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La Mosquée de Paris défend la licéité de sa certification halal

« Concernant l’information mettant en cause les traces d’ADN porcines dans un lot de saucisses, notre organisme partenaire de contrôle a apporté un démenti formel en janvier 2011 suite à une contre-expertise rigoureuse qu’il a demandé à un grand laboratoire européen indépendant », affirme la GMP, rappelant que celui-ci a « clairement invalidé cette rumeur infondée en effectuant une analyse extrêmement poussée sur le même lot de produits », ce que, selon lui, le reportage a « omis de préciser ».

Elle ajoute que le responsable du blog à l’origine de cette « polémique » a quant à lui été poursuivi en février 2011 devant les tribunaux par son organisme partenaire pour qu’il justifie la méthode d’analyse du lot incriminé.

« A ce jour, le responsable du blog n’a toujours pas répondu à cette question et son partenaire financier est en dépôt de bilan. L’affaire est toujours pendante devant le tribunal de Nantes », précise la GMP, qui affirme se réserver « tous les droits de demander réparation devant les tribunaux ».

Une vingtaine d’élus locaux issus de la Diversité mènent campagne en ce début de Ramadhan pour « briser l’omerta » qui entoure le marché du halal en France.

« Il est grand temps que la certification halal soit labellisée au même titre que les produits bio pour lever la suspicion qui entoure les produits censés être licites destinés à la communauté musulmane », avait indiqué à l’APS un élu à la Courneuve, Kamel Hamza, en réaction au même reportage.

L’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis a relevé, de son côté, que les pouvoirs publics français (répression des fraudes) et les tribunaux de la République invoquent la laïcité et le vide juridique causé par l’absence de précision du halal musulman pour « refuser de constater et de condamner les contrevenants ». Interrogé sur le fait que des élus issus de la diversité réclament une commission d’enquête parlementaire, après que des produits certifiés halal se soient révélés non conformes, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a estimé qu’il n’était « pas question que l’Etat aille se mêler de ces affaires religieuses ».

« L’Etat français est un Etat laïc et il ne lui appartient pas d’être l’instrument de l’organisation d’une pratique religieuse », a-t-il souligné, rappelant, toutefois, que « l’Etat, avec ses services de la concurrence et de la consommation, a une responsabilité : qu’il n’y ait pas de tromperie sur la marchandise. Il y a donc possibilité de faire des recours, de déposer des plaintes ».

Une enquête publiée en novembre 2010 par le cabinet de conseil Insights Symphony IRI Group affirmait que le chiffre d’affaires des produits halal vendus en magasins a augmenté de 23 % sur les douze derniers mois à 140 millions d’euros pour un marché estimé à 5,5 milliards d’euros.

Selon la revue mensuelle Capital, ce marché pèse 6 milliards d’euros et progresse de 10 % par an.

http://www.algeriesoir.com

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