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Le halal, un marché mondial en plein essor de 448 milliards d’euros

Par Eric de La Chesnais
Halal-Logo-Elargi-2.jpgLe halal qui signifie en arabe « permis » ou « licite » suivant les rites du culte islamique représente un marché mondial potentiel de 448 milliards d’euros pour les entreprises françaises, notamment celles qui exportent.

Au delà du fait religieux, « le halal est un marché de 1,6 milliard de consommateurs possbile dans le monde et tous les domaines des biens de consommation, indique François Matraire, directeur du bureau de la Malaisie d’Ubifrance. L’organisme public d’aide à l’exportation des entreprises de l’Hexagone organisait ce mercredi 27 juin 2012 à Paris une conférence réunissant une quarantaine de participants dont des représentants de sociétés internationales comme L’Oréal, Lessieur et Bongrain ou de plus petites entreprises comme CBFC Paris dans les cosmétiques .

Objectif de cette réunion? Apprendre aux manageurs à se positionner, à l’exportation, sur ce segment. « Le marché du halal présente un potentiel de 448 milliards d’euros, en croissance de 10 % par an », ajoute François Matraire. La Malaisie, véritable plate-forme d’échanges vers l’Asie et une partie du Moyen-Orient, organise depuis quatre printemps un salon international spécialisé dans les produits halal (MIHAS). « Les débouchés sont nombreux non seulement pour les produits carnés où la certification halal est obligatoire mais aussi dans la cosmétique, les médicaments ainsi que les compléments alimentaires et les plats préparés où la certification est recommandée» , ajoute Lamiae el-Akel, conseillerexport en charge des cosmétiques et des médicaments chez Ubifrance en Malaisie.

Mais pour avoir accès à cette caverne d’Ali Baba, les démarches et les procédures sont nombreuses et coûteuses. Aussi mieux vaut-il être bien préparé avant de s’attaquer à ces marchés. Chantal Japhet, fondatrice de CBFC Paris qui a mis au point la gamme de produits de beauté Jamal (beauté en arabe) en 2007, l’a expérimenté. « Cela représente un budget de 5 000 euros par an, pour obtenir la certification halal de la mosquée de Paris, explique-t-elle. Les produits de beauté ne doivent ni contenir d’alcool, ni de graisses animales d’origine porcine. Ils sont tous élaborés à partir d’extraits végétaux. » Autre spécificité : les lignes de fabrication qui ont mis au point des produits non halal doivent être entièrement nettoyées avant d’entamer la production.

Avec cette accréditation, CFBC Paris dispose du sésame pour entrer sur le marché de l’Arabie saoudite et des pays limitrophes. En revanche, pour la Malaisie, seule la mosquée de Lyon est compétente. « Il n’existe pas de normes internationales halal, il s’agit de marchés locaux, chaque pays a ses normes de certification », précise Mohamed el-Ouahdoudi, spécialiste du marché marocain.

D’autres entreprises comme Celvia – la branche spécialisée dans la dinde et le canard du groupe LDC, leader sur le marché français de la volaille – n’ont pas franchi le pas. « Nous regardons l’opportunité d’exporter du foie gras en Malaisie » , expliquePatrice Le Normand, directeur export.

Reste que pour les produits carnés sous le rite halal une polémique est née sur la nécessité ou non d’étourdir les bêtes avant de les égorger. Ce que fait tout agriculteur avant de saigner une chèvre ou un cochon dans sa ferme pour sa consommation personnelle.

Crédit photo : novopress.info

http://blog.lefigaro.fr/

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