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Salles de prières et menus halal dans les universités… en Corée

Désireuses d’attirer les étudiants musulmans des pays asiatiques, les universités coréennes sont de plus en plus nombreuses à s’adapter à leurs besoins : des salles de prières installées dans les locaux jusqu’aux menus halal dans les cafétarias.

Séoul

Les longs travaux, entamés ce semestre au sous-sol de la Sejong University, sont désormais terminés. La salle de prière, à laquelle tenait la direction de l’établissement, est désormais prête à ouvrir ses portes. A l’intérieur, 73 mètres carrés de moquette, une cloison d’entrée séparant hommes et femmes ainsi qu’un système de loupe destiné à la lecture du Coran. Alors que le débat sur la laïcité est brûlant en France, ici, tout a été pensé pour améliorer le confort des quelques dizaines d’étudiants musulmans comme Aslan, 25 ans. «Jusque-là, je devais faire mes prières dans les couloirs», confie-t-il au quotidien coréen, The Hankyoreh. «J’apprécie de pouvoir maintenant les faire dans le calme».

Comme l’établissement de Séoul, d’autres universités coréennes multiplient depuis plusieurs années les «gestes» à destination des jeunes venus des pays musulmans voisins. En 2010, la Kookmin University construisait, elle aussi, une salle de prières, baptisée «Club saoudien», d’environ 40 mètres carrés. Même décision, en 2013, à la Kyung Hee University et à la Sungkyunkwan University. Interrogé par le quotidien à ce sujet, Lee Jeong-Cheol, responsable des dortoirs de la Seoul National University, estime «important que les étudiants ne soient pas embêtés par des considérations religieuses».

Les établissements chrétiens, comme l’Ewha University en 2012, évoluent eux aussi en procédant à l’ouverture de salles de prières multicurelles. La Sun Moon University et l’Hanyang University proposent de leurs côtés des menus halal au sein de leurs restaurants universitaires. Là encore, les étudiants concernés sont ravis. «Devoir dépenser plus de 10.000 wons [environ 8 euros, ndlr] à chaque repas, alors que la cafétaria propose des menus à 3000 wons [environ 2,5 euros, ndlr] était handicapant», raconte Jafar, pakistanais de 24 ans. «Ce ne sont que de bonnes nouvelles pour nous, qui restons ici, rappelle-t-il, une minorité».

http://etudiant.lefigaro.fr/

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