pour l’instant, les banques françaises se tiennent à l’écart. Aucun produit financier halal n’a vu le jour en France. Impossible aujourd’hui pour un particulier d’ouvrir un compte épargne ou de souscrire un crédit immobilier conforme aux prescriptions du Coran.

Pourtant, la France possède plusieurs atouts pour favoriser le développement de la finance islamique : une large population musulmane (estimée entre 3,7 et 4,1 millions de personnes, selon la démographe Michèle Tribalat et entre 5 et 6 millions selon le ministère français de l’Intérieur chargé des cultes), des banques avec une expertise avérée en la matière grâce à leurs filiales au Moyen-Orient, des professionnels qui connaissent le secteur, des formations universitaires spécifiques. La liste n’est pas exhaustive. De plus, la place de Paris est située dans la zone euro, ce qui la rend encore plus attractive auprès des investisseurs du Moyen-Orient. Pourquoi, alors, ce sous-développement de la filière?

A ce stage, une explication théorique s’impose. Loin de la caricature d’une finance contrôlée par des terroristes barbus qui interdisent l’utilisation de l’argent aux femmes, la banque halal cherche à développer ses activités tout en respectant la loi islamique, ou Charia. Ainsi, la spéculation et l’intérêt, bases du système financier occidental, sont bannis. Impossible donc de placer son argent dans un livret d’épargne classique. Les fidèles ne sont pas autorisés non plus à investir dans des secteurs jugés illicites par la tradition musulmane, tel que les jeux de hasard, l’alcool, le tabac, la pornographie ou encore l’armement. Ils doivent également partager les profits et les pertes de leur investissement avec la banque qui les a financés. Dernière prescription : il est fondamental d’investir dans l’économie réelle. « La finance islamique ne se sert pas de l’industrie, elle est à son service », martèle Anouar Hassoune, analyste chez Moody’s.

Un marché porteur

Les premiers produits financiers halal ont été commercialisés dans les pays du Golfe au début des années 70. D’après l’International Financial Services London (IFSL), cette région concentre aujourd’hui 60 % du marché mondial, dont 38 % contrôlé par l’Iran et 14 % par l’Arabie Saoudite. Le secteur s’est aussi développé en Asie du Sud-Est, notamment en Malaisie. Preuve que ce marché est en plein essor, selon l’agence de notation Standard & Poor’s, la finance islamique pesait quelques 1000 milliards de dollars (709 milliards d’euros) dans le monde en 2010. Soit sept fois plus qu’en 1995. Lire la suite…

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« Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011″ : Plus de 80 ambassadeurs attendus à la cérémonie d’ouverture

11/04/2011

Plus de 80 ambassadeurs accrédités en Algérie sont attendus à la cérémonie d’ouverture officielle de la manifestation « Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011″, le 16 avril.

D.R

Plus de 80 ambassadeurs accrédités en Algérie sont attendus à la cérémonie d’ouverture officielle de la manifestation « Tlemcen,  capitale de la culture islamique 2011″, le 16 avril, a annoncé hier, le wali.   Il a affirmé, lors d’une rencontre d’information, organisée en  présence des autorités locales, des élus et des représentants de la société  civile, que « toutes les conditions sont réunies pour garantir le bon déroulement  de cette manifestation qui accueillera des délégations de pays frères et amis ».    Après avoir mis en exergue les infrastructures réalisées en prévision de cette manifestation, à l’instar du palais de la culture, du centre des études  andalouses, du théâtre de plein air et du Centre culturel islamique, le chef  de l’exécutif de wilaya, a souligné que « Tlemcen a été choisie capitale de la  culture islamique car elle remplit les conditions pour cela et dispose de toutes  les potentialités scientifiques et culturelles ainsi que les moyens nécessaires  pour abriter une telle manifestation dans les meilleures conditions ».
Il a ajouté qu’en plus, la wilaya a enregistré, ces dernières années,  un bond qualitatif en matière de développement.    La cérémonie d’ouverture officielle de la manifestation « Tlemcen,  capitale de la culture islamique 2011″, le 16 avril courant, sera marquée par  un programme d’animation grandiose au niveau du plateau « Lalla Setti » surplombant  Tlemcen.
La phase nationale de cette manifestation a eu lieu le 15 février  dernier à l’occasion de la célébration du Mawlid Ennabaoui.

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La banque islamique expliqué dans l’évènement du jeudi

08/04/2011

Jean Claude Le Roy 

Dr. Munir Lallmahamood, spécialiste de la finance islamique, conseiller et auditeur certifié a démontré avec des exemples les types de financement qui sont possible avec un banque islamique.

La banque islamique expliqué par le Dr. Munir Lallmahamood.La banque islamique expliqué par le Dr. Munir Lallmahamood.

C’est quoi un financement islamique?

La finance islamique, en accord avec le droit musulman, est basée sur deux principes : l’interdiction de l’intérêt et la responsabilité sociale de l’investissement. Elle lie plus étroitement la rentabilité financière d’un investissement avec les résultats du projet concret associé. L’islam interdit les transactions tant civiles que commerciales faisant recours à l’intérêt (ribâ), à la spéculation (gharar) ou au hasard (maysir). La finance islamique se chiffre à 700 milliards de dollars sur le marché mondial en 2008.

Selon une étude publiée en 2005 par l’université de Princeton (États-Unis), l’économiste Timur Kuran a établi que les principes théoriques de la finance islamique ont une histoire relativement courte, ayant été formulés en grande partie par le théologien pakistanais Sayyid Abul Ala Maududi à partir des années 1940. Il semble que la première banque islamique moderne ait été créée en Égypte, à Mit Ghamr aux alentours de 1963.

our rester dans la légalité islamique, les banques islamiques et les filiales islamiques des banques conventionnelles ont développé des mécanismes juridico-financiers pour contourner l’interdiction du prêt à intérêt (hiyal) et rémunérer l’apporteur de capitaux. Ces derniers se fondent sur des concepts nommés moudaraba, mousharaka, mourabaha, ijara.

La moudaraba permet à un promoteur de mener un projet grâce à des fonds avancés par des apporteurs de capitaux dont la clé de répartition des gains et des pertes est fixée dans le contrat. Les apporteurs de capitaux supportent entièrement les pertes, les promoteurs ne perdant que le fruit de leur travail. Lire la suite…

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L’idéologie antimusulmane se construit pierre à pierre

06/04/2011

Par Esther Benbassa

Pourquoi organiser un contre-débat face à celui de l’UMP sur la laïcité et l’islam? L’intervention et les explications d’Esther Benbassa, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études (EPHE, Sorbonne), après la rencontre du 4 avril 2011 à la Maison des Métallos.

De quoi l’islam est-il le nom? Ce contre-débat, nous aurions pu tout aussi bien l’intituler: de quoi la laïcité est-elle le nom? Le 5 avril, s’ouvrait le débat de l’UMP sur la laïcité et l’islam, comme si l’un, en fait, était le nom de l’autre. Finalement, les deux mots sont devenus les vecteurs d’un discours xénophobe, quand la laïcité est d’abord un principe et une condition de la coexistence -entre croyants et non-croyants, aussi bien qu’entre les religions elles-mêmes auxquelles elle demande de se respecter et d’éviter d’envahir l’espace public et politique. Cette valeur fondamentale est aujourd’hui bafouée par ceux-là mêmes qui s’en font les chantres, et qui l’instrumentalisent pour stigmatiser les musulmans. Nombreux sont en effet ceux qui utilisent la défense de la laïcité pour cacher -ou exprimer- leur rejet des musulmans.

Ce serait une erreur de penser qu’ils se recrutent seulement dans les rangs de la droite dure. Hélas, même plus policés, ils ne manquent pas non plus dans les rangs de la gauche, toutes tendances confondues. L’Europe retombe, en fait, dans son vieux penchant xénophobe, même si l’on a coutume de dire que l’histoire ne se répète pas. L’Europe vieillie, effrayée par la mondialisation, à court de projets novateurs et porteurs d’avenir, dans une sorte d’effet boomerang, fait, comme dans les années 1930, de la xénophobie un programme politique. Et c’est là qu’est le danger. Nous l’avons vu cet été avec les Roms.

Depuis deux décennies, l’idéologie antimusulmane se construit pierre à pierre à l’intérieur même des institutions de l’Etat. Se diffusant, elle érige dans les esprits, sur le fonds d’un contentieux hérité de la décolonisation, comme un mur pour séparer, diviser, opposer. Ces institutions tentent de nous convaincre que les politiques anti-immigrés et anti-musulmans qu’elles ont conçues visent à calmer l’exaspération de la population française et à réduire le «choc des civilisations». Alors qu’on sait très bien que cette exaspération est cultivée par les élites dirigeantes elles-mêmes, au lieu de s’engager dans une véritable politique de la ville et de lancer des réformes en vue de l’intégration et d’un dégrippage de l’ascenseur social, pour tirer les populations stigmatisées vers le haut. Lire la suite…

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Des produits halal

06/04/2011

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La nature, c’est bien connu, a horreur du vide, et c’est pour combler celui ci que Abdel Kader Jmili a décidé d’ouvrir, en lieu et place du magasin de vêtements faisant office également de bazar et tenu par sa compagne, une petite surface d’alimentation. Petite est le mot qui convient puisque le magasin ne dépasse pas les 60 m², avec pour objectif clairement affiché le service rendu, principalement au troisième âge, d’un magasin de proximité ou l’on peut trouver les produits de première nécessité. Huile, sucre, café et bien d’autres trouvent leurs places sur les rayons, mais aussi pains, viandes et légumes alors que boulanger, boucher et marchand de légumes sont installés à moins de 20 m. De cette concurrence qui pourrait devenir problématique, Abdel Kader affirme son désir de ne gêner personne en tenant les propos suivants: « pains et légumes ne sont dans le magasin que de manière anecdotique, quand à la viande, et il insiste sur ce sujet, ce ne sera que de la viande halal qui n’est commercialisée à ce jour nul part sur la commune, et puis conclu t’il, lorsque le « Lidl » était ouvert, tout ces produits étaient également disponibles avec la même proximité. La seule question qui vaille, que se passera t’il si une nouvelle surface alimentaire voit le jour prochainement en lieu et place du fameux « Lidl ».
D. Charpentier

http://carbon-bassens.blogs.sudouest.fr/

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Une société de cosmétiques « halal » à Reims

05/04/2011

Jamal veut dire beauté en arabe. Sandrine Jathet et sa mère, Chantal, en ont fait une marque commerciale qui n’est pas passée inaperçue à Innovact. C’est un nom auquel il faudra s’habituer à Reims, puisque Jamal ne va pas tarder à s’installer dans des locaux de la pépinière Farman, à Reims. « C’est une holding coiffant nos deux sociétés parisiennes Candea et CBFP, qui va venir à Reims. Nous y avons reçu un excellent accueil dès notre première participation à Innovact en 2010, avec le Technopole de Reims » explique Chantal Jathet.

Jamal, c’est une gamme de dix produits cosmétiques halal, qui ne contiennent pas, en l’occurrence, de graisses animales. Ces crèmes végétales de jour et de nuit, laits démaquillants et autres soins de la peau ont été certifiées par la Grande mosquée de Paris et son recteur, Dalil Boubakeur, également médecin. « Il a vérifié les formules. » Seul parfum autorisé, le chèvrefeuille qui est anallergique.
Ces produits fabriqués à Montpellier sont déjà diffusés à partir d’un site marchand. Après quelques pharmacies, ils auront demain leur place dans certaines parfumeries sélectives espère Chantal Dathet, qui mise également beaucoup sur de la vente à domicile. « Il faut créer un climat de confiance, pénétrer les communautés musulmanes où les soins corporels sont très associés à l’esprit de purification. »

Cosmétique ethnique
La créatrice de Jamal réfute tout esprit de communautarisme. « Des Occidentales se sont ruées sur un stand que nous tenions à Paris La Défense, car nos produits sont très sécurisants. Les certifications que nous imposons à leur élaboration sont encore plus contraignantes que pour les produits bio. »
Chantal Jathet fait également la promotion de la cosmétique dite ethnique naturelle. Ce sont des produits cosmétiques qui aident la peau à se régénérer pour des femmes de couleur utilisant des produits éclaircissants. « Il existe dans ce domaine beaucoup de produits qui se vendent sous le manteau. Nous voulons travailler dans ce domaine avec des laboratoires de R & D, pour devenir centre d’expertise. »

http://www.lunion.presse.fr/

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