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J.E. Une pizza halal au jambon? Trouvez l’erreur!

Par Richard Olivier

Saviez que si vous commandez une pizza halal au jambon, ce n’est pas toujours ce que vous obtiendrez. J.E. en a fait la démonstration.
Dans une pizzeria de l’arrondissement St-Léonard, nous avons commandé une pizza hawaïenne garnie de jambon et d’ananas et une autre au bacon/pepperoni. Puis nous l’avons goûté en compagnie du chef cuisinier Jonathan Garnier.

pizza halal

L’illusion fonctionne : « C’est rose comme du jambon, ça a un goût d’érable. » Il a fallu insister au moment de payer dans le restaurant pour comprendre que nous étions dans un restaurant halal qui ne servait que de la viande répondant aux rites musulmans.

Ici, on ne sert pas de porc à la clientèle. « Il n’y pas de porc ici monsieur ». On comprend alors que le bacon non plus ne vient pas du porc mais d’une autre viande.
Dans une deuxième pizzeria située dans Villeray nous avons demandé la « spéciale québécoise » au jambon. Encore une fois la garniture pourrait duper tout le monde. Le chef Garnier déplore la situation : « J’ai une très bonne cliente qui est allergique à la protéine bovine. Elle en serait malade ». Confronté à la caméra, le restaurateur nous a montré la facture indiquant qu’il avait bien acheté du jambon…de veau! Il n’y voyait aucun problème.
Il y a pourtant une loi fédérale qui normalise l’appellation des viandes. Le jambon tout comme le bacon doit provenir de la carcasse du porc. Si ce n’est pas le cas, c’est illégal!

C’est le ministère de l’Agriculture qui surveille les appellations au Québec sauf à Montréal où la ville a son propre service d’inspection. Alexandre Noël du ministère de l’Agriculture précise qu’en cas de plainte «un inspecteur peut intervenir dans les commerces de vente au détail sur l’étiquetage ou l’affichage ou encore dans les établissements de restauration par rapport aux inscriptions sur les menus».
Des amendes aussi salées que le bacon pourraient donner mal au ventre aux contrevenants: de 500$ jusqu’à 9000 dollars pour les récidivistes.
Le chef cuisinier Jonathan Garnier demande un peu plus de transparence de la part des restaurateurs: « c’est toujours une question d’information et de savoir ce qu’on mange ».

http://tvanouvelles.ca/

 

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